Le premier jour du reste de ta vie
☽ Bureau de Psychomagie, Troisième étage, Poudlard ☾
Vendredi 20 novembre 2048, 10h30
Vendredi 20 novembre 2048, 10h30

Cela ne faisait seulement que quelques jours que la septième année avait enfin franchi le pas et déposé son appel à l’aide dans la boîte qui se trouvait dans le bureau de Miss Vermillon, la Psychomage qui exerçait à Poudlard. Et pourtant, l’Irlandaise parcourait déjà les couloirs du château pour rejoindre le troisième étage. Jamais Eileen n’aurait pensé que cela aurait été si vite. Elle n’aurait jamais pensé recevoir une réponse seulement un jour après avoir déposé son mot. Mais lorsque ce dernier s’était retrouvé en sa possession et que la châtain prit connaissance des mots inscrits sur le parchemin, Eileen se souvient encore vivement de la panique qui s’était emparé d’elle. Elle n’aurait su dire combien de temps elle aurait pensé avoir pour se préparer à parler ouvertement, et surtout à un adulte, de ce qu’elle avait traversé l’année précédente, mais ce n’étaient certainement pas les quelques jours qu’elle eut.
Quand bien même, c’était elle qui avait fait le premier pas en acceptant enfin de chercher de l’aide, une part d’Eileen restait méfiante, sur ses gardes ; sûrement motivée par la peur qu’elle ressentait à l’idée d’être jugée, disséquée. C’était effrayant pour la jeune femme, de se livrer ainsi, d’ouvrir métaphoriquement sa cage thoracique pour dévoiler ce qu’elle avait enfoui au plus profond d’elle. Mais c’était peut-être ce dont elle avait besoin, de sortir de sa zone de confort, d’accepter d’être mal à l’aise et d’être poussée dans ses retranchements si au final cela lui permettait d’aller mieux. Non ?
Cette dernière pensée résonnait sans cesse dans la tête d’Eileen alors que cette dernière parcourait le dernier couloir qui menait au bureau de Miss Vermillon. La châtain resta un petit moment les yeux fixés sur le bois foncé de la porte, puis, elle prit une grande inspiration alors que ses paupières se fermèrent. Une inspiration qu’elle relâcha doucement par le nez. La poignée était froide dans sa main, lorsqu’elle la saisit pour ouvrir la porte et finalement rentrée dans la salle d’attente.
L’intérieur de la pièce était toujours aussi accueillant bien qu’Eileen ne prit pas le temps d’y porter son entière attention. Un coup d'œil jeté au cadran de sa montre indiquait qu’il était 10h29. Elle était pile à l’heure, et Miss Vermillon apparaîtrait d’un moment à l’autre pour leur rendez-vous.
Quand bien même, c’était elle qui avait fait le premier pas en acceptant enfin de chercher de l’aide, une part d’Eileen restait méfiante, sur ses gardes ; sûrement motivée par la peur qu’elle ressentait à l’idée d’être jugée, disséquée. C’était effrayant pour la jeune femme, de se livrer ainsi, d’ouvrir métaphoriquement sa cage thoracique pour dévoiler ce qu’elle avait enfoui au plus profond d’elle. Mais c’était peut-être ce dont elle avait besoin, de sortir de sa zone de confort, d’accepter d’être mal à l’aise et d’être poussée dans ses retranchements si au final cela lui permettait d’aller mieux. Non ?
Cette dernière pensée résonnait sans cesse dans la tête d’Eileen alors que cette dernière parcourait le dernier couloir qui menait au bureau de Miss Vermillon. La châtain resta un petit moment les yeux fixés sur le bois foncé de la porte, puis, elle prit une grande inspiration alors que ses paupières se fermèrent. Une inspiration qu’elle relâcha doucement par le nez. La poignée était froide dans sa main, lorsqu’elle la saisit pour ouvrir la porte et finalement rentrée dans la salle d’attente.
L’intérieur de la pièce était toujours aussi accueillant bien qu’Eileen ne prit pas le temps d’y porter son entière attention. Un coup d'œil jeté au cadran de sa montre indiquait qu’il était 10h29. Elle était pile à l’heure, et Miss Vermillon apparaîtrait d’un moment à l’autre pour leur rendez-vous.
Désolée pour le retard @Mia Vermillon. J'espère que cela te convient, n'hésite pas à me dire s'il y a des choses que je dois modifier.
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
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Le premier jour du reste de ta vie
Décembre approchait lentement, il suffisait de jeter un coup d’œil à la fenêtre pour comprendre que les températures extérieures était bien trop basses pour une balade matinale, enfin, selon mon point de vu. C'était d'ailleurs particulièrement vrai lorsqu'on avait un petit boursouflet nommé Vaneli bien trop flemmard pour aimer se balader tôt un vendredi matin. C'était ma première réflexion du jour après avoir ouvert les rideaux de mon appartements alors je m'étais contenté de prendre mon temps avant d'aller prendre mon petit déjeuner dans la grande salle.
J'étais de retour vers 8h15 dans mon bureau, mon premier rendez vous était dans quinze minutes, ce qui me laissait le temps de vérifier mon planning du jour et prévoir les différents événements de la journée. Après avoir pris quelques notes et sorti certaines choses dont j'aurais pu avoir besoin, je partais à la rencontre du premier élèves de la journée, prête à l'attaquer.
Les deux premiers rendez-vous se déroulèrent très bien et je profitais d'un petit temps de pause avant 10h30 pour prendre quelques notes sur mon bureau et me servir un thé tout en relisant le papier confié par la prochaine personne et déposée dans la psycho-boite quelques jours plus tôt. Je devais reconnaitre que je ne savais pas particulièrement à quoi m'attendre alors je déposais simplement ma tasse fumante sur la table basse et partais à la rencontre de la jeune fille, pile poil à l'heure.
"Bonjour, Eileen c'est bien ça ?" demandais-je à la jeune fille présente en salle d'attente. Après confirmation je fis un geste vers la porte. "Tu peux rentrer et t'installer sur un fauteuil ou le canapé si tu veux. Est-ce que tu souhaites boire ou manger un petit truc ?" proposais-je alors, comme à mon habitude, sans rentrer dans le vif du sujet immédiatement, en commençant sur une touche assez légère pour démarrer la séance.
Désolée pour cet affreux délai de réponse
J'étais de retour vers 8h15 dans mon bureau, mon premier rendez vous était dans quinze minutes, ce qui me laissait le temps de vérifier mon planning du jour et prévoir les différents événements de la journée. Après avoir pris quelques notes et sorti certaines choses dont j'aurais pu avoir besoin, je partais à la rencontre du premier élèves de la journée, prête à l'attaquer.
Les deux premiers rendez-vous se déroulèrent très bien et je profitais d'un petit temps de pause avant 10h30 pour prendre quelques notes sur mon bureau et me servir un thé tout en relisant le papier confié par la prochaine personne et déposée dans la psycho-boite quelques jours plus tôt. Je devais reconnaitre que je ne savais pas particulièrement à quoi m'attendre alors je déposais simplement ma tasse fumante sur la table basse et partais à la rencontre de la jeune fille, pile poil à l'heure.
"Bonjour, Eileen c'est bien ça ?" demandais-je à la jeune fille présente en salle d'attente. Après confirmation je fis un geste vers la porte. "Tu peux rentrer et t'installer sur un fauteuil ou le canapé si tu veux. Est-ce que tu souhaites boire ou manger un petit truc ?" proposais-je alors, comme à mon habitude, sans rentrer dans le vif du sujet immédiatement, en commençant sur une touche assez légère pour démarrer la séance.
Désolée pour cet affreux délai de réponse
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
Le premier jour du reste de ta vie
Lorsque la porte s’ouvrit devant elle pour laisser place à la psychomage, le corps de la Poufsouffle se raidit légèrement et il devint difficile pour elle d’avaler sa salive. Cependant, Eileen ne s’inquiéta pas, elle savait que son corps réagissait seulement au fait de savoir qu’il lui était désormais impossible de faire demi-tour. Maintenant qu’elle était là, devant Miss Vermillon, elle voulait aller au bout de sa démarche, quoi qu’il lui en coûte. Elle avait déjà beaucoup trop souffert et il était temps que cela cesse. Alors que la femme en face d’elle demanda confirmation de son identité, Eileen força ses cordes vocales à fonctionner. Il était hors de question qu’elle montre sa peur, car la peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale.
« Oui, Miss, » dit-elle simplement avant d’entrer dans le bureau suite à l’invitation de Miss Vermillon, « Merci. »
La Poufsouffle prit le temps d’observer ses alentours, même si elle se doutait qu’elle aura sans doute l’occasion de détailler les murs lors de ses séances, quasiment certaine qu’il lui sera difficile d’affronter le regard de la psychomage à certains moments. Eileen finit par s’asseoir sur l’un des deux fauteuils, elle s’y sentait plus en sécurité, entourée par les deux accoudoirs et le dossier derrière elle. L’Irlandaise replia ses genoux sur le cousin qu’elle tenait contre son ventre telle une bouée de sauvetage.
« Je veux bien un verre d’eau si c’est possible ? Je ne suis pas sûre de pouvoir avaler quoi que ce soit de solide pour l’instant, » finit par répondre la septième année à la question de Miss Vermillon.
Les yeux d’Eileen se perdirent dans le vide quelques instants avant de se reposer sur le visage de l’adulte, « Je sais que j’étais un peu vague dans le message que j’ai déposé, je suppose que, du coup, vous voulez savoir ce qui m'amène vraiment ici ? »
L’Irlandaise se surprit à prendre les devants ainsi, mais le stress qui montait doucement, mais sûrement en elle ne lui laissa pas le temps de réfléchir et les mots étaient sortis tout seul de sa bouche. Son cerveau ne s’était pas réellement préoccupé de savoir si c’était ainsi que Miss Vermillon voulait commencer leur séance.
« Oui, Miss, » dit-elle simplement avant d’entrer dans le bureau suite à l’invitation de Miss Vermillon, « Merci. »
La Poufsouffle prit le temps d’observer ses alentours, même si elle se doutait qu’elle aura sans doute l’occasion de détailler les murs lors de ses séances, quasiment certaine qu’il lui sera difficile d’affronter le regard de la psychomage à certains moments. Eileen finit par s’asseoir sur l’un des deux fauteuils, elle s’y sentait plus en sécurité, entourée par les deux accoudoirs et le dossier derrière elle. L’Irlandaise replia ses genoux sur le cousin qu’elle tenait contre son ventre telle une bouée de sauvetage.
« Je veux bien un verre d’eau si c’est possible ? Je ne suis pas sûre de pouvoir avaler quoi que ce soit de solide pour l’instant, » finit par répondre la septième année à la question de Miss Vermillon.
Les yeux d’Eileen se perdirent dans le vide quelques instants avant de se reposer sur le visage de l’adulte, « Je sais que j’étais un peu vague dans le message que j’ai déposé, je suppose que, du coup, vous voulez savoir ce qui m'amène vraiment ici ? »
L’Irlandaise se surprit à prendre les devants ainsi, mais le stress qui montait doucement, mais sûrement en elle ne lui laissa pas le temps de réfléchir et les mots étaient sortis tout seul de sa bouche. Son cerveau ne s’était pas réellement préoccupé de savoir si c’était ainsi que Miss Vermillon voulait commencer leur séance.
Je m'excuse pour ce long délai de réponse
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Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
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Le premier jour du reste de ta vie
Je laissais Eileen rsentrer et s'installer dans le fauteuil avec le coussin, pendant que je partais chercher de l'eau et un verre dans un placard. "Bien sûr, je veux bien trouver ça." dis-je avec un sourire. C'était amusant de voir que tous faisait un choix différente entre les différents sièges, elle avait choisit le fauteuil, avec un coussin, je suppose qu'elle avait besoin de se sentir en sécurité. Stable, avec des appuis, protégée par un bouclier factice.
Une fois le verre d'eau rempli, je venais le déposer vers elle sur la table et m'installais sur le canapé d'en face. Je sentais bien qu'elle était stressée même s'il n'y avait pas grand chose pour le moment à faire contre ça. Vint ensuite la question fatidique que tous les élèves me posaient : est-ce que je suis obligée de parler tout de suite de la raison de ma venue. Cela m'amusait à vrai dire, de voir que même si aucuns d'entre eux ne venait pour la même raison, tous me posaient exactement la même question, à laquelle je donnais tout le temps la même réponse d'ailleurs. "Effectivement nous serons probablement amené à en parler durant cette séance, mais sache que tu n'es pas obligée d'en parler immédiatement. Sens toi à l'aise de parler librement et sans obligations. On peut commencer par faire un peu connaissance avant... Ou bien attaquer directement par ça. C'est toi qui le sens. Certains préfère faire connaissance pour créer un peu ce lien de confiance. D'autres préfères s'en débarrasser direct. C'est comme tu le souhaites" expliquais-je alors.
Une fois le verre d'eau rempli, je venais le déposer vers elle sur la table et m'installais sur le canapé d'en face. Je sentais bien qu'elle était stressée même s'il n'y avait pas grand chose pour le moment à faire contre ça. Vint ensuite la question fatidique que tous les élèves me posaient : est-ce que je suis obligée de parler tout de suite de la raison de ma venue. Cela m'amusait à vrai dire, de voir que même si aucuns d'entre eux ne venait pour la même raison, tous me posaient exactement la même question, à laquelle je donnais tout le temps la même réponse d'ailleurs. "Effectivement nous serons probablement amené à en parler durant cette séance, mais sache que tu n'es pas obligée d'en parler immédiatement. Sens toi à l'aise de parler librement et sans obligations. On peut commencer par faire un peu connaissance avant... Ou bien attaquer directement par ça. C'est toi qui le sens. Certains préfère faire connaissance pour créer un peu ce lien de confiance. D'autres préfères s'en débarrasser direct. C'est comme tu le souhaites" expliquais-je alors.
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
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Le premier jour du reste de ta vie
Mille et une pensées fusaient dans l’esprit d’Eileen. Persuadée qu’elle allait devoir relater de but en blanc son histoire et donc la raison qui l’avait poussé à solliciter l’aide de la psychomage, la châtain cherchait la meilleure façon de commencer. Mais par quoi ? Quel était le réel point de départ de son histoire ? Était-il nécessaire, voire important, de mentionner que son père n’avait jamais désiré avoir une fille ? Ou alors, devait-elle débuter son récit par ce fameux repas de Noël 2037 où tout avait réellement commencé à dégénérer entre son père et le reste de sa famille.
Déconnectée de la réalité dans laquelle elle se trouvait, l’Irlandaise ne fut ramenée au présent que grâce à la voix de Miss Vermillon qui remplissait le silence qui régnait dans la pièce. Se concentrant sur les mots de l’adulte assise en face d’elle, Eileen resserra inconsciemment son étau autour du coussin qu’elle tenait toujours contre son abdomen.
Faire connaissance ? Les yeux de la septième année s’en retrouvèrent légèrement écarquillés. Bien qu’elle comprenne la démarche de la psychomage, Eileen ne savait pas vraiment comment s’y prendre, surtout dans un contexte tel que celui-ci.
« Je pense que… Je vais vous expliquer la raison de ma venue, si ça ne vous dérange pas. Je suis désolée, je ne sais pas quoi vous dire pour qu’on puisse faire connaissance, » expliqua la Poufsouffle.
C’était étrange, n’est-ce pas ? De ne pas savoir quoi dire pour se présenter, de ne rien trouver à dire sur soi-même. Seulement, était-ce si difficile à imaginer après un an et demi passé seule, avec son chat pour seule compagnie ? Et bien qu’elle avait renoué des liens avec certains de ses camarades depuis qu’elle était sortie de son isolement, certains codes de la vie en société lui restait encore quelque peu étrangers.
Déconnectée de la réalité dans laquelle elle se trouvait, l’Irlandaise ne fut ramenée au présent que grâce à la voix de Miss Vermillon qui remplissait le silence qui régnait dans la pièce. Se concentrant sur les mots de l’adulte assise en face d’elle, Eileen resserra inconsciemment son étau autour du coussin qu’elle tenait toujours contre son abdomen.
Faire connaissance ? Les yeux de la septième année s’en retrouvèrent légèrement écarquillés. Bien qu’elle comprenne la démarche de la psychomage, Eileen ne savait pas vraiment comment s’y prendre, surtout dans un contexte tel que celui-ci.
« Je pense que… Je vais vous expliquer la raison de ma venue, si ça ne vous dérange pas. Je suis désolée, je ne sais pas quoi vous dire pour qu’on puisse faire connaissance, » expliqua la Poufsouffle.
C’était étrange, n’est-ce pas ? De ne pas savoir quoi dire pour se présenter, de ne rien trouver à dire sur soi-même. Seulement, était-ce si difficile à imaginer après un an et demi passé seule, avec son chat pour seule compagnie ? Et bien qu’elle avait renoué des liens avec certains de ses camarades depuis qu’elle était sortie de son isolement, certains codes de la vie en société lui restait encore quelque peu étrangers.
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Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
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Le premier jour du reste de ta vie
Face à la réaction d'Eileen, je lui offrais un sourire rassurant. *Aucuns problèmes* C'était tout à fait normal de ne pas savoir comment faire et même s'il était intéressant pour moi de faire connaissance pour en savoir un peu plus sur elle avant de commencer, cela ne me dérangeait pas non plus de faire de cette façon. C'était tout aussi intéressant d'ailleurs de voir qu'elle ne savait pas comment s'y prendre.
"Aucuns soucis, si ça t'arrange fait comme tu le sens." dis-je alors simplement pour la rassurer. Il n'y avait pas grand chose de spécial à dire d'autre, je ne voulais pas la brusquer nous avions tout notre temps. J'étais vraiment disponible pour l'écouter pleinement, et ouverte à ses questions et tout ce qu'elle souhaitait me dire.
Dans le petit mot qu'elle m'avait laissé, elle était resté sur des informations assez large et même si je connaissais à peu près la thématique de cette séance, je n'avais aucune idée de ce qu'il en était réellement. Je n'avais aucune idée de la portée des "soucis", comme elle l'avait mentionné dans sa lettre, qu'elle pouvait avoir réellement. D’autant plus qu'il tait assez rare de voir des septièmes années franchir la porte de ce bureau. Généralement ils étaient plutôt trop fier pour venir, ou trop occupé par les ASPICS, ce qui était tout aussi probable. J'étais donc ravie qu'elle ait trouvé le courage de venir me voir aujourd'hui, et encore plus qu'elle l'avait gardé jusqu'à aujourd'hui pour franchir les portes de ce bureau.
"Aucuns soucis, si ça t'arrange fait comme tu le sens." dis-je alors simplement pour la rassurer. Il n'y avait pas grand chose de spécial à dire d'autre, je ne voulais pas la brusquer nous avions tout notre temps. J'étais vraiment disponible pour l'écouter pleinement, et ouverte à ses questions et tout ce qu'elle souhaitait me dire.
Dans le petit mot qu'elle m'avait laissé, elle était resté sur des informations assez large et même si je connaissais à peu près la thématique de cette séance, je n'avais aucune idée de ce qu'il en était réellement. Je n'avais aucune idée de la portée des "soucis", comme elle l'avait mentionné dans sa lettre, qu'elle pouvait avoir réellement. D’autant plus qu'il tait assez rare de voir des septièmes années franchir la porte de ce bureau. Généralement ils étaient plutôt trop fier pour venir, ou trop occupé par les ASPICS, ce qui était tout aussi probable. J'étais donc ravie qu'elle ait trouvé le courage de venir me voir aujourd'hui, et encore plus qu'elle l'avait gardé jusqu'à aujourd'hui pour franchir les portes de ce bureau.
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
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Le premier jour du reste de ta vie
De la gratitude. Voilà ce qu’Eileen ressentait après les mots de la psychomage. Elle était soulagée de voir que l’adulte en face d’elle ne lui imposait rien, qu’elle lui laissait la liberté d’aller à son propre rythme. Elle ne pouvait qu’apprécier la volonté de Miss Vermillon de vouloir la mettre en confiance, car c’était tout ce dont Eileen avait besoin.
Et pourtant. Pourtant, l’étau de l’Irlandaise autour du coussin plaqué contre sa poitrine resta inchangé. Même ses cordes vocales refusaient de coopérer et de former les mots qui défilaient dans sa tête. Une véritable bataille se livrait en son sein, avec d’un côté son besoin de se débarrasser de ce passé qu’elle traînait derrière elle tel un poids, et de l’autre, la peur de se mettre à nu, de laisser quelqu’un d’autre qu’elle voir ce qu’elle avait enfoui au fond d’elle-même.
Mais il était temps. Et malgré l’anxiété qui faisait battre son cœur à une vitesse folle, si bien qu’elle en avait des palpitations. Cependant, Eileen refusait d’abdiquer face aux mécanismes de défense que son corps mettait en place. Elle devait le faire, elle devait parler.
Alors, enfin, après une dernière autour de ce qui faisait office de point d’ancrage, elle se lança et laissa sa voix résonner dans la pièce.
« Mon paternel nous a abandonné peu après ma naissance, laissant ma mère seule avec à charge mes deux frères et moi, alors que je n’étais âgée que de quelques jours. Parce que j’étais une fille. »
Ses mots avaient peut-être eu l’effet d’une bombe, lâchés ainsi sans préambule, mais Eileen ne voyait pas comment faire autrement. Elle ne voulait pas tourner autour du pot. Surtout que ce n’était que le début.
« Il ne revenait qu’une fois par an à Cork, pour Noël. Jusqu’au jour où il est revenu s’installer à la maison après avoir perdu son travail. »
La septième année refit une pause, prenant une gorgée d’eau du verre que Miss Vermillon lui avait gentiment apporté. Cela permettait, d’une part, à Eileen de recentrer ses émotions pour ne pas se laisser submerger par ses dernières, et d'autre part, cela laissait le temps à la psychomage d’absorber tout ce que venait de lui dire la Poufsouffle. Elle savait que son histoire n’était pas des plus faciles à entendre, et même si elle se doutait que l’adulte avait peut-être déjà entendu pire, elle ne voulait pas non plus l’accabler. Pourtant, Eileen reprit son récit, elle ne pouvait pas s’arrêter là.
« Quelques mois plus tard, à la fin de ma deuxième année, j’ai reçu une lettre de mon frère. Dedans, il m’apprenait que notre père avait rejoint le Conseil des Sorciers. J’étais si indignée par son choix, même si au fond de moi je n’étais pas surprise, que j’ai cherché par n’importe quel moyen d’essayer de défaire le mal qu’il faisait avec le Conseil. Et l’opportunité s’est présentée l’année suivante sous la forme de l’urne noire dans laquelle j’ai déposé mon nom. »
Eileen reprit son souffle avant d’achever son monologue.
« Au plus grand désespoir de la Eileen de l’époque, je n’ai pas été choisi. C’était un fardeau de plus à porter pour la jeune fille que j’étais, mais c’était ainsi et j’ai dû faire avec, pensant que cette histoire était derrière moi. Mais c’était sans compter son mon père. » Un rire amer s’arracha de sa gorge. « Le 22 janvier 2047, j’ai reçu une lettre de sa part où il m’a fait explicitement comprendre que le sort de ma famille était entre mes mains, que si jamais je refaisais parler de moi de la sorte, qu’il n’hésiterait pas à s’en prendre à ma mère et à mes frères. Au lieu d’en parler à un adulte comme toute personne sensée l’aurait fait, je me suis isolée de tout. Préférant disparaître que de risquer la vie de qui que ce soit. »
Les ongles d’Eileen s’enfoncèrent dans le moelleux du coussin alors qu’elle abordait enfin la véritable raison de sa venue.
« Je- J’ai vécu presque deux ans dans la solitude, sans parler à personne d’autre que mes professeurs lorsqu’ils m’adressaient la parole en classe. Je n’ai refait surface que récemment, lorsque j’ai appris que mon paternel était en prison et qu’il ne risquait pas de sortir de si tôt. Depuis, j’essaye de- J’ai fait tellement de mal à mes amis, à ceux qui comptaient énormément pour moi et j’essaye- J’essaye de réparer mes erreurs. Je sais que plus rien ne sera comme avant, qu’ils ont continué d’avancer sans moi, et je ne leur en veux pas, comment pourrais-je leur en vouloir ? Mais la culpabilité me ronge de l’intérieur, je m’en veux tellement de les avoir fait souffrir alors que ça aurait pu se passer autrement, que j’ai du mal à accepter le fait qu’on puisse me pardonner. Qu’on accepte de me redonner une chance d’aller de l’avant et de refaire partie de leur vie. »
Le cœur serré, les yeux remplis de larmes, Eileen se tu.
Et pourtant. Pourtant, l’étau de l’Irlandaise autour du coussin plaqué contre sa poitrine resta inchangé. Même ses cordes vocales refusaient de coopérer et de former les mots qui défilaient dans sa tête. Une véritable bataille se livrait en son sein, avec d’un côté son besoin de se débarrasser de ce passé qu’elle traînait derrière elle tel un poids, et de l’autre, la peur de se mettre à nu, de laisser quelqu’un d’autre qu’elle voir ce qu’elle avait enfoui au fond d’elle-même.
Mais il était temps. Et malgré l’anxiété qui faisait battre son cœur à une vitesse folle, si bien qu’elle en avait des palpitations. Cependant, Eileen refusait d’abdiquer face aux mécanismes de défense que son corps mettait en place. Elle devait le faire, elle devait parler.
Alors, enfin, après une dernière autour de ce qui faisait office de point d’ancrage, elle se lança et laissa sa voix résonner dans la pièce.
« Mon paternel nous a abandonné peu après ma naissance, laissant ma mère seule avec à charge mes deux frères et moi, alors que je n’étais âgée que de quelques jours. Parce que j’étais une fille. »
Ses mots avaient peut-être eu l’effet d’une bombe, lâchés ainsi sans préambule, mais Eileen ne voyait pas comment faire autrement. Elle ne voulait pas tourner autour du pot. Surtout que ce n’était que le début.
« Il ne revenait qu’une fois par an à Cork, pour Noël. Jusqu’au jour où il est revenu s’installer à la maison après avoir perdu son travail. »
La septième année refit une pause, prenant une gorgée d’eau du verre que Miss Vermillon lui avait gentiment apporté. Cela permettait, d’une part, à Eileen de recentrer ses émotions pour ne pas se laisser submerger par ses dernières, et d'autre part, cela laissait le temps à la psychomage d’absorber tout ce que venait de lui dire la Poufsouffle. Elle savait que son histoire n’était pas des plus faciles à entendre, et même si elle se doutait que l’adulte avait peut-être déjà entendu pire, elle ne voulait pas non plus l’accabler. Pourtant, Eileen reprit son récit, elle ne pouvait pas s’arrêter là.
« Quelques mois plus tard, à la fin de ma deuxième année, j’ai reçu une lettre de mon frère. Dedans, il m’apprenait que notre père avait rejoint le Conseil des Sorciers. J’étais si indignée par son choix, même si au fond de moi je n’étais pas surprise, que j’ai cherché par n’importe quel moyen d’essayer de défaire le mal qu’il faisait avec le Conseil. Et l’opportunité s’est présentée l’année suivante sous la forme de l’urne noire dans laquelle j’ai déposé mon nom. »
Eileen reprit son souffle avant d’achever son monologue.
« Au plus grand désespoir de la Eileen de l’époque, je n’ai pas été choisi. C’était un fardeau de plus à porter pour la jeune fille que j’étais, mais c’était ainsi et j’ai dû faire avec, pensant que cette histoire était derrière moi. Mais c’était sans compter son mon père. » Un rire amer s’arracha de sa gorge. « Le 22 janvier 2047, j’ai reçu une lettre de sa part où il m’a fait explicitement comprendre que le sort de ma famille était entre mes mains, que si jamais je refaisais parler de moi de la sorte, qu’il n’hésiterait pas à s’en prendre à ma mère et à mes frères. Au lieu d’en parler à un adulte comme toute personne sensée l’aurait fait, je me suis isolée de tout. Préférant disparaître que de risquer la vie de qui que ce soit. »
Les ongles d’Eileen s’enfoncèrent dans le moelleux du coussin alors qu’elle abordait enfin la véritable raison de sa venue.
« Je- J’ai vécu presque deux ans dans la solitude, sans parler à personne d’autre que mes professeurs lorsqu’ils m’adressaient la parole en classe. Je n’ai refait surface que récemment, lorsque j’ai appris que mon paternel était en prison et qu’il ne risquait pas de sortir de si tôt. Depuis, j’essaye de- J’ai fait tellement de mal à mes amis, à ceux qui comptaient énormément pour moi et j’essaye- J’essaye de réparer mes erreurs. Je sais que plus rien ne sera comme avant, qu’ils ont continué d’avancer sans moi, et je ne leur en veux pas, comment pourrais-je leur en vouloir ? Mais la culpabilité me ronge de l’intérieur, je m’en veux tellement de les avoir fait souffrir alors que ça aurait pu se passer autrement, que j’ai du mal à accepter le fait qu’on puisse me pardonner. Qu’on accepte de me redonner une chance d’aller de l’avant et de refaire partie de leur vie. »
Le cœur serré, les yeux remplis de larmes, Eileen se tu.
Mes plus plates excuses pour ce long post et mon retard.
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Le premier jour du reste de ta vie
L'envie de m'expliquer semblait plus forte que tout le reste. Je devais reconnaitre que j'étais impressionnée par a volonté d'Eileen d'en parler, quand tout son corps lui criait de ne pas le faire. Je n'étais dupe, son combat intérieur était bien invisible à l’œil nu, mais toutes ses paroles ne faisait que le démontrer. Et je pense qu'elle pouvait en être fière, sans même s'en rendre compte, elle venait de gagner sa première bataille.
Je la laisse parler jusqu'au bout, d'une oreille attentive, j'hochais doucement la tête par moment pour lui montrer que j'écoutais toujours avec attention et respirais de façon posée pour l’aider à s’ancrer, essayant de lui donner cet ancre dont elle semblait avoir besoin, tout en lui laissant tout le temps dont elle avait besoin pour aller jusqu'au bout de son histoire. Une fois arrivée à la fin je lui laissais un peu de temps avant de reprendre la parole. Pour elle, pour qu'elle réalise ce qu'elle venait de dire, qu'elle entende ce qu'elle avait gardé pour elle, et qu'elle puisse enfin comprendre qu'elle s'est déchargé d'une partie de sa culpabilité, rien qu'en la partageant avec moi. Elle était en septième année, et elle décidait d'en parler seulement maintenant, la force dont elle avait fait preuve pendant ce temps était tout simplement énorme, et elle ne s'en rendait même pas compte.
"Tu as porté ce poids seule pendant longtemps, en pensant que personne ne pourrait comprendre ou te pardonner. Pourtant, aujourd’hui, tu trouves encore la force de mettre des mots sur cette histoire… C’est un pas immense, même si cela te semble encore fragile. Ce que je perçois surtout, c’est à quel point tu tiens aux liens que tu as perdus, et combien tu aimerais pouvoir les réparer. Cela montre que, derrière la culpabilité, il y a un vrai désir de reconstruire, de retrouver ta place. Tu as beaucoup de force et de courage en toi Eileen, ton histoire le prouve, mais peut-être qu'il est tant de les utiliser pour aller de l'avant. Ici tu n’as pas besoin d’avancer plus vite que ce que tu peux. Nous pouvons prendre le temps, ensemble, pour que cette culpabilité cesse peu à peu de te définir." dis-je alors, espérant la soulage un peu plus.
Je la laisse parler jusqu'au bout, d'une oreille attentive, j'hochais doucement la tête par moment pour lui montrer que j'écoutais toujours avec attention et respirais de façon posée pour l’aider à s’ancrer, essayant de lui donner cet ancre dont elle semblait avoir besoin, tout en lui laissant tout le temps dont elle avait besoin pour aller jusqu'au bout de son histoire. Une fois arrivée à la fin je lui laissais un peu de temps avant de reprendre la parole. Pour elle, pour qu'elle réalise ce qu'elle venait de dire, qu'elle entende ce qu'elle avait gardé pour elle, et qu'elle puisse enfin comprendre qu'elle s'est déchargé d'une partie de sa culpabilité, rien qu'en la partageant avec moi. Elle était en septième année, et elle décidait d'en parler seulement maintenant, la force dont elle avait fait preuve pendant ce temps était tout simplement énorme, et elle ne s'en rendait même pas compte.
"Tu as porté ce poids seule pendant longtemps, en pensant que personne ne pourrait comprendre ou te pardonner. Pourtant, aujourd’hui, tu trouves encore la force de mettre des mots sur cette histoire… C’est un pas immense, même si cela te semble encore fragile. Ce que je perçois surtout, c’est à quel point tu tiens aux liens que tu as perdus, et combien tu aimerais pouvoir les réparer. Cela montre que, derrière la culpabilité, il y a un vrai désir de reconstruire, de retrouver ta place. Tu as beaucoup de force et de courage en toi Eileen, ton histoire le prouve, mais peut-être qu'il est tant de les utiliser pour aller de l'avant. Ici tu n’as pas besoin d’avancer plus vite que ce que tu peux. Nous pouvons prendre le temps, ensemble, pour que cette culpabilité cesse peu à peu de te définir." dis-je alors, espérant la soulage un peu plus.
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
Le premier jour du reste de ta vie
De la force ? Pourtant, Eileen ne percevait dans ses propres mots que de la lâcheté. Il était bien plus facile de parler de ses actes à posteriori, que de les affronter, eux, et leurs conséquences au moment même de leur réalisation. Comment pouvait-elle être forte alors qu’elle se sentait d’une faiblesse accablante ? La châtain soupira doucement. Si Miss Vermillon était psychomage à Poudlard, que nombre de ses camarades la consultait, qu’importait leurs problèmes, c’était qu’elle était compétente. Qu’elle était douée pour analyser les gens, que ce soit par leurs comportements ou leurs mots, et qu’elle était capable de s’en servir pour aider les gens à faire face à leurs maux. Il n’y avait donc aucune raison que l’adulte assise en face d’elle lui mente, ou lui dise seulement ce qu’elle pensait que l’adolescente souhaitait entendre. Peut-être était-il temps qu’Eileen arrête de s’écouter, ou du moins qu’elle arrête de trop réfléchir, de tout sur-analyser, et qu’elle commence à faire confiance aux autres.
N’était-ce d’ailleurs pas pour cette raison qu’elle était venue à la rencontre de Miss Vermillon ? Parce qu’elle avait envie, et surtout besoin, de se confier, de lui faire confiance ; en elle et ses capacités ? D’autant plus que plus elle parlait, plus l’Irlandaise se rendait compte que l’adulte semblait l’avoir entendue, même ce qu’elle n’avait pas su dire, et comprise. Les larmes qui bordaient ses yeux se multiplièrent, si bien que quelques-unes franchirent la barrière de ses paupières pour s’écouler le long de ses joues. Mais avant que les perles d’eau ne puissent aller s’écraser sur le blanc de sa chemise, l’adolescente les balaya d’un revers de main, avant que l’extrémité en question ne retrouve le moelleux du coussin qu’elle serrait toujours contre sa poitrine.
Eileen hocha difficilement la tête. Non pas parce que le mouvement lui demandait un trop gros effort, mais parce qu’il était difficile d’essayer d’accepter quelque chose qu’on avait refusé de croire pendant si longtemps. Mais peut-être que cela voulait dire qu’Eileen était sur la bonne voie ? Qu’il était enfin temps, comme le disait la psychomage, de reconstruire, de se reconstruire. Mais comment ? Certes, elle s’était déjà expliquée à ses anciens amis les plus proches, et leurs relations s’étaient plus ou moins améliorées. Cependant, cela n’enlevait pas à Eileen toute la culpabilité qu’elle portait encore en elle. Alors, lorsque Miss Vermillon lui proposa de travailler ensemble, à son rythme, pour l’aider à se défaire de ses chaînes, elle acquiesça de nouveau. Cette fois avec plus de détermination.
« Je veux bien, » commença la châtain. « Mais… Comment je fais ? »
Sans le savoir, les mots que venaient de prononcer Eileen sonnaient en elle le début d’un début d’un long combat contre elle-même, mais pour elle.
N’était-ce d’ailleurs pas pour cette raison qu’elle était venue à la rencontre de Miss Vermillon ? Parce qu’elle avait envie, et surtout besoin, de se confier, de lui faire confiance ; en elle et ses capacités ? D’autant plus que plus elle parlait, plus l’Irlandaise se rendait compte que l’adulte semblait l’avoir entendue, même ce qu’elle n’avait pas su dire, et comprise. Les larmes qui bordaient ses yeux se multiplièrent, si bien que quelques-unes franchirent la barrière de ses paupières pour s’écouler le long de ses joues. Mais avant que les perles d’eau ne puissent aller s’écraser sur le blanc de sa chemise, l’adolescente les balaya d’un revers de main, avant que l’extrémité en question ne retrouve le moelleux du coussin qu’elle serrait toujours contre sa poitrine.
Eileen hocha difficilement la tête. Non pas parce que le mouvement lui demandait un trop gros effort, mais parce qu’il était difficile d’essayer d’accepter quelque chose qu’on avait refusé de croire pendant si longtemps. Mais peut-être que cela voulait dire qu’Eileen était sur la bonne voie ? Qu’il était enfin temps, comme le disait la psychomage, de reconstruire, de se reconstruire. Mais comment ? Certes, elle s’était déjà expliquée à ses anciens amis les plus proches, et leurs relations s’étaient plus ou moins améliorées. Cependant, cela n’enlevait pas à Eileen toute la culpabilité qu’elle portait encore en elle. Alors, lorsque Miss Vermillon lui proposa de travailler ensemble, à son rythme, pour l’aider à se défaire de ses chaînes, elle acquiesça de nouveau. Cette fois avec plus de détermination.
« Je veux bien, » commença la châtain. « Mais… Comment je fais ? »
Sans le savoir, les mots que venaient de prononcer Eileen sonnaient en elle le début d’un début d’un long combat contre elle-même, mais pour elle.
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Le premier jour du reste de ta vie
J'attrapais une boite de mouchoirs pour la tendre à Eileen, la laissant pleurer et prendre le temps dont elle pouvait avoir besoin. La voir pleurer ne me faisait pas de peine, enfin, un peu bien sûr, mais cela montrait tant de choses en même temps que me concentrer sur ce que la tristesse que je ressentais moi en la voyant n'avait aucun intérêt. Après son hochement de tête, je lui souriais, compréhensive, sans la presser. Sa détermination était bien là, et mon sourire était là aussi pour la soutenir. Elle était prête à faire et cherchait même les clés pour le faire, même si elle n'arrivait pas encore à le voir, je pensais sincèrement qu'elle pouvait être fière d'elle.
Après lui avoir laissé le temps dont elle avait besoin, je souriais à sa question. Elle cherchait les clés certes, mais je pensais sincèrement qu'elle était capable de les trouver seule. Alors je lui répondais, bien consciente que cela ne lui conviendrait peut-être pas totalement comme réponse. "On va y aller petit à petit. Déjà, il faut que tu saches que mon rôle, c’est de t’accompagner, je ne te dirai pas quoi faire car j'estime que ce n'est pas mon rôle. Je considère que toi seule sait vraiment ce qui est la meilleure façon de faire. C'est juste que pour le moment, tu te sens perdue et c'est normal, c'est là que moi j'interviens." expliquais-je alors. Cela me paraissait important qu'elle comprenne ça et elle était assez grande pour le comprendre. "Ce que je te propose, c'est de commencer par regarder ce que tu ressens quand tu penses à réparer tes erreurs. Est-ce que c’est plutôt de la peur ? De la honte ? Ou quelque chose d’autre ?" demandais-je alors.
Après lui avoir laissé le temps dont elle avait besoin, je souriais à sa question. Elle cherchait les clés certes, mais je pensais sincèrement qu'elle était capable de les trouver seule. Alors je lui répondais, bien consciente que cela ne lui conviendrait peut-être pas totalement comme réponse. "On va y aller petit à petit. Déjà, il faut que tu saches que mon rôle, c’est de t’accompagner, je ne te dirai pas quoi faire car j'estime que ce n'est pas mon rôle. Je considère que toi seule sait vraiment ce qui est la meilleure façon de faire. C'est juste que pour le moment, tu te sens perdue et c'est normal, c'est là que moi j'interviens." expliquais-je alors. Cela me paraissait important qu'elle comprenne ça et elle était assez grande pour le comprendre. "Ce que je te propose, c'est de commencer par regarder ce que tu ressens quand tu penses à réparer tes erreurs. Est-ce que c’est plutôt de la peur ? De la honte ? Ou quelque chose d’autre ?" demandais-je alors.
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy