Mandragores ou les Cris de l'Adolescence
MANDRAGORES OU LES CRIS DE L'ADOLESCENCE
Extérieurs, Botanique
Serre Méditerranée
Samedi 8 janvier 2050
Aux alentours de 10h
ERNEST STEVENS - 3A - SERPENTARD
ARYA WILLOW - 1A - POUFSOUFFLE
Cela faisait presque trois mois qu’Ernest avait entamé l’apprentissage de la langue des Mandragores et le garçon n’était pour le moins pas déçu. Sans compter le fait qu’il s’agissait du tout premier thème de l’année abordé en cours de Botanique. Et si l’adolescent n’était pas vraiment difficile en matière de plantes, le Professeur Charleston avait terminé de gonfler son enthousiasme vis à vis desdits spécimens. En effet, la tendresse que le grand homme portait aux occupantes de la Serre Méditerranée était contagieuse et le petit brun s'était tout de suite pris d’affection pour Béatrice et Marjolaine. Les vraies stars des serres de botanique, c'étaient elles.
Mais depuis les péripéties de l’année précédente qui avaient transformé la Serre méditerranéenne en véritable scène de crime, où professeurs et élèves s’étaient relayés pendant plusieurs semaines pour élucider le grand mystère qui planait autour des Crapauds Harmoniques l’accès aux mandragores avaient été restreint. Afin d’éviter tout nouvel incident, un sortilège d’impassibilité les entourait à présent d’une barrière magique destiné à contenir leurs sifflements aigus. Pourtant, bien qu'elles restent visibles, il était plus difficile d’étudier directement leur langue sans entrée dans cette zone.
Mais Ernest ne se décourageait pas et sa curiosité ne fléchissait jamais. Assis sur un petit tabouret, penché sur un vieux cageot en bois trouvé dans un coin en guise de table d’appoint, son stylo était prêt à noter la moindre observations dans son carnet. Le moindre frémissement de feuilles ou mouvement potentiel de racine qui lui permettrait d’en apprendre un peu plus sur ce tout nouveau monde duquel il venait de franchir la porte. Mais les températures étaient relativement basses pour ce début de matinée et les mandragores, comme beaucoup de plantes, plus promptes à la dormance en cette saison.
Son cache-oreille autour du cou “au cas où”, son regard suivait l’alignement des pots alors que son esprit rejouait le film de ce premier cours inaugural de langue. Devant ses yeux, comme un calque sur la réalité se dessinait le portrait de cette femme pour le moins excentrique. Lilirande MacTorish. La première chose qui lui avait sauté aux yeux, c’était ses boucles d’oreilles en forme de navets. Ça l’avait décontenancé. Mais à bien y réfléchir, il trouvait ça plutôt cool. Globalement, il trouvait cette prof très cool même. Elle lui faisait beaucoup penser à sa mère, Lucy. Un brin perché et une vision de la nature plus “organique”, plus sensible.
Les paroles de la jeune femme firent écho à ses oreilles : « Avant de prétendre parler à une Mandragore, comprenez son environnement, ses besoins... et son humeur. » Elle avait insisté sur l’importance de l’observation. Et surtout sur la patience. Ce n’était pas demain la veille qu’il percerait le mystère de leurs racines. Mais il pouvait déjà tâcher d’essayer de comprendre leur cycle de vie et les interactions sociales qu’elles entretenaient, ce serait déjà un bon début.
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@Arya Willow
@Arya Willow
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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