Petite plume a trouvée compagnie
2 septembre 2049
Après-midi
Dans la volière
Avec @Enola Smith
La journée se passait sans aucun problème, aujourd'hui il n'y avait pas eu cours mais une super visite guidée du château à la place, elle fut cependant étonnée à la fin de ne pas avoir reçue un plan de l'école, elle savait d'avance qu'elle allait se perdre pas mal de fois. Ca lui permettrait sans doute de visiter davantage, peut-être qu'elle tomberait un jour sur un fabuleux trésor aux milles galions. Elle avait tout de même encore du mal à réaliser qu'elle était à Poudlard, sur le même chemin que ses parents à l'époque, sauf que, sur sa robe les couleurs n'étaient pas les mêmes. Aurora sa maman était une Serdaigle et son père un Gryffondor, Loëly portait fièrement et à merveille la couleur du soleil, le jaune de Poufsouffle, elle se sentait comme sur un nuage, flottant dans les couloirs de l'école à respirer fraîchement l'odeur des vieilles pierres qui comblaient les murs du château. C'était calme, on entendait seulement les pas de la jeune fille qui voulait regarder le monde d'en haut. Quoi de mieux que la volière pour ça? Elle en profiterai pour écrire à sa maman, comme elle le lui avait promit, pour lui raconter sa rentrée. Elle soupira un moment en rejoignant le dehors, l'air n'était pas assez froid pour transformer ses souffles en nuage de fumée, dommage, elle aimait ça. Heureusement qu'elle avait glissée des feuilles dans son sac ainsi que sa plume et de l'encre, ça aurait été compliqué sinon, personne n'a encore réussi à écrire parfaitement sur de la roche. Enfin, ce n'était pas impossible, mais elle en avait pas du tout l'envie. Elle voulait s'assoir, profiter de la vue, écouter le chant des oiseaux et réaliser la chance qu'elle avait, d'être ici, et d'exprimer à sa mère tout les sentiments nouveaux qu'elle ressentait. Sa mère était beaucoup à ses yeux et tenait plus d'un rôle surtout. C'était sa meilleure amie, son alliée dans ses parties d'échec contre son père, son admiratrice devant sa splendide collection de cailloux atypiques, sa conteuse d'histoires, c'était son tout et à cette pensée le manque creusa un trou dans son estomac, lui offrant l'effet d'un petit vide. Elles avaient longuement discutées de cette première année, Loëly savait donc déjà qu'elles ne passeraient pas les fêtes de noël ensemble, elle avait eu beaucoup de mal à comprendre et à le digérer. Mais c'était une grande fille, il était temps pour elle de grandir. Du haut de ses 11 ans elle était déterminée à réussir, dans ses devoirs, dans ses cours, dans sa seconde famille, et aussi pour se faire des amis, mais c'était un autre sujet. La sorcière n'avait que très peu d'amis, voir pas du tout, elle n'avait que des connaissances sans véritable lien, ça ne la touchait pas tellement avant mais désormais, elle voulait partager son monde, son aventure, en discuter. Elle laissa un soupir s'échapper, encore, en atteignant les marches qui menaient à la volière. Les battements d'ailes de chouettes, de hiboux, se battaient contre le silence qui régnait dans la tour. Elle aimait ce bruit, c'était apaisant, rassurant, elle n'était pas seule, Loëly était accompagnée, même par les plumes qui cachaient presque l'intégralité de ses chaussures. Elle fouilla grossièrement dans son sac à dos pour en sortir une feuille, sa plume et de l'encre puis s'installa en indien sur un gros cailloux qui était planté près des perchoirs. Elle gonfla ses poumons d'air frais, ses yeux vers les plumes au sol, l'une d'elle attira un peu plus son regard, une plume brune et noire, elle l'attrapa avec attention pour ne pas l'abîmer puis la tourna lentement entre ses doigts pour en contempler les couleurs.
Après-midi
Dans la volière
Avec @Enola Smith
La journée se passait sans aucun problème, aujourd'hui il n'y avait pas eu cours mais une super visite guidée du château à la place, elle fut cependant étonnée à la fin de ne pas avoir reçue un plan de l'école, elle savait d'avance qu'elle allait se perdre pas mal de fois. Ca lui permettrait sans doute de visiter davantage, peut-être qu'elle tomberait un jour sur un fabuleux trésor aux milles galions. Elle avait tout de même encore du mal à réaliser qu'elle était à Poudlard, sur le même chemin que ses parents à l'époque, sauf que, sur sa robe les couleurs n'étaient pas les mêmes. Aurora sa maman était une Serdaigle et son père un Gryffondor, Loëly portait fièrement et à merveille la couleur du soleil, le jaune de Poufsouffle, elle se sentait comme sur un nuage, flottant dans les couloirs de l'école à respirer fraîchement l'odeur des vieilles pierres qui comblaient les murs du château. C'était calme, on entendait seulement les pas de la jeune fille qui voulait regarder le monde d'en haut. Quoi de mieux que la volière pour ça? Elle en profiterai pour écrire à sa maman, comme elle le lui avait promit, pour lui raconter sa rentrée. Elle soupira un moment en rejoignant le dehors, l'air n'était pas assez froid pour transformer ses souffles en nuage de fumée, dommage, elle aimait ça. Heureusement qu'elle avait glissée des feuilles dans son sac ainsi que sa plume et de l'encre, ça aurait été compliqué sinon, personne n'a encore réussi à écrire parfaitement sur de la roche. Enfin, ce n'était pas impossible, mais elle en avait pas du tout l'envie. Elle voulait s'assoir, profiter de la vue, écouter le chant des oiseaux et réaliser la chance qu'elle avait, d'être ici, et d'exprimer à sa mère tout les sentiments nouveaux qu'elle ressentait. Sa mère était beaucoup à ses yeux et tenait plus d'un rôle surtout. C'était sa meilleure amie, son alliée dans ses parties d'échec contre son père, son admiratrice devant sa splendide collection de cailloux atypiques, sa conteuse d'histoires, c'était son tout et à cette pensée le manque creusa un trou dans son estomac, lui offrant l'effet d'un petit vide. Elles avaient longuement discutées de cette première année, Loëly savait donc déjà qu'elles ne passeraient pas les fêtes de noël ensemble, elle avait eu beaucoup de mal à comprendre et à le digérer. Mais c'était une grande fille, il était temps pour elle de grandir. Du haut de ses 11 ans elle était déterminée à réussir, dans ses devoirs, dans ses cours, dans sa seconde famille, et aussi pour se faire des amis, mais c'était un autre sujet. La sorcière n'avait que très peu d'amis, voir pas du tout, elle n'avait que des connaissances sans véritable lien, ça ne la touchait pas tellement avant mais désormais, elle voulait partager son monde, son aventure, en discuter. Elle laissa un soupir s'échapper, encore, en atteignant les marches qui menaient à la volière. Les battements d'ailes de chouettes, de hiboux, se battaient contre le silence qui régnait dans la tour. Elle aimait ce bruit, c'était apaisant, rassurant, elle n'était pas seule, Loëly était accompagnée, même par les plumes qui cachaient presque l'intégralité de ses chaussures. Elle fouilla grossièrement dans son sac à dos pour en sortir une feuille, sa plume et de l'encre puis s'installa en indien sur un gros cailloux qui était planté près des perchoirs. Elle gonfla ses poumons d'air frais, ses yeux vers les plumes au sol, l'une d'elle attira un peu plus son regard, une plume brune et noire, elle l'attrapa avec attention pour ne pas l'abîmer puis la tourna lentement entre ses doigts pour en contempler les couleurs.
Dernière modification par Loëly Ternit le 8 sept. 2024, 08:13, modifié 1 fois.
Petite plume a trouvée compagnie
JEUDI 2 SEPTEMBRE 2049
Deuxième année, 12 ans
Deuxième année, 12 ans
La fin de l'après-midi approchait et déjà, un mélange de rose et de jaune commençait à apparaître dans le ciel. L'automne était la saison préférée de la fillette principalement pour cette raison: elle adorait voir les couchers de soleil. Et quoi de mieux pour ça que de se mettre en hauteur ? Enola s'était donc dirigée vers la volière d'un pas joyeux, profitant de son premier jour rentrée au château.
La journée avait été mouvementée, malgré l'absence de cours. Des beuglantes avaient été envoyées à un certain nombre d'élèves, rappelant à certains des points particuliers du règlement. C'était l'oeuvre d'un élève plus âgé et de quelques autres sorciers, dont Maïda, une amie d'Enola. La Poufsouffle avait bien rigolé, amusée, et cet événement avait rythmé sa matinée. C'était une manière comme une autre d'appréhender la rentrée, mais la deuxième année en avait bien profité. Le fait qu'elle-même n'ait pas reçu de lettre y était pour beaucoup, même si elle ne l'aurait probablement pas avoué.
La jeune sorcière était donc toute contente au moment de monter les escaliers, gravissant les marches en vitesse. L'ascension lui parut bien plus courte que l'année précédente, signe que ses heures de sport pendant l'été avaient porté leur fruit. Sa mère s'étant décidé à la faire se dépenser, la brune était revenue au château bien plus musclée qu'elle ne l'avait quitté.
Arrivée en haut, la sang-mêlée se dirigea directement vers le rebord de la volière, ayant juste le temps d'apercevoir non loin d'elle une fille de première année. De la même maison qu'elle, Enola l'avait remarquée lors de la répartition, sans pour autant lui parler. Après tout, elle n'était pas vraiment connue pour sa sociabilité. Et puis, discuter ne l'intéressait pas particulièrement. La brune ne s'interrompit donc pas dans son chemin, s'arrêtant qu'une fois au bord du vide. Posant ses coudes sur la pierre froide, elle laissa reposer sa tête dessus tout en observant le paysage. Comme ça faisait du bien d'être de retour...
@Loëly Ternit j'espère que ça te plaît 
Petite plume a trouvée compagnie
La plume tournoyait entre ses doigts d'une lenteur qu'un petit escargot aurait bien pu rattraper ce rythme sans aucun problème. Son esprit et ses yeux louchaient sur les couleurs, elle dû cligner plusieurs fois des yeux pour les remettre en place et enfin remarquer qu'elle n'était plus seule dans la volière. Une jeune fille était tranquillement installée au bord, le visage niché dans ses mains, les yeux dans le portrait reposant qu'offrait l'endroit. Loëly fouilla dans son sac pour en sortir son petit carnet bleu, puis rangea avec soin la jolie plume pour la garder en guise de souvenir et de symbole. Elle se racla doucement la gorge pour ne pas trop briser le silence et surtout pour ne pas effrayer sa voisine.
- Bonjour.
Sa voix était douce, calme, la volière était l'endroit idéale pour de se détendre. Loëly tourna la tête pour observer la nouvelle venue, elle était petite, faisant presque la même taille qu'elle, de beaux cheveux bruns bouclés. Peut-être qu'elle était venue chercher un moment de repos solitaire, la rentrée pouvait se montrer surchargée, en émotions et en sentiments. Une valise remplie de vêtements était d'une lourdeur raisonnable, une valise remplie de ressentis était tout autre chose et pouvait se matérialiser de bien des façons. Pour Loëly c'était un bocal, le couvercle avait bien sauté à la rentrée, le stresse s'étant bien amusé dans son estomac. Ses yeux se posèrent sur l'horizon un moment avant de se figer sur les cheveux de sa voisine.
- Est-ce que tu as besoin d'être seule?
Loëly se réfugia dans ses pensées en attendant sa réponse, quelle chance d'avoir d'aussi beaux cheveux, les siens étaient constamment en conflit, une guerre s'était manifestée dès sa naissance et celle-ci était bien déterminée à continuer sa bataille pendant encore des années, le démêlant ne suffisait même pas, la brosse non plus, elle avait déclarait forfait. Un coup de main le matin c'était pas si mal pour commencer la journée.
- Bonjour.
Sa voix était douce, calme, la volière était l'endroit idéale pour de se détendre. Loëly tourna la tête pour observer la nouvelle venue, elle était petite, faisant presque la même taille qu'elle, de beaux cheveux bruns bouclés. Peut-être qu'elle était venue chercher un moment de repos solitaire, la rentrée pouvait se montrer surchargée, en émotions et en sentiments. Une valise remplie de vêtements était d'une lourdeur raisonnable, une valise remplie de ressentis était tout autre chose et pouvait se matérialiser de bien des façons. Pour Loëly c'était un bocal, le couvercle avait bien sauté à la rentrée, le stresse s'étant bien amusé dans son estomac. Ses yeux se posèrent sur l'horizon un moment avant de se figer sur les cheveux de sa voisine.
- Est-ce que tu as besoin d'être seule?
Loëly se réfugia dans ses pensées en attendant sa réponse, quelle chance d'avoir d'aussi beaux cheveux, les siens étaient constamment en conflit, une guerre s'était manifestée dès sa naissance et celle-ci était bien déterminée à continuer sa bataille pendant encore des années, le démêlant ne suffisait même pas, la brosse non plus, elle avait déclarait forfait. Un coup de main le matin c'était pas si mal pour commencer la journée.
Petite plume a trouvée compagnie
La brune était perdue dans ses pensées. Pendant quelques secondes, elle oublia où elle était, la présence de sa cadette à côté d'elle, les cours qui reprenaient le lendemain et tout le reste. Ça avait le pouvoir de lui faire ça, un jolie paysage et du silence. Chez elle, pendant l'été, la sorcière n'avait pas eu droit à ce genre de moment. Les rues de Londres étaient toujours bondées, si bien qu'elle n'était jamais seule là-bas, et les parents de sa mère ne l'avait pas laissée seule une seule seconde lorsqu'elle était allée chez lui. Même la voix de son frère s'était révélée insupportable, maintenant que celui-ci ne lui parlait plus que pour être désagréable. Enola lui en voulait terriblement. Plus qu'elle ne voulait l'avouer.
Au bout de quelques secondes de silence, durant lesquelles les pensées d'Enola s'aventuraient sur un terrain glissant, une voix s'éleva, résonnant contre les murs de pierre de la volière. C'était la fille. La première année qu'elle avait aperçue en passant.
- Salut, répondit-elle en se retournant pour la regarder, adossée contre le mur.
D'un rapide coup d'œil, la jeune anglaise évalua sa camarade. Celle-ci avait des cheveux bruns en pagaille, qui semblaient ne pas avoir été coiffés ce jour-là, et était de taille moyenne. Enola n'aurait su dire si elle la dépassait ou non, peu surprise que les premières années soient parfois plus grands qu'elle. Ce n'était pas vraiment son atout premier, sa taille. Sa cadette affichait un air calme, presque froid, qui lui obtint immédiatement la sympathie de la Poufsouffle. Elle avait presque l'impression de se revoir, une année auparavant quand elle était arrivée au château.
La deuxième année afficha un petit sourire sur son visage impassible, ravie en entendant la question de la brune. Celle-là, elle l'aimait bien. C'était décidé.
- Non t'inquiète, déclara-t-elle à son propre étonnement. T'es en première année, c'est ça ?
La jeune sorcière n'avait pas vraiment prête attention à la répartition, si bien qu'elle aurait été incapable de dire dans quelle maison était sa camarade. Seule sa mémoire lui permettait d'être sûre qu'elle était en première année, certaine qu'elle ne l'avait jamais vue l'année précédente. Et puis, les petits coups d'oeil curieux et l'hésitation qu'elle avait montrée quand Enola était entrée dans la volière lui confirmaient ses propos. Seules les premières années -enfin, certains d'entre eux- ne savaient pas vraiment comment se comporter dans la volière. La sang-mêlée se souvenaient de sa propre première visite de la volière comme si c'était hier. Elle n'était pas revenue beaucoup depuis, en réalité... Elle n'avait jamais eu besoin de s'habituer à envoyer des lettres, puisqu'elle n'avait personne à qui en envoyer.
Au bout de quelques secondes de silence, durant lesquelles les pensées d'Enola s'aventuraient sur un terrain glissant, une voix s'éleva, résonnant contre les murs de pierre de la volière. C'était la fille. La première année qu'elle avait aperçue en passant.
- Salut, répondit-elle en se retournant pour la regarder, adossée contre le mur.
D'un rapide coup d'œil, la jeune anglaise évalua sa camarade. Celle-ci avait des cheveux bruns en pagaille, qui semblaient ne pas avoir été coiffés ce jour-là, et était de taille moyenne. Enola n'aurait su dire si elle la dépassait ou non, peu surprise que les premières années soient parfois plus grands qu'elle. Ce n'était pas vraiment son atout premier, sa taille. Sa cadette affichait un air calme, presque froid, qui lui obtint immédiatement la sympathie de la Poufsouffle. Elle avait presque l'impression de se revoir, une année auparavant quand elle était arrivée au château.
La deuxième année afficha un petit sourire sur son visage impassible, ravie en entendant la question de la brune. Celle-là, elle l'aimait bien. C'était décidé.
- Non t'inquiète, déclara-t-elle à son propre étonnement. T'es en première année, c'est ça ?
La jeune sorcière n'avait pas vraiment prête attention à la répartition, si bien qu'elle aurait été incapable de dire dans quelle maison était sa camarade. Seule sa mémoire lui permettait d'être sûre qu'elle était en première année, certaine qu'elle ne l'avait jamais vue l'année précédente. Et puis, les petits coups d'oeil curieux et l'hésitation qu'elle avait montrée quand Enola était entrée dans la volière lui confirmaient ses propos. Seules les premières années -enfin, certains d'entre eux- ne savaient pas vraiment comment se comporter dans la volière. La sang-mêlée se souvenaient de sa propre première visite de la volière comme si c'était hier. Elle n'était pas revenue beaucoup depuis, en réalité... Elle n'avait jamais eu besoin de s'habituer à envoyer des lettres, puisqu'elle n'avait personne à qui en envoyer.
Petite plume a trouvée compagnie
Le vent soufflait légèrement dans la volière, il sifflait entre les voix pour rappeler certainement qu'il était le maître des lieux, mais pas aujourd'hui, en plus des battements d'ailes, deux jeunes filles brisaient le silence pour donner un peu plus de vie au lieu. Loëly souriait sous les réponses de sa voisine, elle pouvait garder le cailloux sur lequel elle était assise pour écrire à sa mère. Ca se voyait tant que ça que c'était une première année? Sans doute à cause de sa taille et de sa bouille enfantine. Sa taille avait encore 9 ans, son esprit 11 ans et ses mains étaient celles d'un bébé, elle avait de toutes petites mains. Elle se redressa, faisant craquer son dos, il était sans doute un peu plus âgé que le reste de ses membres.
- Oui.. Je suis en première année, j'ai encore beaucoup de mal à réaliser d'ailleurs..
Sa voix se fit presque sourde à la fin de sa phrase en repensant à la cérémonie de répartition, ça avait été riche en émotions. Un vilain stresse avait grignoté son estomac pour l'empêcher de profiter pleinement du moment intense sous le choixpeau magique, elle l'avait bien maudit après ça. Loëly repensait aussi à la douceur des couvertures lors de sa première nuit dans les dortoirs, son passage au réveil dans la salle commune aux couleurs du soleil, d'un jaune et d'un orange vif et accueillant, la cheminée crépitante qui donnait l'effet d'un câlin, sans oublier la serre qui propageait des douces odeurs sucrées, elle appréciait tout ses réveils désormais. Loëly pivota un peu pour mettre sa robe de sorcière en avant, afin que le blaireaux sur le tissu se voit.
- Je m'appelle Poufsouffle!
Elle l'avait dit tel un super héros à cape, fière de faire partie de cette maison. Elle se reprit bien vite, ses bonne manières prenaient la fuite, ou plutôt, leur envol dans la volière. La sorcière recassée tellement la rentrée que les mots et les lettres dans son esprit jouaient à un jeu bien malicieux, ils changeaient de place à leur guise.
- Enfin non! Je m'appelle Loëly et je suis Poufsouffle!
Elle gonfla ses poumons d'air frais, histoire de faire disparaître un peu le rouge de ses joues sous la honte, ne pas savoir parler correctement à 11 ans, c'était la tuile. Elle laissa passer un moment de silence avant de demander d'une petite voix:
- Et toi?
Loëly regarda autour d'elle pour vérifier si sa maladresse ne se tenait pas sur un perchoir.
- Oui.. Je suis en première année, j'ai encore beaucoup de mal à réaliser d'ailleurs..
Sa voix se fit presque sourde à la fin de sa phrase en repensant à la cérémonie de répartition, ça avait été riche en émotions. Un vilain stresse avait grignoté son estomac pour l'empêcher de profiter pleinement du moment intense sous le choixpeau magique, elle l'avait bien maudit après ça. Loëly repensait aussi à la douceur des couvertures lors de sa première nuit dans les dortoirs, son passage au réveil dans la salle commune aux couleurs du soleil, d'un jaune et d'un orange vif et accueillant, la cheminée crépitante qui donnait l'effet d'un câlin, sans oublier la serre qui propageait des douces odeurs sucrées, elle appréciait tout ses réveils désormais. Loëly pivota un peu pour mettre sa robe de sorcière en avant, afin que le blaireaux sur le tissu se voit.
- Je m'appelle Poufsouffle!
Elle l'avait dit tel un super héros à cape, fière de faire partie de cette maison. Elle se reprit bien vite, ses bonne manières prenaient la fuite, ou plutôt, leur envol dans la volière. La sorcière recassée tellement la rentrée que les mots et les lettres dans son esprit jouaient à un jeu bien malicieux, ils changeaient de place à leur guise.
- Enfin non! Je m'appelle Loëly et je suis Poufsouffle!
Elle gonfla ses poumons d'air frais, histoire de faire disparaître un peu le rouge de ses joues sous la honte, ne pas savoir parler correctement à 11 ans, c'était la tuile. Elle laissa passer un moment de silence avant de demander d'une petite voix:
- Et toi?
Loëly regarda autour d'elle pour vérifier si sa maladresse ne se tenait pas sur un perchoir.
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Son regard se fit presque attendri devant la réaction de sa cadette, toujours assise sur une pierre. Ça n'avait rien d'étonnant en réalité, surtout si la brune était une née-moldue. Elle-même avait mis des mois à s'habituer à la vie au château, alors même qu'elle savait déjà qu'elle était une sorcière depuis quelques années. Que son frère lui avait parlé du château. Qu'elle s'était préparée à y vivre. C'était déroutant, de changer totalement de mode de vie comme ça. On passait d'être seule à être toujours accompagnée, d'apprendre à lire à apprendre à lancer des sorts, de ne devoir traverser que quelques mètres pour aller manger à devoir traverser un château entier... Ça faisait bizarre au début, la deuxième année ne pouvait pas le nier.
- J'comprends, déclara-t-elle sans chercher à apaiser sa cadette. Tu verras, on s'habitue vite à être ici.
C'était tout drôle, de donner des conseils aux premières années. L'anglaise se sentait plus vieille, plus mature aussi. L'année précédente était passée tellement vite, Enola se souvenait de sa répartition comme si cette dernière avait été la veille. Comme si c'était elle, la première année qui avait fait sa rentrée la veille. Mais ce n'était plus le cas, et elle n'était désormais plus parmi les plus jeunes du château. Ça avait un côté un peu angoissant, de voir à quel point le temps passait vite, mais aussi un côté excitant. Elle n'était plus la petite nouvelle, à présent !
Revenir au château lui avait fait le plus grand bien. Ça ne faisait même pas une journée entière que la sang-mêlée avait remis les pieds à Poudlard, mais elle se sentait déjà mieux. Plus détendue. Plus souriante aussi. Elle qui avait tiré la tronche pendant une grande partie de son été, elle avait retrouvé sa bonne humeur, et ça ne lui faisait que du bien.
C'est pourquoi elle ne put retenir un gloussement en entendant sa camarade poursuivre, prise dans son élan. Elle ne se moquait pas, bien au contraire, la maladresse de la brune étant simplement amusante. Elle l'avait dit avec une telle fierté et une telle assurance que la deuxième année n'avait pu retenir son rire. Les joues de sa cadette se teintèrent cependant bien rapidement de rouge, calmant immédiatement l'amusement de son aînée. Enola n'avait aucune envie de la mettre mal à l'aise.
- J'avais compris, ne put-elle s'empêcher de glisser, un sourire taquin aux lèvres. J'm'appelle Enola, je suis à Poufsouffle aussi. Mais eu deuxième année.
Peut-être que sa camarade ne s'en était pas rendue compte, après tout ! Le physique d'Enola ne donnait pas vraiment d'indices par rapport à son âge, sa taille se rapprochant plus de celle d'une enfant de dix ans. Et pourtant, elle se rapprochait de plus en plus des treize ans !
Le visage calme et apaisé, la fillette ne reprit pas la parole. Elle n'en avait pas envie, du moins, pas maintenant. Elle n'était pas connue pour être bavarde, et ça n'avait pas changé pendant les deux mois de vacances. Elle avait beau réalisé la chance qu'elle avait d'être au château -et comptait bien en profiter d'ailleurs, ce n'était pas une raison pour gaspiller ses mots dans des paroles inutiles. Si elle n'avait rien d'intéressant à dire, elle resterait silencieuse. Et puis, sa camarade semblait être assez bavarde pour elles deux.
- J'comprends, déclara-t-elle sans chercher à apaiser sa cadette. Tu verras, on s'habitue vite à être ici.
C'était tout drôle, de donner des conseils aux premières années. L'anglaise se sentait plus vieille, plus mature aussi. L'année précédente était passée tellement vite, Enola se souvenait de sa répartition comme si cette dernière avait été la veille. Comme si c'était elle, la première année qui avait fait sa rentrée la veille. Mais ce n'était plus le cas, et elle n'était désormais plus parmi les plus jeunes du château. Ça avait un côté un peu angoissant, de voir à quel point le temps passait vite, mais aussi un côté excitant. Elle n'était plus la petite nouvelle, à présent !
Revenir au château lui avait fait le plus grand bien. Ça ne faisait même pas une journée entière que la sang-mêlée avait remis les pieds à Poudlard, mais elle se sentait déjà mieux. Plus détendue. Plus souriante aussi. Elle qui avait tiré la tronche pendant une grande partie de son été, elle avait retrouvé sa bonne humeur, et ça ne lui faisait que du bien.
C'est pourquoi elle ne put retenir un gloussement en entendant sa camarade poursuivre, prise dans son élan. Elle ne se moquait pas, bien au contraire, la maladresse de la brune étant simplement amusante. Elle l'avait dit avec une telle fierté et une telle assurance que la deuxième année n'avait pu retenir son rire. Les joues de sa cadette se teintèrent cependant bien rapidement de rouge, calmant immédiatement l'amusement de son aînée. Enola n'avait aucune envie de la mettre mal à l'aise.
- J'avais compris, ne put-elle s'empêcher de glisser, un sourire taquin aux lèvres. J'm'appelle Enola, je suis à Poufsouffle aussi. Mais eu deuxième année.
Peut-être que sa camarade ne s'en était pas rendue compte, après tout ! Le physique d'Enola ne donnait pas vraiment d'indices par rapport à son âge, sa taille se rapprochant plus de celle d'une enfant de dix ans. Et pourtant, elle se rapprochait de plus en plus des treize ans !
Le visage calme et apaisé, la fillette ne reprit pas la parole. Elle n'en avait pas envie, du moins, pas maintenant. Elle n'était pas connue pour être bavarde, et ça n'avait pas changé pendant les deux mois de vacances. Elle avait beau réalisé la chance qu'elle avait d'être au château -et comptait bien en profiter d'ailleurs, ce n'était pas une raison pour gaspiller ses mots dans des paroles inutiles. Si elle n'avait rien d'intéressant à dire, elle resterait silencieuse. Et puis, sa camarade semblait être assez bavarde pour elles deux.
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C'était possible de s'habituer à cette nouvelle vie? A la magie dans toutes les pierres du château, aux buffets incroyablement bons et sans cesse exquis, à la salle commune aussi étincelante qu'un beau brin de soleil, sans oublier le feu réconfortant et crépitant le soir dans la cheminée, pour donner encore plus de vie et de chaleur au lieu. S'habituer allait être compliqué mais ça voulait dire et accentuer le fait qu'elle avait bien quittée le trèfle à 4 feuilles de l'Irlande pour rejoindre Poudlard. Loëly n'oubliera jamais sa toute première nuit au dortoir, la douce couverture de laine l'avait protégeait des cauchemars, le doux silence avait accompagné ses paupières pour atteindre l'appel du sommeil et le projecteur de ses rêves avait rejoué la scène du train, de la cérémonie de répartition et les mots d'Helga. Elle avait confiance aux paroles de sa camarade, après tout c'était sa deuxième année, elle savait ce qu'elle disait. Son rire l'a rassura et la mit plus à l'aise sur le cailloux qui commençait à devenir bien froid et moins confortable, il n'était pas moqueur, au contraire, il était amusé, naturel et il chassa le silence d'une belle façon. Briser le calme avec un rire naturel et non forcé ou moqueur était une bonne chose. Loëly récupéra son sac et quitta le rocher pour s'assoir sur le sol, non loin de la deuxième année, en prenant garde à ne pas poser ses fesses sur les crottes qui parsemaient certains coins de la volière. Elle reposa son sac tout près d'elle et garda en main sa plume et un morceau de parchemin.
- Enchantée Enola. Tu es contente de revenir à Poudlard?
Elle loucha un instant sur sa voisine puis sur son papier et sa plume, son nez se fronça en même temps que ses yeux, on aurait dit une bonne vieille journaliste en quête d'informations croustillantes concernant Poudlard et ses élèves. Loëly écoutait les rumeurs, les potins ou encore même les histoires de couloirs mais elle n'en serait jamais l'auteur, elle n'aimait pas mentir, se moquer, parler à tout va des histoires qui ne la regardait pas, se mêler des affaires des autres était loin d'être une passion ou un hobbies.
- T'en fais pas, j'le jure c'est pas un interrogatoire ou une interview, c'est pour écrire une lettre à ma mère et je sais pas par quoi commencer..
La sorcière aimait beaucoup parler, certes le silence était un bon compagnon de temps en temps mais pas non plus pour une longue durée, il pouvait être cogneur et façonneur de mauvaises pensées, le silence pouvait réanimer les moments noirs de la vie, même pour les plus jeunes élèves. On portait tous des tâches noirs, en nous, sur nous. Elle espérait ne pas perturber sa tranquillité avec ses questions ou ses mouvements. C'est pourquoi elle resta un bon moment les yeux dans le ciel à contempler les différents oiseaux qui se baladaient près des perchoirs ou autour de la volière, les mouvements d'ailes étaient vraiment apaisant à regarder.
- Enchantée Enola. Tu es contente de revenir à Poudlard?
Elle loucha un instant sur sa voisine puis sur son papier et sa plume, son nez se fronça en même temps que ses yeux, on aurait dit une bonne vieille journaliste en quête d'informations croustillantes concernant Poudlard et ses élèves. Loëly écoutait les rumeurs, les potins ou encore même les histoires de couloirs mais elle n'en serait jamais l'auteur, elle n'aimait pas mentir, se moquer, parler à tout va des histoires qui ne la regardait pas, se mêler des affaires des autres était loin d'être une passion ou un hobbies.
- T'en fais pas, j'le jure c'est pas un interrogatoire ou une interview, c'est pour écrire une lettre à ma mère et je sais pas par quoi commencer..
La sorcière aimait beaucoup parler, certes le silence était un bon compagnon de temps en temps mais pas non plus pour une longue durée, il pouvait être cogneur et façonneur de mauvaises pensées, le silence pouvait réanimer les moments noirs de la vie, même pour les plus jeunes élèves. On portait tous des tâches noirs, en nous, sur nous. Elle espérait ne pas perturber sa tranquillité avec ses questions ou ses mouvements. C'est pourquoi elle resta un bon moment les yeux dans le ciel à contempler les différents oiseaux qui se baladaient près des perchoirs ou autour de la volière, les mouvements d'ailes étaient vraiment apaisant à regarder.
Petite plume a trouvée compagnie
La fillette retint un petit rire devant la question de sa cadette. Si elle était contente d'être de retour au château ? Elle n'aurait pu être plus heureuse. Après avoir passé deux mois à attendre ce moment, revoir ses amies et reprendre les cours lui avaient semblé extraordinaire. Elle ne montrait pas beaucoup ses sentiments en général, mais sa joie était palpable depuis la veille. Nul doute que son caractère plus refermé reviendrait à la hâte dans les jours qui suivaient, mais elle ne pouvait qu'être de bonne humeur à ce moment-là. Elle ne s'était pas rendue à quel point la vie au château était agréable avant de devoir le quitter pour deux longs mois. Même si elle avait su en partant que ça allait être long pour elle, jamais elle ne s'était attendue à ressentir autant de manque et d'impatience à l'idée de revenir vivre à Poudlard.
Enola réfléchit pendant quelques secondes à une réponse pas trop enjouée, tout en hochant la tête. Elle ne pouvait cacher à quel point elle était contente.
- Oui, annonça-t-elle finalement d'un ton sûr. C'est un peu comme ma maison, après un an.
La fillette ne comprendrait pas ce qu'elle voulait dire après un certain temps, mais ça ne dérangeait pas la Poufsouffle. Rares étaient les personnes qui comprenaient ce qu'elle ressentait ou voulait dire, si bien qu'elle y était habituée à présent.
Cette fois-ci, la deuxième année laissa échapper un léger rire en entendant sa camarade s'expliquer. Nul doute qu'elle aurait trouvé ça embêtant un autre jour, mais pas cette fois. Rien ne pouvait venir entraver sa bonne humeur, elle qui avait envie de sautiller partout et de crier sur tous les toits à quel point elle était heureuse d'être de retour. Heureusement pour elle, la sang-mêlée était encore assez consciente pour ne pas le faire.
- T'inquiète, déclara-t-elle, je comprends. Elle est sorcière ?
Si sa mère était moldue, sa cadette devait sûrement avoir des millions de choses à lui raconter. C'aurait probablement été le cas d'Enola d'ailleurs, si elle s'était bien entendue avec celle-ci. Quoique les deux avaient échangé quelques lettres, l'année passée. Pas assez pour que ça compte, mais quelques unes tout de même. Un goût amère se répandit dans la bouche de la Poufsouffle à cette pensée, la fillette ne pouvant retenir une vague de tristesse et de déception d'envahir son coeur. Décidément, sa mère aurait toujours ce pouvoir-là sur elle.
Enola réfléchit pendant quelques secondes à une réponse pas trop enjouée, tout en hochant la tête. Elle ne pouvait cacher à quel point elle était contente.
- Oui, annonça-t-elle finalement d'un ton sûr. C'est un peu comme ma maison, après un an.
La fillette ne comprendrait pas ce qu'elle voulait dire après un certain temps, mais ça ne dérangeait pas la Poufsouffle. Rares étaient les personnes qui comprenaient ce qu'elle ressentait ou voulait dire, si bien qu'elle y était habituée à présent.
Cette fois-ci, la deuxième année laissa échapper un léger rire en entendant sa camarade s'expliquer. Nul doute qu'elle aurait trouvé ça embêtant un autre jour, mais pas cette fois. Rien ne pouvait venir entraver sa bonne humeur, elle qui avait envie de sautiller partout et de crier sur tous les toits à quel point elle était heureuse d'être de retour. Heureusement pour elle, la sang-mêlée était encore assez consciente pour ne pas le faire.
- T'inquiète, déclara-t-elle, je comprends. Elle est sorcière ?
Si sa mère était moldue, sa cadette devait sûrement avoir des millions de choses à lui raconter. C'aurait probablement été le cas d'Enola d'ailleurs, si elle s'était bien entendue avec celle-ci. Quoique les deux avaient échangé quelques lettres, l'année passée. Pas assez pour que ça compte, mais quelques unes tout de même. Un goût amère se répandit dans la bouche de la Poufsouffle à cette pensée, la fillette ne pouvant retenir une vague de tristesse et de déception d'envahir son coeur. Décidément, sa mère aurait toujours ce pouvoir-là sur elle.
Petite plume a trouvée compagnie
Le temps de la volière devenait plus chaud, c'était deux fillettes au bord à profiter du calme et Enola d'une petite voix laissa échapper ses sentiments dans chacun de ses mots, Poudlard était comme sa maison. Loëly se posa plusieurs questions, sa maison? Elle n'en avait pas une première avec ses parents? Poudlard semblait être son seul refuge, après un an, sous ses paroles. Petite phrase qui voulait visiblement dire beaucoup de choses, mais la sorcière ne voulait pas creuser ou pas tout de suite, ce n'était pas très recommandé pour une première rencontre. Serait-ce à cause du manque de la famille? Le creux dans son estomac fit de légers bonds, est-ce qu'elle ressentirait la même chose à cause de sa mère? Après tout elle était de plus en plus mise de côté et son père était toujours fourré dehors ou dans son bureau à étudier tout un tas de dragons, Loëly fille unique n'était jamais au premier plan ou alors seulement le jour de son anniversaire, car même pour ses achats scolaires, sa mère l'avait laissée seule pour aller faire ses propres emplettes pour son travail, heureusement Charlotte s'était arrêtée pour aider la jeune sorcière perdue. La peine marqua les traits de son visage pendant quelques secondes, avant de les chasser d'une main imaginaire, elle ne voulait plus être triste, du moins pas maintenant. Elle avait de la peine aussi pour sa camarade, qu'est-ce qu'elle pouvait bien ressentir de son côté? Le même creux? Loëly se mordit la langue pour ne pas poser de question indiscrète. On verra plus tard. Le rire d'Enola effaça le vide dans la volière, ça faisait du bien, c'était même contagieux puisque la fillette se mit à sourire grandement. Les peines silencieuses furent écartées par des rires et des sourires réconfortants.
- Oui elle est sorcière, mais je manque de mots avec elle ces temps ci.. J'sais pas quoi lui dire. On est proche mais je n'ai jamais été réellement au premier plan.. C'est compliqué.
Elle respira un bon coup et leva la tête un moment pour laisser passer le vent dans sont cou, histoire de rafraîchir ses pensées. C'était peut-être le bon moment de dire à sa mère, dans une lettre, tout ce qu'elle avait sur le cœur. Elle regrettait d'être enfant unique, la solitude avait fait naître de belles passions certes, mais pas le bonheur de connaître une bonne compagnie. De plus elle ne digérait toujours pas vraiment le fait de passer noël à Poudlard, elle allait se retrouver sans ses parents pour la première fois pendant les jours de fête. Son père avait offert à sa mère, une tournée de matchs de Quidditch, une seconde lune de miel en amoureux, enfin, c'était ce que se disait Loëly pour se rassurer. C'était une bonne expérience apparemment dans la bouche de ses parents.
- Je veux surtout pas t'embêter avec ça, c'est juste que je ne savais pas que ça pouvait parfois être compliqué d'être une enfant, ça doit faire parti du processus de grandir, mais c'est nul..
Loëly plia ses jambes contre sa poitrine et laissa son menton tomber sur ses genoux en regardant les oiseaux tournoyer dans le ciel.
- Oui elle est sorcière, mais je manque de mots avec elle ces temps ci.. J'sais pas quoi lui dire. On est proche mais je n'ai jamais été réellement au premier plan.. C'est compliqué.
Elle respira un bon coup et leva la tête un moment pour laisser passer le vent dans sont cou, histoire de rafraîchir ses pensées. C'était peut-être le bon moment de dire à sa mère, dans une lettre, tout ce qu'elle avait sur le cœur. Elle regrettait d'être enfant unique, la solitude avait fait naître de belles passions certes, mais pas le bonheur de connaître une bonne compagnie. De plus elle ne digérait toujours pas vraiment le fait de passer noël à Poudlard, elle allait se retrouver sans ses parents pour la première fois pendant les jours de fête. Son père avait offert à sa mère, une tournée de matchs de Quidditch, une seconde lune de miel en amoureux, enfin, c'était ce que se disait Loëly pour se rassurer. C'était une bonne expérience apparemment dans la bouche de ses parents.
- Je veux surtout pas t'embêter avec ça, c'est juste que je ne savais pas que ça pouvait parfois être compliqué d'être une enfant, ça doit faire parti du processus de grandir, mais c'est nul..
Loëly plia ses jambes contre sa poitrine et laissa son menton tomber sur ses genoux en regardant les oiseaux tournoyer dans le ciel.
Petite plume a trouvée compagnie
La brune adressa un petit sourire à sa cadette, comprenant ce que celle-ci voulait dire. Leur situation étaient êtres différentes, mais se ressemblaient aussi un peu. Si Enola n'avait jamais été proche de sa mère, elle, elle avait toujours eu l'impression de passer en dernier pour elle. Éléna n'avait d'yeux que pour Jake, couvrant le blond de compliments et de cadeaux, alors qu'elle ne faisait que réprimander la Poufsouffle. Quoiqu'elle fasse, ce n'était jamais à la hauteur des attentes de la jeune femme. Alors que le Gryffondor, lui, pouvait bien faire ce qui lui chantait, ça ravissait toujours l'infirmière. La deuxième année avait toujours du mal à ne pas être touchée par les agissements de sa mère, mais s'était faite une raison: jamais elle ne réussirait à rendre sa mère fière. Ce qui ne l'empêchait pas d'essayer.
Alors si, en plus, les deux sorcières étaient proches... L'anglaise ne pouvait qu'imaginer à quel point ça devait blesser la première année. C'était peut-être même pire que pour elle, qui se sentait déjà bien trop mal à cause de sa famille.
- J'comprends, fit-elle. T'as des frères et soeurs ? Tu peux p't'être juste lui raconter le trajet et la répartition, ça te fera dire quelque chose au moins.
La sang-mêlée n'était certainement pas de très bons conseils, n'ayant jamais eu ce problème. Les rares fois où sa mère lui avait envoyé des lettres l'année précédente, elle était tellement contente qu'elle couche ses mots sur des pages et des pages. C'était peut-être ça qui avait agacé sa mère, en fait. Depuis, elle n'avait pas du recevoir plus de deux lettres. Une pour lui dire qu'elle devait rentrer pour les vacances d'avril, et une autre pour lui mettre la pression à propos des examens. Charmant, vraiment.
À mesure que sa camarade parlait, Enola sentait sa sympathie à son égard augmentait. Décidément, sa cadette était bien mature pour son âge, ce que la deuxième année appréciait. Elle n'aimait pas vraiment ceux qui parlaient pour ne rien dire, qui criaient à lui casser les oreilles ou qui se sentaient obligés de combler les blancs. Ça ne semblait pas être le cas de la Poufsouffle en face d'elle, bien qu'elle puisse se tromper. En tout cas, leur conversation n'était pas déplaisante. Enola ne faisait même pas d'effort, réellement contente de discuter un peu avec la première année.
- T'inquiète, ça me dérange pas, déclara-t-elle. Ça s'arrangera avec le temps, puis tu la verras moins maintenant.
À vrai dire, la jeune sorcière n'en savait que trop rien, si la situation allait s'arranger pour sa camarade. La sienne s'était au contraire empirée lors de l'année précédente, notamment à cause de son frère, mais ce n'était pas le cas de tout le monde. Elle espérait juste que ce serait le cas de sa cadette, et essayait de la rassurer dans un sens. Ça ne servait à rien de se prendre la tête avec ça, surtout si elle ne pouvait rien y changer. Le mieux était de ne pas y penser, de laisser les choses se faire naturellement. Elle verrait bien ce qui se passerait.
Alors si, en plus, les deux sorcières étaient proches... L'anglaise ne pouvait qu'imaginer à quel point ça devait blesser la première année. C'était peut-être même pire que pour elle, qui se sentait déjà bien trop mal à cause de sa famille.
- J'comprends, fit-elle. T'as des frères et soeurs ? Tu peux p't'être juste lui raconter le trajet et la répartition, ça te fera dire quelque chose au moins.
La sang-mêlée n'était certainement pas de très bons conseils, n'ayant jamais eu ce problème. Les rares fois où sa mère lui avait envoyé des lettres l'année précédente, elle était tellement contente qu'elle couche ses mots sur des pages et des pages. C'était peut-être ça qui avait agacé sa mère, en fait. Depuis, elle n'avait pas du recevoir plus de deux lettres. Une pour lui dire qu'elle devait rentrer pour les vacances d'avril, et une autre pour lui mettre la pression à propos des examens. Charmant, vraiment.
À mesure que sa camarade parlait, Enola sentait sa sympathie à son égard augmentait. Décidément, sa cadette était bien mature pour son âge, ce que la deuxième année appréciait. Elle n'aimait pas vraiment ceux qui parlaient pour ne rien dire, qui criaient à lui casser les oreilles ou qui se sentaient obligés de combler les blancs. Ça ne semblait pas être le cas de la Poufsouffle en face d'elle, bien qu'elle puisse se tromper. En tout cas, leur conversation n'était pas déplaisante. Enola ne faisait même pas d'effort, réellement contente de discuter un peu avec la première année.
- T'inquiète, ça me dérange pas, déclara-t-elle. Ça s'arrangera avec le temps, puis tu la verras moins maintenant.
À vrai dire, la jeune sorcière n'en savait que trop rien, si la situation allait s'arranger pour sa camarade. La sienne s'était au contraire empirée lors de l'année précédente, notamment à cause de son frère, mais ce n'était pas le cas de tout le monde. Elle espérait juste que ce serait le cas de sa cadette, et essayait de la rassurer dans un sens. Ça ne servait à rien de se prendre la tête avec ça, surtout si elle ne pouvait rien y changer. Le mieux était de ne pas y penser, de laisser les choses se faire naturellement. Elle verrait bien ce qui se passerait.