Ma graine grandira sous les chrysanthèmes en fleurs
Un nouveau week-end commençait à Poudlard. Kenna n'aimait pas les week-ends. Elle s'ennuyait souvent. Trop de temps à combler avec des activités futiles. Elle avait bien quelques connaissances avec qui discuter, des devoirs à finir mais rien ne la tentait. Sauf que l'expectative de rester dans son lit toute la journée la laissait boudeuse. Elle n'avait pas envie de se prélasser sous les draps sans rien faire, en attendant juste que le temps passe.Samedi 15 novembre 2048
Début de l'après-midi
Serre n°6♪ Apple tree by AuroraLa mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée
@Ada Bentley
La petite sorcière aimait les choses simples, les choses qui lui rappelaient sa maison en Écosse. Elle se mit alors en tête de commencer des activités qu'elle aurait pu faire avec ses parents. Par Merlin, ils lui manquaient tellement... A onze ans et demi, malgré les trois mois qui la séparaient de la rentrée, Kenna n'arrivait pas à passer le cap de la séparation. C'était dur, trop dur. Elle qui avait beaucoup pleuré la première semaine - voire même le premier mois pour être honnête - n'avait plus de larmes à épuiser. Mais dans son cœur, elle ressentait encore l'absence de son père et sa mère. Poudlard était trop grand, et elle trop seule.
Mue par une impulsion soudaine, la Poufsouffle se rappela avoir garder une petite graine de sa maison. Elle alla la chercher au fond de sa malle. Elle l'avait posé là pour éviter le soleil ou l'humidité. Ce n'était pas grand chose, une simple graine de moly. La plante, découverte dans l'Antiquité avait été beaucoup utilisée par la sorcière Circé. Elle était notamment utilisée dans la potion de Wiggenweld. Kenna savait tout ça grâce à son père botaniste et sa mère potionniste. Les deux se complétaient bien et elle avait passé de longues heures à les assister. Néanmoins, elle n'avait jamais pris soin d'une plante seule. Son arrivée à Poudlard, avec cette petite graine était un signe qu'il fallait qu'elle essaye. La semaine dernière, elle s'était bien rendue dans les serres mais était tombée sur sa camarade Maïda Sumrak. Les deux sorcières avaient surtout échappé à un dragon et exploré les serres, rien de bien sérieux !
N'ayant rien à faire de la journée, Kenna se dirigea donc vers les serres. M. Charleston, leur professeur de Botanique (et aussi le Directeur des Poufsouffle), leur avait expliqué en début d'année que dans la serre n°6, les élèves pouvaient faire pousser leurs plantes. La première année n'y était encore jamais allée et elle espérait sincèrement qu'il n'y ait pas grand monde. Elle aurait ainsi tout loisir de voir comment fonctionnait la serre. Fallait-il qu'elle prévoie des gants et ses outils de jardinage ? Elle se doutait bien que le terreau était fourni (et encore ?) tout comme les pots mais pour le reste, elle n'était sûre de rien.
Franchissant les portes de la serre avec un peu d'appréhension, Kenna aperçut quelques élèves qui prenaient soin de leurs plantes. Elle n'osa pas s'approcher, restant en plein milieu de la serre, serrant dans ses doigts sa petite graine. Elle ne savait pas vraiment quoi faire alors elle décida d'observer ce que faisait les autres. Observer, reproduire et apprendre, telle était sa méthode d'action qui avait fait ses preuves jusqu'ici.
J'espère que ce premier post te convient
550 mots
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Code couleur : #5C2603
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Ma graine grandira sous les chrysanthèmes en fleurs
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Des chrysanthèmes.
Blanches, elles déployaient leurs longues pétales en de tortueux cercle, convergeant vers le centre en un dégradé de plus en plus jaune. Les têtes lourdes luttaient pour ne pas tomber de leurs cous feuillus et sombres, refusant rêves et somnolence pour un port altier, hautain. Elles se dépliaient vers le ciel, presque immuables, déesses fières du règne végétale - si délicates, si pâles, et pourtant si solides. Un paradoxe. Des feuilles vertes les entraînaient dans les ténèbres - jour et nuit emmêlés en un ballet incessant. Elles étaient cinq Lunes qui brillaient dans la nuit froide ; cinq perles de nacres qui sombraient dans les eaux vertes. Un contraste.
Des chrysanthèmes.
Blanches, elles nous narguaient d'un rire perpétuel, dans le doux chant du vent qui passaient dans leurs pétales ; nous pauvres humains, qu'on condamnait à la conscience, à l'existence. Leur amie Science leur promettait une vie brève, et chaque seconde elles consumaient avec délice les dernières gouttes de leur essence. Éphémères. Le manteau blanc qui les recouvrait les enveloppait dans un océan de pureté et d’innocence. Mais ce n'était qu'une façade : si belles, elle engageaient perpétuellement un combat entre elles, et les autres. Chaque morceau de terreau ressortissaient sur les corolles comme un ver qui n'avait pas sa place. Mais leur éclat ne se tarissaient jamais aux yeux de leurs spectateurs - elles méprisaient la terre d'où elles venaient, mais elles n'oubliaient pas pour qui elles brillaient encore. Vaniteuses.
Des chrysanthèmes.
- qu'Ada posa dans un recoin, les mains encore pleines de terreau, après les avoir rempoté dans un pot argileux d'une trentaine de centimètres de diamètre, orné de quelques lignes gravées sur le pourtour, et les avoir arrosé un petit coup, car la floraison était toujours un moment demandeur en énergie, et que la Serre n'était pas si humide, et que de toute façon, tout botaniste arrosait leurs végétaux après les avoir changer de pots. Des chrysanthèmes que son père aurait été surpris de voir, par ailleurs, bien qu'il serait fier de leur magnifique développement. Sa réaction aurait probablement été : Oh... Tu t'en souviens ?
Et elle s'en souvenait.
De ces foutues chrysanthèmes.
Elle appréciait l'idée d'en faire pousser à son tour - l'ironie froide avait le goût aigre-doux de la vengeance.
Bien entendue, son père n'aurait pas apprécié. Son père n'aimait pas la vengeance.
Sa tâche étant finie, elle releva la tête, poussant un sourire satisfait. Voilà déjà ça de fait. Elle allait partir, quand elle aperçut une Poufsouffle, les bras ballants, observant les alentours. Elle semblait jeune - en vérité, la Deuxième Année était sûre qu'elle faisait partie des nouveaux Poufsouffle répartis cette année. Depuis combien de temps regardait-elle les jardiniers ? D'ailleurs, était-elle déjà là quand Ada avait commencé son entretien ? Elle ne s'en souvenait plus vraiment.
Dans le bénéfice du doute, elle laissa reposer ses chrysanthèmes et leur symbolique quelque part entre deux pots, et vint à la rencontre de la jeune fille.
Sa voix était posée, paisible - à l'opposé de quelqu'un de stressé.
_Hey ! Tu as besoin d'aide ? Première visite de la Serre n°6, peut-être ?
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Ma graine grandira sous les chrysanthèmes en fleurs
Des feuilles, à perte de vue. Des fleurs, par-ci par-là. De la lumière, partout. Et des élèves, éparpillés dans toute la serre. Ses yeux en prenaient plein la vue. Kenna inspira profondément, comblée par l'odeur humide diffusée par les plantes de la serre. Voilà, ce qu'elle sentait là, c'était l'odeur de la maison, de sa maison en Écosse. Une fragrance mêlant le sel de la mer, l'humidité des serres. Il ne manquait que l'odeur doucereuse des pommes caramélisées pour s'imaginer à des kilomètres de là. Elle pouvait presque imaginer sa mère pencher vers une de ses plantes, un arrosoir à la main, sifflotant tranquillement. Son cœur se serra en se rappelant ce souvenir, ses parents lui manquait parfois terriblement.
Planter, rempoter, arroser. Les maîtres mots de la botanique. Kenna y connaissait un rayon à force d'avoir trainer, enfant, dans les bottes de sa mère. Mais elle n'était pas comme elle, elle n'y trouvait pas un réconfort aussi grand. Du terreau crissa sous ses petits souliers. Il s’immisça dans les rainures de ses chaussures. Elle frotta le sol pour enlever un peu la terre. La lumière du soleil se démultipliait en passant à travers les verrières pour se fractionner en de multiples fragments d'arcs-en-ciels dans les recoins de la serre.
De ce qu'elle observait, il y avait de grands bacs qui accueillaient les plantes des élèves. Kenna se perdit dans la contemplation d'un magnifique essaim de jonquilles klaxonnantes qui pétaradaient joyeusement. Elle ne vit donc pas arriver une petite brune, aux mains recouvertes de terre, aux cheveux courts et à la cravate jaune et noire. Une camarade de sa maison mais dont les traits faisaient plus âgés que ceux de la fillette de onze ans. Elle devait au moins être en deuxième année. Kenna ne l'avait jamais aperçu en salle commune mais elle s'y attardait peu, à part le matin quand la salle était presque vide et que seuls les murmures l'accompagnaient. La lecture était une activité dont elle profitait seulement dans le silence le plus complet.
Kenna l'observa, puis sourit avant de re-fixer ses pieds. Oui, elle était complètement nouvelle dans ce lieu. Elle avait eu seulement quelques leçons de botanique, mais n'était jamais venue en dehors des horaires de cours. Et oui, elle avait en effet besoin d'aide. Mais elle n'avait pas osé demander et maintenant, elle était ravie que quelqu'un soit venue lui parler. En bafouillant à moitié, elle expliqua la raison de sa venue :
« Je... Oui c'est la première fois. Je voulais voir comment ça marchait et... Peut-être planter une plante... » C'était son but en arrivant dans les serres mais voilà qu'au moment opportun, elle en devenait toute timide. Elle connaissait un peu les bases de la botanique - obligé vu qu'elle avait trainé pendant toute son enfance dans les jambes de sa mère jardinière - mais ça s'arrêtait là. Elle aimait mettre les mains dans la terre, sentir les mottes s'effriter dans sa main, rempoter ses pots et observer ses plantes grandir mais ce n'était pas sa passion, c'était avant tout celle de ses parents.
514 mots
Planter, rempoter, arroser. Les maîtres mots de la botanique. Kenna y connaissait un rayon à force d'avoir trainer, enfant, dans les bottes de sa mère. Mais elle n'était pas comme elle, elle n'y trouvait pas un réconfort aussi grand. Du terreau crissa sous ses petits souliers. Il s’immisça dans les rainures de ses chaussures. Elle frotta le sol pour enlever un peu la terre. La lumière du soleil se démultipliait en passant à travers les verrières pour se fractionner en de multiples fragments d'arcs-en-ciels dans les recoins de la serre.
De ce qu'elle observait, il y avait de grands bacs qui accueillaient les plantes des élèves. Kenna se perdit dans la contemplation d'un magnifique essaim de jonquilles klaxonnantes qui pétaradaient joyeusement. Elle ne vit donc pas arriver une petite brune, aux mains recouvertes de terre, aux cheveux courts et à la cravate jaune et noire. Une camarade de sa maison mais dont les traits faisaient plus âgés que ceux de la fillette de onze ans. Elle devait au moins être en deuxième année. Kenna ne l'avait jamais aperçu en salle commune mais elle s'y attardait peu, à part le matin quand la salle était presque vide et que seuls les murmures l'accompagnaient. La lecture était une activité dont elle profitait seulement dans le silence le plus complet.
Kenna l'observa, puis sourit avant de re-fixer ses pieds. Oui, elle était complètement nouvelle dans ce lieu. Elle avait eu seulement quelques leçons de botanique, mais n'était jamais venue en dehors des horaires de cours. Et oui, elle avait en effet besoin d'aide. Mais elle n'avait pas osé demander et maintenant, elle était ravie que quelqu'un soit venue lui parler. En bafouillant à moitié, elle expliqua la raison de sa venue :
« Je... Oui c'est la première fois. Je voulais voir comment ça marchait et... Peut-être planter une plante... » C'était son but en arrivant dans les serres mais voilà qu'au moment opportun, elle en devenait toute timide. Elle connaissait un peu les bases de la botanique - obligé vu qu'elle avait trainé pendant toute son enfance dans les jambes de sa mère jardinière - mais ça s'arrêtait là. Elle aimait mettre les mains dans la terre, sentir les mottes s'effriter dans sa main, rempoter ses pots et observer ses plantes grandir mais ce n'était pas sa passion, c'était avant tout celle de ses parents.
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Ma graine grandira sous les chrysanthèmes en fleurs
La Poufsouffle sourit légèrement devant la timidité de sa cadette - un sourire court mais chaleureux, et patient, qui prenait son temps. Ada aimait la patience, c'était l'ami introvertie de la bienveillance ; elle regardait de loin les gens, sans un mot, alors que Bienveillance venait les serrer dans ses bras - mais elle les écoutait jusqu'au bout ; Dame Patience était calme et discrète, et son mari était le Temps.
Observatrice, elle étudia quelques secondes la jeune fille alors qu'elle parlait, essuyant par la même occasion ses main remplies de terre sur son uniforme noir. Elle n'eut pas un regard pour les tâches qu'elle y laissa. La première année avait l'air timide mais doux des gens agréables, et elle parlait d'une voix hésitante. Plutôt ronde, et petite, même si ce n'était peut-être que la différence d'âge, elle avait de grands yeux bruns et des cheveux de la même couleur qui cascadaient de ses épaules. Ada pencha légèrement la tête pour chercher son regard qui fuyait vers le sol.
Les derniers mots s'échappèrent si doucement de la bouche de la nouvelle qu'Ada douta un instant de les avoir entendus, mais elle réussit à les comprendre. Planter une plante ? Un beau projet, somme toute.
La Poufsouffle décida qu'elle l'aimait bien.
Hochant la tête à ses propos, elle répondit d'une voix paisible :
_Bien sûr ! Laisse moi t'expliquer. Elle se retourna, dédaignant les plantes, pour montrer les étagères de matériel.
_La Serre n°6 est faite exclusivement pour les élèves ; c'est la seule Serre où on peut déposer des plantes. Ces meubles là contiennent tout ce dont tu as besoin pour t'occuper de tes plantes personnelles ; quelques pots, des gants, des arrosoirs, du terreau... Je ne vois pas d'engrais pour l'instant, mais il y en a de temps en temps ; sinon, tu peux toujours aller voir le garde-chasse.
Elle ne parlait pas lentement, mais ses mots s'écoulaient à leurs propres rythmes, à la fois réfléchis et impulsifs, en un fleuve calme et tranquille. Si elle s'exprimait avec douceur, elle n'était néanmoins pas timide à proprement parler, et l'exercice social ne lui faisait pas peur. Cela faisait longtemps qu'elle ne redoutait plus les mots.
désolée du retard !
Je n'ai pas beaucoup détaillé le lieu, mais tout est là si besoin
#28363c
Observatrice, elle étudia quelques secondes la jeune fille alors qu'elle parlait, essuyant par la même occasion ses main remplies de terre sur son uniforme noir. Elle n'eut pas un regard pour les tâches qu'elle y laissa. La première année avait l'air timide mais doux des gens agréables, et elle parlait d'une voix hésitante. Plutôt ronde, et petite, même si ce n'était peut-être que la différence d'âge, elle avait de grands yeux bruns et des cheveux de la même couleur qui cascadaient de ses épaules. Ada pencha légèrement la tête pour chercher son regard qui fuyait vers le sol.
Les derniers mots s'échappèrent si doucement de la bouche de la nouvelle qu'Ada douta un instant de les avoir entendus, mais elle réussit à les comprendre. Planter une plante ? Un beau projet, somme toute.
La Poufsouffle décida qu'elle l'aimait bien.
Hochant la tête à ses propos, elle répondit d'une voix paisible :
_Bien sûr ! Laisse moi t'expliquer. Elle se retourna, dédaignant les plantes, pour montrer les étagères de matériel.
_La Serre n°6 est faite exclusivement pour les élèves ; c'est la seule Serre où on peut déposer des plantes. Ces meubles là contiennent tout ce dont tu as besoin pour t'occuper de tes plantes personnelles ; quelques pots, des gants, des arrosoirs, du terreau... Je ne vois pas d'engrais pour l'instant, mais il y en a de temps en temps ; sinon, tu peux toujours aller voir le garde-chasse.
Elle ne parlait pas lentement, mais ses mots s'écoulaient à leurs propres rythmes, à la fois réfléchis et impulsifs, en un fleuve calme et tranquille. Si elle s'exprimait avec douceur, elle n'était néanmoins pas timide à proprement parler, et l'exercice social ne lui faisait pas peur. Cela faisait longtemps qu'elle ne redoutait plus les mots.
désolée du retard !
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Ma graine grandira sous les chrysanthèmes en fleurs
Planter une plante... J'ai vraiment dit planter une plante... se lamentait mentalement Kenna. C'est encore pire qu'au jour d'aujourd'hui... La maladresse de la Poufsouffle avait encore frappé et voilà qu'elle se flagellait à cause de sa timidité qui lui faisait mélanger les expressions. Bien qu'elle bafouille souvent, elle aimait être claire et concise lorsqu'elle s'exprimait. Mais bien souvent, les mots ne franchissaient pas sa bouche comme ils apparaissaient dans son cerveau. Ils se mélangeaient, s'entrelaçaient et étaient régurgités de manière différente. Au grand dam de la petite sorcière.
Bien qu'en train de geindre mentalement, Kenna écouta attentivement toutes les explications de sa camarade. La serre 6... C'était un bel endroit, où elle se sentait à la maison. Cependant il y avait une différence majeure : si la serre n'était pas faite pour les adultes, Kenna ne pourrait jamais s'y imaginer avec ses parents jardinant juste à côté. Elle observa le placard que lui désignait sa camarade. Il débordait d'affaires en tout genre : outils, pots, accessoires... Nul doute que chaque élève y trouverait tout ce dont il avait besoin. Kenna espérait qu'il y avait aussi des gants car elle n'avait pas envie de récurer la terre sous ses doigts. Mais Ada n'en portait pas alors peut-être qu'il n'y en avait pas.
Quand son ainée parla du garde-chasse, Kenna écarquilla légèrement les yeux. Elle ne l'avait encore jamais rencontré, toujours aperçu de loin à quelques rares occasions. Parler à un adulte qu'elle ne connaissait pas... Elle ne pourrait jamais !
" Merci. " Elle remercia simplement sa camarade pour toutes les explications apportées. Si elle n'était pas venue, Kenna serait restée paralysée au milieu des serres sans savoir quoi faire. " Et euh... Tu as ta propre plante ici du coup ? " Elle posa la question sachant pertinemment que la réponse était positive car l'autre Poufsouffle était arrivée les mains noires de terre mais elle ne voulait pas la forcer à lui montrer sa plante. Déjà qu'elle lui prenait du temps précieux, elle n'allait pas encore plus forcer.
Dans son poing, Kenna serra fort la graine qu'elle gardait. Peut-être qu'elle la planterait à côté de celle de sa camarade. Ou bien à côté des géraniums ou du rosier qu'elle apercevait un peu plus loin. Sa mère ne lui avait pas donné beaucoup d'indications sur où planter sa graine de moly. Dans son hibou, elle lui indiquait juste de lui donner de l'amour... Un conseil qui laissait Kenna dubitative. Elle adorait sa mère mais la graine n'était qu'une plante. Elle ne voyait pas vraiment comment lui donner de l'amour et ce, depuis toute petite.
Pardon pour le retard, le RP s'était glissé sur une autre page et je ne l'avais pas vu !
433 mots
Bien qu'en train de geindre mentalement, Kenna écouta attentivement toutes les explications de sa camarade. La serre 6... C'était un bel endroit, où elle se sentait à la maison. Cependant il y avait une différence majeure : si la serre n'était pas faite pour les adultes, Kenna ne pourrait jamais s'y imaginer avec ses parents jardinant juste à côté. Elle observa le placard que lui désignait sa camarade. Il débordait d'affaires en tout genre : outils, pots, accessoires... Nul doute que chaque élève y trouverait tout ce dont il avait besoin. Kenna espérait qu'il y avait aussi des gants car elle n'avait pas envie de récurer la terre sous ses doigts. Mais Ada n'en portait pas alors peut-être qu'il n'y en avait pas.
Quand son ainée parla du garde-chasse, Kenna écarquilla légèrement les yeux. Elle ne l'avait encore jamais rencontré, toujours aperçu de loin à quelques rares occasions. Parler à un adulte qu'elle ne connaissait pas... Elle ne pourrait jamais !
" Merci. " Elle remercia simplement sa camarade pour toutes les explications apportées. Si elle n'était pas venue, Kenna serait restée paralysée au milieu des serres sans savoir quoi faire. " Et euh... Tu as ta propre plante ici du coup ? " Elle posa la question sachant pertinemment que la réponse était positive car l'autre Poufsouffle était arrivée les mains noires de terre mais elle ne voulait pas la forcer à lui montrer sa plante. Déjà qu'elle lui prenait du temps précieux, elle n'allait pas encore plus forcer.
Dans son poing, Kenna serra fort la graine qu'elle gardait. Peut-être qu'elle la planterait à côté de celle de sa camarade. Ou bien à côté des géraniums ou du rosier qu'elle apercevait un peu plus loin. Sa mère ne lui avait pas donné beaucoup d'indications sur où planter sa graine de moly. Dans son hibou, elle lui indiquait juste de lui donner de l'amour... Un conseil qui laissait Kenna dubitative. Elle adorait sa mère mais la graine n'était qu'une plante. Elle ne voyait pas vraiment comment lui donner de l'amour et ce, depuis toute petite.
Pardon pour le retard, le RP s'était glissé sur une autre page et je ne l'avais pas vu !
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Ma graine grandira sous les chrysanthèmes en fleurs
La jeune fille sembla légèrement inquiète par l'idée d'aller voir le garde-chasse. Ada ne savait pas si c'était de l'agacement à l'idée d'aller déranger quelqu'un et perdre son temps ; mais au vu du personnage, cela lui semblait plutôt être de la timidité. C'était quelque chose de curieux, la timidité. Toujours à vous prendre à part, à vous faire douter - mère protectrice qui se refuse à laisser libre son enfant. Au merci de la jeune fille, Ada se contenta d'hausser les épaules. Elle appréciait la politesse de sa cadette, mais la banalité de son explication ne méritait pas de s'épancher dessus avec un "De rien".
Elle hocha la tête à la question, son regard s'adoucissant à l'évocation de ses plantes.
_Oui, tout à fait, dit-elle en montrant ses mains, où se battait encore quelques grains de terre. Elle fonça les sourcils en constatant que celles-ci étaient plus sales qu'elle ne le pensait, et se retourna quelques secondes pour se laver les mains, après avoir dit à la jeune fille : _Oh, attend, je vais me les laver ! d'un ton amusé. Cela ne la gênait pas d'avoir de la terre sur les mains, elle était habituée, et en riait plutôt que d'en être dégoûtée. L'eau de l'évier était froide, et fit partir en quelques instants la terre d'entre ses ongles.
_Ah oui, et bien sûr, les éviers sont disponibles également, surtout si tu veux arroser tes plantes, ajouta-t-elle en secouant ses mains pour les sécher au dessus de l'évier. Elle avait oublié de les mentionner dans sa présentation express.
La parenthèse de quelques secondes fermées, elle revient à la question de sa camarade. _Mais bref ; pour revenir à ta question, elles sont juste là ! - Les chrysanthèmes, juste à côté de la bruyère rouge. Elle les montra du doigt. Les pétales blanches se recourbaient gracieusement au centre de chaque fleur. La corolle ainsi formée pesaient sur les tiges et les faisaient ployé sous son poids; le vert foncé contrastait avec le blanc pour former une harmonie haute en couleur. _Elles sont magnifiques en pleine floraison, non ?, dit la Poufsouffle d'un ton rêveur. Les chrysanthèmes semblaient pour elle les plus mystérieuses des fleurs - on aurait dit qu'elles voulaient parler, mais, repliées sur elles-mêmes en une pause immuable, les pétales renfermaient à jamais leurs secrets. Qu'avaient-elles entendu, dans le murmure du vent ?
Elle regarda quelques instants la plante, avant de se tourner vers sa camarade. Elle l'observa d'un air doux, remarquant le point fermé de la jeune fille mais décidant de ne pas lui en parler. Etait-elle nerveuse, ou tenait-elle quelque chose entre ses doigts ? Sans laisser paraître sa curiosité, elle continua la conversation :
_Et toi ? ... Je veux dire, tu as une idée de ce que tu voudrais planter ?
468 mots. Désolée du retard !
#28363c
Elle hocha la tête à la question, son regard s'adoucissant à l'évocation de ses plantes.
_Oui, tout à fait, dit-elle en montrant ses mains, où se battait encore quelques grains de terre. Elle fonça les sourcils en constatant que celles-ci étaient plus sales qu'elle ne le pensait, et se retourna quelques secondes pour se laver les mains, après avoir dit à la jeune fille : _Oh, attend, je vais me les laver ! d'un ton amusé. Cela ne la gênait pas d'avoir de la terre sur les mains, elle était habituée, et en riait plutôt que d'en être dégoûtée. L'eau de l'évier était froide, et fit partir en quelques instants la terre d'entre ses ongles.
_Ah oui, et bien sûr, les éviers sont disponibles également, surtout si tu veux arroser tes plantes, ajouta-t-elle en secouant ses mains pour les sécher au dessus de l'évier. Elle avait oublié de les mentionner dans sa présentation express.
La parenthèse de quelques secondes fermées, elle revient à la question de sa camarade. _Mais bref ; pour revenir à ta question, elles sont juste là ! - Les chrysanthèmes, juste à côté de la bruyère rouge. Elle les montra du doigt. Les pétales blanches se recourbaient gracieusement au centre de chaque fleur. La corolle ainsi formée pesaient sur les tiges et les faisaient ployé sous son poids; le vert foncé contrastait avec le blanc pour former une harmonie haute en couleur. _Elles sont magnifiques en pleine floraison, non ?, dit la Poufsouffle d'un ton rêveur. Les chrysanthèmes semblaient pour elle les plus mystérieuses des fleurs - on aurait dit qu'elles voulaient parler, mais, repliées sur elles-mêmes en une pause immuable, les pétales renfermaient à jamais leurs secrets. Qu'avaient-elles entendu, dans le murmure du vent ?
Elle regarda quelques instants la plante, avant de se tourner vers sa camarade. Elle l'observa d'un air doux, remarquant le point fermé de la jeune fille mais décidant de ne pas lui en parler. Etait-elle nerveuse, ou tenait-elle quelque chose entre ses doigts ? Sans laisser paraître sa curiosité, elle continua la conversation :
_Et toi ? ... Je veux dire, tu as une idée de ce que tu voudrais planter ?
468 mots. Désolée du retard !
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L'autre Poufsouffle partit se laver les mains au robinet à côté de là où les deux filles étaient. Kenna détestait avoir de la terre fraiche sur les mains. L'humus était pernicieux : toujours à se faufiler là où elle ne le voulait pas, entre les doigts et sous les ongles. Elle portait donc toujours des gants, contrairement à son propre père qui aimait sentir les mottes se briser à son contact. Si la sorcière vivait pour les tranquilles après-midi au bord de la mer, son père trouvait la paix dans la plus profonde des tempêtes. Deux perspectives de la nature, deux visions complémentaires.
La fille en face d'elle lui prodigua quelques conseils organisationnels et Kenna écouta tout avec attention. Ne sachant pas encore lancer Aquamenti avec sa baguette, savoir où étaient les robinets lui était utile. Entre autres savoirs élémentaires. L'élève lui montra ensuite ses propres plantations. Il était là le cœur du sujet, la raison de leur présence mutuelle. Les plantes. Kenna s'approcha des chrysanthèmes que la jeune fille lui pointait du doigt. Elles étaient en pleine floraison, ouvertes sur le monde extérieur, les pétales en dentelle au gré du vent. C'était loin d'être le fleurs préférées de la Poufsouffle, mais elle savait reconnaître une plante bien entretenue quand elle en voyait une.
" Elles sont t-très b-belles. J-je ne savais pas qu'elles... Qu'elles fleurissaient encore m-maintenant... "
Novembre frappait aux portes du château et les températures négatives pointaient le bout de leur nez. Protégées par la serre en verre, les fleurs pouvaient pousser en toute tranquillité tout au long de l'année. Kenna sentait d'ailleurs que sa lourde cape, enfilée pour la protéger de l'automne, devenait superflue. Elle avait bien plus chaud depuis qu'elle avait passé la porte de la serre n°6.
Son aînée l'observait avec un air doux, la laissant prendre le temps de s'exprimer. Cette attitude détendit quelque peu la deuxième année. Elle avait trouvé une sorte de tutrice botaniste alors elle avait moins de chance de commettre un impair dans la serre de M. Charleston.
" Je... Ma mère m'a envoyé une graine... Alors je voulais voir si je pouvais la planter ici... Tu penses que c'est possible ? "
Peut-être fallait-il une autorisation ou bien la présence du professeur de botanique pour se lancer dans un nouveau projet. Kenna n'était pas au courant des règles en vigueur, ce qui la laissait sur le qui-vive. Pouvait-elle être punie si elle ne plaçait pas sa graine au bon endroit ? M. Charleston ne paraissait pas être très strict, le vieux bonhomme était au contraire un parangon de joie et de coolitude mais les serres étaient son royaume, son territoire.
442 mots
La fille en face d'elle lui prodigua quelques conseils organisationnels et Kenna écouta tout avec attention. Ne sachant pas encore lancer Aquamenti avec sa baguette, savoir où étaient les robinets lui était utile. Entre autres savoirs élémentaires. L'élève lui montra ensuite ses propres plantations. Il était là le cœur du sujet, la raison de leur présence mutuelle. Les plantes. Kenna s'approcha des chrysanthèmes que la jeune fille lui pointait du doigt. Elles étaient en pleine floraison, ouvertes sur le monde extérieur, les pétales en dentelle au gré du vent. C'était loin d'être le fleurs préférées de la Poufsouffle, mais elle savait reconnaître une plante bien entretenue quand elle en voyait une.
" Elles sont t-très b-belles. J-je ne savais pas qu'elles... Qu'elles fleurissaient encore m-maintenant... "
Novembre frappait aux portes du château et les températures négatives pointaient le bout de leur nez. Protégées par la serre en verre, les fleurs pouvaient pousser en toute tranquillité tout au long de l'année. Kenna sentait d'ailleurs que sa lourde cape, enfilée pour la protéger de l'automne, devenait superflue. Elle avait bien plus chaud depuis qu'elle avait passé la porte de la serre n°6.
Son aînée l'observait avec un air doux, la laissant prendre le temps de s'exprimer. Cette attitude détendit quelque peu la deuxième année. Elle avait trouvé une sorte de tutrice botaniste alors elle avait moins de chance de commettre un impair dans la serre de M. Charleston.
" Je... Ma mère m'a envoyé une graine... Alors je voulais voir si je pouvais la planter ici... Tu penses que c'est possible ? "
Peut-être fallait-il une autorisation ou bien la présence du professeur de botanique pour se lancer dans un nouveau projet. Kenna n'était pas au courant des règles en vigueur, ce qui la laissait sur le qui-vive. Pouvait-elle être punie si elle ne plaçait pas sa graine au bon endroit ? M. Charleston ne paraissait pas être très strict, le vieux bonhomme était au contraire un parangon de joie et de coolitude mais les serres étaient son royaume, son territoire.
442 mots
Troisième année RP - Promo 2048-2049 - Préfète inRP depuis le 01/09/2050
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
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Ma graine grandira sous les chrysanthèmes en fleurs
_Étonnant, n'est-ce pas ?, s'amusa la troisième année. Ce sont des chrysanthèmes d'automne, c'est pour ça. Mais c'est vrai que cette année, elles fleurissent vraiment tard. Peut-être qu'il a fait plus doux.
Ses chrysanthèmes s'épanouissaient dans la tiédeur froide des mois pluvieux. De septembre à début novembre, elles fleurissaient joyeusement, foisonnantes de couleur et de blancheur dans une nature qui, à l'inverse, devenait grisonnante et rousse. On ne pensait pas, mais c'étaient de véritables rebelles, en vérité. Ada trouvait ça amusant.
La Poufsouffle acquiesça à la question de... Mince, commence elle s'appelle, déjà ?
_Bien sûr, bien sûr, tout le monde peut planter une plante, ici, c'est ouvert à tous les élèves. Il suffit d'avoir la permission de Mr Charleston, mais tu le connais, il donnerait son autorisation à n'importe qui. Cela pouvait sonner accusateur, mais sa voix était plutôt attendrie alors que la jeune fille parlait du professeur de botanique. Bien sûr, elle pensait que c'était un irresponsable fini, mais ça, elle le gardait pour elle -quoique tout le monde semblait s'être mis d'accord sur la chose. En revanche, il était indéniablement gentil, attentionné, et vraiment accessible, ce qui n'était pas le cas de tous les professeurs, et Ada l'aimait beaucoup pour cela. S'il n'était pas aussi bon professeur que Mr Dawson, au moins ne faisait-il pas aussi peur, ni n'était aussi strict.
Elle n'était pas aveugle, et avait bien remarqué la timidité de son interlocutrice. Elle trouvait ça drôle, la timidité ; quelque chose qui vous rongeait toute votre vie, ou qui ne vous infectait que quelques années, selon les cas, et qui vous faisait devenir peureux, tremblant, hésitant face aux autres. Si on lui avait demandé, elle aurait volontiers remarqué que cela ressemblait fort à une maladie. Elle ne jugeait pas, bien au contraire -les relations sociales n'admettaient bien souvent aucune forme de contrôle, de quoi faire paniquer tout individu raisonnable. Et comme elle n'avait rien d'urgent à faire, elle s'empressa de rajouter :
_Mais je peux t'accompagner, si tu veux, comme c'est la première fois que tu veux le faire. Mr Charleston est juste à deux pas, dans son bureau ; il suffit de toquer et d'ouvrir la porte, en faisant attention à ne pas faire sortir son chat.
Désolée du retard
#28363c
Ses chrysanthèmes s'épanouissaient dans la tiédeur froide des mois pluvieux. De septembre à début novembre, elles fleurissaient joyeusement, foisonnantes de couleur et de blancheur dans une nature qui, à l'inverse, devenait grisonnante et rousse. On ne pensait pas, mais c'étaient de véritables rebelles, en vérité. Ada trouvait ça amusant.
La Poufsouffle acquiesça à la question de... Mince, commence elle s'appelle, déjà ?
_Bien sûr, bien sûr, tout le monde peut planter une plante, ici, c'est ouvert à tous les élèves. Il suffit d'avoir la permission de Mr Charleston, mais tu le connais, il donnerait son autorisation à n'importe qui. Cela pouvait sonner accusateur, mais sa voix était plutôt attendrie alors que la jeune fille parlait du professeur de botanique. Bien sûr, elle pensait que c'était un irresponsable fini, mais ça, elle le gardait pour elle -quoique tout le monde semblait s'être mis d'accord sur la chose. En revanche, il était indéniablement gentil, attentionné, et vraiment accessible, ce qui n'était pas le cas de tous les professeurs, et Ada l'aimait beaucoup pour cela. S'il n'était pas aussi bon professeur que Mr Dawson, au moins ne faisait-il pas aussi peur, ni n'était aussi strict.
Elle n'était pas aveugle, et avait bien remarqué la timidité de son interlocutrice. Elle trouvait ça drôle, la timidité ; quelque chose qui vous rongeait toute votre vie, ou qui ne vous infectait que quelques années, selon les cas, et qui vous faisait devenir peureux, tremblant, hésitant face aux autres. Si on lui avait demandé, elle aurait volontiers remarqué que cela ressemblait fort à une maladie. Elle ne jugeait pas, bien au contraire -les relations sociales n'admettaient bien souvent aucune forme de contrôle, de quoi faire paniquer tout individu raisonnable. Et comme elle n'avait rien d'urgent à faire, elle s'empressa de rajouter :
_Mais je peux t'accompagner, si tu veux, comme c'est la première fois que tu veux le faire. Mr Charleston est juste à deux pas, dans son bureau ; il suffit de toquer et d'ouvrir la porte, en faisant attention à ne pas faire sortir son chat.
Désolée du retard
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Ma graine grandira sous les chrysanthèmes en fleurs
Il était en effet bien étonnant de voir fleurir des chrysanthèmes à cette époque de l'année. Mais c'était un plaisir pour les yeux et pour le nez. Leur odeur subtile évoquait l'herbe fraichement coupée. Kenna respira dans une grande inspiration leur fragrance. Elle aimait cette odeur qui lui rappelait le printemps en plein automne. Drôles d'endroits qu'étaient les serres avec leur temps fantasque et leur ambiance décalée.
Kenna acquiesçait à ce que lui expliquait Ada. Sagement, elle écoutait parler son aînée. Sa camarade lui inspirait confiance de par sa douceur et la clarté de ses propos.
Ici, c'est seulement la serre des élèves ou... Les professeurs aussi y plantent leurs graines ? demanda-t-elle, curieuse.
Dans sa grande timidité, Kenna savait que si des professeurs - mis à part M. Charleston - se rendaient régulièrement dans la serre n°6, elle aurait plus de mal à s'y rendre aussi. La possibilité d'une rencontre inopinée avec l'un d'entre eux l'angoisserait.
Elle rit lorsqu'Ada fit une blague sur le professeur de botanique, M. Charleston. Le vieil homme était aussi leur Directeur de Maison et sa bonne humeur était contagieuse. Kenna était ravie de l'avoir comme professeur même si parfois, elle se demandait quand même si c'était bien sage de lui avoir confié tout une classe d'enfants de onze ans.
M. Charleston a un chat ?
Comment Kenna avait-elle pu passer à côté de ce fait-là ? Elle qui adorait les chats et autres animaux aurait du être la première au courant !
Et heu... Je veux bien que tu m'accompagnes... T'es sûre ça te dérange pas ?
Kenna avait toujours peur d'embêter les autres. Elle n'osait que rarement leur demander des services, et préférait toujours confirmer la moindre proposition d'aide. Étonnant venant d'une personne qui avait tant le cœur sur la main. Sa graine toujours dans sa main, la Poufsouffle espérait quand même qu'Ada l'aiderait jusqu'au bout, voire jusqu'au bureau.
316 mots
Kenna acquiesçait à ce que lui expliquait Ada. Sagement, elle écoutait parler son aînée. Sa camarade lui inspirait confiance de par sa douceur et la clarté de ses propos.
Ici, c'est seulement la serre des élèves ou... Les professeurs aussi y plantent leurs graines ? demanda-t-elle, curieuse.
Dans sa grande timidité, Kenna savait que si des professeurs - mis à part M. Charleston - se rendaient régulièrement dans la serre n°6, elle aurait plus de mal à s'y rendre aussi. La possibilité d'une rencontre inopinée avec l'un d'entre eux l'angoisserait.
Elle rit lorsqu'Ada fit une blague sur le professeur de botanique, M. Charleston. Le vieil homme était aussi leur Directeur de Maison et sa bonne humeur était contagieuse. Kenna était ravie de l'avoir comme professeur même si parfois, elle se demandait quand même si c'était bien sage de lui avoir confié tout une classe d'enfants de onze ans.
M. Charleston a un chat ?
Comment Kenna avait-elle pu passer à côté de ce fait-là ? Elle qui adorait les chats et autres animaux aurait du être la première au courant !
Et heu... Je veux bien que tu m'accompagnes... T'es sûre ça te dérange pas ?
Kenna avait toujours peur d'embêter les autres. Elle n'osait que rarement leur demander des services, et préférait toujours confirmer la moindre proposition d'aide. Étonnant venant d'une personne qui avait tant le cœur sur la main. Sa graine toujours dans sa main, la Poufsouffle espérait quand même qu'Ada l'aiderait jusqu'au bout, voire jusqu'au bureau.
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Troisième année RP - Promo 2048-2049 - Préfète inRP depuis le 01/09/2050
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Ma graine grandira sous les chrysanthèmes en fleurs
Ada pencha sa tête à la question de sa cadette. Elle n'avait jamais vu de professeurs ici, mis à part Mr Charleston, aussi ne savait-elle pas s'ils pouvaient vraiment planter une graine ici. La Serre n°6 avait toujours été labellisée comme "la Serre des élèves !", avec toutes les promesses sous-jacentes de liberté et de confidentialité que cela impliquait. Une Serre, peut-être pas par les élèves, mais au moins pour les élèves, voilà qui était beau. Un terrain de confiance, un des seuls où l'on pouvait se gérer soi-même et ses plantes, où l'on avait accès à tout mais obligation en rien. Alors est-ce que les profs pouvaient en profiter aussi ? Elle n'en savait rien, mais cela lui ferait bizarre.
_Hmmm... Je ne sais pas. Je n'y ai jamais réfléchi. Mais même s'ils y avaient accès, je pense qu'ils préfèreraient planter leurs plantes dans leurs appartements. Ou alors ils ont une Serre à eux. Elle haussa les épaules, signe d'ignorance. Une seule chose était sûre : _En tout cas, je n'en ai jamais croisé dans la Serre, à part Mr Charleston.
Elle sourit alors que sa camarade riait à son commentaire. Le rire était quelque chose d'étrangement universel, et cela ne pouvait être qu'agréable de voir la joie se répandre sur visage d'une camarade. Son sourire s'élargit, passant de discret à perceptible, quand Kenna rebondit sur Moustache. Elle acquiesça, surprise que la jeune sorcière n'ai jamais croisé l'adorable boule de poil.
_Oui, Moustache ! Il est adorable. Elle balaya la question de sa cadette d'un revers de la main. _Si ça me dérangeait, je ne te l'aurais pas proposé, dit-elle d'un ton doux.
Elle regarda en coin la jeune fille, comme si elle s'apprêtait à dire quelque chose. Mais elle ne savait pas bien quoi ; la timidité était quelque chose qui la mettait toujours un peu mal à l'aise, sans qu'elle ne sache pourquoi. Peut-être voyait-elle là le reflet de quelque chose de plus systématique, de plus dérangeant, sans vraiment pouvoir mettre le doigt dessus. Un garçon timide serait plus charmant qu'autre chose, mais une fille... Cela l'agaçait, d'une si légère pointe d'irritation qu'elle n'était même pas sûre qu'elle soit vraiment là ; mystérieusement, elle n'arrivait pas à passer outre un sentiment de malaise. Combien de filles timides connaissait-elle ? -Beaucoup. Et de garçon ? ...Peu. Presque pas, en vérité. Elle ne savait pourquoi elle faisait soudainement la distinction entre les deux genres, mais elle avait l'impression de toucher quelque chose d'important, sans pouvoir se l'expliquer.
Elle aurait voulu lui dire qu'être timide ne servait à rien, que le monde n'allait pas la manger, mais elle savait bien que ce n'était pas aussi simple. Et puis, la timidité n'était pas une maladie. Cela allait d'ailleurs souvent de paire avec la politesse, la gentillesse, et faire attention aux autres était une qualité tout à fait louable. Ada elle-même faisait attention aux autres, et elle était plutôt gentille, non ? Du moins se voyait-elle comme telle. Mais soudainement, ce fait là-même mis la jeune fille en colère. Pourtant, elle ne pouvait expliquer ses sentiments, ni pourquoi elle tiquait ce jour-ci sur la timidité de sa camarade, aussi se contenta-t-elle de secouer sa tête. _Rien, laisse tomber. Elle ajouta, avec un sourire doux : _Je ne sais pas ce que j'ai, aujourd'hui. Dès fois, on est prise dans une spirale de pensées, de sentiments, mais on ne les comprends pas. Ou pas tout à fait. C'est bizarre, non ? La Poufsouffle avait l'intention de parler à haute voix, mais les mots ne franchirent pas ses lèvres. Inconsciemment, elle évitait d'être trop... vulnérable. Elle n'aimait pas parler d'elle-même ; à chaque fois, elle avait comme ce frisson d'anxiété qui vous parcoure dans une pièce inconnue, quand vous n'avez pas pu en voir les recoins, et que vous imaginez une menace qui se tapit non loin -le monstre sous le lit. Le monstre à Ada, c'était une bête prête à la dévorer si elle en disait trop. C'était ridicule, peut-être ; inconscient, certainement. Mais c'était là ; ce frisson qui vous fait redouter d'aller plus loin, qui remonte votre dos jusqu'à tendre votre cou.
Ses mains se claquèrent en se rejoignant, en un geste universel pour aller de l'avant, et le geste fit fuir ses pensées. Elle proposa, avec entrain : _Bon, on y va ? Une moue espiègle traversa ses traits, à l'idée d'une nouvelle aventure, aussi petite soit-elle. _Allons vaincre le maître ses Serres et son animal diaboliquement angélique ! Je te préviens, fourbe qu'il est, il risque de nous charmer à coup de bonbons, tasses de thé, et autre gourmandises...
Je viens de me rendre compte que "chrysanthème" est un mot masculin, ce qui veut dire que j'aurais dû utiliser "ils" à la place de "elles", et ça me rend très triste.
Aussi, au risque de sonner comme un disque rayé, désolée du retard.
#28363c
_Hmmm... Je ne sais pas. Je n'y ai jamais réfléchi. Mais même s'ils y avaient accès, je pense qu'ils préfèreraient planter leurs plantes dans leurs appartements. Ou alors ils ont une Serre à eux. Elle haussa les épaules, signe d'ignorance. Une seule chose était sûre : _En tout cas, je n'en ai jamais croisé dans la Serre, à part Mr Charleston.
Elle sourit alors que sa camarade riait à son commentaire. Le rire était quelque chose d'étrangement universel, et cela ne pouvait être qu'agréable de voir la joie se répandre sur visage d'une camarade. Son sourire s'élargit, passant de discret à perceptible, quand Kenna rebondit sur Moustache. Elle acquiesça, surprise que la jeune sorcière n'ai jamais croisé l'adorable boule de poil.
_Oui, Moustache ! Il est adorable. Elle balaya la question de sa cadette d'un revers de la main. _Si ça me dérangeait, je ne te l'aurais pas proposé, dit-elle d'un ton doux.
Elle regarda en coin la jeune fille, comme si elle s'apprêtait à dire quelque chose. Mais elle ne savait pas bien quoi ; la timidité était quelque chose qui la mettait toujours un peu mal à l'aise, sans qu'elle ne sache pourquoi. Peut-être voyait-elle là le reflet de quelque chose de plus systématique, de plus dérangeant, sans vraiment pouvoir mettre le doigt dessus. Un garçon timide serait plus charmant qu'autre chose, mais une fille... Cela l'agaçait, d'une si légère pointe d'irritation qu'elle n'était même pas sûre qu'elle soit vraiment là ; mystérieusement, elle n'arrivait pas à passer outre un sentiment de malaise. Combien de filles timides connaissait-elle ? -Beaucoup. Et de garçon ? ...Peu. Presque pas, en vérité. Elle ne savait pourquoi elle faisait soudainement la distinction entre les deux genres, mais elle avait l'impression de toucher quelque chose d'important, sans pouvoir se l'expliquer.
Elle aurait voulu lui dire qu'être timide ne servait à rien, que le monde n'allait pas la manger, mais elle savait bien que ce n'était pas aussi simple. Et puis, la timidité n'était pas une maladie. Cela allait d'ailleurs souvent de paire avec la politesse, la gentillesse, et faire attention aux autres était une qualité tout à fait louable. Ada elle-même faisait attention aux autres, et elle était plutôt gentille, non ? Du moins se voyait-elle comme telle. Mais soudainement, ce fait là-même mis la jeune fille en colère. Pourtant, elle ne pouvait expliquer ses sentiments, ni pourquoi elle tiquait ce jour-ci sur la timidité de sa camarade, aussi se contenta-t-elle de secouer sa tête. _Rien, laisse tomber. Elle ajouta, avec un sourire doux : _Je ne sais pas ce que j'ai, aujourd'hui. Dès fois, on est prise dans une spirale de pensées, de sentiments, mais on ne les comprends pas. Ou pas tout à fait. C'est bizarre, non ? La Poufsouffle avait l'intention de parler à haute voix, mais les mots ne franchirent pas ses lèvres. Inconsciemment, elle évitait d'être trop... vulnérable. Elle n'aimait pas parler d'elle-même ; à chaque fois, elle avait comme ce frisson d'anxiété qui vous parcoure dans une pièce inconnue, quand vous n'avez pas pu en voir les recoins, et que vous imaginez une menace qui se tapit non loin -le monstre sous le lit. Le monstre à Ada, c'était une bête prête à la dévorer si elle en disait trop. C'était ridicule, peut-être ; inconscient, certainement. Mais c'était là ; ce frisson qui vous fait redouter d'aller plus loin, qui remonte votre dos jusqu'à tendre votre cou.
Ses mains se claquèrent en se rejoignant, en un geste universel pour aller de l'avant, et le geste fit fuir ses pensées. Elle proposa, avec entrain : _Bon, on y va ? Une moue espiègle traversa ses traits, à l'idée d'une nouvelle aventure, aussi petite soit-elle. _Allons vaincre le maître ses Serres et son animal diaboliquement angélique ! Je te préviens, fourbe qu'il est, il risque de nous charmer à coup de bonbons, tasses de thé, et autre gourmandises...
Je viens de me rendre compte que "chrysanthème" est un mot masculin, ce qui veut dire que j'aurais dû utiliser "ils" à la place de "elles", et ça me rend très triste.
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two

