4 sept. 2024, 12:37
Rencontre fortuite  01/09/49   solo   PNJ 
Mercredi 1er Septembre
Fin de matinée,
Quai 9 3/4, King's Cross

Reducio

avec Judith Moore, PNJ validé
tante de Constance


L'éternel train à vapeur trônait fièrement sur les rails tout contre le quai 9 3/4. Sa cuirasse rouge et noire impeccable malgré le poids des années. Combien d'élèves a-t-il pu voir monter à son bord ? Combien de familles ont-elles pu l'admirer depuis le quai ?
Oui, le Poudlard Express est un train, mais pas n'importe lequel. Son rôle est éminent dans la vie étudiante des apprenti.e.s sorcier.e.s britanniques. Il représente le lien entre le monde Magique et celui moldu. Il est aussi le lieu de nombres moments de retrouvailles... et de rencontres.


***

Il y a un an, si vous lui aurez dit qu'elle commencerait sa rentrée de cette manière, Constance ne vous aurait pas cru. Impossible, aura-t-elle affirmé dans un rire en secouant la tête.
Coup d'œil par-dessus son épaule. Et pourtant. Elle était bien là, en chair et en os. Sa tante émergea du mur de briques pâles et usées par le temps, juste derrière elle, sa longue cape troquée par son éternel trench crème. Rapide regard qui embrasse la vision du quai déjà submergé de diverses personnes, de tous âges, toutes tailles, tous horizons, puis elle repose ses prunelles sombres sur le visage de sa nièce.

- Eh bien, nous y voilà.
Constance sourit et acquiesce.
- Nous y voilà.

Posant sa malle au sol, puis la cage de son compagnon de voyage, la châtaine réajusta l'anse de sa besace.
Soupir de la quarantenaire qui s'empare alors de la malle alors que Constance grimace dans une apparente volonté de refuser.
- Je t'ai déjà laissé traverser le mur avec toutes tes affaires. Maintenant laisses moi t'aider à les emmener jusqu'au wagon. J'insiste, cela me fait plaisir et... ce n'est pas lourd.
Le petit sourire qui se dessine sur ses lèvres témoigne de son amusement car c'est elle qui a enchanté la malle pour que celle-ci - qui avait déjà un sort d'extension - soit deux fois voire trois fois plus légère qu'elle ne devrait.

Constance s'apprêtait à refuser une nouvelle fois poliment mais se figura que si elle agissait ainsi, ce serait peut être perçu comme l'inverse de la politesse. Et elle ne voulait pas ennuyer sa tante. C'était déjà super que celle-ci l'accompagne alors elle n'allait tout de même pas jinxé le moment.

En effet, elle avait apprit la veille que sa mère avait un empêchement de dernière minute avec son travail la privant inévitablement de sa présence. Son père avait eu alors l'idée de faire intervenir Judith et comme il se doutait que chaque moment avec celle-ci est "précieux" - vu qu'elle vit à Edimbourg - il l'avait contacté pour lui expliquer la situation et lui proposer de les remplacer afin qu'elles passent ce début de rentrée "entre elles". Après un moment de flottement, Constance a accepter alors sans rechigner, agréablement surprise, intérieurement, d'être accompagnée par Judith le lendemain.


***

Ainsi donc la dragonologiste et la Quatrième année s'avancèrent sur le quai, observant toutes deux la locomotive noire bordée de rouge et au panneau éloquent portant son nom, surmonté du blason de l'école. Un lieu et un train qui devaient ramener foule de souvenirs à la quarantenaire à ses côtés, n'est-ce pas ?
Constance lève les yeux vers le visage de sa tante, observant ses expressions. Comme souvent, elle se demandait ce que celle-ci pouvait être en train de penser, de visualiser.

De son côté, la châtaine ne savait pas trop sur quel pied danser. Cette rentrée devrait procurer ce petit sentiment d'excitation à l'idée de retrouver sa deuxième maison et ses amies, n'est ce pas. Mais... les évènements de l'été avec Elisabeth - surtout les derniers - lui laissaient comme un poids sur la poitrine. Elles ne s'étaient pas reparlées depuis la dernière fois et Constance redoutait le moment des retrouvailles. Elle n'avait pas envie de s'épancher sur tout ceci, avec elle ou qui que ce soit. Elle voulait... elle ne savait pas ce qu'elle voulait vraiment. Enfin, si. Elle désirait passer une rentrée la moins désagréable possible.
Concentrons nous sur le positif. La rentrée, la quatrième année, retrouver les filles et... qu'il va décidément falloir que je fasses plus attention avec ma gestion de l'emploi du temps - dois-je diminuer des options ? dois-je arrêter certaines ? Je n'en ai pourtant pas envie... Bon, en tout cas, j'espère que la saison de Quidditch va pouvoir reprendre cette année. Oh et y'a le Programme Amico !! Oui, voilà, pensons à des choses positives. Pis, j'ai Judith avec moi aujourd'hui ! C'est pas trop cool ça ?

@élisabeth willis pour la mention ;)
Dernière modification par Constance Nelson le 21 mars 2025, 21:54, modifié 1 fois.

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's :fire:

5 sept. 2024, 12:32
Rencontre fortuite  01/09/49   solo   PNJ 
Judith remonte son poignet dans un geste habitué et indique :
- Nous sommes dans les temps.
Une nouvelle fois, Constance acquiesce avec un léger sourire. Elle brûlait d'envie de questionner sa tante. Elle savait que sa mémoire était quelque peu particulière depuis son accident, mais justement, ce sujet était un « petit peu » tabou entre elles. Autant, elle n'avait pas eu de mal de la questionner sur comment était sa scolarité, notamment dans ses lettres, autant... le faire ici et maintenant, lui demander quels souvenirs remontaient à la surface... cela la gênait. Et bien que sa curiosité concernant sa tante était débordante, sa volonté de ne pas la brusquer ou l'embêter était tout aussi forte.

Refoulant sa curiosité à coups de pied mentaux, la châtaine soupira doucement :
- J'espère que cette année va bien se passer.
Oh mais pourquoi j'dis ça moi ? Bien sûr que ça va bien se passer. Tout. va. Bien.
Le regard interrogateur de l'adulte se pose sur son visage et elle se sent rougir, détournant le regard.
- Et pourquoi cela ne se passerait-il pas bien ?
- Non, non, j'voulais dire, j'espère... euh... être à la hauteur. Tu vois, la... quatrième année, tout ça.
Elle ne voulait pas parler de ses histoires - sûrement puériles pour une adulte – d'amitié compliquées. Oh ciel que ce poids sur sa poitrine était lourd. Diable qu'elle donnerait tellement pour qu'il s'évapore. Ne pouvait-elle pas se contenter de vivre l'instant présent ? Avec Judith à ses côtés ?

La concernée ne délogeait pas ses prunelles de son visage, pendant ce qui dura de longues secondes aux yeux de la Poufsouffle, comme si la dragonologiste percevait qu'elle ne disait pas toute la vérité.
- Je vois. Tu sais, c'est normal de ressentir cela.
La brune se pinça les lèvres, comme refoulant des propos qu'elle jugeait non pertinents ou autre.
- Tu es une bonne élève, avec un bon bulletin, studieuse, sérieuse et curieuse. Si tu continues sur cette voie, je ne vois pas de raison pour que cette nouvelle année se passe différemment.

Constance hausse les épaules et expire doucement, comme si cela pouvait chasser ses pensées dirigées vers une certaine personne. Avec Judith, elles étaient en train de parler de sa scolarité, point. Et bien que son esprit était davantage tourné vers ses « histoires d'amitié », la châtaine ressentait véritablement un petit trac concernant cette nouvelle année.

Le fait est qu'elle avait choisi l'an dernier la Filière Complète qui, comme son nom l'indique, est une filière recoupant la majorité des cours enseignés à Poudlard – dont certains dont elle se serait volontiers dispensée. Et si cela n'était pas déjà assez, elle n'avait pas pu s'empêcher de renforcer certaines matières d'options et de prendre d'autres en option – comme le Vol et l'Etude des Runes – plus l'intégration au Système Jobarbille pour apprendre la langue des Centaures. Cela accompagné de son poste de cheerleader – avec les entrainements liés – on pouvait dire qu'elle avait un curriculum vitae d'étudiante aussi chargé que son emploi du temps.
Et bien qu'elle soit dotée d'une volonté, d'un courage, d'une détermination à « toutes épreuves », elle avait tout de même constaté – avec les derniers examens annuels – que son niveau scolaire s'était tout juste maintenu. Et cela grâce à pas mal de révisions. Elle se souvenait sans peine de cette sensation de mal-être, de se sentir si vulnérable à l'idée qu'elle pourrait tout foirer pour cause de « trop-plein » d'informations et de cours, à l'approche des examens.

Et pourtant, bien qu'elle ai la possibilité d'arrêter des options cette année, elle n'en avait pas envie. Fichu esprit contradictoire. Sa raison lui disait que cela allait sûrement faire trop, surtout si elle voulait joindre le programme Amico - qui lui mettait des paillettes dans les yeux depuis qu'elle était à Poudlard – avec tout les trucs qui devaient sûrement être organisés. Et son cœur, son désir était de ne pas arrêter, de continuer ces options pour parfaire son éducation.

- Constance ?
Sursaut de la châtaine qui, sortant de ses pensées vagues, se rend compte qu'elle s'est alors isolée d'une certaine manière de la réalité. Le visage souvent si calme de Judith était cette fois-ci soucieux, ses prunelles foncées l'interrogeaient.
- Je... oui oui, excuse-moi. Tu disais ?
- Est ce que tout va bien ?
- Oui... Oui, oui, tu as sûrement raison. Si je continue de bien travailler, ça va sûrement le faire.
Sa tante reste une seconde silencieuse, immobile, comme en proie à une réflexion intense et finalement se contente d'un hochement de tête et d'une main ouverte vers le quai, l'invitant à procéder vers le train.

Les deux parentes reprennent donc leur marche à travers la foule éparse. Beaucoup de parents qui s'épanchaient sur des dernières recommandations, des élèves qui se rendaient compte d'oublis d'affaires, d'autres qui s'étreignaient après deux longs mois sans se voir... toutes ces effusions gênaient Constance en cet instant, aussi se contenta-t-elle de darder son regard sur la procession de wagons noirs et rouges.

Soudainement, alors qu'elles s'arrêtaient devant un wagon où il y avait moins de monde sur le quai, une voix féminine attira brièvement son attention :
- Oliver, non mais que vais-je faire de toi ? Ce n'est pas possible d'avoir un garçon aussi tête en l'air !

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's :fire:

6 sept. 2024, 08:39
Rencontre fortuite  01/09/49   solo   PNJ 
Bref regard de côté pour aviser une sorcière, les cheveux défaits encadrant un visage bienveillant, maternel, mais avec en cet instant un air quelque peu désabusé. Le garçon qui lui faisait face, et qui tournait le dos à Constance, se passa une main nonchalante dans sa tignasse brune.
- Roooh maman, c'est pas si grave ! Tu m'l'enverras par hibou ! C'est pas comme si j'en avais besoin tout l'temps non plus ! Je suis quelqu'un d'orga...
- Oh non ! Ne dis pas ce mot, mon chéri. C'est bien trop ironique en cet instant.

Soupir maternel, la sorcière s'avance vers son fils, réajuste machinalement son col tandis que ce-dernier renverse la tête en arrière d'agacement feint.
- Je crois bien que tu ne désire qu'une chose, que je prenne congé. Ben voyons. Voilà comment un fils doit traiter sa pauvre mère. Pauvrette que je suis ! Insiste la sorcière d'un air faussement triste.

Le garçon doit être habitué de ces simagrées car il éclate de rire et enlace sa mère. Quelques secondes immobiles, touchantes et Constance se sentit alors embarrassée d'observer « incognito » cette scène privée. Aussi, détourne-t-elle le regard pour reporter son attention sur Judith, qui attendait silencieuse à ses côtés, la malle à ses pieds. La quarantenaire observait de long en large le quai tout autour, apparemment dans ses pensées.
- Merci d'être là, Judith. De m'avoir accompagné.
- Voyons, cela n'est rien. Et puis, c'était l'occasion de remettre les pieds sur ce quai.

Sourire de connivence, un regard qui voulait dire bien plus et Constance sourit spontanément, ressentant un élan de tendresse vers cette tante qu'elle apprend à connaître depuis un an.
- Tu reprends bientôt aussi, j'veux dire, à la Réserve ?
Hochement de tête positif et Constance remarque le sourire léger qui habille dorénavant le visage de sa tante. Elle était sincèrement contente pour elle, qu'elle ai un emploi qui lui plaise, pour lequel elle est douée et... dans un endroit fantastique pas si loin de Poudlard.
D'ailleurs, cela lui faisait penser...
- Dis, j'me demandais... euh...
- Oui ?
- Tu comptes passer voir Jasper un de ces quatre ? J'veux dire... à Pré-au-Lard ?
- Est-ce ta façon de me proposer de se voir là-bas ?

Le sourire s'était fait amusé et ses prunelles étaient dorénavant bien ancrées dans les siennes. Ne pouvant s'empêcher de rosir, Constance haussa les épaules tandis qu'un sourire coupable se dessina sur ses lèvres.
- Si... si, si ça te dis bien sûr.
- Ce serait avec plaisir.
- Cool.
- Tu pourras ainsi me raconter de vive voix tes progrès qui, je n'en doute pas, seront là, ajoute Judith d'un air amical.

Baissant les yeux cette fois-ci – la foi de sa tante en elle était si intimidante et chouette à la fois, qu'elle ne trouvait pas les mots. Oui, Constance était aux anges et en même temps, elle ne savait pas comment témoigner ce qu'elle ressentait.
- On verra bien, rétorque-t-elle finalement dans un souffle. A Londres, on dit que pour se porter chance, il faut tapoter trois fois du poing sur du bois. Comment fait-on dans le monde sorcier ?
- Eh bien, il y a plusieurs... rites ou habitudes mais je dirais que j'ai souvent constaté que les sorciers appréciaient porter des amulettes. Avec un symbole runique approprié. Tu n'as pas encore vu ça en Etude de Runes, l'an dernier ?
- N-non. Pas encore en tout cas. Pis, tu sais, perso, j'ai plutôt survolé le programme de 1ere année vu que j'avais qu'une heure d'option. Mais... Miss Priddy nous a un peu parlé des différents artefacts en Sortilèges.

Constance hausse les épaules et sourit : cette conversation était intéressante car mine de rien, cela lui donnait envie d'en apprendre plus sur les Runes... A ce qu'elle comprenait, c'était le symbole "approprié" qui donnait sa magie au talisman. Plutôt cool comme histoire !
- D'accord, je comprends. L'étude des runes est très intéressante, j'espère que tu auras l'occasion d'approfondir ce domaine à l'avenir.

Alors qu'elle hochait du chef, un mouvement sur le côté, celui de la famille sorcière avec la mère qui morigénait de façon maternelle son fils, attira de nouveau son attention. Apparemment les parents s'en allait et deux silhouettes – l'une grande, l'autre plus menue – venaient de s'engouffrer dans le train. Une voix féminine interpella le garçon brun, qui saluait de la main sa mère :
- Oliv', t'peux m'aider s'il-te-plaît ? Elle s'est bloquée avec...

Le dénommé Oliv' se tourna vers l'ouverture du wagon, débloqua sans difficulté la malle et s'adressa d'un ton familier à celle qui devait être sa sœur :
- Et hop ! C'est réglé, Sis' ! Tu sais où aller ?
La voix féminine lui rétorqua que ce n'était pas sa première année et qu'elle n'avait donc pas besoin d'être couvée.
- Mais merci pour la malle Oliv' !

Ce n'est pas tant ce bref échange fraternel qui frappe Constance mais plutôt le profil du garçon, prénommé Oliv'. Elle le connaissait.
Oliver. Le gars de la forêt.
Reducio

avec Oliver Emerson PNJ

@Jasper Ashdown pour la mention

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's :fire:

6 sept. 2024, 12:07
Rencontre fortuite  01/09/49   solo   PNJ 
Avant même qu'elle ait le temps de se détourner qu'Oliver tourna son visage vers elle :
- Oh ! Salut ! Décidément !
Alors qu'elle lui lance un regard désabusé, il lui adresse un sourire Colgate :
- Je vais finir par croire que tu me suis, fit-il sur un ton faussement sérieux, reprenant là des paroles qu'elle a eu à son encontre moins de deux mois plus tôt.
- Pff dans tes rêves, rétorque-t-elle sans le regarder bien qu'elle se retient tout juste de sourire face à cette référence plutôt bien trouvée. Salut Oliver.
- Ravi de te revoir Constance. Oh, je vois que tu es accompagnée, fit-il avec une politesse « exagérée » aux yeux de la châtaine. Bonjour Miss, dit-il à l'intention de Judith qui s'était rapprochée de sa nièce, la mine curieuse.

C'était bien trop dur de retenir un sourire cette fois-ci devant tant de complaisance. Se fichait-il d'elle ? Ou bien parlait-il comme ça tout le temps ?
Elle se rappelait maintenant que lorsqu'il s'était revus cette « deuxième » fois, elle avait trouvé qu'il pouvait être sympa. Mais il avait ce côté « taquin » et « extrêmement poli » - bref, son côté charmeur – qui avait tendance à la faire un peu tiquer. Oui, elle avait envie de soupirer quand il agissait ainsi. Mais ce n'était pas méchant, si dit-elle, aussi se contente-t-elle de lever les yeux au ciel et de se tourner vers Judith pour procéder aux présentations :
- Judith, voici Oliver, un élève de... Serdaigle ? (acquiescement souriant d'Oliver) de 5ème année. Oliver, voici Judith ma tante.
- Enchanté.
- De même, jeune homme, sourit poliment Judith avant de couler un bref regard interrogateur vers sa nièce.
Pourquoi celle-ci se comportait de cette manière ? Apparemment, tous deux se connaissaient sans pour autant être... proches. Mmh étrangement, la sorcière eu la titillante sensation que quelque chose se tramait. Et elle trouvait cela plutôt amusant, il faut l'avouer.

Un coup de sifflet retentit, indiquant que le départ du train était proche. Dans dix petites minutes, ils chemineront vers Poudlard.
- Bien. Euhm...
- Je pense qu'on ne devrait pas trop tarder à entrer, Constance, tu ne crois pas ? Fit Oliver avec amicalité.
Le regard surpris qu'elle lui lance vaut un bon paquet de gallions aux yeux du garçon qui se contenta de lui lancer un regard faussement étonné :
- Tu ne penses pas ? Répète-t-il.
- Si, si. Eumm... je...

Constance se tourne vers Judith, un brin désemparée que leur au revoir soient si proches.
Judith pose alors une main sur l'épaule de Constance dans un geste presque parental, qui lui fut étrange l'espace de quelques secondes mais la brune balaya mentalement cette sensation et garde sa main sur l'épaule de sa nièce. Constance qui avait posé brièvement un regard surpris sur cette main, reporte son regard vers Judith, un léger sourire triste sur les lèvres.
- J'aime pas les au revoirs.
- Qui aime cela ? Et comme tu le dis, ce n'est qu'un au revoir. Pré-au-Lard, tu te souviens ? (Constance acquiesce, son regard toujours ancré dans le sien) Alors, ne soyons pas tristes, ajoute Judith avec un sourire encourageant.

La quarantenaire ne se rendait pas compte combien ce sourire la faisait ressembler à sa sœur, Mary, la mère de Constance.
Celle-ci ressent un pincement au cœur alors : ses parents, c'est bête mais même à 14 ans, elle aimait cette habitude de les serrer contre elle avant de monter dans le train. Mais ils n'étaient pas là. Mais j'suis pas seule pour autant, Judith est là.
- Merci encore d'être venue. J'veux dire, je suis contente que tu sois venue. Ca change mais... c'est bien.

Ces quelques mots firent du bien à Judith qui renforça son sourire, son regard effleurant le visage de sa nièce comme une caresse. C'était étrange de ressentir ce qu'elle ressentait en cet instant et c'est d'ailleurs autant cette sensation que les mots de Constance qui la touchait.
- A très bientôt alors Constance, dit-elle enfin en relâchant l'épaule de la châtaine. Bon voyage.
- A très bientôt, bon voyage à toi aussi, s'empresse-t-elle d'ajouter en référence au transplanage jusqu'à la Réserve.
Hochement de tête silencieux, Judith recule, se ravise, attrape la malle que Oliver – qui s'était tenu en retrait jusque là – s'empresse de saisir avec un sourire poli « Je peux m'en charger, ne vous inquiétez pas. Bonne journée Miss ! » et hoche du chef à l'intention du jeune homme.

Un léger sourire amusé dû à ce duo et elle fit volte face pour s'éloigner vers la sortie.
Constance la suit du regard alors avant de se tourner vers Oliver :
- «  Je peux m'en charger, ne vous inquiétez pas »... vraiment ?
- Tu m'imites plutôt mal tu sais ? Rétorque-t-il avec un sourire tout en engouffrant la malle puis la cage de la châtaine. Tu viens ou tu restes ? Fit-il en lui tendant la main depuis le marche-pied.

Lui décochant un regard du genre « t'es sérieux là ? », le deuxième coup de sifflet du conducteur de train la fit réaliser qu'en réalité, elle n'avait pas vraiment le temps d'argumenter quoi que ce soit. Soupirant, elle attrape la main du Serdaigle.

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7 sept. 2024, 09:19
Rencontre fortuite  01/09/49   solo   PNJ 
Le train s'ébranle doucement tandis que le bruit habituel de la locomotive indique le départ et qu'un nuage de vapeur s'étend au-dessus du Poudlard Express.
Constance retrouvait l'odeur, le brouhaha, les parois lambrissées, certains visages quelque peu familiers qu'elle avait eu l'habitude de croiser durant ses trois précédentes années.
Mais son esprit avait du mal à se fixer sur quelque élément en particulier. Le dos face à elle avançait au rythme imposé par les quelques élèves qui avançaient autant à contre-sens que dans le même sens qu'eux, les forçant de temps en temps à freiner leur progression dans l'étroit corridor.
Le paysage de la gare évolua lentement au travers des vitres pour se muer en un paysage urbain qui se changea plutôt rapidement en une vision de campagne anglaise – ça y est, ils quittaient Londres et sa ceinture urbaine. Adieu les double-decks, les tours lumineuses, les larges rues, les grands bâtiments de pierres claires usées... En route pour une journée de voyage vers l'Ecosse !

Finalement, il s'arrête et ouvre une porte de compartiment sur la gauche qui coulisse dans un chuintement. Il entre avec nonchalance, d'un mouvement lève sa grosse malle pour la monter dans le bastingage au-dessus de sièges, en fait de même pour son sac à dos et se tourne vers elle, toujours sur le pas de la porte.
- Tu as oublié quelque chose sur le quai ?
- Quoi ? Euh non... fit Constance d'un air surpris en checkant par réflexe ses possessions.
Malle, ok. Besace ok. Cage, ok. Son félin dormait tranquillement sur sa couverture, roulé en une boule de fourrure rousse clairsemée de blanc : nullement impressionné par le brouahaha, le changement d'environnement, les odeurs etc... il vivait sa meilleure deuxième nuit.
- Je peux peut-être t'aider alors ?

Tout allait si vite, cela la dépassait tout simplement !
Elle se trouvait comme happée dans une situation non prévue, non planifiée. Mais pouvait-elle se sortir de là simplement ? En avait-elle même seulement l'envie ?
J'ai envie de vous dire que oui et non.

Un mouvement dans son dos et Constance sursaute, se tournant pour aviser une jeune élève qui souhaite continuer d'avancer dans le couloir. Il faut qu'elle se décide. Maintenant.
- Excuse-moi, souffle-t-elle embarrassée à l'intention de sa cadette.
La châtaine se décale, lance un regard mal assuré vers Oliver puis vers la jeune élève, puis Oliver, soupire et entre, sa cage tenue à hauteur de buste devant elle.

Un sourire amusé sur les lèvres, le Serdaigle recule, les mains en l'air, ayant bien saisit qu'elle ne souhaitait pas pour l'instant de son aide. Peut être avait-il également saisit qu'elle ne s'attendait pas à être là, ici, avec lui. Et visiblement, cela l'amusait également.

Elle pose la cage sur la banquette de droite, se rend compte que le compartiment est vide, se tourne vers lui et lui lance :
- Quoi, j'ai un truc sur le nez ?
Le ton n'est pas agressif mais un poil agacé. Le Serdaigle secoue la tête, retenant à grande peine un rire et s'assoit sur la banquette en face d'elle, sans rien rétorquer.
Nouveau soupir de Constance, elle se trouve agacée par l'absence de réponse et par sa propre réaction. Elle se doutait qu'il se fichait d'elle intérieurement.
Ben quoi, j'avais pas prévu de passer le voyage avec toi. Je pensais retrouver les filles en marchant dans les couloirs. Mais là, me voilà embarquer à te suivre et à entrer dans le même compartiment que toi. Tu n'as pas l'air méchant, ça se trouve, tu es même très sympa mais... j'sais pas...

Bien sûr, elle ne pouvait rien dire de tout cela. Ce serait purement impoli. S'il pouvait juste gommer ce petit sourire en coin...

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7 sept. 2024, 14:10
Rencontre fortuite  01/09/49   solo   PNJ 
La jeune fille décide alors de se montrer mâture, en tout cas de lui montrer qu'elle était capable de l'être – elle avait quatorze ans, bon sang – et d'affecter qu'il n'y avait rien de grave – qu'elle ne se sentait pas du tout affectée par sa présence.

Aussi, sans un regard pour lui, elle attrape sa malle aussi encombrante que légère, ploie légèrement les genoux et la hisse sans difficulté dans le bastingage. Satisfaite, elle s'assoit, retire sa besace de son épaule et le pose à ses pieds. Alors qu'elle relève son regard, elle croise le sien.
- Mais qu'est-ce qu'il y a à la fin ? Ne peut-elle s'empêcher de soupirer en levant les yeux au ciel.
- Mais rien. Je suis juste agréablement surpris de voir combien tu es autonome, même pour soulever une aussi grosse malle.
Se doutait-il que sa malle soit sous l'emprise d'un sortilège ? Si tel était le cas, cela ne ferait pas de mal d'affecter qu'il n'en était rien.

- Eh oui, les filles sont aussi capables que les gars. Désolée de te l'apprendre. Et puis, j'ai beau ne pas être hyper musclée, vu comme ça, il ne faut pas se fier aux apparences. On ne te l'a jamais dit ? ajoute-t-elle d'un air nonchalant en ouvrant la porte de sa cage, histoire d'effleurer du bout des doigts le pelage de son compagnon.
S'il veut sortir durant le voyage, ce sera possible. A moins que cela ne dérange Oliver.

- Ben dis donc, tu en as beaucoup des punchlines comme ça ? Dit-il mi figue mi raisin. Rooh Constance, tu te souviens ? On a déjà été dans un tel cas de figure. Restons sur de bonnes bases, veux-tu ? J'ai voulu blaguer, t'as pas saisi ma blague, c'est bon j'ai compris.
Un bref silence s'installe entre eux tandis qu'ils s'affrontent du regard.

Finalement, le garçon hausse les épaules et attrape son sac, en, sort une boîte métallique ronde qui, quand il la soulève, produit un petit son de glissement venant de l'intérieur. Des biscuits ?
Le jeune homme s'arrête dans son geste, relève ses yeux verts vers elle, semble hésiter puis, tout en ouvrant la boîte :
- Tu aimes les friandises sorcières j'imagine ? Tu en veux ?
Clairement, si ça, ce n'était pas une véritable proposition de trêve, elle ne voyait pas ce que c'était ! D'ailleurs, comment en étaient-ils arriver là ?

Affichant un léger sourire au coin des lèvres, Constance considéra la boîte présentée : deux-trois chocogrenouilles se battaient en duel avec des vers frétillants, des gnomes au poivres, des caracollants, sorbets citron et même des shortbreads. Elle n'avait pas vraiment « faim » mais est ce qu'il fallait vraiment avoir faim pour ce genre de mets ?
- Tu les as saupoudré de pouvre-à-vomir ? demande-t-elle d'un air faussement accusateur bien que ses prunelles noisettes brillaient d'un air amusé.
- T'aimerais bien hein, histoire de pouvoir m'accuser de quelque chose.

L'anglaise pouffa et saisit un sorbet citron « merci Oliver ».
Le garçon afficha une mine soulagée et sourit d'un air tout à fait touchant. La jeune fille détourna alors subitement les yeux, se sentant bête. Gobant le bonbon, elle coula un regard vers la cage.

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
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18 sept. 2024, 12:49
Rencontre fortuite  01/09/49   solo   PNJ 
Voilà quelques minutes qui s'étaient écoulées dans le silence le plus complet – enfin, si on omet le bruit léger, comme une berceuse, du train sur les rails et les rires des élèves qui passaient dans le couloir, qu'on pouvait d'ailleurs apercevoir à travers la vitre de la porte.
Oliver s'était installé confortablement sur son coin de banquette, dans le sens inverse de la marche, toujours en face d'elle : une jambe pliée sur son autre genou, son coude adossé à l'accoudoir côté fenêtre, sa tête posée nonchalamment contre son poing replié, ses yeux rivés au bouquin qu'il avait sorti tenu en équilibre entre sa cuisse et sa main libre. Elle n'avait pas eu le temps de lire la couverture et puis de toute façon, elle prenait soin de faire comme si de rien, comme si le compartiment dans lequel ils se trouvaient était fascinant, lorgnant de temps en temps du côté de son chat qui dormait toujours profondément – du moins en apparence.
Mais le cerveau de la châtaine n'était pas pour autant en « pause » bien qu'elle affectait le contraire. Ses méninges roulaient, bien plus vite que le train, et plusieurs questions poppaient dans sa tête.

Quoi faire maintenant ? Ne devait-elle pas commencer la conversation ? Ils n'allaient tout de même pas rester là sans rien dire toute la journée jusqu'au soir ? C'était complètement stupide, aberrant et impossible à envisager, n'est ce pas ?
Et puis, pourquoi reste-t-il avec elle ? Constance sait qu'il a des potes, la première fois qu'ils s'étaient rencontrés, en juin dernier, il jouait au foot avec d'autres potes à lui. Où étaient-ils ? Pourquoi voudrait-il rester seul avec elle ? Ou bien, était-ce prévu qu'il entre dans le train, choisisse un compartiment et qu'un de ses potes le rejoigne ? Mais du coup, si elle était là, ce pote, il imaginerait pas des choses ? Oui mais quoi ? Qu'elle s'est incrustée ? Qu'elle a pas d'amies ? Oui mais elle en a des amies !

Mais du coup, pourquoi reste-t-elle ? Est-ce juste par politesse ? Si c'est juste pour cela, eh bien, elle pourrait se lever, prétexter aller au petit coin et aller se balader dans le couloir, à la recherche de ses amies... et revenir, s'excuser et inventer un truc.
Oui, bon, elle est en nulle en mensonge et elle s'en voudrait de le planter alors que ça s'trouve, s'il reste, c'est parce qu'il ne veut pas la laisser seul... Un acte de bonté ou devrais-je dire de... pitié ?

Roooh lala, trop de questions ! Trop d'hypothèses ! Seigneur, il fallait qu'elle fasse quelque chose, qu'elle s'occupe... Même si cette ambiance silencieuse la mettait mal à l'aise. Elle se penche donc, ouvre sa besace - le bruit semble à ses oreilles disproportionné dans l'ambiance feutrée du compartiment – et en tire son dernier roman du moment.

Ouvrant machinalement son livre, elle feuillette les pages sans réfléchir, coule un regard vers le garçon en face d'elle - son visage toujours immobile comme très concentré sur le contenu de son ouvrage, ses cheveux bruns ombrant son front, ses cils ombrant ses pommettes, un visage immobile... jusqu'à ce qu'il relève ses prunelles vertes vers les siennes.
Sortant de sa contemplation brusquement, la jeune fille sent son visage la chauffer soudainement et elle détourne le regard avec un embarras croissant.

M****, maintenant il va s'imaginer des choses. Zut ! Crotte, oh non mais la honte quoi. En même temps, quelle idée hein de... de... voilà quoi...

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18 sept. 2024, 18:34
Rencontre fortuite  01/09/49   solo   PNJ 
Fronçant les sourcils, agacée d'elle-même et de son trouble, la jeune fille ouvre précipitamment son roman là où elle a laissé son marque-page. Son cœur bat un peu plus vite et elle n'arrive pas à se concentrer sur les caractères imprimés qui composent les mots, les phrases. Après avoir relu au moins 10 fois le même mot, la jeune fille se racle la gorge et referme d'un coup sec son roman.

Le Serdaigle relève une nouvelle fois son regard et lui lance une interrogation silencieuse, comme ça, juste avec ses yeux, et ses sourcils. Mince sourire poli de la jeune fille puis, n'y tenant plus :
- Dis moi, tu restes ici avec moi par pitié ou parce que tu attends quelqu'un ?
La surprise se lit distinctement durant deux-trois secondes à peine sur le visage de son interlocuteur qui se redresse tandis qu'un doux sourire relève un coin de sa bouche.
- Parce qu'il n'y a que ces deux options ?
- Je vois pas...(raclement de gorge) je ne vois pas quelles sont les autres.
- Ce n'est pas parce que tu ne les vois pas qu'elles n'existent pas.

Le regard qu'elle lui lance élargit son sourire et Oliver referme définitivement son livre.
- Peut-être, je dis bien peut-être, qu'il se trouve que je pensais retrouver des amis comme à chaque rentrée mais qu'une fois arrivés sur le quai, bien que j'en ai salué rapidement – étant avec ma famille – je me suis retrouvé à l'abord d'un wagon en compagnie d'une connaissance et que je suis rentré avec elle dans un compartiment vide. Et que peut être, n'est-ce-pas, peut-être me suis-je dit que cette rencontre fortuite pouvait-elle se montrer... agréable ? Et peut être aussi qu'avec la fatigue du voyage depuis le Pays de Galles ce matin, j'ai décidé de post-poner mes retrouvailles avec mes camarades de promo. Voilà, ce ne sont que des hypothèses, bien entendu.

Attentive, Constance avait observé et écouté son camarade, ses sourcils se fronçant indubitablement de plus en plus au fur et à mesure de son discours. Mais où veut-il en venir ? Ah... il est en train de se moquer de moi, on est d'accord ? Ah okay, il avait juste la flemme.
- T'avais juste la flemme quoi.
- Ce... (son visage se penche d'une manière comique à l'instar de ses sourcils qui se froncent contrairement à sa bouche qui se paralyse dans une sorte de sourire confus) ce n'est pas vraiment ce que j'ai tenté d'expliquer mais...
- Mais tu avais la flemme de bouger, une fois assis.
- Eh bien, comme j'ai tenté de t'expliquer, j'ai eu un long voyage ce matin...
- Transplanage ? Poudre de cheminette ?

Le silence du garçon – qui dura à peine deux secondes – fit jaillir un sourire triomphant sur les lèvres de la Poufsouffle qui se redressa sur sa banquette.
- C'est bien ce que je pensais. Cela répond donc à ma question.
- Alors, techniquement, pas vraiment, rétorque Oliver en imitant la posture de la châtaine. T'as demandé si je restais là avec toi par pitié ou parce que j'attends quelqu'un. Et la réponse est : aucun des deux.

Le petit bruit de bouche de Constance marque sa désapprobation autant que son exaspération, ce qui sonne apparemment comme une petite victoire pour le Cinquième année.
- Ne penses-tu pas qu'on pourrait profiter de ce voyage en train pour apprendre à nous connaître davantage ?
Et pourquoi donc ? Avait envie de rétorquer Constance mais elle se retint à temps, consternée de tant d'agressivité-passive latente de sa part. Refoulant ce sentiment surprenant, la jeune fille se carre contre le dossier de la banquette, observant à loisir le garçon – qui réagit en l'imitant, petit levage de sourcils en prime.
Si tu veux jouer, jouons, pense alors Constance en soutenant son regard bien que son rythme cardiaque accélérait encore un peu, pour une raison qu'elle ne s'expliquait pas.

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19 sept. 2024, 09:26
Rencontre fortuite  01/09/49   solo   PNJ 
Oliver était donc le deuxième d'une fratrie de trois enfants, dans une famille sorcière. Son frère Edward entrait en septième année tandis que Jane passe en deuxième année. Autant le premier était à Serdaigle comme Oliver, autant la deuxième se démarquait en ayant intégré la maison de Godric l'an dernier. Une certaine témérité se dégageait d'elle, plus elle grandissait, selon Oliver qui reportait la tendance de sa sœur à tester un peu les limites et à vouloir être considérée comme « grande ».
- Mais elle reste un agneau – ou plutôt un lionceau – quand on la connaît bien. Et toi, du coup, des frères et sœurs ?
La jeune fille lui expliqua alors brièvement être fille unique mais ayant un frère de cœur et une sœur de cœur avec qui elle a grandit toute son enfance.
Un élément qui intéressa clairement Oliver qui, du fait d'être scolarisé à la maison avec un précepteur, n'avait pas eu l'occasion de nouer des liens aussi forts avec d'autres personnes que les membres de sa famille – avant Poudlard.
- Ca doit être... cool, j'veux dire, vraiment chouette d'avoir des liens aussi forts avec des personnes qui sortent du cercle familial mais qui en font en quelques sorte partie.

Un sourire doux illumina un instant le visage de Constance avant que sa mémoire ne lui rappelle la douleur qu'elle a pu éprouvé lorsqu'elle a dû leur mentir lors de son départ pour Poudlard. Le manque qu'elle avait pu ressentir, si fort, si prenant, qui ne l'avait jamais vraiment quitté bien qu'il se soit apaisé maintenant qu'elle allait entamer sa quatrième année à Poudlard. L'habitude.
- C'est... particulier. Mais je ne regrette pas de les avoir dans ma vie. J'veux dire, ils sont très importants pour moi, ils font vraiment partie de ma famille, là, fit-elle en posant une main sur sa poitrine avant de se racler la gorge et détourner le regard.
- Pourquoi, particulier ? Ah... tu veux dire, parce qu'ils sont moldus.
- Pas parce qu'ils sont « moldus » mais plutôt à cause de ce fichu maudit Secret Magique ! S'exclame-t-elle spontanément.

Haussant les sourcils face à cette réaction, Oliver comprit qu'il avait touché une corde sensible.
- Excuse-moi, j'voulais pas... je suis désolé, je crois bien m'être montré maladroit.
Portant une main à ses lèvres, la jeune fille se sentait mortifiée de s'être montrée aussi spontanée alors qu'ils ne se connaissaient si peu. Secouant lentement son visage, elle baisse les yeux, s'attendant à un discours expliquant combien le Secret Magique était important pour protéger les deux communautés, blabla bla. Elle avait bien saisit combien le sujet politique était délicat à aborder avec les sorciers. Elle n'avait aucune honte de ce qu'elle pensait mais peut être pouvait-elle s'exprimer avec moins d'animosité refoulée ? Après tout, Oliver n'y était pour rien.
- Non, tu n'y es pour rien, tu ne savais pas et... (soupir) oui c'est un sujet délicat. Mais ce n'est pas grave. Changeons de sujet, mmh ? Ermm... tu... tu as... tu aimes les animaux ?

Oliver acquiesce et sourit – seule action naturelle qui lui venait par réflexe. A la question, il rit doucement :
- Oui, je les aime bien, et je ne connais personne qui déteste les animaux. Si on omet bien sûr les phobiques. J'avais un hibou, que j'avais reçu pour ma deuxième rentrée à Poudlard mais... ma sœur s'est prise d'affection pour lui et vice versa. De sorte qu'elle a récupéré Nimbus et moi, eh bien... j'ai un peu laissé tombé l'affaire pour le moment. J'utilise le hibou de mon frère de temps en temps si j'ai besoin d'envoyer du courrier.
- Han c'est... c'est pas d'chance, s'étonne Constance en éprouvant de la compassion pour son camarade ; elle n'avait jamais encore entendu d'histoire semblable. Nimbus comme... les balais ?
- Ouais, j'aime bien voler et... j'étais jeune, ajoute-t-il pour plaisanter, j'ai choisi le nom comme ça, pis comme les hiboux ça vole, tu vois...
- Oui je vois, ne peut-elle s'empêcher de répéter avec un peu de moquerie dans la voix. Les hiboux volent, ils hululent même, les chats marchent, courent et miaulent !
- Exactement ! S'exclame Oliver avec un grand sourire, ayant bien compris la plaisanterie de Constance et n'en prenant pas du tout ombrage. Et toi, tu as...
- Un chat !
Un sourire mignon, attendri, affleura aux lèvres de la Poufsouffle qui coula un regard vers le concerné, toujours roulé en boule bien qu'il ai bougé dans son sommeil, étirant sa tête sur le côté, exposant une joue – comme une invitation à un baiser.
- Il s'appelle Merlin, fit-elle avec un brin de fierté. Les chouettes, c'est trop chou – et quand même pratique – maiiiis après réflexion (cet ajout verbal releva ses lèvres en un sourire amusé vu la longueur de ses tergiversions à ce sujet) vu que je viens du milieu non-sorcier, c'était plus... simple de choisir un chat. Et j'ai vu sa frimousse et... j'ai craqué.

Le jeune homme bougea sur son siège pour tenter d'apercevoir le félin entre les fentes de la cage de transport puis se résigna.
- Je suis sûr qu'il est très mignon. Mais « Merlin »...comment dire, tu n'as pas eu froid aux yeux de l'appeler ainsi.
- Rooh ça va, Merlin est un enchanteur ultra connu mais c'est pas une divinité non plus ! Pis j'trouvais ça amusant avec tous ces gens qui sortent des « Oh Merlin ! », « Par Merlin ! » ou mieux : « Par la barbe de Merlin ! » hahaha j'trouvais ça drôle ! Rit-elle en haussant les épaules.

Secouant la tête avec amusement, Oliver concéda mentalement qu'il pouvait saisir en quoi cela était drôle.

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19 sept. 2024, 20:37
Rencontre fortuite  01/09/49   solo   PNJ 
Une heure passa, voire peut être un peu plus et les deux « connaissances » faisaient justement plus ample connaissance, parlant de Merlin – le chat – du vol sur balai qui leur plaisait à tous deux bien que clairement Oliver avait davantage d'expérience – ayant découvert ce loisir avant même d'entrer à Poudlard avec un balai-jouet et en supportant une équipe de Quidditch, celle du Pays de Galles évidemment bien qu'il « appréciait » le jeu de l'équipe écossaise – et qui d'ailleurs participait plutôt régulièrement au club de Courses de Miss Priddy et Miss Tremblay. Il avait envisagé à un moment de candidater pour un poste dans l'équipe de Quidditch mais après réflexion, avait préférer se concentrer sur les études et ses loisirs demandant moins d'implication – course sur balai et piano dans la salle de répétition.
Il réalisa alors qu'il avait déjà vu Constance sur le terrain en tant que cheer mais – avec la distance depuis les tribunes, n'avait pas vraiment fait le rapprochement.
- Et puis je n'ai participé qu'à trois matchs au final vu que la saison a été annulée l'an dernier, dit-elle en haussant les épaules. Mais j'ai hâte que la saison reprenne, c'est vachement chouette toute cette ambiance, cette énergie sur le terrain. De l'adrénaline couplée à de l'effort physique, j'aime trop !

Le garçon avait approuvé et la discussion avait donc déviée sur le Quidditch en général.
Puis vint évidemment le sujet plus sérieux des filières et des cours où ils purent comparer le style d'emploi du temps qu'ils ont.
- Ah ouais, donc tu complètes la SaCM, l'Histoire et les Sortilèges (il énonçait en dépliant un à un ses doigts) pour en plus prendre le Vol en option ?
Et l'Etude des Runes ! Mais... pourquoi ? Pourquoi pas prendre... Pratique et Ouverture par exemple ? Ou Sports et Soins ?

Agitant une main, la jeune fille le regarde avec fatigue :
- Si tu savais les nœuds que je me suis fait au cerveau pour choisir la bonne filière ! Enfin, celle qui correspondait le plus à mes envies...
- Le truc, c'est que t'aimes trop de choses, annonce Oliver avec un air concluant : sauf qu'il est impossible d'avoir une filière pile à la carte, hormis... Tronc Commun qui regroupe toutes les matières. Quelle est la différence déjà entre la Complète et Tronc Commun ?
- La Complète n'a pas Etude des Runes, ni celle des Moldus – bien que cela ne me dérange pas du tout ! Non mais le prof est très gentil, ajoute-t-elle face à l'expression d'Oliver, mais son cours ne m'aurait rien appris. Ah et y'a pas Divination.
- Ca, ça t'aurait convenu !

- Oui et non. Le fait est que la TC survole le programme dans quasi toutes les matières mais cela ne me correspondait pas – pas avec mes envies d'études supp'. Oui, je sais, ajoute-t-elle à nouveau face au visage d'Oliver, c'est compliqué ou bien, on peut dire que je suis un peu « chiante » pour trouver une filière pile comme il faut. En même temps, eh, pas ma faute qu'il y a ribambelle de filières et aucune qui ne convient parfaitement – d'où les options !
- Pourtant la majorité des élèves semblent y trouver leur compte...
- Mouais... ou plutôt la majorité a moins de « matières affectionnées ». Tu sais, j'me souviens que je n'étais pas la seule à trouver la filière adéquate en fin de deuxième année. J'sais pas pour ta promo, mais pour la mienne...
- Mouais. Mais tu t'retrouves quand même avec pas mal d'options. Sans compter Jobarbille et tes entraînements de cheerleading. Tu dois souvent te retrouver à l'infirmerie avec tout ça, non ? Pour les maux d'crânes, précise-t-il face à la mimique de Constance.

- Non ça va... mais, j'avoue que, la fin d'année a été un peu délicate avec... tu vois, les exams. Peut être cette année devrais-je revoir mon organisation par rapport aux options. Voir si je diminue pas certaines, voir...
- En lâcher ? J'vois c'que tu veux dire. Après tout, si tu galères, tu peux toujours demander de l'aide, tu vois, avec le club de soutien. Peut être que dans certaines matières, comme les Sortilèges par exemple, tu n'aurais pas besoin de l'heure d'option ?
- Tu penses aussi à l'Histoire, hein ? (mimique affirmative d'Oliver) Ouais mais c'est si intéressant ! Mais d'accord, j'comprends c'que tu veux dire...
- Si tu revois effectivement ton organisation dans les options, ce sera sûrement moins « délicat » à gérer en fin d'année, dit-il avec gentillesse.

Constance lui lança un regard approbateur et lui sourit, clairement plus détendue à son encontre qu'en entrant dans ce compartiment. Il est vraiment de bon conseil, et gentil et à l'écoute. Bon, un brin arrogant parfois, mais personne n'est parfait n'est-ce-pas.

Les deux jeunes continuèrent de converser, s'échangeant des nom de livres et parlant des écoles supérieures post-Poudlard. Le temps s'égrenait, que dis-je ? Filait à une vitesse folle !
Et la sensation confortable que ressentait de plus en plus Constance était indéniable.
De son côté, Oliver trouvait cette jeune fille fort charmante sous ses airs de prudente-susceptible. Il n'était pas Baba Yaga ou le Grand Méchant Loup après tout.

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