Un frère pour une vie et une autre pour son amie
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L'année passée comme cette année, elle comptait bien profiter de tous les moments, infimes soient-ils, avec Ethan. D'où cette petite sortie dans le Parc. Sourire aux lèvres, le bras dans celui de son frère, tous deux marchaient jusqu'à trouver une place, leur place. Ils s'y installaient à chaque fois, inconsciemment, comme si ce banc les attirait par une force magnétique. Assis, la rouge et or se tourna vers le septième année et lui dit :
— Tu as révisé pour ton contrôle ?
— Ne m'en parle pas !
— Rien ne m'interdit de te parler de ton con-trôle dit-elle, accentuant sur le mot fâcheux.
— Ne me cherche pas, p'tite tête, commença-t-il.
— Ne commence pas, tu sais très bien que je peux continuer aussi longtemps que je peux de te parler de te con-trôle, poursuivit-elle, eh !
Ethan posa ses mais sur la taille de sa petite sœur et entama des chatouilles, des pressions plus ou moins fortes, comme si ces mains étaient des gueules de crocodiles en train de la manger de toute part. Sonia s'agitait et ne pouvait s'empêcher de rire et de pousser des petits cris. Elle réussit à dire :
— Haha, arrêt-, haha, arrêtes ! C'est, c'est de la t-tricheuh !
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J'espère que ça te convient pour
le titre et le contexte
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Dernière modification par Sonia Ross le 20 févr. 2025, 21:29, modifié 1 fois.
#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |
Un frère pour une vie et une autre pour son amie
Encore une journée ensoleillée. Nous avions de la chance, septembre avait été clément avec nous cette année. Peu de pluie, alors que très souvent le soleil et la pluie alternaient surtout dans les Highlands.
Les premières années avaient investi le dortoir et faisait un bruit assourdissant encore une fois. Je soupirai de lassitude. Dans cette ambiance joyeuse, je me sentais telle un imposteur. Je n’arrivais pas à éteindre la douleur qui m’assaillait depuis la rentrée. Avais-je seulement envie de l’éteindre ? Je n’en savais rien. Je savais que je devais me bouger, mais je n’en avais pas envie.
Le bruit m’insupporta. Je caressai Stoirm, pris une veste, une écharpe et je m’enfuis du dortoir. Le cœur lourd, l’esprit embrumé, je sentais plutôt que je ne voyais les élèves dans les couloirs. Je descendis les 5 étages et me retrouvai dans le hall.
Je franchis les portes, le parc de Poudlard s’étendait devant moi. Cet écrin de verdure, de sérénité me semblait flou lui aussi. J’avais l’impression de porter des œillères. J’offris mon visage au soleil et à la légère brise. J’avais besoin de cet air frais pour apaiser mon tumulte intérieur, même si chaque pas résonnait avec un écho de tristesse.
Je pris la direction opposée au terrain d’entraînement, je ne voulais voir personne. Je m’enfonçais dans le sentier qui serpentait entre les arbres et qui s’approchait du lac. Alors que je m’enfonçai dans ma solitude? un éclat de rire me réveilla de ma torpeur et j’aperçus au loin une silhouette familière.
Il s’agissait de Sonia qui était avec son frère ainé, Ethan je crois. Ce dernier la chatouillait. Leur complicité, si naturelle, me fit un mal de chien. Je m’arrêtai, mon cœur se serrant à la vue de cette scène de bonheur. La tendresse entre eux me renvoyait à mon propre frère, celui qui m’avait reniée, qui avait choisi de s’éloigner car j’étais sorcière.
Avant que tout ne s’écroule, est ce que nous renvoyons la même image Duncan et moi ? Celle d’un frère et de sa sœur qui partagions des moments complices, des éclats de rires et des secrets murmurés ? Comme je les enviais. Ils me renvoyaient ce que je venais de perdre.
Sans que j’y fasse attention, un sanglot s’échappa de mes lèvres et les larmes commencèrent à brûler mes yeux, inondant mon visage. Je me sentais tellement seule. Ma vue se brouilla alors que je détournai le regard, ne souhaitant pas que Sonia me voit ainsi, vulnérable. Je tentai de ravaler mes émotions, mais c'était comme si un barrage avait cédé
Les éclats de rire au loin devenaient une mélodie cruelle à mes oreilles, accentuant mon chagrin.
@Sonia Ross
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Les premières années avaient investi le dortoir et faisait un bruit assourdissant encore une fois. Je soupirai de lassitude. Dans cette ambiance joyeuse, je me sentais telle un imposteur. Je n’arrivais pas à éteindre la douleur qui m’assaillait depuis la rentrée. Avais-je seulement envie de l’éteindre ? Je n’en savais rien. Je savais que je devais me bouger, mais je n’en avais pas envie.
Le bruit m’insupporta. Je caressai Stoirm, pris une veste, une écharpe et je m’enfuis du dortoir. Le cœur lourd, l’esprit embrumé, je sentais plutôt que je ne voyais les élèves dans les couloirs. Je descendis les 5 étages et me retrouvai dans le hall.
Je franchis les portes, le parc de Poudlard s’étendait devant moi. Cet écrin de verdure, de sérénité me semblait flou lui aussi. J’avais l’impression de porter des œillères. J’offris mon visage au soleil et à la légère brise. J’avais besoin de cet air frais pour apaiser mon tumulte intérieur, même si chaque pas résonnait avec un écho de tristesse.
Je pris la direction opposée au terrain d’entraînement, je ne voulais voir personne. Je m’enfonçais dans le sentier qui serpentait entre les arbres et qui s’approchait du lac. Alors que je m’enfonçai dans ma solitude? un éclat de rire me réveilla de ma torpeur et j’aperçus au loin une silhouette familière.
Il s’agissait de Sonia qui était avec son frère ainé, Ethan je crois. Ce dernier la chatouillait. Leur complicité, si naturelle, me fit un mal de chien. Je m’arrêtai, mon cœur se serrant à la vue de cette scène de bonheur. La tendresse entre eux me renvoyait à mon propre frère, celui qui m’avait reniée, qui avait choisi de s’éloigner car j’étais sorcière.
Avant que tout ne s’écroule, est ce que nous renvoyons la même image Duncan et moi ? Celle d’un frère et de sa sœur qui partagions des moments complices, des éclats de rires et des secrets murmurés ? Comme je les enviais. Ils me renvoyaient ce que je venais de perdre.
Sans que j’y fasse attention, un sanglot s’échappa de mes lèvres et les larmes commencèrent à brûler mes yeux, inondant mon visage. Je me sentais tellement seule. Ma vue se brouilla alors que je détournai le regard, ne souhaitant pas que Sonia me voit ainsi, vulnérable. Je tentai de ravaler mes émotions, mais c'était comme si un barrage avait cédé
Les éclats de rire au loin devenaient une mélodie cruelle à mes oreilles, accentuant mon chagrin.
Reducio
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@Sonia Ross
Reducio
J'espère que cette suite te convient. Très bien pour le titre et le contexte
J'espère que vous êtes prêt à accueillir une fontaine sur jambe
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Un frère pour une vie et une autre pour son amie
Sonia, alias, la proie de son frère était vraiment coincée entre Lee deux pattounes de celui-ci. Heureusement que Namax était resté au dortoir — même s'il ne le voulait pas — il aurait fini écrabouillé sous les gestes amples que faisaient la brune pour se dégager.
— Hehe...
Ce petit son n'était pas qu'un simple son. Il pouvait signifier beaucoup de choses. Dans le cas présent, la brunette avait trouvé le moyen de s'échapper des mains d'Ethan. Pas trop tôt ? On faisait avec ce que l'on avait ! Quand on était petite et mince comme l'anglaise, on avait pas dix mille solutions qui nous passait par la tête.
Le fameux plan opérationnel, la rouge et or se tourna, d'un seul coup face à Ethan, visage contre visage. Celui-ci recula subitement, déliant peu à peu ses mains. Sonia en profita, elle lui posa un bisou sur la joue avant de se glisser de cette étreinte en un bond. Elle se tenait à présent face à Ethan debout et lui reculé au fond du banc assis.
— T-Tu m'as pris au dépourvu et c'est moi que t'appelle tricheur ?
La rouge et or ne répondit pas, préférant tirer la langue et tourner le dos à son frère aîné. Mal élevée ! Ce n'était pas vraiment la question car elle se mit à sautiller sur place en voyant la silhouette d'une sorcière qu'elle appréciait beaucoup ! Elle se tourna d'un geste sec face à son frère et lui coupa la parole.
— Tu te rappelle de la fois avec l'oisillon et Heather ? Ethan n'eut pas le temps de répondre, qu'elle poursuivit : Eh ben, je veux te présenter Heather ! Je l'ai vu, elle est là-bas ! Attends, je vais l'appeler !
Sans attendre l'aval de son frère, trop pressée de revoir et parler avec l'écossaise, l'anglaise s'avança à enjambées moyennes, s'arrêta, posa ses mains autour de sa bouche et hurla :
— Heeeaaaaatheeeuureuh !
L'avait elle entendue ? Avec un vacarme pareil, il était difficile de ne pas avoir remarqué la petite silhouette de la gryffone agiter ses mains en l'air.
— Hehe...
Ce petit son n'était pas qu'un simple son. Il pouvait signifier beaucoup de choses. Dans le cas présent, la brunette avait trouvé le moyen de s'échapper des mains d'Ethan. Pas trop tôt ? On faisait avec ce que l'on avait ! Quand on était petite et mince comme l'anglaise, on avait pas dix mille solutions qui nous passait par la tête.
Le fameux plan opérationnel, la rouge et or se tourna, d'un seul coup face à Ethan, visage contre visage. Celui-ci recula subitement, déliant peu à peu ses mains. Sonia en profita, elle lui posa un bisou sur la joue avant de se glisser de cette étreinte en un bond. Elle se tenait à présent face à Ethan debout et lui reculé au fond du banc assis.
— T-Tu m'as pris au dépourvu et c'est moi que t'appelle tricheur ?
La rouge et or ne répondit pas, préférant tirer la langue et tourner le dos à son frère aîné. Mal élevée ! Ce n'était pas vraiment la question car elle se mit à sautiller sur place en voyant la silhouette d'une sorcière qu'elle appréciait beaucoup ! Elle se tourna d'un geste sec face à son frère et lui coupa la parole.
— Tu te rappelle de la fois avec l'oisillon et Heather ? Ethan n'eut pas le temps de répondre, qu'elle poursuivit : Eh ben, je veux te présenter Heather ! Je l'ai vu, elle est là-bas ! Attends, je vais l'appeler !
Sans attendre l'aval de son frère, trop pressée de revoir et parler avec l'écossaise, l'anglaise s'avança à enjambées moyennes, s'arrêta, posa ses mains autour de sa bouche et hurla :
— Heeeaaaaatheeeuureuh !
L'avait elle entendue ? Avec un vacarme pareil, il était difficile de ne pas avoir remarqué la petite silhouette de la gryffone agiter ses mains en l'air.
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Super ! @Heather
J'espère que ça te convient, ainsi
Super ! @Heather
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Dernière modification par Sonia Ross le 11 nov. 2024, 13:40, modifié 1 fois.
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Un frère pour une vie et une autre pour son amie
Je me tenais là, debout. Certes j’avais détourné le regard mais l’intégralité de mon corps s’était fait de plomb. Je savais que je devais bouger, partir de ce lieu, ne plus voir le bonheur de Sonia et de son frère, mais je n’y arrivais pas. Mon corps ne me répondait plus. L’image qu’ils me renvoyaient me frappa comme un coup de poing. Je ressentis une brûlure dans ma gorge, comme si chaque respiration me demandait un effort incommensurable.
Leur complicité, telle un aimant, attira de nouveau mes yeux. Alors qu’elle était avec Ethan, Sonia était rayonnante et insouciante, bien loin de cette jeune fille timide et un peu gauche que j’avais rencontré en février lors du sauvetage de notre oisillon. Cette complicité me rappelait tellement celle que j’avais avec Duncan.
Sans le vouloir les souvenirs que je tentai d’enfermer à double tour depuis la rentrée déferlèrent devant mes yeux : je revis ces moments où nous nous comprenions sans mots, nous nous lancions des regards pleins de sens, de ceux qui n’avaient besoin d’aucune explication. Je me rappelai les soirées passées à rigoler jusqu'à nous en faire mal aux côtes. Celles où nous refaisions le monde en jouant à des jeux interminables, à nous confier nos peurs… C'était notre monde à nous, un monde où rien ne pouvait nous séparer. Du moins je le croyais.
Quand Duncan avait eu des soucis à l'école, j’étais là, toujours prête à le soutenir. Quand c’est moi qui traversais des moments de doute, il était celui qui savait comment me faire sourire, qui trouvait toujours les mots pour me réconforter, et ce malgré le fait qu’il soit un peu plus jeune que moi. Mes parents étaient heureux que nous nous entendions si bien, surtout quand ils voyaient les fratries de leur connaissance qui passaient leur temps à se battre et se chamailler.
Mais tout cela semblait si lointain maintenant. Le vide laissé par l’absence de Duncan était un gouffre. La réalité était cruelle. Je continuai de regarder Sonia et Ethan et je me souvenais de la manière dont Duncan et moi avions été pareils, inséparables, prêts à tout l’un pour l’autre.
La scène devant moi me faisait me sentir encore plus seule. Je revoyais dans les gestes d’Ethan et Sonia une douceur, une attention, des petites choses que j’avais eues avec Duncan, ces gestes simples qui faisaient qu’on savait qu’on était compris, aimé, sans avoir besoin de le dire.
Les larmes continuaient de ravager mon visage. Alors que j’avais réussi à refaire bouger mon corps pour partir loin de cette scène, j’entendis Sonia hurler mon prénom. Je ne pus que la regarder sans faire le moindre geste.
@Sonia Ross
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Leur complicité, telle un aimant, attira de nouveau mes yeux. Alors qu’elle était avec Ethan, Sonia était rayonnante et insouciante, bien loin de cette jeune fille timide et un peu gauche que j’avais rencontré en février lors du sauvetage de notre oisillon. Cette complicité me rappelait tellement celle que j’avais avec Duncan.
Sans le vouloir les souvenirs que je tentai d’enfermer à double tour depuis la rentrée déferlèrent devant mes yeux : je revis ces moments où nous nous comprenions sans mots, nous nous lancions des regards pleins de sens, de ceux qui n’avaient besoin d’aucune explication. Je me rappelai les soirées passées à rigoler jusqu'à nous en faire mal aux côtes. Celles où nous refaisions le monde en jouant à des jeux interminables, à nous confier nos peurs… C'était notre monde à nous, un monde où rien ne pouvait nous séparer. Du moins je le croyais.
Quand Duncan avait eu des soucis à l'école, j’étais là, toujours prête à le soutenir. Quand c’est moi qui traversais des moments de doute, il était celui qui savait comment me faire sourire, qui trouvait toujours les mots pour me réconforter, et ce malgré le fait qu’il soit un peu plus jeune que moi. Mes parents étaient heureux que nous nous entendions si bien, surtout quand ils voyaient les fratries de leur connaissance qui passaient leur temps à se battre et se chamailler.
Mais tout cela semblait si lointain maintenant. Le vide laissé par l’absence de Duncan était un gouffre. La réalité était cruelle. Je continuai de regarder Sonia et Ethan et je me souvenais de la manière dont Duncan et moi avions été pareils, inséparables, prêts à tout l’un pour l’autre.
La scène devant moi me faisait me sentir encore plus seule. Je revoyais dans les gestes d’Ethan et Sonia une douceur, une attention, des petites choses que j’avais eues avec Duncan, ces gestes simples qui faisaient qu’on savait qu’on était compris, aimé, sans avoir besoin de le dire.
Les larmes continuaient de ravager mon visage. Alors que j’avais réussi à refaire bouger mon corps pour partir loin de cette scène, j’entendis Sonia hurler mon prénom. Je ne pus que la regarder sans faire le moindre geste.
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@Sonia Ross
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Un frère pour une vie et une autre pour son amie
Sonia avait hurlé haut et fort le nom de son amie, mais celle-ci était de dos, semblant vouloir partir ? L'anglaise avait un léger doute, elle était assez loin d'Heather pour dire précisément ce qu'elle semblait faire. Elle s'avança en direction de l'écossaise, sourire aux lèvres, elle sentit Ethan sur ses pas. La brune avait hâte de les présenter !
— Oh !
La rouge et or vit sa camarade de maison tourner légèrement la tête vers elle, ce fut le drame. Sonia ne pensait jamais la voir ainsi. Le visage couvert de larmes, le corps tout raide, le regard fuyant, la respiration sacadée par des pleurs et des reniflements... Ce n'était pas elle, ce n'était pas Heather. Mais qu'est-ce qui avait mis son amie dans un état pareil ? Et si quelqu'un l'avait embêté, comme elle elle avait déjà pu vivre, l'année passée ou encore en potions avec ces regards moqueurs, qu'elle subissait.
L'anglaise courut vers l'écossaise et la première chose qu'elle fit après l'avoir rejoint, fut de la prendre dans ses bras. C'était ce qu'Estelle avait fait ce jour-là, dans les toilettes abandonnées. (✶) Quand elle y réfléchissait bien, depuis leur retour au château, Heather n'était pas totalement elle-même. La voir ainsi, inquiétait encore plus la brune.
Elle ne préféra rien dire, parfois, il était préférable de se taire. Sentant les pleurs de son amie, elle resta de longues minutes à lui caresser le dos, les cheveux — comme elle avait pu le faire pour elle — puis, la sentant se calmer ou se perdre encore un peu plus, Sonia la guida à petits pas vers le banc, sur lequel elle s'était installée avec son frère ainé. Elle se tourna vers celui-ci affichant une mine triste et déconfite, mais surtout très inquiète.
L'anglaise prit son temps, avec Ethan de l'autre côté de la deuxième année, par prudence, ils arrivèrent au fameux banc. Les frère et sœur l'aidèrent à s'asseoir, avant de prendre place, de part et d'autres de la jeune lionne. Sonia continuait de lui caresser le dos, Ethan sortit un mouchoir propre de sa robe et le tendit vers l'écossaise pour qu'elle le saisisse.
L'un comme l'autre savait qu'il valait mieux attendre qu'elle se calme — en particulier la brune qui avait déjà pas mal pleuré dans sa maigre vie. Pleurer pouvait faire du bien parfois, mais cela retranscrivait, aussi toute la peine, la douleur, voire même la souffrance qu'avait pu ressentir l'intéressé. Dans le cas présent, ni l'un, ni l'autre ne savait ce qui avait mis leur camarade dans un état pareil, mais une chose était sûre, ce n'était pas qu'une simple chose, c'était bien plus grave qu'un cauchemar ou que les viles pensées de l'anglaise.
— Oh !
La rouge et or vit sa camarade de maison tourner légèrement la tête vers elle, ce fut le drame. Sonia ne pensait jamais la voir ainsi. Le visage couvert de larmes, le corps tout raide, le regard fuyant, la respiration sacadée par des pleurs et des reniflements... Ce n'était pas elle, ce n'était pas Heather. Mais qu'est-ce qui avait mis son amie dans un état pareil ? Et si quelqu'un l'avait embêté, comme elle elle avait déjà pu vivre, l'année passée ou encore en potions avec ces regards moqueurs, qu'elle subissait.
L'anglaise courut vers l'écossaise et la première chose qu'elle fit après l'avoir rejoint, fut de la prendre dans ses bras. C'était ce qu'Estelle avait fait ce jour-là, dans les toilettes abandonnées. (✶) Quand elle y réfléchissait bien, depuis leur retour au château, Heather n'était pas totalement elle-même. La voir ainsi, inquiétait encore plus la brune.
Elle ne préféra rien dire, parfois, il était préférable de se taire. Sentant les pleurs de son amie, elle resta de longues minutes à lui caresser le dos, les cheveux — comme elle avait pu le faire pour elle — puis, la sentant se calmer ou se perdre encore un peu plus, Sonia la guida à petits pas vers le banc, sur lequel elle s'était installée avec son frère ainé. Elle se tourna vers celui-ci affichant une mine triste et déconfite, mais surtout très inquiète.
L'anglaise prit son temps, avec Ethan de l'autre côté de la deuxième année, par prudence, ils arrivèrent au fameux banc. Les frère et sœur l'aidèrent à s'asseoir, avant de prendre place, de part et d'autres de la jeune lionne. Sonia continuait de lui caresser le dos, Ethan sortit un mouchoir propre de sa robe et le tendit vers l'écossaise pour qu'elle le saisisse.
L'un comme l'autre savait qu'il valait mieux attendre qu'elle se calme — en particulier la brune qui avait déjà pas mal pleuré dans sa maigre vie. Pleurer pouvait faire du bien parfois, mais cela retranscrivait, aussi toute la peine, la douleur, voire même la souffrance qu'avait pu ressentir l'intéressé. Dans le cas présent, ni l'un, ni l'autre ne savait ce qui avait mis leur camarade dans un état pareil, mais une chose était sûre, ce n'était pas qu'une simple chose, c'était bien plus grave qu'un cauchemar ou que les viles pensées de l'anglaise.
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@Heather McInn
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Un frère pour une vie et une autre pour son amie
Submergée par la tristesse, mes larmes et mes sanglots ne semblaient pas vouloir se tarir. J’aurai donner tout et n’importe quoi pour me retrouver dans les bras réconfortants de ma mère. Je savais qu’elle aurait eu les mots, les gestes pour me réconforter.
Dans le bouillard de mes larmes, je vis la jeune fille brune au regard azuré courir vers moi. Comme si elle avait entendu mes pensées, elle m’enlaça. Je restai figée un instant. Je ne m’étais pas attendue à cela. Ma stupéfaction ne dura que quelques instants.
Alors que je me sentais enveloppée par l’étreinte rassurante de Sonia, je ne pus que penser à février. La situation était alors inversée. C’est moi qui avais pris la jeune Anglaise dans mes bras. Je me laissais aller à cette étreinte, posant ma tête contre l’épaule de la brunette.
Mes pleurs redoublèrent et je m’agrippais à ma camarade comme si elle était une bouée de sauvetage. J’avais l’impression que si je la lâchais, je sombrerai davantage. Les mots refusaient de franchir la barrière de mes lèvres tremblantes. J’étouffais par la boule de chagrin qui me broyait la gorge.
Je ne sais pas combien de minutes s’écoulèrent, mais les caresses apaisantes dans mon dos, les gestes familiers et pleins de tendresse me rappelaient la chaleur réconfortante de ma mère.
Sonia se décala mais ne rompit pas notre contact. Toujours à moitié dans ses bras, elle m’emmena m’assoir sur le banc qu’elle occupait avec son frère il y a quelqu’un instant. Je m’écoulais dessus plus que je m’assis, accompagnée par la griffonne. La tête toujours basse, les larmes toujours présentes bien que moins abondantes; je sentis plus que je ne vis Ethan s’assoir de l’autre côté du banc.
Cela me donnait l’impression que les frère et sœur Ross formaient une barrière protectrice autour de moi. Comme si tous les deux souhaitaient me protéger des maux extérieurs, qu’ils étaient prêts à m’aider à porter le poids de mes douleurs. Lorsque je sentis le mouchoir propre dans ma main, tendu par Ethan, un frisson de gratitude mêlé de honte traversa mon corps. J’avais horreur de me donner en spectacle et là je leur jouais une tragédie.
Je tournai la tête et croisai brièvement le regard bienveillant du jeune homme. Mes yeux s’embuèrent de nouveau.
«- Je... je suis désolée,» murmurai-je, d’une voix brisée, enrouée et presque inaudible d’avoir tant pleurer.
Les mots semblaient flotter dans l’air, fragiles, avant de disparaître. Je me recroquevillai un peu plus sur le banc, comme si je voulais me fondre dans le bois froid pour échapper au monde. Sans que je le voulusse mes bras s’enroulèrent autour de moi et mon corps fut pris de frison. Je ne remarquai même pas que j’avais pris un mouvement de balancier.
Je me doutais que Sonia et Ethan attendaient, patients et inquiets, que je reprenne mon souffle. Un silence pesant s’étendit entre nous, entrecoupé par mes reniflements discrets.
Je levai les yeux vers Sonia, les larmes encore accrochées à mes cils et se répandant sur mes joues. Le regard que l’Anglaise me rendait était empreint d’une telle compassion que je sentis mon cœur se serrer. Je baissais de nouveau la tête.
« -Je voudrais tellement revenir en arrière. Je n’ai jamais demandé à être comme ça ».
543
@Sonia Ross
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Dans le bouillard de mes larmes, je vis la jeune fille brune au regard azuré courir vers moi. Comme si elle avait entendu mes pensées, elle m’enlaça. Je restai figée un instant. Je ne m’étais pas attendue à cela. Ma stupéfaction ne dura que quelques instants.
Alors que je me sentais enveloppée par l’étreinte rassurante de Sonia, je ne pus que penser à février. La situation était alors inversée. C’est moi qui avais pris la jeune Anglaise dans mes bras. Je me laissais aller à cette étreinte, posant ma tête contre l’épaule de la brunette.
Mes pleurs redoublèrent et je m’agrippais à ma camarade comme si elle était une bouée de sauvetage. J’avais l’impression que si je la lâchais, je sombrerai davantage. Les mots refusaient de franchir la barrière de mes lèvres tremblantes. J’étouffais par la boule de chagrin qui me broyait la gorge.
Je ne sais pas combien de minutes s’écoulèrent, mais les caresses apaisantes dans mon dos, les gestes familiers et pleins de tendresse me rappelaient la chaleur réconfortante de ma mère.
Sonia se décala mais ne rompit pas notre contact. Toujours à moitié dans ses bras, elle m’emmena m’assoir sur le banc qu’elle occupait avec son frère il y a quelqu’un instant. Je m’écoulais dessus plus que je m’assis, accompagnée par la griffonne. La tête toujours basse, les larmes toujours présentes bien que moins abondantes; je sentis plus que je ne vis Ethan s’assoir de l’autre côté du banc.
Cela me donnait l’impression que les frère et sœur Ross formaient une barrière protectrice autour de moi. Comme si tous les deux souhaitaient me protéger des maux extérieurs, qu’ils étaient prêts à m’aider à porter le poids de mes douleurs. Lorsque je sentis le mouchoir propre dans ma main, tendu par Ethan, un frisson de gratitude mêlé de honte traversa mon corps. J’avais horreur de me donner en spectacle et là je leur jouais une tragédie.
Je tournai la tête et croisai brièvement le regard bienveillant du jeune homme. Mes yeux s’embuèrent de nouveau.
«- Je... je suis désolée,» murmurai-je, d’une voix brisée, enrouée et presque inaudible d’avoir tant pleurer.
Les mots semblaient flotter dans l’air, fragiles, avant de disparaître. Je me recroquevillai un peu plus sur le banc, comme si je voulais me fondre dans le bois froid pour échapper au monde. Sans que je le voulusse mes bras s’enroulèrent autour de moi et mon corps fut pris de frison. Je ne remarquai même pas que j’avais pris un mouvement de balancier.
Je me doutais que Sonia et Ethan attendaient, patients et inquiets, que je reprenne mon souffle. Un silence pesant s’étendit entre nous, entrecoupé par mes reniflements discrets.
Je levai les yeux vers Sonia, les larmes encore accrochées à mes cils et se répandant sur mes joues. Le regard que l’Anglaise me rendait était empreint d’une telle compassion que je sentis mon cœur se serrer. Je baissais de nouveau la tête.
« -Je voudrais tellement revenir en arrière. Je n’ai jamais demandé à être comme ça ».
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Un frère pour une vie et une autre pour son amie
En voyant le visage rougit par les larmes de son amie, Sonia n'eut qu'une seule envie, prendre celle-ci dans ses bras et la serrer fort contre elle. Heather avait été là pour elle et l'avait enlaçé avec autant de soutien et de réconfort, en février dernier. Aujourd'hui, c'était à son tour de montrer à la lionne qu'elle était là pour elle et lui dire merci d'avoir été là pour moi, ce jour-là.
Bras enroulés autour du corps tremblant de son amie, l'anglaise caressait son petit corps cherchant à lu dire qu'elle était là pour elle, et qu'elle ne la quitterait pas, c'en était hors de question. Heather posa sa tête sur l'épaule de la brunette, bien entendu, elle la laissa faire. Quand elle sentait qu'un nouveau raz-de-marée venait la submerger, elle la serrait fort contre elle.
Ne voulant pas que son amie chute d'un seul coup sur le sol — et si Heather voudrait parler, il serait préférable qu'elle soit à l'aise — la brunette la guida avec son frère jusqu'au banc sur lequel ils s'amusaient, ils l'aidèrent à s'asseoir avant de prendre place chacun à leur tour. Sonia ne pouvait cacher son inquiétude, Ethan l'avait bien remarqué, mais ne connaissant pas assez l'écossaise, il ne pouvait les aider.
— Ne sois pas désolée, lui dit-il, posant sa main sur l'épaule de la brune.
Le regard que lui offrait Heather était tel que le cœur de Sonia manquait de s'effondrer à son tour, de même, cette phrase, pourtant si simple, ces quelques mots lui avaient fait l'effet d'un coup de poignard. Elle-même s'était déjà demandé ce qu'elle faisait dans ce monde, si ses parents n'avaient jamais voulu d'elle — son père, en particulier. Mais elle avait su passer outre tous ces questionnements sans fin grâce à son frère et ses amis. Aujourd'hui, elle se devait d'aider son amie.
— Tout le monde dit ça... Moi la première... Mais crois-moi, sans toi, celle que je connais et avec qui je rie et partage de merveilleux moments, sans cette Heather-là, je ne serai pas pareille. Alors ne change pas.
Tout en lui disant cela, la brunette s'était tournée vers son amie, lui avait pris les mains, les serrant fort. Sonia était sincère, elle ne voulait pas flancher devant la rouge et or, elle, elle avait besoin d'elle, elle appelait à l'aide, se mettre à pleurer inutilement ne serait qu'une perte de temps et n'aiderait en rien l'écossaise. Ethan réalisait toute la peine qu'avait sa petite sœur en elle, bien sûr, il en était conscient mais, dans le cas présent, les choses lui avaient presque explosées au visage.
—Heather, dit-il d'une voix douce et rassurante, nous ne nous connaissons pas vraiment et... je ne sais pas ce qui t'as amené à penser cela... Mais sache quelque chose... Pour ma petite sœur, tu es une très bonne amie, tu lui redonne le sourire et l'aide, elle m'a toujours dit qu'elle voulait te rendre la pareille. Je pense que ta famille se dit la même chose. Ils t'aiment et t'apprécient comme Sonia le fait, en mettant qu'il énonçait sa tirade, il exerçait une légère pression sur la frêle épaule de la deuxième année. Tout ça pour dire, que tu n'es jamais seule, que peu importe ce qui s'est passé, tu pourras toujours essayer de le réparer, et te faire pardonner car tu es une personne adorable.
Sonia souriait à son frère, lui disant merci, c'était comme s'il savait ce que la brunette voulait dire. Ni l'un, ni l'autre ne voulait obligé Heather à parler ou à s'expliquer, c'était pour cela qu'ils s'étaient autorisés à parler pour rassurer la deuxième année. C'était peut-être une erreur de leur part, mais c'était leur choix et ils ne reviendraient pas en arrière car ils pensaient sincèrement chaque mot, chaque phrase et chque syllabe qu'ils avaient dit. L'anglaise ne savait pas si cela suffirait à rassurer son amie, mais si ce n'était pas le cas, elle persisterait et continuerait à essayer de la rassurer, de lui dire qu'elle comptait beaucpup pour elle et qu'elle ferait n'importe quoi pour l'aider. Après tout, c'était à ça que servaient les amies.
Bras enroulés autour du corps tremblant de son amie, l'anglaise caressait son petit corps cherchant à lu dire qu'elle était là pour elle, et qu'elle ne la quitterait pas, c'en était hors de question. Heather posa sa tête sur l'épaule de la brunette, bien entendu, elle la laissa faire. Quand elle sentait qu'un nouveau raz-de-marée venait la submerger, elle la serrait fort contre elle.
Ne voulant pas que son amie chute d'un seul coup sur le sol — et si Heather voudrait parler, il serait préférable qu'elle soit à l'aise — la brunette la guida avec son frère jusqu'au banc sur lequel ils s'amusaient, ils l'aidèrent à s'asseoir avant de prendre place chacun à leur tour. Sonia ne pouvait cacher son inquiétude, Ethan l'avait bien remarqué, mais ne connaissant pas assez l'écossaise, il ne pouvait les aider.
— Ne sois pas désolée, lui dit-il, posant sa main sur l'épaule de la brune.
Le regard que lui offrait Heather était tel que le cœur de Sonia manquait de s'effondrer à son tour, de même, cette phrase, pourtant si simple, ces quelques mots lui avaient fait l'effet d'un coup de poignard. Elle-même s'était déjà demandé ce qu'elle faisait dans ce monde, si ses parents n'avaient jamais voulu d'elle — son père, en particulier. Mais elle avait su passer outre tous ces questionnements sans fin grâce à son frère et ses amis. Aujourd'hui, elle se devait d'aider son amie.
— Tout le monde dit ça... Moi la première... Mais crois-moi, sans toi, celle que je connais et avec qui je rie et partage de merveilleux moments, sans cette Heather-là, je ne serai pas pareille. Alors ne change pas.
Tout en lui disant cela, la brunette s'était tournée vers son amie, lui avait pris les mains, les serrant fort. Sonia était sincère, elle ne voulait pas flancher devant la rouge et or, elle, elle avait besoin d'elle, elle appelait à l'aide, se mettre à pleurer inutilement ne serait qu'une perte de temps et n'aiderait en rien l'écossaise. Ethan réalisait toute la peine qu'avait sa petite sœur en elle, bien sûr, il en était conscient mais, dans le cas présent, les choses lui avaient presque explosées au visage.
—Heather, dit-il d'une voix douce et rassurante, nous ne nous connaissons pas vraiment et... je ne sais pas ce qui t'as amené à penser cela... Mais sache quelque chose... Pour ma petite sœur, tu es une très bonne amie, tu lui redonne le sourire et l'aide, elle m'a toujours dit qu'elle voulait te rendre la pareille. Je pense que ta famille se dit la même chose. Ils t'aiment et t'apprécient comme Sonia le fait, en mettant qu'il énonçait sa tirade, il exerçait une légère pression sur la frêle épaule de la deuxième année. Tout ça pour dire, que tu n'es jamais seule, que peu importe ce qui s'est passé, tu pourras toujours essayer de le réparer, et te faire pardonner car tu es une personne adorable.
Sonia souriait à son frère, lui disant merci, c'était comme s'il savait ce que la brunette voulait dire. Ni l'un, ni l'autre ne voulait obligé Heather à parler ou à s'expliquer, c'était pour cela qu'ils s'étaient autorisés à parler pour rassurer la deuxième année. C'était peut-être une erreur de leur part, mais c'était leur choix et ils ne reviendraient pas en arrière car ils pensaient sincèrement chaque mot, chaque phrase et chque syllabe qu'ils avaient dit. L'anglaise ne savait pas si cela suffirait à rassurer son amie, mais si ce n'était pas le cas, elle persisterait et continuerait à essayer de la rassurer, de lui dire qu'elle comptait beaucpup pour elle et qu'elle ferait n'importe quoi pour l'aider. Après tout, c'était à ça que servaient les amies.
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688 mots
@Heather McInn, dis-moi si tu veux que je change quelque chose
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#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |
Un frère pour une vie et une autre pour son amie
Ne pas changer ? Pourtant depuis un an, je savais que j’avais changé. Avant ma vie se résumait à ma famille, mes meilleurs amis -Hamish et Diana- et à mes passions. Depuis que j’avais intégré Poudlard tout avait changé. J’avais une baguette magique, je lançais des sorts, je métamorphosais des objets, je voyais des fantômes et je côtoyais des créatures qui ne figuraient, à la base, que dans des livres et encore. Je n’avais jamais lu nulle part la description quelconque d’un elfe de maison.
Les paroles du frère de Sonia plantèrent des épines acérées dans ma poitrine. Oui, ma famille m’aimait. Du moins tel était le cas de mes parents. Je savais qu’ils étaient tous les deux fières de moi. Même s’ils avaient été surpris de mon statut de sorcière, ils m’avaient soutenu et n’avaient cessé de m’aimer. Ils acceptaient que j’évolue dans un monde qui leur était étranger.
Ce n’était pas le cas de Duncan. Lui qui était tellement proche de moi, lui qui me faisait rire, lui qui jouait du violoncelle pour moi m’avait purement et simplement reniée. Depuis le début de ce mois de septembre, j’avais songé un nombre incalculable de fois à ce qu’aurait été ma vie si je n’avais pas bougé ce livre, si je n’avais jamais reçu ce parchemin m’annonçant mon inscription à Poudlard. A l’heure actuelle, je serai à Portree à faire un câlin à mon petit frère pour le faire râler.
Je ris d’une manière désabusée lorsque le griffon dit que je pouvais réparer et me faire pardonner. Comment se faire pardonner une chose dont on n’était pas responsable ? Comment Duncan pourrait accepter le fait que je sois une sorcière, lui qui avait pris en grippe ce monde ? La voix toujours étranglée par mes sanglots, je demandai :
« -Comment être pardonnée lorsque l’on n’est pas responsable de la situation ? »
Je regardai de mon regard embué Ethan et Sonia à tour de rôle. Voyant leur incompréhension, j’expliquai dans les grandes lignes la situation dans laquelle je me trouvai.
«- Vous savez je n’ai jamais demandé à être une sorcière. Je suis la première sorcière de ma famille. Je pensais que j’aurai une vie on ne peut plus normale. Tout allait bien. Mais depuis que j’ai intégré l’école, mon petit frère…. » les larmes se remirent à couler. « Duncan, mon pe- petit frère ne me parle plus. Il ne veut plus me voir, ni avoir de mes nouvelles, ni me parler parce que j’ai intégré le monde magique. On était si proches avant, Sonia. Il était tout pour moi, et maintenant… c’est comme si je l’avais perdu. »
Mes sanglots reprirent de plus belle.
« -Je veux juste que tout redevienne comme avant. J’en suis à souhaiter que la magie disparaisse, que je redevienne une simple moldue, qu’il me voie à nouveau comme sa grande sœur, pas comme… comme cette chose étrange qu’il ne comprend pas. Je ne sais pas quoi faire. Je veux retrouver mon frère, je veux que tout redevienne normal. »
507
@Sonia Ross
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Les paroles du frère de Sonia plantèrent des épines acérées dans ma poitrine. Oui, ma famille m’aimait. Du moins tel était le cas de mes parents. Je savais qu’ils étaient tous les deux fières de moi. Même s’ils avaient été surpris de mon statut de sorcière, ils m’avaient soutenu et n’avaient cessé de m’aimer. Ils acceptaient que j’évolue dans un monde qui leur était étranger.
Ce n’était pas le cas de Duncan. Lui qui était tellement proche de moi, lui qui me faisait rire, lui qui jouait du violoncelle pour moi m’avait purement et simplement reniée. Depuis le début de ce mois de septembre, j’avais songé un nombre incalculable de fois à ce qu’aurait été ma vie si je n’avais pas bougé ce livre, si je n’avais jamais reçu ce parchemin m’annonçant mon inscription à Poudlard. A l’heure actuelle, je serai à Portree à faire un câlin à mon petit frère pour le faire râler.
Je ris d’une manière désabusée lorsque le griffon dit que je pouvais réparer et me faire pardonner. Comment se faire pardonner une chose dont on n’était pas responsable ? Comment Duncan pourrait accepter le fait que je sois une sorcière, lui qui avait pris en grippe ce monde ? La voix toujours étranglée par mes sanglots, je demandai :
« -Comment être pardonnée lorsque l’on n’est pas responsable de la situation ? »
Je regardai de mon regard embué Ethan et Sonia à tour de rôle. Voyant leur incompréhension, j’expliquai dans les grandes lignes la situation dans laquelle je me trouvai.
«- Vous savez je n’ai jamais demandé à être une sorcière. Je suis la première sorcière de ma famille. Je pensais que j’aurai une vie on ne peut plus normale. Tout allait bien. Mais depuis que j’ai intégré l’école, mon petit frère…. » les larmes se remirent à couler. « Duncan, mon pe- petit frère ne me parle plus. Il ne veut plus me voir, ni avoir de mes nouvelles, ni me parler parce que j’ai intégré le monde magique. On était si proches avant, Sonia. Il était tout pour moi, et maintenant… c’est comme si je l’avais perdu. »
Mes sanglots reprirent de plus belle.
« -Je veux juste que tout redevienne comme avant. J’en suis à souhaiter que la magie disparaisse, que je redevienne une simple moldue, qu’il me voie à nouveau comme sa grande sœur, pas comme… comme cette chose étrange qu’il ne comprend pas. Je ne sais pas quoi faire. Je veux retrouver mon frère, je veux que tout redevienne normal. »
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Un frère pour une vie et une autre pour son amie
Plus Heather expliquait la raison de son chagrin, plus les larmes dévalaient sur ses joues, plus elle tremblait, Sonia se sentait totalement désemparée, désolée et horrifiée de la situation. Elle se mettait toujours à la place des autres, qu'elle le veuille ou non, et dans le cas présent, elle n'arrivait pas à trouver ce qu'elle pourrait dire à son amie. Au lieu de comprendre sa douleur pour lui donner des conseils, elle s'enfonçait peu à peu dans ce trou noir de désespoir, dans lequel l'écossaise était en train de plonger.
Son souffle se faisait dur et ses pensées se mélangèrent, elles s'entre-mêlaient jusqu'à en former un gros nœud qui résidait, à présent, au creux de son estomac. Que pouvait-elle dire à son amie ? Comment pouvait-elle la consoler ? Tout ce qu'elle pouvait faire était de pleurer à ses côtés. Elle n'avait jamais connu un rejet pareil. C'était faux. Son père l'avait rejeté de la même manière, mais ce, depuis tellement longtemps, elle était tellement petite qu'elle ne se souvenait pas du jour où tout cela avait commencé. Pour Heather, c'était différent. La personne qu'elle aimait le plus au monde, ou presque, la rejetait du jour au lendemain...
— Tu sais... commença Ethan, saisissant la main de la gryffone. Notre grand-mère maternelle est comme toi. Elle a connu ce rejet par ses grands-parents, surtout sa grand-mère... Je sais que ce n'est pas pareil, mais elle a réussit à leur montrer qu'elle était devenue une femme forte et que peu importe ces pouvoirs qui circulent dans ses veines et sa façon de vivre, elle restait leur petite-fille, tu comprends ?
La brune savait que leur grand-mère, Grace, avait toujours vécue comme une moldue, mais elle ne connaissait pas tout ce qu'elle avait pu subir ou ressentir par rapport à cette étiquette... Au contraire, elle voyait une femme heureuse et épanouie. Sonia entoura les épaules de son amie avec ses bras afin d'établir une forme de bulle entre elles-deux.
— Tu sais... dit-elle, d'une petite voix. On a tous des mauvaises passes... Moi la première... Mon père n'a jamais été très gentil avec moi et nos voisins non plus... Mais, dit-elle redressant sa tête pour regarder vers son grand frère, grâce aux bonnes personnes, on voit les choses sous un angle nouveau. Mamie a peut-être dû subir le regard de ses propres parents, mais de ce qu'elle m'a raconté, elle s'entendait bien avec eux... Ce que je veux dire par là, c'est que tu restes la sœur de Duncan et que peu importe ce qu'il te dit, il t'aimera toujours...
Sur ces derniers mots, la rouge et or referma sa prise, serrant et berçant, presque, son amie. Elle se doutait que ses mots n'auraient pas grande valeur face à l'immense peine que ressentait Heather, mais une part d'espoir l'habitait quant à l'amour qu'elle éprouvait pour son frère et que celui-ci éprouvait pour elle.
Son souffle se faisait dur et ses pensées se mélangèrent, elles s'entre-mêlaient jusqu'à en former un gros nœud qui résidait, à présent, au creux de son estomac. Que pouvait-elle dire à son amie ? Comment pouvait-elle la consoler ? Tout ce qu'elle pouvait faire était de pleurer à ses côtés. Elle n'avait jamais connu un rejet pareil. C'était faux. Son père l'avait rejeté de la même manière, mais ce, depuis tellement longtemps, elle était tellement petite qu'elle ne se souvenait pas du jour où tout cela avait commencé. Pour Heather, c'était différent. La personne qu'elle aimait le plus au monde, ou presque, la rejetait du jour au lendemain...
— Tu sais... commença Ethan, saisissant la main de la gryffone. Notre grand-mère maternelle est comme toi. Elle a connu ce rejet par ses grands-parents, surtout sa grand-mère... Je sais que ce n'est pas pareil, mais elle a réussit à leur montrer qu'elle était devenue une femme forte et que peu importe ces pouvoirs qui circulent dans ses veines et sa façon de vivre, elle restait leur petite-fille, tu comprends ?
La brune savait que leur grand-mère, Grace, avait toujours vécue comme une moldue, mais elle ne connaissait pas tout ce qu'elle avait pu subir ou ressentir par rapport à cette étiquette... Au contraire, elle voyait une femme heureuse et épanouie. Sonia entoura les épaules de son amie avec ses bras afin d'établir une forme de bulle entre elles-deux.
— Tu sais... dit-elle, d'une petite voix. On a tous des mauvaises passes... Moi la première... Mon père n'a jamais été très gentil avec moi et nos voisins non plus... Mais, dit-elle redressant sa tête pour regarder vers son grand frère, grâce aux bonnes personnes, on voit les choses sous un angle nouveau. Mamie a peut-être dû subir le regard de ses propres parents, mais de ce qu'elle m'a raconté, elle s'entendait bien avec eux... Ce que je veux dire par là, c'est que tu restes la sœur de Duncan et que peu importe ce qu'il te dit, il t'aimera toujours...
Sur ces derniers mots, la rouge et or referma sa prise, serrant et berçant, presque, son amie. Elle se doutait que ses mots n'auraient pas grande valeur face à l'immense peine que ressentait Heather, mais une part d'espoir l'habitait quant à l'amour qu'elle éprouvait pour son frère et que celui-ci éprouvait pour elle.
475 mots
@Heather McInn
@Heather McInn
#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |
Un frère pour une vie et une autre pour son amie
L’étreinte de la rouge et or se fit plus intense. Elle me serra fort dans ses bras, et me berça. Je fermai les yeux. Il n manquait plus que l’odeur de vanille, et je pouvais avoir l’impression d’être dans les bras de ma mère. L’empathie de Sonia et de son frère me fit du bien. La tristesse était toujours là mais les larmes commençaient à se tarir. D’ailleurs je pleurai tellement depuis septembre que je me demandai comment il était encore possible que mon corps produise des larmes.
J’étais tellement fatiguée. Pas physiquement mais émotionnellement. A ce rythme-là, je ne tiendrai jamais l’année. J’étais perdue dans mes pensées ? ou plutôt perdue dans les paroles qu’avaient dites le frère et la sœur.
C’était la première fois que Sonia me disait qu’elle avait eu des soucis avec son père, qu’il n’avait pas été « gentil avec elle », pour reprendre ses mots. Comment pouvait-on être méchant avec Sonia ? Elle était adorable, empathique et prête à tout pour aider son prochain. D’une manière générale comment pouvait-on faire du mal psychologiquement à sa propre fille ? A la chair de sa chair ? Je ne comprenais pas. J’étais tellement proche de mon père ! Nous partagions tellement de choses tous les deux : l’amour des contes et légendes, les randonnées et la nature, l’amour de l’Ecosse. Je ne pouvais imaginée qu’il me tourne le dos d’un coup. Rien qu’à cette pensée, mon corps frissonna.
J’ignorais par ailleurs que sa grand-mère ait été rejetée par ses parents. Encore une fois je ne comprenais pas. Chez les McInn la famille c’était sacrée. Du plus loin que je me souvienne, nous étions là les uns pour les autres. Quand oncle Graham -le frère de papa- avait eu son accident de voiture, papa avait été là pour lui. Nous avions hébergé tante Eileen et Neil leur fils afin qu’ils ne soient pas seuls.
« -Comment a-t-elle fait ? Comment elle a pu surmonter le rejet de ses parents ? C’est tellement inconcevable. Comment peut-on renier sa fille ? »
Je m’adressais autant pour la situation de la grand-mère des petits-enfants Ross que pour celle de Sonia. Puis, je repensais à Duncan. Sonia m’avait dit que je restais sa sœur et qu’il m’aimait encore. Je voulais tellement que cela soit le cas. J’appréhendais la prochaine fois que je rentrerai à la maison. Je pouvais essayer de rester à l’école pour les petites vacances mais qu’en était-il pour les grandes vacances ? Je comprenais Eva qui souhaitait restée à l’école l’été dernier.
Comment cela se passerait-il ? Duncan me tournerait-il le dos ? Je n’étais pas certaine de le supporter. Je pourrai peut-être demander d’aller cher Grand’pa Liam et Grand’ma Kate pour ne pas le mettre mal à l’aise.
La migraine commençait à se frayer un chemin jusqu’à mon crâne. Je m’appuyai davantage contre l’épaule de Sonia, essayant d’apaiser la douleur aussi bien celle de ma tête que celle de mon cœur.
494
@Sonia Ross
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
J’étais tellement fatiguée. Pas physiquement mais émotionnellement. A ce rythme-là, je ne tiendrai jamais l’année. J’étais perdue dans mes pensées ? ou plutôt perdue dans les paroles qu’avaient dites le frère et la sœur.
C’était la première fois que Sonia me disait qu’elle avait eu des soucis avec son père, qu’il n’avait pas été « gentil avec elle », pour reprendre ses mots. Comment pouvait-on être méchant avec Sonia ? Elle était adorable, empathique et prête à tout pour aider son prochain. D’une manière générale comment pouvait-on faire du mal psychologiquement à sa propre fille ? A la chair de sa chair ? Je ne comprenais pas. J’étais tellement proche de mon père ! Nous partagions tellement de choses tous les deux : l’amour des contes et légendes, les randonnées et la nature, l’amour de l’Ecosse. Je ne pouvais imaginée qu’il me tourne le dos d’un coup. Rien qu’à cette pensée, mon corps frissonna.
J’ignorais par ailleurs que sa grand-mère ait été rejetée par ses parents. Encore une fois je ne comprenais pas. Chez les McInn la famille c’était sacrée. Du plus loin que je me souvienne, nous étions là les uns pour les autres. Quand oncle Graham -le frère de papa- avait eu son accident de voiture, papa avait été là pour lui. Nous avions hébergé tante Eileen et Neil leur fils afin qu’ils ne soient pas seuls.
« -Comment a-t-elle fait ? Comment elle a pu surmonter le rejet de ses parents ? C’est tellement inconcevable. Comment peut-on renier sa fille ? »
Je m’adressais autant pour la situation de la grand-mère des petits-enfants Ross que pour celle de Sonia. Puis, je repensais à Duncan. Sonia m’avait dit que je restais sa sœur et qu’il m’aimait encore. Je voulais tellement que cela soit le cas. J’appréhendais la prochaine fois que je rentrerai à la maison. Je pouvais essayer de rester à l’école pour les petites vacances mais qu’en était-il pour les grandes vacances ? Je comprenais Eva qui souhaitait restée à l’école l’été dernier.
Comment cela se passerait-il ? Duncan me tournerait-il le dos ? Je n’étais pas certaine de le supporter. Je pourrai peut-être demander d’aller cher Grand’pa Liam et Grand’ma Kate pour ne pas le mettre mal à l’aise.
La migraine commençait à se frayer un chemin jusqu’à mon crâne. Je m’appuyai davantage contre l’épaule de Sonia, essayant d’apaiser la douleur aussi bien celle de ma tête que celle de mon cœur.
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
