À la croisée des mondes, les magies entremêlées
ft. @Lorelyne Jenkins
Note : le format est inspiré d’un RP de Nora Starks
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– Alors ? Votre première impression ?
Un clin d’œil bleu – petite fleur de chardon – glissé dans l’une des deux tresses plaquée contre son crâne, assis à l’une des nombreuses tables de l’auberge sorcière, Fabio adressa un sourire Lorelyne, les avant-bras posés sur la surface plane, légèrement incliné dans la direction de la sorcière.
Il pouvait se permettre d’observer le visage sa vis-à-vis plutôt que leur environnement : malgré sa destruction puis reconstruction, le Chaudron Baveur n’avait pas tellement changé, en réalité. Et même si l’égyptien le fréquentait à présent avant tout à la vitesse « seulement de passage », il connaissait bien les lieux pour y avoir passé d’innombrables heures durant son adolescence, à y rire à en faire trembler les verres, à commander au bar avec un sourire charmeur sous l’identité temporaire de papiers faussés (la joie d’avoir des amis plus âgés) ou à observer les sorcières et les sorciers qui y passaient, car le Chaudron Baveur était ce type d’endroit où tout le monde, venu de proche ou de loin, d’en haut ou d’en bas, se retrouvait et qui promettait des rencontres tantôt intrigantes, impressionnants, amusantes, intéressantes, légèrement effrayantes et parfois, parfois aussi charmantes. Comme aujourd’hui. Très charmante. Et amusante et intéressante et impressionnante. Et intrigante.
Et c’était pour tout cela que Fabio avait décidé de proposer le Chadron Baveur à la norvégienne. Même si les temps où il fréquentait réellement les lieux étaient révolus, l’auberge restait un incontournable de l’univers sorcier britannique. Un incontournable qu’il fallait connaître et expérimenter au moins une fois. Expérimenter dans sa version « full expérience all inclusive » – raison pour laquelle il lui avait donné rendez-vous devant le petit hôtel au milieu de Londres, sans poudre de cheminette et sans transplanage.
Cela lui faisait vraiment plaisir de revoir la magicienne qu’il avait rencontré à la soirée d’Halloween de la Réserve. Charmante, intrigante et impressionnante, c’était les mots. Même sans son accoutrement de Viking.
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– Lorelyne !
À la vue de la sorcière, son visage s’illumina. Ils s’étaient donnés rendez-vous dans la zone ouest du site d’exposition des quadriennales, là où arrivaient les portoloins.
– Ça me fait plaisir de te revoir. Tu permets ?
Il tendit gracieusement une main dans sa direction puis attendit de voir si allait lui offrir sienne en retour. Délicatement, il la saisit et l’invita à effectuer un petit tour sur elle-même – d’expérience, il pouvait affirmer que les tourbillons lui allaient à merveille – puis déserra les doigts de manière à ce que seule sa paume ne repose librement sur la sienne. Vérifiant à nouveau son assentiment dans son regard, il l’éleva et très légèrement, effleura le dos de sa main de ses lèvres en l'esquisse d'un baisemain – geste qui était déjà suffisamment théâtral de par sa nature.*
De nouveau, il lui sourit.
Ils devaient former un surprenant duo, tous les deux. Lorelyne à la peau pâle, haute de taille avec sa longue chevelure blanche qui semblait accrocher tant la lumière que certainement également les regards – à moins que ce ne fut cette espèce d’aura à la fois mystérieuse et calme qui l’entourait et qui captivait ? Et à côté d’elle, Fabio, au teint naturellement hâlé encore plus caramélisé par l’été, chargé de bijoux, les yeux outrageusement sur- et soulignés de khôl de façon à faire ressortir le bleu de ses prunelles, dans un pantalon noir si ample qu’il ressemblait à une jupe et dont la couleur était assortie à celle de sa blouse transparente aux broderies florales à l’origine certainement pas britannique. Ou peut-être que précisément, entre tous ce monde – littéralement monde – en provenance des quatre coins du globe qui se retrouvait à l'occasion des quadriennales de la magie, ils allaient passer relativement inaperçus, qui sait.
Peut-être bien qu’ils échangèrent encore quelques mots ici, mais finalement avant de risquer de se faire chasser par les employés régulant les portoloins qui voulaient certainement libérer l’espace pour les prochaines arrivées, Fabio se tourna en direction des pavillons les plus proches.
– On y va ? Il y a quelque chose que tu aimerais visiter en particulier ?
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* Action en accord avec Lorelyne
Fab’ulous
#583400
À la croisée des mondes, les magies entremêlées
19 mai 2049
Lorelyne poussa doucement la porte du Chaudron Baveur, et une fois dans l'entrebâillement, marqua un temps d'arrêt. Une vapeur chaude, imprégnée d'odeurs de bières et de ragoût, l'enveloppa. La jeune femme balaya les lieux du regard, elle n'avait jamais mis les pieds ici, et pourtant, l'endroit lui semblait familier. Elle n'étais jamais venue, mais c'était comme-ci elle en avait déjà rêvé, ce qui était fortement probable pour une devin.
Ses yeux finirent par rencontrer ceux de Fabio, et elle sentit un léger frisson lui parcourir la nuque. Il était assis à l'une des tables, l'air décontracté, avec son chardon dans les cheveux. Leurs regards s'accrochèrent un instant avant qu'elle ne s'avance vers lui, d'un pas fluide, presque félin. Les avant-bras posés sur la table, Fabio inclina légèrement la tête, attendant son verdict.
« Intriguant. lui répondit-elle. Il y a une énergie ici, une énergie bien plus vivante que celle qui habite les rues de Pré-au-Lard. Je ne sais pas encore si j'aime ça, nous verrons. »
05 août 2049
Avant même qu'il ne l'interpela, Lorelyne avait aperçu Fabio. Sa silhouette était aisément reconnaissable dans la foule, son style unique attirait inévitablement l’attention. À cet appel, elle se sentit tiraillée entre le plaisir de le revoir et l’oppression sourde de cette ville qu'elle avait toujours détestée. Godric's Hollow. Mais pour Fabio, elle avait fait exception. Il pouvait aisément réussir à rendre Azkaban plus agréable, et alors que tout ici semblait la repousser, lui, l’attirait.
La jeune femme s'avança vers lui, un peu raide au départ, mais se détendit au fur et à mesure de ses pas. Sa main s’éleva instinctivement vers celle de Fabio lorsqu'il la lui offrit, et elle se laissa emporter par le tour gracieux qu'il lui fit exécuter.
« Toujours aussi théâtral ! murmura-t-elle sans amertume, bien au contraire. Ça me fait plaisir de te revoir. » Déjà 3 mois depuis leur dernière rencontre, et les échanges épistolaires ne semblaient plus suffisants.
Elle aurait pu dire tant de choses. Sur l’agitation du lieu, sur l’effort qu’elle avait fait pour venir ici, sur les souvenirs pesants qui l’accablaient chaque fois qu’elle foulait ces terres. Mais non, Fabio parvenait toujours à éclipser le reste. Lorsqu’il se tourna vers les pavillons proches, la professeur prit une seconde pour observer les alentours... Les Quadriennales étaient réputées pour leur diversité, pour les merveilles qu’on y exposait, mais pour l’heure, Lorelyne ne savait pas vraiment où poser son regard.
« On peut commencer par là-bas, dit-elle en désignant un pavillon où une foule plus restreinte s'était formée, celui des Amériques. J’ai entendu parler d’une collection d’ornements venant de l'Indiana. »
Lorsqu’elle arriva devant le stand, elle s'arrêta un instant, scrutant les deux propriétaires avec une curiosité contenue. Elle laissa son regard glisser sur les créations, admirant la rigueur du travail accompli. La praticité des modèles la séduisait : Lorelyne aimait que l'aspect pratique et esthétique puissent coexister, et ces ornements semblaient correspondre à cette vision. Un léger mouvement des sourcils, imperceptible pour la plupart, trahissait son intérêt.
« Celui-ci irait parfaitement avec ta baguette. Élégant, et éclatant. »
Freya, viking badass et WikiPFR officiel.
Compte adulte d'Alaska Cross
À la croisée des mondes, les magies entremêlées
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– Intrigant ? répéta Fabio tandis qu'un léger sourire dévoila ses dents.
Oui, probablement que l'ambiance du Chaudron Baveur pouvait se résumer à cela aux yeux de quelqu'un qui y mettait les pieds pour la toute première fois.
– C'est un endroit spécial, je trouve. Un de ceux qui a probablement vu passer au moins une fois chaque sorcier du Royaume-Uni. Vous en avez des comme ça aussi, en Norvège ?
Le Chaudron Baveur était une auberge certes, mais bien plus encore. Par exemple, le premier point de passage dans le monde magique pour bon nombre de sorciers et sorcières d'origine moldue : on posait la main sur la poignée d'une porte à l'apparence on-ne pouvait plus banale à Londres et celle-ci s'ouvrait sur le plus fabuleux des univers. Un lieu tout à fait unique, finalement.
Fabio se pencha vers une table voisine pour pêcher une carte qui y traînait, puis la tendit à Lorelyne pour qu’elle puisse étudier la liste des boissons, des en-cas plus petits ou plus grands que le Chaudron Baveur avait à proposer.
– Si vous voulez mon avis, la nourriture britannique est parfois quelque peu douteuse, mais peut-être que vous trouverez quelque chose. Les boissons en revanche, je peux recommander !
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L’humeur et le pas légers, Fabio suivit Lorelyne jusqu’au pavillon des Amériques. Il avait toujours eu l'œil pour le détail, ce qui expliquait son goût affirmé pour les accessoires de tout type. Sa baguette, en revanche, était jusqu'à présent restée intouchée depuis ses onze ans – probablement parce que le catalyseur qui avait choisi un sorcier comme Fabio était naturellement pourvue d'une certaine élégance. Pourtant, cela ne limitait pas l'intérêt que portait l'égyptien aux produits proposés par les deux américains. Les créations d'Eddy Marshall étaient particulièrement subtiles et ce fut naturellement vers elles que le regard de Fabio se porta en premier. C'était le genre de fioritures qu'il appréciait sur la rambarde d'un escalier ou sculptée dans le dois d'un cadre – ou mieux encore : n'importe quel autre endroit improbable.
Fabio tenta un instant d'imaginer sa baguette avec l'une de ces modèles délicatement sculptés mais en réalité... non, cela ne correspondait pas. L'élégance plus sportive des gardes de la sœur Marshall lui plaisait finalement mieux, pour une baguette. Ou pas forcément pour toutes les baguettes, mais pour la sienne en tout cas. Il avisa celle que lui présenta Lorelyne, la prit entre les doigts avec précaution. Il pencha la tête, comme pour l'examiner sous tous les angles et sculptures, et au bout d'une bonne dizaine de secondes, vint à la conclusion suivante :
– Éclatant, élégant... je valide, elle me plaît bien. Tu commences à bien me connaître, ajouta-t-il tout en relevant finalement le regard en direction de la norvégienne, esquissant un léger sourire.
Il reporta son attention sur la table d'exposition, parcourant les modèles du regard jusqu'à ce qu'il ne s'arrête sur un exemplaire semblant correspondre à ce qu'il cherchait :
– Moi je te propose celui-là, avec le violet qui rappelle celui de ton améthyste. Tu penses qu'il serait possible de les graver de runes ? Ou d'hiéroglyphes ?
Avant même de suivre son premier cours de Runes à Poudlard, Fabio s'y était intéressé. Mais lors de son séjour en Égypte, il s'était également découvert un vif intérêt pour les symboles égyptiens et les propriétés magiques qu'ils pouvaient déployer dans certaines circonstances.
Fab’ulous
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Une lueur d'amusement dans les yeux, elle observa Fabio qui manipulait l'objet comme une pièce d’orfèvrerie rare. Ce n’était pas la première fois que Lorelyne le voyait accorder une telle importance aux détails, et il y avait dans son enthousiasme quelque chose de particulièrement charmant. Elle croisa les bras, la tête légèrement inclinée sur le côté, tandis qu’il lui proposait ce modèle aux teintes violettes assorti à l’améthyste qu’elle portait au bout de la baguette.
La texture fine et les reflets subtils de la couleur semblaient presque absorber la lumière. Elle releva les yeux vers Fabio, puis un sourire discret mais sincère étira ses lèvres. Il avait cet air si confiant et si naturel, que Lorelyne admirait sans jamais réellement se l’avouer. Malgré leur complicité, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir parfois cette distance intérieure, une sorte de retenue. La jeune femme inspira doucement, choisissant ses mots avec soin avant de parler, comme si le simple fait de s’adresser à lui demandait une certaine audace.
« Vous avez l’œil également. commença-t-elle, en glissant vers le vouvoiement sans vraiment le décider. Je dois admettre que ça pourrait me plaire... Si bien sûr, les gravures sont possibles. » dit-elle en s'adressant directement au vendeur.
Lorelyne voulait passer ne commande pour des gravures. Des gravures qui ne seraient pas de simples ornements, mais avec une réelle signification. Runes ou hiéroglyphes ?
« Pourquoi pas les deux. C'est un beau mélange n'est-ce pas ? » Elle jouait avec les mots comme avec les émotions qu’elle peinait à nommer, et chaque phrase semblait mesurée et chargée d’un sens qu’elle seule pouvait pleinement comprendre.
« Avec quel hiéroglyphe la rune Algiz pourrait bien s'associer ? » lui demanda-t-elle.
La texture fine et les reflets subtils de la couleur semblaient presque absorber la lumière. Elle releva les yeux vers Fabio, puis un sourire discret mais sincère étira ses lèvres. Il avait cet air si confiant et si naturel, que Lorelyne admirait sans jamais réellement se l’avouer. Malgré leur complicité, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir parfois cette distance intérieure, une sorte de retenue. La jeune femme inspira doucement, choisissant ses mots avec soin avant de parler, comme si le simple fait de s’adresser à lui demandait une certaine audace.
« Vous avez l’œil également. commença-t-elle, en glissant vers le vouvoiement sans vraiment le décider. Je dois admettre que ça pourrait me plaire... Si bien sûr, les gravures sont possibles. » dit-elle en s'adressant directement au vendeur.
Lorelyne voulait passer ne commande pour des gravures. Des gravures qui ne seraient pas de simples ornements, mais avec une réelle signification. Runes ou hiéroglyphes ?
« Pourquoi pas les deux. C'est un beau mélange n'est-ce pas ? » Elle jouait avec les mots comme avec les émotions qu’elle peinait à nommer, et chaque phrase semblait mesurée et chargée d’un sens qu’elle seule pouvait pleinement comprendre.
« Avec quel hiéroglyphe la rune Algiz pourrait bien s'associer ? » lui demanda-t-elle.
Freya, viking badass et WikiPFR officiel.
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À la croisée des mondes, les magies entremêlées
Fabio était ravi d’avoir fait un choix qui était un bon choix. Il sourit à la Norvégienne tout en penchant légèrement la tête pour réfléchir à la question des runes et des hiéroglyphes. À vrai dire, il n’y avait jamais réfléchi auparavant. Il connaissait les unes et les autres, mais il n’avait encore jamais pensé à leur combinaison. Était-ce seulement possible ? Fabio avait un certain goût et pour les réflexions de ce type. Non seulement aimait-il y réfléchir, mais après la phase de réflexion, lorsque celle-ci aboutissait à un résultat satisfaisant, il aimait passer à une phase d’expérimentation pratique pour voir si les théories er hypothèse se confirmaient – ou non. Un penchant peut-être pas très étonnant pour l’ancien Serdaigle qu’il était. Quittant des yeux le manche à baguette qu’il tenait entre les mains, Fabio lança un regard à Lorelyne.
– Tu penses que la magie des runes et celle des hiéroglyphes se laisse associer sans danger ?
Se pouvait-il que les magies similaires mais différentes à la fois puissent opposer une résistance à la combinaison ? Bien que l’expérience le tentait, Fabio n’était pas certain qu’un support aussi proche du catalyseur ne soit judicieux pour une première tentative. Cela dit, il était possible que les connaissances de Lorelyne en la matière ne dépassent les sienne, alors il était curieux d’avoir son avis.
Et puis il y avait une partie de la question de la magicienne qu’il n’avait pas encore répondue. Outre toute préoccupation de mise en œuvre pratique, l’idée en tant que telle lui plaisait, et il en voyait déjà une certaine forme qu’il entreprit d’exposer :
– Peut-être le scarabée. Ce n’est pas un hiéroglyphe à proprement parler, mais un symbole de transformation, de régénération et de cycles. Je pense notamment à des sorts de métamorphose, de soin… Et puis c’est un porte-bonheur, ajouta-t-il en souriant.
– Tu penses que la magie des runes et celle des hiéroglyphes se laisse associer sans danger ?
Se pouvait-il que les magies similaires mais différentes à la fois puissent opposer une résistance à la combinaison ? Bien que l’expérience le tentait, Fabio n’était pas certain qu’un support aussi proche du catalyseur ne soit judicieux pour une première tentative. Cela dit, il était possible que les connaissances de Lorelyne en la matière ne dépassent les sienne, alors il était curieux d’avoir son avis.
Et puis il y avait une partie de la question de la magicienne qu’il n’avait pas encore répondue. Outre toute préoccupation de mise en œuvre pratique, l’idée en tant que telle lui plaisait, et il en voyait déjà une certaine forme qu’il entreprit d’exposer :
– Peut-être le scarabée. Ce n’est pas un hiéroglyphe à proprement parler, mais un symbole de transformation, de régénération et de cycles. Je pense notamment à des sorts de métamorphose, de soin… Et puis c’est un porte-bonheur, ajouta-t-il en souriant.
Fab’ulous
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À la croisée des mondes, les magies entremêlées
L’idée de mêler deux systèmes magiques qui étaient aussi anciens et puissants n’était pas anodine, mais c’était précisément cette audace qui rendait le projet si séduisant. Lorelyne leva doucement les yeux vers lui, un léger sourire jouant sur ses lèvres.
« Même lorsqu’elle la magie vient de sources différentes, elle repose toujours sur une intention. Alors si nous trouvons un équilibre entre les symboles, ils peuvent coexister harmonieusement et sans danger. » sa voix était posée, empreinte de la confiance que lui offrait son expérience en art runique.
Le front légèrement plissé, elle laissa ses pensées se former dans son esprit, il n’y avait rien à craindre tant qu'il y avait un lien et une comptabilité.
« Le scarabée oui... murmura-t-elle en hochant la tête, c’est une excellente idée. »
L'artisan qui s'était tenu légèrement en retrait pour leur laisser le temps de réfléchir s'avança vers eux suite aux mots prononcés. La jeune femme lui fit part de leur commande, du modèle choisi et des modifications à apporter : la rune et le scarabée. L'homme nota tous les détails dans son carnet, et informa les deux clients que les ornements seraient prêts avant la fin de la journée. Cela aller leur laisser le temps de découvrir un peu plus les autres stands.
« On va en profiter pour explorer un peu plus les allées, merci. dit-elle au commerçant avant de se retourner vers Fabio. Une envie particulière ? »
Lorelyne fit un pas vers l'allée centrale et ralentit à la vue d'un stand décoré sobrement : des brochures explicatives flottaient au-dessus de la table, elles étaient maintenue en lévitation par un simple sortilège. Contrairement à d'autres pavillons qui débordaient de produits en vente avec toute sorte de promotion tape-à-l'oeil, celui-ci semblait plus tourné vers la recherche de collaborations. Des panneaux explicatifs affichaient des mots tels que partenariats, innovation magique, et investissements.
« Intéressant... » murmura-t-elle doucement en pointant du menton les affiches.
Certains stands cherchaient des producteurs pour développer de nouvelles potions, d'autres étaient à la recherche de fonds pour perfectionner des objets enchantés. Parmi tous les chalets, elle montrait un certain intérêt à ceux portant les numéros 17, 23, et 29.
« Regarde ça ! s'étonna-t-elle devant les mécaniques magiques d'un jeune homme. Il cherchait des partenaires commerciaux, voir un mécène. Je crois que j’aimerais beaucoup m’impliquer dans ce genre d’initiative. »
Ce n'était pas la première fois que Lorelyne se proposait en tant que soutien financier, puisqu'elle était une généreuse donatrice de la Réserve des Hébrides. Ces nombreux dons lui avaient permis d'être la marraine d'un dragoneau, qu'elle a baptisé Vaghar. Mais faire des donations et investir était bien différent, alors elle posa un regard sérieux sur Fabio sachant qu'il aurait des conseils à lui offrir en tant que gérant d'une salle de spectacle.
« Qu'est-ce que tu en penses ? Toi tu connais les rouages et les attentes du commerce, et tu sais comment transformer une idée en réussite.
Ce jeune homme manque de structure et de soutien. J'aimerais m'impliquer dans son projet, mais je veux être sûre de l’aider de la meilleure manière possible. »
« Même lorsqu’elle la magie vient de sources différentes, elle repose toujours sur une intention. Alors si nous trouvons un équilibre entre les symboles, ils peuvent coexister harmonieusement et sans danger. » sa voix était posée, empreinte de la confiance que lui offrait son expérience en art runique.
Le front légèrement plissé, elle laissa ses pensées se former dans son esprit, il n’y avait rien à craindre tant qu'il y avait un lien et une comptabilité.
« Le scarabée oui... murmura-t-elle en hochant la tête, c’est une excellente idée. »
L'artisan qui s'était tenu légèrement en retrait pour leur laisser le temps de réfléchir s'avança vers eux suite aux mots prononcés. La jeune femme lui fit part de leur commande, du modèle choisi et des modifications à apporter : la rune et le scarabée. L'homme nota tous les détails dans son carnet, et informa les deux clients que les ornements seraient prêts avant la fin de la journée. Cela aller leur laisser le temps de découvrir un peu plus les autres stands.
« On va en profiter pour explorer un peu plus les allées, merci. dit-elle au commerçant avant de se retourner vers Fabio. Une envie particulière ? »
Lorelyne fit un pas vers l'allée centrale et ralentit à la vue d'un stand décoré sobrement : des brochures explicatives flottaient au-dessus de la table, elles étaient maintenue en lévitation par un simple sortilège. Contrairement à d'autres pavillons qui débordaient de produits en vente avec toute sorte de promotion tape-à-l'oeil, celui-ci semblait plus tourné vers la recherche de collaborations. Des panneaux explicatifs affichaient des mots tels que partenariats, innovation magique, et investissements.
« Intéressant... » murmura-t-elle doucement en pointant du menton les affiches.
Certains stands cherchaient des producteurs pour développer de nouvelles potions, d'autres étaient à la recherche de fonds pour perfectionner des objets enchantés. Parmi tous les chalets, elle montrait un certain intérêt à ceux portant les numéros 17, 23, et 29.
« Regarde ça ! s'étonna-t-elle devant les mécaniques magiques d'un jeune homme. Il cherchait des partenaires commerciaux, voir un mécène. Je crois que j’aimerais beaucoup m’impliquer dans ce genre d’initiative. »
Ce n'était pas la première fois que Lorelyne se proposait en tant que soutien financier, puisqu'elle était une généreuse donatrice de la Réserve des Hébrides. Ces nombreux dons lui avaient permis d'être la marraine d'un dragoneau, qu'elle a baptisé Vaghar. Mais faire des donations et investir était bien différent, alors elle posa un regard sérieux sur Fabio sachant qu'il aurait des conseils à lui offrir en tant que gérant d'une salle de spectacle.
« Qu'est-ce que tu en penses ? Toi tu connais les rouages et les attentes du commerce, et tu sais comment transformer une idée en réussite.
Ce jeune homme manque de structure et de soutien. J'aimerais m'impliquer dans son projet, mais je veux être sûre de l’aider de la meilleure manière possible. »
Freya, viking badass et WikiPFR officiel.
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À la croisée des mondes, les magies entremêlées
Voilà qu'ils avaient passé commande pour un manche à baguette gravé. Quelque part, Fabio n'était pas certain que confier des runes et des hiéroglyphes à deux sorciers américains soit forcément une bonne idée, mais il se rassura en se rappelant leur qualité d'artisans exposant aux Quadriennales – ils devaient un minimum savoir ce qu'ils faisaient. Et puis surtout, Lorelyne n'avait pas l'air de s'en préoccuper. Et entre eux deux c'était quand même la Norvégienne qui restait l'experte, alors il pouvait raisonnablement se montrer serein.
– Je suis impatient de découvrir le résultat, confia-t-il à la sorcière avant d'acquiescer à sa proposition d'aller visiter d'autres allées. Explorer d'autres stands et découvrir d'autres inventions – voilà qui sonnait comme un programme intéressant. Et surtout, en une si charmante compagnie. Car la compagnie de Lorelyne Jenkins était une compagnie de nature à enchaîner les surprises et découvertes. Une compagnie agréable et constamment stimulante. Et puis – et cela également, Fabio savait l’estimer – Lorelyne était aussi majestueuse, avec ses longs cheveux blancs et son teint pâle, qu’elle était jolie. Il se tourna vers elle sans autre raison que pour lui glisser un sourire.
Sincèrement intéressé, Fabio était penché au-dessus du bateau de bois afin de mieux pouvoir en voir et admirer les détails, les rouages et ornements de ce bel objet lumineux et gravé de runes. Lorelyne et lui s’étaient arrêtés à un stand de modélisme et visiblement, il n’était pas le seul à trouver les créations du jeune homme intéressante. Ce qui était présenté comme un jouet, Fabio y voyait plutôt une petite œuvre d’art – quoique l’un n’empêchait probablement pas l’autre et les manches à baguettes étaient le parfait exemple d’une forme d’art qui s’alliait à une utilité concrète et matérielle. En tout cas, l’Egyptien pouvait parfaitement s’imaginer les voiles de cet imposant galion claquer dans son salon – pour être admiré. Pour que de malhabiles mains viennent jouer avec… s’il était honnête, moins.
Il se redressa lorsque Lorelyne l’interpella. Ainsi, il dégageait l’impression de connaître les rouages et attentes du commerce ? Se tournant vers la magicienne, il haussa un sourcil faussement scandalisé et ne manqua pas l’exclamation tout aussi scandalisée qui allait avec :
– Lorelyne ! Tu me trouves donc des airs de businessman ?
Ces horriblement ennuyants sorciers toujours bien comme il faut, tirés à quatre épingles avec des airs de parfaits portes-manteau dans leurs robes sobres et bien droites et toujours lisses ; des personnages si prévisibles puisque leur motivation se résumait à deux mots : chiffre d’affaires.
On admettra que cette indifférence avec laquelle Fabio appréhendait les questions d’argent n’était en réalité pas due à une particulière modestie. Elle s’expliquait plutôt – et se teintait dès lors d’une certaine insouciance – par le fait que sans pour autant compter parmi les sorciers les plus fortunés du pays, il avait suffisamment de moyens pour pouvoir mener sans grands efforts un style de vie aisé, tout en se permettant de temps en temps, quelques raisonnables petits caprices. Dans le cadre de sa gestion de la Salle de Spectacle, Fabio priorisait largement les aspects artistiques, aussi, la gestion d’un budget limité et une saison dont le bilan devait se finir dans le positif était un objectif accessoire légèrement pénible plutôt que de prendre la forme de son ambition ou d’être source d’une particulière motivation. Son propre bilan se mesurait à la richesse culturelle de ce que son établissement avait pu proposer au cours de l’année et il tirait une consolation légère du fait qu’un programme réussi attirait les foules et que qui disait bonne fréquentation, signifiait souvent par la même occasion que Sandra pouvait lui apporter des caisses remplies en fin de soirée.
Finalement – et avec un air malicieux – l’Egyptien ajouta tout en se penchant légèrement en direction de la sorcière :
– J’allais te suggérer de chercher de quoi te faire pardonner, mais je dois avouer que la deuxième partie rattrape déjà largement la première. Celle des idées et des réussites je veux dire.
Il lui glissa un nouveau sourire afin d’être certain que ce qu’il venait d’affirmer allait bien être compris comme une petite blague et non pas un sérieux reproche. En revanche, Fabio était bien sérieux lorsqu’il affirma :
– La tienne d’idée me plaît, en tout cas. Ce que ce jeune homme propose est effectivement très beau…
Le directeur de la salle de spectacle reporta le regard sur l’artisanat du sorcier, réfléchit un instant avant de se tourner à nouveau vers Lorelyne :
– Peut-être qu’elle ferait lever les yeux au ciel aux gobelins, mais je peux te présenter la stratégie Dermott. (Fabio ne portait effectivement pas les gobelins dans son cœur, ils avaient la désagréable habitude de toujours tout prendre trop au sérieux – surtout quand quelque chose avait rapport à l’argent, ce qui était finalement quand même souvent le cas, tout particulièrement dans les situations dans lesquelles on risquait d’avoir affaire à l’une de ces créatures.) Il manque de structure, oui, mais parfois, trop structurer, c’est tuer l’élan. Nombreuses sont les personnes qui savent vendre des idées, celles qui savent encore en avoir, en revanche… Il faut trouver un équilibre. Notre point devrait être – Fabio ne réalisa pas qu’il avait basculé sur le nous – d’en apprendre plus sur sa propre vision. Sur la nature de ses objectifs, de ses attentes et ambitions.
Il y avait toujours ce risque avec les étincelles créatives – du moins c’etait ainsi que Fabio le percevait. Il fallait leur laisser de l’espace, faute de quoi elles risquaient de finir étouffées – possiblement (et ironiquement) même par la bonne volonté. Pour connaître la meilleure façon d’alimenter ces étincelles, il fallait d’abord les écouter crépiter, regarder vers où elles évoluaient naturellement. Si le jeune homme pouvait leur apporter quelques éléments de réponse, alors ils pourraient s’attaquer à la seconde partie, celle qui s’intéressait à la meilleure façon de le soutenir et de l’aider.
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– Je suis impatient de découvrir le résultat, confia-t-il à la sorcière avant d'acquiescer à sa proposition d'aller visiter d'autres allées. Explorer d'autres stands et découvrir d'autres inventions – voilà qui sonnait comme un programme intéressant. Et surtout, en une si charmante compagnie. Car la compagnie de Lorelyne Jenkins était une compagnie de nature à enchaîner les surprises et découvertes. Une compagnie agréable et constamment stimulante. Et puis – et cela également, Fabio savait l’estimer – Lorelyne était aussi majestueuse, avec ses longs cheveux blancs et son teint pâle, qu’elle était jolie. Il se tourna vers elle sans autre raison que pour lui glisser un sourire.
Sincèrement intéressé, Fabio était penché au-dessus du bateau de bois afin de mieux pouvoir en voir et admirer les détails, les rouages et ornements de ce bel objet lumineux et gravé de runes. Lorelyne et lui s’étaient arrêtés à un stand de modélisme et visiblement, il n’était pas le seul à trouver les créations du jeune homme intéressante. Ce qui était présenté comme un jouet, Fabio y voyait plutôt une petite œuvre d’art – quoique l’un n’empêchait probablement pas l’autre et les manches à baguettes étaient le parfait exemple d’une forme d’art qui s’alliait à une utilité concrète et matérielle. En tout cas, l’Egyptien pouvait parfaitement s’imaginer les voiles de cet imposant galion claquer dans son salon – pour être admiré. Pour que de malhabiles mains viennent jouer avec… s’il était honnête, moins.
Il se redressa lorsque Lorelyne l’interpella. Ainsi, il dégageait l’impression de connaître les rouages et attentes du commerce ? Se tournant vers la magicienne, il haussa un sourcil faussement scandalisé et ne manqua pas l’exclamation tout aussi scandalisée qui allait avec :
– Lorelyne ! Tu me trouves donc des airs de businessman ?
Ces horriblement ennuyants sorciers toujours bien comme il faut, tirés à quatre épingles avec des airs de parfaits portes-manteau dans leurs robes sobres et bien droites et toujours lisses ; des personnages si prévisibles puisque leur motivation se résumait à deux mots : chiffre d’affaires.
On admettra que cette indifférence avec laquelle Fabio appréhendait les questions d’argent n’était en réalité pas due à une particulière modestie. Elle s’expliquait plutôt – et se teintait dès lors d’une certaine insouciance – par le fait que sans pour autant compter parmi les sorciers les plus fortunés du pays, il avait suffisamment de moyens pour pouvoir mener sans grands efforts un style de vie aisé, tout en se permettant de temps en temps, quelques raisonnables petits caprices. Dans le cadre de sa gestion de la Salle de Spectacle, Fabio priorisait largement les aspects artistiques, aussi, la gestion d’un budget limité et une saison dont le bilan devait se finir dans le positif était un objectif accessoire légèrement pénible plutôt que de prendre la forme de son ambition ou d’être source d’une particulière motivation. Son propre bilan se mesurait à la richesse culturelle de ce que son établissement avait pu proposer au cours de l’année et il tirait une consolation légère du fait qu’un programme réussi attirait les foules et que qui disait bonne fréquentation, signifiait souvent par la même occasion que Sandra pouvait lui apporter des caisses remplies en fin de soirée.
Finalement – et avec un air malicieux – l’Egyptien ajouta tout en se penchant légèrement en direction de la sorcière :
– J’allais te suggérer de chercher de quoi te faire pardonner, mais je dois avouer que la deuxième partie rattrape déjà largement la première. Celle des idées et des réussites je veux dire.
Il lui glissa un nouveau sourire afin d’être certain que ce qu’il venait d’affirmer allait bien être compris comme une petite blague et non pas un sérieux reproche. En revanche, Fabio était bien sérieux lorsqu’il affirma :
– La tienne d’idée me plaît, en tout cas. Ce que ce jeune homme propose est effectivement très beau…
Le directeur de la salle de spectacle reporta le regard sur l’artisanat du sorcier, réfléchit un instant avant de se tourner à nouveau vers Lorelyne :
– Peut-être qu’elle ferait lever les yeux au ciel aux gobelins, mais je peux te présenter la stratégie Dermott. (Fabio ne portait effectivement pas les gobelins dans son cœur, ils avaient la désagréable habitude de toujours tout prendre trop au sérieux – surtout quand quelque chose avait rapport à l’argent, ce qui était finalement quand même souvent le cas, tout particulièrement dans les situations dans lesquelles on risquait d’avoir affaire à l’une de ces créatures.) Il manque de structure, oui, mais parfois, trop structurer, c’est tuer l’élan. Nombreuses sont les personnes qui savent vendre des idées, celles qui savent encore en avoir, en revanche… Il faut trouver un équilibre. Notre point devrait être – Fabio ne réalisa pas qu’il avait basculé sur le nous – d’en apprendre plus sur sa propre vision. Sur la nature de ses objectifs, de ses attentes et ambitions.
Il y avait toujours ce risque avec les étincelles créatives – du moins c’etait ainsi que Fabio le percevait. Il fallait leur laisser de l’espace, faute de quoi elles risquaient de finir étouffées – possiblement (et ironiquement) même par la bonne volonté. Pour connaître la meilleure façon d’alimenter ces étincelles, il fallait d’abord les écouter crépiter, regarder vers où elles évoluaient naturellement. Si le jeune homme pouvait leur apporter quelques éléments de réponse, alors ils pourraient s’attaquer à la seconde partie, celle qui s’intéressait à la meilleure façon de le soutenir et de l’aider.
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Fab’ulous
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