ANSUZ
Hall d'entrée,
Mercredi 9 Juin 2049,
Début d'après midi
Avec @Astrid Keaty
Aujourd'hui était un jour bien particulier : la bibliothèque était encore plus bondée que d'habitude à cause de tous les élèves qui révisaient au dernier moment pour leurs examens, et même le parc semblait avoir été prit d'assaut. C'est sûrement pour cette raison que Edwin était avachi dans un coin dans le Hall d'entrée, en espérant à moitié qu'il soit assez camouflé pour ne pas se faire embêter. Cela semblait fonctionner parce que la majorité des passants ne semblaient même pas le remarquer, et ça lui allait très bien.
Au début, il avait eu envie de passer du temps dans le parc et avait même emmené Piou avec lui pour la faire profiter du soleil. Seulement, il s'était assez vite ravisé en voyant le nombre de personnes présentes : même son endroit préféré était occupé. Trop brusqué pour tenter de trouver un autre endroit agréable, il avait décidé de s'installer dans le Hall. C'était surtout par flemme de traverser tous les couloirs pour retourner à la bibliothèque - juste pour vérifier si elle s'était dégorgée depuis - ou pour trouver une salle assez calme pour travailler. Et il était hors de question qu'il passe sa journée enfermé dans la salle commune. Il n'avait plus peur d'y aller, mais ça ne voulait pas dire qu'il était parfaitement à l'aise à l'idée de passer sa journée sous terre. S'il pouvait s'éviter le moindre stress supplémentaire pendant sa semaine d'examen, il n'allait pas se gêner.
Enfin, il n'était pas particulièrement stressé, mais plus les années avançaient et plus il semblait se rendre compte de l'importance que pouvaient avoir ses résultats. Cette année c'était peut-être inutile de se prendre la tête, mais l'année prochaine, les BUSES seraient là et s'il ne s'entrainait pas à prendre un examen au sérieux avant, il se ratatinerait devant sa copie d'examen. Et puis, il voulait aussi essayer de rendre Owen fier comme il avait pu le faire l'année passée. En plus, tout s'était tellement bien goupillé cette année qu'il pensait sincèrement pouvoir augmenter ses notes dans la majorité des matières : il n'avait pas eu particulièrement d'angoisses et il avait même pu bosser une grosse partie de l'année avec Wayne. Il en était sûr : il aurait de bons résultats. Le soucis majeur c'était qu'après avoir quitté la salle d'examen, il ne pouvait s'empêcher de paniquer sur ses réponses.
En examen tout allait bien et il répondait aux questions comme par réflexe, sans vraiment réfléchir : il n'en avait pas besoin parce qu'il connaissait la majorité des réponses théoriques. C'était plus la pratique qui posait soucis dans certaines matières. Cependant, après avoir rendu sa copie... Ses réponses tournaient encore et encore dans sa tête, ne laissant derrière elle qu'une pensée qui l'obsédait : avait-il bien répondu ?
Pour l'examen de runes, il avait vraiment essayé de ne pas relire ses manuels. Il avait même réussi à passer un repas presque confortable sans y penser, mais une fois de retour au dortoir pour récupérer Piou, il s'était jeté sur son manuel et l'avait embarqué avec lui. Il essayerait de se retenir une autre fois : cette fois-ci c'était vraiment impossible qu'il continue sa vie sans vérifier ses résultats. C'était d'autant plus important qu'il avait l'impression de n'avoir pas assez révisé en amont pour cette matière. Enfin, s'il était purement logique, c'était impossible qu'il ai manqué quelque chose du programme parce que l'étude des runes et les sortilèges ça avait été des matières qu'il avait buché à en froisser ses manuels. Certes, tout le programme de l'année ne l'avait pas forcément enchanté, mais il adorait les runes alors il travaillait presque sans y penser. Il pouvait passer des heures à réviser, à dessiner ou graver des runes et il adorait ça.
C'était même ce qu'il était en train de faire actuellement, comme à son habitude. En réfléchissant à où se poser dans le parc, il avait juste eu le temps de récupérer un morceau d'écorce particulièrement coriace qu'il était actuellement en train de graver d'une rune : ANSUZ. Non contente d'être la rune d'Odin, elle était aussi une rune liée au savoir. En somme, elle était la rune parfaite à graver pour quelqu'un qui était en plein dans une semaine d'examens. Il gardait cependant dans un coin de sa tête qu'il faudrait nettoyer les petits copeaux de bois qu'il abandonnait par terre dans le processus s'il ne voulait pas se faire tirer les oreilles par les elfes ou un adulte qui passerait par là.
Tout en laissant ses doigts travailler sur une rune qu'il connaissait par cœur - surtout depuis qu'il avait dû créer son propre jeu de runes en cours, ce qui avait été son activité préférée de l'année - il laissait ses yeux se perdre sur la double page de son manuel ouvert sur ses genoux. Le manuel revenait de façon très détaillée sur le Ragnarök et toute sa chronologie, le détail qu'Edwin avait eu peur d'oublier dans sa copie. Miraculeusement, il avait l'impression d'avoir tout expliqué correctement sans soucis. C'était presque étrange de relire son manuel pour se rendre compte qu'on connaissait déjà toutes les réponses avant même de l'ouvrir.
D'un coup, son manuel sembla s'envoler. Le geste tira un glapissement très peu viril d'Edwin qui prit quelques secondes à comprendre ce qu'il se passait. Piou, qui dormait paisiblement contre son côté depuis quelques minutes, s'était relevée et lui avait chourré son manuel. Pire encore, elle le trainait par terre, un bout de la couverture entre les dents. Il essaya de l'attraper en s'étalant sur le sol de pierre mais l'animal s'écarta d'un geste particulièrement agile. Elle observa son maître quelques secondes, un regard noir sur sa petite tête toute pleine de poils avant de couiner de façon colérique. Elle était énervée, mais Edwin ne comprenait pas pourquoi. S'il avait parlé le Boursoufflet, il aurait su qu'elle était juste mécontente du manque d'attention de son maître depuis quelques jours. C'était vrai que depuis le début des examens, il n'avait pas eu trop le temps de la sortir ou de jouer avec elle. Edwin eu un gémissement de douleur pour son manuel trainé sans douceur sur le sol de pierre. C'était qu'il y tenait quand même ! Il y avait noté plus de trucs entre deux lignes que dans ses parchemins de cours. Si l'animal déchirait même une seule page, il perdrait des heures d'annotation et de lectures annexes !
Il rangea d'un mouvement expert le couteau dans sa sacoche contre le mur, posant l'écorce à côté de lui et essaya de se relever sans trop de succès. Par le cul de Merlin, Piou ! Arrête tes conneries sale bête ! S'exclama-t-il finalement en essayant de rester sérieux, ce qui était particulièrement difficile en voyant le petit popotin de Piou se dandiner. Essayer de rattraper un Boursoufflet - surtout un Boursoufflet qui avait des pattes quasiment deux fois plus grandes que les autres de son espèce - tout en étant à moitié à quatre pattes par terre, c'était difficile. Finalement, Piou sembla gagner la bataille contre son maître et commença à s'enfuir en zigzagant dans le hall, un Edwin mi hilare, mi contrarié la suivant, les genoux au sol.
Le Boursoufflet fini bien vite sa course en rentrant dans les jambes d'une parfaite inconnue. Enfin, Edwin était certain de l'avoir déjà vu, mais il aurait espéré une meilleure rencontre. On avait connu mieux comme rencontre que, lui, à quatre pattes par terre, échevelé des quelques secondes de lutte contre son animal, et Piou qui s'était totalement stoppée pour regarder d'en bas l'humaine qui se dressait devant elle. Sous le choc, le petit Boursoufflet en abandonna sa prise sur le manuel qui retomba entièrement au sol. Si l'objet avait pu parler, il aurait sûrement été soulagé de la présence de la bleuette devant lui. Soudainement, le Boursoufflet rose sembla se rappeler qu'elle adorait avoir de l'attention et elle se mit à sautiller et frapper sa petite tête contre le mollet de l'inconnue. Edwin grimaça en se rendant compte que, dans sa joie, son animal préféré sautillait en fait sur les pages de son précieux manuel.
Mercredi 9 Juin 2049,
Début d'après midi
Avec @Astrid Keaty
Aujourd'hui était un jour bien particulier : la bibliothèque était encore plus bondée que d'habitude à cause de tous les élèves qui révisaient au dernier moment pour leurs examens, et même le parc semblait avoir été prit d'assaut. C'est sûrement pour cette raison que Edwin était avachi dans un coin dans le Hall d'entrée, en espérant à moitié qu'il soit assez camouflé pour ne pas se faire embêter. Cela semblait fonctionner parce que la majorité des passants ne semblaient même pas le remarquer, et ça lui allait très bien.
Au début, il avait eu envie de passer du temps dans le parc et avait même emmené Piou avec lui pour la faire profiter du soleil. Seulement, il s'était assez vite ravisé en voyant le nombre de personnes présentes : même son endroit préféré était occupé. Trop brusqué pour tenter de trouver un autre endroit agréable, il avait décidé de s'installer dans le Hall. C'était surtout par flemme de traverser tous les couloirs pour retourner à la bibliothèque - juste pour vérifier si elle s'était dégorgée depuis - ou pour trouver une salle assez calme pour travailler. Et il était hors de question qu'il passe sa journée enfermé dans la salle commune. Il n'avait plus peur d'y aller, mais ça ne voulait pas dire qu'il était parfaitement à l'aise à l'idée de passer sa journée sous terre. S'il pouvait s'éviter le moindre stress supplémentaire pendant sa semaine d'examen, il n'allait pas se gêner.
Enfin, il n'était pas particulièrement stressé, mais plus les années avançaient et plus il semblait se rendre compte de l'importance que pouvaient avoir ses résultats. Cette année c'était peut-être inutile de se prendre la tête, mais l'année prochaine, les BUSES seraient là et s'il ne s'entrainait pas à prendre un examen au sérieux avant, il se ratatinerait devant sa copie d'examen. Et puis, il voulait aussi essayer de rendre Owen fier comme il avait pu le faire l'année passée. En plus, tout s'était tellement bien goupillé cette année qu'il pensait sincèrement pouvoir augmenter ses notes dans la majorité des matières : il n'avait pas eu particulièrement d'angoisses et il avait même pu bosser une grosse partie de l'année avec Wayne. Il en était sûr : il aurait de bons résultats. Le soucis majeur c'était qu'après avoir quitté la salle d'examen, il ne pouvait s'empêcher de paniquer sur ses réponses.
En examen tout allait bien et il répondait aux questions comme par réflexe, sans vraiment réfléchir : il n'en avait pas besoin parce qu'il connaissait la majorité des réponses théoriques. C'était plus la pratique qui posait soucis dans certaines matières. Cependant, après avoir rendu sa copie... Ses réponses tournaient encore et encore dans sa tête, ne laissant derrière elle qu'une pensée qui l'obsédait : avait-il bien répondu ?
Pour l'examen de runes, il avait vraiment essayé de ne pas relire ses manuels. Il avait même réussi à passer un repas presque confortable sans y penser, mais une fois de retour au dortoir pour récupérer Piou, il s'était jeté sur son manuel et l'avait embarqué avec lui. Il essayerait de se retenir une autre fois : cette fois-ci c'était vraiment impossible qu'il continue sa vie sans vérifier ses résultats. C'était d'autant plus important qu'il avait l'impression de n'avoir pas assez révisé en amont pour cette matière. Enfin, s'il était purement logique, c'était impossible qu'il ai manqué quelque chose du programme parce que l'étude des runes et les sortilèges ça avait été des matières qu'il avait buché à en froisser ses manuels. Certes, tout le programme de l'année ne l'avait pas forcément enchanté, mais il adorait les runes alors il travaillait presque sans y penser. Il pouvait passer des heures à réviser, à dessiner ou graver des runes et il adorait ça.
C'était même ce qu'il était en train de faire actuellement, comme à son habitude. En réfléchissant à où se poser dans le parc, il avait juste eu le temps de récupérer un morceau d'écorce particulièrement coriace qu'il était actuellement en train de graver d'une rune : ANSUZ. Non contente d'être la rune d'Odin, elle était aussi une rune liée au savoir. En somme, elle était la rune parfaite à graver pour quelqu'un qui était en plein dans une semaine d'examens. Il gardait cependant dans un coin de sa tête qu'il faudrait nettoyer les petits copeaux de bois qu'il abandonnait par terre dans le processus s'il ne voulait pas se faire tirer les oreilles par les elfes ou un adulte qui passerait par là.
Tout en laissant ses doigts travailler sur une rune qu'il connaissait par cœur - surtout depuis qu'il avait dû créer son propre jeu de runes en cours, ce qui avait été son activité préférée de l'année - il laissait ses yeux se perdre sur la double page de son manuel ouvert sur ses genoux. Le manuel revenait de façon très détaillée sur le Ragnarök et toute sa chronologie, le détail qu'Edwin avait eu peur d'oublier dans sa copie. Miraculeusement, il avait l'impression d'avoir tout expliqué correctement sans soucis. C'était presque étrange de relire son manuel pour se rendre compte qu'on connaissait déjà toutes les réponses avant même de l'ouvrir.
D'un coup, son manuel sembla s'envoler. Le geste tira un glapissement très peu viril d'Edwin qui prit quelques secondes à comprendre ce qu'il se passait. Piou, qui dormait paisiblement contre son côté depuis quelques minutes, s'était relevée et lui avait chourré son manuel. Pire encore, elle le trainait par terre, un bout de la couverture entre les dents. Il essaya de l'attraper en s'étalant sur le sol de pierre mais l'animal s'écarta d'un geste particulièrement agile. Elle observa son maître quelques secondes, un regard noir sur sa petite tête toute pleine de poils avant de couiner de façon colérique. Elle était énervée, mais Edwin ne comprenait pas pourquoi. S'il avait parlé le Boursoufflet, il aurait su qu'elle était juste mécontente du manque d'attention de son maître depuis quelques jours. C'était vrai que depuis le début des examens, il n'avait pas eu trop le temps de la sortir ou de jouer avec elle. Edwin eu un gémissement de douleur pour son manuel trainé sans douceur sur le sol de pierre. C'était qu'il y tenait quand même ! Il y avait noté plus de trucs entre deux lignes que dans ses parchemins de cours. Si l'animal déchirait même une seule page, il perdrait des heures d'annotation et de lectures annexes !
Il rangea d'un mouvement expert le couteau dans sa sacoche contre le mur, posant l'écorce à côté de lui et essaya de se relever sans trop de succès. Par le cul de Merlin, Piou ! Arrête tes conneries sale bête ! S'exclama-t-il finalement en essayant de rester sérieux, ce qui était particulièrement difficile en voyant le petit popotin de Piou se dandiner. Essayer de rattraper un Boursoufflet - surtout un Boursoufflet qui avait des pattes quasiment deux fois plus grandes que les autres de son espèce - tout en étant à moitié à quatre pattes par terre, c'était difficile. Finalement, Piou sembla gagner la bataille contre son maître et commença à s'enfuir en zigzagant dans le hall, un Edwin mi hilare, mi contrarié la suivant, les genoux au sol.
Le Boursoufflet fini bien vite sa course en rentrant dans les jambes d'une parfaite inconnue. Enfin, Edwin était certain de l'avoir déjà vu, mais il aurait espéré une meilleure rencontre. On avait connu mieux comme rencontre que, lui, à quatre pattes par terre, échevelé des quelques secondes de lutte contre son animal, et Piou qui s'était totalement stoppée pour regarder d'en bas l'humaine qui se dressait devant elle. Sous le choc, le petit Boursoufflet en abandonna sa prise sur le manuel qui retomba entièrement au sol. Si l'objet avait pu parler, il aurait sûrement été soulagé de la présence de la bleuette devant lui. Soudainement, le Boursoufflet rose sembla se rappeler qu'elle adorait avoir de l'attention et elle se mit à sautiller et frapper sa petite tête contre le mollet de l'inconnue. Edwin grimaça en se rendant compte que, dans sa joie, son animal préféré sautillait en fait sur les pages de son précieux manuel.
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
ANSUZ
Astrid avait une règle de base depuis l'an passé: pendant les examens, on ne révise plus ! Son père lui avait toujours dit que ça ne servait plus à rien, de toute façon. Alors autant se détendre et bien dormir pour être en pleine forme lorsqu'elle passait ses épreuves.
Elle avait pris son temps ce midi, restant après la fin du repas pour partager une biscotte avec Atlas. Après tout, elle n'avait rien à faire durant l'après-midi à venir, comme tous les mercredis de l'année d'ailleurs. Et le petit rat détestait particulièrement l'agitation de la Grande Salle, alors il avait fallu attendre que la majorité des élèves s'en aillent pour qu'il pointe le bout de son nez. Tout en grignotant -une bouchée pour Atlas, une bouchée pour Astrid-, la Serdaigle réfléchissait à ce qu'elle pourrait bien faire de sa journée. Profiter du lac, peut-être? Classique, mais efficace, avec les beaux jours. Ou aller lire un peu dans son dortoir?
Elle s'étira, et épousseta les miettes sur sa robe, pendant qu'Atlas revenait se loger dans sa poche. Elle pouvait lire au bord du lac. Ça, c'était pas mal ! En sautillant à moitié, l'Irlandaise quitta la grande salle. Destination: le sommet de la Tour Ouest, et son fichu heurtoir.
En arrivant près du hall d'entrée, elle entendit vaguement quelqu'un qui semblait hausser la voix. Sûrement des élèves qui se disputaient pour une raison ou une autre. Ou qui s'étaient laissés emportés dans une conversation passionnante, ça lui arrivait aussi, parfois. Elle n'y prêta pas spécialement attention, et se dirigea vers les escaliers.
Mais elle s'arrêta net, en voyant une boule de poils rose lui foncer dessus, un livre entre les dents. Elle n'eut pas le temps de réagir qu'elle se heurtait à ses jambes. Les yeux écarquillés par la surprise, Astrid avait suivi le Boursouflet du regard sur les derniers pas les séparant, et ne l'avait pas quitté des yeux. Il peut vraiment porter un livre? fut la seule question qui lui vint à l'esprit pendant que la petite bête laissait tomber l'ouvrage sans aucune délicatesse pour la regarder. Elle cligna stupidement des yeux, ne sortant de sa stupeur que lorsque l'animal commença à lui taper joyeusement contre le mollet.
Un sourire étira alors les lèvres de la rousse, et elle se baissa pour grattouiller le Boursouflet. Elle avait l'habitude de Pinky, le compagnon de Zoey, et visiblement celui-ci était tout aussi fan des câlins que le petit violet de son amie.
Elle se doutait qu'il ne risquait pas de lui répondre, mais l'idée que le nom soit l'opposé de celui de Pinky la faisait rire. Le petit animal se laissa rouler à côté du livre, lui offrant son ventre. La fillette comprit le message, et commença à l'y caresser avec amusement et tendresse. Son regard finit par se poser sur les pages qu'il avait piétinées sans aucun remord. Elle fronça les sourcils. Les symboles représentés sur la page à moitié pliée ne lui étaient pas inconnus. Et... ce n'était pas un loup qui était représenté ici? Elle récupéra le livre, qu'elle posa sur ses genoux, sans cesser de faire des câlins au Boursouflet. Son cœur se mit à battre légèrement plus vite. Ses yeux parcoururent rapidement le contenu alors qu'elle dépliait la page de sa main libre. Et elle se figea, son sourire gelé alors qu'elle détaillait les évènements représentés sur le manuel. Ragnarök... et, évidemment, Fenrir brisant ses chaînes.
La deuxième année se redressa lentement, et releva enfin la tête. Un garçon, à priori bien plus âgé, la fixait, à quatre pattes sur le sol du hall. Elle ne put s'empêcher de cligner des yeux. Décidément, ce mercredi était vraiment bizarre.
Probablement, non? Pourquoi s'approcherait-il d'elle sinon? Est-ce qu'il s'était fait mal, pour se déplacer comme ça? Ou il avait perdu quelque chose?
Elle avait pris son temps ce midi, restant après la fin du repas pour partager une biscotte avec Atlas. Après tout, elle n'avait rien à faire durant l'après-midi à venir, comme tous les mercredis de l'année d'ailleurs. Et le petit rat détestait particulièrement l'agitation de la Grande Salle, alors il avait fallu attendre que la majorité des élèves s'en aillent pour qu'il pointe le bout de son nez. Tout en grignotant -une bouchée pour Atlas, une bouchée pour Astrid-, la Serdaigle réfléchissait à ce qu'elle pourrait bien faire de sa journée. Profiter du lac, peut-être? Classique, mais efficace, avec les beaux jours. Ou aller lire un peu dans son dortoir?
Elle s'étira, et épousseta les miettes sur sa robe, pendant qu'Atlas revenait se loger dans sa poche. Elle pouvait lire au bord du lac. Ça, c'était pas mal ! En sautillant à moitié, l'Irlandaise quitta la grande salle. Destination: le sommet de la Tour Ouest, et son fichu heurtoir.
En arrivant près du hall d'entrée, elle entendit vaguement quelqu'un qui semblait hausser la voix. Sûrement des élèves qui se disputaient pour une raison ou une autre. Ou qui s'étaient laissés emportés dans une conversation passionnante, ça lui arrivait aussi, parfois. Elle n'y prêta pas spécialement attention, et se dirigea vers les escaliers.
Mais elle s'arrêta net, en voyant une boule de poils rose lui foncer dessus, un livre entre les dents. Elle n'eut pas le temps de réagir qu'elle se heurtait à ses jambes. Les yeux écarquillés par la surprise, Astrid avait suivi le Boursouflet du regard sur les derniers pas les séparant, et ne l'avait pas quitté des yeux. Il peut vraiment porter un livre? fut la seule question qui lui vint à l'esprit pendant que la petite bête laissait tomber l'ouvrage sans aucune délicatesse pour la regarder. Elle cligna stupidement des yeux, ne sortant de sa stupeur que lorsque l'animal commença à lui taper joyeusement contre le mollet.
Un sourire étira alors les lèvres de la rousse, et elle se baissa pour grattouiller le Boursouflet. Elle avait l'habitude de Pinky, le compagnon de Zoey, et visiblement celui-ci était tout aussi fan des câlins que le petit violet de son amie.
- T'es mignon toi ! Tu t'appelles comment? Purply?
Elle se doutait qu'il ne risquait pas de lui répondre, mais l'idée que le nom soit l'opposé de celui de Pinky la faisait rire. Le petit animal se laissa rouler à côté du livre, lui offrant son ventre. La fillette comprit le message, et commença à l'y caresser avec amusement et tendresse. Son regard finit par se poser sur les pages qu'il avait piétinées sans aucun remord. Elle fronça les sourcils. Les symboles représentés sur la page à moitié pliée ne lui étaient pas inconnus. Et... ce n'était pas un loup qui était représenté ici? Elle récupéra le livre, qu'elle posa sur ses genoux, sans cesser de faire des câlins au Boursouflet. Son cœur se mit à battre légèrement plus vite. Ses yeux parcoururent rapidement le contenu alors qu'elle dépliait la page de sa main libre. Et elle se figea, son sourire gelé alors qu'elle détaillait les évènements représentés sur le manuel. Ragnarök... et, évidemment, Fenrir brisant ses chaînes.
La deuxième année se redressa lentement, et releva enfin la tête. Un garçon, à priori bien plus âgé, la fixait, à quatre pattes sur le sol du hall. Elle ne put s'empêcher de cligner des yeux. Décidément, ce mercredi était vraiment bizarre.
- Heu... Ça va? Une idée traversa son esprit, et elle tendit le livre dans sa direction. C'est le tiens?
Probablement, non? Pourquoi s'approcherait-il d'elle sinon? Est-ce qu'il s'était fait mal, pour se déplacer comme ça? Ou il avait perdu quelque chose?