À travers tes mots
Reducio
PNJ PRETEXTE
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Auriana Blaze - Grand-Mère
- Lien vers la fiche du PNJ : ici
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Scène de vie quotidienne à la résidence des Mistérya. Relation entre grand-mère et petite fille.
*Les lettres reçues ont été écrite par @Élicia Caldin à qui appartient le PNJ
Les mots en gras sont en français.
Correspondance d'Août 2049
~ Résidence des Mistérya
~ Résidence des Mistérya
La journée avait été longue. Isabella avait croulé sous les retouches et Talya avait été touché par l'inspiration ainsi, Lylas s'était retrouvée à conseiller, mettre en rayon, ranger et encaisser chaque client. La jeune fille avait fini par fermer la boutique tandis qu'Isabella était rapidement rentrée chez elle. Lylas, qui avait fait irruption dans l'atelier afin d'utiliser la cheminée pour regagner la résidence, s'était vu arrêter par Talya qui avait besoin de son avis sur quelques croquis.
Une heure plus tard, sa mère l'ayant enfin libéré, Lylas se trouvaient dans le hall de la résidence. Suivant sa routine, elle gagna sa chambre. Une fois changée, l'anglaise se mit en quête d'Auriana. Elle n'eut pas besoin de jeter un œil par la fenêtre pour savoir que sa grand-mère n'était pas dans le jardin. Un coup d'œil vers l'horloge lui suffit pour la trouver. C'était bientôt l'heure du repas, elle se trouvait forcément dans la cuisine.
L'odeur se dégageant de la pièce rendit le sourire à Lylas. Elle poussa la porte et salua sa grand-mère. La jeune fille lui demanda si elle souhaitait de l'aide, offre qu'Auriana déclina avec un sourire. Cette dernière agita sa baguette et annonça à sa petite fille qu'elle avait reçue du courrier. Lylas fut quelque peu étonnée et attrapa l'enveloppe.
Un simple "Pour Lylas Mistérya" y était inscrit. L'encre était vert foncé. Une petite lueur passa dans le regard de la gryffone. Il n'y avait qu'une seule personne qui était susceptible d'avoir une bonne raison de lui écrire et qui utiliserait une telle encre. Était-ce vraiment lui ? La jeune fille se leva et indiqua à sa grand-mère qu'elle allait répondre. Auriana, loin d'être dupe, laissa sa petite fille s'éloigner et gagner sa chambre lui rappelant seulement qu'elles mangeaient dans une trentaine de minutes.
Lylas s'assit face à son bureau. La lettre était posée face à elle. Ne sachant pas si elle pouvait se permettre d'espérer une lettre de sa part, la jeune fille hésita quelques secondes avant que sa curiosité ne remporte la bataille. Elle ouvrit l'enveloppe avec soin et commença sa lecture, évitant soigneusement de poser immédiatement le regard sur le nom de l'expéditeur.
Hey !
Tu vas bien ? La boutique marche bien ?
Ta mère n'a toujours pas besoin de mannequin pour ses collections de sous-vêtements féminins, par hasard ? Je cherche du travail...
Je crois que tu as fait tomber ta bague l'autre jour, alors je voulais savoir si tu préférais que je te la ramène ou que je te l'envoi par hibou ? J'ai peur qu'elle se perde si c'est le cas, alors à toi de voir.
Dans tous les cas, on se voit bientôt à Poudlard. Même si ça risque d'être long d'attendre...
Ne rougis pas trop en voyant cette lettre, garde ça pour la rentrée.
Sur-ce, tu me tiens au courant.
Max
Quand vous recevez une lettre de Maxence Caldin, vous allez forcément bien. Si la jeune fille était lessivée quelques minutes plus tôt, l'apparition de cette lettre lui avait rendu toutes ses facultés mentales. Son esprit était plus qu'attentif et son cerveau fonctionnait à mille à l'heure. La lettre venait bien de lui. Elle se félicita de s'être éclipsée pour la lire. Il avait donc trouvé sa bague et prit le temps de lui écrire. La gryffone avait atteint son objectif. Elle n'avait pas perdu contact avec le serpent.
Toujours à faire des blagues, il réussit à arracher un sourire à Lylas. Concernant la bague, elle n'allait évidemment pas lui demander de l'envoyer par hibou. La fin de la lettre déclencha son tic. Tandis que sa main attrapa ses boucles, le rouge lui monta aux joues. Il savait ce qui allait se passer, et il en jouait ! Cela avait le don d'énerver l'anglaise.
Par contre, il était bien plus direct à l'écrit. Il ne cachait pas qu'il souhaitait la revoir et que le mois allait être long. Cette fois-ci, un sourire de satisfaction étira les lèvres de Lylas. Elle aimait plaire. Et, au vu des mots inscrits dans cette lettre, elle avait gagné.
Lylas sortit du papier à lettre du tiroir de son bureau. Elle hésita un instant sur l'encre à utiliser, après tout Maxence avait fait un choix judicieux. Même s'il n'y avait peut-être pas réfléchi, l'encre verte était comme une sorte de signature. Depuis quand s'attardait-elle sur la couleur de l'encre utilisée et à utiliser ? Ce serpent allait la rendre complètement folle. Elle opta finalement pour du violet foncé et commença à rédiger sa réponse. Son écriture était comme d'habitude : soignée et légèrement penchée.
Salut,
Quelle surprise !
Bien, je te remercie. Et toi ? Le rythme est assez intense à la boutique, mais c'est une preuve que les affaires sont fleurissantes, donc on ne s'en plaint pas.
Sans aucune prétention, je pense être meilleure mannequin que toi pour cette partie de la collection. Néanmoins, je suis persuadée qu'après quelques cours particuliers, Mère pourrait apprécier tes services pour les collections masculines...
Je l'ai cherché partout. Je suis rassurée de savoir que c'est toi qui l'as. Évitons les hiboux, elle m'est bien trop précieuse. Tu n'auras qu'à passer à la boutique ou la garder jusqu'à nos retrouvailles au château, bien qu'en effet, cela soit dans longtemps. Pour autant, je suis certaine que tu sauras faire preuve de patience et trouveras comment occuper tes journées.
Ne compte pas trop là-dessus.
J'espère que je ne te manque pas trop.
Lylas.
Une lueur malicieuse dans le regard, Lylas relut sa lettre. Elle n'avait absolument pas cherché sa bague puisqu'elle l'avait intentionnellement glissé dans la poche de la veste vendue à Maxence. Or, cela, il n'était pas obligé de le savoir. C'était bien plus amusant de faire semblant. Et si d'un côté, elle espérait que le jeune homme ne réussisse pas à patienter jusqu'à leur retour à Poudlard, elle était au moins assurée de le revoir.
Elle glissa sa lettre dans une enveloppe et y inscrivit les mots suivants : " Pour Maxence Caldin, aka le charmeur ". Comme à son habitude, la gryffone glissa quelques mots dans la langue de Molière... Toujours les mêmes. La jeune fille l'enverrait le lendemain matin, il était bien trop tard pour envoyer un hibou et rien était urgent.
Elle entendit la voix de sa grand-mère qui l'appelait de la cuisine. Pile à l'heure pour le dîner, Lylas descendit rejoindre Auriana, prête à lui raconter ses aventures du jour tout en évitant le sujet de la lettre.