Liqueurs et leçons dans un bar miteux
>> Début Aout 2049 <<
>> Aux alentours de 20h <<
>> Avec @Cinaed Wallace <<
>> Aux alentours de 20h <<
>> Avec @Cinaed Wallace <<
Alors que le bruit de tes talons résonnent sur le sol encore humide de la pluie de la veille tu jettes un rapide coup d'oeil derrière toi. Personne ne t'a vu sortir du manoir, c'est bon, le manoir est encore éteint, à l'exception de la fenêtre de ta chambre que tu as laissé ouverte afin de réussir à regagner ta chambre sans passer par la porte d'entrée lors de ton retour. Tout le monde dort alors que tu te faufiles à l'extérieur en essayant de te faire discrète. Les mains engourdies par le froid car malgré la température assez clémente du mois d'aout la nuit qui tombait t'avait fait oublier que le soir il valait mieux se couvrir.
Tu te retrouvais donc dehors, encore en pyjama si l'on en croit ton accoutrement, sous une fine pluie légèrement froide sans savoir exactement dans quelle direction tu te rend. Tu avances lentement dans les rues toujours ta baguette dans ta poche en cas de besoin, bien que dans une rue moldue il serait bien mal avisé de s'en servir. Mais qu'est ce que tu fais, pourquoi est ce que tu n'es pas tranquillement dans ton lit à je ne sais pas, grignotes des sucreries que la cuisinière t'aura dégoté ?
Encore une fois c'est à cause de ta mère. Elle refuse de t'entendre et même quand tu essaye de faire des efforts ce n'est jamais assez. Elle te voit comme un petit pion qu'elle peut s'amuser à bouger de part et d'autre d'un échiquier afin d'améliorer sa situation sociale et ce sans jamais te demander ton avis. Le mois dernier tu avais même accepté de te marier sans connaître à l'avance l'homme en question afin de ne pas la contrarier mais il se trouve que le mariage n'avait pas eu lieu à cause de la famille du marié mais ta mère te le reprochait encore. Selon elle c'était car tu ne t'étais pas assez bien comportée, que si tu avais agi comme une vrai fille de bonne famille ils n'auraient pas hésité une seule seconde à t'accorder la main de leur fils.
Enfin bon ne nous attardons pas sur ces souvenirs assez désagréables à revivre. Le fait est que tu te retrouve encore une fois à vouloir faire quelque chose qui met en colère ta mère, à la faire réagir. Tu as donc décidé de fuguer dans les rues de Londres et de rentrer dans le premier bar que tu trouverais. La chose qui mettait ta mère le plus en colère avant était de voir ton père prendre un verre de scotch après une de leur dispute. Tu ne pouvait pas le faire devant elle car... car tu n'en avais pas le courage mais tu pouvais totalement aller en boire une bouteille entière dans un bar aux alentours et elle ne pourrait rien y faire.
Après seulement quelques minutes de marches tu trouvais quelque chose dans le genre de ce que tu cherchais. Un bar, pas trop huppé sinon ils ne te serviraient jamais car il était clair que tu n'avais pas l'âge légal pour commander quoi que ce soit mais pas trop miteux non plus histoire d'éviter les mauvaises rencontres. Tu étais en colère et puis tu avais des œillères mais il te restait tout de même un minimum de conscience et d'instinct de survie. Tu poussais la porte et le bar loin d'être plein était tout de même déjà occupé par une dizaine d'homme d'un âge à vrai dire assez éloigné du tien.
Tu commençais vraiment à regretter cette petite escapade, et si il t'arrivait malheur qu'est ce que tu pourrais bien faire ? Il était trop tard pour se poser des questions maintenant. Tu avais fait tes choix, tu étais ici maintenant tu allais aller jusqu'au bout de tes idées, même si ce sont des idées de merde car il est hors de question que tu partes en courant. Tu fermais la porte derrière toi, jetais un coup d'oeil à la salle et avançais vers le comptoir d'un pas assurément non assuré. Tu tentais de te remémorer ce que ton père prenait au bar et tu demandais la même chose au barman
Un whisky coca s'il vous plait monsieur.
5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles
Liqueurs et leçons dans un bar miteux
TW du coup : Consommation d'alcool par un mineur + Jeux d'argent mentionnés.
Et insultes envers les sarouels
Après avoir dépouillé son adversaire à la table de billard pour la troisième fois d'affilée, Cinaed fit craquer ses vertèbres avec un rire. Il empocha l'argent avec joie et les billets froissés se bousculèrent dans la poche de son jean délavé. Le bar n'était pas proche de chez lui : au contraire il lui fallait plus d'une heure pour retourner chez lui avec des moyens moldus mais Cinaed l'aimait bien. C'était ici qu'il avait fêté son apprentissage avec Ewan, et ici qu'il allait régulièrement pour jouer. Le bar n'était pas entièrement miteux mais il était assez peu fréquentable pour laisser ses clients parier des sommes parfois astronomiques autour d'un jeu de cartes ou de quelques boules. Ca convenait parfaitement à Cinaed qui arrivait à se faire pas mal d'argent quand l'envie lui en prenait. Souvent, ça lui servait uniquement à se payer des coups toute la soirée en discutant avec quelques visages qu'il avait l'habitude de voir. Le seul souci de ce bar était qu'il y avait peu de femmes alors son terrain de chasse se limitait beaucoup aux hommes. Ce soir, cependant, il n'avait pas particulièrement envie de finir dans le lit d'un inconnu. Il allait bientôt revoir un de ses partenaires et avait décidé d'attendre le rendez-vous sagement.
Dans un quartier plutôt chic, le bar dénotait certainement. Caché dans une ruelle, on voyait tout de suite qu'il n'était pas pour les petits richeux qui habitaient à 1500 mètres de là. C'était loin d'être le pire bar dans lequel Cinaed était entré mais on ne pouvait pas dire qu'il était tout blanc. On y entrait un peu comme dans un moulin et on y faisait ce qu'on voulait. Le patron ne s'intéressait pas beaucoup à la légalité des cartes d'identité - si seulement il les demandait - ni des affaires qui y étaient faites. Il dégageait juste à coup de pied aux fesses les quelques moldus qui venaient pour vendre des drogues trop poussées ou les possibles agresseurs pour éviter de se retrouver avec les flics en descente chez lui. Les habitués du bar savaient fermer les yeux sur les activités des autres et personne n'aurait eu l'idée d'aller balancer les paris clandestins qui se faisaient dans la lumière tamisée de la salle du fond. Parfois, quelques hommes à l'allure de bonne famille faisaient leur entrée mais soit ils partaient très vite, soit ils montraient leur côté joueur facilement et finissaient par se faire dépouiller. Cinaed profitait souvent de quelques verres gratuits quand il voyait un homme avec le physique de pouvoir lui en offrir.
Aujourd'hui, en descendant les quelques marches qui permettaient à la salle de jeu d'être légèrement en hauteur, il s'imagina juste boire quelques verres d'un bon gin et rentrer chez lui après avoir discuté quelques heures avec les clients. Le patron n'avait pas que des alcools de bonne qualité mais à force de venir ici, Cinaed savait lesquels il valait mieux ne pas demander si on ne voulait pas que son alcool soit noyé d'eau ou à peine d'assez bonne qualité pour faire flamber quelque chose. Boire de l'alcool à désinfecter, c'était marrant quand on était jeune et qu'on avait pas de palais. A son âge, il préférait boire moins mais mieux. Sa période étudiante où il se rendait ivre à la bière de mauvaise qualité était bien derrière lui.
Il s'étala sans grâce sur un des tabourets et attendit que le barman ai fini de servir un homme qui devait s'appeler Anthony. Ou peut-être Emile ? Cependant, Anthonémile ou quelque soit son nom prit un temps fou à se décider sur quoi commander et quelques autres clients eurent le temps de s'agglutiner autour du comptoir. Juste devant lui. Cinaed grogna mais laissa faire, bien peu intéressé par l'idée de démarrer une dispute pour une simple place dans une file. Sa tête se releva brutalement, presque à lui en donner mal aux cervicales, quand il entendit une voix de femme entre les tons bourrus des clients habituels. Non, pas une voix de femme : une voix de jeune femme, juste assez aigue pour indiquer qu'elle ne devait pas avoir plus de vingt ans. Il la chercha du regard et ses yeux se posèrent naturellement sur une fille rousse. Malgré ses formes, elle n'avait pas l'air bien majeure, en tout cas pas chez les moldus. Impossible qu'elle ai déjà dix huit ans. Cependant, et comme tout ici, le fait fut soigneusement ignoré par les autres et Cinaed remarqua même un homme prêt à l'accoster. Il soupira et se rapprocha dans l'idée simple d'embarquer le bonhomme au coin opposé. Même si la jeune femme était d'une beauté frappante, et même si c'était simplement pour discuter un peu, il ne préférait pas prendre de risques.
L'idée de juste embarquer l'autre loin fut contrecarrée quand le barman commença à sortir deux bouteilles qu'il connaissait bien. Il grogna, tourna des talons et décida à la place de se jeter sur le tabouret à côté de la rousse. Range moi ça, Geoffrey, va pas lui faire boire ta pisse de ch'val. Ca se voyait comme le nez au milieu de la figure que la fille ne savait pas boire, sinon elle n'aurait pas demandé cette hérésie. C'était soit ça, soit elle avait un palais de doberman : le whisky, surtout celui écossais, ça se dégustait pur. Et surtout, ça ne se dégustait pas ici, ils n'avaient pas une seule bonne bouteille. Le barman grogna quelque chose à propos de lui faire perdre des clients mais Cinaed l'ignora pour observer sa compagne de boisson pour la soirée, semblait-il.
Un homme censé l'aurait fait sortir du bar, l'aurait ramené chez elle ou embarqué au premier poste de police du coin mais Cinaed n'était pas censé, ni vraiment responsable. Il n'était pas parent, et il ne connaissait même pas l'autre : il n'allait pas s'embêter plus que de raison pour la faire garder ses pas sur le droit chemin. Les gens choisissaient tout seul d'en dévier, il n'en était pas responsable. De toute façon, quand on les empêchait de faire quelque chose, surtout à l'adolescence, ça ne leur donnait que plus envie de le faire. Autant la laisser boire maintenant. Elle se rendrait compte que ce n'était pas de son âge quand ses parents lui hurleraient dessus le lendemain, ou quand elle prendrait la première gorgée de son verre et se brûlerait la gorge. Ce n'était pas ici que quelqu'un lui reprocherait d'être un adulte débile, et Ewan n'était pas là pour lui faire la morale.
Cependant, ce n'était pas parce qu'il était irresponsable sur l'idée de laisser boire une mineure qu'il l'était entièrement sur les autres points. Il lança un regard d'avertissement à l'autre client qui attendait toujours derrière jusqu'à ce qu'il s'éloigne et se défit de sa veste qu'il jeta sans ménagement sur la gamine. L'habit lui atterrit sur le crâne avec un petit bruit. Elle tremblotait de froid et c'était franchement pathétique. Personne n'avait le droit de boire avec une apparence comme la sienne. L'alcool ça s'appréciait avec un sourire, ça ne se buvait pas avec la sensation que c'était notre dernière chance. Mieux valait éviter qu'elle devienne alcoolique aussi vite. Sa veste était aussi délavée que son jean et clairement pas assez chaude pour les températures nocturnes mais vu sa taille, l'autre nagerait dedans et pourrait l'enrouler correctement autour d'elle. Sert lui un Aviation, et un gin pour moi. Il enfonça sa main dans ses poches, en sortit deux billets qu'il essaya de lisser sans succès avant de les poser sur le comptoir. Goeffrey les empocha rapidement avant de hocher la tête et de s'éloigner de quelques pas pour commencer les préparations.
Cinaed replia ses bras sur le comptoir et posa son menton dessus, observant l'adolescente à ses côtés. Il lui fit un signe de tête vers le tabouret libre, lui priant de s'y installer avant de commencer à parler. C'est un cocktail à base de gin et de liqueur de violette, entre autres. Tu verras, c'est bon et sucré. Ne commande pas de whisky ici, il n'a que de la merde fit-il en faisant un signe de tête vers le barman qui lui renvoya un geste peu recommandable. Le whisky c'est pas très féminin en plus, et pas forcément le meilleur truc à boire pour une première fois. Il lui fit un sourire amusé Et oublie la politesse dans les bars comme celui-ci, ça te grille avant même d'avoir fini ta phrase. Il ferma les yeux un instant et les rouvrit quand un verre glacé fut collé contre son front. Il se redressa avec une insulte avant de le prendre et de pousser le cocktail violet vers l'autre. Les sarouels c'est démodé, je crois. Même à mon époque, y'avait que les artistes perchés pour en porter. J'ai eu ma période, mais elle passe rapidement quand tu grandis. Que fait une gamine dans un quartier chic avec un sarouel ? Je vous vois plus porter des robes avec des froufrous ou des trucs comme ça.
Quand il était plus jeune et que ses parents réussissaient à se faire inviter chez quelques voisins aussi aisés qu'eux, Cinaed voyait toujours les fillettes avec de belles robes. Les choses n'avaient pas pu changer aussi vite, n'est-ce pas ? Ca ne faisait que 30 ans, après tout. Il haussa les épaules avant de dire à voix haute sa pensée. Quand j'étais gamin, toutes les gamines que je voyais étaient habillées comme ça. Toutes de petites poupées avec des vêtements à trois chiffres. Ces trucs avaient l'air franchement inconfortables, plus que les espèces de bermuda de costume que je portais en tout cas. Il rigole doucement au souvenir qui débarque devant ses yeux. J'avais le droit de porter des jeans que quand je jouais dehors, mais mon précepteur me laissait me changer quand je devenais trop infernal. Cinaed n'avait aucun mal à discuter de l'enfance clairement privilégiée qu'il avait eu mais il évitait de le faire en présence d'Ewan. Avec le temps, il avait fini par comprendre que cela mettait souvent son ami mal à l'aise. Ca lui rappelait trop quelles chances Cinaed avaient gâché et qui ne lui avaient jamais été présentées, à lui.
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Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
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Liqueurs et leçons dans un bar miteux
Tu n'avais aucune idée de ce que tu fichais là et honnêtement plus tu avançais plus tu regrettais ton choix. Tu serais vachement mieux dans tes draps, tes draps rose, d'enfants parce que oui tu es encore une enfant. Et une enfant n'est absolument pas à sa place dans un vieux bar miteux rempli de vieux monsieur avec l'haleine qui empeste tellement l'alcool que tu peux le sentir depuis là ou tu es.
Enfin bon tu as commandé quelque chose donc dans tous les cas tu vas devoir le payer alors autant le boire. Et puis si tu te met qu comptoir peut être que tu seras assez près du barman pour qu'il puisse potentiellement te protéger des personnes mal intentionnées.
Car oui ma chérie sortir de nuit, encore en pyjama dans les rues de Londres pour entrer dans le premier bar que tu croises ce n'est pas un comportement sécuritaire, et je sais que tu vis dans le monde des licornes et des bisounours et que pour toi tout va bien dans le meilleur des mondes mais ce n'est pas le cas et bien que je ne le souhaite pas, je ne serais absolument pas étonnée que tu fasses une mauvaise rencontrer ce soir.
Le barman te jetais un regard méfiant alors que tu passais ta commande. C'est vrai que tu n'es pas à ta place, que tu le sais et que tu agis aussi comme une imposture, il faut mettre un peu plus de conviction dans ce que tu dis sinon personne ne va te croire, et c'est là que les soucis vont commencer à arriver. Enfin bon c'est trop tard, mais pourquoi il ne te sert pas ? A ce moment là tu comprends, effectivement une gamine en sarouel qui bégaye il a surement peur que tu ne puisse pas lui payer ta commande mais c'est loin d'être un soucis.
C'est même l'une des rare chose qui ne te pose pas soucis dans la vie, tu es peut être en manque d'une vie stable, de l'amour de tes parents ou bien d'une passion mais tu n'es pas en manque d'argent, au contraire tes parents essayant de camoufler leur absence et leur parentalité plus que douteuse te couvrent de cadeau et d'argent à chaque occasion. Enfin bon ça le barman ne le sait pas. Tu fouilles dans tes poches à la recherche du petit porte monnaie violet à fleurs que ta grand mère t'a offert lors du noël dernier et que tu utilises pour ranger tes petites économies ainsi que les quelques petites choses précieuses qui t'importent le plus. Tu fouilles entre les gallions et les mornilles avant de trouver un billet moldu, vingt livres ça devrait faire l'affaire non ? Alors que tu t'apprêtais à sortir ton billet afin de montrer au vieux monsieur aigri que tu avais largement de quoi lui acheter une boisson en te disant que de toute façon si tu le voulais tu pourrais même acheter le bar en entier tu fus stoppée dans ton élan par un autre homme qui semblait s'approcher dans ta direction et parler au barman. Il avait sans doute remarqué que tu n'étais pas encore majeure et il allait jouer les héros en empêchant le barman de te servir ? Nan mais de quoi je me mêle sérieusement ? Tu allais protester en lui disant ses quatre vérités, tu faisais ce que tu voulais et ce n'était pas ton daron même que mais tu n'eus pas non plus le temps de le faire car c'était décidément un vrai mystère avec des actions plus qu'aléatoires car il te jeta sa veste dessus.
Assez étrange, aux dernières nouvelles tu n'étais pas un pokémon qu'on devait capturé mais bon tu devais bien avouer que cela t'arrangeait, tu crevais de froid car tu avais oublié de prendre de quoi te couvrir et tu étais sortie en débardeur ce qui ne gardait pas la chaleur apparemment. Tu te saisis de la veste qui était tombée de manière quelque peu ridicule sur ta tête afin de la positionner correctement autour de ton haut du corps. Elle était bien trop grande mais bon tu n'allais pas t'en plaindre. Tu profitais de la veste et de la compagnie de l'étranger qui n'avait pas l'air agressif mais tu n'étais pour autant pas totalement en confiance, tu ne le connaissais pas et tu n'avais aucune idée de qui il était ni de ce qu'il voulait. Tu le regardais avec défiance alors qu'il te commandait autre chose. Bon heureusement que tu n'y tenait pas particulièrement à ton whisky coca parce qu'il venait de te filer sous le nez. Un truc à base de fleurs.. il t'avait prit pour une petite fille fragile ? Bon après tout c'est vrai que c'est l'image que tu renvoyais alors tu ne pouvais pas particulièrement lui en vouloir. Et puis il était plutôt gentil avec toi pour le moment alors je ne pense aps que ce soit approprié de commencer à l'embrouiller ou bien à tenter une bagarre car c'est certain que tu perdrais. Tu continuais donc à le fixer, emmitouflé dans sa veste. Il te proposa de t'assoir à côté de lui avec son regard et bien que tu ne sois toujours pas en confiance tu commençais à avoir un petit peu mal au dos à force de rester debout alors tu pris place à ses côtés face au bar.
Oui bah c'est gentil mais je suis pas une fillette et j'en ai pas grand chose d'avoir l'air féminine ou pas. Mais bon merci quand même hein
Bon pour ce qui était de la politesse et de la gentillesse qu'on avait dit qu'on choisissait c'était mal barré mais au moins tu n'avais pas été agressive ou insultante c'est déjà ça. Et tu ne l'avouera pas mais tu as un faible pour le sucre alors tu risque effectivement de préférer ce qu'il t'a commandé. Mais encore une fois tu ne l'avoueras jamais.
Dis donc effectivement toi la politesse c'est pas ça, si j'aime les sarouels je fais bien ce que je veux aussi nan ? C'est super confortable, les jambes respirent et il y a pleins de place dans les poches.
Soit il avait quelque chose contre les sarouels soit il s'était fait briser le cœur par une nana qui portait des sarouels. Mais bon à vrai dire tu n'en avait pas grand chose à faire, tu étais très bien toi dans ton sarouel et tu ne comptais pas commencer à changer ton style vestimentaire pour un pauvre alcoolique de quartier qui n'avait rien de mieux à faire de sa nuit que de parler avec une adolescente qui avait fait une fugue pour faire rager sa mère.
Bah en fait c'est mon pyjama et j'ai fugué de chez moi en passant par la fenêtre pour venir ici. Mais c'est pas pour autant que je met des paillettes et des froufrous, je trouve ça absolument horrible et ça donne l'impression de ressembler à un caniche de grand mère si tu veux mon avis.
Tu n'allais certainement pas en dire plus à cet inconnu il était plutôt agréable pour une petite discussion mais qui sait si il ne s'amuserait pas à faire un petit tour chez toi pour un cambriolage si tu lui disais que tu vivais deux rues plus haut. En tout cas tu comptais parler un peu plus de ta vie de petite bourge utilisée comme une poupée par tes parents et ta grand mère quand il partit dans un petit monologue à propos de son enfance avec un précepteurs et patati patata. Ecoutes si ça lui faisait plaisir de te parler et de te raconter sa vie grand bien lui en fasse.
Tu vas pleurer papi?
Les boissons venaient d'arriver et tu te saisis alors de la tienne, enfin tu te doutais que c'était la tienne car la liqueur était violette. Ce qui était assez logique car de ce qu'il t'avait dit et bien c'était un cocktail à base de violette. Bravo Sherlock. Tu te saisis de ton verre et le portais d'abord à ton nez. Ça sentait super bon mais c'est vrai que ça sentait fort aussi. Rien qu'à l'odeur tu avais déjà envie de tousser mais il fallait que tu passe pour un bonhomme, hors de question de faire la fillette même si il était certain que tu ne bernais personne. Tu t'empêchais alors de respirer - sans pour autant pincer tes narines avec tes doigts, ce qui aurait été ridicule mais assez marrant pour les personnes autour- car tes parents t'avaient expliqué que le sens du goût était fortement relié à celui de l'odeur et que si l'on ne pouvait pas sentir les aliments ou bien les boissons que l'on consommait, le goût se retrouverait fortement atténué. Tu pris donc une première gorgée et dans un premier temps tu fus surprise, c'était très sucré et vraiment bon mais quand tu avala c'est là que la mauvaise surprise eu lieu. La boisson tu brûlait la gorge et malgré toute la bonne volonté du monde tu ne put t'empêcher de tousser. Bon dieu mais qu'est ce que c'était que ce mélange du diable, comment est ce que les adultes faisaient pour boire de l'alcool dès que l'occasion se présentaient ? Il fallait que les effets soient extraordinaires car ce n'était certainement pas pour le gout.
Me regarde pas comme ça toi.
5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles
Enfin bon tu as commandé quelque chose donc dans tous les cas tu vas devoir le payer alors autant le boire. Et puis si tu te met qu comptoir peut être que tu seras assez près du barman pour qu'il puisse potentiellement te protéger des personnes mal intentionnées.
Car oui ma chérie sortir de nuit, encore en pyjama dans les rues de Londres pour entrer dans le premier bar que tu croises ce n'est pas un comportement sécuritaire, et je sais que tu vis dans le monde des licornes et des bisounours et que pour toi tout va bien dans le meilleur des mondes mais ce n'est pas le cas et bien que je ne le souhaite pas, je ne serais absolument pas étonnée que tu fasses une mauvaise rencontrer ce soir.
Le barman te jetais un regard méfiant alors que tu passais ta commande. C'est vrai que tu n'es pas à ta place, que tu le sais et que tu agis aussi comme une imposture, il faut mettre un peu plus de conviction dans ce que tu dis sinon personne ne va te croire, et c'est là que les soucis vont commencer à arriver. Enfin bon c'est trop tard, mais pourquoi il ne te sert pas ? A ce moment là tu comprends, effectivement une gamine en sarouel qui bégaye il a surement peur que tu ne puisse pas lui payer ta commande mais c'est loin d'être un soucis.
C'est même l'une des rare chose qui ne te pose pas soucis dans la vie, tu es peut être en manque d'une vie stable, de l'amour de tes parents ou bien d'une passion mais tu n'es pas en manque d'argent, au contraire tes parents essayant de camoufler leur absence et leur parentalité plus que douteuse te couvrent de cadeau et d'argent à chaque occasion. Enfin bon ça le barman ne le sait pas. Tu fouilles dans tes poches à la recherche du petit porte monnaie violet à fleurs que ta grand mère t'a offert lors du noël dernier et que tu utilises pour ranger tes petites économies ainsi que les quelques petites choses précieuses qui t'importent le plus. Tu fouilles entre les gallions et les mornilles avant de trouver un billet moldu, vingt livres ça devrait faire l'affaire non ? Alors que tu t'apprêtais à sortir ton billet afin de montrer au vieux monsieur aigri que tu avais largement de quoi lui acheter une boisson en te disant que de toute façon si tu le voulais tu pourrais même acheter le bar en entier tu fus stoppée dans ton élan par un autre homme qui semblait s'approcher dans ta direction et parler au barman. Il avait sans doute remarqué que tu n'étais pas encore majeure et il allait jouer les héros en empêchant le barman de te servir ? Nan mais de quoi je me mêle sérieusement ? Tu allais protester en lui disant ses quatre vérités, tu faisais ce que tu voulais et ce n'était pas ton daron même que mais tu n'eus pas non plus le temps de le faire car c'était décidément un vrai mystère avec des actions plus qu'aléatoires car il te jeta sa veste dessus.
Assez étrange, aux dernières nouvelles tu n'étais pas un pokémon qu'on devait capturé mais bon tu devais bien avouer que cela t'arrangeait, tu crevais de froid car tu avais oublié de prendre de quoi te couvrir et tu étais sortie en débardeur ce qui ne gardait pas la chaleur apparemment. Tu te saisis de la veste qui était tombée de manière quelque peu ridicule sur ta tête afin de la positionner correctement autour de ton haut du corps. Elle était bien trop grande mais bon tu n'allais pas t'en plaindre. Tu profitais de la veste et de la compagnie de l'étranger qui n'avait pas l'air agressif mais tu n'étais pour autant pas totalement en confiance, tu ne le connaissais pas et tu n'avais aucune idée de qui il était ni de ce qu'il voulait. Tu le regardais avec défiance alors qu'il te commandait autre chose. Bon heureusement que tu n'y tenait pas particulièrement à ton whisky coca parce qu'il venait de te filer sous le nez. Un truc à base de fleurs.. il t'avait prit pour une petite fille fragile ? Bon après tout c'est vrai que c'est l'image que tu renvoyais alors tu ne pouvais pas particulièrement lui en vouloir. Et puis il était plutôt gentil avec toi pour le moment alors je ne pense aps que ce soit approprié de commencer à l'embrouiller ou bien à tenter une bagarre car c'est certain que tu perdrais. Tu continuais donc à le fixer, emmitouflé dans sa veste. Il te proposa de t'assoir à côté de lui avec son regard et bien que tu ne sois toujours pas en confiance tu commençais à avoir un petit peu mal au dos à force de rester debout alors tu pris place à ses côtés face au bar.
Oui bah c'est gentil mais je suis pas une fillette et j'en ai pas grand chose d'avoir l'air féminine ou pas. Mais bon merci quand même hein
Bon pour ce qui était de la politesse et de la gentillesse qu'on avait dit qu'on choisissait c'était mal barré mais au moins tu n'avais pas été agressive ou insultante c'est déjà ça. Et tu ne l'avouera pas mais tu as un faible pour le sucre alors tu risque effectivement de préférer ce qu'il t'a commandé. Mais encore une fois tu ne l'avoueras jamais.
Dis donc effectivement toi la politesse c'est pas ça, si j'aime les sarouels je fais bien ce que je veux aussi nan ? C'est super confortable, les jambes respirent et il y a pleins de place dans les poches.
Soit il avait quelque chose contre les sarouels soit il s'était fait briser le cœur par une nana qui portait des sarouels. Mais bon à vrai dire tu n'en avait pas grand chose à faire, tu étais très bien toi dans ton sarouel et tu ne comptais pas commencer à changer ton style vestimentaire pour un pauvre alcoolique de quartier qui n'avait rien de mieux à faire de sa nuit que de parler avec une adolescente qui avait fait une fugue pour faire rager sa mère.
Bah en fait c'est mon pyjama et j'ai fugué de chez moi en passant par la fenêtre pour venir ici. Mais c'est pas pour autant que je met des paillettes et des froufrous, je trouve ça absolument horrible et ça donne l'impression de ressembler à un caniche de grand mère si tu veux mon avis.
Tu n'allais certainement pas en dire plus à cet inconnu il était plutôt agréable pour une petite discussion mais qui sait si il ne s'amuserait pas à faire un petit tour chez toi pour un cambriolage si tu lui disais que tu vivais deux rues plus haut. En tout cas tu comptais parler un peu plus de ta vie de petite bourge utilisée comme une poupée par tes parents et ta grand mère quand il partit dans un petit monologue à propos de son enfance avec un précepteurs et patati patata. Ecoutes si ça lui faisait plaisir de te parler et de te raconter sa vie grand bien lui en fasse.
Tu vas pleurer papi?
Les boissons venaient d'arriver et tu te saisis alors de la tienne, enfin tu te doutais que c'était la tienne car la liqueur était violette. Ce qui était assez logique car de ce qu'il t'avait dit et bien c'était un cocktail à base de violette. Bravo Sherlock. Tu te saisis de ton verre et le portais d'abord à ton nez. Ça sentait super bon mais c'est vrai que ça sentait fort aussi. Rien qu'à l'odeur tu avais déjà envie de tousser mais il fallait que tu passe pour un bonhomme, hors de question de faire la fillette même si il était certain que tu ne bernais personne. Tu t'empêchais alors de respirer - sans pour autant pincer tes narines avec tes doigts, ce qui aurait été ridicule mais assez marrant pour les personnes autour- car tes parents t'avaient expliqué que le sens du goût était fortement relié à celui de l'odeur et que si l'on ne pouvait pas sentir les aliments ou bien les boissons que l'on consommait, le goût se retrouverait fortement atténué. Tu pris donc une première gorgée et dans un premier temps tu fus surprise, c'était très sucré et vraiment bon mais quand tu avala c'est là que la mauvaise surprise eu lieu. La boisson tu brûlait la gorge et malgré toute la bonne volonté du monde tu ne put t'empêcher de tousser. Bon dieu mais qu'est ce que c'était que ce mélange du diable, comment est ce que les adultes faisaient pour boire de l'alcool dès que l'occasion se présentaient ? Il fallait que les effets soient extraordinaires car ce n'était certainement pas pour le gout.
Me regarde pas comme ça toi.
5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles
Liqueurs et leçons dans un bar miteux
Il ignora complètement les regards noirs que l'autre lui envoya. Ce n'était pas intentionnel et la jeune adolescente se rendrait vite compte qu'essayer de faire comprendre quelque chose à Cinaed sans l'expliquer clairement ne mènerait à rien. Au lieu de ça, il se contenta de l'observer alors qu'elle enfilait sa veste. Comme prévu, elle était beaucoup trop grande mais Cinaed fut ravi de constater qu'elle semblait la réchauffer un minimum. Voir l'autre trembler comme un chaton perdu pendant deux heures, c'était pas l'idée qu'il se faisait d'une bonne soirée. Au moins comme ça, elle ne tomberait pas malade non plus. Pas qu'il s'y intéresse vraiment mais la petite voix dans sa tête essayait toujours de le guider vers les bons choix. Evidemment, c'était la voix d'Ewan. Elle n'y arrivait pas tout le temps mais Cinaed apprenait depuis de nombreuses années à faire plus attention à son entourage et ça payait ses fruits. Enfin, il y avait autant de fruits que possible pour un arbre qui était planté dans un sol à moitié mort.
Elle s'installa sur le tabouret à ses côtés et Cinaed eu un sourire sarcastique en remarquant que ses pieds battaient dans le vide. Elle était trop petite pour atteindre parfaitement le sol sur les tabourets hauts. Cependant, il ne fit aucune remarque et détourna les yeux assez vite. Ce n'était pas son genre de reluquer les adolescentes et il n'avait aucune envie qu'on le prenne pour un tel homme. Il préférait être vu comme le garde-fou de la jeune fille que comme le premier pervers du coin qui osait l'approcher. Il se souvenait de la fois où Ewan avait eu le malheur de remettre en cause sa moralité dans ses relations et à quel point ça l'avait rendu en colère. Il y avait peu de choses qui le mettaient hors de lui mais quand son ami avait osé sous-entendre que Cinaed serait capable de sortir avec une femme trop ivre ou trop jeune, il avait vu rouge.
Si Ewan n'avait pas calmé le jeu, il se serait pris un coup dans le visage. Et, même si Cinaed ne se battait pratiquement jamais, il savait qu'il avait un bon crochet du droit. Passer des heures à travailler le bois musclait forcément et l'ébéniste n'avait pas le moment de recul à se demander si ce qu'il faisait était juste. Ewan ne se battait pas bien à mains nues malgré sa force parce qu'il avait toujours peur de faire du mal aux autres. Cinaed, lui, il frappait de toutes ses forces sans hésitation quand la situation le demandait. Ainsi, il avait plusieurs fois fini avec quelques bleus après avoir fracassé quelqu'un dans un bar pour avoir eu un comportement déplacé. Ewan et lui avaient chacun leurs faiblesses et leurs forces. Ewan était nul pour se battre mais était très bon en duel, tandis que c'était l'inverse pour Cinaed.
Tu as l'air d'une fillette, cela dit indiqua le plus vieux avec un sourire narquois Et si tu ne veux pas qu'on te prenne pour une femme, ou paraître féminine, ne sort pas avec un débardeur qui cache à peine ce qui participe à te rendre féminine. Ce n'était pas une remarque méchante ou sexiste, en tout cas ce n'était pas dit comme ça. Pour lui, c'était juste une observation. Il ne se permettrait jamais de critiquer quelqu'un selon son genre, et en plus il n'en voyait pas l'utilité. Il ria sans filtre à la mention des sarouels et fit tourner le liquide sans son verre pendant quelques secondes avant de répondre. Je ne doute pas que ce soit confortable oui, mais ça fait plus artiste défoncé qui fait de l'art moderne plutôt que jeune fille. M'enfin, avec la couleur du tien, y'a pas trop de soucis à se faire. Cinaed allait garder pour lui l'image peu flatteuse qu'il avait des sarouels comme des pantalons donnant l'impression d'avoir besoin d'une couche, mais il pouvait toujours parler de la couleur. On doit te voir de loin avec un rose si pétant, c'était pas très discret pour filer en douce. Du noir, c'est plus utile, même si c'est cliché. Et avec les petites fleurs qui s'éparpillaient sur le tissu de son pantalon, elle avait vraiment cru qu'elle pourrait entrer et rester dans un bar sans soucis ? Il fallait tout leur apprendre aux jeunes riches. Les pauvres, eux, ils savaient fuguer.
Pauvres caniches ajouta-t-il, un peu rieur. Mais elle avait raison, pour le coup, et il n'aimait vraiment pas les races de chien trop petites. Lui il préférait clairement un gros chien plein de poils qu'un petit truc qui ne faisait que crier. Tu comptes y retourner, ou t'es partie pour rester dehors dans cette tenue ? Il haussa les épaules. J'espère que ta fenêtre est au rez-de-chaussée. T'aurais pu passer par la porte, simplement. Autant, lui, n'avait aucun mal à descendre du premier étage, autant il aurait été incapable de remonter, surtout à 17 ans ou moins. Ca ne demandait clairement pas la même force et il doutait que la jeune femme ait quoi que ce soit dans les bras, fine comme elle était. Si elle finissait sa nuit sous sa fenêtre car incapable de remonter, Cinaed rirait bien. Ou alors, il l'aiderait à grimper s'il se sentait l'âme charitable. Elle n'était pas bien grosse, il n'aurait aucun mal à la soulever pour qu'elle gagne en hauteur.
Il l'observa quelques secondes quand elle lança sa remarque avant de poser son verre sur le comptoir, de pencher la tête vers l'arrière et de partir dans un rire tonitruant. Elle avait du répondant, il aimait ça. C'était tellement plus amusant de parler avec quelqu'un qui pouvait remettre à sa place n'importe qui. Cinaed, lui, il n'aimait pas vraiment les gens politiquement corrects, c'était trop ennuyant. On pourrait dire que c'était incompatible avec son amitié avec Ewan mais pas tellement : le comptable n'était correct que avec les autres. Avec Cinaed, il se laissait aller à des insultes, des coups et des blagues d'un humour très bancal et l'ébéniste adorait ça. C'était son côté préféré d'Ewan : celui qu'il ne montrait à personne d'autre qu'à lui et sa femme. C'était leur petit truc à eux. J'vais pas pleurer pour si peu, je n'ai plus quinze ans lui répondit-il simplement, en la jugeant du regard. 15 ans ça lui allait, même si l'idée de pleurer pour rien, beaucoup moins. Elle ressemblait aux chihuahuas qu'elle insultait quelques secondes avant. Petite, mignonne mais à aboyer très fort.
Ce sont de bons souvenirs, je ne m'accroche pas au négatif Et c'était vrai : peu de gens étaient au courant des choses qui s'étaient mal passées dans son enfance. Elles avaient été très rares mais il y en avait eu. Il n'allait pas raconter à la fillette à quel point ses parents avaient tenté de contrôler ses études, ou la catastrophe qu'avait été son coming out. Ca ne servait à rien : c'était passé et, de toute façon, Cinaed ne s'était pas laissé faire. Sa vie de famille était presque parfaite, à quoi cela servirait-il de s'en plaindre ? Il pouvait toujours bouder pour la fois où ses parents l'avaient foutu dehors mais à bien y réfléchir, les choses qu'ils avaient fait pour lui valaient largement les quelques petits soucis. Ils allaient lui prêter un pactole d'argent suffisant pour ouvrir sa boutique, alors il oubliait toutes les remarques sur le fait qu'il n'avait pas choisi un "vrai" métier. Pourquoi t'as fugué en pleine nuit ? Pour venir te rendre ivre dans un bar miteux, en plus de ça. Il demanda sans aucun jugement dans la voix, juste pour faire la conversation. Il était curieux, aussi : que se passait-il derrière les portes clauses d'une maison pour qu'une gamine de bonne famille décide de sauter par sa fenêtre ?
Il se tut quand l'autre commença à prendre son verre, attendant de voir sa réaction qui serait sûrement mémorable. Elle avait de l'ego, la rouquine, mais face à de l'alcool, elle serait comme tous les jeunes de son âge. Elle aurait dû commencer par une bière ou quelque chose du genre. Peut-être qu'elle était moldue - sûrement même - mais à son époque, il avait toujours trouvé facile de se procurer de la bièreaubeurre quand il le voulait. Il suffisait de connaître les bonnes personnes et de ne pas avoir peur de quelques détentions, ou pire. Merlin savait à quel point certains septièmes années réfléchissaient pour passer de l'alcool en douce dans les dortoirs. Chaque année, les professeurs devenaient de plus en plus méfiants mais il y avait toujours un fond de bouteille ou deux qui finissaient par atterrir dans les dortoirs masculins et Cinaed avait toujours réussi à se faire inviter à la scène. Après réflexion, il trouvait toujours que les détentions qui en résultaient avaient valu le coup. C'était de bonnes soirées qu'il ne regrettait pas. Et encore, ce n'était que les soirées et pas les sorties à Pré-au-Lard où il suffisait de se trouver un sorcier de 17 ans qui puisse acheter des bières pour toute la table. Cinaed avait toujours été plutôt trapu et grand pour son âge alors personne n'avait jamais posé trop de questions sur son âge en le voyant de loin.
Il se mit à rire à nouveau quand sa compagne de boisson se mit à tousser violemment et il se pencha simplement vers elle pour taper un peu dans son dos, ignorant sa remarque salée. Arrête de te comporter comme un animal sauvage, j'vais pas te bouffer. Il appréciait sa répartie mais celle-ci finirait par lui jouer des tours dans un bar comme celui-ci. Il suffisait que quelqu'un décide que la petite ouvrait trop la bouche pour venir mettre son grain de sel dans la conversation et le plan de soirée de Cinaed n'était pas de se battre avec un inconnu pour quitter un bar en courant, une adolescente sous le bras. Et tu peux m'appeler Cinaed, ou n'importe quel dérivé ou surnom qu'une adolescente au cerveau à moitié formé peut trouver. Mais ne me "toi" pas, je ne suis pas un animal non plus, citrouille. Le surnom était sorti tout seul : c'était comme ça qu'il appelait sa nièce, et il semblait qu'il avait vu un semblant d'Avaleen dans le comportement de l'autre. Il avait hâte que la petite fille soit assez âgée pour pouvoir commencer à faire des trucs vraiment marrants avec elle, surtout pour donner à son père quelques arrêts cardiaques. La seule différence entre Avaleen et l'inconnue devant lui, c'était que la fillette de six ans était ma citrouille. Un petit mot qui changeait tout.
Présence normale - Tutoyez moi !
Elle s'installa sur le tabouret à ses côtés et Cinaed eu un sourire sarcastique en remarquant que ses pieds battaient dans le vide. Elle était trop petite pour atteindre parfaitement le sol sur les tabourets hauts. Cependant, il ne fit aucune remarque et détourna les yeux assez vite. Ce n'était pas son genre de reluquer les adolescentes et il n'avait aucune envie qu'on le prenne pour un tel homme. Il préférait être vu comme le garde-fou de la jeune fille que comme le premier pervers du coin qui osait l'approcher. Il se souvenait de la fois où Ewan avait eu le malheur de remettre en cause sa moralité dans ses relations et à quel point ça l'avait rendu en colère. Il y avait peu de choses qui le mettaient hors de lui mais quand son ami avait osé sous-entendre que Cinaed serait capable de sortir avec une femme trop ivre ou trop jeune, il avait vu rouge.
Si Ewan n'avait pas calmé le jeu, il se serait pris un coup dans le visage. Et, même si Cinaed ne se battait pratiquement jamais, il savait qu'il avait un bon crochet du droit. Passer des heures à travailler le bois musclait forcément et l'ébéniste n'avait pas le moment de recul à se demander si ce qu'il faisait était juste. Ewan ne se battait pas bien à mains nues malgré sa force parce qu'il avait toujours peur de faire du mal aux autres. Cinaed, lui, il frappait de toutes ses forces sans hésitation quand la situation le demandait. Ainsi, il avait plusieurs fois fini avec quelques bleus après avoir fracassé quelqu'un dans un bar pour avoir eu un comportement déplacé. Ewan et lui avaient chacun leurs faiblesses et leurs forces. Ewan était nul pour se battre mais était très bon en duel, tandis que c'était l'inverse pour Cinaed.
Tu as l'air d'une fillette, cela dit indiqua le plus vieux avec un sourire narquois Et si tu ne veux pas qu'on te prenne pour une femme, ou paraître féminine, ne sort pas avec un débardeur qui cache à peine ce qui participe à te rendre féminine. Ce n'était pas une remarque méchante ou sexiste, en tout cas ce n'était pas dit comme ça. Pour lui, c'était juste une observation. Il ne se permettrait jamais de critiquer quelqu'un selon son genre, et en plus il n'en voyait pas l'utilité. Il ria sans filtre à la mention des sarouels et fit tourner le liquide sans son verre pendant quelques secondes avant de répondre. Je ne doute pas que ce soit confortable oui, mais ça fait plus artiste défoncé qui fait de l'art moderne plutôt que jeune fille. M'enfin, avec la couleur du tien, y'a pas trop de soucis à se faire. Cinaed allait garder pour lui l'image peu flatteuse qu'il avait des sarouels comme des pantalons donnant l'impression d'avoir besoin d'une couche, mais il pouvait toujours parler de la couleur. On doit te voir de loin avec un rose si pétant, c'était pas très discret pour filer en douce. Du noir, c'est plus utile, même si c'est cliché. Et avec les petites fleurs qui s'éparpillaient sur le tissu de son pantalon, elle avait vraiment cru qu'elle pourrait entrer et rester dans un bar sans soucis ? Il fallait tout leur apprendre aux jeunes riches. Les pauvres, eux, ils savaient fuguer.
Pauvres caniches ajouta-t-il, un peu rieur. Mais elle avait raison, pour le coup, et il n'aimait vraiment pas les races de chien trop petites. Lui il préférait clairement un gros chien plein de poils qu'un petit truc qui ne faisait que crier. Tu comptes y retourner, ou t'es partie pour rester dehors dans cette tenue ? Il haussa les épaules. J'espère que ta fenêtre est au rez-de-chaussée. T'aurais pu passer par la porte, simplement. Autant, lui, n'avait aucun mal à descendre du premier étage, autant il aurait été incapable de remonter, surtout à 17 ans ou moins. Ca ne demandait clairement pas la même force et il doutait que la jeune femme ait quoi que ce soit dans les bras, fine comme elle était. Si elle finissait sa nuit sous sa fenêtre car incapable de remonter, Cinaed rirait bien. Ou alors, il l'aiderait à grimper s'il se sentait l'âme charitable. Elle n'était pas bien grosse, il n'aurait aucun mal à la soulever pour qu'elle gagne en hauteur.
Il l'observa quelques secondes quand elle lança sa remarque avant de poser son verre sur le comptoir, de pencher la tête vers l'arrière et de partir dans un rire tonitruant. Elle avait du répondant, il aimait ça. C'était tellement plus amusant de parler avec quelqu'un qui pouvait remettre à sa place n'importe qui. Cinaed, lui, il n'aimait pas vraiment les gens politiquement corrects, c'était trop ennuyant. On pourrait dire que c'était incompatible avec son amitié avec Ewan mais pas tellement : le comptable n'était correct que avec les autres. Avec Cinaed, il se laissait aller à des insultes, des coups et des blagues d'un humour très bancal et l'ébéniste adorait ça. C'était son côté préféré d'Ewan : celui qu'il ne montrait à personne d'autre qu'à lui et sa femme. C'était leur petit truc à eux. J'vais pas pleurer pour si peu, je n'ai plus quinze ans lui répondit-il simplement, en la jugeant du regard. 15 ans ça lui allait, même si l'idée de pleurer pour rien, beaucoup moins. Elle ressemblait aux chihuahuas qu'elle insultait quelques secondes avant. Petite, mignonne mais à aboyer très fort.
Ce sont de bons souvenirs, je ne m'accroche pas au négatif Et c'était vrai : peu de gens étaient au courant des choses qui s'étaient mal passées dans son enfance. Elles avaient été très rares mais il y en avait eu. Il n'allait pas raconter à la fillette à quel point ses parents avaient tenté de contrôler ses études, ou la catastrophe qu'avait été son coming out. Ca ne servait à rien : c'était passé et, de toute façon, Cinaed ne s'était pas laissé faire. Sa vie de famille était presque parfaite, à quoi cela servirait-il de s'en plaindre ? Il pouvait toujours bouder pour la fois où ses parents l'avaient foutu dehors mais à bien y réfléchir, les choses qu'ils avaient fait pour lui valaient largement les quelques petits soucis. Ils allaient lui prêter un pactole d'argent suffisant pour ouvrir sa boutique, alors il oubliait toutes les remarques sur le fait qu'il n'avait pas choisi un "vrai" métier. Pourquoi t'as fugué en pleine nuit ? Pour venir te rendre ivre dans un bar miteux, en plus de ça. Il demanda sans aucun jugement dans la voix, juste pour faire la conversation. Il était curieux, aussi : que se passait-il derrière les portes clauses d'une maison pour qu'une gamine de bonne famille décide de sauter par sa fenêtre ?
Il se tut quand l'autre commença à prendre son verre, attendant de voir sa réaction qui serait sûrement mémorable. Elle avait de l'ego, la rouquine, mais face à de l'alcool, elle serait comme tous les jeunes de son âge. Elle aurait dû commencer par une bière ou quelque chose du genre. Peut-être qu'elle était moldue - sûrement même - mais à son époque, il avait toujours trouvé facile de se procurer de la bièreaubeurre quand il le voulait. Il suffisait de connaître les bonnes personnes et de ne pas avoir peur de quelques détentions, ou pire. Merlin savait à quel point certains septièmes années réfléchissaient pour passer de l'alcool en douce dans les dortoirs. Chaque année, les professeurs devenaient de plus en plus méfiants mais il y avait toujours un fond de bouteille ou deux qui finissaient par atterrir dans les dortoirs masculins et Cinaed avait toujours réussi à se faire inviter à la scène. Après réflexion, il trouvait toujours que les détentions qui en résultaient avaient valu le coup. C'était de bonnes soirées qu'il ne regrettait pas. Et encore, ce n'était que les soirées et pas les sorties à Pré-au-Lard où il suffisait de se trouver un sorcier de 17 ans qui puisse acheter des bières pour toute la table. Cinaed avait toujours été plutôt trapu et grand pour son âge alors personne n'avait jamais posé trop de questions sur son âge en le voyant de loin.
Il se mit à rire à nouveau quand sa compagne de boisson se mit à tousser violemment et il se pencha simplement vers elle pour taper un peu dans son dos, ignorant sa remarque salée. Arrête de te comporter comme un animal sauvage, j'vais pas te bouffer. Il appréciait sa répartie mais celle-ci finirait par lui jouer des tours dans un bar comme celui-ci. Il suffisait que quelqu'un décide que la petite ouvrait trop la bouche pour venir mettre son grain de sel dans la conversation et le plan de soirée de Cinaed n'était pas de se battre avec un inconnu pour quitter un bar en courant, une adolescente sous le bras. Et tu peux m'appeler Cinaed, ou n'importe quel dérivé ou surnom qu'une adolescente au cerveau à moitié formé peut trouver. Mais ne me "toi" pas, je ne suis pas un animal non plus, citrouille. Le surnom était sorti tout seul : c'était comme ça qu'il appelait sa nièce, et il semblait qu'il avait vu un semblant d'Avaleen dans le comportement de l'autre. Il avait hâte que la petite fille soit assez âgée pour pouvoir commencer à faire des trucs vraiment marrants avec elle, surtout pour donner à son père quelques arrêts cardiaques. La seule différence entre Avaleen et l'inconnue devant lui, c'était que la fillette de six ans était ma citrouille. Un petit mot qui changeait tout.
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Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
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Liqueurs et leçons dans un bar miteux
Finalement elle n'était pas si mal cette soirée et tu ne regrettais pas tant que ça d'être sortie de chez toi. Tu avais trouvé un coin assez cozy et un vieux mec plutôt sympa avec lequel mine de rien tu passais un bon moment. Loin de toi l'idée de considérer un pauvre gars à peine rencontré il y a quelques minutes dans un vieux bar délabré comme ton père ou comme quelque figure paternelle que ce soit cela te faisait du bien de discuter avec un homme adulte qui ne se mettait pas au dessus de toi (au sens figuré bien sur car forcément il était bien plus grand que toi et tu n'allais pas lui demande de s'assoir par terre simplement pour être plus grande que lui. Quoi que...).
De ton point de vue les hommes étaient tous les cons. Et oui les hommes et non les Hommes. Tu ne pensais pas ainsi d'un point de vue politique et tu ne le déclamais pas dans un but de se révolter contre la société en place comme pouvaient le faire certaines de tes cousines ou bien certaines de tes amies moldues. C'est simplement quelque chose qui était évident pour toi. Tu ne côtoyais que très peu d'hommes et les seuls avaient finis par te décevoir. Ton père était un vieil alcoolique conservateur qui se réveillait tous les deux ans et te priais de le pardonner, t'invitais au restaurant et s'excusait avant de retourner sa veste, de vous insulter toi et ta mère et de te dire de retourner dans ses jupons une heure après. Ton grand père t'avait abandonné en mourant il y a de cela quelques années et tu ne lui avait toujours pas pardonné car maintenant tu te retrouvais seule à lutter contre ta grand mère et ses propos absolument incohérents et problématiques. Quand aux garçons de ton âge ce n'est pas mieux. Tu as essayé de t'en faire des amis mais ils voulaient toujours quelque chose d'autre et quand par deux fois tu t'es lancée dans une relation autre qu'amicale tu as fini par fortement le regretter et tu as fini en pleurant dans les bras de tes amies aux château. Donc effectivement ton avis sur les personne de sexe masculin est particulièrement tranché et pour une fois une personne aux chromosomes XY semble intéressants, non violent et sans arrières pensées, rien que ça c'est déjà un miracle. Enfin bon là n'est toujours pas le sujet.
Mais je suis pas une fillette... Et puis dans tous les cas j'en ai pas grand chose à faire de ce que tu penses de ma poitrine, j'aime bien les débardeurs aussi, et si je regrette d'être sortie en débardeur c'est pas parce que je dois me cacher c'est parce qu'il fait froid d'abord, je fais bien ce que jeu veux.
Oh serait ce un petit élan féministe dans la vibe "je fais ce que je veux de mon corps"? Ça y ressemble bien en tout cas. Enfin bon c'est bien vrai que tu fais ce que tu veux de ton corps mais je vais lui donner un point pour le coup parce que sortir de nuit dans un Londres que tu ne connais pas, dans lequel il est simple de faire de mauvaises rencontre habillé aussi léger c'est un risque que tu prends. En effet tu as beau ne pas t'en rendre compte car tu n'y prêtes pas une grande attention mais ton corps change et petit à petit tu passes d'une fillette à une jeune femme. En parlant de fillette et de jeune femme tu es chanceuse car en passant la puberté ne t'a pas affublé de jolis petits boutons d'acné partout sur le visage. Tu tiens tellement à ton joli petit minois couleur porcelaine que je pense que tu aurais fait un joli malaise si en te réveillant un matin tu découvrais qu'il était orné de boutons rouge de partout en te regardant dans le miroir. Quoi que, tu ne t'es pas renseignée sur le sujet car tu n'étais pas concernée mais il existe sans doute une potion qui permet de se débarrasser de l'acné car en soi il y avait assez peu d'élèves de Poudlard qui en souffraient (oui qui en souffraient car bien que ce ne soit qu'un passage de l'adolescence que la majorité des personnes ont du traverser pour toi c'est une véritable infection, une maladie que tu dois éviter à tout prix).
Et qu'est ce qui te dit que je ne fais pas de l'art moderne? J'adore l'art moi, et le rose, donc je fais de l'art avec du rose.
Tu commençais à raconter n'importe quoi. Tes copines moldues te racontaient parfois que leur petit loisir était de sortir en boite de nuit et de s'inventer une vie auprès des personnes qu'elles rencontraient. Jusque là tu ne voyais pas l'intérêt mais maintenant que tu avais quelque peu commencé -en premier lieu c'était simplement pour le contredire mais bon tu avais sorti les lions- c'est vrai que tu en tirais une certaine satisfaction. Tu commençais à imaginer un total personnage, tu t'appelais Chantal, tu étais une moldue qui vivais dans le quartier, tu étais une artiste autonome, tu avais dix huit ans et tu avais fugué parce que tes parents refusaient ta passion et voulaient que tu devienne médecin.. pas mal tu as quand même une sacré imagination.
Bah je vois pas trop l'intérêt de me mettre en noir hein, si je m'étais faite chopper c'est parce que j'aurais fait trop de bruit, et mon sarouel ne clignote pas en faisant des bruits de sirène donc ça devrait aller je pense.
Effectivement il ne faisait pas de bruit mais il restait assez criard et heureusement que tu ne te préoccupais pas de ce que pensaient les autres parce qu'il est vrai que ton sarouel rose pastel avec des petites fleurs pouvaient être sujet à la moquerie. Mais enfin bon il était confortable c'est ce qui est le plus important et encore une fois ces pauvres cons pouvaient penser ce qu'ils voulaient cela ne t'atteignais pas. Comme disait ta grand mère Le venin du crapaud n'atteint pas la blanche colombe ou bien quelque chose comme ça. Et effectivement les hommes autour de toi qui essayaient discrètement de te dévisager avaient des têtes de crapauds... Ils ne devaient pas avoir de femme avec une gueule pareille c'est certain.
Nan je suis au premier étage mais t'inquiète pas je suis un bonhomme j'ai plein de force je vais réussir à remonter.
Ça par contre c'est bien vrai, tu as beau ne pas avoir l'air particulièrement musclée tu possèdes une force quelque peu impressionnante pour une fille d'apparence frêle de ton âge. Après ce n'est pas le hasard car il est vrai que sans tes entrainements tu serais simplement une brindille mais tu passes tellement de temps à faire du sport entre tes footings tous les deux jours dans le parc de Poudlard, les entrainements de renforcement musculaire avec l'équipe de quidditch, ceux que tu continuais à faire et parfois à animer avec l'équipe de cheerleading, tes séances de natation -que tu avais abandonné ces derniers temps à cause des examens et des températures assez peu avenantes- et du nombre de fois ou tu te retrouvais à courir après Toki ou bien simplement car tu étais en retard en cours.. Enfin bon le résultat de tout cela était que tu étais une petite boule de muscle sous une apparence de petite fille faible. Une main de fer dans un gant de velours... non ça c'était pour le mental, ce serait plutôt un corps de fer dans un pyjama de velours dans ton cas.
Tant mieux parce que je n'ai pas de mouchoirs.
A vrai dire cela ne t'aurait pas dérangé qu'il continue à te raconter sa vie, tant que c'était intéressant. Après ça pour le coup si il commençait à devenir chiant et à se perdre dans quelque chose de mélodramatique qui ne t'intéressait pas pour un sou je te faisais confiance pour lui faire comprendre que tu n'en avais pas grand chose à faire.
On peut avoir quinze ans et ne pas pleurer pour rien hein.
Ah hein euh parler de toi? Finalement ce n'était pas si mal quand c'était lui qui parlait hein. Est ce que tu allais partir sur ton histoire de jeune moldue qui s'appelait Chantal et qui essayait de vendre des toiles d'art moderne en utilisant exclusivement du rose? Non c'était trop cramé. Enfin tu allais resté sur la partie moldue car tu n'allais pas prendre le risque de briser le secret magique pouf comme ça sur un coup de tête mais tout le reste autant dire la vérité, il n'avait pas une tête de psycopathe.
Bah je t'avoue ma famille commence à me taper sur le système, ils ont essayé de me marier de force du coup j'ai prit mes jambes à mon cou mais bon je vais surement devoir y retourner dans pas trop longtemps parce que je sais pas faire à manger.
Ça c'est bien toi. Te faire marier de force c'est vraiment pas cool mais bon, comme ta gouvernante faisait des bons petits plats tu étais prête à laisser passer. Tu aurais du être envoyée à Poufsouffle tu t'y serait bien sentie c'est certain. Tu réfléchissais souvent bien plus avec ton estomac qu'avec ton cerveau ce qui te posait régulièrement des soucis. Tu étais du genre à être capable de suivre un vieux monsieur louche dans sa camionnette blanche si il t'appâtait avec un bon plat ou avec des petits chocolats. Alors que tu t'étouffais tu reçu une ou deux claques sur le dos, boudiou il avait de la force le vieux ça faisait mal
Ouille mais dis donc t'en as de la force
Il essayait presque de te secouer comme un arbre à fruit pour en faire tomber une récolte on dirait, nan mais je suis pas un cocotier hein. Enfin bon le fait est que c'est un petit peu compliqué l'alcool. ça brûle la gorge mais c'est quand même pas mal tu tentes une deuxième fois de prendre une gorgée en tentant cette fois d'avaler le plus vite possible et boum -ça fait des chocapic- cette fois ça bien que ta gorge tu brûle tu réussis à ne pas tousser. Je ne vois pas pourquoi tu en es fière mais tu l'es, bon super.
Super le vieux!
Cinead? C'est pas un prénom de vieux ça. Le vieux ça lui va mieux, ne pas le "toi" d'accord mais tu comptais rester sur ton petit surnom que tu avais trouvé il y a quelques minutes de cela, ça lui allait bien mieux. Et puis ah selon lui tu n'étais pas un cocotier mais une citrouille. Écoutes pourquoi pas, c'est mignon une citrouille, c'est rond, c'est orange et puis c'est bon.
5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles
De ton point de vue les hommes étaient tous les cons. Et oui les hommes et non les Hommes. Tu ne pensais pas ainsi d'un point de vue politique et tu ne le déclamais pas dans un but de se révolter contre la société en place comme pouvaient le faire certaines de tes cousines ou bien certaines de tes amies moldues. C'est simplement quelque chose qui était évident pour toi. Tu ne côtoyais que très peu d'hommes et les seuls avaient finis par te décevoir. Ton père était un vieil alcoolique conservateur qui se réveillait tous les deux ans et te priais de le pardonner, t'invitais au restaurant et s'excusait avant de retourner sa veste, de vous insulter toi et ta mère et de te dire de retourner dans ses jupons une heure après. Ton grand père t'avait abandonné en mourant il y a de cela quelques années et tu ne lui avait toujours pas pardonné car maintenant tu te retrouvais seule à lutter contre ta grand mère et ses propos absolument incohérents et problématiques. Quand aux garçons de ton âge ce n'est pas mieux. Tu as essayé de t'en faire des amis mais ils voulaient toujours quelque chose d'autre et quand par deux fois tu t'es lancée dans une relation autre qu'amicale tu as fini par fortement le regretter et tu as fini en pleurant dans les bras de tes amies aux château. Donc effectivement ton avis sur les personne de sexe masculin est particulièrement tranché et pour une fois une personne aux chromosomes XY semble intéressants, non violent et sans arrières pensées, rien que ça c'est déjà un miracle. Enfin bon là n'est toujours pas le sujet.
Mais je suis pas une fillette... Et puis dans tous les cas j'en ai pas grand chose à faire de ce que tu penses de ma poitrine, j'aime bien les débardeurs aussi, et si je regrette d'être sortie en débardeur c'est pas parce que je dois me cacher c'est parce qu'il fait froid d'abord, je fais bien ce que jeu veux.
Oh serait ce un petit élan féministe dans la vibe "je fais ce que je veux de mon corps"? Ça y ressemble bien en tout cas. Enfin bon c'est bien vrai que tu fais ce que tu veux de ton corps mais je vais lui donner un point pour le coup parce que sortir de nuit dans un Londres que tu ne connais pas, dans lequel il est simple de faire de mauvaises rencontre habillé aussi léger c'est un risque que tu prends. En effet tu as beau ne pas t'en rendre compte car tu n'y prêtes pas une grande attention mais ton corps change et petit à petit tu passes d'une fillette à une jeune femme. En parlant de fillette et de jeune femme tu es chanceuse car en passant la puberté ne t'a pas affublé de jolis petits boutons d'acné partout sur le visage. Tu tiens tellement à ton joli petit minois couleur porcelaine que je pense que tu aurais fait un joli malaise si en te réveillant un matin tu découvrais qu'il était orné de boutons rouge de partout en te regardant dans le miroir. Quoi que, tu ne t'es pas renseignée sur le sujet car tu n'étais pas concernée mais il existe sans doute une potion qui permet de se débarrasser de l'acné car en soi il y avait assez peu d'élèves de Poudlard qui en souffraient (oui qui en souffraient car bien que ce ne soit qu'un passage de l'adolescence que la majorité des personnes ont du traverser pour toi c'est une véritable infection, une maladie que tu dois éviter à tout prix).
Et qu'est ce qui te dit que je ne fais pas de l'art moderne? J'adore l'art moi, et le rose, donc je fais de l'art avec du rose.
Tu commençais à raconter n'importe quoi. Tes copines moldues te racontaient parfois que leur petit loisir était de sortir en boite de nuit et de s'inventer une vie auprès des personnes qu'elles rencontraient. Jusque là tu ne voyais pas l'intérêt mais maintenant que tu avais quelque peu commencé -en premier lieu c'était simplement pour le contredire mais bon tu avais sorti les lions- c'est vrai que tu en tirais une certaine satisfaction. Tu commençais à imaginer un total personnage, tu t'appelais Chantal, tu étais une moldue qui vivais dans le quartier, tu étais une artiste autonome, tu avais dix huit ans et tu avais fugué parce que tes parents refusaient ta passion et voulaient que tu devienne médecin.. pas mal tu as quand même une sacré imagination.
Bah je vois pas trop l'intérêt de me mettre en noir hein, si je m'étais faite chopper c'est parce que j'aurais fait trop de bruit, et mon sarouel ne clignote pas en faisant des bruits de sirène donc ça devrait aller je pense.
Effectivement il ne faisait pas de bruit mais il restait assez criard et heureusement que tu ne te préoccupais pas de ce que pensaient les autres parce qu'il est vrai que ton sarouel rose pastel avec des petites fleurs pouvaient être sujet à la moquerie. Mais enfin bon il était confortable c'est ce qui est le plus important et encore une fois ces pauvres cons pouvaient penser ce qu'ils voulaient cela ne t'atteignais pas. Comme disait ta grand mère Le venin du crapaud n'atteint pas la blanche colombe ou bien quelque chose comme ça. Et effectivement les hommes autour de toi qui essayaient discrètement de te dévisager avaient des têtes de crapauds... Ils ne devaient pas avoir de femme avec une gueule pareille c'est certain.
Nan je suis au premier étage mais t'inquiète pas je suis un bonhomme j'ai plein de force je vais réussir à remonter.
Ça par contre c'est bien vrai, tu as beau ne pas avoir l'air particulièrement musclée tu possèdes une force quelque peu impressionnante pour une fille d'apparence frêle de ton âge. Après ce n'est pas le hasard car il est vrai que sans tes entrainements tu serais simplement une brindille mais tu passes tellement de temps à faire du sport entre tes footings tous les deux jours dans le parc de Poudlard, les entrainements de renforcement musculaire avec l'équipe de quidditch, ceux que tu continuais à faire et parfois à animer avec l'équipe de cheerleading, tes séances de natation -que tu avais abandonné ces derniers temps à cause des examens et des températures assez peu avenantes- et du nombre de fois ou tu te retrouvais à courir après Toki ou bien simplement car tu étais en retard en cours.. Enfin bon le résultat de tout cela était que tu étais une petite boule de muscle sous une apparence de petite fille faible. Une main de fer dans un gant de velours... non ça c'était pour le mental, ce serait plutôt un corps de fer dans un pyjama de velours dans ton cas.
Tant mieux parce que je n'ai pas de mouchoirs.
A vrai dire cela ne t'aurait pas dérangé qu'il continue à te raconter sa vie, tant que c'était intéressant. Après ça pour le coup si il commençait à devenir chiant et à se perdre dans quelque chose de mélodramatique qui ne t'intéressait pas pour un sou je te faisais confiance pour lui faire comprendre que tu n'en avais pas grand chose à faire.
On peut avoir quinze ans et ne pas pleurer pour rien hein.
Ah hein euh parler de toi? Finalement ce n'était pas si mal quand c'était lui qui parlait hein. Est ce que tu allais partir sur ton histoire de jeune moldue qui s'appelait Chantal et qui essayait de vendre des toiles d'art moderne en utilisant exclusivement du rose? Non c'était trop cramé. Enfin tu allais resté sur la partie moldue car tu n'allais pas prendre le risque de briser le secret magique pouf comme ça sur un coup de tête mais tout le reste autant dire la vérité, il n'avait pas une tête de psycopathe.
Bah je t'avoue ma famille commence à me taper sur le système, ils ont essayé de me marier de force du coup j'ai prit mes jambes à mon cou mais bon je vais surement devoir y retourner dans pas trop longtemps parce que je sais pas faire à manger.
Ça c'est bien toi. Te faire marier de force c'est vraiment pas cool mais bon, comme ta gouvernante faisait des bons petits plats tu étais prête à laisser passer. Tu aurais du être envoyée à Poufsouffle tu t'y serait bien sentie c'est certain. Tu réfléchissais souvent bien plus avec ton estomac qu'avec ton cerveau ce qui te posait régulièrement des soucis. Tu étais du genre à être capable de suivre un vieux monsieur louche dans sa camionnette blanche si il t'appâtait avec un bon plat ou avec des petits chocolats. Alors que tu t'étouffais tu reçu une ou deux claques sur le dos, boudiou il avait de la force le vieux ça faisait mal
Ouille mais dis donc t'en as de la force
Il essayait presque de te secouer comme un arbre à fruit pour en faire tomber une récolte on dirait, nan mais je suis pas un cocotier hein. Enfin bon le fait est que c'est un petit peu compliqué l'alcool. ça brûle la gorge mais c'est quand même pas mal tu tentes une deuxième fois de prendre une gorgée en tentant cette fois d'avaler le plus vite possible et boum -ça fait des chocapic- cette fois ça bien que ta gorge tu brûle tu réussis à ne pas tousser. Je ne vois pas pourquoi tu en es fière mais tu l'es, bon super.
Super le vieux!
Cinead? C'est pas un prénom de vieux ça. Le vieux ça lui va mieux, ne pas le "toi" d'accord mais tu comptais rester sur ton petit surnom que tu avais trouvé il y a quelques minutes de cela, ça lui allait bien mieux. Et puis ah selon lui tu n'étais pas un cocotier mais une citrouille. Écoutes pourquoi pas, c'est mignon une citrouille, c'est rond, c'est orange et puis c'est bon.
5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles
Liqueurs et leçons dans un bar miteux
Il fit un petit sourire aux commentaires outrés de l'autre. Cinaed avait remarqué quelque chose avec les années qui passaient : la jeunesse était de plus en plus politisée ou impliquée dans des combats qui, à son époque, faisaient encore peu parler d'eux. L'ébéniste était peut-être mal placé pour parler puisqu'il ne s'intéressait à aucun des combats qui faisaient rage derrière les murs de sa maison mais il se faisait parfois la réflexion que plus le temps avançait, plus les jeunes voulaient révolutionner le monde. C'était bien pour eux, cela dit. C'était à leur âge qu'ils devaient se forger leur propre avis, choisir quels combats ils mèneraient toute leur vie durant. Le monde était bien plus aux jeunes qu'il ne l'était aux vieux.
C'était d'ailleurs la seule chose qui le dérangeait dans le monde politique sorcier : tous les politiciens n'étaient que de vieux croûtons. Quand bien même l'expérience de vie était plus longue chez les sorciers, cela semblait incohérent de laisser des gens qui n'avaient plus qu'une dizaine ou vingtaine d'année à vivre avec tous leurs neurones décider pour des gens qui en avaient encore 60 ans devant eux. Cinaed se voyait mal prendre des décisions qui l'affecteraient trois fois moins longtemps à la place de petits jeunes. Pour une image plus graphique : Cinaed ne comprenait pas pourquoi on laissait aux vieux le choix d'un jeu de société alors qu'ils se coucheraient à 18h et que les petits enfants devraient jouer jusqu'à minuit.
Cela dit, il n'avait jamais fait la remarque à voix haute et ne comptait pas le faire. S'il était né dans une famille moins riche, ou qu'il avait eu moins de chance dans la vie alors peut-être qu'il aurait été plus à même de manifester ses envies clairement mais à la place il se contentait de vivre sa vie. Il savait qu'il n'était pas vraiment touché par les questions politiques et préférait donc les ignorer. De toute façon, même s'il était touché pas quelque chose, Cinaed ferait comme il avait toujours fait : il s'adapterait. Il vivait tellement enfoncé dans sa tête que l'état du monde autour de lui ne le touchait plus vraiment. Tant qu'il pouvait continuer à sculpter, alors il serait heureux.
Beaucoup seraient mécontents d'une telle apathie, mais Cinaed vivait bien comme ça. Ewan était politisé pour deux, après tout : si l'ébéniste choisissait d'éviter scrupuleusement tous les combats, Ewan, lui, se jetait à corps perdu dedans. C'était sûrement dû au fait que Ewan savait ce que c'était de vivre difficilement : il n'avait pas été élevé dans la soie et dans l'argent. C'était pas étonnant qu'il s'intéresse plus aux difficultés des autres et aux gens qui avaient des soucis financiers. Pour les autres combats qu'il menait, Cinaed imaginait juste qu'il le faisait pour sa famille. Il aidait les nés-moldus, parce qu'il savait ce que c'était de vivre entouré de gens qui vous trouvaient différents, il était féministe parce qu'il avait une femme et une fille à qui il souhaitait d'avoir une longue et belle vie. Cinaed, lui, il n'avait personne, et pas assez d'expérience pour vraiment comprendre l'importance de tout cela.
Alors, quand on lui demandait pourquoi il se fichait de la politique en général, il répondait toujours qu'il se fichait des états d'âme des autres, et qu'il n'avait pas l'énergie de s'intéresser à tout ça. Toute sa vie était tournée vers son art, et il lui restait à peine assez de temps dans ses journées pour manger et sortir un peu prendre l'air. Militer serait trop chronophage pour lui, et ça ne servirait à rien actuellement : à quoi servirait un militant qui ne comprenait pas les choses pour lesquelles il se battait ? Cinaed partait simplement du principe qu'il ne pouvait pas se battre pour des causes qui ne le touchaient pas. Ainsi, il ne se considérait ni féministe, ni pro-moldu. Après tout, il n'était ni une femme, ni un né-moldu. Ce n'était pas à lui de décider ce qu'une femme avait le droit de faire ou pas, ou combien de jours elle devait avoir par an de congé, ou de combien de temps devait durer un congé maternité.
Cependant, ce n'était pas parce qu'il n'était pas militant qu'il était intolérant. Il ne dépensait pas d'énergie pour se battre, mais il trouvait les gens stupides d'en dépenser pour retirer des droits aux autres. Cinaed partait du principe qu'un humain restait un humain : peu lui importait son statut de sang, son orientation ou son genre. Il voyait tout le monde de la même manière et ne comprenait pas comment on pouvait trouver des différences. Pire encore, comment on pouvait utiliser ces différences pour mettre de côté certaines personnes. Ca lui semblait illogique au possible, alors il partait du principe que peu de gens devaient le faire. Comme à chaque fois, il prenait son cas pour une généralité : si lui trouvait ça idiot, alors les autres devaient bien le penser aussi, non ?
Ainsi, quand il répondit à l'autre, il émit simplement un avis objectif. Dans le fond, il se fichait pas mal de son accoutrement, lui, elle aurait pu même se balader nue si elle le souhaitait qu'il n'aurait rien trouvé à redire. Il se souvenait juste de quelques expériences désagréables et, en tant qu'adulte, se devait de les partager : c'était bien beau d'avoir des idées, mais Cinaed trouvait qu'il était plus utile de les partager sans se mettre en danger. Je n'en pense rien, mais tu devrais faire plus attention à ce que tu portes dans un bar comme celui-ci. Malgré ce que tu penses, tu ne fais pas ce que tu veux. Enfin, pas à moins de vouloir finir blessée. Il haussa les épaules et ajouta, quelques secondes après : C'est bien triste que ce soit à toi de faire des efforts, mais si tu attends des autres qu'ils se comportent bien, tu seras déçue. Surtout avec de l'alcool : il est toujours plus facile de mal se comporter que d'être quelqu'un de bien.
Il se comptait dans le lot : il avait conscience de ne pas être quelqu'un de foncièrement bien. Il était trop égoïste et égocentrique pour l'être, mais il avait ses limites et elles étaient claires : ne jamais faire de mal intentionnellement aux autres. Quand il se retrouvait à être le méchant de l'histoire, c'était toujours pour quelque chose qu'il n'avait pas voulu faire. On pouvait lui reprocher de ne pas faire attention aux sentiments des autres, mais pas de les blesser physiquement ou de les agresser. Il avait fait du mal à ses partenaires par le passé, mais c'étaient quelques cœurs brisés par des attentes irréalisables et pas des bleus. Malheureusement, certains se fichaient pas mal des conséquences. Cinaed essayait d'être une bonne personne même s'il n'y parvenait pas tout le temps : c'était la différence nette entre lui et les autres. Cependant, il se demandait parfois si tout ne serait pas plus simple s'il décidait de se ficher de l'avis des gens. S'il n'avait pas envie de garder Ewan près de lui, deviendrait-il quelqu'un d'horrible ? Sûrement. Quand on ne comprenait pas les sentiments des autres ou la bienséance sociale et qu'il n'y avait personne pour nous garder sur le droit chemin, on dérivait forcément. Il remercierait Ewan pour ça un jour. S'il s'en souvenait d'ici une heure. Ewan lui avait dit un jour qu'il n'était pas fait pour les introspections et il avait raison : au lieu de continuer à réfléchir, il décida donc de prendre une longue gorgée de sa boisson. La brûlure de l'alcool effaça rapidement tout ses doutes.
L'art moderne c'est particulier, je ne suis pas fan. Enfin, il serait plus exact de dire que je ne comprends pas, surtout. Je préfère la sculpture classique. Après réflexion, peut-être qu'elle parlait plus de peinture, ou de danse... mais Cinaed se fichait un peu de ces arts là alors parler de sculpture était plus intéressant. Il replia ses bras sur le comptoir, repoussant son verre à moitié plein sur le côté et posa son menton sur ses bras nus. La chair de poule parcourait sa peau mais ça ne le dérangeait pas particulièrement. Il faut une sacrée force pour hisser son poids. dit-il simplement mais sans chercher à remettre en question l'affirmation selon laquelle elle en serait capable. Elle pourrait prendre la remarque comme un compliment : c'en était presque un, caché derrière une remarque objective. Tu as de la chance d'être assez fine : avec un physique comme le mien c'est bien plus difficile même avec de la force dans les bras. Il lui semblait qu'il pourrait la casser en soufflant dessus, mais les apparences étaient parfois trompeuses. C'était rassurant de savoir qu'elle avait de la force, d'un côté : elle n'était pas sortie de chez elle parfaitement sans défense. Un bon coup de poing ça servait toujours, surtout quand on avait pas de baguette.
Il fit un nouveau sourire aux quelques phrases qui sortirent de la bouche de la plus jeune par la suite mais sans chercher à répondre. Il apprécia simplement la répartie de l'autre et sa compagnie et décida de reprendre la parole uniquement après qu'elle ai commencé à parler de mariage. On peut survivre sans savoir faire à manger rigola-t-il doucement. Ce n'était pas pour l'encourager à fuguer de chez elle totalement, mais comme elle partageait des choses sur elle, il lui semblait juste de faire l'inverse. Je me nourris essentiellement de ces boites en métal, ce n'est pas idéal mais ça fonctionne. Il n'arrivait plus à se souvenir du mot moldu, mais ce n'était pas très grave. Personne ne ferait attention, n'est-ce pas ? Au pire, il passerait pour l'idiot du village mais il en avait assez l'habitude.
C'était peut-être un peu la loose de ne pas savoir cuisiner à presque quarante ans et de le partager si facilement mais il n'avait jamais trop eu l'occasion d'apprendre. Il était passé de Poudlard à une soif de sculpter qui prenait tout son temps, à vivre chez ses parents puis chez Ewan. Et, aujourd'hui, il vivait dans un appartement dont il n'allumait les plaques capricieuses que pour faire bouillir de la soupe. Il doutait que la ventilation installée soit efficace et de mémoire, de la moisissure se cachait derrière son four comme dans la salle de bain. Il devrait sûrement un jour faire l'effort de tout nettoyer mais ça lui semblait inutile : les peu de fois où Ewan le faisait à sa place, ça ne restait jamais propre très longtemps. La meilleure idée serait de déménager mais tant qu'il n'aurait pas sa boutique, c'était hors de question de dépenser un seul sous supplémentaire pour se loger. Il avait un toit sur la tête, ça lui suffisait, surtout pour le peu de temps qu'il y passait.
Sa toux coupa sa prochaine phrase alors il choisit de faire une pause et de réfléchir un peu plus à ses mots alors qu'il changeait ses tapes dans le dos contre de petits cercles apaisants avant de retirer sa main. Désolé, je ne voulais pas te faire mal. Il renifla de rire au surnom que l'adolescente avait adopté avant de reprendre la parole. Je suis presque sûr que tu n'es pas obligée de te marier si tu ne le désires pas. On est plus au dix huitième siècle. Même chez les sorciers, c'était toujours possible de refuser. Enfin, il supposait : il n'était pas sang pur donc il avait refusé simplement, mais il ne savait pas trop comment ça se passait dans les familles plus haut placée. Il observa les bouteilles remplissant les étagères derrière le comptoir et fredonna doucement. Ca fait peur de décevoir la famille, et tous les conflits qui en découlent après mais ça vaut le coup, tu ne penses pas ? Mieux vaut être le vilain petit canard que de se marier.
Enfin, son avis à lui était surtout extrêmement tranché parce qu'il ne désirait ni être en couple, ni se marier alors c'était plus facile. Je n'ai jamais eu trop de problèmes avec ça, sûrement parce que je suis un homme, mais quand tu donnes un avis tranché, les gens finissent par s'y plier. Il renfila au souvenir. Il suffit soit d'être assez insupportable, soit de les choquer suffisamment. Mes parents ne m'avaient jamais parlé de mariage avant que je sois en études supérieures, et quand ma mère a décidé de me trouver une gentille avocate, je leur ai rapporté mon... mon copain, de l'époque, va-t-on dire, et ma vision du mariage. Charlie avait été son copain devant les gens, mais Cinaed n'était pas sûr de l'avoir vraiment considéré comme tel. Je dirais pas que c'est facile de refuser de se plier à l'avis de ses parents, surtout que je ne connais pas ta situation, mais ça vaut le coup. Il fredonna tranquillement. De toute façon, tu ne dois plus avoir que deux ou trois ans à plier, n'est-ce pas ? Après, tu pourras faire ce que tu veux. Tu as deux choix : faire profil bas et tout casser une fois que tu seras majeure, ou leur expliquer dès à présent ton point de vue. J'ai choisi la deuxième option avec mes parents parce qu'il me semblait que c'était le plus logique. Je n'ai jamais été du genre à accepter l'avis des autres avant le mien, mais je suppose que dans certaines situations, c'est nécessaire.
Il se redressa et se pencha vers l'arrière pour s'étirer. Soit ça passe, soit tu te feras déshériter. Il n'allait pas lui faire miroiter monts et merveilles : il y avait de fortes chances que le fait de se lever contre sa famille lui apporte des ennuis mais bon. Son propre plaisir devait passer avant tout. C'est toujours mieux que de passer sa vie à faire quelque chose que tu ne veux pas faire. Crois moi, tu seras bien plus heureuse sans le sous mais avec une vraie passion, que blindée aux as mais bloquée dans une vie monotone. Il lui fit un clin d'œil, leva son verre vers elle et le vida finalement. Il avait forcé contre l'avis de ses parents pour son métier, puis pour sa façon de vivre sa vie. Il n'avait pas été déshérité mais avait simplement ignoré ses parents quelques années et leur argent avec : il avait voulu prouver qu'il pouvait s'en sortir seul et son ego l'avait bloqué dans cette direction. Il avait repris contact, véritablement, avec eux quelques semaines plus tôt et avait enfin accepté de l'aide financière pour sa boutique. Il s'était pris quelques remarques, comme d'habitude, sur le fait qu'artiste ce n'était pas un vrai métier mais au moins ses parents avaient fini par comprendre qu'il ne changerait pas d'avis. Sa mère avait abandonné l'idée de le voir devenir un jour un grand avocat, même si elle continuerait de se plaindre de son choix pendant les années à venir.
Sa situation n'était en rien comparable avec le fait d'être déshérité et il avait conscience qu'il avait fait un choix de lui-même, mais il pouvait dire quelque chose d'important : l'argent n'achetait pas la passion. C'était facile pour lui qui avait toujours apporté peu d'importance aux galions et à l'or, mais c'était une vérité claire.
Il avait eu de la chance, du début à la fin mais il savait quelque chose au fond de lui : si personne n'avait pu l'aider pour l'achat de sa boutique alors il aurait juste continué à économiser pendant encore dix ans pour avoir assez d'argent et prendre un prêt deux fois plus élevé. Peut-être même que la joie d'avoir réuni une somme suffisante aurait été décuplée, d'ailleurs. L'argent c'est cool, et on en a tous besoin, mais on fini toujours par en avoir assez pour faire ce qu'on veut. Et si on en a pas assez, on s'endette. Mais bon, plein de gens vivent avec des dettes en étant heureux. Je prendrais sûrement des années à rembourser la mienne, parce que j'essaie d'acheter une boutique, mais si ça me permet de faire un truc que je veux, ça vaut le coup. Je vois ça un peu comme payer une pension à l'univers pour me laisser vivre comme je l'entends. De toute façon, l'argent ça sert à être dépensé : je me fiche pas mal de le donner à une banque au lieu de le garder pourrir sur un compte.
Présence normale - Tutoyez moi !
C'était d'ailleurs la seule chose qui le dérangeait dans le monde politique sorcier : tous les politiciens n'étaient que de vieux croûtons. Quand bien même l'expérience de vie était plus longue chez les sorciers, cela semblait incohérent de laisser des gens qui n'avaient plus qu'une dizaine ou vingtaine d'année à vivre avec tous leurs neurones décider pour des gens qui en avaient encore 60 ans devant eux. Cinaed se voyait mal prendre des décisions qui l'affecteraient trois fois moins longtemps à la place de petits jeunes. Pour une image plus graphique : Cinaed ne comprenait pas pourquoi on laissait aux vieux le choix d'un jeu de société alors qu'ils se coucheraient à 18h et que les petits enfants devraient jouer jusqu'à minuit.
Cela dit, il n'avait jamais fait la remarque à voix haute et ne comptait pas le faire. S'il était né dans une famille moins riche, ou qu'il avait eu moins de chance dans la vie alors peut-être qu'il aurait été plus à même de manifester ses envies clairement mais à la place il se contentait de vivre sa vie. Il savait qu'il n'était pas vraiment touché par les questions politiques et préférait donc les ignorer. De toute façon, même s'il était touché pas quelque chose, Cinaed ferait comme il avait toujours fait : il s'adapterait. Il vivait tellement enfoncé dans sa tête que l'état du monde autour de lui ne le touchait plus vraiment. Tant qu'il pouvait continuer à sculpter, alors il serait heureux.
Beaucoup seraient mécontents d'une telle apathie, mais Cinaed vivait bien comme ça. Ewan était politisé pour deux, après tout : si l'ébéniste choisissait d'éviter scrupuleusement tous les combats, Ewan, lui, se jetait à corps perdu dedans. C'était sûrement dû au fait que Ewan savait ce que c'était de vivre difficilement : il n'avait pas été élevé dans la soie et dans l'argent. C'était pas étonnant qu'il s'intéresse plus aux difficultés des autres et aux gens qui avaient des soucis financiers. Pour les autres combats qu'il menait, Cinaed imaginait juste qu'il le faisait pour sa famille. Il aidait les nés-moldus, parce qu'il savait ce que c'était de vivre entouré de gens qui vous trouvaient différents, il était féministe parce qu'il avait une femme et une fille à qui il souhaitait d'avoir une longue et belle vie. Cinaed, lui, il n'avait personne, et pas assez d'expérience pour vraiment comprendre l'importance de tout cela.
Alors, quand on lui demandait pourquoi il se fichait de la politique en général, il répondait toujours qu'il se fichait des états d'âme des autres, et qu'il n'avait pas l'énergie de s'intéresser à tout ça. Toute sa vie était tournée vers son art, et il lui restait à peine assez de temps dans ses journées pour manger et sortir un peu prendre l'air. Militer serait trop chronophage pour lui, et ça ne servirait à rien actuellement : à quoi servirait un militant qui ne comprenait pas les choses pour lesquelles il se battait ? Cinaed partait simplement du principe qu'il ne pouvait pas se battre pour des causes qui ne le touchaient pas. Ainsi, il ne se considérait ni féministe, ni pro-moldu. Après tout, il n'était ni une femme, ni un né-moldu. Ce n'était pas à lui de décider ce qu'une femme avait le droit de faire ou pas, ou combien de jours elle devait avoir par an de congé, ou de combien de temps devait durer un congé maternité.
Cependant, ce n'était pas parce qu'il n'était pas militant qu'il était intolérant. Il ne dépensait pas d'énergie pour se battre, mais il trouvait les gens stupides d'en dépenser pour retirer des droits aux autres. Cinaed partait du principe qu'un humain restait un humain : peu lui importait son statut de sang, son orientation ou son genre. Il voyait tout le monde de la même manière et ne comprenait pas comment on pouvait trouver des différences. Pire encore, comment on pouvait utiliser ces différences pour mettre de côté certaines personnes. Ca lui semblait illogique au possible, alors il partait du principe que peu de gens devaient le faire. Comme à chaque fois, il prenait son cas pour une généralité : si lui trouvait ça idiot, alors les autres devaient bien le penser aussi, non ?
Ainsi, quand il répondit à l'autre, il émit simplement un avis objectif. Dans le fond, il se fichait pas mal de son accoutrement, lui, elle aurait pu même se balader nue si elle le souhaitait qu'il n'aurait rien trouvé à redire. Il se souvenait juste de quelques expériences désagréables et, en tant qu'adulte, se devait de les partager : c'était bien beau d'avoir des idées, mais Cinaed trouvait qu'il était plus utile de les partager sans se mettre en danger. Je n'en pense rien, mais tu devrais faire plus attention à ce que tu portes dans un bar comme celui-ci. Malgré ce que tu penses, tu ne fais pas ce que tu veux. Enfin, pas à moins de vouloir finir blessée. Il haussa les épaules et ajouta, quelques secondes après : C'est bien triste que ce soit à toi de faire des efforts, mais si tu attends des autres qu'ils se comportent bien, tu seras déçue. Surtout avec de l'alcool : il est toujours plus facile de mal se comporter que d'être quelqu'un de bien.
Il se comptait dans le lot : il avait conscience de ne pas être quelqu'un de foncièrement bien. Il était trop égoïste et égocentrique pour l'être, mais il avait ses limites et elles étaient claires : ne jamais faire de mal intentionnellement aux autres. Quand il se retrouvait à être le méchant de l'histoire, c'était toujours pour quelque chose qu'il n'avait pas voulu faire. On pouvait lui reprocher de ne pas faire attention aux sentiments des autres, mais pas de les blesser physiquement ou de les agresser. Il avait fait du mal à ses partenaires par le passé, mais c'étaient quelques cœurs brisés par des attentes irréalisables et pas des bleus. Malheureusement, certains se fichaient pas mal des conséquences. Cinaed essayait d'être une bonne personne même s'il n'y parvenait pas tout le temps : c'était la différence nette entre lui et les autres. Cependant, il se demandait parfois si tout ne serait pas plus simple s'il décidait de se ficher de l'avis des gens. S'il n'avait pas envie de garder Ewan près de lui, deviendrait-il quelqu'un d'horrible ? Sûrement. Quand on ne comprenait pas les sentiments des autres ou la bienséance sociale et qu'il n'y avait personne pour nous garder sur le droit chemin, on dérivait forcément. Il remercierait Ewan pour ça un jour. S'il s'en souvenait d'ici une heure. Ewan lui avait dit un jour qu'il n'était pas fait pour les introspections et il avait raison : au lieu de continuer à réfléchir, il décida donc de prendre une longue gorgée de sa boisson. La brûlure de l'alcool effaça rapidement tout ses doutes.
L'art moderne c'est particulier, je ne suis pas fan. Enfin, il serait plus exact de dire que je ne comprends pas, surtout. Je préfère la sculpture classique. Après réflexion, peut-être qu'elle parlait plus de peinture, ou de danse... mais Cinaed se fichait un peu de ces arts là alors parler de sculpture était plus intéressant. Il replia ses bras sur le comptoir, repoussant son verre à moitié plein sur le côté et posa son menton sur ses bras nus. La chair de poule parcourait sa peau mais ça ne le dérangeait pas particulièrement. Il faut une sacrée force pour hisser son poids. dit-il simplement mais sans chercher à remettre en question l'affirmation selon laquelle elle en serait capable. Elle pourrait prendre la remarque comme un compliment : c'en était presque un, caché derrière une remarque objective. Tu as de la chance d'être assez fine : avec un physique comme le mien c'est bien plus difficile même avec de la force dans les bras. Il lui semblait qu'il pourrait la casser en soufflant dessus, mais les apparences étaient parfois trompeuses. C'était rassurant de savoir qu'elle avait de la force, d'un côté : elle n'était pas sortie de chez elle parfaitement sans défense. Un bon coup de poing ça servait toujours, surtout quand on avait pas de baguette.
Il fit un nouveau sourire aux quelques phrases qui sortirent de la bouche de la plus jeune par la suite mais sans chercher à répondre. Il apprécia simplement la répartie de l'autre et sa compagnie et décida de reprendre la parole uniquement après qu'elle ai commencé à parler de mariage. On peut survivre sans savoir faire à manger rigola-t-il doucement. Ce n'était pas pour l'encourager à fuguer de chez elle totalement, mais comme elle partageait des choses sur elle, il lui semblait juste de faire l'inverse. Je me nourris essentiellement de ces boites en métal, ce n'est pas idéal mais ça fonctionne. Il n'arrivait plus à se souvenir du mot moldu, mais ce n'était pas très grave. Personne ne ferait attention, n'est-ce pas ? Au pire, il passerait pour l'idiot du village mais il en avait assez l'habitude.
C'était peut-être un peu la loose de ne pas savoir cuisiner à presque quarante ans et de le partager si facilement mais il n'avait jamais trop eu l'occasion d'apprendre. Il était passé de Poudlard à une soif de sculpter qui prenait tout son temps, à vivre chez ses parents puis chez Ewan. Et, aujourd'hui, il vivait dans un appartement dont il n'allumait les plaques capricieuses que pour faire bouillir de la soupe. Il doutait que la ventilation installée soit efficace et de mémoire, de la moisissure se cachait derrière son four comme dans la salle de bain. Il devrait sûrement un jour faire l'effort de tout nettoyer mais ça lui semblait inutile : les peu de fois où Ewan le faisait à sa place, ça ne restait jamais propre très longtemps. La meilleure idée serait de déménager mais tant qu'il n'aurait pas sa boutique, c'était hors de question de dépenser un seul sous supplémentaire pour se loger. Il avait un toit sur la tête, ça lui suffisait, surtout pour le peu de temps qu'il y passait.
Sa toux coupa sa prochaine phrase alors il choisit de faire une pause et de réfléchir un peu plus à ses mots alors qu'il changeait ses tapes dans le dos contre de petits cercles apaisants avant de retirer sa main. Désolé, je ne voulais pas te faire mal. Il renifla de rire au surnom que l'adolescente avait adopté avant de reprendre la parole. Je suis presque sûr que tu n'es pas obligée de te marier si tu ne le désires pas. On est plus au dix huitième siècle. Même chez les sorciers, c'était toujours possible de refuser. Enfin, il supposait : il n'était pas sang pur donc il avait refusé simplement, mais il ne savait pas trop comment ça se passait dans les familles plus haut placée. Il observa les bouteilles remplissant les étagères derrière le comptoir et fredonna doucement. Ca fait peur de décevoir la famille, et tous les conflits qui en découlent après mais ça vaut le coup, tu ne penses pas ? Mieux vaut être le vilain petit canard que de se marier.
Enfin, son avis à lui était surtout extrêmement tranché parce qu'il ne désirait ni être en couple, ni se marier alors c'était plus facile. Je n'ai jamais eu trop de problèmes avec ça, sûrement parce que je suis un homme, mais quand tu donnes un avis tranché, les gens finissent par s'y plier. Il renfila au souvenir. Il suffit soit d'être assez insupportable, soit de les choquer suffisamment. Mes parents ne m'avaient jamais parlé de mariage avant que je sois en études supérieures, et quand ma mère a décidé de me trouver une gentille avocate, je leur ai rapporté mon... mon copain, de l'époque, va-t-on dire, et ma vision du mariage. Charlie avait été son copain devant les gens, mais Cinaed n'était pas sûr de l'avoir vraiment considéré comme tel. Je dirais pas que c'est facile de refuser de se plier à l'avis de ses parents, surtout que je ne connais pas ta situation, mais ça vaut le coup. Il fredonna tranquillement. De toute façon, tu ne dois plus avoir que deux ou trois ans à plier, n'est-ce pas ? Après, tu pourras faire ce que tu veux. Tu as deux choix : faire profil bas et tout casser une fois que tu seras majeure, ou leur expliquer dès à présent ton point de vue. J'ai choisi la deuxième option avec mes parents parce qu'il me semblait que c'était le plus logique. Je n'ai jamais été du genre à accepter l'avis des autres avant le mien, mais je suppose que dans certaines situations, c'est nécessaire.
Il se redressa et se pencha vers l'arrière pour s'étirer. Soit ça passe, soit tu te feras déshériter. Il n'allait pas lui faire miroiter monts et merveilles : il y avait de fortes chances que le fait de se lever contre sa famille lui apporte des ennuis mais bon. Son propre plaisir devait passer avant tout. C'est toujours mieux que de passer sa vie à faire quelque chose que tu ne veux pas faire. Crois moi, tu seras bien plus heureuse sans le sous mais avec une vraie passion, que blindée aux as mais bloquée dans une vie monotone. Il lui fit un clin d'œil, leva son verre vers elle et le vida finalement. Il avait forcé contre l'avis de ses parents pour son métier, puis pour sa façon de vivre sa vie. Il n'avait pas été déshérité mais avait simplement ignoré ses parents quelques années et leur argent avec : il avait voulu prouver qu'il pouvait s'en sortir seul et son ego l'avait bloqué dans cette direction. Il avait repris contact, véritablement, avec eux quelques semaines plus tôt et avait enfin accepté de l'aide financière pour sa boutique. Il s'était pris quelques remarques, comme d'habitude, sur le fait qu'artiste ce n'était pas un vrai métier mais au moins ses parents avaient fini par comprendre qu'il ne changerait pas d'avis. Sa mère avait abandonné l'idée de le voir devenir un jour un grand avocat, même si elle continuerait de se plaindre de son choix pendant les années à venir.
Sa situation n'était en rien comparable avec le fait d'être déshérité et il avait conscience qu'il avait fait un choix de lui-même, mais il pouvait dire quelque chose d'important : l'argent n'achetait pas la passion. C'était facile pour lui qui avait toujours apporté peu d'importance aux galions et à l'or, mais c'était une vérité claire.
Il avait eu de la chance, du début à la fin mais il savait quelque chose au fond de lui : si personne n'avait pu l'aider pour l'achat de sa boutique alors il aurait juste continué à économiser pendant encore dix ans pour avoir assez d'argent et prendre un prêt deux fois plus élevé. Peut-être même que la joie d'avoir réuni une somme suffisante aurait été décuplée, d'ailleurs. L'argent c'est cool, et on en a tous besoin, mais on fini toujours par en avoir assez pour faire ce qu'on veut. Et si on en a pas assez, on s'endette. Mais bon, plein de gens vivent avec des dettes en étant heureux. Je prendrais sûrement des années à rembourser la mienne, parce que j'essaie d'acheter une boutique, mais si ça me permet de faire un truc que je veux, ça vaut le coup. Je vois ça un peu comme payer une pension à l'univers pour me laisser vivre comme je l'entends. De toute façon, l'argent ça sert à être dépensé : je me fiche pas mal de le donner à une banque au lieu de le garder pourrir sur un compte.
2718.
Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
Liqueurs et leçons dans un bar miteux
Tu avais beau en soi être d'accord avec ce que le papi disait, il valait mieux faire attention à ce qu'on portait en sortant tard le soir dans les quartier quelque peu perdu de Londres si l'on voulait éviter les mauvaises rencontres, quoi que non, si l'on voulait sortir tout court. Car en soi peu importait bien l'endroit ou bien l'heure de la journée les fait divers ne cessaient de défiler et c'en était même devenu une banalité. Cependant tu avais décidé de ne pas céder. En faisant cela tu prenais bien sur un risque. Le risque de faire ces fameuses mauvaises rencontre et de toi aussi terminer dans les faits divers d'un pauvre journal moldu mais tu trouvais que ça valait le coup de prendre le risque, de se battre à son échelle. Après tout ce n'était pas ta faute si des vieux de l'âge de ton père te regardaient étrangement, ils n'avaient qu'à mieux se tenir. Et tu n'allait certainement pas changer ta manière de penser, ta manière de t'habiller ou ta manière d'être en règle générale pour quatre pauvres cons.
Ça c'est quelque chose dont tu es très fière et dont je suis très fière aussi, tu ne changes pas pour plaire aux autres. Ou du moins tu changes très peu car il est vrai qu'il est en soi impossible de ne pas céder du tout à la pression sociale. On change tous forcément au moins un petit peu pour convenir un peu plus aux normes de la société, aux attendus de nos amis, de notre entourage ou bien de notre famille. Mais tu restes robuste et même si parfois cela te coute plus que cela t'apporte sur le moment de ne pas changer tes valeurs pour éviter un conflit ou une discussion harassante tu le fais, tu passes à travers car tu te dis que bien que sur le moment ce soit épuisant, que ce puisse avoir des conséquences assez peu agréables sur un futur proche, ce ne sera jamais aussi douloureux que de te voir t'éloigner de qui tu es et de tes valeurs pour une simple raison de facilité. Tu es qui tu es, tu dis ce que tu penses quand bien même on ne te l'a pas demandé et ceux à qui ça ne plait pas n'ont qu'à aller se tartiner le derrière avec du beurre de cacahuète et puis c'est tout.
Écoutes je pense que je peux prendre le risque d'être blessée pour ne pas abandonner qui je suis et ce que j'aime faire et être mais bon c'est personnel hein.
Bien sur tu n'avais pas envie d'être blessée et tu ne comptais certainement pas faire le tour des rues les plus mal fréquentées du quartier dans le but de faire une mauvais rencontre et ensuite de partir courir dans les jupons de ta mère "oh non le monsieur il était méchant avec moi" et au contraire les mauvaises rencontres te terrifiaient mais tu étais prête à en affronter une ou deux afin de ne pas perdre une partie de ton identité.
Oui bah justement j'ai décidé de ne plus compter sur les autres, c'est pour ça que je veux être pleinement moi pour ne regretter aucune décision... Mais même Hulk a le droit à ses moments de faiblesse nan?
Tu essayais d'être tout le temps la meilleure version de toi même, la plus forte possible dans tous les domaines. Sur tous les pans possibles. Sur le plan émotionnel tu voulais toujours être là pour les autres, faire en sorte qu'ils se sentent le mieux possible pendant que tu t'interdisait à toi même de pleurer en public, tu tentais toujours d'aller vers les autres, de leur apporter un sourire, un petit rayon de soleil pour illuminer leur journée. Pour les cours aussi, tu travaillais d'arrache pied, plus que ne devrait normalement le faire une simple adolescente de quinze ans mais tu avais à cœur d'être la meilleure. Tu t'investissais aussi dans tous les clubs possibles et imaginables à Poudlard. Tu étais en formation animagus ce qui te demandait un temps considérable, tu participais aux courses de balais, tu étais membre de l'équipe de quidditch et afin d'être la meilleure et de ne pas pénaliser les autres membres de ton équipe tu es également aller t'entrainer seule et courir sur ton temps libre pour ne pas perdre la forme. Tu chantes dans le cœur aussi, et puis tu continue à aller filer quelques coups de main à l'équipe de cheerleading à ton amie Cheryl. Puis j'avais oublié tu participes aussi aux session d'entrainements du club de duel tous les mercredi, puis tu t'occupes de Toki comme une vraie mère, tu envoies des lettres à ta famille, tu donnes des cours de musique à ton cousin et tu apprends deux langues en même temps. Forcément tu es toujours occupée physiquement comme mentalement alors tu n'as pas le temps de craquer ou de réfléchir à ce qui allait ou ce qui n'allait pas dans ta vie et dès que les vacances arrivaient, que la pression redescendaient et que tu te retrouvais face à toi même et à tes soucis personnels comme familiaux il t'arrivait de craquer, de pleurer, d'éclater en sanglot même. Ou bien comme aujourd'hui de filer en douce de chez toi afin de te rendre dans le premier bar que tu puisses trouver habillée d'un simple pyjama avec le seul but de boire jusqu'à mal. Ce qui n'est absolument pas une activité normale pour une adolescente de quinze ans. Tu es censée dormir, ou bien écrire une lettre à tes amies sur les dernier mec que tu as vu dans la rue ou bien te faire les ongles... quoi que tu détestes te faire les ongles mais tu vois ce que je veux dire, tu aurais pleins d'activités adaptées aux personnes de ton âges à faire plutôt que de te trouver ici à tenter de boire un cocktail qui au final n'est même pas si bon à discuter avec un homme qui a au moins le double de ton âge
Nan mais je me moquais de toi j'y connais que dalle en art contemporain. Ma connaissance en arts se résume aux petites statues de bois qu'on sculpte en atelier après les cours et aux tableaux qui sont affichés dans les couloirs.
Ah il avait vraiment cru ta petite histoire sur l'art contemporain? Grand bien lui en face, cela voulait surement dire que tu étais crédible quand tu mentais. Tu pourrais peut être utiliser ce talent plus tard pour tenter d'expliquer à ta mère ou tu étais partie cette nuit quand en se réveillant elle retrouverait ton lit vide. Ou bien pour expliquer à ton petit frère pourquoi son jouet préféré avait disparu. Tu pourrais lui dire que c'est le chien qui l'avait mangé, car tu n'avais pas le cœur de lui dire que c'est toi qui avait marché dessus et qui l'avait brisé, et que tu n'osais pas demande à maman de lancer un Reparo dessus car tu n'osais pas toi même le faire de peur de te rater. Quoi que non il te fallait chercher une autre excuse car vous n'aviez pas de chien. Finalement tu n'était pas une si bonne menteuse que ça en fait. Mais tu allais tout de même tenter le coup avec ton frère car il était si doux, si fragile que tu ne pouvais t'empêcher de vouloir le protéger.
Il était vraiment ton contraire pour le coup, là ou tu étais miss grande gueule, qui affronterai le reste du monde sans cligner des yeux, lui était du genre timide, incapable de soutenir un regard ou d'avoir une discussion sans mouvements parasites. Il était hypersensible, pouvait pleurer pour tout et n'importe quoi, du positif comme du négatif ce qui donnait parfois des situations quelques peu amusantes, comme la fois ou il avait laissé le frigo ouvert toute la nuit car il était persuadé que les yaourts avaient peur du noir. C'était un petit garçon adorable mais avec lequel il était difficile d'entretenir des relations. Il se renfermait très vite sur lui même, avait rarement envie de parler et quand c'était le cas il ne savait pas bien trop quoi dire.
Cependant malgré tout ça Melody aimait son petit frère de toutes ses forces et faisait tout ce qui était en son pouvoir pour le protéger. Et il en aurait bientôt besoin de protection car a la rentrée il faisait son entrée à Poudlard et se retrouver dans une école comme celle ci avec autant de monde et d'agitation serait surement très dur pour le jeune garçon et tu ne pourrais pas faire grand chose. En tout cas tant que tu pouvais faire quelque chose pour lui tu le faisais et c'est aussi pour cela que tu prenais autant sur toi avec ta famille même si elle n'était pas des plus tendres avec toi. Parce que toi tu étais capable d'encaisser et que si tu envoyais tout balader, si tu t'écrasais en pleurant ta mère et ta grand mère auraient vite fait de se tourner vers ton petit frère qui ne pouvait absolument pas encaisser ne serait ce que le centième de ce qu'elles te faisaient subir.
Tu ne me crois pas c'est ça? Attends je te montre comment je suis balaise.
Pour partir sur une note plus joyeuse et faire s'envoler ces mauvaises pensées tu te levais de ta chaise et te posais au sol en position de gainage et pour prouver au vieux shnok que bien que tu sois une fille et bien que physiquement on aurait pu te confondre avec un phasme ou une brindille à perruque tu étais sacrément musclée tu commençais à enchainer quelques pompes avec une facilité déconcertantes. Après effectivement tu en faisais souvent afin de garder la forme pour le quidditch, les courses de balai ou bien pour le sport en général. Tu trouvais ça important de garder une bonne hygiène de vie et un corps sain.
Alors impressionné? Je parie que oui je suis juste trop forte.
Ça c'était un des autres mécanismes de défense contre les autres et contre la critique que tu avais développé. Tu te faisais toujours passer pour la meilleur tu te vantais de chose dont tu n'étais parfois toi même pas convaincue mais tu le disais avec un ton tellement convaincant que les autres étaient forcés d'y croire. Ou bien au moins de croire que toi tu y croyais. C'était ta petite carapace à toi, tu te sentais au fond du trou et mauvaise dans presque tout ce que tu faisais... alors tu agissais comme si tu étais la meilleure dans chacun de ces domaines. Comme disaient les moldus fake it until you make it
Oula non moi j'aime bien trop manger pour réussir à m'en passer. J'ai la chance d'avoir une super cuisinière qui nous prépare des bons petits plats je ne réussirait pas à me nourrir de ça
Oui c'est certain ce n'était pas uniquement pour la cuisine que tu restais avec ta famille. Cela n'aurait aucun sens mais déjà dans un premier temps tu n'allais certainement pas dévoiler tous tes secrets de famille et tes états d'âme à un inconnu dans un bar et puis deuxio c'est sur que la cuisine jouait un rôle. Rôle très très minime mais tu avais un amour pour la nourriture assez impressionnant. Quand les choses n'allaient pas tu aimais te réconforter avec une grande quantité de nourriture, de sucre plus particulièrement. Ce n'était pas une maladie comme chez certaines personnes, non, simplement tu avais l'impression que la nourriture recouvrait ton petit cœur d'un baume et que tout allait mieux après. Et cela ne fonctionnait qu'avec de la bonne nourriture ou bien avec du sucre pur sous forme de chocolat, de petits gâteaux ou de pâtisseries. Ce n'est certainement pas avec sa boite de cassoulets sous vide qui semblaient avoir vécu trois guerres que tu allais panser ton pauvre petit cœur nameho.
Bah on est plus aux dix-huitième siècle c'est sur mais en refusant j'ai bien plus à perdre qu'en acceptant
C'est sur que cela venait totalement se mettre en contradiction avec ce que je disais plus tôt sur le tralala d'accepter d'être blessée pour ne pas renier des parties, mêmes infimes de toi. Le soucis c'est que là il ne s'agissait pas que de toi et que les blessures seraient bien trop profondes. Sans toi tes parents s'en prendraient à Eden, ton petit frère et tu refusais d'être la cause, même indirecte de son malheur. Tu t'étais promis de le protéger et tu allais continuer à le faire peu importe ce que ça te coutait car en soi l'amour des autres était l'une de tes valeurs aussi et tu ne pouvais pas la trahir non plus. C'était un dilemme impossible et tu devais faire avec.
Je comprends mais honnêtement je pense que pour le coup il vaut mieux accepter, vivre une petite vie tranquille de mon côté et avoir une relation cordiale avec lui.
Au final c'est la solution qui te paraissait la plus appropriée. Tu étais sortie justement parce que tu étais en contradiction profonde avec toute cette situation et tu t'apprêtais à dire à ta mère que tu refusais ce mariage mais il a suffit qu'une seule personne commence à tenir le même discours que toi pour que tu te mettes en opposition. En fait tu n'avais aps d'avis fixe sur la question, tu pensais juste le contraire de la personne en face de toi afin de provoquer un conflit. Tu étais tellement perdue.
Il partit ensuite dans un joli petit monologue sur sa vie. C'était assez triste et tu ne savais pas trop comment réagir. Il était bien plus vieux que toi tu ne pouvais pas lui faire un câlin ou une tape sur l'épaule ce serait assez étrange, Et tu ne pouvais pas non plus rester ainsi sans rien faire et sans rien dire ce serait bien trop étrange. Tu souriais juste, après tout il n'avait pas l'air si malheureux que ça de la situation, Quoi que pour finir ainsi accoudé dans un bar à raconter ses états d'âme à une gamine de ton âge c'est que tout ne devait pas tourner rond dans sa caboche mais il n0en parlait pas comme d'une expérience traumatisante et OH, il était gay! Encore un c'est fou, tous les hommes de ton entourage proche ou moins se retrouvaient gay, c'était encore une fois un signe du destin.
J'avoue je me vois mal vivre sans argent. Je suis habituée à un certain luxe et à un train de vie que je ne suis pas prête à abandonner. J'aime ma vie et mon argent
Tu étais prête à parier que le jour ou tu serais privée d'argent tu serais démunie, comme un enfant à qui on vole sa sucette. Tu étais tellement habituée à ton train de vie aisé, à avoir tout ce que tu désirais sans faire le moindre effort que tu te savais incapable de vivre sans cette facilité. Cette facilité matérielle en tout cas car comme je l'ai dit plus tôt tu es loin des clichés de la petite fille qui paye ses professeurs pour obtenir la meilleure note. Non, scolairement tout ce que tu obtenais c'est grâce à la seule sueur de ton front et c'est d'ailleurs une de tes plus grandes fiertés. Mais il y a une grande différence entre réussir à l'école, avoir les meilleures notes et réussir dans la vie, avoir la plus grande maison, être la plus heureuse parce que en soi de ton point de vue la vie n'était qu'une grande course à l'accomplissement, aux trophées et au bonheur.
5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles
Ça c'est quelque chose dont tu es très fière et dont je suis très fière aussi, tu ne changes pas pour plaire aux autres. Ou du moins tu changes très peu car il est vrai qu'il est en soi impossible de ne pas céder du tout à la pression sociale. On change tous forcément au moins un petit peu pour convenir un peu plus aux normes de la société, aux attendus de nos amis, de notre entourage ou bien de notre famille. Mais tu restes robuste et même si parfois cela te coute plus que cela t'apporte sur le moment de ne pas changer tes valeurs pour éviter un conflit ou une discussion harassante tu le fais, tu passes à travers car tu te dis que bien que sur le moment ce soit épuisant, que ce puisse avoir des conséquences assez peu agréables sur un futur proche, ce ne sera jamais aussi douloureux que de te voir t'éloigner de qui tu es et de tes valeurs pour une simple raison de facilité. Tu es qui tu es, tu dis ce que tu penses quand bien même on ne te l'a pas demandé et ceux à qui ça ne plait pas n'ont qu'à aller se tartiner le derrière avec du beurre de cacahuète et puis c'est tout.
Écoutes je pense que je peux prendre le risque d'être blessée pour ne pas abandonner qui je suis et ce que j'aime faire et être mais bon c'est personnel hein.
Bien sur tu n'avais pas envie d'être blessée et tu ne comptais certainement pas faire le tour des rues les plus mal fréquentées du quartier dans le but de faire une mauvais rencontre et ensuite de partir courir dans les jupons de ta mère "oh non le monsieur il était méchant avec moi" et au contraire les mauvaises rencontres te terrifiaient mais tu étais prête à en affronter une ou deux afin de ne pas perdre une partie de ton identité.
Oui bah justement j'ai décidé de ne plus compter sur les autres, c'est pour ça que je veux être pleinement moi pour ne regretter aucune décision... Mais même Hulk a le droit à ses moments de faiblesse nan?
Tu essayais d'être tout le temps la meilleure version de toi même, la plus forte possible dans tous les domaines. Sur tous les pans possibles. Sur le plan émotionnel tu voulais toujours être là pour les autres, faire en sorte qu'ils se sentent le mieux possible pendant que tu t'interdisait à toi même de pleurer en public, tu tentais toujours d'aller vers les autres, de leur apporter un sourire, un petit rayon de soleil pour illuminer leur journée. Pour les cours aussi, tu travaillais d'arrache pied, plus que ne devrait normalement le faire une simple adolescente de quinze ans mais tu avais à cœur d'être la meilleure. Tu t'investissais aussi dans tous les clubs possibles et imaginables à Poudlard. Tu étais en formation animagus ce qui te demandait un temps considérable, tu participais aux courses de balais, tu étais membre de l'équipe de quidditch et afin d'être la meilleure et de ne pas pénaliser les autres membres de ton équipe tu es également aller t'entrainer seule et courir sur ton temps libre pour ne pas perdre la forme. Tu chantes dans le cœur aussi, et puis tu continue à aller filer quelques coups de main à l'équipe de cheerleading à ton amie Cheryl. Puis j'avais oublié tu participes aussi aux session d'entrainements du club de duel tous les mercredi, puis tu t'occupes de Toki comme une vraie mère, tu envoies des lettres à ta famille, tu donnes des cours de musique à ton cousin et tu apprends deux langues en même temps. Forcément tu es toujours occupée physiquement comme mentalement alors tu n'as pas le temps de craquer ou de réfléchir à ce qui allait ou ce qui n'allait pas dans ta vie et dès que les vacances arrivaient, que la pression redescendaient et que tu te retrouvais face à toi même et à tes soucis personnels comme familiaux il t'arrivait de craquer, de pleurer, d'éclater en sanglot même. Ou bien comme aujourd'hui de filer en douce de chez toi afin de te rendre dans le premier bar que tu puisses trouver habillée d'un simple pyjama avec le seul but de boire jusqu'à mal. Ce qui n'est absolument pas une activité normale pour une adolescente de quinze ans. Tu es censée dormir, ou bien écrire une lettre à tes amies sur les dernier mec que tu as vu dans la rue ou bien te faire les ongles... quoi que tu détestes te faire les ongles mais tu vois ce que je veux dire, tu aurais pleins d'activités adaptées aux personnes de ton âges à faire plutôt que de te trouver ici à tenter de boire un cocktail qui au final n'est même pas si bon à discuter avec un homme qui a au moins le double de ton âge
Nan mais je me moquais de toi j'y connais que dalle en art contemporain. Ma connaissance en arts se résume aux petites statues de bois qu'on sculpte en atelier après les cours et aux tableaux qui sont affichés dans les couloirs.
Ah il avait vraiment cru ta petite histoire sur l'art contemporain? Grand bien lui en face, cela voulait surement dire que tu étais crédible quand tu mentais. Tu pourrais peut être utiliser ce talent plus tard pour tenter d'expliquer à ta mère ou tu étais partie cette nuit quand en se réveillant elle retrouverait ton lit vide. Ou bien pour expliquer à ton petit frère pourquoi son jouet préféré avait disparu. Tu pourrais lui dire que c'est le chien qui l'avait mangé, car tu n'avais pas le cœur de lui dire que c'est toi qui avait marché dessus et qui l'avait brisé, et que tu n'osais pas demande à maman de lancer un Reparo dessus car tu n'osais pas toi même le faire de peur de te rater. Quoi que non il te fallait chercher une autre excuse car vous n'aviez pas de chien. Finalement tu n'était pas une si bonne menteuse que ça en fait. Mais tu allais tout de même tenter le coup avec ton frère car il était si doux, si fragile que tu ne pouvais t'empêcher de vouloir le protéger.
Il était vraiment ton contraire pour le coup, là ou tu étais miss grande gueule, qui affronterai le reste du monde sans cligner des yeux, lui était du genre timide, incapable de soutenir un regard ou d'avoir une discussion sans mouvements parasites. Il était hypersensible, pouvait pleurer pour tout et n'importe quoi, du positif comme du négatif ce qui donnait parfois des situations quelques peu amusantes, comme la fois ou il avait laissé le frigo ouvert toute la nuit car il était persuadé que les yaourts avaient peur du noir. C'était un petit garçon adorable mais avec lequel il était difficile d'entretenir des relations. Il se renfermait très vite sur lui même, avait rarement envie de parler et quand c'était le cas il ne savait pas bien trop quoi dire.
Cependant malgré tout ça Melody aimait son petit frère de toutes ses forces et faisait tout ce qui était en son pouvoir pour le protéger. Et il en aurait bientôt besoin de protection car a la rentrée il faisait son entrée à Poudlard et se retrouver dans une école comme celle ci avec autant de monde et d'agitation serait surement très dur pour le jeune garçon et tu ne pourrais pas faire grand chose. En tout cas tant que tu pouvais faire quelque chose pour lui tu le faisais et c'est aussi pour cela que tu prenais autant sur toi avec ta famille même si elle n'était pas des plus tendres avec toi. Parce que toi tu étais capable d'encaisser et que si tu envoyais tout balader, si tu t'écrasais en pleurant ta mère et ta grand mère auraient vite fait de se tourner vers ton petit frère qui ne pouvait absolument pas encaisser ne serait ce que le centième de ce qu'elles te faisaient subir.
Tu ne me crois pas c'est ça? Attends je te montre comment je suis balaise.
Pour partir sur une note plus joyeuse et faire s'envoler ces mauvaises pensées tu te levais de ta chaise et te posais au sol en position de gainage et pour prouver au vieux shnok que bien que tu sois une fille et bien que physiquement on aurait pu te confondre avec un phasme ou une brindille à perruque tu étais sacrément musclée tu commençais à enchainer quelques pompes avec une facilité déconcertantes. Après effectivement tu en faisais souvent afin de garder la forme pour le quidditch, les courses de balai ou bien pour le sport en général. Tu trouvais ça important de garder une bonne hygiène de vie et un corps sain.
Alors impressionné? Je parie que oui je suis juste trop forte.
Ça c'était un des autres mécanismes de défense contre les autres et contre la critique que tu avais développé. Tu te faisais toujours passer pour la meilleur tu te vantais de chose dont tu n'étais parfois toi même pas convaincue mais tu le disais avec un ton tellement convaincant que les autres étaient forcés d'y croire. Ou bien au moins de croire que toi tu y croyais. C'était ta petite carapace à toi, tu te sentais au fond du trou et mauvaise dans presque tout ce que tu faisais... alors tu agissais comme si tu étais la meilleure dans chacun de ces domaines. Comme disaient les moldus fake it until you make it
Oula non moi j'aime bien trop manger pour réussir à m'en passer. J'ai la chance d'avoir une super cuisinière qui nous prépare des bons petits plats je ne réussirait pas à me nourrir de ça
Oui c'est certain ce n'était pas uniquement pour la cuisine que tu restais avec ta famille. Cela n'aurait aucun sens mais déjà dans un premier temps tu n'allais certainement pas dévoiler tous tes secrets de famille et tes états d'âme à un inconnu dans un bar et puis deuxio c'est sur que la cuisine jouait un rôle. Rôle très très minime mais tu avais un amour pour la nourriture assez impressionnant. Quand les choses n'allaient pas tu aimais te réconforter avec une grande quantité de nourriture, de sucre plus particulièrement. Ce n'était pas une maladie comme chez certaines personnes, non, simplement tu avais l'impression que la nourriture recouvrait ton petit cœur d'un baume et que tout allait mieux après. Et cela ne fonctionnait qu'avec de la bonne nourriture ou bien avec du sucre pur sous forme de chocolat, de petits gâteaux ou de pâtisseries. Ce n'est certainement pas avec sa boite de cassoulets sous vide qui semblaient avoir vécu trois guerres que tu allais panser ton pauvre petit cœur nameho.
Bah on est plus aux dix-huitième siècle c'est sur mais en refusant j'ai bien plus à perdre qu'en acceptant
C'est sur que cela venait totalement se mettre en contradiction avec ce que je disais plus tôt sur le tralala d'accepter d'être blessée pour ne pas renier des parties, mêmes infimes de toi. Le soucis c'est que là il ne s'agissait pas que de toi et que les blessures seraient bien trop profondes. Sans toi tes parents s'en prendraient à Eden, ton petit frère et tu refusais d'être la cause, même indirecte de son malheur. Tu t'étais promis de le protéger et tu allais continuer à le faire peu importe ce que ça te coutait car en soi l'amour des autres était l'une de tes valeurs aussi et tu ne pouvais pas la trahir non plus. C'était un dilemme impossible et tu devais faire avec.
Je comprends mais honnêtement je pense que pour le coup il vaut mieux accepter, vivre une petite vie tranquille de mon côté et avoir une relation cordiale avec lui.
Au final c'est la solution qui te paraissait la plus appropriée. Tu étais sortie justement parce que tu étais en contradiction profonde avec toute cette situation et tu t'apprêtais à dire à ta mère que tu refusais ce mariage mais il a suffit qu'une seule personne commence à tenir le même discours que toi pour que tu te mettes en opposition. En fait tu n'avais aps d'avis fixe sur la question, tu pensais juste le contraire de la personne en face de toi afin de provoquer un conflit. Tu étais tellement perdue.
Il partit ensuite dans un joli petit monologue sur sa vie. C'était assez triste et tu ne savais pas trop comment réagir. Il était bien plus vieux que toi tu ne pouvais pas lui faire un câlin ou une tape sur l'épaule ce serait assez étrange, Et tu ne pouvais pas non plus rester ainsi sans rien faire et sans rien dire ce serait bien trop étrange. Tu souriais juste, après tout il n'avait pas l'air si malheureux que ça de la situation, Quoi que pour finir ainsi accoudé dans un bar à raconter ses états d'âme à une gamine de ton âge c'est que tout ne devait pas tourner rond dans sa caboche mais il n0en parlait pas comme d'une expérience traumatisante et OH, il était gay! Encore un c'est fou, tous les hommes de ton entourage proche ou moins se retrouvaient gay, c'était encore une fois un signe du destin.
J'avoue je me vois mal vivre sans argent. Je suis habituée à un certain luxe et à un train de vie que je ne suis pas prête à abandonner. J'aime ma vie et mon argent
Tu étais prête à parier que le jour ou tu serais privée d'argent tu serais démunie, comme un enfant à qui on vole sa sucette. Tu étais tellement habituée à ton train de vie aisé, à avoir tout ce que tu désirais sans faire le moindre effort que tu te savais incapable de vivre sans cette facilité. Cette facilité matérielle en tout cas car comme je l'ai dit plus tôt tu es loin des clichés de la petite fille qui paye ses professeurs pour obtenir la meilleure note. Non, scolairement tout ce que tu obtenais c'est grâce à la seule sueur de ton front et c'est d'ailleurs une de tes plus grandes fiertés. Mais il y a une grande différence entre réussir à l'école, avoir les meilleures notes et réussir dans la vie, avoir la plus grande maison, être la plus heureuse parce que en soi de ton point de vue la vie n'était qu'une grande course à l'accomplissement, aux trophées et au bonheur.
5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles
Liqueurs et leçons dans un bar miteux
Il observa l'autre pendant quelques secondes sans rien dire. Elle lui rappelait Ewan, surtout dans ses jeunes années. Il avait toujours été du genre à se lever contre le système et à dire tout haut ce qu'il n'appréciait pas. Cinaed était beaucoup plus passif : il laissait tout lui couler sur la peau comme une mauvaise pluie. Son ami était du genre à sortir ses bottes et son parapluie et à marcher contre le vent. L'ébéniste fit un sourire simple à l'adolescente avant de lever une main pour lui ébouriffer les cheveux. Elle était jeune, encore, c'était normal qu'elle soit fougueuse comme ça. Elle s'assagirait avec le temps, soit à cause de mauvaises expériences soit quand elle comprendrait qu'il y avait de meilleures façons de faire que de se mettre en danger. Tu as raison de ne pas te laisser faire si c'est important pour toi, mais fais attention. Il n'avait pas grand chose à lui dire de plus : ils n'avaient pas la même vision des choses et Cinaed n'était personne pour la forcer à changer d'avis. Surtout qu'à son âge, plus les gens forçaient, moins vous les écoutiez. Il le savait, il avait été jeune, fut un temps. Et pour être tout à fait honnête, il était toujours un peu comme ça aujourd'hui.
Si tu veux te battre, devient forte ajouta-t-il simplement Et devient plus futée finit-il en lui donnant un petit "poc" du doigt au milieu du front. Tu peux décider de ne pas te laisser faire sans pour autant attirer les emmerdes à toi. A son âge peut-être qu'elle cherchait les cons, instinctivement juste pour pouvoir leur tenir tête mais ce serait rapidement un comportement problématique et dangereux. Sortir dans un pyjama qui ne couvrait pas grand chose faisait partie des comportements "à risques" pour lui, surtout si c'était pour aller dans un bar comme celui-ci. Il ne chercherait pas à lui faire entendre raison plus que ça : elle ne l'écouterait sûrement pas mais ça ne coûtait rien de lui rappeler. Peut-être qu'elle se souviendrait de cette discussion dans quelques mois et que ça lui apporterait quelque chose.
Il prit quelques secondes pour réfléchir à la fin de sa phrase. Elle ne s'en rendait pas forcément compte maintenant mais si elle décidait de prendre le chemin des batailles interminables alors, non, elle ne pourrait pas montrer de faiblesse devant les autres. Devant ses proches peut-être mais pas devant des inconnus. Si elle continuait comme ça, elle devrait vite apprendre à choisir les personnes en face de qui elle pouvait être parfaitement honnête : si elle ne le faisait pas, elle aurait de mauvaises surprises à un moment ou à un autre. En se battant comme une forcenée, elle deviendrait une cible pour ses opposants et si elle leur montrait un peu de faiblesse, ces requins s'engouffreraient dans les fissures de son armure. C'était sûrement aussi en partie à cause de ça que Cinaed avait décidé d'être passif avec tout ça. S'il ne combattait pas, personne ne cherchait à lui faire du mal et il pouvait continuer sa vie sans risquer plus d'emmerdes.
Il décida de taire ces pensées. Quelque chose lui disait qu'entendre tout cela la brusquerait plus qu'autre chose. Il n'en était pas parfaitement certain mais il n'avait pas envie de plomber l'ambiance de la soirée et de la faire se renfermer comme une huître. C'était sympathique de discuter avec elle : elle n'était pas guindée comme certains adultes et n'avait pas non plus peur de dire ce qu'elle pensait comme les autres enfants de son âge. Il espérait qu'elle garderait ce caractère plus tard, Merlin savait que la société actuelle avait besoin de plus de personnes qui se fichaient des conventions sociales.
Alors qu'il s'apprêtait à lever la main histoire de faire signe au barman d'approcher quand l'adolescente utilisa le mot magique. Le mot que Cinaed arrivait à entendre dans le son du vent ou au détour d'une conversation et qui vidait instantanément son cerveau de toutes ses incertitudes et ses questions. Il se tourna à nouveau vers l'autre, si vite qu'il crut entendre ses vieux os craquer, avec un sourire éclatant aux lèvres. Juste ce visage heureux aurait pu éclairer le quartier pour les dix prochaines années. Des statuettes de bois dis-tu ? Il passa tout à fait à côté des tableaux qu'elle avait mentionné - même s'il était persuadé qu'aucune école moldue n'en possédait - et se concentra uniquement sur le fait de ne pas la choper pour la secouer comme un cocotier en attendant que toutes les informations qu'elle possédait sur le travail du bois ne quittent ses lèvres.
Je travaille là dedans indiqua-t-il comme pour expliquer son sourire et les petits tremblements d'énergie nerveuse qui parcouraient ses doigts. C'est bien qu'ils apprennent ça aux gamins, l'artisanat n'est pas assez mis en avant il voulut ajouter "dans le monde moldu" mais s'abstint de le faire à la dernière seconde. Il joua avec une de ses mèches de cheveux, l'observant quelques secondes avant de la replacer derrière son oreille. J'apprécie beaucoup plus le bois que toutes les autres formes d'art. La sculpture sur pierre est agréable à l'œil aussi mais rien ne vaut la couleur et la texture d'une belle essence. Ce n'est pas forcément plus expressif qu'un tableau ou qu'une danse mais c'est quelque chose de tellement plus... palpable.
Il s'étira une autre fois histoire de bouger un peu car rester assit sans mouvement sur un tabouret commençait à le rendre nerveux. Une fois bien réinstallé sur l'assise, il se mit à tâter ses poches dans l'espoir de trouver son téléphone. Il avait de nombreuses photos de ce qu'il avait sculpté avec les années. Certaines dataient de la fin de ses études et d'autres de seulement quelques semaines. Avec le rêve d'ouvrir une boutique dont la réalisation approchait de plus en plus, il s'était mis à sculpter comme un dingue pour avoir de quoi vendre dès l'ouverture. La plupart des pièces étaient en sécurité dans la boutique de son futur ex-patron mais d'autres étaient entassées chez lui. Il venait juste de trouver son téléphone quand l'autre reprit la parole. Sortant l'appareil, il écouta seulement d'une oreille la rouquine à ses côtés et se retrouva parfaitement démuni en se tournant vers elle. Mais que foutait-elle par terre ? Un rire bouillonnant passa la barrière de ses lèvres et, plié en deux, il dut faire un effort conscient afin de ne pas glisser du tabouret. Par Circé, Merlin, Morgane et toutes les figures importantes du monde sorcier... Il l'appréciait vraiment cette gamine.
Mais qu'est-ce que tu fous ? réussit-il à hoqueter alors qu'elle se redressait enfin. Malheureusement, sa crise de rire l'avait empêché de filmer la scène mais nul doute qu'il s'en souviendrait longtemps et qu'il continuerait à en rire pendant quelques semaines. Il réussit à reprendre son souffle après quelques longues secondes - peut-être même quelques minutes - à siffler de rire. S'essuyant les yeux, il observa l'autre avec une étincelle amusée dans le regard. Je m'incline devant ta grandeur, madame muscles. C'était impressionnant pour son âge, et ça expliquait pourquoi elle arrivait à retourner chez elle et grimper jusqu'à sa fenêtre mais malheureusement, elle restait une brindille d'un mètre 60 et quelques centimètres. Elle ne ferait pas le poids face à un homme d'un mètre quatre-vingt, alors sa remarque plus tôt sur le fait de devenir plus forte tenait toujours. Peut-être que d'ici quelques années, ses bras auraient doublé de volume et qu'elle pourrait casser la tronche à tous les vieux pervers du coin. Il l'espérait pour elle, en tout cas.
Il fit un geste l'air de dire "laisse tomber" à Geoffrey qui avait observé la scène, effaré. Le pauvre barman n'était pas habitué à ce que ses clients se roulent par terre à même pas 21h. Il lui fallut encore quelques minutes pour calmer sa respiration entièrement et pour que son visage retrouve des teintes beiges plus naturelles que le rouge pétant qu'il avait revêtu juste avant. Une fois cela fait, il reprit un sourire calme et se laissa porter par la conversation jusqu'à trouver quelque chose d'intelligent à répondre. Ils étaient repartis sur quelque chose de plus sérieux.
Tu changes d'avis rapidement dit-il, se faisant plus la remarque à lui-même qu'à l'autre. Pourquoi as-tu envie de te battre pour tout sauf pour ça ? Alors que ça te concerne bien plus que ce que peuvent penser quelques couillons quand ils te regardent. C'est de ta vie dont tu parles, là. Il avait du mal à comprendre l'autre, et encore plus à comprendre la façon dont elle avait retourné sa veste. A quel moment avait elle menti ? Elle avait forcément dit quelque chose qu'elle ne pensait pas, à moindre d'être quelqu'un de stupide. Il ne savait simplement pas faire la différence entre le vrai et le faux et ne savait donc pas si elle avait menti sur son intention d'être elle-même ou sur le fait de ne pas être dérangée par le mariage. Il haussa finalement les épaules en décidant qu'il se fichait pas mal de tout ça, dans le fond. Enfin, c'est toi qui vois. Certaines personnes sont bien heureuses de vivre une vie arrangée et sans appréciation. Il réfléchit quelques secondes avant d'ajouter : Ou du moins elles font bien semblant, alors bon. Je ne peux que te souhaiter une belle vie dans une grande maison avec plein d'enfants à moitié désirés, si c'est le chemin que tu préfères emprunter.
Il avait dit cela sans aucune forme de jugement : si l'autre voulait tout ça dans sa vie, alors qu'elle s'en contente. Ce n'était pas lui qui allait la forcer à faire quelque chose alors qu'il avait bataillé contre ses parents quand ils avaient essayé de faire la même chose avec lui. Cinaed supposait que certaines personnes étaient comme lui avec la politique : elles préféraient ne pas se battre et rester passive parce que c'était plus facile. Cinaed le comprenait très bien pour tout ce qui était manifestation, alors il pourrait le comprendre pour une vie personnelle. Ce n'était pas quelque chose qu'il ferait ou qu'il accepterait pour lui mais si la citrouille était contente de ça... Qui était-il pour juger ?
L'important c'est de prendre la décision que tu regretteras le moins. J'ai décidé de ne pas suivre le parcours de mes parents ou de ne pas chercher leur argent plus que ça parce que j'ai trouvé quelque chose qui en valait la peine. L'art valait tout l'argent du monde. J'ai eu de la chance de grandir avec tout ce que je voulais, mais l'argent n'a jamais été important pour moi. Je m'adapte bien à tout. Que j'habite dans une maison de deux étages ou dans un appartement de 15 mètres carrés moisi du sol au plafond, ça n'a pas d'importance si je peux faire ce que j'aime. Il leva son verre vide vers l'autre avec un petit sourire. Peut-être que toi tu trouveras quelque chose à apprécier dans cette vie là, dans tes hobbies ou quelque chose du genre même si tu ne travailles pas. Il avait l'impression d'avoir très mal jugé l'autre parce qu'il avait vraiment pensé que ce n'était pas son genre mais bon, il lui arrivait souvent de se tromper sur les gens. Il s'en fichait maintenant : les autres étaient souvent trop complexes pour lui alors il ne se rendait pas triste pour quelques suppositions qui s'avéraient fausses.
Il lui fit un clin d'œil On pourra toujours boire un verre si tu finis à te noyer dans l'alcool. Enfin, si je suis encore assez jeune pour digérer l'alcool. Il avait de la chance d'être sorcier et de mieux vieillir que les moldus mais à un moment cela deviendrait suspect. Si d'ici 40 ans, il était encore raisonnablement en forme, la fillette pourrait trouver ça étrange. Les moldus de 80 ans avaient tous l'air en fin de vie, ce serait bizarre de voir un papi descendre deux bouteilles de scotch. Tu veux finir ton verre ou commander autre chose ?
Présence normale - Tutoyez moi !
Si tu veux te battre, devient forte ajouta-t-il simplement Et devient plus futée finit-il en lui donnant un petit "poc" du doigt au milieu du front. Tu peux décider de ne pas te laisser faire sans pour autant attirer les emmerdes à toi. A son âge peut-être qu'elle cherchait les cons, instinctivement juste pour pouvoir leur tenir tête mais ce serait rapidement un comportement problématique et dangereux. Sortir dans un pyjama qui ne couvrait pas grand chose faisait partie des comportements "à risques" pour lui, surtout si c'était pour aller dans un bar comme celui-ci. Il ne chercherait pas à lui faire entendre raison plus que ça : elle ne l'écouterait sûrement pas mais ça ne coûtait rien de lui rappeler. Peut-être qu'elle se souviendrait de cette discussion dans quelques mois et que ça lui apporterait quelque chose.
Il prit quelques secondes pour réfléchir à la fin de sa phrase. Elle ne s'en rendait pas forcément compte maintenant mais si elle décidait de prendre le chemin des batailles interminables alors, non, elle ne pourrait pas montrer de faiblesse devant les autres. Devant ses proches peut-être mais pas devant des inconnus. Si elle continuait comme ça, elle devrait vite apprendre à choisir les personnes en face de qui elle pouvait être parfaitement honnête : si elle ne le faisait pas, elle aurait de mauvaises surprises à un moment ou à un autre. En se battant comme une forcenée, elle deviendrait une cible pour ses opposants et si elle leur montrait un peu de faiblesse, ces requins s'engouffreraient dans les fissures de son armure. C'était sûrement aussi en partie à cause de ça que Cinaed avait décidé d'être passif avec tout ça. S'il ne combattait pas, personne ne cherchait à lui faire du mal et il pouvait continuer sa vie sans risquer plus d'emmerdes.
Il décida de taire ces pensées. Quelque chose lui disait qu'entendre tout cela la brusquerait plus qu'autre chose. Il n'en était pas parfaitement certain mais il n'avait pas envie de plomber l'ambiance de la soirée et de la faire se renfermer comme une huître. C'était sympathique de discuter avec elle : elle n'était pas guindée comme certains adultes et n'avait pas non plus peur de dire ce qu'elle pensait comme les autres enfants de son âge. Il espérait qu'elle garderait ce caractère plus tard, Merlin savait que la société actuelle avait besoin de plus de personnes qui se fichaient des conventions sociales.
Alors qu'il s'apprêtait à lever la main histoire de faire signe au barman d'approcher quand l'adolescente utilisa le mot magique. Le mot que Cinaed arrivait à entendre dans le son du vent ou au détour d'une conversation et qui vidait instantanément son cerveau de toutes ses incertitudes et ses questions. Il se tourna à nouveau vers l'autre, si vite qu'il crut entendre ses vieux os craquer, avec un sourire éclatant aux lèvres. Juste ce visage heureux aurait pu éclairer le quartier pour les dix prochaines années. Des statuettes de bois dis-tu ? Il passa tout à fait à côté des tableaux qu'elle avait mentionné - même s'il était persuadé qu'aucune école moldue n'en possédait - et se concentra uniquement sur le fait de ne pas la choper pour la secouer comme un cocotier en attendant que toutes les informations qu'elle possédait sur le travail du bois ne quittent ses lèvres.
Je travaille là dedans indiqua-t-il comme pour expliquer son sourire et les petits tremblements d'énergie nerveuse qui parcouraient ses doigts. C'est bien qu'ils apprennent ça aux gamins, l'artisanat n'est pas assez mis en avant il voulut ajouter "dans le monde moldu" mais s'abstint de le faire à la dernière seconde. Il joua avec une de ses mèches de cheveux, l'observant quelques secondes avant de la replacer derrière son oreille. J'apprécie beaucoup plus le bois que toutes les autres formes d'art. La sculpture sur pierre est agréable à l'œil aussi mais rien ne vaut la couleur et la texture d'une belle essence. Ce n'est pas forcément plus expressif qu'un tableau ou qu'une danse mais c'est quelque chose de tellement plus... palpable.
Il s'étira une autre fois histoire de bouger un peu car rester assit sans mouvement sur un tabouret commençait à le rendre nerveux. Une fois bien réinstallé sur l'assise, il se mit à tâter ses poches dans l'espoir de trouver son téléphone. Il avait de nombreuses photos de ce qu'il avait sculpté avec les années. Certaines dataient de la fin de ses études et d'autres de seulement quelques semaines. Avec le rêve d'ouvrir une boutique dont la réalisation approchait de plus en plus, il s'était mis à sculpter comme un dingue pour avoir de quoi vendre dès l'ouverture. La plupart des pièces étaient en sécurité dans la boutique de son futur ex-patron mais d'autres étaient entassées chez lui. Il venait juste de trouver son téléphone quand l'autre reprit la parole. Sortant l'appareil, il écouta seulement d'une oreille la rouquine à ses côtés et se retrouva parfaitement démuni en se tournant vers elle. Mais que foutait-elle par terre ? Un rire bouillonnant passa la barrière de ses lèvres et, plié en deux, il dut faire un effort conscient afin de ne pas glisser du tabouret. Par Circé, Merlin, Morgane et toutes les figures importantes du monde sorcier... Il l'appréciait vraiment cette gamine.
Mais qu'est-ce que tu fous ? réussit-il à hoqueter alors qu'elle se redressait enfin. Malheureusement, sa crise de rire l'avait empêché de filmer la scène mais nul doute qu'il s'en souviendrait longtemps et qu'il continuerait à en rire pendant quelques semaines. Il réussit à reprendre son souffle après quelques longues secondes - peut-être même quelques minutes - à siffler de rire. S'essuyant les yeux, il observa l'autre avec une étincelle amusée dans le regard. Je m'incline devant ta grandeur, madame muscles. C'était impressionnant pour son âge, et ça expliquait pourquoi elle arrivait à retourner chez elle et grimper jusqu'à sa fenêtre mais malheureusement, elle restait une brindille d'un mètre 60 et quelques centimètres. Elle ne ferait pas le poids face à un homme d'un mètre quatre-vingt, alors sa remarque plus tôt sur le fait de devenir plus forte tenait toujours. Peut-être que d'ici quelques années, ses bras auraient doublé de volume et qu'elle pourrait casser la tronche à tous les vieux pervers du coin. Il l'espérait pour elle, en tout cas.
Il fit un geste l'air de dire "laisse tomber" à Geoffrey qui avait observé la scène, effaré. Le pauvre barman n'était pas habitué à ce que ses clients se roulent par terre à même pas 21h. Il lui fallut encore quelques minutes pour calmer sa respiration entièrement et pour que son visage retrouve des teintes beiges plus naturelles que le rouge pétant qu'il avait revêtu juste avant. Une fois cela fait, il reprit un sourire calme et se laissa porter par la conversation jusqu'à trouver quelque chose d'intelligent à répondre. Ils étaient repartis sur quelque chose de plus sérieux.
Tu changes d'avis rapidement dit-il, se faisant plus la remarque à lui-même qu'à l'autre. Pourquoi as-tu envie de te battre pour tout sauf pour ça ? Alors que ça te concerne bien plus que ce que peuvent penser quelques couillons quand ils te regardent. C'est de ta vie dont tu parles, là. Il avait du mal à comprendre l'autre, et encore plus à comprendre la façon dont elle avait retourné sa veste. A quel moment avait elle menti ? Elle avait forcément dit quelque chose qu'elle ne pensait pas, à moindre d'être quelqu'un de stupide. Il ne savait simplement pas faire la différence entre le vrai et le faux et ne savait donc pas si elle avait menti sur son intention d'être elle-même ou sur le fait de ne pas être dérangée par le mariage. Il haussa finalement les épaules en décidant qu'il se fichait pas mal de tout ça, dans le fond. Enfin, c'est toi qui vois. Certaines personnes sont bien heureuses de vivre une vie arrangée et sans appréciation. Il réfléchit quelques secondes avant d'ajouter : Ou du moins elles font bien semblant, alors bon. Je ne peux que te souhaiter une belle vie dans une grande maison avec plein d'enfants à moitié désirés, si c'est le chemin que tu préfères emprunter.
Il avait dit cela sans aucune forme de jugement : si l'autre voulait tout ça dans sa vie, alors qu'elle s'en contente. Ce n'était pas lui qui allait la forcer à faire quelque chose alors qu'il avait bataillé contre ses parents quand ils avaient essayé de faire la même chose avec lui. Cinaed supposait que certaines personnes étaient comme lui avec la politique : elles préféraient ne pas se battre et rester passive parce que c'était plus facile. Cinaed le comprenait très bien pour tout ce qui était manifestation, alors il pourrait le comprendre pour une vie personnelle. Ce n'était pas quelque chose qu'il ferait ou qu'il accepterait pour lui mais si la citrouille était contente de ça... Qui était-il pour juger ?
L'important c'est de prendre la décision que tu regretteras le moins. J'ai décidé de ne pas suivre le parcours de mes parents ou de ne pas chercher leur argent plus que ça parce que j'ai trouvé quelque chose qui en valait la peine. L'art valait tout l'argent du monde. J'ai eu de la chance de grandir avec tout ce que je voulais, mais l'argent n'a jamais été important pour moi. Je m'adapte bien à tout. Que j'habite dans une maison de deux étages ou dans un appartement de 15 mètres carrés moisi du sol au plafond, ça n'a pas d'importance si je peux faire ce que j'aime. Il leva son verre vide vers l'autre avec un petit sourire. Peut-être que toi tu trouveras quelque chose à apprécier dans cette vie là, dans tes hobbies ou quelque chose du genre même si tu ne travailles pas. Il avait l'impression d'avoir très mal jugé l'autre parce qu'il avait vraiment pensé que ce n'était pas son genre mais bon, il lui arrivait souvent de se tromper sur les gens. Il s'en fichait maintenant : les autres étaient souvent trop complexes pour lui alors il ne se rendait pas triste pour quelques suppositions qui s'avéraient fausses.
Il lui fit un clin d'œil On pourra toujours boire un verre si tu finis à te noyer dans l'alcool. Enfin, si je suis encore assez jeune pour digérer l'alcool. Il avait de la chance d'être sorcier et de mieux vieillir que les moldus mais à un moment cela deviendrait suspect. Si d'ici 40 ans, il était encore raisonnablement en forme, la fillette pourrait trouver ça étrange. Les moldus de 80 ans avaient tous l'air en fin de vie, ce serait bizarre de voir un papi descendre deux bouteilles de scotch. Tu veux finir ton verre ou commander autre chose ?
2000.
Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
Liqueurs et leçons dans un bar miteux
Tu vois tu devrais arrêter de te plaindre, tu vois, tout ce que tu as à faire c'est avoir une vie normale, avoir des discussions normales avec des gens normaux et toi tu te plains parce que "non mais j'aime pas untel" ou bien parce que "Bidule il est méchant avec moi il veut pas me passer son jouet". Tu aimes bien te dire qu'il n'y a rien d'écrit à l'avance et que c'est à toi de choisir de ta propre destinée, que tu as les clefs de ton avenir en main et que tout ce qui va t'arriver dans le futur dépend de toi et uniquement de toi. Tu te le répètes encore et encore afin de te persuader que ce que tu dis est vrai mais au fond de toi tu sais que c'est faux. Tu as l'illusion d'un choix mais c'est tout.
Tu as le droit à deux formes de malheur, simplement présentés de façon différentes. C'est comme la pilule rouge et la pilule bleue dans Matrix -alors ça c'est moi qui le dit, toi tu n'as jamais vu ne serait ce qu'une télévision ou un écran moldu de près alors tu es loin de connaître leurs incontournables cinématographiques- Tu as d'un côté la petite vie bien rangée ou tu as tout ce dont tu as besoin, tu n'as pas besoin de te battre. Tu as l'argent, l'image sociale, le soutien politique, le confort en soi, la possibilité de ne jamais faire d'effort si tu n'en ressens pas l'envie. Et de l'autre côté tu as une vie d'effort, de labeur acharné avec une petite, une toute petite, une minuscule chance de trouver le bonheur dans ce tas de merde. Le choix était vite fait, tu ne voulais pas prendre le risque de quitter tout ça. Ou bien il fallait le faire discrètement afin de te laisser une chance de revenir à la maison si ton périple dans la plèbe ne se terminait pas bien et que tu avais besoin d'un plan de secours. Car c'est certain que si tu envoyais tout le monde se faire voir, que tu quittais la maison sans plus d'explication et fuyais ton mariage ainsi, tu n'aurais plus jamais ta place dans ta famille. Ils te radieraient surement de l'arbre généalogique et tu pourrais avoir besoin de soutien autant que tu voulais aucun membre de ta famille ne te tendrait jamais plus la maison pour quoi que ce soit.
T'inquiète papi je fais attention
Tu ne t'attardais pas plus sur le sujet, tu avais beau passer un bon moment et être assez à l'aise tu ne te sentais pas assez bien pour lui confier tes pensées les plus personnelles et ce que tu craignais, ce que tu faisais pour te protéger ou ce genre de choses. Est ce que pas assez bien signifiait que tu ne connaissais pas l'homme assez pour être totalement à l'aise avec lui ou bien que tu n'avais pas assez d'alcool dans le sang? Très bonne question et nous le saurons assez rapidement car tu profites du petit moment de silence qui s'est installé pour terminer ton verre d'un seul coup. C'était peut être une très mauvaise idée. Pas peut être même à vrai dire, c'était une très mauvaise idée car bien que tu te sois peu à peu habituée au gout de l'alcool mais tenter d'avaler les quelques gorgées qui restaient dans ton verre en une fois te donna envie de t'étouffer et une fois encore te fit tousser comme un vieux fumeur de soixante ans qui s'enfile un paquet par jour depuis la vingtaine. En somme une grosse toux pas très agréable pour les oreilles et pas très agréable pour ta gorge non plus. C'est que ça brulait cette connerie mine de rien hein. Bon le vieux continuait sur ses conseils de prendre soin de toi... si tu avais voulu faire de la philosophie de comptoir ou te prendre une leçon sur la manière de gérer ton corps ou tes emmerdes tu ne serais pas venu dans un bar pour commander une boisson, il t'aurait suffit de marcher cinquante mètres le long du couloir de ta chambre pour arriver à la suite de ta mère. C'était elle la reine du passif agressif et des leçons de morale à la noix sur des principes qu'elle ne respectait même pas et des valeurs qu'elle n'avait pas.
Heureusement il semblait rapidement se désintéresser de tes petites incartades pour que ses yeux s'illumines quand tu abordais la question des petites statuettes en bois. Apparemment il aimait ça le bois. C'est sur que ça parle pas, il pouvait lui raconter tous ces soucis le morceau de bois ne broncherait pas et ne pourrait faire que l'écouter. Pour quelqu'un qui adorait s'écouter parler ce devait vraiment être le top.
Écoutes il semblerait que la nouvelle génération sache faire quelque chose de ses mains, c'est dingue hein. Nan en vrai c'est vrai c'est nice qu'on ai des travaux manuels aussi.
Enfin la nouvelle génération savait faire quelque chose de ses mains... oui et non. En soi oui dans ta promotion et même dans celles d'en dessous il y avait des gens qui maitrisaient très bien les ciseaux à bois ou bien leur baguette et qui arrivaient à faire des choses assez impressionnantes... mais ce n'était absolument pas ton cas. Tu te débrouillais quoi, tu étais dans la moyenne mais rien de plus. Tu étais particulièrement maladroite et quand tu t'essayais à des travaux manuels tu finissais souvent par te mettre en colère car cela prenait un temps fou, que tu n'arrivais pas à faire ce que tu voulais et que le résultat était bien trop loin de la réalité. Tu en avais eu la preuve à Halloween dernier ou tellement frustrée d'avoir totalement loupé ta citrouille tu avais fini par sauter dessus et par l'écraser sous tes pieds de tout ton poids afin de te défouler. Ce n'était peut être pas la meilleure chose à faire et c'était une gestion discutable de ta colère mais il est vrai que ça fonctionnait du tonnerre. Après avoir cédé à ce petit excès de rage tu te sentis de suite mieux et tu pus recommencer à vivre le fil de ta journée comme si rien de s'était passé quelques minutes plus tôt.
Ah tu travailles papi? Génial écoutes, si tu t'éclates c'est le principal.
Toi c'est sur tu ne pourrais jamais travailler dans l'artisanat. Tu devais faire les deux choses que tu détestais le plus dans ce genre de métier, c'est à dire faire des activités manuelles et de l'artisanat et puis tu devais faire du contact client. Parler avec des gens qui étaient persuadés d'avoir raison et de t'être supérieur pour la bonne et simple raison que c'est eux qui allaient ou pas acheter ton art et te permettre d'augmenter ou pas ton salaire c'était non. Tu aurais envoyé chier ce genre de personne en deux temps trois mouvements et ton commerce aurait rapidement eu la réputation d'être désagréable pour la simple raison que tu disais ce que tu pensais et que tu ne te laissais pas marcher sur les pieds par des pauvres cons. Tu devrais glisser la clef sous la porte en moins de deux mois c'est certain. Tu allais t'en tenir aux créatures magiques ou bien au vol, ou à l'enseignement, ou bien peut être à devenir potioniste... enfin bon tu avais encore le temps de réfléchir à la question mais tu savais qu'il était hors de question que tu te lances dans l'artisanat. Il semblait vraiment passionné par ce qu'il disait. Il avait le même air, le même regard et puis aussi le même ton de voix en parlant de ses sculptures sur bois que celui de ta tante quand elle parlait de ton oncle. Et ta tante aimait vraiment beaucoup ton oncle ce qui voulait dire que papi aimait vraiment beaucoup le bois. Puis vint le temps des pompes et il semblerait que ta démonstration ai fait beaucoup rire Cinaed. Il ne réussissais pas à s'arrêter de rire et bien qu'au début tu te sentis quelque peu offusquée à te demander si il ne te moquais pas de toi son rire était tellement communicatif que te tu retrouvais rapidement à rire toi aussi de la situation après avoir regagné ta place sur la chaise haute que tu avais laissé quelques instants plus tôt. C'est vrai après coup que la situation était assez cocasse et qu'il y avait de quoi rire. Pourtant promis ce n'était pas du au simple cocktail que tu venais de boire, non les effets de celui ci se faisaient encore attendre. C'était juste toi et ta tendance à être quelque peu imprévisible mais au moins disons que ça fait des anecdotes à raconter.
Bah je te montre à quel point je suis trop une bgette musclée. Je suis trop forte tu ne peux que t'incliner devant mon incroyable talent.
Et voilà que la discussion repartait de nouveau sur toi, ta vie, ce que tu devrais ou pourrais faire. Tu savais bien que le but de papi n'était pas de te dire quoi faire. Bien au contraire il te disait encore et encore que ce n'était que son avis et que tu faisais bien ce que tu voulais mais même ça ça commençait à te taper sur le système. Des gens qui avaient un avis sur ce que tu faisais, ce que tu avais fais, ce que tu devais faire il y en avait un paquet et tout le monde te disais ce que tu devrais faire de ta vie sans te laisser réellement le temps de prendre tes décision ni même l'espace nécessaire pour le faire. Tout cela commençait à t'étouffer et tu n'étais pas loin d'envoyer tout le monde promener. De les envoyer promener loin, très très loin de toi de préférence à vrai dire.
J'avoue j'ai pas trop envie d'en cause là maintenant. Des gens qui ont un avis sur ce que je dois faire j'en vois à longueur de journée et si je me suis barrée c'est justement pour essayer de penser à autre chose
Il continuait pourtant dans son "mais fais ce que tu veux" tout en te donnant des arguments qui allaient simplement dans un sens, celui qu'il pensait qui était le meilleur, son avis à lui. Tu l'aimais bien mais pour le coup il commençait à t'énerver un petit peu. Il ne connaissait rien à ta vie alors tu ne voyais pas pourquoi il se permettait de te dire quoi faire sous un couvert de "non mais tu fais ce que tu veux hein, tu choisis dans ton âme et conscience". Il avait fait le choix qu'il te poussait inconsciemment - ou totalement consciemment et de manière subtile simplement- et apparemment tout s'était bien passé pour lui. Tant mieux mais tout le monde n'avait pas cette chance. Enfin cette chance, la vie qu'il te décrivait entre le micro appartement, les boites de conserve et ce genre de choses ne te faisaient pas rêver pour un sou. Tu savais ce que tu voulais et c'était travailler avec les animaux ou les enfants. A vrai dire tu ne voyais pas vraiment la différence entre les deux, c'était pas très grand, ça faisait beaucoup de bruit, ça courrait partout et ça laissait des excrétions en tout genre de partout. Enfin bon là n'est pas la question. Ce qui te rend heureuse c'est ce travail avec les animaux mais pour en profiter autant que tu le souhaites tu as besoin d'argent, et cet argent tu as besoin de l'avoir. Et tu n'as pas d'autre moyen pour accéder à cette grosse somme d'argent que de rester avec ta famille.
Avec plaisir papi. Ne t'en fais pas je suis persuadée que tant que tu seras en vie, même si tu es à l'article de la mort tu auras toujours la motivation de boire un bon verre. Je pense que je vais m'arrêter là moi c'est pas super bon et puis ça me fait rien de tout, je suis déçue ce n'est pas du tout ce qu'on m'avait vendu.
En effet tu avais une image un peu -un peu seulement? j'aurais même dit beaucoup hein mais bon- biaisée de l'alcool, des gens qui s'amusaient, l'alcool ça rendait heureux non? Et puis tu avais l'image des cocktails en bord de plage, Si ça avait de si jolies couleurs c'était censé être bon normalement, mais ce n'était pas du tout le cas. Au contraire même tu t'étais plusieurs fois retrouvée à tousser et tu avais même fini par boire ton verre en cul sec afin de le terminer au plus vite.
5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles
Tu as le droit à deux formes de malheur, simplement présentés de façon différentes. C'est comme la pilule rouge et la pilule bleue dans Matrix -alors ça c'est moi qui le dit, toi tu n'as jamais vu ne serait ce qu'une télévision ou un écran moldu de près alors tu es loin de connaître leurs incontournables cinématographiques- Tu as d'un côté la petite vie bien rangée ou tu as tout ce dont tu as besoin, tu n'as pas besoin de te battre. Tu as l'argent, l'image sociale, le soutien politique, le confort en soi, la possibilité de ne jamais faire d'effort si tu n'en ressens pas l'envie. Et de l'autre côté tu as une vie d'effort, de labeur acharné avec une petite, une toute petite, une minuscule chance de trouver le bonheur dans ce tas de merde. Le choix était vite fait, tu ne voulais pas prendre le risque de quitter tout ça. Ou bien il fallait le faire discrètement afin de te laisser une chance de revenir à la maison si ton périple dans la plèbe ne se terminait pas bien et que tu avais besoin d'un plan de secours. Car c'est certain que si tu envoyais tout le monde se faire voir, que tu quittais la maison sans plus d'explication et fuyais ton mariage ainsi, tu n'aurais plus jamais ta place dans ta famille. Ils te radieraient surement de l'arbre généalogique et tu pourrais avoir besoin de soutien autant que tu voulais aucun membre de ta famille ne te tendrait jamais plus la maison pour quoi que ce soit.
T'inquiète papi je fais attention
Tu ne t'attardais pas plus sur le sujet, tu avais beau passer un bon moment et être assez à l'aise tu ne te sentais pas assez bien pour lui confier tes pensées les plus personnelles et ce que tu craignais, ce que tu faisais pour te protéger ou ce genre de choses. Est ce que pas assez bien signifiait que tu ne connaissais pas l'homme assez pour être totalement à l'aise avec lui ou bien que tu n'avais pas assez d'alcool dans le sang? Très bonne question et nous le saurons assez rapidement car tu profites du petit moment de silence qui s'est installé pour terminer ton verre d'un seul coup. C'était peut être une très mauvaise idée. Pas peut être même à vrai dire, c'était une très mauvaise idée car bien que tu te sois peu à peu habituée au gout de l'alcool mais tenter d'avaler les quelques gorgées qui restaient dans ton verre en une fois te donna envie de t'étouffer et une fois encore te fit tousser comme un vieux fumeur de soixante ans qui s'enfile un paquet par jour depuis la vingtaine. En somme une grosse toux pas très agréable pour les oreilles et pas très agréable pour ta gorge non plus. C'est que ça brulait cette connerie mine de rien hein. Bon le vieux continuait sur ses conseils de prendre soin de toi... si tu avais voulu faire de la philosophie de comptoir ou te prendre une leçon sur la manière de gérer ton corps ou tes emmerdes tu ne serais pas venu dans un bar pour commander une boisson, il t'aurait suffit de marcher cinquante mètres le long du couloir de ta chambre pour arriver à la suite de ta mère. C'était elle la reine du passif agressif et des leçons de morale à la noix sur des principes qu'elle ne respectait même pas et des valeurs qu'elle n'avait pas.
Heureusement il semblait rapidement se désintéresser de tes petites incartades pour que ses yeux s'illumines quand tu abordais la question des petites statuettes en bois. Apparemment il aimait ça le bois. C'est sur que ça parle pas, il pouvait lui raconter tous ces soucis le morceau de bois ne broncherait pas et ne pourrait faire que l'écouter. Pour quelqu'un qui adorait s'écouter parler ce devait vraiment être le top.
Écoutes il semblerait que la nouvelle génération sache faire quelque chose de ses mains, c'est dingue hein. Nan en vrai c'est vrai c'est nice qu'on ai des travaux manuels aussi.
Enfin la nouvelle génération savait faire quelque chose de ses mains... oui et non. En soi oui dans ta promotion et même dans celles d'en dessous il y avait des gens qui maitrisaient très bien les ciseaux à bois ou bien leur baguette et qui arrivaient à faire des choses assez impressionnantes... mais ce n'était absolument pas ton cas. Tu te débrouillais quoi, tu étais dans la moyenne mais rien de plus. Tu étais particulièrement maladroite et quand tu t'essayais à des travaux manuels tu finissais souvent par te mettre en colère car cela prenait un temps fou, que tu n'arrivais pas à faire ce que tu voulais et que le résultat était bien trop loin de la réalité. Tu en avais eu la preuve à Halloween dernier ou tellement frustrée d'avoir totalement loupé ta citrouille tu avais fini par sauter dessus et par l'écraser sous tes pieds de tout ton poids afin de te défouler. Ce n'était peut être pas la meilleure chose à faire et c'était une gestion discutable de ta colère mais il est vrai que ça fonctionnait du tonnerre. Après avoir cédé à ce petit excès de rage tu te sentis de suite mieux et tu pus recommencer à vivre le fil de ta journée comme si rien de s'était passé quelques minutes plus tôt.
Ah tu travailles papi? Génial écoutes, si tu t'éclates c'est le principal.
Toi c'est sur tu ne pourrais jamais travailler dans l'artisanat. Tu devais faire les deux choses que tu détestais le plus dans ce genre de métier, c'est à dire faire des activités manuelles et de l'artisanat et puis tu devais faire du contact client. Parler avec des gens qui étaient persuadés d'avoir raison et de t'être supérieur pour la bonne et simple raison que c'est eux qui allaient ou pas acheter ton art et te permettre d'augmenter ou pas ton salaire c'était non. Tu aurais envoyé chier ce genre de personne en deux temps trois mouvements et ton commerce aurait rapidement eu la réputation d'être désagréable pour la simple raison que tu disais ce que tu pensais et que tu ne te laissais pas marcher sur les pieds par des pauvres cons. Tu devrais glisser la clef sous la porte en moins de deux mois c'est certain. Tu allais t'en tenir aux créatures magiques ou bien au vol, ou à l'enseignement, ou bien peut être à devenir potioniste... enfin bon tu avais encore le temps de réfléchir à la question mais tu savais qu'il était hors de question que tu te lances dans l'artisanat. Il semblait vraiment passionné par ce qu'il disait. Il avait le même air, le même regard et puis aussi le même ton de voix en parlant de ses sculptures sur bois que celui de ta tante quand elle parlait de ton oncle. Et ta tante aimait vraiment beaucoup ton oncle ce qui voulait dire que papi aimait vraiment beaucoup le bois. Puis vint le temps des pompes et il semblerait que ta démonstration ai fait beaucoup rire Cinaed. Il ne réussissais pas à s'arrêter de rire et bien qu'au début tu te sentis quelque peu offusquée à te demander si il ne te moquais pas de toi son rire était tellement communicatif que te tu retrouvais rapidement à rire toi aussi de la situation après avoir regagné ta place sur la chaise haute que tu avais laissé quelques instants plus tôt. C'est vrai après coup que la situation était assez cocasse et qu'il y avait de quoi rire. Pourtant promis ce n'était pas du au simple cocktail que tu venais de boire, non les effets de celui ci se faisaient encore attendre. C'était juste toi et ta tendance à être quelque peu imprévisible mais au moins disons que ça fait des anecdotes à raconter.
Bah je te montre à quel point je suis trop une bgette musclée. Je suis trop forte tu ne peux que t'incliner devant mon incroyable talent.
Et voilà que la discussion repartait de nouveau sur toi, ta vie, ce que tu devrais ou pourrais faire. Tu savais bien que le but de papi n'était pas de te dire quoi faire. Bien au contraire il te disait encore et encore que ce n'était que son avis et que tu faisais bien ce que tu voulais mais même ça ça commençait à te taper sur le système. Des gens qui avaient un avis sur ce que tu faisais, ce que tu avais fais, ce que tu devais faire il y en avait un paquet et tout le monde te disais ce que tu devrais faire de ta vie sans te laisser réellement le temps de prendre tes décision ni même l'espace nécessaire pour le faire. Tout cela commençait à t'étouffer et tu n'étais pas loin d'envoyer tout le monde promener. De les envoyer promener loin, très très loin de toi de préférence à vrai dire.
J'avoue j'ai pas trop envie d'en cause là maintenant. Des gens qui ont un avis sur ce que je dois faire j'en vois à longueur de journée et si je me suis barrée c'est justement pour essayer de penser à autre chose
Il continuait pourtant dans son "mais fais ce que tu veux" tout en te donnant des arguments qui allaient simplement dans un sens, celui qu'il pensait qui était le meilleur, son avis à lui. Tu l'aimais bien mais pour le coup il commençait à t'énerver un petit peu. Il ne connaissait rien à ta vie alors tu ne voyais pas pourquoi il se permettait de te dire quoi faire sous un couvert de "non mais tu fais ce que tu veux hein, tu choisis dans ton âme et conscience". Il avait fait le choix qu'il te poussait inconsciemment - ou totalement consciemment et de manière subtile simplement- et apparemment tout s'était bien passé pour lui. Tant mieux mais tout le monde n'avait pas cette chance. Enfin cette chance, la vie qu'il te décrivait entre le micro appartement, les boites de conserve et ce genre de choses ne te faisaient pas rêver pour un sou. Tu savais ce que tu voulais et c'était travailler avec les animaux ou les enfants. A vrai dire tu ne voyais pas vraiment la différence entre les deux, c'était pas très grand, ça faisait beaucoup de bruit, ça courrait partout et ça laissait des excrétions en tout genre de partout. Enfin bon là n'est pas la question. Ce qui te rend heureuse c'est ce travail avec les animaux mais pour en profiter autant que tu le souhaites tu as besoin d'argent, et cet argent tu as besoin de l'avoir. Et tu n'as pas d'autre moyen pour accéder à cette grosse somme d'argent que de rester avec ta famille.
Avec plaisir papi. Ne t'en fais pas je suis persuadée que tant que tu seras en vie, même si tu es à l'article de la mort tu auras toujours la motivation de boire un bon verre. Je pense que je vais m'arrêter là moi c'est pas super bon et puis ça me fait rien de tout, je suis déçue ce n'est pas du tout ce qu'on m'avait vendu.
En effet tu avais une image un peu -un peu seulement? j'aurais même dit beaucoup hein mais bon- biaisée de l'alcool, des gens qui s'amusaient, l'alcool ça rendait heureux non? Et puis tu avais l'image des cocktails en bord de plage, Si ça avait de si jolies couleurs c'était censé être bon normalement, mais ce n'était pas du tout le cas. Au contraire même tu t'étais plusieurs fois retrouvée à tousser et tu avais même fini par boire ton verre en cul sec afin de le terminer au plus vite.
5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles
Liqueurs et leçons dans un bar miteux
Un nouveau sourire tordit ses lèvres vers le haut à l'énième surnom. Cependant, et toujours en riant légèrement, il secoua la tête. Autant il était vieux et l'acceptait bien - enfin, il commençait doucement à le devenir - autant il ne serait jamais un papi. Elle est pas née la personne qui me verra devenir un papi lui dit-il avec un clin d'œil. Il avait déjà une nièce et c'était largement suffisant pour lui. Il n'avait de toute façon jamais voulu d'enfant, alors encore moins de petits enfants. Et puis plus les années passaient, plus cette idée de procréer devenait ridicule. Il allait bientôt avoir 40 ans, c'était plus vraiment le moment. Surtout, ça ne le serait plus du tout à partir du moment où il aurait sa boutique. Cinaed était peut-être irresponsable sur beaucoup de points mais il savait qu'on ne devait pas faire d'enfants si on n'avait ni le temps ni l'argent de s'en occuper. M'enfin, lui n'avait pas non plus l'envie de le faire alors il ne se tourmentait pas l'esprit avec tout ça. Seule sa mère espérait encore se voir grand mère comme son frère et la fratrie de son père. Cinaed, cependant, resterait à jamais la fin de la branche Wallace - Newburgh, le bourgeon pourri qui ne fleurirait jamais.
Finalement, et après quelques nouvelles péripéties - qui consistaient en partie à se foutre de la tronche de l'autre à nouveau pour sa réaction à la fin de son verre - l'ébéniste finit par déverrouiller son téléphone et trouver une photo d'une de ses sculptures. Une longue chouette en bois, les ailes ouvertes comme prête à prendre son envol. Il l'avait vendu relativement vite, même si à l'époque où il l'avait sculptée, elle n'avait pas été parfaite. Ca ne se voyait pas sur la photo, mais il se souvenait parfaitement de la difficulté à sculpter chaque plume à la main et il en avait légèrement raté quelques unes. Rien de voyant pour des yeux non avertis mais aux siens, ça paraissait évident. Peut-être qu'il sculpterait à nouveau une pièce dans la même position pour noter son amélioration - qu'il savait nette depuis lors - même s'il n'aimait pas refaire plusieurs fois la même chose.
Il posa l'objet sur le comptoir et le poussa légèrement vers l'adolescente après avoir augmenté la luminosité au maximum. L'écran commençait à rendre l'âme et on ne voyait plus grand chose sans l'augmenter à fond. Cinaed s'y habituait - surtout parce qu'il considérait qu'il n'avait pas besoin de voir parfaitement son écran pour comprendre ce qui se passait - mais pour montrer ses pièces, une bonne visibilité était nécessaire. Plus que nécessaire, elle était vitale : on ne partageait pas une sculpture sur un écran éclaté et sombre, il fallait que la vision soit claire et parfaite pour apprécier tout son amour pour ses oeuvres.
Alors qu'il laissait l'autre se pencher sur l'écran, il reprit la parole en fredonnant à moitié. Tout le monde peut se débrouiller si c'est ce qu'il veut faire, c'est juste que tout ça c'est de moins en moins mis en avant. Les gens préfèrent bosser sur la tech... nologie il buta sur la terminaison du mot avant de reprendre ou dans des bureaux plutôt que dans l'art, ça paie plus et c'est plus stable. Du coup, l'art c'est un peu mis de côté, pareil pour les trucs manuels comme les charpentiers ou toutes ces conneries. Il appuya son coude sur le bar puis sa joue sur sa paume ouverte. Si on montre pas aux gosses tout ce qu'ils peuvent faire avec leurs mains, c'est logique qu'ils sachent rien faire. En observant plus en détail la fille devant lui, il lui vint à l'esprit qu'elle n'avait pas l'air du genre à passer 15 heures sur une sculpture. Tu aimes ça toi, le travail manuel ? On aurait plus dit que la seule activité qu'elle fasse avec ses mains c'était de faire du sport plutôt que de créer des trucs. C'était pas plus mal cela dit, il fallait de tout pour faire un monde.
Il lui fit un nouveau sourire, découvrant presque entièrement ses dents cette fois-ci. Et ouais, je m'éclate, comme un gosse. Il espérait qu'elle trouverait - ou qu'elle l'ait déjà fait - quelque chose qui lui procure autant de joie. De son point de vue, tout le monde devait - plus que de "méritait", qui était un concept étrange - avoir quelque chose comme ça dans sa vie. C'était ça qui apportait le bonheur plus que tout le reste. Plus que l'argent, les relations ou une grande maison : c'était d'avoir une passion qui vous portait qui faisait que vous aviez envie d'avancer dans la vie. Sans aucune passion ni aucun objectif, les humains n'étaient que des coquilles, des animaux capables de la parole qui erraient sans but et tournaient en rond pour se mordre la queue.
Le silence revint pendant quelques secondes durant lesquelles il fit une courbette rapide devant l'autre. Une courbette exagérée, presque à angle droit avec le sol tout en levant les bras comme s'il avait porté une robe à la largeur excessive. Comme il était toujours assit sur son tabouret, il faillit perdre l'équilibre et son tabouret finit presque sur le côté alors qu'il s'agrippait au comptoir à la première secousse à grand renfort d'un couinement très peu viril. C'était qu'il n'avait jamais été particulièrement adroit en dehors de ses mains, le pauvre bougre. Je m'incline évidemment devant ton incrÔÔÔable puissance finit-il par dire après s'être assuré qu'il n'allait pas se retrouvé face contre terre et cul en l'air.
Il ne reprit pas la parole suite à sa remarque puisqu'elle n'avait pas envie d'en discuter. Il ne prit pas non plus la peine de s'excuser et cela ne lui vint même pas à l'esprit. Il n'avait pas la sensation d'avoir fait quelque chose de mal : l'autre voulait simplement parler d'autre chose; C'était bien, c'était le but des conversations. Quand elles tournaient en rond, c'était chiant et on changeait de disque. Au lieu de ça, il tâtonna quelques secondes pour ranger son téléphone, tâtonna encore un peu pour trouver sa veste avant de se rappeler qu'elle était actuellement drapée sur l'autre et se leva. Il s'étira, faisant craquer probablement l'ensemble de ses articulations au moins une fois avant de donner une petite tape dans le dos de sa compagne de comptoir. Il n'y a pas d'âge pour descendre des bouteilles, tu as raison ! Allez, viens. Il commença à se diriger vers la porte du bar après un signe de tête d'au revoir au barman avant de s'arrêter et de se retourner vers l'adolescente. Sauf si tu veux rester ici, mais tu ne peux pas passer une soirée au bar sans partir faire la con dans la rue après. C'est la règle d'or. Il fit un petit signe de tête vers la porte. Je connais un coin sympa pas trop loin d'ici. Et y'a un magasin au passage, on va te prendre un sandwich pour éponger ton verre.
Le coin sympa en question était plus un petit lac qu'autre chose, et pour l'atteindre il fallait passer par dessus une grille, mais l'adolescente devrait pouvoir s'en sortir. Habituellement - et c'était pas bien, il le savait - il utilisait sa baguette pour ouvrir la serrure du portail qui menait au petit parc, mais il l'avait déjà escaladé pas mal de fois aussi quand la rue n'était pas vide. Si la police venait patrouiller, il pourrait toujours s'enfuir et transplaner dans un coin. Après tout, il n'était pas le père de l'autre : son rôle s'arrêtait à lui payer un potentiel verre, l'observer s'étouffer avec et lui apprendre à faire des ricochets. Ca lui ferait sûrement de bons souvenir de passer quelques heures en garde-à-vue. Lui, ça l'avait fait beaucoup rire à l'époque quand il était plus jeune.
Il attendit patiemment que l'autre prenne sa décision mais il se doutait bien qu'elle ne devait pas avoir envie de rentrer chez elle directement et l'idée de la laisser seule dans un bar comme celui-ci le rendait légèrement mal à l'aise. Ce n'était pas forcément la meilleure idée du monde de courir partout avec une adolescence de 20 ans de moins que lui, mais au moins il savait qu'elle serait à peu près en sécurité si elle le suivait. La seule inconnue résidait dans la question de savoir si elle ne finirait pas poussée dans le lac ou coursée par les flics plutôt que de savoir si elle resterait en vie et sans traumatismes supplémentaires. C'était mieux, non ?
Présence normale - Tutoyez moi !
Finalement, et après quelques nouvelles péripéties - qui consistaient en partie à se foutre de la tronche de l'autre à nouveau pour sa réaction à la fin de son verre - l'ébéniste finit par déverrouiller son téléphone et trouver une photo d'une de ses sculptures. Une longue chouette en bois, les ailes ouvertes comme prête à prendre son envol. Il l'avait vendu relativement vite, même si à l'époque où il l'avait sculptée, elle n'avait pas été parfaite. Ca ne se voyait pas sur la photo, mais il se souvenait parfaitement de la difficulté à sculpter chaque plume à la main et il en avait légèrement raté quelques unes. Rien de voyant pour des yeux non avertis mais aux siens, ça paraissait évident. Peut-être qu'il sculpterait à nouveau une pièce dans la même position pour noter son amélioration - qu'il savait nette depuis lors - même s'il n'aimait pas refaire plusieurs fois la même chose.
Il posa l'objet sur le comptoir et le poussa légèrement vers l'adolescente après avoir augmenté la luminosité au maximum. L'écran commençait à rendre l'âme et on ne voyait plus grand chose sans l'augmenter à fond. Cinaed s'y habituait - surtout parce qu'il considérait qu'il n'avait pas besoin de voir parfaitement son écran pour comprendre ce qui se passait - mais pour montrer ses pièces, une bonne visibilité était nécessaire. Plus que nécessaire, elle était vitale : on ne partageait pas une sculpture sur un écran éclaté et sombre, il fallait que la vision soit claire et parfaite pour apprécier tout son amour pour ses oeuvres.
Alors qu'il laissait l'autre se pencher sur l'écran, il reprit la parole en fredonnant à moitié. Tout le monde peut se débrouiller si c'est ce qu'il veut faire, c'est juste que tout ça c'est de moins en moins mis en avant. Les gens préfèrent bosser sur la tech... nologie il buta sur la terminaison du mot avant de reprendre ou dans des bureaux plutôt que dans l'art, ça paie plus et c'est plus stable. Du coup, l'art c'est un peu mis de côté, pareil pour les trucs manuels comme les charpentiers ou toutes ces conneries. Il appuya son coude sur le bar puis sa joue sur sa paume ouverte. Si on montre pas aux gosses tout ce qu'ils peuvent faire avec leurs mains, c'est logique qu'ils sachent rien faire. En observant plus en détail la fille devant lui, il lui vint à l'esprit qu'elle n'avait pas l'air du genre à passer 15 heures sur une sculpture. Tu aimes ça toi, le travail manuel ? On aurait plus dit que la seule activité qu'elle fasse avec ses mains c'était de faire du sport plutôt que de créer des trucs. C'était pas plus mal cela dit, il fallait de tout pour faire un monde.
Il lui fit un nouveau sourire, découvrant presque entièrement ses dents cette fois-ci. Et ouais, je m'éclate, comme un gosse. Il espérait qu'elle trouverait - ou qu'elle l'ait déjà fait - quelque chose qui lui procure autant de joie. De son point de vue, tout le monde devait - plus que de "méritait", qui était un concept étrange - avoir quelque chose comme ça dans sa vie. C'était ça qui apportait le bonheur plus que tout le reste. Plus que l'argent, les relations ou une grande maison : c'était d'avoir une passion qui vous portait qui faisait que vous aviez envie d'avancer dans la vie. Sans aucune passion ni aucun objectif, les humains n'étaient que des coquilles, des animaux capables de la parole qui erraient sans but et tournaient en rond pour se mordre la queue.
Le silence revint pendant quelques secondes durant lesquelles il fit une courbette rapide devant l'autre. Une courbette exagérée, presque à angle droit avec le sol tout en levant les bras comme s'il avait porté une robe à la largeur excessive. Comme il était toujours assit sur son tabouret, il faillit perdre l'équilibre et son tabouret finit presque sur le côté alors qu'il s'agrippait au comptoir à la première secousse à grand renfort d'un couinement très peu viril. C'était qu'il n'avait jamais été particulièrement adroit en dehors de ses mains, le pauvre bougre. Je m'incline évidemment devant ton incrÔÔÔable puissance finit-il par dire après s'être assuré qu'il n'allait pas se retrouvé face contre terre et cul en l'air.
Il ne reprit pas la parole suite à sa remarque puisqu'elle n'avait pas envie d'en discuter. Il ne prit pas non plus la peine de s'excuser et cela ne lui vint même pas à l'esprit. Il n'avait pas la sensation d'avoir fait quelque chose de mal : l'autre voulait simplement parler d'autre chose; C'était bien, c'était le but des conversations. Quand elles tournaient en rond, c'était chiant et on changeait de disque. Au lieu de ça, il tâtonna quelques secondes pour ranger son téléphone, tâtonna encore un peu pour trouver sa veste avant de se rappeler qu'elle était actuellement drapée sur l'autre et se leva. Il s'étira, faisant craquer probablement l'ensemble de ses articulations au moins une fois avant de donner une petite tape dans le dos de sa compagne de comptoir. Il n'y a pas d'âge pour descendre des bouteilles, tu as raison ! Allez, viens. Il commença à se diriger vers la porte du bar après un signe de tête d'au revoir au barman avant de s'arrêter et de se retourner vers l'adolescente. Sauf si tu veux rester ici, mais tu ne peux pas passer une soirée au bar sans partir faire la con dans la rue après. C'est la règle d'or. Il fit un petit signe de tête vers la porte. Je connais un coin sympa pas trop loin d'ici. Et y'a un magasin au passage, on va te prendre un sandwich pour éponger ton verre.
Le coin sympa en question était plus un petit lac qu'autre chose, et pour l'atteindre il fallait passer par dessus une grille, mais l'adolescente devrait pouvoir s'en sortir. Habituellement - et c'était pas bien, il le savait - il utilisait sa baguette pour ouvrir la serrure du portail qui menait au petit parc, mais il l'avait déjà escaladé pas mal de fois aussi quand la rue n'était pas vide. Si la police venait patrouiller, il pourrait toujours s'enfuir et transplaner dans un coin. Après tout, il n'était pas le père de l'autre : son rôle s'arrêtait à lui payer un potentiel verre, l'observer s'étouffer avec et lui apprendre à faire des ricochets. Ca lui ferait sûrement de bons souvenir de passer quelques heures en garde-à-vue. Lui, ça l'avait fait beaucoup rire à l'époque quand il était plus jeune.
Il attendit patiemment que l'autre prenne sa décision mais il se doutait bien qu'elle ne devait pas avoir envie de rentrer chez elle directement et l'idée de la laisser seule dans un bar comme celui-ci le rendait légèrement mal à l'aise. Ce n'était pas forcément la meilleure idée du monde de courir partout avec une adolescence de 20 ans de moins que lui, mais au moins il savait qu'elle serait à peu près en sécurité si elle le suivait. La seule inconnue résidait dans la question de savoir si elle ne finirait pas poussée dans le lac ou coursée par les flics plutôt que de savoir si elle resterait en vie et sans traumatismes supplémentaires. C'était mieux, non ?
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Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
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