17 nov. 2024, 23:42
 M.B  Médire sans repentir
10 août 2049
Au coin d'un étalage,
ft.
@Melody Brown

Les promenades au Chemin de Traverse s'étaient vues de plus en plus fréquentes pour l'Allemande qui y passait désormais une fois tous les deux jours. Au diable les sorciers organisés qui ne s'y rendait qu'une seule fois, et y achetait l'entièreté de leurs besoins à ce moment-là. Eux ne connaissaient pas le plaisir de découvrir et de redécouvrir petit à petit chaque boutique de la rue principale, en y conjecturant le type de personne que chacune d'entre elle visait. Les clients étaient en effet de toute classe, à l'allure bien différente les uns des autres. C'est ce qu'elle aimait : ici, tous pouvaient trouver leur bonheur, il suffisait simplement de bien chercher. Cet endroit était un véritable lieu de prédilection pour elle. L'ambiance allègre des différentes ruelles se répandait à cœur joie dans chaque recoin. On y sentait la vie retentissante, pleine d'animation et fougueuse que chacun vivait ou cherchait à connaître. Dans tout magasin, une ou deux personnes papotaient vivement, d'autres riaient doucement, certains étaient plongés dans des études commerciales bien laborieuses, tandis que le reste remplissait leur panier de multiples babioles avec plus ou d'utilité. Adélaïde appartenait sans nul doute à cette dernière catégorie : les achats compulsifs la craignaient véritablement. Chaque fois qu'elle passait le seuil d'un commerce, une véritable bataille intérieure naissait. Acheter, observer, étudier, revenir, s'en aller ? Les possibilités étaient multiples, mais jamais elle ne s'était posé la question de simplement abandonner un objet. Beaucoup de ses trouvailles étaient nullement utiles, la grande majorité d'entre elles servant inlassablement de décorations même si ce n'était pas leur but premier. Si elle ressentait le besoin de posséder quelque chose, elle ne pouvait plus le lâcher. Sa conscience matérialiste prenait aisément les commandes, et son corps n'était plus qu'au service d'un contrôle inexistant qui résidait dans son cerveau.

Pourtant, aujourd'hui, cette impression de manipulation intérieure ne se montrait pas, et pour cause : se tenir devant Keedle & Leather n'allait certainement pas convoiter son attention. Une horde d'enfants excités semblait grouiller à l'intérieur, comme si le Président de la Chambre se tenait à l'intérieur et signait des autographes. En voilà une jolie comparaison. La noiraude ne put retenir une grimace amère à l'égard de cet engouement pour le vol sur balai. Quel être humain censé pourvu d'une conscience fonctionnelle pouvait-il trouver un intérêt à se déplacer sur un objet destiné au ménage dans le monde moldu ? Cela allait à l'encontre de toute morale et des valeurs sorcières prônant l'excellence et la vertu. S'abaisser à un moyen de transport si peu flatteur renvoyait, pour l'astronome, une image assez négligée de l'honneur d'un individu pratiquant la magie. Mais ce qu'elle ne pouvait supporter, par dessus tout, étaient ceux qui travaillaient encore plus cette pratique au point de vouloir en faire un hobby, voire un métier, pour les plus fous d'entre eux. À ses yeux, le principe du Quidditch était un mélange extrêmement cabalistique entre l'envie de prouver sa stupidité et la motivation de se rendre piètrement ridicule. Monter sur un balai dans le but de se divertir était, par principe, une volonté difficilement compréhensible. Mais cette bande de sportifs a souhaité se dénigrer encore plus au point de se rendre eux-mêmes ridicules, comme s'ils le souhaitaient de tout leur cœur. Voler après une balle –non, plusieurs–, était dépourvu de tout intérêt factuel. Cela étant dit, c'était une belle définition du mouton. Se précipiter à la vitesse de la lumière pour être le premier à saisir un ballon, dans l'espoir de gagner le respect de la communauté, était une drôle d'idée. Malheureusement, il semblerait que beaucoup s'y soient prêtés au point d'en être passionné. Au-delà de l'idée quelque peu curieuse, ils acceptaient de se ruiner totalement pour un sport. Les prix du matériel étaient inexorablement élevés, ce qui avait inévitablement surpris la trentenaire. Comment pouvaient-ils accepter de dépenser leur salaire durement gagné dans de tels articles ?

Pourtant, malgré la répugnance certaine qui s'emparerait de son corps de toute part, elle s'élança à l'intérieur du magasin, la démarche balançante. Elle se fraya un chemin entre le bombardement de clients et se faufila jusqu'au fond de la boutique où étaient installés plusieurs accessoires pour balai. Son regard, empli d'un jugement qu'elle laissait nonchalamment transparaître, se posait tour à tour sur les boussoles, les produits d'entretien et toute sorte de stupidités sur lesquels elle ne pourrait poser mot.

Et dire qu'il persiste toujours dans le collectif une envie de posséder de telles horreurs... Quelle infamie bougonnait-elle dans son coin. Une main flegmatique se posa sur une paire de multiplettes dorées. C'était bien la seule chose à l'aspect plaisant qu'elle pouvait trouver dans un endroit pareil, bien que son utilité se rapproche grandement de ces pratiques qu'elle ne concevait en aucun point. D'un geste las, elle porta l'objet à ses yeux afin de l'observer de plus près. Ses doigts fins firent le contour des verres teintés, tandis que ses pupilles étaient fermement accrochés aux détails scintillant de part et d'autre de la création. Une partie de sa conscience était fortement émerveillée par l'éclat simple mais inéluctable d'une telle chose. L'autre persistait dans son profond dégoût. Adélaïde plissa des yeux lorsqu'elle se rappela de son utilité, et s'empressa de le reposer, aussi vite qu'elle l'avait saisit. Elle ne pouvait se laisser adoucir par une simple ineptie déguisée pour amadouer les plus faibles. Se faire berner par une telle stratégie ne pouvait se produire. La simple pensée d'une telle arnaque lui arracha une nouvelle grimace.

Idioties... Calamités... Qui pourrait franchement vouloir de pareilles sottises...

Marmonnant dans sa barbe, elle se déplaça vers de grandes tables où paradaient quelques balais magiques. Tous plus élaborés les uns que les autres, l'esthétique quelque peu douteuse de chacun d'entre eux repoussa totalement Adélaïde. Ne serait-ce que pour le confort de celui qui le monte ! Comment pouvaient-ils s'assigner à une telle incommodité ?

Quelle horreur... Et dire qu'ils subsistent des gens passionnés de ce genre de monstruosité...

Qu'en étaient-ils des enfants qui n'avaient d'autres choix que de suivre des cours de vol ? Les pauvres petits ne pouvaient quand même pas s'asseoir sur un morceau de bois taillé, non ?

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Directrice de l'Astronarium since Octobre 49 • Discord : ison0mi.a
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Impératrice-Sirène des Contrées Germaniques, Célestes et Maritimes • Idole d'Elam

18 nov. 2024, 01:55
 M.B  Médire sans repentir
L'été avait été éprouvant, enfin le début de l'été car vous n'étiez qu'au commencement du mois d'aout et il te restait encore bien du temps afin de profiter de tes vacances d'été. Temps que tu comptais utiliser à bon escient car tu n'avais pour le moment pas tellement eu le loisir de choisir ce que tu faisais avec. Tu avais commencé l'été par le camp pédagogique en juillet et bien que ce soit un moment que tu ai particulièrement apprécié entre les moment partagés entre tes camarades et les expériences que tu as pu vivre comme cette rencontre avec les fléreurs absolument fantastique. Donc oui l'expérience avait été vraiment bien et tu avais pu rencontrer de nouvelle personne, comme Élicia par exemple que tu connaissais simplement de vue à Poudlard mais qui s'était retrouvée être quelqu'un de très sympathique que tu avais revu par la suite aux Quadriennales en compagnie de ta grand mère mais une fois encore lors du camp tu ne te reposais pas réellement. Tu n'avais d'ailleurs pas vraiment la main sur ton emploi du temps et tu aurais bien aimé avoir un peu plus de temps pour toi, enfin pour toi pour faire la sieste quoi. Ensuite tu avais rejoins ta famille quelques jours et tu avais enchainé repas mondain sur repas mondain afin de préparer le futur de la famille comme disait ta grand mère.
Enfin bin vous aviez fait des dîners interminables ou tout le monde parlait de chose absolument inintéressantes au possible en faisant semblant d'apprécier les autres personnes présentes autour de la table et le tout saupoudré d'hypocrisie, de vieux pervers qui te regardaient avec un air de prédateur sans que tu ne puisses rien dire de peur de te faire rependre par ta grand mère et d'une pincée de protocole digne de personnes avec un balai enfoncé bien profond dans le derrière. Enfin bon quand tu pensais enfin en avoir fini avec tous ces dîners mondains et que tu pouvais enfin aller faire une bonne sieste bien méritée pour la semaine à venir tes parents t'annoncèrent que tu partais en stage pendant deux semaines dans un haras de chevaux magiques en tout genre qui appartenait à une autre famille de sang pur.

Et bah dis donc bien qu'en temps normal cette nouvelle t'aurait ravie après le mois épuisant que tu venais de vivre tu aurais bien aimé pouvoir t'accorder cette sainte sieste donc tu rêvais toutes les nuits et que tu allais finir par mettre sur ta liste au père noël si ça continuais comme ça. Parce que si les surprises continuaient de poper tu allais te retrouver début septembre, à Poudlard sans avoir pu faire ta sieste. Et ce n'est pas une fois que les cours avaient commencés que tu allais pouvoir te l'accorder car tu étais une acharnée du travail, que tu t'étais inscrite dans toutes les options, toutes les langues, tous les clubs et basiquement toutes les activités scolaires comme extra scolaires en plus et que cette année avec les BUSES tu allais devoir travailler encore plus que les années précédentes.

Au final une fois encore le stage avait été un moment absolument magique qui avait renforcé ton idée d'école supérieure. Tu savais que tu voulais travailler avec les créatures magiques et ce serait même encore mieux si ce pouvait être des équidés magiques. Mais le rythme avait été compliqué, il fallait se lever tôt le matin pour nourrir tout le monde, se coucher tard le soir après avoir vérifié que tout allait bien les les tâches de la journée bien que très intéressantes étaient éreintantes et tu en avais encore des courbatures. Mais c'est bon tu es rentrée chez toi, tu as pu enfin retrouver ton lit douiller et tu t'es accordé la plus longue nuit depuis... depuis toujours à vrai dire car tu as dormi à peu près vint quatre heures d'affilé avec seulement une petite interruption pour aller aux toilettes et pour manger un petit gâteau -parce que oui pour ceux qui ne l'auraient pas compris tu es absolument accro aux sucreries en tout genre et même en dormant il semblerait que tu ne puisses pas t'en passer- et tu te sentais maintenant bien mieux et prête à affronter tous les dangers du monde. Tu avais eu tes petits gâteaux et une quantité plus que suffisante de sommeil alors tout ne pouvait qu'aller bien.

Heureusement pour toi tes parents avaient aussi remarqué que tu t'étais donnée à fond cet été et cette année en règle générale et pour te féliciter ils t'avaient donné une jolie bourse bien remplie de galions afin de te faire plaisir dans ce que tu voulais sur le chemin de traverse pendant qu'eux iraient faire leurs petites emplettes personnelles. Il fallait absolument que tu t'organises car si tu ne voulais pas tout avoir dépensé en une dizaine de minutes à peine. Il te fallait une nouvelle robe de soirée car tu voulais être la plus belle si un nouveau bal était organisé à Poudlard cet hiver pour Yule et il te fallait aussi et surtout un nouveau balai. Tu avais depuis maintenant quelques mois abandonné l'équipe de cheerleading pour celle de quidditch. Tu étais heureuse certes car tu te sentais bien à balai et que ça allait beaucoup t'apporter c'est certain mais tu étais triste aussi de quitter l'équipe de cheerleading. Tu en faisais partie depuis ta deuxième année, tu en avais été membre, vice capitaine et puis capitaine, tu l'avais vu évoluer, c'était comme ton petit bébé. Enfin bon là n'est pas la question. Tu es nouvelle membre de l'équipe de quidditch de ta maison depuis mars de cette année et bien que tu n'ais rien contre les balais de l'école il est temps d'acheter le tien. Tu avais fait avec ceux de l'école depuis ton arrivée à Poudlard, ils ne t'avaient jamais trahis que ce soit pendant les cours de vol ou bien les courses de balais mais il était temps. Tu avais une petite idée de ce que tu voulais mais tu attendais d'être sur place et d'avoir les conseils des propriétaires de la boutique ou du moins des vendeurs avant de faire ton choix définitif. Arrivée devant le magasin tu t'arrêtais quelques secondes afin d'observer la boutique. C'était beau tout de même, toutes ces personnes qui étaient réunies par une seule et même passion: le vol. Alors que tu t'apprêtais à entrer dans la boutique de vol tu t'intérompis en entendant quelques paroles qui te dérangèrent. Ah ouais une infamie carrément. La pauvre devait s'être prit un balai dans la gueule quand elle était petite, ou bien son chéri s'était fait la malle avec une joueuse de quidditch mais tu ne voyais pas d'autres explications pour expliquer une haine aussi porte pour ces pauvres balais qui n'avaient rien demandés à personne. Libre à chacun de choisir ce qu'il aimait ou pas, tu n'appréciais absolument pas la divination mais tu n'allais pas pour autant te mettre devant la boutique d'une voyante en hurlant que c'était une sale voleuse, pour toi c'était vraiment la même chose que ce que cette.... femme sans ovaires était entrain de faire.
Tu comptais d'abord laisser passer. Après tout tu étais venue ici pour te faire plaisir et tu n'allais pas gâcher ta journée supposément parfaite pour une idiote frustrée qui n'avait rien de mieux à faire de sa vie. Cependant elle ne s'arrêtais pas là et surenchérissait. Les mot étaient vraiment durs et violents à entendre. Tu n'étais pas directement concernée bien sur c'était les sports sur balais qui étaient visés mais étant toi même une fervente défenseuse de ce genre de sports tu te sentais agressée et mal en entendant ce genre de propos. Nan mais c'était quoi son problème sérieusement. Il était hors de question que tu laisses passer ça. Tu fis demi tour sur ton trajet original afin de te rendre à son niveau. Elle paraissait particulièrement aigrie mais bon tu n'allais pas faire comme elle et devenir toi aussi une pauvre conne. Non tu étais malgré ton jeune âge bien plus intelligente que cela

Excusez moi? Question tout à fait innocente mais si vous détestez les balais à ce point pourquoi est ce que vous venez devant un magasin spécialisé dans la vente de balai simplement pour critiquer le magasin ainsi que les personnes qui s'y trouvent?

Tu ne comprenais pas du tout ce qui pouvait la motiver. Et puis ce qu'elle disait pouvait tout à fait être blessant. Toi même tu ne te sentais pas agressée car tu étais assez mature et que tu savais laisser passer ce genre de choses même si le comportement lui même t'agaçait mais elle parlait tellement fort que ses paroles pouvaient sans aucun effort supplémentaire se retrouver dans les oreilles d'un futur premier année à Poudlard et qui appréhendais déjà les cours de vol. Dans ce cas ci les conséquences pouvaient même être catastrophiques. Le pauvre enfant aurait comme seule et première impression les propos d'une langue de vipère qu'il ne connaissait ni d'Ève ni d'Adam et il entrerait à Poudlard avec un apriori négatif sur ce qui était selon toi une des meilleurs matières enseignées au château.
Bien sur tu pouvais comprendre que cela ne pouvais pas plaire à tout le monde et tu avais toi aussi tes préférences dans les matières avec une affinité... bien plus que faible en histoire de la magie par exemple mais tu n'allais pas jusqu'à dire que tu détestais la matière, que c'était une immondice ou autre mots dans le genre. Non simplement tu n'aimais pas mais si certaines personnes trouvaient leur bonheur dans cette discipline alors grand bien leur en fasses écoutes, simplement tu n'avais toi même pas d'atomes crochus avec mais cela ne changeait rien pour personne d'autre que pour elle. Ce genre de choses étaient personnelles et comme toutes choses personnelles elles auraient du rester dans l'esprit de la personne qui les avaient formulées. Mais tout le monde ne recevait pas une éducation comme la tienne apparemment, c'était un bien grand mal.

5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles

18 nov. 2024, 14:47
 M.B  Médire sans repentir
La trentenaire poursuivait ses commentaires désobligeants, sa grimace s'accentuant de plus en plus à mesure qu'elle découvrait toutes les horreurs que la boutique proposait à l'achat. Encore une fois, elle n'en voyait pas vraiment l'utilité, à part si celui qui se les procurait avait une fervente volonté de décéder sur place, ou alors avait été soumis au sortilège de l'Imperium. Autrement, qui accepterait de son plein gré une telle torture, si peu esthétique qui plus est ! Justement, il semblerait qu'une première victime de la consommation sportive ait pointé le bout de son nez. Malheureusement, Adélaïde devrait dire adieu à son habituelle solidarité féminine en scrutant la rousse de la tête au pied. Encore, lorsqu'il s'agissait des hommes, cela ne la dérangeait pas plus que cela, mais une femme ! Comment elles, si belles créatures destinées à briller dans un monde splendide, pouvaient-elles vouloir se rendre ridiculement inférieure en chevauchant une telle horreur ? L'adulte tentait tant bien que mal de conjecturer des hypothèses sur le pourquoi du comment cette enfant pouvait bien se tenir ici. Peut-être était-elle issue d'une famille elle-même extrêmement férue de ce genre de sport ? Dans ce cas-là, c'était plutôt acceptable. La jeune fille aurait été, dès son plus jeune âge, soumis à des exercices de vol sur balai qui l'aurait poussé à continuer cette activité, voire même à l'apprécier. Forcer quelqu'un, de manière chronophage, à effectuer une même tâche, encore et encore, apportait parfois des fruits. Lorsqu'on est rattaché à une seule et même chose, jour après jour, on finit par y discerner une sorte de plaisir lorsqu'on n'y prenait pas. De toute façon, elle ne semblait pas connaître grand-chose de plus. Du moins, c'est ce que son visage d'éberluée s'évertuait à laisser paraître.
La brune aurait souhaité se tenir en retrait, d'une part pour continuer ses marmonnements solos, mais également au cas où cette passion serait malheureusement contagieuse. Il était hors de question qu'elle se mette à vouloir désespérément monter sur un tel ustensile plusieurs fois par semaine. Pourtant, le ciel s'entêtait à l'embêter, ce pourquoi l'enfant sembla se diriger vers elle. C'est parti... Il était assez réputé que les joueurs de Quidditch n'étaient pas de très bons parleurs, et décidément, celle-ci ne dérogea pas à la règle. Le babillage que provoquaient ses alignements de mots avalés presque douteux ne put aider Adélaïde à se contenir bien longtemps. Apparemment remontée, la jeune rousse paraissait vouloir en découdre. Quoi de mieux qu'un bel affront totalement risible qui le lui apportait rien d'autre qu'un peu plus de mansuétude. L'astronome accueilli avec acrimonie les remarques on ne peut plus désobligeantes qui lui étaient adressées. La violence de ses propos la toucha en pleine poitrine, comme un coup de poignard. Une minuscule mineure, réussir à toucher son cœur ? Il en était hors de question.

Mmh ?

Elle retint un soupir. C'était bien la deuxième fois en deux jours qu'elle était confronté à des étudiants, et cette simple compagnie la mettait mal à l'aise.

Disons que j'aime exprimer mes avis négatifs, j'en ai le droit non ?

L'Allemande pouvait recevoir une tonne de remarque, cela ne la touchait pas plus que ça. En Russie, on devait faire face aux commentaires rudes des professeurs, accompagnés des ricanements de ses camarades. À ce niveau-là, presque rien ne pouvait plus l'affecter. Pourtant, l'attaque au style vestimentaire était bien au-dessus de ce qu'elle tolérait.

Critiquer ceux qui s'y trouve n'était pas mon intention, je trouve simplement... étrange, une telle passion.

Son regard se plissa légèrement.

Tu aimes le Quidditch ?

Pour une fois, aucun mépris ne vint tinter sa phrase. Elle était simplement curieuse, elle voulait comprendre comment on pouvait prendre du plaisir à voler sur un balai...

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