That's it.

Vendredi 25 janvier 2050 vers 18h30

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Si vous y faîtes attention, dans un coin du foyer, vous l’apercevrez. Assis.e sur une table, les yeux plongés sur un carnet, cravate défaite autour du cou, 26,4 centimètres de baguette en dangereux équilibre coincés sur son oreille gauche, boisson chaude à sa gauche et un Boursouflet endormi à sa droite. Vous l’avez peut-être déjà croisé, iel fait partie des ancien.ne.s, les « grand.e.s septièmes années ». Celles et ceux qui possèdent les meilleurs avis sur les profs, qui connaissent toutes les anecdotes et les passages secrets de l’école – et Merlin sait qu’il y en a ! - et qui ont évidemment tous et toutes appris Vie et habitat des animaux fantastiques de Norbert Dragonneau par cœur – non -. Peut-être l’avez vous déjà vu.e courir à travers les couloirs (en retard) ou danser seul.e dans le parc, le week-end surtout. Mais ses vendredis soir, iel les passe dans le foyer, assis.e – même si on l’y a déjà vu.e debout - sur cette table. Parfois, iel semble fixer le vide, puis claque des doigts – un éclair de génie ? -, et se replonge dans son activité : un livre souvent, des bricolages parfois, des devoirs rarement. On ne lea que remarque si on y fait attention : Wel dirait qu’iel fait partie des meubles.

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Une heure et demie avant de regagner mon dortoir. Une soirée et deux jours avant lundi prochain. Une semaine avant février. Peut-être cent cinquante jours avant la fin d’année. Encore quarante, cinquante ans avant la retraite sorcière ? Get me out of here. Poudlard, mon école, ma maison, ma safe place, je t’aime mais je compte les jours. Comme si je savais ce que je voulais faire après cela. Études sup ? Si c’est pour offrir quelques années de ma vie au merveilleux monde de l’enseignement magique, je passe mon tour. J’ai probablement bien plus à gagner en apprenant un réel métier, autre part, pour ne devoir quelque chose qu’à moi même et faire ce qui me plaît tous les jours. Soi disant.

‘Questionnez vous sur vos passions, les sujets qui vous intéressent, les classes dans lesquelles vous avez de bonnes notes’, dit-on. Comme si ces trois choses n’étaient pas en soit antithétiques. Tout au long de ces sept années, mes notes étaient aussi instables que mon corps sur un balai en cours de Vol. Et actuellement, on pourrait presque dire qu’il n’y a même plus de balai pour les soutenir.

Ma résolution pour ne plus rater ce que j’entreprends est de ne rien entreprendre. Mon permis de Transplanage, par exemple. Je ne perds jamais : soit je gagne, soit je ne fais rien.

De toute façon il faudrait aussi que je finisse mon devoir de Métamorphose. Et que je range ma chambre. Et que je prévois de rentrer à la maison aux prochaines vacances – ou plutôt de prévoir où passer les prochaines vacances, chez Papa ? chez Maman ? -. Et que je récupère la cape qu’Horty m’a empruntée – volée -.

Parfois j’ai l’impression qu’elle s’est mieux habituée à l’école en quelques mois que moi en sept ans. Enfin ‘habituée’ à la façon Horty : elle excelle dans les matières qui l’intéresse et dort dans les autres, elle arrive en retard en cours – c’est de famille – et discute avec les tableaux de temps à autre. Je ne sais pas comment elle réussi à me trouver chaque jour pour me raconter l’intégralité de ses journées, mais elle y arrive. Néanmoins, je respecte mon rôle de grande sœur à la perfection : je l’ignore quand elle me colle trop. Occasionnellement, je menace de demander à Papa de lui envoyer une Beuglante. Il ne le fera pas, bien entendu.

A mes côtés, Jolivia semble se réveiller, ce qui arrive approximativement une fois par semaine. C’est fou ce que ça vit longtemps un Boursouflet. (C’est positif, ne nous méprenons pas)

Est-ce que la personne en face de moi pense que je la fixe ? J’ai du me perdre dans mes pensées, encore. Je souris, esquisse un signe de la main. Rien n’est gênant lorsqu’on le fait avec confiance. Personne n’est effrayant lorsqu’on se rappelle qu’iels sont juste comme nous. Les personnes que j’ai pu admiré, celles à qui je n’ai jamais adressé la parole. Banales dans leur humanité, spéciales dans leur unicité. Perdues, parfois, à la recherche de quelqu’un avec qui discuter.

Il est toujours 18h30 ? Comment une minute peut-elle être aussi courte ?

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(page arrachée d’un ancien carnet)

« Chère Welmina (du futur),

Arthur m’a dit d’écrire une lettre à la moi du future et de la relire après ma dernière année de Poudlard. J’ai 11 ans et je vais en première année l’année prochaine !! J’ai trop hâte d’apprendre la magie et de découvrir toute l’école. J’espère que tu as plein d’amis, et des bonnes notes ! A la maison, Papa et Maman je passe beaucoup de temps avec ma famille, ça va être trop bizarre de pas les voir pendant plusieurs semaines mais bon je vais m’y faire. Je suis vraiment trop contente, j’espère ne pas être déçue !

Bisous,
Welmina (du passé). »

(carnet de Wel)

« Chère Welmina,

Te sentiras tu trahie si je t’annonce que j’ai ouvert ta lettre plusieurs mois avant de quitter Poudlard ? Des déceptions, je crois que tu peux en essuyer quelques unes. Certains jours, je regrette chacun de mes choix. Ces jours-là, j’aimerai être toi. Ou peut-être aimerai-je simplement que la vie soit plus facile. Que grandir ne rime pas avec comprendre – grandir ne rime effectivement pas avec comprendre -. Pardonne moi ces mots mais il y a des jours où j’aurais préféré être Moldue. Où serions nous aujourd’hui ? Dans un lycée non magique, raffolant de mathématique ou de littérature ? Peut-être que cela aurait mieux valu pour toi et moi. Sans la magie, Maman et Papa seraient toujours ensemble, Horty aurait peut-être eu une enfance normale et le monde paraîtrait beaucoup moins complexe, inatteignable, dangereux. Je crois pourtant que le monde des Moldus a ses défauts aussi. Je crois bien que personne ne peut vraiment être sur.e de sa place, peu importe où iel est.
Désormais, je regrette avoir ouvert ta lettre. J’aurais du le faire dans un moment plus joyeux, ou lorsque l’inspiration m’aurait poussé à écrire de splendides métaphores et diverses envolées lyriques sur mes aventures romanesques dans la prestigieuse école de magie. Peut-être cela t’aurait-il plu. Tu te contenteras d’un.e Wel désabusé.e.

Respectueusement,
Wel. »


Un peu de contexte s'impose. Je n'ai pas posté de RP depuis 2021 sur ce site, je suis complétement inactive (ma fiche a d'ailleurs été supprimée, à moins que ce ne soit moi-même qui l'ai fait sans m'en rappeler ?) mais voilà ce soir, je m'ennuie. Je me suis souvenu - sûrement par un enchaînement de pensées hasardeux - de ce site et j'ai voulu imaginer ce que serait Wel(mina) "aujourd'hui". J'ai cru comprendre qu'iel serait alors en septième et dernière année.
En ce qui concerne ce RP, il est donc libre mais ma présence régulière (et ma présence tout court) n'est pas entièrement assurée. Néanmoins, cela me manque de partager des RPs et si vous souhaitez partager un bout de vie avec Wel, soyez lea bienvenu.e. Si vous le souhaitez on peut également imaginer que Wel et votre personnage se connaissent déjà (plus ou moins bien, comme cela vous plaît) (je me demande bien ce qu'iel a fait pendant quatre ans, peut-être avez vous la réponse). Si personne n'y répond - ou si ce RP ne correspond pas aux règles du site pour une raison ou une autre -, il se perdra dans l'immensité de mots, je suppose.

Troisième année RP.
happy to be a l i v e

That's it.
Ce RP reste ouvert pour quiconque voudrais ce joindre à nous, comme vu par hibou avec Wel.
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Vendredi 25 janvier, ~18h31


La tête collée contre sa paume, son bras servant de pique pour tenir l'ennui qui rendait sa tête lourde, Acuti ne faisait rien en particulier. Ses yeux bleus froids fixaient sa baguette. Baguette que les doigts de sa mains droite faisaient rouler sur la table, sans bruit, empêchant la jeune aigle de se concentrer sur son livre qui patientait, ouvert devant elle.

Elle se redressa sur sa chaise, la baguette s'immobilisa et ses doigts s'entrelacèrent tandis qu'elle s'étirait. Son regard passa sur la boule de poils roses vif qui dormait aux côtés d'un élève, élève qui ne semblait rien regarder en particulier, l'oeil bloqué sur un point au dessus de l'épaule de la fillette.
Sortant de sa transe pendant qu'elle l'observait, il lui offrit un sourire et lui adressa un signe de la main. Acuti eu un sourire. Elle croisa les bras après avoir refermer son roman - ce ne serait pas ce soir qu'elle le finirait - préférant observer ce grand qui s'était intéressé à une feuille arrachée.

Il devait être au château depuis un bout de temps, son visage ne lui était pas familier. Sa baguette oscillait au dessus de son oreille, côtoyant des mèches brunes. La cravate négligée et son attitude confiante laissait penser que l'individu ne se souciait pas vraiment du regard de ses camarades ou d'être impeccable.
Elle ne pû s'empêcher de suivre les mouvements de sa plume qui grattait la page d'un cahier, répondant à la fameuse feuille arrachée comme on répond à une lettre. Essayant de lire à qui il s'adressait - la curiosité peut elle être justifié en cas d'ennui ? -, elle reconstitua la première ligne des deux lettres, qui s'adressaient toutes deux à une Welmina.

- Tu t'écris ?

@Welmina MavMaulan

3a - #00679f - PR
"Méfiez vous de l'eau qui dort"
(Traduction : Attention je pousse les gens dans le lac)

Est in caligo quod abscondimus secreta

That's it.
- Tu t’écris ?

Ainsi engagea t’elle la conversation. Par réelle curiosité ou bien par gêne du sourire adressé, mais qu’importe. C’est une blonde assez jeune, un peu dans les vapes, peut-être mais ce n’est sûrement qu’une impression. Un temps pour l’observer et puis un hochement de tête, avec une légère agitation sourcilière qui finit par redresser l’entièreté du corps. Comment a t’elle pu deviner la destinatrice de cette lettre en l’observant seulement furtivement ? Peut-être que l’écriture d’enfant de « Welmina » laisse transparaître cette évidence. Observer la correspondance d’un.e parfait.e inconnu.e est néanmoins audacieux, pour ne pas dire intrusif, mais que celui ou celle qui n’a jamais écouté la conversation d’inconnu.e.s lui jette la première. En ce qu’il en est de demander directement, c’est peut-être non pas une pure démonstration d’impolitesse, mais bien une façon de s’autoriser cette curiosité en la franchissant amplement.

- Je m’écris.

Cette brève confirmation demeure peut-être un petit peu courte et probablement peu satisfaisante. Est-il nécessaire d’élaborer davantage ? Si cette jeune fille semble intéressée, peut-être que cette question innocente cache quelque chose du simple désir de discuter écriture à un rigoureux pari avec elle-même d’obtenir une réponse affirmative. Un simple rire nerveux brise la distance crée par la bulle de protection – fictive, non pas magique, mais si elle est imaginaire, elle joue tout de même avec une certaine magie - autour de la table.

(Oh, d’ailleurs c’est marrant. L’alliance du « tu » et du pronom réfléchi « te », iel s’écrit à iel-même mais en même temps, et dans un certain sens, iel s’écrit soi-même. Je veux dire qu’en s’écrivant une lettre à soi-même, on écrit son existence actuelle. Il en va de même pour écrire à quelqu’un d’autre : mais si j’écris à quelqu’un d’autre en parlant de moi, est-ce que je lui écris ou est-ce que je m’écris ?)

- Ça c’est la lettre que Welmina de première année m’a écrite et ça c’est ma réponse. Je ne crois pas qu’une quelconque magie pourra lui envoyer mais sait-on jamais.

Troisième année RP.
happy to be a l i v e