On tourne et on abaisse
MERCREDI 19 MAI 2049
Première année, 12 ans
Première année, 12 ans
La fillette pénétra dans la salle d'étude après quelques secondes d'hésitation, l'endroit ne lui étant pas très familier. Elle n'y avait pas mis bien souvent les pieds au cours de l'année, préférant largement réviser dans les atmosphères chaleureuses de la bibliothèque ou de sa salle commune. Mais ce jour-là, la brune avait besoin d'être seule, chose que ne lui permettaient pas les deux pièces précédentes. Enola espérait qu'elle avait visé juste en imaginant que la salle d'étude serait vide en fin d'après-midi, le lieu étant connu pour être moins fréquenté que la bibliothèque.
Prenant son courage à deux mains, la première année finit par tourner la poignée et pénétrer dans la salle. Son coeur s'allégea d'un coup lorsqu'elle fut sûre qu'il n'y avait personne d'autres qu'elle dans la salle, refermant la porte derrière elle sans plus attendre. Elle n'avait pas de temps à perdre.
Son but ce jour-là était de réviser un sortilège qui ne cessait de lui poser problème depuis le début de l'année. Avec les examens qui approchaient à grands pas, Enola ne pouvait plus se permettre de ne pas le maîtriser à la perfection. Presque tous ses camarades semblaient y arriver, sauf elle. La brune ne savait pas si elle était plus frustrée ou inquiète, mais en tout cas, elle savait qu'il fallait qu'elle remédie à ça. Si elle n'obtenait pas une moyenne de Optimal, comme son frère l'avait fait les années précédentes, la Poufsouffle ignorait comment sa mère allait réagir. Celle-ci lui mettait déjà une pression énorme, et Enola préférait ne pas envenimer la situation. Il lui suffisait de réussir ses examens, ça ne devait pas être si compliqué que ça, si ?
Tentant de se concentrer sur ce qu'elle avait à faire et non sur ses pensées, la fillette installa ses affaires sur une table avant de s'emparer de sa baguette magique. Elle allait commencer par tenter d'effectuer le sortilège de lévitation sur un stylo, un objet léger, avant de s'attaquer à son livre.
Faisant le vide dans sa tête, la jeune fille tenta du mieux qu'elle le pouvait de se concentrer. C'était une étape capitale dans le lancer de sortilège, si bien que la fillette ne l'oubliait que très rarement. Elle visualisa ensuite l'effet du sortilège, s'imaginant le stylo prendre doucement son envol dans la pièce, maîtrisé par Enola. Quand enfin, elle se sentit prête, elle s'écria d'une voix ferme et autoritaire, tout en effectuant la gestuelle adaptée (un petit rond suivi d'un trait vertical vers le bas) :
- winGARdium leviOsa !
Persuadée d'avoir réussi le sortilège, la fillette avait l'impression d'avoir suivi toutes les étapes à la lettre, elle ne put retenir une moue déçue en réalisant que le stylo n'avait pas bougé d'un pouce. Comment est-ce qu'elle allait faire ? Si elle n'y arrivait pas bientôt, elle ne serait jamais prête à temps pour les examens ! Ils étaient dans moins d'un mois, et la brune n'avait pas le temps de s'éterniser sur un simple sortilège de lévitation.
Désespérée, elle se remit en place, sa baguette à la main. Il fallait qu'elle réussisse à tout prix.
@Edwin Wellhister j'espère que ce début te plaît 
On tourne et on abaisse
Le Mercredi, c'était un peu sacré pour Edwin. Pas de cours, possibilité de se lever à midi s'il en avait envie et de pouvoir profiter au maximum d'un temps calme à la bibliothèque toute la matinée pendant que la majorité des élèves des années supérieures avaient cours. Cependant, et à l'approche des examens, il ne se laissait plus beaucoup de temps à glander au lit et préférait se poser dans un coin pour réviser. Ainsi, il avait passé toute la matinée à la bibliothèque avant de la fuir quand elle avait commencé à devenir plus fréquentée. Il en avait profité pour se poser dans le parc et graver quelques runes dans les branches qu'il arrivait à trouver. Cependant, l'activité l'avait - pour une fois - rapidement ennuyé et il était parti à la recherche de quelque chose d'autre à faire pour l'occuper. Finalement, il lui semblait que cette journée serait complètement placée sous le signe des révisions car ses pas l'avaient tout naturellement amené à la salle d'études qu'il ne fréquentait que lorsque la bibliothèque était trop pleine ou qu'un élève osait lui piquer sa place attitrée dans un des coins.
Pendant un court instant, il resta dans l'encadré de la porte, se contentant d'observer la seule autre personne présente. Sûrement une année plus basse que la sienne, parce que Edwin n'avait pas souvenir de l'avoir croisé. Peut-être une première année ? Ils étaient tous bien trop timides pour devenir connus à l'échelle de Poudlard. En deuxième année, ils deviendraient un peu plus sûrs d'eux et se feraient sûrement plus reconnaître. Edwin ne pouvait pas leur en vouloir : il ne se rappelait que trop bien de sa première année à Poudlard et du redoublement qui avait suivi. Il s'était senti minuscule face au château et aux élèves des autres années et ce, malgré qu'il fasse presque leur taille même à l'époque. Enfin, sa situation était sûrement très particulière. La majorité des premières années ne rêvaient pas de quitter le château à la nage ou de faire tomber quelques camarades anti-moldus dans les escaliers.
Un sourire se dessina naturellement sur ses lèvres alors qu'il rapportait son attention sur l'enfant présent dans la salle. Mieux valait se concentrer là dessus plutôt que de se perdre à nouveau dans des idées noires. La première année - c'était sûr maintenant, vu le sortilège qu'elle essayait de lancer - semblait... Minuscule. Edwin aurait pu l'utiliser comme repose coude et il aurait quand même dû se pencher pour s'appuyer sur son crane. C'était mignon, d'une certaine manière. Il oubliait souvent à quel point les enfants de onze ans étaient habituellement petits. Enfin, pratiquement tous les étudiants de Poudlard étaient minuscules quand il y repensait, mais les premières années avaient aussi le visage enfantin qui allait avec la taille. Un peu comme des bébés tout droit sorti du berceau. Plus Edwin grandissait et plus il avait de mal à ne pas prendre tous les plus jeunes pour des petits enfants sans défense. Il avait fait l'amalgame avec Narcisse et finalement celui-ci était une petite teigne.
Il s'approcha sans bruit de la petite fille et posa naturellement une main sur son épaule pour attirer son attention. Il observa quelques instants sont petit visage plissé par la concentration avant de lui offrir un sourire à 600 watts. Tu t'en sors bien !
Il se rappelait des catastrophes qu'avaient été ses sortilèges au début, et de la déprime qui avait suivi. Persuadé de n'être qu'un demi-sorcier, le fait de devoir s'entrainer des dizaines de fois pour parfaire un sortilège quand d'autres élèves y arrivaient facilement, ça avait fait mal. Très mal. Aujourd'hui il avait juste accepté qu'il ne serait jamais aussi puissant ou naturel que certains. Avec un peu d'entrainement, tout finissait par fonctionner.
Il s'étala sur la chaise en face de la table et croisa ses longues jambes dessous pour essayer de gagner un peu d'espace. T'as la bonne gestuelle et intonation déjà, même si ta prise sur ta baguette est un peu crispée. Il observa quelques instants le stylo sur la table. Une née moldue peut-être ? Tu arrives à bien visualiser ton sort ?
Pendant un court instant, il resta dans l'encadré de la porte, se contentant d'observer la seule autre personne présente. Sûrement une année plus basse que la sienne, parce que Edwin n'avait pas souvenir de l'avoir croisé. Peut-être une première année ? Ils étaient tous bien trop timides pour devenir connus à l'échelle de Poudlard. En deuxième année, ils deviendraient un peu plus sûrs d'eux et se feraient sûrement plus reconnaître. Edwin ne pouvait pas leur en vouloir : il ne se rappelait que trop bien de sa première année à Poudlard et du redoublement qui avait suivi. Il s'était senti minuscule face au château et aux élèves des autres années et ce, malgré qu'il fasse presque leur taille même à l'époque. Enfin, sa situation était sûrement très particulière. La majorité des premières années ne rêvaient pas de quitter le château à la nage ou de faire tomber quelques camarades anti-moldus dans les escaliers.
Un sourire se dessina naturellement sur ses lèvres alors qu'il rapportait son attention sur l'enfant présent dans la salle. Mieux valait se concentrer là dessus plutôt que de se perdre à nouveau dans des idées noires. La première année - c'était sûr maintenant, vu le sortilège qu'elle essayait de lancer - semblait... Minuscule. Edwin aurait pu l'utiliser comme repose coude et il aurait quand même dû se pencher pour s'appuyer sur son crane. C'était mignon, d'une certaine manière. Il oubliait souvent à quel point les enfants de onze ans étaient habituellement petits. Enfin, pratiquement tous les étudiants de Poudlard étaient minuscules quand il y repensait, mais les premières années avaient aussi le visage enfantin qui allait avec la taille. Un peu comme des bébés tout droit sorti du berceau. Plus Edwin grandissait et plus il avait de mal à ne pas prendre tous les plus jeunes pour des petits enfants sans défense. Il avait fait l'amalgame avec Narcisse et finalement celui-ci était une petite teigne.
Il s'approcha sans bruit de la petite fille et posa naturellement une main sur son épaule pour attirer son attention. Il observa quelques instants sont petit visage plissé par la concentration avant de lui offrir un sourire à 600 watts. Tu t'en sors bien !
Il se rappelait des catastrophes qu'avaient été ses sortilèges au début, et de la déprime qui avait suivi. Persuadé de n'être qu'un demi-sorcier, le fait de devoir s'entrainer des dizaines de fois pour parfaire un sortilège quand d'autres élèves y arrivaient facilement, ça avait fait mal. Très mal. Aujourd'hui il avait juste accepté qu'il ne serait jamais aussi puissant ou naturel que certains. Avec un peu d'entrainement, tout finissait par fonctionner.
Il s'étala sur la chaise en face de la table et croisa ses longues jambes dessous pour essayer de gagner un peu d'espace. T'as la bonne gestuelle et intonation déjà, même si ta prise sur ta baguette est un peu crispée. Il observa quelques instants le stylo sur la table. Une née moldue peut-être ? Tu arrives à bien visualiser ton sort ?
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
On tourne et on abaisse
Les doigts crispés sur sa baguette, la fillette se demandait si elle allait un jour y arriver. Ils étudiaient le sort depuis des mois maintenant, et elle réessayait affreusement souvent, en vain. Elle commençait légèrement à perdre espoir, prévoyant déjà la déception dans les yeux de sa mère quand elle verrait sa note en sortilège. Elle n'avait plus qu'à croiser les doigts pour que le sortilège de lévitation ne soit pas demandé le mois prochain. Elle se débrouillait si bien pour les autres, pourquoi pas lui ?
Se préparant à lancer de nouveau le sort, bien que le coeur n'y était plus, elle fut interrompue dans son geste par une main sur son épaule. Elle haussa un sourcil, étonnée et agacée qu'on empietre sur son espace vital comme ça, avant de fusiller du regard la main. Et avant de lever la tête pour croiser le regard d'un garçon, qui paraissait grand, bien trop grand. Enola ne l'avait jamais vu auparavant, du moins pas dans ses souvenirs, aussi en déduit-elle qu'il était bien plus vieux qu'elle. Sa taille était un indice majeur, elle aussi. Le brun était immense. Il fait bien 50 centimètres de plus que la fillette, qui n'était pas très grande non plus, et poser sa main sur son épaule l'avait presque forcé à se baisser.
- Hum... Pas tant que ça, fit-elle après un léger rire sarcastique, ne faisant aucun commentaire sur la main qui était partie aussi vite qu'elle était apparue.
Le garçon était déjà en train de réduire les quelques mètres qui le séparaient de la table, à grandes enjambées. Il ne semblait pas dérangé le moins du monde par la présence de la petite, s'installant confortablement en face d'elle. Comptait-il la regarder échouer jusqu'à la fin de la journée ? Enola était déjà assez déçue d'elle-même sans que quiconque ait besoin de venir jouer avec ses nerfs. Elle se serait bien passée de spectateurs, à vrai dire.
Alors qu'elle s'apprêtait à l'envoyer balader, la voix du garçon s'éleva à nouveau. La brune fut surprise par son intonation, attentive et curieuse. Pouvait-il simplement vouloir l'aider ? Non, c'était impossible. Il devait probablement avoir bien mieux à faire que de regarder une gamine essayait encore et encore de réussir un sortilège basique. En plus, il n'avait rien à y gagner. Voulait-il se moquer d'elle ? Était-ce un mauvais tour ? L'esprit en ébullition, la fillette essayait de trouver une raison qui pouvait obliger son aîné à rester. Elle n'aurait jamais cru que celui-ci voulait juste l'aider, et elle ne pouvait croire qu'il n'y avait aucune motivation derrière son geste. Ç'aurait été trop beau pour être vrai.
- Oui, j'crois, finit-elle par répondre après quelques secondes. Fin' je m'imagine que le stylo flotte et que je le maîtrise quoi.
Le regard suspicieux, la jeune fille attendait la moquerie à venir, ou encore le chantage pour son aide. Mais rien de tout ça ne vint. Et rien dans les yeux bruns du garçon n'amenait à croire qu'il voulait autre chose que ce qu'il faisait déjà.
- Pourquoi tu m'aides ? finit-elle par demander d'une voix tranchante, dans son habituelle honnêteté.
Au moins, elle en aurait le coeur net. Enola ne voulait pas être manipulée, ne sachant pas à quoi s'attendre. Ça ne servait à rien de rentrer dans le jeu du garçon, alors que la seule chose qu'elle voulait était de pouvoir travailler son sortilège tranquillement. Et de réussir ses examens.
Se préparant à lancer de nouveau le sort, bien que le coeur n'y était plus, elle fut interrompue dans son geste par une main sur son épaule. Elle haussa un sourcil, étonnée et agacée qu'on empietre sur son espace vital comme ça, avant de fusiller du regard la main. Et avant de lever la tête pour croiser le regard d'un garçon, qui paraissait grand, bien trop grand. Enola ne l'avait jamais vu auparavant, du moins pas dans ses souvenirs, aussi en déduit-elle qu'il était bien plus vieux qu'elle. Sa taille était un indice majeur, elle aussi. Le brun était immense. Il fait bien 50 centimètres de plus que la fillette, qui n'était pas très grande non plus, et poser sa main sur son épaule l'avait presque forcé à se baisser.
- Hum... Pas tant que ça, fit-elle après un léger rire sarcastique, ne faisant aucun commentaire sur la main qui était partie aussi vite qu'elle était apparue.
Le garçon était déjà en train de réduire les quelques mètres qui le séparaient de la table, à grandes enjambées. Il ne semblait pas dérangé le moins du monde par la présence de la petite, s'installant confortablement en face d'elle. Comptait-il la regarder échouer jusqu'à la fin de la journée ? Enola était déjà assez déçue d'elle-même sans que quiconque ait besoin de venir jouer avec ses nerfs. Elle se serait bien passée de spectateurs, à vrai dire.
Alors qu'elle s'apprêtait à l'envoyer balader, la voix du garçon s'éleva à nouveau. La brune fut surprise par son intonation, attentive et curieuse. Pouvait-il simplement vouloir l'aider ? Non, c'était impossible. Il devait probablement avoir bien mieux à faire que de regarder une gamine essayait encore et encore de réussir un sortilège basique. En plus, il n'avait rien à y gagner. Voulait-il se moquer d'elle ? Était-ce un mauvais tour ? L'esprit en ébullition, la fillette essayait de trouver une raison qui pouvait obliger son aîné à rester. Elle n'aurait jamais cru que celui-ci voulait juste l'aider, et elle ne pouvait croire qu'il n'y avait aucune motivation derrière son geste. Ç'aurait été trop beau pour être vrai.
- Oui, j'crois, finit-elle par répondre après quelques secondes. Fin' je m'imagine que le stylo flotte et que je le maîtrise quoi.
Le regard suspicieux, la jeune fille attendait la moquerie à venir, ou encore le chantage pour son aide. Mais rien de tout ça ne vint. Et rien dans les yeux bruns du garçon n'amenait à croire qu'il voulait autre chose que ce qu'il faisait déjà.
- Pourquoi tu m'aides ? finit-elle par demander d'une voix tranchante, dans son habituelle honnêteté.
Au moins, elle en aurait le coeur net. Enola ne voulait pas être manipulée, ne sachant pas à quoi s'attendre. Ça ne servait à rien de rentrer dans le jeu du garçon, alors que la seule chose qu'elle voulait était de pouvoir travailler son sortilège tranquillement. Et de réussir ses examens.
On tourne et on abaisse
Eh bien, si des regard pouvaient tuer, Edwin serait mort pour la bonne millième fois. Particulièrement habitué à ce style de regard, il ne s'en inquiète pas et s'étire comme un chat heureux sur la chaise en passant rapidement une de ses tresses dans son dos. Peut-être qu'il aurait eu peur si un adulte l'avait regardé comme ça - parce que, honnêtement, même avec un sourire les adultes arrivaient toujours parfois à lui faire peur - mais l'autre semblait tellement minuscule que même si elle se jetait sur lui, il ne tanguerait même pas. Elle devait faire bien 30 kg tout mouillé et même s'il n'était pas gros, Edwin faisait facilement le double de son poids. En bref, elle aurait beau lui envoyer tous les regards noirs du monde, elle ne lui ferait jamais peur. Mais peut-être que ce genre de regards fonctionnaient avec les autres élèves de son années.
Si si, je t'assure c'est déjà bien. Commença-t-il d'un ton enjoué. Elle ne devait sûrement pas bien prendre son échec, mais elle avait déjà toute la technique. Qu'elle le voit ou non, elle s'en sortait déjà mieux qu'une partie des premières années qui arrivaient à lancer le sort tout en aillant une technique catastrophique. Alors t'as la bonne visu- continua-t-il avant d'être arrêté par la phrase suivante.
Il observa plusieurs secondes la fillette en silence. Eh bien. Après un regard meurtrier, il lui semblait qu'elle essayait de lui couper la gorge à coup de mot. C'était presque étrange d'entendre un tel ton dans la bouche d'un humain si petit. Il lui fit un sourire calme, presque attendri sans pouvoir s'en empêcher. Méfiante envers les autres, alors. Finalement, peut-être que sa première année ressemblait un peu plus à la sienne que prévu.
Tout le monde mérite de l'aide, non ? Il hausse les épaules et étend sa main dans son dos pour récupérer sa baguette enroulée dans ses cheveux. C'est devenu une habitude de la mettre là, même quand il n'a aucun chignon dans lequel la glisser. Il pointe sa baguette sur le stylo qui attend patiemment sur la table avant d'entonner un clair et calme WinGARdium LeviOsa. Sans surprise, le stylo se met à flotter tranquillement au dessus de la table avant que Edwin ne brise le sort et ne repose sa baguette sur la table. J'y arrive et toi non, c'est normal de proposer mon aide.
Il se souvient d'il y a quelques années- pas si loin en fait. Quand lui aussi crachait à la figurine de la moindre figure d'aide. Il ne voulait pas qu'on l'aide. Une partie de lui voulait continuer à avoir mal pour expier toutes les fautes qu'il pensait avoir fait. Et l'autre partie de lui était trop fière pour effectivement avouer qu'il se noyait et qu'il avait juste besoin d'une main tendue. Il se rappelait du sentiment déchirant de vouloir être accepté sans y parvenir. De ne plus savoir quel était le vrai monde entre Poudlard et Londres. Il se rappelait aussi de combien ça faisait mal de voir tout le monde avancer dans sa magie en le laissant à la traîne derrière. Edwin ne se considérait pas comme particulièrement gentil - même s'il n'était qu'un gros nounours - mais pour lui c'était simplement évident d'aider les gens. Il avait tellement voulu être aidé sans jamais parvenir à le demander clairement qu'il lui semblait naturel de prendre le temps pour les autres, sans qu'ils aient besoin de demander.
Moi aussi j'arrivais à rien en première année avoue-t-il tranquillement. Ce n'était pas là l'entière vérité, parce qu'il n'expliquait pas toutes les raisons derrière, mais ça suffirait. En fait, j'ai galéré jusqu'en début de troisième année, et j'ai encore besoin de beaucoup de temps pour réussir correctement mes sortilèges. Si t'acceptes pas l'aide des autres, toi aussi tu resteras bloquée. Ce serait dommage, non ?
Il appuie son coude sur la table, la main tendue vers le haut pour tenir son menton et penche la tête. Alors, à quoi tu penses pendant que tu jette ton sort ? Ta toute la théorie de ce que je vois, c'est quoi qui te bloque ? Il fredonne tranquillement et joue avec le stylo pendant quelques secondes La magie c'est pas juste apprendre par cœur son manuel, y'a pleins de trucs à prendre en compte Il fouille dans sa cervelle à la recherche de quelques souvenirs de sa première année. Enfin, pas la pauvre tentative qu'il avait eu avant de quitter Poudlard en milieu d'année. Non, il pense à la vraie année. Quels étaient les examens à cette époque ? Ca ne fait que deux ans complets, mais c'est comme si c'était arrivé il y a des années. Tu bloques sur tes autres sortilèges ou que sur celui-ci ?
Si si, je t'assure c'est déjà bien. Commença-t-il d'un ton enjoué. Elle ne devait sûrement pas bien prendre son échec, mais elle avait déjà toute la technique. Qu'elle le voit ou non, elle s'en sortait déjà mieux qu'une partie des premières années qui arrivaient à lancer le sort tout en aillant une technique catastrophique. Alors t'as la bonne visu- continua-t-il avant d'être arrêté par la phrase suivante.
Il observa plusieurs secondes la fillette en silence. Eh bien. Après un regard meurtrier, il lui semblait qu'elle essayait de lui couper la gorge à coup de mot. C'était presque étrange d'entendre un tel ton dans la bouche d'un humain si petit. Il lui fit un sourire calme, presque attendri sans pouvoir s'en empêcher. Méfiante envers les autres, alors. Finalement, peut-être que sa première année ressemblait un peu plus à la sienne que prévu.
Tout le monde mérite de l'aide, non ? Il hausse les épaules et étend sa main dans son dos pour récupérer sa baguette enroulée dans ses cheveux. C'est devenu une habitude de la mettre là, même quand il n'a aucun chignon dans lequel la glisser. Il pointe sa baguette sur le stylo qui attend patiemment sur la table avant d'entonner un clair et calme WinGARdium LeviOsa. Sans surprise, le stylo se met à flotter tranquillement au dessus de la table avant que Edwin ne brise le sort et ne repose sa baguette sur la table. J'y arrive et toi non, c'est normal de proposer mon aide.
Il se souvient d'il y a quelques années- pas si loin en fait. Quand lui aussi crachait à la figurine de la moindre figure d'aide. Il ne voulait pas qu'on l'aide. Une partie de lui voulait continuer à avoir mal pour expier toutes les fautes qu'il pensait avoir fait. Et l'autre partie de lui était trop fière pour effectivement avouer qu'il se noyait et qu'il avait juste besoin d'une main tendue. Il se rappelait du sentiment déchirant de vouloir être accepté sans y parvenir. De ne plus savoir quel était le vrai monde entre Poudlard et Londres. Il se rappelait aussi de combien ça faisait mal de voir tout le monde avancer dans sa magie en le laissant à la traîne derrière. Edwin ne se considérait pas comme particulièrement gentil - même s'il n'était qu'un gros nounours - mais pour lui c'était simplement évident d'aider les gens. Il avait tellement voulu être aidé sans jamais parvenir à le demander clairement qu'il lui semblait naturel de prendre le temps pour les autres, sans qu'ils aient besoin de demander.
Moi aussi j'arrivais à rien en première année avoue-t-il tranquillement. Ce n'était pas là l'entière vérité, parce qu'il n'expliquait pas toutes les raisons derrière, mais ça suffirait. En fait, j'ai galéré jusqu'en début de troisième année, et j'ai encore besoin de beaucoup de temps pour réussir correctement mes sortilèges. Si t'acceptes pas l'aide des autres, toi aussi tu resteras bloquée. Ce serait dommage, non ?
Il appuie son coude sur la table, la main tendue vers le haut pour tenir son menton et penche la tête. Alors, à quoi tu penses pendant que tu jette ton sort ? Ta toute la théorie de ce que je vois, c'est quoi qui te bloque ? Il fredonne tranquillement et joue avec le stylo pendant quelques secondes La magie c'est pas juste apprendre par cœur son manuel, y'a pleins de trucs à prendre en compte Il fouille dans sa cervelle à la recherche de quelques souvenirs de sa première année. Enfin, pas la pauvre tentative qu'il avait eu avant de quitter Poudlard en milieu d'année. Non, il pense à la vraie année. Quels étaient les examens à cette époque ? Ca ne fait que deux ans complets, mais c'est comme si c'était arrivé il y a des années. Tu bloques sur tes autres sortilèges ou que sur celui-ci ?
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
On tourne et on abaisse
Le garçon semblait parfaitement à sa place, un large sourire accroché aux lèvres. Sourire dont il ne semblait pas vouloir se défaire, même après le regard assassin que lui avait lancé la fillette. Peut-être qu'il trouvait ça amusant, de voir qu'elle n'arrivait pas à lancer un sortilège aussi simple. Mais elle, elle était tout sauf amusée. Elle était inquiète. Déçue. Frustrée. Lassée même. Mais certainement pas amusée. Elle avait d'autres chats à fouetter qu'un garçon qui n'avait rien d'autre à faire que de venir se moquer d'elle, sentant la panique augmenter en elle tandis qu'elle réalisait que si elle n'y arrivait pas ce jour-là, elle n'y arriverait probablement jamais. Si elle s'était laissée faire, la brune aurait probablement éclaté en sanglots.
Les mots qui sortirent de la bouche d'Enola sans qu'elle ne le décide vraiment finirent pas clouer le bec du brun. Celui-ci avait l'air étonné par sa réaction, comme si ce n'était pas évident. Il affichait même un sourire attendri à présent, qui ne fit que renforcer le désarroi de la fillette. Décidément, il jouait bien le jeu.
- J’imagine, grogna-t-elle, bien que peu convaincue.
Peut-être bien que tout le monde méritait de l’aide, mais tout le monde n’était pas prêt d’en donner. La plupart de gens n’agissaient que quand ça les concernait, indifférent du bonheur des autres. Et parfois, c’était la meilleure chose à faire… Si à Poudlard, tout se passait à peu près bien pour l’instant, ce n’avait pas été cas lorsqu’elle était à l’école avec les moldus. Ceux-là étaient méprisants, ne bougeaient pas le petit doigt pour s’entraider et avaient fait sentir la fillette comme une moins que rien. Ce n’était pas grand chose par rapport à la façon dont ses parents l’avaient traitée, mais ça lui avait appris à s’occuper de ses propres affaires. Enola avait compris qu’il valait mieux qu’elle apprenne à se débrouiller seule, recevoir de l’aide étant quelque chose d’extrêmement rare.
Le brun fit ensuite une démonstration de magie, preuve que la situation devait vraiment être ridicule à ses yeux. Lui devait maîtriser ce sort à la perfection, du haut de ses deux mètres. Enola ignorait son âge, mais elle ne pouvait ignorer qu’il avait au moins 15 ans. Voir plus, vu sa taille.
- Merci, finit-elle par murmurer, acceptant que peut-être, son aîné pouvait être honnête.
La fillette se retint de rétorquer que c’était bien le seule sortilège qu’elle n’arrivait pas à lancer, et que leur histoire n’avait rien à voir, préférant écouter ce que son camarade avait à raconter. Il semblait désireux de la mettre en confiance, ce qu’Enola appréciait. Elle avait beau se dire que c’était peut-être une façon d’être encore plus méchant avec elle par la suite, elle laissa une lueur d’espoir s’installer dans son cœur. Peut-être que, s’il l’aidait, tout n’était pas perdue…
- Oui, fit-elle, plus touchée qu’elle ne voulait le montrer. T’as fait comment pour y arriver, toi ?
La brune écouta avec attention les questions du garçon, tentant de comprendre où il voulait en venir. Enola avait bien conscience de tout ce qu’il disait, même si elle était bien incapable de voir comment ça pourrait l’aider à mieux réussir. En lançant son sort, elle était anxieuse, inquiète. En réalité, elle se fichait pas mal de réussir à lancer le sortilège en lui-même. Elle, ce qu’elle voulait, c’était réussir ses examens de fin d’année… Mais pouvait-elle avouer ça aussi honnêtement ? Elle n’aimait pas parler de ses sentiments, et n’avait aucune envie de s’aventurer sur le sujet des examens.
- Hum… je sais pas trop, déclara-t-elle après quelques secondes de silence, durant lesquelles elle hésita à lui dire la vérité. Du stress, peut-être ? D’habitude j’arrive bien à lancer les sorts, c’est juste lui…
La première année avait décidé d’être d’honnête pour le bien de ses examens, bien que ça lui coûtait. Elle n’aimait pas étaler ses émotions, et encore moins devant un parfait inconnu.
Les mots qui sortirent de la bouche d'Enola sans qu'elle ne le décide vraiment finirent pas clouer le bec du brun. Celui-ci avait l'air étonné par sa réaction, comme si ce n'était pas évident. Il affichait même un sourire attendri à présent, qui ne fit que renforcer le désarroi de la fillette. Décidément, il jouait bien le jeu.
- J’imagine, grogna-t-elle, bien que peu convaincue.
Peut-être bien que tout le monde méritait de l’aide, mais tout le monde n’était pas prêt d’en donner. La plupart de gens n’agissaient que quand ça les concernait, indifférent du bonheur des autres. Et parfois, c’était la meilleure chose à faire… Si à Poudlard, tout se passait à peu près bien pour l’instant, ce n’avait pas été cas lorsqu’elle était à l’école avec les moldus. Ceux-là étaient méprisants, ne bougeaient pas le petit doigt pour s’entraider et avaient fait sentir la fillette comme une moins que rien. Ce n’était pas grand chose par rapport à la façon dont ses parents l’avaient traitée, mais ça lui avait appris à s’occuper de ses propres affaires. Enola avait compris qu’il valait mieux qu’elle apprenne à se débrouiller seule, recevoir de l’aide étant quelque chose d’extrêmement rare.
Le brun fit ensuite une démonstration de magie, preuve que la situation devait vraiment être ridicule à ses yeux. Lui devait maîtriser ce sort à la perfection, du haut de ses deux mètres. Enola ignorait son âge, mais elle ne pouvait ignorer qu’il avait au moins 15 ans. Voir plus, vu sa taille.
- Merci, finit-elle par murmurer, acceptant que peut-être, son aîné pouvait être honnête.
La fillette se retint de rétorquer que c’était bien le seule sortilège qu’elle n’arrivait pas à lancer, et que leur histoire n’avait rien à voir, préférant écouter ce que son camarade avait à raconter. Il semblait désireux de la mettre en confiance, ce qu’Enola appréciait. Elle avait beau se dire que c’était peut-être une façon d’être encore plus méchant avec elle par la suite, elle laissa une lueur d’espoir s’installer dans son cœur. Peut-être que, s’il l’aidait, tout n’était pas perdue…
- Oui, fit-elle, plus touchée qu’elle ne voulait le montrer. T’as fait comment pour y arriver, toi ?
La brune écouta avec attention les questions du garçon, tentant de comprendre où il voulait en venir. Enola avait bien conscience de tout ce qu’il disait, même si elle était bien incapable de voir comment ça pourrait l’aider à mieux réussir. En lançant son sort, elle était anxieuse, inquiète. En réalité, elle se fichait pas mal de réussir à lancer le sortilège en lui-même. Elle, ce qu’elle voulait, c’était réussir ses examens de fin d’année… Mais pouvait-elle avouer ça aussi honnêtement ? Elle n’aimait pas parler de ses sentiments, et n’avait aucune envie de s’aventurer sur le sujet des examens.
- Hum… je sais pas trop, déclara-t-elle après quelques secondes de silence, durant lesquelles elle hésita à lui dire la vérité. Du stress, peut-être ? D’habitude j’arrive bien à lancer les sorts, c’est juste lui…
La première année avait décidé d’être d’honnête pour le bien de ses examens, bien que ça lui coûtait. Elle n’aimait pas étaler ses émotions, et encore moins devant un parfait inconnu.
On tourne et on abaisse
Le lien serait plus difficile à créer que ce qu'imaginait Edwin. Enfin, il fallait s'y attendre : lui, à l'époque, aurait craché sur la main tendue et se serait enfuit en courant. Alors finalement la réaction de l'autre, ça allait. Elle était juste méfiante et sûrement à raison. Edwin ne ferait pas l'affront d'imaginer sa vie, mais elle devait avoir ses propres raisons. C'était juste dommage de voir que des enfants continuaient, encore maintenant, à être dans le mal. A ne pas faire confiance, sûrement à force d'avoir été trop souvent trahis. Ca ne devrait pas arriver à des gosses, mais le monde était mal fait alors il fallait prendre ses merdes et faire avec, Edwin était bien placé pour le savoir. Cela dit, le fait qu'elle continue de lui parler - sans avoir envie de l'étriper - semblait être une bonne chose. Il n'avait pas besoin qu'elle se mette à l'aduler, en fait il voulait juste sincèrement l'aider. Il s'en serait voulu d'abandonner une première année à ses difficultés alors qu'il savait à quel point ça pouvait détruire une confiance en soi souvent déjà inexistante.
De rien glissa-t-il doucement. Peut-être qu'il devrait faire un peu plus attention à son comportement pour ne pas la rendre mal à l'aise, mais il ne pouvait s'empêcher de la trouver craquante. Il s'imaginait souvent que, s'il avait eu des frères et sœurs, ceux-ci auraient été plus jeunes et qu'Edwin aurait pu les guider dans la vie. Un peu comme lui n'avait pas été guidé, d'une certaine façon. Il se sentait fait pour être grand frère, ce qui était plutôt compliqué étant donné qu'il était toujours résolument enfant unique. Il avait bien Ennis qui était un peu devenue une sœur pour lui, mais elle était plus âgée et savait bien mieux se défendre que lui. Si quelqu'un du duo devait aider l'autre, Edwin doutait qu'il s'agisse de lui. La seule fois où il l'avait vraiment aidé c'était pour se coiffer à la veille du bal de Noël avec son correspondant.
Ce jour là, il s'était senti aux anges et étrangement à sa place. Edwin s'était toujours dit qu'il ferait un mauvais parent ou du moins un mauvais grand frère, merci à ses angoisses, mais au fond de lui il aspirait vraiment à cette place. Plus jeune, il s'imaginait toujours des scénarios avec un petit frère imaginaire, sûrement pour combler la solitude que faisait ressentir une mère au mieux absente, au pire étonnamment violente. Il n'avait cependant eu la chance de jouer au grand frère que avec Infini. Cependant, le Gryffondor avait toujours été une bille de joie alors il avait rapidement trouvé sa place et n'avait plus eu autant besoin de lui. Et puis, Infini n'était pas aussi jeune que l'autre, ils n'avaient que deux ans d'écart. Avec la fillette devant, c'était au moins 4, peut-être même 5.
Il hausse les épaules à la question de l'autre. J'ai pas réussi, en tout cas pas tout de suite et j'ai raté misérablement mes examens en première année. Et puis après je me suis rendu compte que c'était pas que je pouvais pas faire de la magie, et que c'était juste que mon cerveau m'en empêchait. J'ai... ouais j'ai eu du mal avec le fait d'être un sorcier pendant les deux premières années. Quand c'est allé mieux, je me suis mis à réussir mes sorts. Une amie m'a aidé aussi, énormément. Elle a été avec moi du début à la fin jusqu'à ce que je m'en sorte tout seul.
Il se sentait étrangement mis à nu. Pourtant, il commençait à s'habituer à parler de sa situation aux gens. Cela faisait toujours bizarre d'exprimer ses sentiments aussi nettement que là mais il lui semblait que la plus jeune avait besoin d'entendre quelque chose comme ça. On arrivait pas toujours tout du premier coup, et puis ça mettait du temps à comprendre soi-même qu'on était l'origine du problème. C'était dur de comprendre que nos propres émotions nous sabotaient alors qu'on avait tellement envie d'arriver à un résultat concluant. Il reprit le sourire qui l'avait quitté au milieu de son explication.
Le stress c'est vraiment de la mer.. Mince, est-ce que c'était judicieux de dire des insultes devant une gamine de onze ans ? Enfin bon, elle devait en avoir déjà entendu à la pelle avant son arrivée à Poudlard, surtout dans le monde moldu de la merde conclut il finalement C'est pas étonnant que tu foires si tu n'arrives pas à calmer ton angoisse. Pour ce sortilège, il faut ressentir de la détermination. Le stress ça casse tout, c'est un peu comme quand tu veux taper une tirade devant 300 personnes : ta voix se bloque mais c'est pas parce que tu sais pas faire, juste à cause du stress qui t'en empêche. Il fit une pause de quelques secondes. Bon, la suite n'allait sûrement pas lui plaire puisqu'elle semblait si méfiante à son égard, mais tant pis. C'est quoi qui t'angoisse tant ? C'est le fait que pour les autres ça semble facile ? Si elle chiait sur ce sort précis, c'était peut-être pour une raison con comme celle-ci. C'était pas un sort difficile pour la plupart des gens, et c'était pour ça qu'il s'était bloqué en partie. Puisque tout le monde semblait y arriver et que lui avait du mal, il s'était mis encore plus la pression sans comprendre qu'il s'enfermait dans un cercle vicieux.
De rien glissa-t-il doucement. Peut-être qu'il devrait faire un peu plus attention à son comportement pour ne pas la rendre mal à l'aise, mais il ne pouvait s'empêcher de la trouver craquante. Il s'imaginait souvent que, s'il avait eu des frères et sœurs, ceux-ci auraient été plus jeunes et qu'Edwin aurait pu les guider dans la vie. Un peu comme lui n'avait pas été guidé, d'une certaine façon. Il se sentait fait pour être grand frère, ce qui était plutôt compliqué étant donné qu'il était toujours résolument enfant unique. Il avait bien Ennis qui était un peu devenue une sœur pour lui, mais elle était plus âgée et savait bien mieux se défendre que lui. Si quelqu'un du duo devait aider l'autre, Edwin doutait qu'il s'agisse de lui. La seule fois où il l'avait vraiment aidé c'était pour se coiffer à la veille du bal de Noël avec son correspondant.
Ce jour là, il s'était senti aux anges et étrangement à sa place. Edwin s'était toujours dit qu'il ferait un mauvais parent ou du moins un mauvais grand frère, merci à ses angoisses, mais au fond de lui il aspirait vraiment à cette place. Plus jeune, il s'imaginait toujours des scénarios avec un petit frère imaginaire, sûrement pour combler la solitude que faisait ressentir une mère au mieux absente, au pire étonnamment violente. Il n'avait cependant eu la chance de jouer au grand frère que avec Infini. Cependant, le Gryffondor avait toujours été une bille de joie alors il avait rapidement trouvé sa place et n'avait plus eu autant besoin de lui. Et puis, Infini n'était pas aussi jeune que l'autre, ils n'avaient que deux ans d'écart. Avec la fillette devant, c'était au moins 4, peut-être même 5.
Il hausse les épaules à la question de l'autre. J'ai pas réussi, en tout cas pas tout de suite et j'ai raté misérablement mes examens en première année. Et puis après je me suis rendu compte que c'était pas que je pouvais pas faire de la magie, et que c'était juste que mon cerveau m'en empêchait. J'ai... ouais j'ai eu du mal avec le fait d'être un sorcier pendant les deux premières années. Quand c'est allé mieux, je me suis mis à réussir mes sorts. Une amie m'a aidé aussi, énormément. Elle a été avec moi du début à la fin jusqu'à ce que je m'en sorte tout seul.
Il se sentait étrangement mis à nu. Pourtant, il commençait à s'habituer à parler de sa situation aux gens. Cela faisait toujours bizarre d'exprimer ses sentiments aussi nettement que là mais il lui semblait que la plus jeune avait besoin d'entendre quelque chose comme ça. On arrivait pas toujours tout du premier coup, et puis ça mettait du temps à comprendre soi-même qu'on était l'origine du problème. C'était dur de comprendre que nos propres émotions nous sabotaient alors qu'on avait tellement envie d'arriver à un résultat concluant. Il reprit le sourire qui l'avait quitté au milieu de son explication.
Le stress c'est vraiment de la mer.. Mince, est-ce que c'était judicieux de dire des insultes devant une gamine de onze ans ? Enfin bon, elle devait en avoir déjà entendu à la pelle avant son arrivée à Poudlard, surtout dans le monde moldu de la merde conclut il finalement C'est pas étonnant que tu foires si tu n'arrives pas à calmer ton angoisse. Pour ce sortilège, il faut ressentir de la détermination. Le stress ça casse tout, c'est un peu comme quand tu veux taper une tirade devant 300 personnes : ta voix se bloque mais c'est pas parce que tu sais pas faire, juste à cause du stress qui t'en empêche. Il fit une pause de quelques secondes. Bon, la suite n'allait sûrement pas lui plaire puisqu'elle semblait si méfiante à son égard, mais tant pis. C'est quoi qui t'angoisse tant ? C'est le fait que pour les autres ça semble facile ? Si elle chiait sur ce sort précis, c'était peut-être pour une raison con comme celle-ci. C'était pas un sort difficile pour la plupart des gens, et c'était pour ça qu'il s'était bloqué en partie. Puisque tout le monde semblait y arriver et que lui avait du mal, il s'était mis encore plus la pression sans comprendre qu'il s'enfermait dans un cercle vicieux.
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
On tourne et on abaisse
La fillette lâcha un sourire léger, rassurée par la réaction de son camarade. Celui-ci semblait content qu'elle se soit calmée, n'ayant pas l'air de jouer le jeu. Enola était devenue plutôt forte pour percer les gens à jour, avec le temps. Étant donné qu'elle ne parlait pas beaucoup, la Poufsouffle passait son temps à observer les comportements, les regards, les paroles, le ton de voix... On en apprenait bien plus sur une personne en l'observant interagir avec les autres qu'en discutant avec, la fillette l'avait compris depuis bien longtemps. Les mots ne signifiaient rien en réalité, le mensonge étant trop facile et trop fréquent. Une personne pouvait mentir à tout le monde pendant des années, sans que personne ne se rende compte de rien. Ça rendait folle la fillette, pour qui l'honnêteté était indispensable. Elle détestait mentir, elle détestait le mensonge, elle détestait les menteurs.
La sorcière écoutait l'histoire de son aîné avec une attention nouvelle, curieuse d'en apprendre plus. Depuis son arrivée au château, elle n'avait parlé avec des élève plus âgés qu'à de très rares reprises, si bien qu'elle n'avait pu poser ses questions à personne. Son frère n'échappait au lot, ayant refusé de lui donner toute information sur Poudlard avant la rentrée, prétextant qu'il fallait qu'elle voie tout par elle-même pour le croire. La fillette, naïve, l'avait cru sur le moment. Maintenant, elle savait que Jake ne voulait simplement pas l'aider. Il avait promis de l'épauler cette année-là, d'être là pour elle. Il savait à quel point c'était sur pour elle de s'ouvrir aux autres, et pourtant... Il l'avait abandonnée au bout de deux semaines au château. Même pendant les vacances, leur relation n'était plus la même. Enola était déçue, trahie même. Elle n'aurait jamais imaginé que son propre frère se comporterait ainsi. Tel père, tel fils, comme on disait.
Le coeur de la première année se serra en entendant le parcours du jeune homme, ne pouvant que se reconnaître dans ses propos. À l'exception près qu'elle, elle ne pouvait pas se permettre de se planter aux examens. Elle ne connaissait rien de la situation familiale de son aîné, mais la sienne ne lui permettait pas de ramener des mauvaises notes chez elle. Même si sa mère était une moldue et qu'elle n'y connaissait absolument rien en magie, elle semblait penser pouvoir contrôler la scolarité de ses enfants quand même.
- J'comprends, fit-elle avant de demander, curieuse. Tu connaissais pas la magie avant ? Tes parents, c'est des moldus ?
Enola ne voyait pas d'autres explications, la seule lui venant en tête étant la sienne. Or, ça paraissait peu probable que les deux sorciers aient la même enfance.
Elle hocha la tête, réalisant que peut-être, son camarade avait raison. Depuis le début, elle se laissait un peu trop envahir par le stress, et ne pensait qu'à ça en lançant son sortilège. La jeune sorcière avait complément oublié qu'une étape du lancer de sortilège était de gérer ses émotions, se concentrant uniquement sur la partie technique du sortilège. Maintenant qu'elle se le disait, il lui semblait bien qu'elle avait réussi le sortilège uniquement les jours où elle était calme. Où elle ne se prenait pas trop la tête avec ça. Pas un jour comme celui-ci, ni comme celui de l'examen. Une lueur d'espoir naquit en elle, la brune espérant de tout son cœur que le problème venait de là. Si c'était ça, peut-être qu'elle pourrait le régler !
- Vraiment, répondit-elle, montrant au passage que l'usage d'insultes ne la choquait pas vraiment. T'as raison, c'est ptet ça le problème... Euh.. c'est un peu mélange de tout. Ça, et puis les examens surtout.
En réalité, la fillette ne stressait pas beaucoup pour les examens au début. Elle avait eu des notes correctes toute l'année, plus ou moins bonnes en fonction des matières et n'avait pas vraiment de soucis à se faire quant aux examens. C'était son frère qui lui avait mis la pression, venant lui parler quelques jours avant, pour la première fois depuis plus d'un mois. Ses paroles étaient encore bien claires dans les souvenirs de la fillette, qui se souvenait des mots exactes employés par son aîné. "Faut que tu réussisses Eno, tu te rends pas compte. Ptet que maman sera fière de toi, cette fois..." Comme si ça ne suffisait pas, une lettre de sa mère était arrivée le jour suivant, lui rappelant à quel point Jake avait excellé les années précédentes. Enola pouvait presque sentir la pression sur ses épaules, à présent.
- J'vais réessayer, finit-elle par lâcher, préférant ne pas penser à tout ça. Ce n'était plus le moment.
La fillette tenta de détendre sa posture au maximum, faisant le vide dans sa tête. Elle plaça toute sa concentration sur ce qu'elle était en train de faire, essayant de ne pas se laisser distraire par la présence de son aîné, qui observait tous ses faits et gestes. Enola se visualisation ensuite clairement le stylo s'envoler et aller là où elle le souhait, simplement guidé par sa baguette magique. Vint ensuite l'étape fatale, où la brune fit de son mieux pour enlever toute l'inquiétude et la pression qui noircissaient son coeur et se concentrer sur sa détermination. Elle voulait lancer ce fichu sortilège. Et elle allait y arriver. Quand enfin, elle se sentir prête, elle effectua la bonne gestuelle tout en déclarant d'une calme mais ferme:
- WinGARdium leviOsa !
À présent, elle ne pouvait plus qu'espérer que ça fonctionne.
La sorcière écoutait l'histoire de son aîné avec une attention nouvelle, curieuse d'en apprendre plus. Depuis son arrivée au château, elle n'avait parlé avec des élève plus âgés qu'à de très rares reprises, si bien qu'elle n'avait pu poser ses questions à personne. Son frère n'échappait au lot, ayant refusé de lui donner toute information sur Poudlard avant la rentrée, prétextant qu'il fallait qu'elle voie tout par elle-même pour le croire. La fillette, naïve, l'avait cru sur le moment. Maintenant, elle savait que Jake ne voulait simplement pas l'aider. Il avait promis de l'épauler cette année-là, d'être là pour elle. Il savait à quel point c'était sur pour elle de s'ouvrir aux autres, et pourtant... Il l'avait abandonnée au bout de deux semaines au château. Même pendant les vacances, leur relation n'était plus la même. Enola était déçue, trahie même. Elle n'aurait jamais imaginé que son propre frère se comporterait ainsi. Tel père, tel fils, comme on disait.
Le coeur de la première année se serra en entendant le parcours du jeune homme, ne pouvant que se reconnaître dans ses propos. À l'exception près qu'elle, elle ne pouvait pas se permettre de se planter aux examens. Elle ne connaissait rien de la situation familiale de son aîné, mais la sienne ne lui permettait pas de ramener des mauvaises notes chez elle. Même si sa mère était une moldue et qu'elle n'y connaissait absolument rien en magie, elle semblait penser pouvoir contrôler la scolarité de ses enfants quand même.
- J'comprends, fit-elle avant de demander, curieuse. Tu connaissais pas la magie avant ? Tes parents, c'est des moldus ?
Enola ne voyait pas d'autres explications, la seule lui venant en tête étant la sienne. Or, ça paraissait peu probable que les deux sorciers aient la même enfance.
Elle hocha la tête, réalisant que peut-être, son camarade avait raison. Depuis le début, elle se laissait un peu trop envahir par le stress, et ne pensait qu'à ça en lançant son sortilège. La jeune sorcière avait complément oublié qu'une étape du lancer de sortilège était de gérer ses émotions, se concentrant uniquement sur la partie technique du sortilège. Maintenant qu'elle se le disait, il lui semblait bien qu'elle avait réussi le sortilège uniquement les jours où elle était calme. Où elle ne se prenait pas trop la tête avec ça. Pas un jour comme celui-ci, ni comme celui de l'examen. Une lueur d'espoir naquit en elle, la brune espérant de tout son cœur que le problème venait de là. Si c'était ça, peut-être qu'elle pourrait le régler !
- Vraiment, répondit-elle, montrant au passage que l'usage d'insultes ne la choquait pas vraiment. T'as raison, c'est ptet ça le problème... Euh.. c'est un peu mélange de tout. Ça, et puis les examens surtout.
En réalité, la fillette ne stressait pas beaucoup pour les examens au début. Elle avait eu des notes correctes toute l'année, plus ou moins bonnes en fonction des matières et n'avait pas vraiment de soucis à se faire quant aux examens. C'était son frère qui lui avait mis la pression, venant lui parler quelques jours avant, pour la première fois depuis plus d'un mois. Ses paroles étaient encore bien claires dans les souvenirs de la fillette, qui se souvenait des mots exactes employés par son aîné. "Faut que tu réussisses Eno, tu te rends pas compte. Ptet que maman sera fière de toi, cette fois..." Comme si ça ne suffisait pas, une lettre de sa mère était arrivée le jour suivant, lui rappelant à quel point Jake avait excellé les années précédentes. Enola pouvait presque sentir la pression sur ses épaules, à présent.
- J'vais réessayer, finit-elle par lâcher, préférant ne pas penser à tout ça. Ce n'était plus le moment.
La fillette tenta de détendre sa posture au maximum, faisant le vide dans sa tête. Elle plaça toute sa concentration sur ce qu'elle était en train de faire, essayant de ne pas se laisser distraire par la présence de son aîné, qui observait tous ses faits et gestes. Enola se visualisation ensuite clairement le stylo s'envoler et aller là où elle le souhait, simplement guidé par sa baguette magique. Vint ensuite l'étape fatale, où la brune fit de son mieux pour enlever toute l'inquiétude et la pression qui noircissaient son coeur et se concentrer sur sa détermination. Elle voulait lancer ce fichu sortilège. Et elle allait y arriver. Quand enfin, elle se sentir prête, elle effectua la bonne gestuelle tout en déclarant d'une calme mais ferme:
- WinGARdium leviOsa !
À présent, elle ne pouvait plus qu'espérer que ça fonctionne.
On tourne et on abaisse
Le mensonge, ça avait été comme une seconde nature pour Edwin et pendant de nombreuses années. Récemment il essayait de ne plus mentir, mais c'était difficile. Les vieux réflexes pour se protéger ont la vie dure et quand les choses commençaient à déraper, Edwin ne pouvait s'empêcher de se cacher derrière un joli mensonge. "Je vais bien". "Je me sens pas seul". Pendant des années, il avait répété ces phrases comme un mantra jusqu'à se persuader que tout était vrai. Et puis un jour tout avait disparu, les jolis mensonges s'étaient brisés en des milliers d'éclats de verre qui avaient déchiré sa peau pour venir découper son âme.
Il en portait encore les cicatrices, et peut-être le ferait-il toute sa vie. Il savait à quel point un mensonge pouvait faire mal et pourtant il en avait fait sa marque de fabrique jusqu'à ce qu'il soit obligé de faire face à des vérités aussi dérangeantes que douloureuses. Cependant, Edwin n'avait jamais menti pour faire du mal. Il n'avait jamais menti pour blesser, pour manipuler. Il avait seulement menti pour se protéger, pour se cacher. C'était dur d'oublier ces vieux réflexes parce qu'il était toujours plus facile de mentir et de feinter un sourire plutôt que de faire face à la réalité parfois affreuse qui vous foutait un poing dans la face. Et puis un autre, et encore un jusqu'à ce que vous finissiez en miettes d'espoirs brisés.
Il ne valait mieux pas penser à sa mère et à tous ses mensonges parce que, elle, elle avait menti pour faire mal et le pire c'est qu'elle y était arrivée avec brio. Une vraie virtuose dans l'art de faire souffrir son fils.
Edwin observe l'autre quelque seconde avec un sourire doux Ouaip, ma mère et mon père sont des moldus. Je savais même pas que j'étais un sorcier avant Poudlard, il me semblait pas avoir jamais fait quelque chose de bizarre ou d'inexpliqué.. La lettre m'a foutu un coup et puis maman était.. il se stoppe. Maman avait pas été contente. Maman l'avait poussé à accepter pour une raison quelconque avant de retourner sa veste et de lui en vouloir de l'avoir quitté. Maman était devenue de pire en pire. Maman avait cherché à guérir sa magie par d'obscurs moyens. Et évidemment ça n'avait pas fonctionné alors il avait été encore plus monstrueux à ses yeux. Mais aujourd'hui Maman pouvait bien aller se faire foutre, il n'en avait plus rien à faire. C'était dur au début de se faire à Poudlard et tout, et puis j'étais vraiment un gros con à l'époque alors je rendais tout encore plus difficile. Il penche la tête Tes parents sont moldus aussi non ? Tu écris avec un stylo. J'ai jamais vu un sang-pur le faire avant, et très peu de nés-sorciers.
Il tend son bras par dessus la table pour couvrir la main de la plus jeune avec la sienne avant de lui donner une petite poussée encourageante. Tu vas y arriver, essaie de vider ton esprit, de penser à un truc sympa. Les examens sont pas une finalité, surtout à ton âge. Ca ne servait à rien de paniquer pour ses examens en première année : elle aurait tout le loisir de le faire pour ses BUSEs. Et puis, c'était sa première fois avec de vrais examens magiques, ça ne se passerait pas parfaitement bien et c'était pas grave. Ca ne déterminerait pas sa qualité de sorcière ou sa qualité d'humain tout court. Il aimerait bien lui dire tout ça, lui dire que ses notes ne vont pas définir ce qu'elle est mais la fillette semble décidée à ressayer son sortilège alors il préfère se taire. Il pourra dire tout ça plus tard, à un moment plus propice. Il a peur qu'en ouvrant à nouveau la bouche maintenant, il ne détruise le peu de confiance que la plus jeune semble avoir reprit.
En fait c'est un peu comme avec Antonn : il faut savoir quand parler et surtout quand arrêter pour laisser l'autre reprendre contenance. Il a apprit beaucoup sur la communication avec le cinquième année. C'est une autre chose pour laquelle Edwin ne remerciera jamais assez Antonn. Il aimerais bien lui offrir un baiser éclatant, juste pour lui faire comprendre tout ce qu'il a sur le cœur mais il ne veut pas faire fuir son ami alors il ne fait rien.
Il observe la fillette alors qu'elle lance le sort. Il l'observe transformer en une petite sorcière déterminée et franchement ça fait plaisir à voir. Mais le meilleur, c'est de voir le stylo s'envoler. Oh, pas de beaucoup, le sortilège est encore assez faible et il faudra qu'elle s'entraine un peu plus pour parfaire sa technique mais c'est un super essai et une superbe réussite. Avec un rire joyeux, Edwin l'applaudit quelques fois bruyamment. Tu vois ! C'était parfait. Très bien joué... euh... Première année de Poufsouffle inconnue. Il lui fait un clin d'œil complice. Une vraie petite sorcière pleine de talent. Tout ce qu'il te manque c'est de relâcher un peu ton cerveau. Même si c'est plus facile à dire qu'à faire. Il réfléchit quelques instants. A quoi pense-t-il quand il commence à s'énerver ou à paniquer sur un sortilège ? Tu as un hobby, quelque chose que tu aimes faire pour te détendre ? Par exemple, moi, pour vider mon esprit un peu, je m'imagine faire des origamis. Tu sais, les figures en papier.
Il en portait encore les cicatrices, et peut-être le ferait-il toute sa vie. Il savait à quel point un mensonge pouvait faire mal et pourtant il en avait fait sa marque de fabrique jusqu'à ce qu'il soit obligé de faire face à des vérités aussi dérangeantes que douloureuses. Cependant, Edwin n'avait jamais menti pour faire du mal. Il n'avait jamais menti pour blesser, pour manipuler. Il avait seulement menti pour se protéger, pour se cacher. C'était dur d'oublier ces vieux réflexes parce qu'il était toujours plus facile de mentir et de feinter un sourire plutôt que de faire face à la réalité parfois affreuse qui vous foutait un poing dans la face. Et puis un autre, et encore un jusqu'à ce que vous finissiez en miettes d'espoirs brisés.
Il ne valait mieux pas penser à sa mère et à tous ses mensonges parce que, elle, elle avait menti pour faire mal et le pire c'est qu'elle y était arrivée avec brio. Une vraie virtuose dans l'art de faire souffrir son fils.
Edwin observe l'autre quelque seconde avec un sourire doux Ouaip, ma mère et mon père sont des moldus. Je savais même pas que j'étais un sorcier avant Poudlard, il me semblait pas avoir jamais fait quelque chose de bizarre ou d'inexpliqué.. La lettre m'a foutu un coup et puis maman était.. il se stoppe. Maman avait pas été contente. Maman l'avait poussé à accepter pour une raison quelconque avant de retourner sa veste et de lui en vouloir de l'avoir quitté. Maman était devenue de pire en pire. Maman avait cherché à guérir sa magie par d'obscurs moyens. Et évidemment ça n'avait pas fonctionné alors il avait été encore plus monstrueux à ses yeux. Mais aujourd'hui Maman pouvait bien aller se faire foutre, il n'en avait plus rien à faire. C'était dur au début de se faire à Poudlard et tout, et puis j'étais vraiment un gros con à l'époque alors je rendais tout encore plus difficile. Il penche la tête Tes parents sont moldus aussi non ? Tu écris avec un stylo. J'ai jamais vu un sang-pur le faire avant, et très peu de nés-sorciers.
Il tend son bras par dessus la table pour couvrir la main de la plus jeune avec la sienne avant de lui donner une petite poussée encourageante. Tu vas y arriver, essaie de vider ton esprit, de penser à un truc sympa. Les examens sont pas une finalité, surtout à ton âge. Ca ne servait à rien de paniquer pour ses examens en première année : elle aurait tout le loisir de le faire pour ses BUSEs. Et puis, c'était sa première fois avec de vrais examens magiques, ça ne se passerait pas parfaitement bien et c'était pas grave. Ca ne déterminerait pas sa qualité de sorcière ou sa qualité d'humain tout court. Il aimerait bien lui dire tout ça, lui dire que ses notes ne vont pas définir ce qu'elle est mais la fillette semble décidée à ressayer son sortilège alors il préfère se taire. Il pourra dire tout ça plus tard, à un moment plus propice. Il a peur qu'en ouvrant à nouveau la bouche maintenant, il ne détruise le peu de confiance que la plus jeune semble avoir reprit.
En fait c'est un peu comme avec Antonn : il faut savoir quand parler et surtout quand arrêter pour laisser l'autre reprendre contenance. Il a apprit beaucoup sur la communication avec le cinquième année. C'est une autre chose pour laquelle Edwin ne remerciera jamais assez Antonn. Il aimerais bien lui offrir un baiser éclatant, juste pour lui faire comprendre tout ce qu'il a sur le cœur mais il ne veut pas faire fuir son ami alors il ne fait rien.
Il observe la fillette alors qu'elle lance le sort. Il l'observe transformer en une petite sorcière déterminée et franchement ça fait plaisir à voir. Mais le meilleur, c'est de voir le stylo s'envoler. Oh, pas de beaucoup, le sortilège est encore assez faible et il faudra qu'elle s'entraine un peu plus pour parfaire sa technique mais c'est un super essai et une superbe réussite. Avec un rire joyeux, Edwin l'applaudit quelques fois bruyamment. Tu vois ! C'était parfait. Très bien joué... euh... Première année de Poufsouffle inconnue. Il lui fait un clin d'œil complice. Une vraie petite sorcière pleine de talent. Tout ce qu'il te manque c'est de relâcher un peu ton cerveau. Même si c'est plus facile à dire qu'à faire. Il réfléchit quelques instants. A quoi pense-t-il quand il commence à s'énerver ou à paniquer sur un sortilège ? Tu as un hobby, quelque chose que tu aimes faire pour te détendre ? Par exemple, moi, pour vider mon esprit un peu, je m'imagine faire des origamis. Tu sais, les figures en papier.
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
On tourne et on abaisse
La fillette ne pouvait que trop bien comprendre ce que son aîné voulait dire. Elle non plus, elle n'avait rien su à propos de la magie jusqu'à un certain âge. Avant son départ, son père n'avait jamais faut usage de sa magie devant elle, si bien que la brune avait été bien incapable de comprendre que c'était un sorcier. À cet âge-là, elle ne savait même pas que tout ça existait. Et même quand le secret magique avait été découvert parmi les moldus, sa mère n'avait rien dit, persuadée que ses enfants seraient des moldus comme elle. Jake avait eu ses premiers signes de magie, mais il ne lui avait jamais rien dit. Personne ne lui avait jamais rien dit ! Elle avait tout du comprendre toute seule, comme une grande, quand un morceau de scotch s'était découpé tout seul. Enola ne s'était probablement jamais sentie aussi trahie que ce jour-là, assise dans son salon pendant que sa mère et son frère lui expliquaient des années de mensonges et de secrets.
Elle haussa un sourcil, curieuse quand le garçon s'arrêta de parler au milieu de sa phrase. Lui non plus ne semblait avoir eu une enfance facile. Mais s'il ne voulait pas en parler, ce n'était certainement pas Enola qui allait l'y forcer. Elle savait à quel point c'était difficile de rouvrir des blessures du passé, qui n'étaient pas encore bien cicatrisée. Et puis, mettre les bons mots sur ce qu'on ressentait... C'était bien trop compliqué quand, soi-même, on ignorait ce qu'il se passait.
- Ah, fit-elle en tentant de montrer sa compassion, ne sachant pas vraiment quoi répondre. Elle n'avait jamais été forte pour consoler les gens. Ça a du te faire un sacré choc... T'avais pas frères et sœurs pour t'aider ? Euh.. pas vraiment, ma mère est moldue et mon père ét..est sorcier. C'est juste qu'ils m'avaient jamais parlé de la magie et tout, du coup j'ai été élevée comme une moldue.
La brunette se mordit discrètement la lèvre, espérant que son aîné n'avait pas remarqué son hésitation. Elle avait pris l'habitude de parler de son père au passé, avec son frère ou sa mère, parce qu'à ses yeux, il pouvait tout aussi bien être mort. Mais au château, elle préférait ne pas piquer la curiosité de ses camarades, afin de ne pas avoir à s'expliquer. Raconter cette histoire lui faisait bien plus de mal qu'elle ne l'aurait jamais avoué, et la lueur de pitié dans les yeux de ses camarades l'agaçaient au plus haut point. Elle n'était pas une petite chose fragile qui attendait d'être sauvée.
Le contact de la main du garçon sur la sienne la fit trassaillir, la fillette n'étant pas habituée à ce genre d'attention. Son frère n'avait jamais été bien tactile, et sa mère ne m'approchait même pas. Alors de là à la toucher... Elles en étaient bien loin. Ça n'avait jamais dérangé la fillette qui, avec le temps, était devenue aussi peu tactile qu'eux. Elle ne s'était pas rendue compte que peut-être, ça avait contribué à la faire se sentir seule toutes ses années. Une petite tape encourageante, un câlin pour démontrer son affection, ça ne coûtait pas grand chose mais ça pouvait faire des miracles.
Plus étonnée qu'agacée, la fillette ne dit rien et se contenta de se remettre en place pour lancer son sortilège. Les paroles encourageantes du garçon commençaient à faire leur effet, la brune se rendant compte qu'elle n'arriverait à rien en se mettant autant la pression. Si elle ne pensait qu'à ça, obsédée à l'idée de réussir ses examens et se mettait autant de pression, elle n'avait aucune chance d'y arriver. À ce moment-là, la Poufsouffle maudissait sa mère pour lui avoir mis autant de pression. Peut-être que si celle-ci ne l'avait pas autant forcée à avoir de bonnes notes, elle aurait réussi le sortilège depuis un bon bout de temps. Rien n'était sûr, mais Enola avait un bon pressentiment cette fois-ci. Elle était persuadée que ça allait marcher, faisant le vide dans son esprit pour se concentrer.
Une fois la formule prononcée, la brune osa à peine regarder son stylo pour voir si ça avait marché. Elle entendait les battements de son coeur au fond de sa poitrine, bouillonnant d'espoir. Un sourire ravie se dessina sur ses lèvres quand elle vit le stylo flotter à un petit mètre de la table, commandé par sa propre baguette magique. Elle avait réussi ! Enfin. Après des mois à essayer encore et encore, Enola ne pouvait se sentir plus soulagée. Son coeur était bien plus léger, à présent. La sorcière fit voler le stylo encore quelques secondes avant de le reposer sur la table, et de se reconcentrer sur son camarade. C'était uniquement grâce à lui qu'elle avait réussi, elle ne pouvait le nier.
- Merci, fit-elle, les joues rosies de fierté sous les quelques applaudissements du garçon. Vraiment.
La fillette voulait bien y croire à présent, que son action était totalement désintéressée. Il semblait réellement heureux pour elle, lui donnant encore quelques conseils.
Enola ne put retenir un éclat de rire, amusée devant le comportement de son aîné. Il s'imaginait faire des origamis ? C'était bien curieux, comme activité mentale.
- Enola, fit-elle, un sourire amusé aux lèvres. Toi, tu es ? Tu t'imagines faire des origamis ?! Mmh.. j'aime bien courir, et écouter de la musique, mais je suis pas sûre que m'imaginer en train de courir ça m'aide beaucoup.
Bien plus détendue, la fillette avait l'impression de respirer à nouveau.
Elle haussa un sourcil, curieuse quand le garçon s'arrêta de parler au milieu de sa phrase. Lui non plus ne semblait avoir eu une enfance facile. Mais s'il ne voulait pas en parler, ce n'était certainement pas Enola qui allait l'y forcer. Elle savait à quel point c'était difficile de rouvrir des blessures du passé, qui n'étaient pas encore bien cicatrisée. Et puis, mettre les bons mots sur ce qu'on ressentait... C'était bien trop compliqué quand, soi-même, on ignorait ce qu'il se passait.
- Ah, fit-elle en tentant de montrer sa compassion, ne sachant pas vraiment quoi répondre. Elle n'avait jamais été forte pour consoler les gens. Ça a du te faire un sacré choc... T'avais pas frères et sœurs pour t'aider ? Euh.. pas vraiment, ma mère est moldue et mon père ét..est sorcier. C'est juste qu'ils m'avaient jamais parlé de la magie et tout, du coup j'ai été élevée comme une moldue.
La brunette se mordit discrètement la lèvre, espérant que son aîné n'avait pas remarqué son hésitation. Elle avait pris l'habitude de parler de son père au passé, avec son frère ou sa mère, parce qu'à ses yeux, il pouvait tout aussi bien être mort. Mais au château, elle préférait ne pas piquer la curiosité de ses camarades, afin de ne pas avoir à s'expliquer. Raconter cette histoire lui faisait bien plus de mal qu'elle ne l'aurait jamais avoué, et la lueur de pitié dans les yeux de ses camarades l'agaçaient au plus haut point. Elle n'était pas une petite chose fragile qui attendait d'être sauvée.
Le contact de la main du garçon sur la sienne la fit trassaillir, la fillette n'étant pas habituée à ce genre d'attention. Son frère n'avait jamais été bien tactile, et sa mère ne m'approchait même pas. Alors de là à la toucher... Elles en étaient bien loin. Ça n'avait jamais dérangé la fillette qui, avec le temps, était devenue aussi peu tactile qu'eux. Elle ne s'était pas rendue compte que peut-être, ça avait contribué à la faire se sentir seule toutes ses années. Une petite tape encourageante, un câlin pour démontrer son affection, ça ne coûtait pas grand chose mais ça pouvait faire des miracles.
Plus étonnée qu'agacée, la fillette ne dit rien et se contenta de se remettre en place pour lancer son sortilège. Les paroles encourageantes du garçon commençaient à faire leur effet, la brune se rendant compte qu'elle n'arriverait à rien en se mettant autant la pression. Si elle ne pensait qu'à ça, obsédée à l'idée de réussir ses examens et se mettait autant de pression, elle n'avait aucune chance d'y arriver. À ce moment-là, la Poufsouffle maudissait sa mère pour lui avoir mis autant de pression. Peut-être que si celle-ci ne l'avait pas autant forcée à avoir de bonnes notes, elle aurait réussi le sortilège depuis un bon bout de temps. Rien n'était sûr, mais Enola avait un bon pressentiment cette fois-ci. Elle était persuadée que ça allait marcher, faisant le vide dans son esprit pour se concentrer.
Une fois la formule prononcée, la brune osa à peine regarder son stylo pour voir si ça avait marché. Elle entendait les battements de son coeur au fond de sa poitrine, bouillonnant d'espoir. Un sourire ravie se dessina sur ses lèvres quand elle vit le stylo flotter à un petit mètre de la table, commandé par sa propre baguette magique. Elle avait réussi ! Enfin. Après des mois à essayer encore et encore, Enola ne pouvait se sentir plus soulagée. Son coeur était bien plus léger, à présent. La sorcière fit voler le stylo encore quelques secondes avant de le reposer sur la table, et de se reconcentrer sur son camarade. C'était uniquement grâce à lui qu'elle avait réussi, elle ne pouvait le nier.
- Merci, fit-elle, les joues rosies de fierté sous les quelques applaudissements du garçon. Vraiment.
La fillette voulait bien y croire à présent, que son action était totalement désintéressée. Il semblait réellement heureux pour elle, lui donnant encore quelques conseils.
Enola ne put retenir un éclat de rire, amusée devant le comportement de son aîné. Il s'imaginait faire des origamis ? C'était bien curieux, comme activité mentale.
- Enola, fit-elle, un sourire amusé aux lèvres. Toi, tu es ? Tu t'imagines faire des origamis ?! Mmh.. j'aime bien courir, et écouter de la musique, mais je suis pas sûre que m'imaginer en train de courir ça m'aide beaucoup.
Bien plus détendue, la fillette avait l'impression de respirer à nouveau.
On tourne et on abaisse
Pour un choc, ça en avait été un oui. Et puis, Edwin supposait qu'il n'était pas dans la meilleure partie de sa vie à l'époque. Sûrement que s'il avait reçu sa lettre pour Poudlard quelques années plus tard, tout ce serait mieux passé. D'un côté, il était reconnaissant d'avoir tant morflé parce que maintenant il pouvait apprécier encore plus tous les petits plaisirs du quotidien. C'est parce qu'il n'avait jamais vraiment eu de papa ou de contact physique prolongé qu'il aimait tant les touches d'Owen. C'est parce qu'un adulte n'avait jamais vraiment voulu son bien qu'il arrivait à apprécier les quelques remontrances de son grand frère. Il savait que Owen lui tirait les oreilles uniquement quand il le méritait et seulement pour qu'il reste en sécurité le plus longtemps possible.
Sûrement que pour tous les autres adolescents, ça paraîtrait chiant mais pour Edwin c'était juste une preuve que Owen était un bon tuteur. Il parlait mais ne frappait jamais, il ne hurlait pas mais expliquait. Edwin n'avait pas peur de faire des conneries parce qu'il savait qu'il se prendrait une baigne après, il évitait simplement d'en faire parce qu'il voulait que Owen pense qu'il méritait sa confiance. L'adulte avait foi en lui, alors Edwin faisait tout pour que sa confiance lui soit accordée à raison.
Nope, personne. Je crois que je suis le premier sorcier de la famille. Enfin, à part Owen bien sûr. Il se frotte la nuque en riant doucement C'est une longue histoire mais avec le bibliothécaire on partage la même mère alors... Mais au début je savais pas, on a apprit ça que après mon arrivée à Poudlard. Je savais pas que ma mère avait déjà eu un enfant et lui savait pas que c'était moi. Il balance un peu ses pieds sous la table Sang-mêlée alors... C'est dommage, je trouve que c'est le meilleur statut de sang. Pouvoir grandir à la limite entre les deux mondes ça a l'air génial. Sûrement que son père avait eu de bonnes raisons de ne pas l'élever à la mode sorcière, mais Edwin trouvait tout de même ça assez égoïste. Si vous saviez que vos enfants avaient des chances d'être sorciers, pourquoi ne pas leur en parler ? Ca éviterait tellement d'angoisse. Tu as des frères et soeurs toi ?
Si elle en avait, ils devaient sûrement être moldus - ou cracmol avec un parent sorcier ? -, sinon elle n'aurait pas eu besoin de son aide à lui pour pratiquer ses sorts, n'est-ce pas ? Ca devait être étrange de quitter une famille "unie" en arrivant à Poudlard. Lui n'avait pratiquement rien laissé derrière lui mais peut-être aurait-il été encore plus violent envers les sorciers si on l'avait forcé à quitter un frère ou une sœur. Il avait de la chance que Ennis et Owen soient avec lui à Poudlard, il pouvait les voir toute l'année à sa guise.
Il rigole doucement en se remémorant la quasi panique qu'il avait ressenti en voyant l'appartement des O'Belt où il était venu vivre avec Owen. C'était essentiellement moldu mais on ne pouvait nier les signes de magie Quand j'ai été vivre avec Owen... putain ce que c'était bizarre ! A la maison si ma mère avait vu mon boursouflet elle m'aurait arraché les cheveux dit-il, enjoué, sans trop se rendre compte Et puis d'un coup bam, je suis arrivé dans un appart avec pleins d'animaux magiques c'était super bizarre. Mais... ouais je crois que j'aurais bien aimé grandir avec la magie, je pense que j'aurais moins été perdu à mon arrivée à Poudlard.
Il se stoppe pour reprendre son souffle et continuer sa tirade sur Owen et Ennis quand l'autre l'interrompt pour le remercier. Il la regarde quelques secondes sans trop savoir quoi faire. Gêné, et avec une jolie rougeur sur le visage, il se frotte la nuque et rigole doucement. De rien. C'était encore un peu bizarre pour lui que les gens le trouvent utile d'une certaine manière et il ne s'attendait pas trop à ce que la fillette prenne sérieusement en compte son aide. C'était sympa, même si très inattendu. Il supposait qu'il avait encore un peu de mal à la jauger mais bon, Edwin avait toujours été plutôt mauvais pour comprendre les autres.
Je suis Edwin. Enola c'est mignon. Il ne saurait pas dire si son prénom lui correspond bien ou pas, mais en tout cas c'est joli. Il reprend contenance quand l'autre rebondi sur sa passion. Il adore parler de son travail et pourrait le faire des heures sans interruptions. Ouais ! J'adore courir aussi, je le fais tous les soirs mais c'est assez dur à visualiser je trouve alors que les origamis c'est facile. Il suffit d'imaginer les pliages, et la feuille devenir ce que tu souhaites. Et puis ça aide énormément à la visualisation des sortilèges, ça t'entraîne en quelques sortes. Il rosit à nouveau, conscient de sa voix qui part quelques notes dans les aiguë quand il est plus que content. Je te montrerais quelques modèles à l'occasion si tu veux.
Sûrement que pour tous les autres adolescents, ça paraîtrait chiant mais pour Edwin c'était juste une preuve que Owen était un bon tuteur. Il parlait mais ne frappait jamais, il ne hurlait pas mais expliquait. Edwin n'avait pas peur de faire des conneries parce qu'il savait qu'il se prendrait une baigne après, il évitait simplement d'en faire parce qu'il voulait que Owen pense qu'il méritait sa confiance. L'adulte avait foi en lui, alors Edwin faisait tout pour que sa confiance lui soit accordée à raison.
Nope, personne. Je crois que je suis le premier sorcier de la famille. Enfin, à part Owen bien sûr. Il se frotte la nuque en riant doucement C'est une longue histoire mais avec le bibliothécaire on partage la même mère alors... Mais au début je savais pas, on a apprit ça que après mon arrivée à Poudlard. Je savais pas que ma mère avait déjà eu un enfant et lui savait pas que c'était moi. Il balance un peu ses pieds sous la table Sang-mêlée alors... C'est dommage, je trouve que c'est le meilleur statut de sang. Pouvoir grandir à la limite entre les deux mondes ça a l'air génial. Sûrement que son père avait eu de bonnes raisons de ne pas l'élever à la mode sorcière, mais Edwin trouvait tout de même ça assez égoïste. Si vous saviez que vos enfants avaient des chances d'être sorciers, pourquoi ne pas leur en parler ? Ca éviterait tellement d'angoisse. Tu as des frères et soeurs toi ?
Si elle en avait, ils devaient sûrement être moldus - ou cracmol avec un parent sorcier ? -, sinon elle n'aurait pas eu besoin de son aide à lui pour pratiquer ses sorts, n'est-ce pas ? Ca devait être étrange de quitter une famille "unie" en arrivant à Poudlard. Lui n'avait pratiquement rien laissé derrière lui mais peut-être aurait-il été encore plus violent envers les sorciers si on l'avait forcé à quitter un frère ou une sœur. Il avait de la chance que Ennis et Owen soient avec lui à Poudlard, il pouvait les voir toute l'année à sa guise.
Il rigole doucement en se remémorant la quasi panique qu'il avait ressenti en voyant l'appartement des O'Belt où il était venu vivre avec Owen. C'était essentiellement moldu mais on ne pouvait nier les signes de magie Quand j'ai été vivre avec Owen... putain ce que c'était bizarre ! A la maison si ma mère avait vu mon boursouflet elle m'aurait arraché les cheveux dit-il, enjoué, sans trop se rendre compte Et puis d'un coup bam, je suis arrivé dans un appart avec pleins d'animaux magiques c'était super bizarre. Mais... ouais je crois que j'aurais bien aimé grandir avec la magie, je pense que j'aurais moins été perdu à mon arrivée à Poudlard.
Il se stoppe pour reprendre son souffle et continuer sa tirade sur Owen et Ennis quand l'autre l'interrompt pour le remercier. Il la regarde quelques secondes sans trop savoir quoi faire. Gêné, et avec une jolie rougeur sur le visage, il se frotte la nuque et rigole doucement. De rien. C'était encore un peu bizarre pour lui que les gens le trouvent utile d'une certaine manière et il ne s'attendait pas trop à ce que la fillette prenne sérieusement en compte son aide. C'était sympa, même si très inattendu. Il supposait qu'il avait encore un peu de mal à la jauger mais bon, Edwin avait toujours été plutôt mauvais pour comprendre les autres.
Je suis Edwin. Enola c'est mignon. Il ne saurait pas dire si son prénom lui correspond bien ou pas, mais en tout cas c'est joli. Il reprend contenance quand l'autre rebondi sur sa passion. Il adore parler de son travail et pourrait le faire des heures sans interruptions. Ouais ! J'adore courir aussi, je le fais tous les soirs mais c'est assez dur à visualiser je trouve alors que les origamis c'est facile. Il suffit d'imaginer les pliages, et la feuille devenir ce que tu souhaites. Et puis ça aide énormément à la visualisation des sortilèges, ça t'entraîne en quelques sortes. Il rosit à nouveau, conscient de sa voix qui part quelques notes dans les aiguë quand il est plus que content. Je te montrerais quelques modèles à l'occasion si tu veux.
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)