Hellébore noir
Hellébore noir : Protège la maison contre les esprits malins et apaise l'anxiété.« D'un moindre mal, je tire un grand bien. »
Apparitions :
[PERSONNAGE - Sorcier Né Moldu] Naissance : 2032 · Edwin Wellhister, Elève de Poudlard
[MERE - Moldue] Naissance : 1998 · Either Forwel, Sans emploi
[PERE - Moldu] Naissance : 2002 · Newt Wellhister, Profession médicale
[GRAND MERE MATERNELLE - Moldue] Naissance : 1970 · Abby Wellhister, Retraitée
[GRAND PERE MATERNEL - Moldu] Naissance : 1967 · Harvey Wellhister, Retraité
[TUTEUR, GRAND FRERE - Sorcier Né Moldu] Naissance : 2023 · Owen Locke, Bibliothécaire
Egalement mentionnés : Ennis O'Belt, Diarmuid O'Belt, Domhall O'Belt & Tyler Locke
Sommaire
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Dernière modification par Edwin Wellhister le 13 août 2024, 02:44, modifié 1 fois.
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Hellébore noir
[LONDRES] JANVIER 2036 · 4 ans - Edwin, Either & Newt · Un verre brisé
Janvier est bien entamé et le jeune Edwin tourne tristement dans sa chambre. Le bonheur des fêtes de Noël et de fin d'année est passé et quelques semaines en même temps. La nouveauté des jouets qu'il a découvert sous le sapin s'est tarie et il s'ennuie actuellement comme tous les enfants de 4 ans le font de temps en temps. Son super nouveau carnet de coloriage est bien entamé et Edwin a gribouillé avec une joie enfantine sur la majorité des pages sans en terminer vraiment une seule. Une nouvelle peluche trône sur son petit lit aux couleurs flamboyantes et les quelques figurines qu'il a reçu en plus sont éparpillées par terre, sûrement en train de se reposer après leur dernière bataille. Certains camarades en plastique se sont dramatiquement explosés au sol sous des bruits de bouche censés mimer le moteur d'un avion à peine quelques instants plus tôt.
Edwin ne sait pas quoi faire maintenant qu'il a fini son histoire. Il n'a ni envie de colorier, ni envie de dormir, ni envie de jouer. Son petit nez se retrousse de frustration et il tape du pied par terre. Cependant, ses yeux restent résolument secs : ni papa ni maman ne sont là alors il ne sert à rien de pleurer. On lui a dit de rester dans sa chambre. C'est papa qui l'y a emmené, en le tenant serré dans ses bras. "Reste ici quelques instants mon héro", lui a-t-il dit. Edwin ne va pas le décevoir. Après tout, les super-héros ne pleurent pas dès qu'ils restent tout seuls. Cela dit, Edwin s'ennuie tellement qu'il aimerait pousser la porte à moitié fermée pour rejoindre papa dans le salon et lui demander de faire l'avion. Il boude quelques minutes supplémentaires avant de se décider à utiliser ses petites jambes pour rejoindre les adultes.
Ce n'est pas juste que lui doive rester tout seul alors que papa et maman peuvent jouer tous les deux. D'ailleurs, c'est sûrement ce qu'ils font parce que maman parle fort. Très fort, même, comme si le jeu qu'ils faisaient était très important. Du haut de ses trois pommes, Edwin ne connaît pas grand chose aux relations sociales. Il n'a, à proprement pas parlé, pas vraiment de copains. Il ne va pas encore à l'école et il n'y a pas beaucoup d'enfants dans le petit quartier calme à la périphérie de Londres qu'ils habitent. Parfois, certains collègues de papa viennent diner à la maison avec leurs enfants mais ceux-ci sont souvent trop vieux pour avoir envie de s'asseoir avec Edwin. C'est nul, se dit l'enfant, parce que les grands doivent avoir beaucoup d'idées pour jouer avec les figurines. Ainsi, pour Edwin, tout tourne autour du jeu. Il n'a jamais vraiment été grondé, et il n'a jamais entendu quelqu'un se disputer. Si ses parents le font déjà depuis quatre ans, ils ont toujours été un minimum discret avec ça.
Les adultes, comme les enfants, jouent toujours. Même les bonhommes à la télé jouent ensemble. Papa lui a cependant expliqué que certains bonhommes jouaient à la guerre parfois à la télé, et que c'est pour ça qu'il n'a pas le droit de la regarder tout seul. C'est bête, pense-t-il, parce que lui aussi sait jouer à la guerre, et il aimerait bien voir comment les autres jouent. Peut-être que ça lui donnerait de nouvelles idées.
Le couloir semble tellement long alors qu'il se déplace en s'appuyant sur le mur. Toujours un peu maladroit sur ses pieds, Edwin n'est pas l'enfant le plus agile. Cela changera sûrement plus tard, mais actuellement il peine souvent à ne pas se mélanger les pieds alors qu'il marche. Plus il s'approche du salon et plus la voix de maman se fait forte. Celle de papa, cependant, ne se fait pas beaucoup entendre. Edwin ne comprend pas la majorité des mots que maman dit, mais il fronce tout de même les sourcils. Ca n'a pas l'air d'être un jeu très amusant. On dirait même qu'elle pleure. A-t-elle cassé quelque chose ? Maman pleure souvent quand elle casse un objet qu'elle aime bien, tout comme lui fait des crises de larmes quand un de ses doudous se déchire. Cependant, maman vient toujours les réparer alors il peut sûrement faire pareil pour elle. Après tout, il l'aide à chaque fois à réparer ce qu'elle casse. Il est très doué pour les puzzle, c'est ce que papa dit.
Sa petite main pousse la porte du salon qui s'ouvre sans un bruit alors que Edwin fronce les sourcils, essayant de se concentrer sur l'interaction des adultes. Maman est effectivement en train de pleurer et Edwin s'apprête à s'avancer vers elle pour lui offrir un câlin quand celle-ci s'approche de la grande table au milieu de la pièce. Edwin ne comprend pas tout, mais maman parle de quelque chose qui s'appelle "divorce", et elle n'arrête pas de dire à papa qu'il est méchant. Ce n'est pas vrai, pense Edwin, papa est quelqu'un de très gentil. Les méchants se trouvent dehors, ce sont ceux qui proposent des vilaines choses aux enfants ou qui poussent les autres. Papa ne pousse jamais maman. D'un coup, en plein milieu d'un nouveau cri, maman s'empare d'un verre et le jette brutalement à travers la pièce. Papa fait trois pas vers l'arrière, manifestement choqué par le geste alors que l'objet s'écrase à quelques centimètres de ses pieds.
Le bruit est assourdissant, et Edwin laisse échapper un gémissement de détresse. Il est complètement perdu. On ne doit pas jeter des objets aux autres, c'est méchant, non ? Ni Newt, qui s'approche de sa mère pour lui agripper le bras, ni Either ne se rendent compte du petit garçon dans l'encadrement de la porte. Newt éloigne de force Either de la table et des autres verres en lui hurlant dessus, haussant la voix pour la première fois et sa femme qui se débat contre lui, n'hésitant pas à lui donner des coups dans les cotes. Les oreilles d'Edwin bourdonnent et il est incapable de comprendre le reste de la conversation des deux adultes en face de lui. Tout va vite. En l'espace d'un instant maman repousse papa et lui crie quelque chose. Newt finit par s'éloigner de sa femme et, d'un coup agressif du bras, dégage le reste des objets présents sur la table avant d'avancer à grands pas vers l'entrée. Quelques instants plus tard, la porte d'entrée claque assez fort pour faire trembler les murs. Les petits bras d'Edwin tremblent alors qu'il les enroule autour de sa poitrine comme pour se faire un câlin réconfortant.
Either passe quelques secondes la main sur les yeux. Celle-ci tremble, remarque Edwin. Il s'avance sans bruit jusqu'à pouvoir glisser sa petite main dans celle pendante de sa mère. "Où est-ce que papa est parti ?" a-t-il envie de demander. Il voudrait savoir ce dont ils parlaient, et pourquoi ils jouaient si fort alors qu'ils avaient l'air si tristes. Il se demande pourquoi maman a jeté ce verre sur papa, mais les mots semblent bloqués dans sa gorge. L'enfant a peur, et le bruit du verre brisé résonne encore bruyamment dans ses oreilles, alors il se contente de prendre la main de sa maman. Either semble revenir à elle d'un coup, retirant sèchement sa main de la prise du petit garçon qui glapit de surprise.
Qu'est-ce que tu fous là ? siffle-t-elle à son fils avant de s'éloigner pour récupérer le manche à balais qui traine dans un coin du salon. Edwin reste silencieux, sans savoir quoi répondre avant d'ouvrir la bouche. Sans succès, puisque sa mère le coupe avant même qu'il ne puisse s'expliquer Retourne dans ta chambre si tu ne veux pas que je te donne la fessée. Edwin ne sait pas ce que cela signifie, mais maman a l'air vraiment en colère alors il se contente de hocher la tête. Il n'a pas envie de jouer au même jeu qu'elle jouait avec papa, alors il s'éloigne en vitesse, ses petits pieds claquant sur le carrelage. Il a oublié ses chaussons dans sa chambre, réalise-t-il, c'est peut-être pour ça que maman est fâchée après lui. Elle dit toujours qu'il ne doit pas oublier de les porter.
Le choc semble retomber une fois qu'il atteint sa chambre car de grosses larmes glissent sur ses joues. Il grimpe sur son lit après quelques difficiles secondes, juste assez pour attraper un nounours d'une horrible couleur rose criarde qu'il serre fort contre lui une fois assit sur le matelas. Ca n'avait pas l'air drôle du tout comme jeu. Edwin ne veut plus jamais que ses parents y jouent, surtout si maman est en colère après et que papa s'en va. D'ailleurs, où est-il allé ? Edwin se demande s'il a pensé à prendre ses gants, parce que la neige tombe toujours tranquillement par la fenêtre. Il ne faudrait pas qu'il attrape froid. Il dit toujours que si Edwin oublie de mettre ses gants, ses doigts pourraient tomber. L'enfant s'allonge, recroquevillé sur son lit, en pensant qu'il n'a pas envie d'avoir un papa sans doigts. Comment ferait-il pour lui donner des caresses sur la tête, après ?
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)