Bouchon de champagne
Le 25 Décembre 2049,
Vers 23h, entre le plat et le dessert.
Avec @Kenna Murray
Winslowcastle, domaine Wallace
Domaine de Lewis & Imogen Wallace, oncle et tante de Cinaed.
Eclairé par les décorations sorcières autant que par un de ses artéfacts dont le Lumos - activé depuis presque 15 minutes - dégageait une lumière aveuglante, Cinaed sculptait dans un bouchon de champagne à l'aide d'un petit couteau. Il en avait piqué 5 en tout avant que les elfes ne puissent les récupérer, un exploit dont il était assez fier. Ces créatures étaient souvent trop rapides pour qu'il ne puisse même espérer récupérer un déchet sur la table une fois le repas fini. Il avait trainé près des bouteilles jusqu'à ce que quelqu'un décide de les ouvrir et avait filé juste après.
Le deuxième plat avait été englouti et maintenant, ses cousins ainsi que ses parents et les leurs papotaient dans la grande salle à manger du manoir qui l'était tout autant. Tout semblait immense ici, bien plus grand que sa maison familiale qui lui donnait déjà parfois le tournis. Il écouta quelques secondes et d'une oreille distraite, le brouhaha qui venait de la maison. Ils étaient bruyants, et pour parler de choses horribles, en plus de ça. 5 cousins, 10 personnes si l'on comptait leurs partenaires qui discutaient d'argent avec deux oncles et deux tantes qui, eux aussi, discutaient finances. C'était beaucoup de gens pour parler de galions, mais ils n'avaient pas l'air de s'en lasser. Le début de soirée avait été correct : tout le monde se donnait des baisers et des accolades, heureux, ou presque, de se retrouver. Et puis on avait parlé enfants, travail, maison et argent et Cinaed avait enclenché le pilote automatique.
S'il avait pu, il aurait laissé son cerveau sur la soirée du 24 qu'il avait passé avec Ewan, Sile, Avaleen et son ancien précepteur. Ca avait été une soirée simple, sans prise de tête et Cinaed avait adoré. Ils avaient partagé un repas qui avait failli cramer après que Cinaed ai insisté pour aider, puis avaient ouvert une bouteille de Whisky. Ensuite étaient venus les cadeaux, ouverts tôt pour que Avaleen puisse aller se coucher. Elle avait ouvert le sien et celui de son grand père : ceux de ses parents attendraient le lendemain. C'était ce genre de soirée que Cinaed aimait mais malheureusement il n'avait pas pu la garder en tête. Au lieu de ça, son cerveau était retourné au présent et maintenant il avait un mal de tête lancinant.
Il se fichait pas mal qu'un de ses cousins reprenne le cabinet de notaire familial. Qu'est-ce qu'un notaire, d'ailleurs ? A quoi ça servait ? Cinaed n'en était même pas sûr. Il savait que ça payait bien, et que le cabinet était bien privé et bien connu. Un beau mélange en somme. Cinaed ne s'était jamais retrouvé dans sa famille. Sa cousine Nora était agréable, sympathique même, mais ils n'étaient pas très proches alors aucune chance de s'enfermer quelque part pour rire et papoter. Quand il avait quitté le salon, elle parlait avec sa sœur et Reid qui venait de récupérer le cabinet Wallace. Il avait bien eu l'idée de rester avec les enfants, mais ils n'étaient pas beaucoup mieux. Tous des adolescents ou des pré-adolescents qui se fichaient pas mal du grand cousin qu'ils n'avaient jamais vu avant. C'était un peu de sa faute : il n'avait jamais essayé de participer aux évènements familiaux depuis qu'il n'y était plus obligé. Il n'aimait pas ça, pas du tout même.
Ce n'était pas quelqu'un fait pour la belle société, les grands repas et les grandes familles. Les repas étaient difficiles du début à la fin. Il devait se tenir droit, ne pas se balancer, être enfermé dans un costume serré qui semblait l'étouffer une minute sur deux. En plus de ça, il devait se souvenir des verres, des couverts, des tournures de phrases à éviter et manger des plats de richeux qui avaient beaucoup moins de saveur qu'un poulet à moitié grillé cuisiné avec amour. Mais bon, il ne pouvait pas juste arriver en jean et s'asseoir en tailleur, sa mère le tuerait ou se tuerait de honte et de chagrin. Il savait à quel point tout cela était important pour elle, même dans sa belle famille alors il faisait un effort. Il n'avait pas envie de se disputer pendant six mois avec elle, alors il forçait un bon comportement. Ses joues lui faisaient mal, pour une fois à force de sourire parce que sa grimace n'avait rien de naturel. Il était content de revoir tout le monde, bien sûr, mais aussi content qu'on pouvait l'être de revoir des personnes à qui on n'avait pas parlé depuis 10 ans.
Le pire, c'était de voir à quel point il se démarquait. Il s'en fichait la plupart du temps, mais jamais en famille : sa mère lui rappelait trop bien. Si elle n'était pas là, il se ficherait de tout le monde, mais Eilidh était bien présente et cherchait à faire oublier son fils comme elle le pouvait. Et, quand elle ne cherchait pas à le faire disparaitre par honte, elle l'enfonçait même sans y penser. Ses cousins étaient tous plus riches, tous plus médecins, avocats, potionnistes et compagnie alors que lui passait ses journées à sculpter. Ses cousins avaient de l'argent, des femmes et des maris et, surtout, des enfants. Lui avait une boutique, une vie de célibataire coureur de jupon et une boutique qui ne rapportait pas assez pour être prise au sérieux. Que fichait-il ici ?
Ainsi, il avait fuit le repas et le brouhaha général comme à son habitude. Il finissait toujours par sortir des réceptions où sa mère le trainait dès qu'il pouvait, et il en était bien content. Il avait sûrement encore 45 bonnes minutes avant que le dessert ne soit servi et, même là, il n'était pas sûr qu'il serait servi à table. Il pensait plutôt à des coupelles en cristal ou une bêtise du genre à manger ou boire debout afin que tout le monde puisse continuer à parler. Si c'était bien ça, personne ne remarquerait qu'il manquait un des cousins. Si c'était à table, ce serait plus difficile de rester dehors sans paraître impoli et sans que sa mère ne vienne le chercher. Il savait que son père non plus n'était pas très à l'aise ici et qu'il ne viendrait donc pas le chercher pour le forcer à rentrer. Seule sa mère était un problème dans une soirée comme celle-ci. Son père, lui, était un peu à l'ouest, mais c'était surtout parce qu'il ne s'intéressait pas à la politique ou à l'entreprise. Être le dernier d'une fratrie de trois, ça l'avait rendu désintéressé de tout ça. Son nom n'était jamais sorti dans les discussions pour la succession, et il avait pu faire ses études de médicomagie tranquillement avec le soutien d'une bonne famille.
Heureusement pour lui, il savait parler d'argent et se tenir bien, il était naturellement comme ça. Cinaed était le mouton noir, le cousin qui ne savait pas se tenir, qui ne supportait pas le bruit ambiant, qui n'avait pas de femmes, pas d'enfants et qui aimait coucher avec d'autres hommes. Difficile de s'intégrer, du coup. Personne ne lui envoyait d'insulte ou ne lui crachait dessus, mais ils étaient tous plus ou moins méprisants. C'était pas grave, Cinaed était bien plus heureux tout seul dehors, assit sur les marches du perron plutôt que sur un des bancs chers placés de chaque côté de la terrasse. Il avait lancé un sortilège pour se réchauffer et pouvait donc profiter de la nuit sans tomber malade.
Il creusait dans son bouchon un petit angelot, une pseudo réplique des décorations à l'intérieur de la maison. Les étoiles scintillaient au dessus de lui, bien visibles dans un village sorcier où la pollution lumineuse était bien moins importante. Il n'entendait ni insecte, ni animal mais ce n'était pas silencieux pour autant. L'ébéniste s'était mit à fredonner assez vite après s'être assit, justement parce qu'il n'avait pas supporté le silence brutal d'un coup. Heureusement, le bruit blanc des conversations avait fait son apparition mais si l'on ne tendait pas l'oreille, il passait presque inaperçu. Sous la mélodie qui quittait ses lèvres, on ne l'entendait plus du tout.
Il avait retiré sa veste ainsi que sa cravate et replié les manches de sa chemise. Sans son sortilège, il aurait eu froid, mais avec, il passait un bon moment. Cinaed n'avait pas souvent froid, donc le sortilège lui donnait presque chaud. Les muscles de ses avant-bras travaillaient sous sa peau pendant qu'il sculptait et il se balançait d'avant en arrière légèrement. Les marches sous ses fesses n'étaient pas bien confortables mais elles l'encraient au présent, ce qui n'était pas une si mauvaise chose. Il avait besoin de rester dans le monde réel car s'il laissait ses pensées s'égarer trop loin, il ne serait pas capable de supporter le reste de la soirée.
Il venait juste de finir le premier angelot quand il entendit des pas discrets derrière lui. Il se tourna vers la source du bruit, se demandant un instant si son répit était terminé. Seulement, ce n'était pas sa mère qui se tenait dans l'encadrement de la lourde porte en bois, mais simplement une fillette. Une jeune adolescente, la fille de Nora, normalement. Elle avait été plutôt silencieuse toute la soirée, et il ne l'avait pas vu courir dans le salon avec les autres enfants. Peut-être cherchait t-elle aussi un refuge. Si oui, il serait heureux de lui offrir. A la seule enfant qui semblait agréable à côtoyer, il fit un petit signe de tête, lui intimant d'approcher. Il tapota quelques fois la place à côté de la main qui tenait son couteau. L'objet claqua sur la terrasse en même temps que sa main et Cinaed se fit la réflexion de vérifier qu'il n'avait rien foutu en l'air. Il doutait que Lewis, ce bon vieux oncle Lewis, soit très heureux d'avoir une rayure sur sa terrasse qui devait avoir couté l'équivalent de 2 ans de son loyer.
Alors que la fillette approchait, Cinaed posa son couteau pour sortir sa baguette et lui jeter un sortilège à elle aussi. Ce serait sûrement plus agréable pour elle. Il rangea sa baguette dans l'étui à son avant-bras d'où il l'avait tiré et leva l'angelot à hauteur des yeux de l'adolescente. Comment veux-tu l'appeler ? Il tourna l'angelot pour qu'il soit face à lui et plissa les yeux. Il a une tête à s'appeler George. George le petit angelot en liège, destiné à finir à la poubelle, jeté par un elfes ou un quelconque aristocrate. Il ria doucement, surveillant la réaction de l'autre du coin de l'œil. S'il ne pouvait pas rire avec elle, ça rendrait le moment un peu gênant.
Il n'était pas sûr de se rappeler du prénom de l'autre, tout était un peu flou. Il y avait beaucoup d'enfants à se rappeler. Etait-ce Kenna ou Ingrid ? Il n'y avait que trois filles, et il savait que ce n'était pas Aaren alors il avait une chance sur deux. Il décida que Kenna lui allait mieux au teint. Tu t'ennuyais, Kenna ? Elle n'était pas bien vieille, ça se voyait, et il ne l'avait jamais croisé à la boutique donc il doutait qu'elle soit en troisième année. Elle était si jeune, son joli petit visage rond illuminé par l'innocence et la timidité. Elle devait passer une mauvaise soirée ici.
C'est okay, je m'ennuie aussi. Je m'ennuie, et ils m'ont donné mal au crane, je jure que je les entendrais encore parler du prix du vin quand j'irais me coucher. Peut-être même que je vais faire des cauchemar remplis de rôti haut de gamme et de foie gras à ne surtout pas étaler sur son pain. Il lui fit un sourire et posa son angelot à côté, prenant un deuxième bouchon pour recommencer une petite sculpture rapide Et puis toi, tu ne peux même pas boire pour faire passer la soirée plus vite, la vie est mal faite. Enfin, elle ne ratait rien : il n'y avait que du vin et du champagne et Cinaed, en plus de ne rien y connaître, n'appréciait pas ça plus que de raison. C'était de l'alcool donc les bouteilles gagnaient des points mais ça n'allait pas plus loin.
Présence normale - Tutoyez moi !
Vers 23h, entre le plat et le dessert.
Avec @Kenna Murray
Winslowcastle, domaine Wallace
Domaine de Lewis & Imogen Wallace, oncle et tante de Cinaed.
Eclairé par les décorations sorcières autant que par un de ses artéfacts dont le Lumos - activé depuis presque 15 minutes - dégageait une lumière aveuglante, Cinaed sculptait dans un bouchon de champagne à l'aide d'un petit couteau. Il en avait piqué 5 en tout avant que les elfes ne puissent les récupérer, un exploit dont il était assez fier. Ces créatures étaient souvent trop rapides pour qu'il ne puisse même espérer récupérer un déchet sur la table une fois le repas fini. Il avait trainé près des bouteilles jusqu'à ce que quelqu'un décide de les ouvrir et avait filé juste après.
Le deuxième plat avait été englouti et maintenant, ses cousins ainsi que ses parents et les leurs papotaient dans la grande salle à manger du manoir qui l'était tout autant. Tout semblait immense ici, bien plus grand que sa maison familiale qui lui donnait déjà parfois le tournis. Il écouta quelques secondes et d'une oreille distraite, le brouhaha qui venait de la maison. Ils étaient bruyants, et pour parler de choses horribles, en plus de ça. 5 cousins, 10 personnes si l'on comptait leurs partenaires qui discutaient d'argent avec deux oncles et deux tantes qui, eux aussi, discutaient finances. C'était beaucoup de gens pour parler de galions, mais ils n'avaient pas l'air de s'en lasser. Le début de soirée avait été correct : tout le monde se donnait des baisers et des accolades, heureux, ou presque, de se retrouver. Et puis on avait parlé enfants, travail, maison et argent et Cinaed avait enclenché le pilote automatique.
S'il avait pu, il aurait laissé son cerveau sur la soirée du 24 qu'il avait passé avec Ewan, Sile, Avaleen et son ancien précepteur. Ca avait été une soirée simple, sans prise de tête et Cinaed avait adoré. Ils avaient partagé un repas qui avait failli cramer après que Cinaed ai insisté pour aider, puis avaient ouvert une bouteille de Whisky. Ensuite étaient venus les cadeaux, ouverts tôt pour que Avaleen puisse aller se coucher. Elle avait ouvert le sien et celui de son grand père : ceux de ses parents attendraient le lendemain. C'était ce genre de soirée que Cinaed aimait mais malheureusement il n'avait pas pu la garder en tête. Au lieu de ça, son cerveau était retourné au présent et maintenant il avait un mal de tête lancinant.
Il se fichait pas mal qu'un de ses cousins reprenne le cabinet de notaire familial. Qu'est-ce qu'un notaire, d'ailleurs ? A quoi ça servait ? Cinaed n'en était même pas sûr. Il savait que ça payait bien, et que le cabinet était bien privé et bien connu. Un beau mélange en somme. Cinaed ne s'était jamais retrouvé dans sa famille. Sa cousine Nora était agréable, sympathique même, mais ils n'étaient pas très proches alors aucune chance de s'enfermer quelque part pour rire et papoter. Quand il avait quitté le salon, elle parlait avec sa sœur et Reid qui venait de récupérer le cabinet Wallace. Il avait bien eu l'idée de rester avec les enfants, mais ils n'étaient pas beaucoup mieux. Tous des adolescents ou des pré-adolescents qui se fichaient pas mal du grand cousin qu'ils n'avaient jamais vu avant. C'était un peu de sa faute : il n'avait jamais essayé de participer aux évènements familiaux depuis qu'il n'y était plus obligé. Il n'aimait pas ça, pas du tout même.
Ce n'était pas quelqu'un fait pour la belle société, les grands repas et les grandes familles. Les repas étaient difficiles du début à la fin. Il devait se tenir droit, ne pas se balancer, être enfermé dans un costume serré qui semblait l'étouffer une minute sur deux. En plus de ça, il devait se souvenir des verres, des couverts, des tournures de phrases à éviter et manger des plats de richeux qui avaient beaucoup moins de saveur qu'un poulet à moitié grillé cuisiné avec amour. Mais bon, il ne pouvait pas juste arriver en jean et s'asseoir en tailleur, sa mère le tuerait ou se tuerait de honte et de chagrin. Il savait à quel point tout cela était important pour elle, même dans sa belle famille alors il faisait un effort. Il n'avait pas envie de se disputer pendant six mois avec elle, alors il forçait un bon comportement. Ses joues lui faisaient mal, pour une fois à force de sourire parce que sa grimace n'avait rien de naturel. Il était content de revoir tout le monde, bien sûr, mais aussi content qu'on pouvait l'être de revoir des personnes à qui on n'avait pas parlé depuis 10 ans.
Le pire, c'était de voir à quel point il se démarquait. Il s'en fichait la plupart du temps, mais jamais en famille : sa mère lui rappelait trop bien. Si elle n'était pas là, il se ficherait de tout le monde, mais Eilidh était bien présente et cherchait à faire oublier son fils comme elle le pouvait. Et, quand elle ne cherchait pas à le faire disparaitre par honte, elle l'enfonçait même sans y penser. Ses cousins étaient tous plus riches, tous plus médecins, avocats, potionnistes et compagnie alors que lui passait ses journées à sculpter. Ses cousins avaient de l'argent, des femmes et des maris et, surtout, des enfants. Lui avait une boutique, une vie de célibataire coureur de jupon et une boutique qui ne rapportait pas assez pour être prise au sérieux. Que fichait-il ici ?
Ainsi, il avait fuit le repas et le brouhaha général comme à son habitude. Il finissait toujours par sortir des réceptions où sa mère le trainait dès qu'il pouvait, et il en était bien content. Il avait sûrement encore 45 bonnes minutes avant que le dessert ne soit servi et, même là, il n'était pas sûr qu'il serait servi à table. Il pensait plutôt à des coupelles en cristal ou une bêtise du genre à manger ou boire debout afin que tout le monde puisse continuer à parler. Si c'était bien ça, personne ne remarquerait qu'il manquait un des cousins. Si c'était à table, ce serait plus difficile de rester dehors sans paraître impoli et sans que sa mère ne vienne le chercher. Il savait que son père non plus n'était pas très à l'aise ici et qu'il ne viendrait donc pas le chercher pour le forcer à rentrer. Seule sa mère était un problème dans une soirée comme celle-ci. Son père, lui, était un peu à l'ouest, mais c'était surtout parce qu'il ne s'intéressait pas à la politique ou à l'entreprise. Être le dernier d'une fratrie de trois, ça l'avait rendu désintéressé de tout ça. Son nom n'était jamais sorti dans les discussions pour la succession, et il avait pu faire ses études de médicomagie tranquillement avec le soutien d'une bonne famille.
Heureusement pour lui, il savait parler d'argent et se tenir bien, il était naturellement comme ça. Cinaed était le mouton noir, le cousin qui ne savait pas se tenir, qui ne supportait pas le bruit ambiant, qui n'avait pas de femmes, pas d'enfants et qui aimait coucher avec d'autres hommes. Difficile de s'intégrer, du coup. Personne ne lui envoyait d'insulte ou ne lui crachait dessus, mais ils étaient tous plus ou moins méprisants. C'était pas grave, Cinaed était bien plus heureux tout seul dehors, assit sur les marches du perron plutôt que sur un des bancs chers placés de chaque côté de la terrasse. Il avait lancé un sortilège pour se réchauffer et pouvait donc profiter de la nuit sans tomber malade.
Il creusait dans son bouchon un petit angelot, une pseudo réplique des décorations à l'intérieur de la maison. Les étoiles scintillaient au dessus de lui, bien visibles dans un village sorcier où la pollution lumineuse était bien moins importante. Il n'entendait ni insecte, ni animal mais ce n'était pas silencieux pour autant. L'ébéniste s'était mit à fredonner assez vite après s'être assit, justement parce qu'il n'avait pas supporté le silence brutal d'un coup. Heureusement, le bruit blanc des conversations avait fait son apparition mais si l'on ne tendait pas l'oreille, il passait presque inaperçu. Sous la mélodie qui quittait ses lèvres, on ne l'entendait plus du tout.
Il avait retiré sa veste ainsi que sa cravate et replié les manches de sa chemise. Sans son sortilège, il aurait eu froid, mais avec, il passait un bon moment. Cinaed n'avait pas souvent froid, donc le sortilège lui donnait presque chaud. Les muscles de ses avant-bras travaillaient sous sa peau pendant qu'il sculptait et il se balançait d'avant en arrière légèrement. Les marches sous ses fesses n'étaient pas bien confortables mais elles l'encraient au présent, ce qui n'était pas une si mauvaise chose. Il avait besoin de rester dans le monde réel car s'il laissait ses pensées s'égarer trop loin, il ne serait pas capable de supporter le reste de la soirée.
Il venait juste de finir le premier angelot quand il entendit des pas discrets derrière lui. Il se tourna vers la source du bruit, se demandant un instant si son répit était terminé. Seulement, ce n'était pas sa mère qui se tenait dans l'encadrement de la lourde porte en bois, mais simplement une fillette. Une jeune adolescente, la fille de Nora, normalement. Elle avait été plutôt silencieuse toute la soirée, et il ne l'avait pas vu courir dans le salon avec les autres enfants. Peut-être cherchait t-elle aussi un refuge. Si oui, il serait heureux de lui offrir. A la seule enfant qui semblait agréable à côtoyer, il fit un petit signe de tête, lui intimant d'approcher. Il tapota quelques fois la place à côté de la main qui tenait son couteau. L'objet claqua sur la terrasse en même temps que sa main et Cinaed se fit la réflexion de vérifier qu'il n'avait rien foutu en l'air. Il doutait que Lewis, ce bon vieux oncle Lewis, soit très heureux d'avoir une rayure sur sa terrasse qui devait avoir couté l'équivalent de 2 ans de son loyer.
Alors que la fillette approchait, Cinaed posa son couteau pour sortir sa baguette et lui jeter un sortilège à elle aussi. Ce serait sûrement plus agréable pour elle. Il rangea sa baguette dans l'étui à son avant-bras d'où il l'avait tiré et leva l'angelot à hauteur des yeux de l'adolescente. Comment veux-tu l'appeler ? Il tourna l'angelot pour qu'il soit face à lui et plissa les yeux. Il a une tête à s'appeler George. George le petit angelot en liège, destiné à finir à la poubelle, jeté par un elfes ou un quelconque aristocrate. Il ria doucement, surveillant la réaction de l'autre du coin de l'œil. S'il ne pouvait pas rire avec elle, ça rendrait le moment un peu gênant.
Il n'était pas sûr de se rappeler du prénom de l'autre, tout était un peu flou. Il y avait beaucoup d'enfants à se rappeler. Etait-ce Kenna ou Ingrid ? Il n'y avait que trois filles, et il savait que ce n'était pas Aaren alors il avait une chance sur deux. Il décida que Kenna lui allait mieux au teint. Tu t'ennuyais, Kenna ? Elle n'était pas bien vieille, ça se voyait, et il ne l'avait jamais croisé à la boutique donc il doutait qu'elle soit en troisième année. Elle était si jeune, son joli petit visage rond illuminé par l'innocence et la timidité. Elle devait passer une mauvaise soirée ici.
C'est okay, je m'ennuie aussi. Je m'ennuie, et ils m'ont donné mal au crane, je jure que je les entendrais encore parler du prix du vin quand j'irais me coucher. Peut-être même que je vais faire des cauchemar remplis de rôti haut de gamme et de foie gras à ne surtout pas étaler sur son pain. Il lui fit un sourire et posa son angelot à côté, prenant un deuxième bouchon pour recommencer une petite sculpture rapide Et puis toi, tu ne peux même pas boire pour faire passer la soirée plus vite, la vie est mal faite. Enfin, elle ne ratait rien : il n'y avait que du vin et du champagne et Cinaed, en plus de ne rien y connaître, n'appréciait pas ça plus que de raison. C'était de l'alcool donc les bouteilles gagnaient des points mais ça n'allait pas plus loin.
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"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
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Bouchon de champagne
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Kenna Murray 12 ans |
Alistair Murray 37 ans |
Norra Murray 38 ans |
Son ruban savamment posé sur ses cheveux, Kenna lissa les plis invisibles de sa robe. Devant elle, les plats fumants s'entassaient sur la table. De la dinde, des pommes de terre, des haricots verre et une farandole de bouteilles de vin que la jeune fille observait avec un dédain bien dissimulé. Elle soupira. Le repas était interminable et il était loin d'être terminé.
Cette année, contrairement aux autres, les Murray fêtaient Noël dans la famille de Nora, la mère de Kenna. Son oncle et sa tante accueillait toute la famille, cousins et enfants, pour un dîner somptueux où le champagne coulait à flot et où les discussions tournaient autour d'argent principalement. Autant de thématiques qui ennuyaient profondément Kenna du haut de ses douze ans. Mais elle se tenait sagement assise à la table des enfants, les mains posées sur ses genoux, dans un silence inconfortable face au brouhaha confus des échanges. Personne ne s'intéressait à elle, et cela lui allait très bien.
La petite sorcière ne s'attendait pas à rencontrer autant de monde ce soir-là mais sa mère avait une grande famille. La dernière fois qu'elle avait vu tout ce beau monde, elle devait avoir cinq ou six ans alors ses souvenirs étaient diffus, pour ne pas dire inexistants. Elle se sentait perdue parmi la foule d'inconnus, de tantes, de grands-cousins et de membres de sa famille dont elle ignorait le lien avec elle. Alors elle baissait la tête, plaquait un sourire serein sur son visage et attendait la fin du repas. Ce n'était pas si difficile. Il suffisait de se concentrer sur d'infimes détails et le temps passait plus vite. Par exemple, cette tante au bout de la table ? Son vernis s'écaillait sur un bout de son majeur. Sa grande cousine assise trois sièges plus loin ? Ses oreilles étaient légèrement rosées, indiquant qu'elles ne supportaient pas complètement le contact avec ses lourdes boucles d'oreilles en argent. Kenna observait, puis supposait et son imagination faisait le reste.
De temps en temps, son père se tournait vers elle et croisait son regard, lui souriant presque immédiatement après. Cela avait le don d'apaiser un peu le cœur de Kenna. Lui aussi n'était pas totalement à sa place dans cette famille bourgeoise. Pas parce qu'il n'en avait pas les codes, non, Alistair Murray venait d'une riche famille, mais plus parce qu'il était une pièce rapportée. Certes, il connaissait toute l'assemblée depuis quinze ans et son expertise d'entrepreneur et de potionniste lui permettait de se fondre dans toutes les conversations sans accroc. Mais il connaissait sa fille et savait pertinemment qu'elle aurait préféré un Noël plus intimiste. Par ses regards et son attention, il tentait de l'encourager, de la féliciter et de la couver tout à la fois. Son unique fille, son trésor. Il ferait tout pour elle.
Kenna n'attendait même pas l'ouverture des cadeaux comme ses cousins et cousines - selon ce qu'elle avait pu entendre lorsqu'ils discutaient ensemble à côté d'elle - car elle avait déjà eu tout ce qu'elle désirait : un cerf-volant moldu - surprise de son père - quelques gallions bien trébuchants et une montagne de livres. Il ne lui en fallait pas plus. Elle était heureuse de ces présents choisis tout spécialement pour elle et pas pour quelqu'un d'autre. Ils étaient le fruit d'une réflexion des membres de son noyau proche. Ses yeux émerveillés lors de l'ouverture des paquets cadeaux, et ses remerciements enthousiastes avaient été suffisamment pour ses parents et ses grands-parents. Elle aimait ce qu'elle avait reçu et ne souhaitait rien de plus.
Un des livres qu'on lui avait offert attendait patiemment dans son sac, posé loin d'elle dans l'armoire de l'entrée du manoir. Elle n'avait pas pu le garder avec elle, cela ne se faisait pas dans un endroit si somptueux. Le manoir de Lewis et Imogen Wallace était une vieille bâtisse écossaise, tempétueuse mais solide, richissimement décorée avec goût par la maîtresse des lieux. Kenna ne se sentait pas très à l'aise parmi toute cette opulence mais elle le dissimulait par un silence poli. Si elle ne parlait pas, se tenait bien droite et souriait aux moments opportuns, la duperie serait totale.
Les assiettes du deuxième plat furent débarrassées, annonçant une pause salvatrice dans la danse du repas. Kenna en profita pour s'éclipser, sortant de table prestement. Son plan était clair : elle allait passer prendre l'air sur la terrasse, puis rentrer et récupérer son livre. Ensuite, elle irait se cacher dans un des cabinets du rez-de-chaussée, sur un de ces sofas vieux de plus d'un siècle et qui coutait probablement plus que l’entièreté de sa bibliothèque pourtant conséquente.
A petits pas, la jeune fille se dirigea donc dehors. L'air frais de la nuit la frappa dès qu'elle franchit la porte. Elle frissonna. Son gilet était resté sur sa chaise à l'intérieur. Elle aurait pu faire demi-tour et aller le chercher, après tout, son temps n'était pas compté mais le ciel étoilé la retient. La voûte céleste était claire ce soir, sans nuage à l'horizon et même si le froid de l'hiver lui intimait de rentrer, l'attraction qu'exerçaient les étoiles était plus forte encore. Elle s'avança, la tête en l'air, manquant par la même occasion de voir qu'un autre sorcier était sur la terrasse. C'est le craquement léger du bois qui l'a prévenue de cette présence. Surprise, elle fixa du regard l'homme qui avait eu la même idée qu'elle. Elle ne savait absolument pas qui était-ce. Surement un des cousins de sa mère au vu de son âge. L'homme était assis par terre, sur les marches. Une barbe couvrait le bas de son visage. Lorsqu'il leva les yeux vers elle, il lui sourit et elle se détendit quelque peu. Il avait l'air gentil. Il l'était surement vu qu'il lui lança un sortilège pour qu'elle n'ait plus froid. Ce geste la soulagea, elle pourrait observer plus longtemps les étoiles comme ça.
Alors qu'elle pensait qu'ils resteraient tous les deux seuls de leur côté, vaquant simplement à leurs occupations tout en s'ignorant, l'adulte prit la parole, lui montrant ce qu'il tenait dans les mains. C'était un petit bouchon de liège, taillé dans la forme d'un angelot. Il est doué, pensa Kenna, surprise. La famille de sa mère, bourgeoise et très riche, ne lui semblait pas être manuelle, préférant s'occuper de commerces aux mots trop compliqués.
" Georges, c'est bien oui... " acquiesça-t-elle du bout des lèvres, encore un peu mal à l'aise avec cet homme dont elle ne connaissait pas le nom. Il poursuivit sur une blague, à laquelle elle rit, même si elle trouvait cela un peu triste que Georges l'angelot finisse à la poubelle.
L'inconnu de sa famille se souvenait de son prénom. Kenna se maudit de ne pas avoir prêté plus d'attention aux présentations de début de repas. Il lui demandait si elle s'ennuyait. Un peu ennuyée de devoir faire une réponse négative alors que c'était Noël et que c'était une fête familiale, elle hocha la tête. " U-un peu oui... " Puis elle lui retourna poliment la question " T-toi aussi ? "
C'était un adulte, il aurait du être parfaitement à l'aise avec les autres adultes de sa famille, pourtant, s'il s'était réfugié ici, sur cette terrasse. Il ne devait pas être si à l'aise que ça, réfléchit la jeune fille.
Il lui répondit, confirmant qu'il s'ennuyait aussi. Puis il refit une blague. L'homme était drôle, simple, et Kenna l'appréciait pour cela. Cela changeait agréablement de l'atmosphère guindée qui régnait à l'intérieur.
" J'ai un livre, ça... Ca remplace le vin ? " Livre qui était toujours dans son sac par ailleurs. Subitement, elle reprit la parole, son ton démontrant presque qu'elle-même en était surprise : " Heu... Excuse-m-moi m-mais, c-comment tu t'appelles ? "
1286 mots
Reducio
PNJ prétexte
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Alistair Murray (père), Norra Murray (mère)
- Lien vers la fiche du PNJ : fiche
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : c’est un repas de famille : le but est de développer les relations familiales de Kenna, développer le contexte dans lequel elle a grandi
Troisième année RP - Promo 2048-2049 - Préfète inRP depuis le 01/09/2050
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
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Code couleur : #5C2603
Bouchon de champagne
Il gratta un peu dans son bouchon avec son couteau, faisant sauter un morceau de liège par terre. Il ne prit pas la peine de le ramasser, les elfes s'en occuperaient sûrement ou alors finirait il emporter par le vent nocturne. Si rien ne venait bousculer ce petit morceau, il resterait peut-être jusqu'au matin mais personne ne viendrait l'embêter pour savoir si cela venait de lui. Le déjeuner serait probablement aussi guindé que le diner, alors ce sujet de conversation ne viendrait pas à table. Un soupir passa à nouveau la barrière de ses lèvres - rejoignant les innombrables autres depuis le début de la soirée - quand il se souvint que le réveil le lendemain se ferait probablement avant même que les horloges n'affichent neuf heures. Ils avaient été conviés à dormir pour éviter de devoir utiliser la cheminette, sachant qu'ils seraient tous trop fatigués pour transplaner sur le retour en toute sécurité. On ne prenait pas la cheminette quand on pouvait l'éviter, et permettre à ses invités de rester dormir était un moyen rapide de leur montrer à quel point on avait de bonnes manières, une grande maison et de beaux services de draps.
Encore une fois, et toujours, quelque chose pour montrer une bonne image et partager son argent avec qui voulait l'accepter. Au moins, Cinaed dormirait bien, sur un matelas probablement quatre à six fois plus cher que son lit personnel. Il pourrait toujours somnoler sur sa tasse de café le lendemain matin, les gens ne seraient pas encore assez réveillés pour lui faire des remarques, et l'ébéniste s'éclipserait au plus tôt en prétextant du travail à faire. On le regarderait sûrement avec un mépris mal dissimulé - car quel fils de riche devait vraiment travailler sur la période de Noël ? - mais il s'en fichait. C'était toujours plus poli que de balancer un gros "Vous m'emmerdez tous". Il n'en pensait pas moins mais se retiendrait, pour une fois. Son nouvel angelot avançait bien. Il était rapide et méthodique tout en apportant quelques modifications : Georges l'angelot avait une toge ou une espèce de robe étrange, mais l'autre aurait un pantalon.
La fillette riait à ses blagues ce qui lui réchauffa un peu le cœur. Evidemment qu'elle s'ennuyait à mourir, ce genre de soirée n'était pas pour les gamins, et encore moins les gamines comme elle qui semblait mal à l'aise depuis le début avec ses cousins. La faire rire était probablement le seul cadeau valable qu'il aurait pu lui offrir ce soir alors il était content. Il lui fit un petit sourire à la mention du livre sans quitter son angelot des yeux. Avec un couteau et quelques verres dans le nez, il préférait être trop prudent que pas assez. Pas tellement parce qu'il s'inquiétait de se couper - ça non, il avait probablement une cinquantaine de petites cicatrices à force de travailler - mais plutôt parce qu'il ne voulait pas risquer de se tacher d'une quelconque façon. Il suffirait ensuite de rater son sort pour laver ses vêtements et il aurait l'air bien fin devant les autres. Il ne voulait pas non plus tacher ses bouchons, déjà qu'il n'avait pas réussi à en récupérer beaucoup.
Ah, oui ! Ca remplace le vin, ça l'améliore même. Je n'aime pas particulièrement ça, en plus, alors qu'un livre c'est toujours cool. Il ne lisait pas beaucoup - voire pas du tout - si on retirait les essais scientifiques et les bouquins sur la théorie des sortilèges, des runes ou sur la sculpture et le bois mais il se souvenait de quelques bons souvenirs devant un bouquin. Et Ewan, lui, avait toujours adoré lire et lui parlait souvent de ses romans avec grande joie. Cinaed savait que ça pouvait être bien plus intéressant qu'une soirée mondaine, ou que n'importe quelle soirée aussi cool et amusante soit-elle. De quoi parle-t-il ? Est-ce un roman ? Il s'arrêta de sculpter quelques secondes pour observer l'autre. Avec un visage aussi innocent, elle avait l'air du genre à lire de la fantaisie ou de la romance. Peut-être plus tard, la romance, mais il la voyait bien se balader dans des univers de fée et de déesses.
Il eut un rire léger, en trois temps avant qu'il ne se fane quand elle lui demanda son nom. Il aimait bien cette manie qu'avaient les enfants et les jeunes adolescents à ne pas macher leurs mots. Enfin, pour la plupart. C'était pour ça que le contact passait toujours mieux avec eux, d'ailleurs. Pas besoin de se prendre la tête sur quoi dire et quoi faire. Cinaed, le fils de Logan. Il lui fit un nouveau sourire rempli de joie enfantine. A une époque, j'étais le cousin préféré de Nora. On se voyait assez souvent pendant les vacances, et encore plus quand elle est arrivée à Poudlard un an après moi. Il haussa les épaules On s'est éloignés depuis, un peu à cause de moi mais à l'époque on passait notre temps fourrés ensemble aux repas de famille. Il observa son angelot quelques secondes, en silence, avant de donner un nouveau coup de couteau pour finir de creuser son auréole. C'était la seule vraiment amusante, elle l'est toujours d'ailleurs quand elle ne parle pas de politique ou d'argent avec les autres.
Il se souvenait des journées à courir en gloussant dans le jardin, et de la fois où elle avait marché pied nu sur une guêpe et qu'elle avait hurlé à la mort pendant les 7 minutes où il l'avait porté sur son dos jusqu'à la porte arrière de la maison. Ils s'étaient fait disputer à l'époque, à grand coup de cris et de "Vous ne faites attention à rien !", "Imaginez si vous vous étiez vraiment blessés !" mais avaient ensuite ri longtemps de cette anecdote. Ils s'étaient éloignés avec le temps : elle avait fait sa vie à Poudlard et lui avait continué la sienne avec Ewan. Une fois majeur, il n'était presque plus du tout venu aux grands repas de famille et il l'avait uniquement revu pour sa grossesse et son mariage. Il avait reçu une photo de Kenna à sa naissance, comme il était de coutume d'en envoyer et elle était probablement perdue dans un vieil album dont il avait oublié l'existence.
C'étaient de bons souvenirs qui lui faisaient regretter légèrement l'époque où tout paraissait plus facile. La vie n'était pas difficile pour lui, il le savait et il n'avait rien à se plaindre, mais les relations avec les autres n'avaient fait que se corser au fur et à mesure, à un point où la difficulté dépassait largement le niveau de ses compétences. Peut-être devrait-il tout de même essayer de reprendre réellement contact avec sa cousine ? Nora n'avait pas dû tant changer depuis cette époque, même avec une fille, un mari et un "vrai" travail. Il sorti de ses pensées et offrit l'angelot à Kenna, le lui tendant avec une moue joyeuse. Il est pour toi si tu veux, quel nom tu veux lui donner ? Tu peux prendre Georges aussi, si tu veux. Il attendit qu'elle s'empare du petit objet en liège avant de continuer, déterminé à lui faire la conversation jusqu'à ce qu'elle devienne plus bavarde. Tu es à Poudlard alors ? Dans quelle Maison ?
Présence normale - Tutoyez moi !
Encore une fois, et toujours, quelque chose pour montrer une bonne image et partager son argent avec qui voulait l'accepter. Au moins, Cinaed dormirait bien, sur un matelas probablement quatre à six fois plus cher que son lit personnel. Il pourrait toujours somnoler sur sa tasse de café le lendemain matin, les gens ne seraient pas encore assez réveillés pour lui faire des remarques, et l'ébéniste s'éclipserait au plus tôt en prétextant du travail à faire. On le regarderait sûrement avec un mépris mal dissimulé - car quel fils de riche devait vraiment travailler sur la période de Noël ? - mais il s'en fichait. C'était toujours plus poli que de balancer un gros "Vous m'emmerdez tous". Il n'en pensait pas moins mais se retiendrait, pour une fois. Son nouvel angelot avançait bien. Il était rapide et méthodique tout en apportant quelques modifications : Georges l'angelot avait une toge ou une espèce de robe étrange, mais l'autre aurait un pantalon.
La fillette riait à ses blagues ce qui lui réchauffa un peu le cœur. Evidemment qu'elle s'ennuyait à mourir, ce genre de soirée n'était pas pour les gamins, et encore moins les gamines comme elle qui semblait mal à l'aise depuis le début avec ses cousins. La faire rire était probablement le seul cadeau valable qu'il aurait pu lui offrir ce soir alors il était content. Il lui fit un petit sourire à la mention du livre sans quitter son angelot des yeux. Avec un couteau et quelques verres dans le nez, il préférait être trop prudent que pas assez. Pas tellement parce qu'il s'inquiétait de se couper - ça non, il avait probablement une cinquantaine de petites cicatrices à force de travailler - mais plutôt parce qu'il ne voulait pas risquer de se tacher d'une quelconque façon. Il suffirait ensuite de rater son sort pour laver ses vêtements et il aurait l'air bien fin devant les autres. Il ne voulait pas non plus tacher ses bouchons, déjà qu'il n'avait pas réussi à en récupérer beaucoup.
Ah, oui ! Ca remplace le vin, ça l'améliore même. Je n'aime pas particulièrement ça, en plus, alors qu'un livre c'est toujours cool. Il ne lisait pas beaucoup - voire pas du tout - si on retirait les essais scientifiques et les bouquins sur la théorie des sortilèges, des runes ou sur la sculpture et le bois mais il se souvenait de quelques bons souvenirs devant un bouquin. Et Ewan, lui, avait toujours adoré lire et lui parlait souvent de ses romans avec grande joie. Cinaed savait que ça pouvait être bien plus intéressant qu'une soirée mondaine, ou que n'importe quelle soirée aussi cool et amusante soit-elle. De quoi parle-t-il ? Est-ce un roman ? Il s'arrêta de sculpter quelques secondes pour observer l'autre. Avec un visage aussi innocent, elle avait l'air du genre à lire de la fantaisie ou de la romance. Peut-être plus tard, la romance, mais il la voyait bien se balader dans des univers de fée et de déesses.
Il eut un rire léger, en trois temps avant qu'il ne se fane quand elle lui demanda son nom. Il aimait bien cette manie qu'avaient les enfants et les jeunes adolescents à ne pas macher leurs mots. Enfin, pour la plupart. C'était pour ça que le contact passait toujours mieux avec eux, d'ailleurs. Pas besoin de se prendre la tête sur quoi dire et quoi faire. Cinaed, le fils de Logan. Il lui fit un nouveau sourire rempli de joie enfantine. A une époque, j'étais le cousin préféré de Nora. On se voyait assez souvent pendant les vacances, et encore plus quand elle est arrivée à Poudlard un an après moi. Il haussa les épaules On s'est éloignés depuis, un peu à cause de moi mais à l'époque on passait notre temps fourrés ensemble aux repas de famille. Il observa son angelot quelques secondes, en silence, avant de donner un nouveau coup de couteau pour finir de creuser son auréole. C'était la seule vraiment amusante, elle l'est toujours d'ailleurs quand elle ne parle pas de politique ou d'argent avec les autres.
Il se souvenait des journées à courir en gloussant dans le jardin, et de la fois où elle avait marché pied nu sur une guêpe et qu'elle avait hurlé à la mort pendant les 7 minutes où il l'avait porté sur son dos jusqu'à la porte arrière de la maison. Ils s'étaient fait disputer à l'époque, à grand coup de cris et de "Vous ne faites attention à rien !", "Imaginez si vous vous étiez vraiment blessés !" mais avaient ensuite ri longtemps de cette anecdote. Ils s'étaient éloignés avec le temps : elle avait fait sa vie à Poudlard et lui avait continué la sienne avec Ewan. Une fois majeur, il n'était presque plus du tout venu aux grands repas de famille et il l'avait uniquement revu pour sa grossesse et son mariage. Il avait reçu une photo de Kenna à sa naissance, comme il était de coutume d'en envoyer et elle était probablement perdue dans un vieil album dont il avait oublié l'existence.
C'étaient de bons souvenirs qui lui faisaient regretter légèrement l'époque où tout paraissait plus facile. La vie n'était pas difficile pour lui, il le savait et il n'avait rien à se plaindre, mais les relations avec les autres n'avaient fait que se corser au fur et à mesure, à un point où la difficulté dépassait largement le niveau de ses compétences. Peut-être devrait-il tout de même essayer de reprendre réellement contact avec sa cousine ? Nora n'avait pas dû tant changer depuis cette époque, même avec une fille, un mari et un "vrai" travail. Il sorti de ses pensées et offrit l'angelot à Kenna, le lui tendant avec une moue joyeuse. Il est pour toi si tu veux, quel nom tu veux lui donner ? Tu peux prendre Georges aussi, si tu veux. Il attendit qu'elle s'empare du petit objet en liège avant de continuer, déterminé à lui faire la conversation jusqu'à ce qu'elle devienne plus bavarde. Tu es à Poudlard alors ? Dans quelle Maison ?
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Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
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Bouchon de champagne
Kenna sourit à la suite de la remarque de son... Oncle ? C'était compliqué la généalogie. Les livres étaient en effet, cool. Plus que cool même ! Ils étaient la porte vers un autre monde, vers une autre réalité. Un univers où Kenna n'avait plus besoin d'être elle-même, un univers où les aventures se multipliaient sans risque et sans défaut. Un univers bien plus coloré et savoureux que n'importe quelle journée que pouvait vivre la jeune sorcière. Oui, en effet, les livres étaient cool.
" Oui oui c'est un roman. " Elle jeta un coup d’œil au livre qu'elle tenait entre ses mains. Le titre, XXX, était écrit en gros, d'une couleur dorée qui contrastait avec la couverture chatoyante. " Ça parle de mystères cachés et de prophéties secrètes avec une héroïne super puissante qui apprend à maîtriser ses pouvoirs. Ca se passe à Beauxbâtons pendant la Révolution française ! C'est plutôt pas mal... "
Kenna lisait presque exclusivement des romans de fantasy ou des livres historiques. Elle n'aimait pas la romance, ne comprenant pas les sentiments que l'amour pouvait inspirer. Les coeurs qui battaient, c'était bon pour le combat, pas pour une amourette. Et puis, dans tous ces livres-là, jamais on ne savait si les couples finissaient par vivre heureux pour toujours. Le lecteur le supposait mais ne pouvait jamais vraiment savoir. Et ne pas savoir était quelque chose qui mettait mal à l'aise la jeune fille. Dès qu'elle découvrait un nouveau sujet, un nouveau thème, que ce soit magique ou non, elle focalisait toute son énergie sur ça, quitte à être en hyperfixation dessus. Et autant dire qu'à douze ans, il lui restait beaucoup de choses à découvrir et donc beaucoup de temps à passer la tête entre les pages d'un livre.
Le cousin - et non pas son oncle comme elle l'avait d'abord pensé - se présenta alors. Cinaed donc. Il lui parla de sa mère, et de sa vie à Poudlard. Kenna était fascinée. Elle aimait collecter chaque fragments de la vie passée de ses parents. Elle aurait aimé les voir évoluer à Poudlard. Etaient-ils timides, populaires, studieux ? Des élèves sages ou turbulents ? Selon les dires de tous les gens qu'elle avait rencontré, Norra Murray était un véritable papillon sociale, une jeune femme solaire et douée tandis qu'Alistair était plus discret mais tout autant apprécié. Ses parents allaient bien ensemble.
" J-je suis d'accord ! Là elle a une belle robe et ses plus beaux bijoux mais parfois, elle a les cheveux n'importe comment parce qu'elle a fait exploser sa potion ! "
Elle observa le cousin. Il était visiblement habile de ses mains, ce qui contrastait avec les bureaucrates encore à l'intérieur du manoir. La famille Wallace, de ce que Kenna avait compris, était riche. Très riche. Mais la provenance de leur richesse était ennuyante. Une histoire de contrats et de papiers, de ventes et d'achats. Rien qui n'aiguisait la curiosité de la jeune sorcière. Mais Cinaed n'avait pas l'air comme le reste de la famille. Le simple fait qu'il soit dehors à sculpter des bouchons de liège au lieu de dedans à parler d'argent, était déjà surprenant. Mais il était seul sur les marches de cette escalier, et ça, c'était le fait qui avait le plus d'importance aux yeux de Kenna. Il était comme elle, et avait probablement cherché un refuge jusqu'à finir ici.
" Vous... Vous ne lui parlez plus maintenant ? " Kenna ne savait pas si elle devait vouvoyer ou tutoyer l'adulte alors elle alternait entre les deux jusqu'à ce que lui daigne la fixer, ou qu'elle se sente assez à l'aise pour passer définitivement au "tu" familier.
L'homme lui tendit alors le petit angelot qu'il avait sculpté, puis lui donna aussi Georges. En une soirée, Kenna avait gagné deux petites sculptures. Elle les aimait déjà, et comptait bien les garder. Il faudrait leur trouver une place sur sa bibliothèque.
" M-merci... Ils sont très mignons ! " Elle réfléchit ensuite pour trouver un nom au deuxième bouchon sculpté. " Peut-être... Ewen ? C'est un prénom bien écossais après tout... " La conversation continua et Kenna répondit aux questions de son grand cousin. " Je suis à Poufsouffle, en deuxième année... Tu étais dans quelle maison toi ? "
710 mots
" Oui oui c'est un roman. " Elle jeta un coup d’œil au livre qu'elle tenait entre ses mains. Le titre, XXX, était écrit en gros, d'une couleur dorée qui contrastait avec la couverture chatoyante. " Ça parle de mystères cachés et de prophéties secrètes avec une héroïne super puissante qui apprend à maîtriser ses pouvoirs. Ca se passe à Beauxbâtons pendant la Révolution française ! C'est plutôt pas mal... "
Kenna lisait presque exclusivement des romans de fantasy ou des livres historiques. Elle n'aimait pas la romance, ne comprenant pas les sentiments que l'amour pouvait inspirer. Les coeurs qui battaient, c'était bon pour le combat, pas pour une amourette. Et puis, dans tous ces livres-là, jamais on ne savait si les couples finissaient par vivre heureux pour toujours. Le lecteur le supposait mais ne pouvait jamais vraiment savoir. Et ne pas savoir était quelque chose qui mettait mal à l'aise la jeune fille. Dès qu'elle découvrait un nouveau sujet, un nouveau thème, que ce soit magique ou non, elle focalisait toute son énergie sur ça, quitte à être en hyperfixation dessus. Et autant dire qu'à douze ans, il lui restait beaucoup de choses à découvrir et donc beaucoup de temps à passer la tête entre les pages d'un livre.
Le cousin - et non pas son oncle comme elle l'avait d'abord pensé - se présenta alors. Cinaed donc. Il lui parla de sa mère, et de sa vie à Poudlard. Kenna était fascinée. Elle aimait collecter chaque fragments de la vie passée de ses parents. Elle aurait aimé les voir évoluer à Poudlard. Etaient-ils timides, populaires, studieux ? Des élèves sages ou turbulents ? Selon les dires de tous les gens qu'elle avait rencontré, Norra Murray était un véritable papillon sociale, une jeune femme solaire et douée tandis qu'Alistair était plus discret mais tout autant apprécié. Ses parents allaient bien ensemble.
" J-je suis d'accord ! Là elle a une belle robe et ses plus beaux bijoux mais parfois, elle a les cheveux n'importe comment parce qu'elle a fait exploser sa potion ! "
Elle observa le cousin. Il était visiblement habile de ses mains, ce qui contrastait avec les bureaucrates encore à l'intérieur du manoir. La famille Wallace, de ce que Kenna avait compris, était riche. Très riche. Mais la provenance de leur richesse était ennuyante. Une histoire de contrats et de papiers, de ventes et d'achats. Rien qui n'aiguisait la curiosité de la jeune sorcière. Mais Cinaed n'avait pas l'air comme le reste de la famille. Le simple fait qu'il soit dehors à sculpter des bouchons de liège au lieu de dedans à parler d'argent, était déjà surprenant. Mais il était seul sur les marches de cette escalier, et ça, c'était le fait qui avait le plus d'importance aux yeux de Kenna. Il était comme elle, et avait probablement cherché un refuge jusqu'à finir ici.
" Vous... Vous ne lui parlez plus maintenant ? " Kenna ne savait pas si elle devait vouvoyer ou tutoyer l'adulte alors elle alternait entre les deux jusqu'à ce que lui daigne la fixer, ou qu'elle se sente assez à l'aise pour passer définitivement au "tu" familier.
L'homme lui tendit alors le petit angelot qu'il avait sculpté, puis lui donna aussi Georges. En une soirée, Kenna avait gagné deux petites sculptures. Elle les aimait déjà, et comptait bien les garder. Il faudrait leur trouver une place sur sa bibliothèque.
" M-merci... Ils sont très mignons ! " Elle réfléchit ensuite pour trouver un nom au deuxième bouchon sculpté. " Peut-être... Ewen ? C'est un prénom bien écossais après tout... " La conversation continua et Kenna répondit aux questions de son grand cousin. " Je suis à Poufsouffle, en deuxième année... Tu étais dans quelle maison toi ? "
710 mots
Troisième année RP - Promo 2048-2049 - Préfète inRP depuis le 01/09/2050
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
Bouchon de champagne
Le bouquin que tenait l'autre avait l'air assez conséquent et Cinaed se demanda un instant si les lettres étaient larges à l'intérieur. Il y avait l'air d'avoir pas mal de pages, bien trop pour qu'il ne perde pas son attention avant la moitié. Il lui fallait des petits livres pour tout ce qui ne touchait pas à ses intérêts très spécifiques qu'étaient la sculpture et les sortilèges. L'ébéniste trouvait bien plus facile de regarder un film ou même d'écouter quelqu'un lui lire que de le faire soi-même. La lecture demandait trop de concentration et de garder son cerveau focus sur les personnages, les décors et toutes ces choses qui, chez lui, passaient à la trappe. Il était difficile de suivre un livre si on ne se souvenait plus du nom des personnages ou même de là où l'histoire prenait vie.
Ca a l'air très chouette. Un roman sorcier alors ? Je suppose qu'il doit y avoir moins de.. eh bien de "magie" que dans les livres moldus qui ont toujours beaucoup d'imagination. Tu aimes l'histoire française ? Cinaed éprouvait une apathie générale pour l'histoire de la magie et tout ce qui s'en rapprochait. C'était un cours où il fallait rester assit deux heures sans bouger, ce qu'il ne supportait pas, et en plus où il fallait apprendre beaucoup de choses dont il ne comprenait pas l'utilisé. Oh, bien sûr, il était d'accord avec tout le truc de "apprendre le passé pour ne pas faire d'erreurs futures" et de tirer des leçons sur les livres d'histoire mais quel état l'intérêt véritable d'apprendre des dates ? Tout se passait dans le passé il y a bien longtemps de toute façon. Ca n'avait plus vraiment d'incidence aujourd'hui et lui vivait aujourd'hui, n'est-ce pas ? Ce qui était cool, c'était de se tenir au courant de l'avancée des sortilèges qui bougeait tous les jours, ou presque.
Il sourit doucement à l'entrain de la jeune fille à parler de sa mère. C'était mignon, Norra avait de la chance. M'enfin, ça, il n'en avait jamais douté. Elle avait toujours été une sacré veinarde par l'opération du saint esprit. Sûrement que Merlin lui-même devait veiller sur son cul, d'ailleurs. Ca lui ressemble bien, oui. Mais elle a toujours su se fondre avec un peu tout le monde alors ça m'étonne pas qu'elle soit bien ce soir. C'était un de ses talents que Cinaed n'aurait jamais. Ca lui allait bien à Nora de pouvoir papillonner partout et d'avoir une capacité d'adaptation sociale aussi énorme. L'ébéniste, lui, ça n'aurait pas été avec le personnage donc, évidemment, il préférait son petit groupe de 3 personnes. Au moins, il savait toujours à quoi s'attendre dans ces moments là.
Tu peux me tutoyer si tu veux, on est de la même famille après tout. Il fredonna légèrement, interrompant l'autre avant de la laisser finir tranquillement. Seuls les idiots se vouvoyaient entre membre de la même famille. Enfin, certains de ses cousins et de leurs enfants usaient du vouvoiement entre eux alors à partir de là... Cinaed supposait qu'on ne pouvait plus rien faire pour eux. Tant pis. Lui, il avait décidé d'aller à contre courant et de ne vouvoyer personne quand il n'avait pas l'obligation express de le faire, ce qui arrivait en fait assez peu souvent. Il vouvoyait ses clients mais à partir du moment où la conversation s'engageait vraiment, il repassait rapidement au tutoiement. Nan, plus trop. Je ne me souviens plus de la dernière fois que je l'ai vu avant aujourd'hui et... J'ai jamais beaucoup aimé écrire des lettres. On s'en est envoyé quelques unes pendant ma première année en études supérieures et puis quasiment plus depuis. Sauf pour son mariage et puis ta naissance, évidemment. Elle était fière.
Il pencha la tête, observant sa réaction aux angelots avant d'éclater d'un rire clair. Peut-être que quelqu'un l'avait entendu dans la maison, d'ailleurs, mais quelle importance ? Qu'ils continuent de parler de trucs inintéressants, lui il s'amusait beaucoup ici. C'était une bonne idée de sortir et, même s'il avait bien voulu être seul au début, la présence de la petite ne le dérangeait pas. Il se ressourcerait d'ailleurs bien plus vite en ayant une discussion agréable plutôt quand restant tout seul. Il lui semblait que, parfois, il avait besoin d'un calme et d'une solitude entière et puis, parfois, simplement d'une présence agréable et tout allait mieux. Il ne savait jamais vraiment reconnaître quand l'un était plus utile que l'autre, cela dit. Souvent, le destin choisissait pour lui, comme ce soir.
C'est rigolo que tu dises Ewen. Mon meilleur ami s'appelle Ewan. Il lui fit un sourire doux qu'il ne savait pas être capable de faire avant d'ajouter : Je suppose que cette sonorité de prénom porte bonheur, il devrait veiller sur toi. Il tendit la main, paume vers le haut. Redonne le moi quelques secondes et attendit qu'elle lui tende. Une fois l'angelot à nouveau en main, il s'empara à nouveau de sa baguette et reprit la parole. Ses mots étaient légèrement plus mesurés alors qu'il se concentrait sur son idée mais toujours plein de joie. Deuxième ? Déjà ! Le temps passe vite, j'ai l'impression d'avoir reçu le faire-part pour ta naissance il y a à peine 5 ans. Il avait toujours eu une mauvaise représentation dans le temps, alors c'était pas étonnant. Il se demandait si Nora avait eu un coup de vieux quand sa fille était entrée à Poudlard. Probablement. L'avait-elle bien vécu ? Il pourrait probablement lui en parler à l'occasion, ça leur donnerait l'occasion de resserrer des liens qui s'effilochaient.
Il devrait en avoir envie. Il réfléchirait à ça plus tard. J'étais à Serdaigle, moi. Ewan aussi d'ailleurs, on a eu de la chance. Tu dois aimer l'histoire de la magie je suppose, vu ton roman ? M'enfin, elle devait sûrement être bonne élève un peu partout : Cinaed doutait que sa cousine laisse sa seule fille se balader partout en étant une cancre. Ca ne lui ressemblait pas et, de toute façon, l'enfant à ses côtés avait un air sage qui ne convenait pas à une crapule. Bah ! Pas grave, il resterait le mouton noir de la famille. Il s'était habitué à cette place au fil des ans et, au moins, personne n'attendait rien de fou de lui. Et si personne ne s'attendait plus à ce qu'il fasse de grande chose - enfin, sauf sa mère - alors il ne pouvait décevoir personne et ne se prenait pas de longs discours ennuyant.
Il redonna finalement l'angelot à l'autre après quelques coups de baguette et lui sourit. L'auréole de l'angelot éclairait faiblement d'une lumière claire et blanche. Suffisamment pour que cela se voit et fasse danser des ombres sur la terrasse mais pas de trop : il ne voulait pas créer une lampe moldue qui éclairait à travers votre âme et plus loin encore. Le but n'était pas non plus d'être aussi fort qu'un lumos : il comptait bien continuer à observer le ciel et ses belles étoiles et une source de lumière forte réduirait cet espoir à néant. Il se sentait calme ce soir, c'était presque étrange. Légèrement dérangeant dans l'idée car ça n'était pas habituel et Cinaed n'aimait pas ça mais bizarrement pas désagréable quand il se penchait sur la sensation. Il leva les yeux vers le ciel et interrogea à nouveau la fillette à ses côtés, histoire de le pas laisser un silence gênant s'installer. Tu sais reconnaître quelques étoiles ?
Présence normale - Tutoyez moi !
Ca a l'air très chouette. Un roman sorcier alors ? Je suppose qu'il doit y avoir moins de.. eh bien de "magie" que dans les livres moldus qui ont toujours beaucoup d'imagination. Tu aimes l'histoire française ? Cinaed éprouvait une apathie générale pour l'histoire de la magie et tout ce qui s'en rapprochait. C'était un cours où il fallait rester assit deux heures sans bouger, ce qu'il ne supportait pas, et en plus où il fallait apprendre beaucoup de choses dont il ne comprenait pas l'utilisé. Oh, bien sûr, il était d'accord avec tout le truc de "apprendre le passé pour ne pas faire d'erreurs futures" et de tirer des leçons sur les livres d'histoire mais quel état l'intérêt véritable d'apprendre des dates ? Tout se passait dans le passé il y a bien longtemps de toute façon. Ca n'avait plus vraiment d'incidence aujourd'hui et lui vivait aujourd'hui, n'est-ce pas ? Ce qui était cool, c'était de se tenir au courant de l'avancée des sortilèges qui bougeait tous les jours, ou presque.
Il sourit doucement à l'entrain de la jeune fille à parler de sa mère. C'était mignon, Norra avait de la chance. M'enfin, ça, il n'en avait jamais douté. Elle avait toujours été une sacré veinarde par l'opération du saint esprit. Sûrement que Merlin lui-même devait veiller sur son cul, d'ailleurs. Ca lui ressemble bien, oui. Mais elle a toujours su se fondre avec un peu tout le monde alors ça m'étonne pas qu'elle soit bien ce soir. C'était un de ses talents que Cinaed n'aurait jamais. Ca lui allait bien à Nora de pouvoir papillonner partout et d'avoir une capacité d'adaptation sociale aussi énorme. L'ébéniste, lui, ça n'aurait pas été avec le personnage donc, évidemment, il préférait son petit groupe de 3 personnes. Au moins, il savait toujours à quoi s'attendre dans ces moments là.
Tu peux me tutoyer si tu veux, on est de la même famille après tout. Il fredonna légèrement, interrompant l'autre avant de la laisser finir tranquillement. Seuls les idiots se vouvoyaient entre membre de la même famille. Enfin, certains de ses cousins et de leurs enfants usaient du vouvoiement entre eux alors à partir de là... Cinaed supposait qu'on ne pouvait plus rien faire pour eux. Tant pis. Lui, il avait décidé d'aller à contre courant et de ne vouvoyer personne quand il n'avait pas l'obligation express de le faire, ce qui arrivait en fait assez peu souvent. Il vouvoyait ses clients mais à partir du moment où la conversation s'engageait vraiment, il repassait rapidement au tutoiement. Nan, plus trop. Je ne me souviens plus de la dernière fois que je l'ai vu avant aujourd'hui et... J'ai jamais beaucoup aimé écrire des lettres. On s'en est envoyé quelques unes pendant ma première année en études supérieures et puis quasiment plus depuis. Sauf pour son mariage et puis ta naissance, évidemment. Elle était fière.
Il pencha la tête, observant sa réaction aux angelots avant d'éclater d'un rire clair. Peut-être que quelqu'un l'avait entendu dans la maison, d'ailleurs, mais quelle importance ? Qu'ils continuent de parler de trucs inintéressants, lui il s'amusait beaucoup ici. C'était une bonne idée de sortir et, même s'il avait bien voulu être seul au début, la présence de la petite ne le dérangeait pas. Il se ressourcerait d'ailleurs bien plus vite en ayant une discussion agréable plutôt quand restant tout seul. Il lui semblait que, parfois, il avait besoin d'un calme et d'une solitude entière et puis, parfois, simplement d'une présence agréable et tout allait mieux. Il ne savait jamais vraiment reconnaître quand l'un était plus utile que l'autre, cela dit. Souvent, le destin choisissait pour lui, comme ce soir.
C'est rigolo que tu dises Ewen. Mon meilleur ami s'appelle Ewan. Il lui fit un sourire doux qu'il ne savait pas être capable de faire avant d'ajouter : Je suppose que cette sonorité de prénom porte bonheur, il devrait veiller sur toi. Il tendit la main, paume vers le haut. Redonne le moi quelques secondes et attendit qu'elle lui tende. Une fois l'angelot à nouveau en main, il s'empara à nouveau de sa baguette et reprit la parole. Ses mots étaient légèrement plus mesurés alors qu'il se concentrait sur son idée mais toujours plein de joie. Deuxième ? Déjà ! Le temps passe vite, j'ai l'impression d'avoir reçu le faire-part pour ta naissance il y a à peine 5 ans. Il avait toujours eu une mauvaise représentation dans le temps, alors c'était pas étonnant. Il se demandait si Nora avait eu un coup de vieux quand sa fille était entrée à Poudlard. Probablement. L'avait-elle bien vécu ? Il pourrait probablement lui en parler à l'occasion, ça leur donnerait l'occasion de resserrer des liens qui s'effilochaient.
Il devrait en avoir envie. Il réfléchirait à ça plus tard. J'étais à Serdaigle, moi. Ewan aussi d'ailleurs, on a eu de la chance. Tu dois aimer l'histoire de la magie je suppose, vu ton roman ? M'enfin, elle devait sûrement être bonne élève un peu partout : Cinaed doutait que sa cousine laisse sa seule fille se balader partout en étant une cancre. Ca ne lui ressemblait pas et, de toute façon, l'enfant à ses côtés avait un air sage qui ne convenait pas à une crapule. Bah ! Pas grave, il resterait le mouton noir de la famille. Il s'était habitué à cette place au fil des ans et, au moins, personne n'attendait rien de fou de lui. Et si personne ne s'attendait plus à ce qu'il fasse de grande chose - enfin, sauf sa mère - alors il ne pouvait décevoir personne et ne se prenait pas de longs discours ennuyant.
Il redonna finalement l'angelot à l'autre après quelques coups de baguette et lui sourit. L'auréole de l'angelot éclairait faiblement d'une lumière claire et blanche. Suffisamment pour que cela se voit et fasse danser des ombres sur la terrasse mais pas de trop : il ne voulait pas créer une lampe moldue qui éclairait à travers votre âme et plus loin encore. Le but n'était pas non plus d'être aussi fort qu'un lumos : il comptait bien continuer à observer le ciel et ses belles étoiles et une source de lumière forte réduirait cet espoir à néant. Il se sentait calme ce soir, c'était presque étrange. Légèrement dérangeant dans l'idée car ça n'était pas habituel et Cinaed n'aimait pas ça mais bizarrement pas désagréable quand il se penchait sur la sensation. Il leva les yeux vers le ciel et interrogea à nouveau la fillette à ses côtés, histoire de le pas laisser un silence gênant s'installer. Tu sais reconnaître quelques étoiles ?
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Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
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Bouchon de champagne
Son oncle ? Son cousin ? Kenna se fixa une bonne fois pour toute sur le fait que Cinaed était son oncle. Il était plus vieux qu'elle d'au moins vingt ans, cela suffisait pour lui coller sur le front l'étiquette d'oncle même s'il n'était pas le frère de sa mère. Son oncle donc, la regardait avec intérêt. Il l'écoutait vraiment, pas comme tous les autres adultes - ses parents mis à part - qui n'en avaient que faire d'elle. Kenna n'était pas vaniteuse, ni orgueilleuse, mais un peu d'attention lui mettait du baume sur le cœur.
Je lis pas beaucoup de romans moldus... Je connais pas trop en fait. Ils sont si... Originaux que ça les romans moldus ?
Elle n'aimait pas avouer qu'elle ne connaissait pas quelque chose. Pourtant, elle était intriguée par ce monde inconnu, celui des moldus, à la fois si proche et si lointain. Elle n'avait jamais parlé à l'un d'entre eux, mis à part les nés-moldus à Poudlard, mais c'était différent. Eux ils étaient des sorciers maintenant, plus des non-magiques. Ce manque de connaissances l'agaçait, lui donnait envie de se réfugier dans la bibliothèque la plus proche et se plonger dans tous les ouvrages sur le sujet qu'elle croisait. Malheureusement, elle ne se faisait pas trop d'idées : il était peu probable qu'elle trouve la moindre information véridique dans les étagères de son grand oncle et de sa grande tante. Ils n'étaient... Pas très proches des moldus si l'on pouvait le dire comme cela.
" L'histoire de la France ? " Elle n'avait jamais trop réfléchi à la question. Toutes les histoires se valaient non ? Parfois, en cours d'histoire de la magie, Kenna se demandait ce qu'il s'était passé dans les autres pays. " Ils ont une histoire tellement différente de la nôtre. Très... Sanguinaire presque ? " Elle pensait notamment à l'époque de la Révolution Française où des têtes tombaient - littéralement. " Il s'y passe plein de trucs ! Donc... Oui je crois que j'aime bien ! "
Kenna ne faisait pas partie de ces gens qui savaient exactement ce qu'ils aimaient, ou ce qu'ils n'aimaient pas. Elle n'avait pas d'opinion arrêtée sur ses propres goûts, ce qui ne manquait jamais de faire rire ses parents qui l'appelaient leur 'petite girouette'. Pourtant, ce n'était pas que ses goûts changeaient, mais bien qu'il fallait qu'elle se pose la question pour savoir.
Cinaed se mit à lui parler de sa mère, et Kenna fut captivée. Des échos du passé, juste pour elle. Elle était chanceuse. La jeune sorcière n'osait plus parler, de peur que son oncle arrête de lui partager ses souvenirs. Elle prenait tout, en flux tendu, se délectant de ses récits. Son seul signe de réaction : un acquiescement quand son oncle lui demanda de le tutoyer. Sinon, elle conservait un visage attentif mais silencieux.
" Tu es allé dans quelle école toi ? "
Sa mère était allée à l'Institut de Médicomagie et des Sciences Magiques. C'est là qu'elle avait rencontré Alistair Murray. Cinq ans plus tard, une Kenna sauvage était née. Les écoles supérieures lui paraissaient si lointaines. Elle avait du mal à imaginer une vie hors de Poudlard, du haut de ses douze ans. Pour ses parents, ces deux années à l'Institut avaient été déterminantes et ils en parlaient avec autant d'amour que de leurs années au château.
Elle sourit quand elle apprit que son meilleur ami s'appelait Ewen. Existait-il un hasard qui réunissait les noms ? Elle n'avait pas fait exprès, mais elle était ravie de l'avoir dit. Ravie de voir qu'il allait encore sculpter quelque chose, elle lui tendit le petit bouchon à nouveau.
" J'ai 12 ans maintenant ! Mais c'est vrai que je ne t'ai jamais vu alors le temps a du passer différemment pour toi. " Elle espérait ne pas attendre douze ans avant de revoir son oncle. Elle lui sourit quand il annonça avoir été à Serdaigle. " J'aurais bien aimé être à Serdaigle... Enfin je crois. J'aime bien l'histoire de la magie, mais surtout les sortilèges ! Papa et Maman sont plus potions mais... Moi j'adore ça ! C'est trop cool d'avoir une baguette !
Elle gardait toujours la sienne dans sa poche, même hors de Poudlard. Et comme à chaque fois qu'elle parlait d'une de ses passions, Kenna s'enflammait, outrepassant sa timidité. Dans sa famille, personne n'utilisait vraiment sa baguette. Ils étaient tous chaudrons et botanique, ce que Kenna aimait aussi, mais moins. Elle abordait assez peu le sujet avec ses parents car elle avait peur de leur réaction. Ce n'était surement pas la voie qu'ils avaient imaginé pour elle, même si elle savait qu'ils l'aimeraient toujours autant malgré cela. Elle avait assez confiance en eux pour savoir que jamais ils ne lui reprocheraient ses choix de vie.
La jeune fille leva les yeux vers le ciel. La lumière du manoir cachait un peu la visibilité, mais après ces dix minutes passées dehors, son regard s'accoutumait déjà au noir. Son oncle enchanta le petit angelot pour qu'il luise faiblement, et tout ça sans même prononcer les sorts, ce qui impressionna Kenna. Il l'avait enchanté si simplement, elle n'avait que rarement vu une aisance magique de la sorte, ses propres parents préférant les sortilèges simples. Elle savait que Miss Priddy était douée - elle devait l'être pour être leur professeure de sortilèges - mais ne l'avait jamais vu à l’œuvre. Là, c'était autre chose ! Éblouie, Kenna récupéra précautionneusement l'angelot en liège, le traitant comme un trésor - ce qu'il était devenu pour elle.
Le noir tombant, les étoiles brillèrent plus férocement encore. Il lui demanda quelles étoiles elle connaissait. Ses cours d'astronomie n'étaient plus si frais dans son esprit mais elle avait bien révisé pour les examens l'année dernière et se souvenait encore de la majorité de ses notes.
" Là il y a... L'étoile polaire. " Elle pointa du doigt le bout de la constellation de la grande ours. " Et ici... Sirius, de la constellation du Grand Chien. " Voilà qu'elle avait répondu à la question comme on répondait à un examen. Chassez les habitudes, elles reviennent au galop. " C'est laquelle ta préférée toi ? "
Kenna se sentait à l'aise dans le silence, encore plus s'il était étoilé. Avec son oncle, elle sentait qu'il n'y avait pas de problème si elle n'était pas très bavarde. Il l'accepterait telle qu'elle était. Les ombres dansaient sur la terrasse, l'air frétillait contre leur visage. C'était un doux Yule malgré toute la soirée.
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Je lis pas beaucoup de romans moldus... Je connais pas trop en fait. Ils sont si... Originaux que ça les romans moldus ?
Elle n'aimait pas avouer qu'elle ne connaissait pas quelque chose. Pourtant, elle était intriguée par ce monde inconnu, celui des moldus, à la fois si proche et si lointain. Elle n'avait jamais parlé à l'un d'entre eux, mis à part les nés-moldus à Poudlard, mais c'était différent. Eux ils étaient des sorciers maintenant, plus des non-magiques. Ce manque de connaissances l'agaçait, lui donnait envie de se réfugier dans la bibliothèque la plus proche et se plonger dans tous les ouvrages sur le sujet qu'elle croisait. Malheureusement, elle ne se faisait pas trop d'idées : il était peu probable qu'elle trouve la moindre information véridique dans les étagères de son grand oncle et de sa grande tante. Ils n'étaient... Pas très proches des moldus si l'on pouvait le dire comme cela.
" L'histoire de la France ? " Elle n'avait jamais trop réfléchi à la question. Toutes les histoires se valaient non ? Parfois, en cours d'histoire de la magie, Kenna se demandait ce qu'il s'était passé dans les autres pays. " Ils ont une histoire tellement différente de la nôtre. Très... Sanguinaire presque ? " Elle pensait notamment à l'époque de la Révolution Française où des têtes tombaient - littéralement. " Il s'y passe plein de trucs ! Donc... Oui je crois que j'aime bien ! "
Kenna ne faisait pas partie de ces gens qui savaient exactement ce qu'ils aimaient, ou ce qu'ils n'aimaient pas. Elle n'avait pas d'opinion arrêtée sur ses propres goûts, ce qui ne manquait jamais de faire rire ses parents qui l'appelaient leur 'petite girouette'. Pourtant, ce n'était pas que ses goûts changeaient, mais bien qu'il fallait qu'elle se pose la question pour savoir.
Cinaed se mit à lui parler de sa mère, et Kenna fut captivée. Des échos du passé, juste pour elle. Elle était chanceuse. La jeune sorcière n'osait plus parler, de peur que son oncle arrête de lui partager ses souvenirs. Elle prenait tout, en flux tendu, se délectant de ses récits. Son seul signe de réaction : un acquiescement quand son oncle lui demanda de le tutoyer. Sinon, elle conservait un visage attentif mais silencieux.
" Tu es allé dans quelle école toi ? "
Sa mère était allée à l'Institut de Médicomagie et des Sciences Magiques. C'est là qu'elle avait rencontré Alistair Murray. Cinq ans plus tard, une Kenna sauvage était née. Les écoles supérieures lui paraissaient si lointaines. Elle avait du mal à imaginer une vie hors de Poudlard, du haut de ses douze ans. Pour ses parents, ces deux années à l'Institut avaient été déterminantes et ils en parlaient avec autant d'amour que de leurs années au château.
Elle sourit quand elle apprit que son meilleur ami s'appelait Ewen. Existait-il un hasard qui réunissait les noms ? Elle n'avait pas fait exprès, mais elle était ravie de l'avoir dit. Ravie de voir qu'il allait encore sculpter quelque chose, elle lui tendit le petit bouchon à nouveau.
" J'ai 12 ans maintenant ! Mais c'est vrai que je ne t'ai jamais vu alors le temps a du passer différemment pour toi. " Elle espérait ne pas attendre douze ans avant de revoir son oncle. Elle lui sourit quand il annonça avoir été à Serdaigle. " J'aurais bien aimé être à Serdaigle... Enfin je crois. J'aime bien l'histoire de la magie, mais surtout les sortilèges ! Papa et Maman sont plus potions mais... Moi j'adore ça ! C'est trop cool d'avoir une baguette !
Elle gardait toujours la sienne dans sa poche, même hors de Poudlard. Et comme à chaque fois qu'elle parlait d'une de ses passions, Kenna s'enflammait, outrepassant sa timidité. Dans sa famille, personne n'utilisait vraiment sa baguette. Ils étaient tous chaudrons et botanique, ce que Kenna aimait aussi, mais moins. Elle abordait assez peu le sujet avec ses parents car elle avait peur de leur réaction. Ce n'était surement pas la voie qu'ils avaient imaginé pour elle, même si elle savait qu'ils l'aimeraient toujours autant malgré cela. Elle avait assez confiance en eux pour savoir que jamais ils ne lui reprocheraient ses choix de vie.
La jeune fille leva les yeux vers le ciel. La lumière du manoir cachait un peu la visibilité, mais après ces dix minutes passées dehors, son regard s'accoutumait déjà au noir. Son oncle enchanta le petit angelot pour qu'il luise faiblement, et tout ça sans même prononcer les sorts, ce qui impressionna Kenna. Il l'avait enchanté si simplement, elle n'avait que rarement vu une aisance magique de la sorte, ses propres parents préférant les sortilèges simples. Elle savait que Miss Priddy était douée - elle devait l'être pour être leur professeure de sortilèges - mais ne l'avait jamais vu à l’œuvre. Là, c'était autre chose ! Éblouie, Kenna récupéra précautionneusement l'angelot en liège, le traitant comme un trésor - ce qu'il était devenu pour elle.
Le noir tombant, les étoiles brillèrent plus férocement encore. Il lui demanda quelles étoiles elle connaissait. Ses cours d'astronomie n'étaient plus si frais dans son esprit mais elle avait bien révisé pour les examens l'année dernière et se souvenait encore de la majorité de ses notes.
" Là il y a... L'étoile polaire. " Elle pointa du doigt le bout de la constellation de la grande ours. " Et ici... Sirius, de la constellation du Grand Chien. " Voilà qu'elle avait répondu à la question comme on répondait à un examen. Chassez les habitudes, elles reviennent au galop. " C'est laquelle ta préférée toi ? "
Kenna se sentait à l'aise dans le silence, encore plus s'il était étoilé. Avec son oncle, elle sentait qu'il n'y avait pas de problème si elle n'était pas très bavarde. Il l'accepterait telle qu'elle était. Les ombres dansaient sur la terrasse, l'air frétillait contre leur visage. C'était un doux Yule malgré toute la soirée.
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Troisième année RP - Promo 2048-2049 - Préfète inRP depuis le 01/09/2050
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
Bouchon de champagne
L'adulte haussa les épaules avec un bruit de bouche qui signifiait clairement "aucune idée". Ewan lisait, et lui aussi avait lu il y a longtemps mais de là à connaître la littérature moldue, alors qu'il connaissait à peine celle sorcière.. Difficile. A vrai dire, je ne sais pas trop. Je ne lis vraiment pas beaucoup, mais j'ai vu plusieurs films qui étaient adaptés de bouquins moldus et ils ont beaucoup d'imagination sur ce qu'il se passe dans le ciel et l'espace. Et ils peuvent inventer des civilisations entières et des races magiques sorties de nulle part. Il lui fit un sourire calme. Les sorciers avaient peut-être moins d'imagination du fait que toutes ces choses existaient déjà dans leur monde. Pour un sorcier, écrire un bouquin sur les vampires et leur inventer de nouvelles caractéristiques le faisait juste passer pour un idiot alors qu'un moldu pouvait tout aussi bien dire que les vampires de son univers se nourrissaient de jus de tomate et brûlaient au soleil et ça passait. Il était plus facile d'imaginer le merveilleux et le surnaturel à partir d'une base neutre et vide plutôt qu'à partir de ses propres connaissances sur un monde bien existant.
Il observa la fillette quelques secondes. Tu sais ce qu'est un film ? A son âge, elle ne devait pas encore avoir de cours d'études des moldus et Cinaed ne se souvenait pas du tout du statut de sang de son père. Probablement un né-sorcier, ou au moins un sang-mêlé. Avait-elle déjà vu des films ? Norra n'avait jamais semblé du genre à prioriser à tout prix le monde magique au monde moldu mais les gens changeaient parfois et Cinaed n'était plus assez proche d'elle pour pouvoir être certain de la connaître parfaitement. On pouvait être âme-sœur de sa cousine pendant des années, finir les phrases de l'autre en se voyant et tout ce qui l'accompagnait et puis perdre ce lien avec les années. C'était un peu ce qu'il s'était passé malgré leur enfance soudée, et ce, dès leurs débuts à Poudlard.
Cinaed replia les genoux contre sa poitrine et observa l'autre avec un grand sourire. Il hocha simplement la tête, incertain de comment répondre. L'histoire française, il n'y connaissait foutrement rien alors il était bien obligé de se fier aux connaissances de la fillette et de lui faire confiance. De toute façon, elle semblait vraiment être une enfant intelligente donc il n'avait probablement pas trop de soucis à se faire là dessus. Elle parlait avec assez d'assurance pour que Cinaed soit certain de ce qu'elle expliquait. C'était mignon et il était certain que ses yeux finiraient par fondre dans sa tête s'ils gardaient ce regard doux et chaleureux trop longtemps, mais tant pis. Même sans le sort de chaleur qu'il lui avait lancé, elle n'aurait pas eu froid : le regard de l'ébéniste suffisait à éloigner les frissons causés par la brise nocturne.
Après mes ASPICs, j'ai été à l'académie d'Enchantements, de Sortilèges et de Métamorphose. C'est au pays de Galles. Expliqua t-il d'une voix douce qui ne lui ressemblait pas tellement mais qui lui venait naturellement ce soir. J'ai fait un diplôme en art de l'ensorcellement, dans la filière artefact. Il pencha la tête, réfléchissant quelques secondes à comment expliquer son diplôme rapidement. La chose était plus complexe que prévu alors il ne dit rien de plus et laissa la possibilité à la fillette de poser les questions qu'elle souhaitait. Surtout maintenant qu'elle avait dit aimer les sortilèges : Cinaed était prêt à lui en parler des heures avec un sourire jusqu'aux oreilles. Mes parents voulaient vraiment que je fasse des potions mais ça ne m'a jamais plu. Par contre, j'ai toujours été attiré par les sortilèges, c'était.. Instinctif chez moi. Il posa sa joue sur ses genoux, penchant la tête d'un même mouvement mais sans quitter l'enfant des yeux. Je trouve que c'est la branche où on comprend le plus ce que signifie être un sorcier. Il ne s'agit pas de transformer des scarabées en bouton ou de créer un bouclier mais plus de comprendre l'essence même de ce que signifie être un sorcier.
Mon dieu, ce qu'il était agréable de pouvoir voir une enfant déborder de passion et d'énergie pour les choses qu'elle apprenait. Cinaed était vraiment content de pouvoir lui offrir un endroit où babiller en paix, loin de l'agitation à l'intérieur du manoir et, surtout, loin de tous les attendus des adultes. On attendait pas forcément des enfants qu'ils soient passionnés, plutôt qu'ils se taisent ou que, à contrario, ils soient bruyants et excessifs pour montrer leur force de caractère. Kenna se ferait probablement manger toute crue par ses cousins. Et ce sentiment s'épanouit encore plus quand la jeune fille prit avec une révérence toute particulière le petit angelot. Elle était bien trop mignonne pour les rapaces à l'intérieur du manoir et c'était probablement la seule qui pourrait voir la beauté dans ce qu'il faisait. Cependant, il ne lui dit rien et la laissa l'angelot dans les mains. Il leva la tête à nouveau et essaya de suivre le doigt de la jeune Poufsouffle tandis qu'elle lui montrait quelques étoiles. Le tout, avec une petite voix fluette qui lui expliquait ce qu'il ne savait pas, comme un petit manuel parlant portatif.
Je pense que c'est l'étoile Polaire, parce que c'est celle qui grille le plus longtemps et le plus fort. Il fixa le petit point blanc, brillant de tout son éclat. Elle n'a besoin de personne pour continuer à briller, et elle ne s'arrête pas tant qu'elle ne le décide pas, et pas grave si elle est la seule à apparaitre et la dernière à quitter le ciel. Il savait que les étoiles ne disparaissaient pas simplement, mais c'était une façon de dire. Peut-être qu'il comparait un peu l'étoile aux humains qui l'entouraient. Les gens qui savaient se démarquer de la société morne brillaient bien fort, peu importe qu'ils soient seuls ou accompagnés. Les autres se contentaient de briller quand ils étaient entourés, s'appuyant sur les autres pour se donner un éclat.
Et toi, il y en a une que tu aimes plus que les autres ? finit-il par demander alors que le silence s'étirait. Il n'avait jamais été doué en astronomie, alors à moins qu'elle ne cite une des deux étoiles précédentes, il ne saurait absolument pas de quoi elle pourrait bien parler mais ce n'était pas tellement important. Ce qu'il voulait surtout c'était apprendre à connaître ce petit bout de jeune fille et peut-être lui permettre de papoter avec quelqu'un d'agréable pour que sa soirée ne se résume pas à attendre en vain que le repas se finisse pour se coller dans un coin calme à la fin du dessert et des digestifs.
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Il observa la fillette quelques secondes. Tu sais ce qu'est un film ? A son âge, elle ne devait pas encore avoir de cours d'études des moldus et Cinaed ne se souvenait pas du tout du statut de sang de son père. Probablement un né-sorcier, ou au moins un sang-mêlé. Avait-elle déjà vu des films ? Norra n'avait jamais semblé du genre à prioriser à tout prix le monde magique au monde moldu mais les gens changeaient parfois et Cinaed n'était plus assez proche d'elle pour pouvoir être certain de la connaître parfaitement. On pouvait être âme-sœur de sa cousine pendant des années, finir les phrases de l'autre en se voyant et tout ce qui l'accompagnait et puis perdre ce lien avec les années. C'était un peu ce qu'il s'était passé malgré leur enfance soudée, et ce, dès leurs débuts à Poudlard.
Cinaed replia les genoux contre sa poitrine et observa l'autre avec un grand sourire. Il hocha simplement la tête, incertain de comment répondre. L'histoire française, il n'y connaissait foutrement rien alors il était bien obligé de se fier aux connaissances de la fillette et de lui faire confiance. De toute façon, elle semblait vraiment être une enfant intelligente donc il n'avait probablement pas trop de soucis à se faire là dessus. Elle parlait avec assez d'assurance pour que Cinaed soit certain de ce qu'elle expliquait. C'était mignon et il était certain que ses yeux finiraient par fondre dans sa tête s'ils gardaient ce regard doux et chaleureux trop longtemps, mais tant pis. Même sans le sort de chaleur qu'il lui avait lancé, elle n'aurait pas eu froid : le regard de l'ébéniste suffisait à éloigner les frissons causés par la brise nocturne.
Après mes ASPICs, j'ai été à l'académie d'Enchantements, de Sortilèges et de Métamorphose. C'est au pays de Galles. Expliqua t-il d'une voix douce qui ne lui ressemblait pas tellement mais qui lui venait naturellement ce soir. J'ai fait un diplôme en art de l'ensorcellement, dans la filière artefact. Il pencha la tête, réfléchissant quelques secondes à comment expliquer son diplôme rapidement. La chose était plus complexe que prévu alors il ne dit rien de plus et laissa la possibilité à la fillette de poser les questions qu'elle souhaitait. Surtout maintenant qu'elle avait dit aimer les sortilèges : Cinaed était prêt à lui en parler des heures avec un sourire jusqu'aux oreilles. Mes parents voulaient vraiment que je fasse des potions mais ça ne m'a jamais plu. Par contre, j'ai toujours été attiré par les sortilèges, c'était.. Instinctif chez moi. Il posa sa joue sur ses genoux, penchant la tête d'un même mouvement mais sans quitter l'enfant des yeux. Je trouve que c'est la branche où on comprend le plus ce que signifie être un sorcier. Il ne s'agit pas de transformer des scarabées en bouton ou de créer un bouclier mais plus de comprendre l'essence même de ce que signifie être un sorcier.
Mon dieu, ce qu'il était agréable de pouvoir voir une enfant déborder de passion et d'énergie pour les choses qu'elle apprenait. Cinaed était vraiment content de pouvoir lui offrir un endroit où babiller en paix, loin de l'agitation à l'intérieur du manoir et, surtout, loin de tous les attendus des adultes. On attendait pas forcément des enfants qu'ils soient passionnés, plutôt qu'ils se taisent ou que, à contrario, ils soient bruyants et excessifs pour montrer leur force de caractère. Kenna se ferait probablement manger toute crue par ses cousins. Et ce sentiment s'épanouit encore plus quand la jeune fille prit avec une révérence toute particulière le petit angelot. Elle était bien trop mignonne pour les rapaces à l'intérieur du manoir et c'était probablement la seule qui pourrait voir la beauté dans ce qu'il faisait. Cependant, il ne lui dit rien et la laissa l'angelot dans les mains. Il leva la tête à nouveau et essaya de suivre le doigt de la jeune Poufsouffle tandis qu'elle lui montrait quelques étoiles. Le tout, avec une petite voix fluette qui lui expliquait ce qu'il ne savait pas, comme un petit manuel parlant portatif.
Je pense que c'est l'étoile Polaire, parce que c'est celle qui grille le plus longtemps et le plus fort. Il fixa le petit point blanc, brillant de tout son éclat. Elle n'a besoin de personne pour continuer à briller, et elle ne s'arrête pas tant qu'elle ne le décide pas, et pas grave si elle est la seule à apparaitre et la dernière à quitter le ciel. Il savait que les étoiles ne disparaissaient pas simplement, mais c'était une façon de dire. Peut-être qu'il comparait un peu l'étoile aux humains qui l'entouraient. Les gens qui savaient se démarquer de la société morne brillaient bien fort, peu importe qu'ils soient seuls ou accompagnés. Les autres se contentaient de briller quand ils étaient entourés, s'appuyant sur les autres pour se donner un éclat.
Et toi, il y en a une que tu aimes plus que les autres ? finit-il par demander alors que le silence s'étirait. Il n'avait jamais été doué en astronomie, alors à moins qu'elle ne cite une des deux étoiles précédentes, il ne saurait absolument pas de quoi elle pourrait bien parler mais ce n'était pas tellement important. Ce qu'il voulait surtout c'était apprendre à connaître ce petit bout de jeune fille et peut-être lui permettre de papoter avec quelqu'un d'agréable pour que sa soirée ne se résume pas à attendre en vain que le repas se finisse pour se coller dans un coin calme à la fin du dessert et des digestifs.
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Bouchon de champagne
Le temps passait différemment sur ses escaliers. Kenna ne ressentait ni l'ennui, ni le froid, ni la pression familiale à devoir parler pour se rendre intéressante, parler pour combler le vide, parler pour simplement exister. Non, sur cette terrasse, elle existait purement et simplement pour ce qu'elle était en compagnie de Cinaed. Cette sensation valait tout l'or du monde dans une soirée comme celle-ci où elle ne se sentait habituellement pas à sa place. Même si son oncle, ou grand cousin, ou juste membre de sa famille, ne lisait pas trop comme il venait de l'avouer, Kenna l'appréciait tout de même. Heureusement qu'ils n'étaient pas tout à fait semblables, leur conversation serait devenue ennuyeuse s'ils l'étaient.
Peut-être qu'un jour je pourrais essayer... Mais je sais pas trop comment acheter ces livres, je suis allée qu'une fois dans une ville moldue et c'était... Elle peinait à trouver les mots justes pour décrire cette expérience loufoque. Étrange.
Kenna n'était pas une suprémaciste sorcière. A douze ans, elle n'était même pas grand chose, trop candide et innocente pour comprendre l'enjeu derrière les statuts de sang. Le Conseil, la guerre, les Sangs-purs... Tout cela, elle n'en avait pas conscience. Sa famille était sorcière de génération en génération, avec quelques sangs-purs dans le lot. Leur arbre remontait si loin qu'il leur aurait fallu une tapisserie pour l'exposer entièrement. Alors le monde des moldus... C'était littéralement un autre monde pour elle. Ils lui paraissaient tellement bizarres, tellement différents, parfois même un brin dangereux, comme lorsque l'on a peur de quelque chose qu'on ne connaît pas sans pouvoir affirmer qu'il y a un réel danger. Elle ne les connaissait pas, n'avait jamais ne serait-ce qu'envisager l'idée de vivre comme eux, alors lire leurs romans ou même regarder un de leurs films... L'idée lui semblait anormale.
Non je n'ai jamais regardé de film... Elle n'aimait pas affirmer qu'elle ne connaissait pas quelque chose. Et oui... Je sais pas ce que c'est...
Cinaed côtoyait-il beaucoup de moldus ? Il serait bien un des rares dans sa famille et ce fait précis l'intriguait. Pour autant, elle avait une vague notion de ce qui se disait et de ce qui ne se disait pas. Poser la question "Tu les trouves comment les moldus toi ?" lui paraissait inapproprié, comme ça, de but en blanc. Et puis le sujet lui passa vite au-dessus de la tête lorsque son oncle lui expliqua avoir fait l'AESM ! C'était l'école de rêve de Kenna. Elle n'était qu'en deuxième année mais avait un jour écouté deux septièmes années parler entre elles et elles avaient évoqué cette école. Depuis, elle fantasmait dessus. Le temps était encore long jusqu'à ce qu'elle n'atteigne cet âge, mais cela ne l'empêchait pas de rêver.
Wow ! C'est génial ! Ca devait être trop cool, non ? Tu as aimé ? Et tu as appris beaucoup plus de choses qu'à Poudlard ?
La jeune fille pouvait être intarissable de questions lorsque sa curiosité la démangeait. Elle se voyait tant en Cinaed, la barbe en moins. C'était l'avenir qu'elle désirait pour elle-même. Un avenir fait de magie tous les jours, de baguette et surtout de sortilèges. Il n'y avait rien qu'elle aimait plus à Poudlard que de s'entrainer à jeter des sorts.
Les artéfacts ? Donc tu travailles avec les runes tous les jours ? J'hésite à prendre l'option l'année prochaine. Ca a l'air très intéressant mais je ne les ai jamais étudiés alors je ne sais pas trop à quoi m'attendre...
Si la jeune fille prenait la filière Pratiques et ouverture, elle aurait beaucoup d'études des runes mais en aurait moins si elle prenait la filière Auror. Elle hésitait encore beaucoup entre toutes les possibilités et plus elle y réfléchissait, moins elle ne parvenait à faire son choix. Il n'y avait tout simplement pas de bonne solution. Les heures se mélangeaient dans sa tête, tout comme ses potentielles destinées. La sorcière avait peur de regretter son choix et de jouer son avenir alors qu'elle n'était qu'en deuxième année.
Je comprends... Moi aussi c'est comme toi. Les sortilèges ca me vient... Presque naturellement. Comme si je sentais mon flux magique en moi presque. Mais Papa et Maman sont potionnistes alors j'ai peur qu'ils soient un peu... Un peu déçus tu vois ? Si je choisis les sortilèges. Je veux pas qu'ils soient déçus de moi...
Elle partit dans ses pensées. Ce n'était pas le genre de ses parents de lui faire des reproches mais rien qu'une étincelle dans leur regard la peinerait. Ils ne comprendraient pas son choix, eux qui suivaient l'héritage familial depuis des années. Elle acquiesça doucement aux propos philosophiques de son oncle, pas sûre de comprendre tout ce que cela impliquait, mais comprenant malgré tout à demi-mots ce qu'il voulait dire. Elle-même se sentait sorcière jusqu'au bout de la baguette, c'était une évidence car jamais elle n'avait appris à être autre chose. Imaginer son monde sans magie ne lui était même pas concevable.
Ca reste de la magie... Juste sous une autre forme.
Ces paroles donnaient à réfléchir. Elle leva la tête vers le ciel étoilé. Est-ce que parmi tous ces points lumineux, d'autres sorciers les regardaient ? Est-ce que la magie voguait comme un flux infini dans l'espace ? Des adultes sûrement très sérieux devaient s'être penchés sur la question, mais ce soir-là, le ciel n'était là que pour elle, que pour la faire rêver.
C'est un bon choix, approuva-t-elle très sérieusement, comme s'il y avait besoin d'une approbation. Moi c'est Bételgeuse, du triangle d'hiver. Elle est là regarde, ça forme un triangle, et elle est la 2e plus brillante. Elle est au milieu, elle brille plus fort que plein d'étoiles, mais pas trop non plus.
Comme Kenna, Bételgeuse était moyenne. Pas plus nulle mais pas plus forte que les autres. S'il était possible de s'identifier à une étoile, c'est elle qu'elle aurait choisi. En tout cas, M. Pierce aurait été fier d'elle : elle avait bien retenu ses cours d'astronomie de première année. Restait à savoir maintenant si elle comptait les poursuivre l'année suivante.
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Peut-être qu'un jour je pourrais essayer... Mais je sais pas trop comment acheter ces livres, je suis allée qu'une fois dans une ville moldue et c'était... Elle peinait à trouver les mots justes pour décrire cette expérience loufoque. Étrange.
Kenna n'était pas une suprémaciste sorcière. A douze ans, elle n'était même pas grand chose, trop candide et innocente pour comprendre l'enjeu derrière les statuts de sang. Le Conseil, la guerre, les Sangs-purs... Tout cela, elle n'en avait pas conscience. Sa famille était sorcière de génération en génération, avec quelques sangs-purs dans le lot. Leur arbre remontait si loin qu'il leur aurait fallu une tapisserie pour l'exposer entièrement. Alors le monde des moldus... C'était littéralement un autre monde pour elle. Ils lui paraissaient tellement bizarres, tellement différents, parfois même un brin dangereux, comme lorsque l'on a peur de quelque chose qu'on ne connaît pas sans pouvoir affirmer qu'il y a un réel danger. Elle ne les connaissait pas, n'avait jamais ne serait-ce qu'envisager l'idée de vivre comme eux, alors lire leurs romans ou même regarder un de leurs films... L'idée lui semblait anormale.
Non je n'ai jamais regardé de film... Elle n'aimait pas affirmer qu'elle ne connaissait pas quelque chose. Et oui... Je sais pas ce que c'est...
Cinaed côtoyait-il beaucoup de moldus ? Il serait bien un des rares dans sa famille et ce fait précis l'intriguait. Pour autant, elle avait une vague notion de ce qui se disait et de ce qui ne se disait pas. Poser la question "Tu les trouves comment les moldus toi ?" lui paraissait inapproprié, comme ça, de but en blanc. Et puis le sujet lui passa vite au-dessus de la tête lorsque son oncle lui expliqua avoir fait l'AESM ! C'était l'école de rêve de Kenna. Elle n'était qu'en deuxième année mais avait un jour écouté deux septièmes années parler entre elles et elles avaient évoqué cette école. Depuis, elle fantasmait dessus. Le temps était encore long jusqu'à ce qu'elle n'atteigne cet âge, mais cela ne l'empêchait pas de rêver.
Wow ! C'est génial ! Ca devait être trop cool, non ? Tu as aimé ? Et tu as appris beaucoup plus de choses qu'à Poudlard ?
La jeune fille pouvait être intarissable de questions lorsque sa curiosité la démangeait. Elle se voyait tant en Cinaed, la barbe en moins. C'était l'avenir qu'elle désirait pour elle-même. Un avenir fait de magie tous les jours, de baguette et surtout de sortilèges. Il n'y avait rien qu'elle aimait plus à Poudlard que de s'entrainer à jeter des sorts.
Les artéfacts ? Donc tu travailles avec les runes tous les jours ? J'hésite à prendre l'option l'année prochaine. Ca a l'air très intéressant mais je ne les ai jamais étudiés alors je ne sais pas trop à quoi m'attendre...
Si la jeune fille prenait la filière Pratiques et ouverture, elle aurait beaucoup d'études des runes mais en aurait moins si elle prenait la filière Auror. Elle hésitait encore beaucoup entre toutes les possibilités et plus elle y réfléchissait, moins elle ne parvenait à faire son choix. Il n'y avait tout simplement pas de bonne solution. Les heures se mélangeaient dans sa tête, tout comme ses potentielles destinées. La sorcière avait peur de regretter son choix et de jouer son avenir alors qu'elle n'était qu'en deuxième année.
Je comprends... Moi aussi c'est comme toi. Les sortilèges ca me vient... Presque naturellement. Comme si je sentais mon flux magique en moi presque. Mais Papa et Maman sont potionnistes alors j'ai peur qu'ils soient un peu... Un peu déçus tu vois ? Si je choisis les sortilèges. Je veux pas qu'ils soient déçus de moi...
Elle partit dans ses pensées. Ce n'était pas le genre de ses parents de lui faire des reproches mais rien qu'une étincelle dans leur regard la peinerait. Ils ne comprendraient pas son choix, eux qui suivaient l'héritage familial depuis des années. Elle acquiesça doucement aux propos philosophiques de son oncle, pas sûre de comprendre tout ce que cela impliquait, mais comprenant malgré tout à demi-mots ce qu'il voulait dire. Elle-même se sentait sorcière jusqu'au bout de la baguette, c'était une évidence car jamais elle n'avait appris à être autre chose. Imaginer son monde sans magie ne lui était même pas concevable.
Ca reste de la magie... Juste sous une autre forme.
Ces paroles donnaient à réfléchir. Elle leva la tête vers le ciel étoilé. Est-ce que parmi tous ces points lumineux, d'autres sorciers les regardaient ? Est-ce que la magie voguait comme un flux infini dans l'espace ? Des adultes sûrement très sérieux devaient s'être penchés sur la question, mais ce soir-là, le ciel n'était là que pour elle, que pour la faire rêver.
C'est un bon choix, approuva-t-elle très sérieusement, comme s'il y avait besoin d'une approbation. Moi c'est Bételgeuse, du triangle d'hiver. Elle est là regarde, ça forme un triangle, et elle est la 2e plus brillante. Elle est au milieu, elle brille plus fort que plein d'étoiles, mais pas trop non plus.
Comme Kenna, Bételgeuse était moyenne. Pas plus nulle mais pas plus forte que les autres. S'il était possible de s'identifier à une étoile, c'est elle qu'elle aurait choisi. En tout cas, M. Pierce aurait été fier d'elle : elle avait bien retenu ses cours d'astronomie de première année. Restait à savoir maintenant si elle comptait les poursuivre l'année suivante.
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Troisième année RP - Promo 2048-2049 - Préfète inRP depuis le 01/09/2050
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
Bouchon de champagne
Cinaed avait toujours été du genre à combler les vides. Il parlait tout le temps, et souvent pour ne rien dire. Il aimait partager ses pensées, ce qu'il aimait ou ce qu'il avait mangé à midi même quand ça n'intéressait pas les gens autour de lui. En fait, le silence était plus qu'angoissant : c'était comme un trou noir où il pouvait se perdre et ne jamais retrouver son chemin. Papoter tout le temps ça ne vous laissait pas le temps de réfléchir et surtout, ça ne vous laissait pas non plus le temps de vous sentir seul.
La solitude, c'était ce qu'il détestait le plus. Quand il ne parlait pas - souvent parce qu'il n'y avait personne avec qui parler - il chantonnait ou écoutait de la musique. Ou se remettait à parler quand même, mais tout seul. Peut-être que maintenant que sa voix s'était habituée à être utilisée à longueur de journée, elle disparaîtrait s'il ne l'utilisait pas pendant plus de quelques minutes. Ce serait tout bonnement horrible : comme une extinction de voix infinie. Déjà qu'il n'aimait pas quand il perdait sa voix, imaginer un monde où il ne blablaterait pas pour ne rien dire, c'était presque effrayant. C'était un talent qui aurait pu lui être utile pour les soirées en société, ou les repas de Noël et de Nouvel An, mais dans la réalité pas du tout. Parce qu'il ne parlait que de ce qu'il souhaitait, et pas ce que les autres trouvaient corrects. Il ne parlait pas de politique, de travail - à part le sien, mais c'était surtout pour bredouiller toutes les informations sur la sculpture qu'il pouvait faire tenir en une phrase - ni même de ses objectifs de vie de famille ou de son envie d'acheter une maison. Alors, évidemment, il était très mauvais pour tenir la conversation dans les diners chez les Wallace. C'était même pratiquement les seuls jours de l'année où il ne parlait presque pas.
Et du coup, il finissait souvent à faire la gueule dans son coin, en bouillonnant d'impatience de pouvoir rentrer chez lui et parler pendant trois heures d'affilée pour compenser les longues heures autour d'une table à écouter ses cousins se la péter sur le prix de leur montre. Papoter avec Kenna, du coup, ça lui remontait beaucoup le moral. Il pouvait échanger sur des sujets qu'il aimait, et puisque la jeune fille n'était pas imbue d'elle-même, il était beaucoup plus facile de l'écouter parler de ce qui lui plaisait à elle. Et puis, même s'il n'aimait pas particulièrement la lecture, c'était toujours plus intéressant à écouter que des monologues sur l'argent. En plus, il pouvait essayer de se retrouver dans ce qu'elle disait. Elle aimait la lecture parce que ça la faisait voyager, et lui le faisait en croquant des créatures magiques ou en sculptant de petits objets. Ce n'était pas tellement différent dans la manière d'apprécier la chose.
Il fit un sourire à Kenna et se dandina de droite à gauche, tout content de pouvoir partager son amour pour le monde moldu avec quelqu'un qui semblait effectivement en avoir quelque chose à faire. Il était toujours content de partager ses petits bonheurs mais la sensation n'était pas la même quand les gens vous écoutaient véritablement et pouvaient, eux aussi, ressentir cette joie qui vous traversait. Je pourrais t'y emmener un jour, si tu veux. Je ne connais pas trop de librairie, mais j'en ai vu une il y a quelques semaines qui avait l'air sympa. A vrai dire, il ne mettait les pieds dans ces boutiques que lorsqu'il était accompagné d'Avaleen ou qu'il cherchait un cadeau pour la famille Buchanan. Ils aimaient tous beaucoup trop lire pour que Cinaed ai véritablement d'autres idées de cadeau. Il accompagnait souvent les paquets d'autres petites babioles mais le principal cadeau se trouvait entre la couverture d'un bouquin qu'il avait galéré à choisir.
La première vraie fois où j'ai été dans le monde moldu, c'était après la fin de mes études. J'ai travaillé un peu, avant de retourner chez mes parents et de finalement déménager à Londres quelques années plus tard. Avec Ewan, du coup. Lui, il a toujours adoré le monde moldu. Il a grandi dedans, en même temps ! Il m'a montré la télévision, m'a apprit à me servir d'un micro-ondes, et de vraies plaques qui font de la chaleur juste grâce à l'électricité ! Il battit légèrement des pieds, tout excité à se remémorer de bons souvenirs. Il s'agissait de la partie de sa vie où il avait été le plus heureux. Ewan lui avait offert le bonheur dans une boite sans rien demander en échange et celui-ci n'avait plus quitté Cinaed depuis. Il avait trouvé sa voie et avait pu l'emprunter grâce à l'autre et c'était le plus beau cadeau que quelqu'un ai pu lui faire dans sa vie.
Je trouve ce monde vraiment fantastique. C'est... Coloré, et lumineux et bruyant. Je me vois pas vivre uniquement chez les sorciers, maintenant. Surtout que les moldus ont des trucs très utiles ! Comme les téléphones portables. C'est... euh... Il n'était pas certain que l'autre en ait déjà vu un et ne savait pas trop non plus comment expliquer le principe. Des petites boites qui permettent d'envoyer des lettres mais à travers l'écran. Pas de hibou, et le message arrive directement dans la boite de l'autre après avoir été envoyé. Comment finir l'explication ? Ah, oui : C'est cool. termina-t-il en levant le menton, fier de sa conclusion.
Il se rapprocha un peu plus de l'enfant et plaça un bras autour de ses épaules. Il lui frotta le bras et reprit la parole avec un gloussement excité. Les films, c'est un peu comme les pièces de théâtre, sauf que tu peux les regarder depuis ta maison. C'est un peu comme des polaroïds sorciers mais qui durent plusieurs heures. Et eux aussi, tu les regardes à travers l'écran de ton téléphone. Ou de ta télé, mais c'est la même chose. Elle ne savait probablement pas non plus ce qu'était une télé, mais Cinaed oublia d'expliciter l'information, trop occupé à glousser à propos des trucs moldus qu'il aimait bien. Un jour, décida-t-il, il lui ferait voir du polystyrène. Ca, c'était bien un des trucs qu'il trouvait rigolo dans le monde moldu. Le bruit que ça faisait était absolument infâme mais la texture était amusante et il était assez facile d'en faire n'importe quoi tant qu'on avait de l'imagination et un peu de temps. C'était aussi plus facile à manier que l'argile et moins salissant, si on lui posait la question. En bref : c'était mieux. Mais toujours moins bien que le bois, évidemment.
Tout en réfléchissant aux questions qu'elle lui posait, Cinaed se mit à jouer avec le col de Kenna. Le tissu était agréable sous ses doigts et il se prit de passion pour le tripoter. De toute façon, il fallait bien qu'il occupe ses mains. En dernier recours, et quand il n'avait vraiment rien à faire, il se mettait à fumer et préférait éviter d'intoxiquer la jeune fille à ses côtés en lui soufflant son futur cancer au visage. J'ai apprit beaucoup plus de choses sur les sortilèges là bas que à Poudlard, mais c'est normal ! On ne fait que ça, là bas, alors que à Poudlard on est forcés d'apprendre plein d'autres trucs même quand ça nous intéresse pas. bougonna-t-il légèrement. C'était la seule chose qui l'avait vraiment agacé à Poudlard : devoir perdre du temps avec des cours qui ne l'intéressaient pas autant que les sortilèges alors qu'il aurait préféré lire sur le sujet, enchanter et éplucher les théories des enchantements à longueur de journée. Mais non, il avait dû s'arrêter bien trop de fois pour aller en métamorphose, et même en défense contre les forces du mal avant qu'il n'abandonne la matière.
Il hocha la tête, le regard pétillant et s'éloigna de la fillette pour faire de grands gestes pendant qu'il parlait. Yup, tous les jours ! En tout cas, j'adore en graver sur les objets que je fais même si je les imprègne pas toujours. Je trouve ça beau, et elles ont beaucoup beaucoup de symbolisme ! Il se mit à tapoter ses propres genoux avec rythme. Ce n'est pas si difficile une fois que tu comprends l'utilisation, mais ça reste un nouveau langage que tu n'as jamais vu avant. Mais si tu veux apprendre, je te conseille de te lancer ! Et si jamais, tu pourras m'envoyer des lettres. Je serais ravi de t'aider si tu as des soucis. Lui-même avait harcelé le père d'Ewan avec ses questions par dizaine même quand le vieil homme n'avait officiellement plus été son précepteur. Et puis, il répondait déjà aux questions d'Eileen quand elle lui envoyait du courrier alors il pouvait bien le faire pour sa petite cousine, ou qu'importe le nom qu'elle portait dans sa généalogie.
Il pencha la tête, le corps légèrement baissé vers l'avant et observa la fillette avec une moue boudeuse. Elle se prenait bien trop la tête pour son âge. Je pense que le plus important ce n'est pas l'avis de tes parents mais ce que toi tu veux. Et même s'ils sont fâchés, ça ne durera pas longtemps. Quand j'ai abandonné la défense contre les forces du mal après mes BUSES, j'ai cru que mes parents allaient m'étrangler. On s'est beaucoup disputés mais finalement, ils s'en foutent aujourd'hui. Il y avait eu des mois de tension mais ça avait aussi beaucoup été de sa faute. A l'époque, il avait fait une grosse crise d'adolescence et ses parents s'étaient défendus, souvent avec la même intensité. Il avait failli couper les ponts avant d'être engueulé par Ewan qui lui avait expliqué que si ses parents s'énervaient c'était aussi en partie parce qu'ils s'inquiétaient de son avenir. Ce n'était pas comme si Cinaed avait eu un quelconque projet à l'époque, alors ça n'avait pas aidé. Ton avenir, ce sera le tien à toi toute seule. C'est pas aux autres de décider comment tu vas passer ta vie, tu ne crois pas ? Et puis... J'pense pas que Norra soit du genre à être déçue pour si peu. Elle sera sûrement juste contente que tu trouves ta voie. Elle avait toujours été du genre à accepter un peu tout et n'importe quoi tant que les autres étaient heureux. Et puis, elle non plus n'avait pas toujours fait les choix que leur famille préférait, alors il serait bien injuste de sa part d'obliger sa fille à suivre son chemin à elle et rien qu'à elle. Si jamais elle le faisait, Cinaed serait bien déçu de la petite fille qu'elle avait été à l'époque.
Il leva la tête pour observer l'obscurité devant lui et soupira doucement. On finit toujours par s'éloigner du chemin tracé par ses parents. Parfois c'est très tôt, et parfois c'est très tard. Si tu veux faire des sortilèges et des runes alors tu finiras par en faire, même si au début tu préfères te plier aux attentes de la famille. C'était mieux pour elle de commencer directement par faire des choses qu'elle aimait mais Cinaed n'avait aucun doute que chaque enfant forcé sur une route finissait par la quitter quand il en avait l'occasion. C'était juste du temps perdu et beaucoup de questionnements pour ledit enfant alors que tout cela n'était pas de sa faute.
Il leva les yeux vers le ciel, les plissant en essayant d'apercevoir le triangle dont Kenna parlait. Pendant de longues secondes, il ne compris pas trop de quoi elle parlait avant de finalement pencher un peu la tête sur le côté et de l'apercevoir. Il tapa dans ses mains joyeusement en annonçant à la fillette qu'il avait trouvé cette fameuse étoile dont il ne se risquerait pas à répéter le nom. C'est une jolie étoile dit-il. Il ne savait pas trop pourquoi Kenna l'avait choisie elle et pas une autre, mais ça ne faisait rien. Parfois, il n'y avait pas besoin d'avoir d'explication pour aimer quelque chose, dans tous les cas. Peut-être que la jeune Poufsouffle l'aimait juste parce qu'elle l'avait vu un jour et avait décidé qu'elle l'aimerait. C'était tout aussi bien que de l'aimer pour une raison philosophique ou pour une montagne d'informations scientifique.
Présence normale - Tutoyez moi !
La solitude, c'était ce qu'il détestait le plus. Quand il ne parlait pas - souvent parce qu'il n'y avait personne avec qui parler - il chantonnait ou écoutait de la musique. Ou se remettait à parler quand même, mais tout seul. Peut-être que maintenant que sa voix s'était habituée à être utilisée à longueur de journée, elle disparaîtrait s'il ne l'utilisait pas pendant plus de quelques minutes. Ce serait tout bonnement horrible : comme une extinction de voix infinie. Déjà qu'il n'aimait pas quand il perdait sa voix, imaginer un monde où il ne blablaterait pas pour ne rien dire, c'était presque effrayant. C'était un talent qui aurait pu lui être utile pour les soirées en société, ou les repas de Noël et de Nouvel An, mais dans la réalité pas du tout. Parce qu'il ne parlait que de ce qu'il souhaitait, et pas ce que les autres trouvaient corrects. Il ne parlait pas de politique, de travail - à part le sien, mais c'était surtout pour bredouiller toutes les informations sur la sculpture qu'il pouvait faire tenir en une phrase - ni même de ses objectifs de vie de famille ou de son envie d'acheter une maison. Alors, évidemment, il était très mauvais pour tenir la conversation dans les diners chez les Wallace. C'était même pratiquement les seuls jours de l'année où il ne parlait presque pas.
Et du coup, il finissait souvent à faire la gueule dans son coin, en bouillonnant d'impatience de pouvoir rentrer chez lui et parler pendant trois heures d'affilée pour compenser les longues heures autour d'une table à écouter ses cousins se la péter sur le prix de leur montre. Papoter avec Kenna, du coup, ça lui remontait beaucoup le moral. Il pouvait échanger sur des sujets qu'il aimait, et puisque la jeune fille n'était pas imbue d'elle-même, il était beaucoup plus facile de l'écouter parler de ce qui lui plaisait à elle. Et puis, même s'il n'aimait pas particulièrement la lecture, c'était toujours plus intéressant à écouter que des monologues sur l'argent. En plus, il pouvait essayer de se retrouver dans ce qu'elle disait. Elle aimait la lecture parce que ça la faisait voyager, et lui le faisait en croquant des créatures magiques ou en sculptant de petits objets. Ce n'était pas tellement différent dans la manière d'apprécier la chose.
Il fit un sourire à Kenna et se dandina de droite à gauche, tout content de pouvoir partager son amour pour le monde moldu avec quelqu'un qui semblait effectivement en avoir quelque chose à faire. Il était toujours content de partager ses petits bonheurs mais la sensation n'était pas la même quand les gens vous écoutaient véritablement et pouvaient, eux aussi, ressentir cette joie qui vous traversait. Je pourrais t'y emmener un jour, si tu veux. Je ne connais pas trop de librairie, mais j'en ai vu une il y a quelques semaines qui avait l'air sympa. A vrai dire, il ne mettait les pieds dans ces boutiques que lorsqu'il était accompagné d'Avaleen ou qu'il cherchait un cadeau pour la famille Buchanan. Ils aimaient tous beaucoup trop lire pour que Cinaed ai véritablement d'autres idées de cadeau. Il accompagnait souvent les paquets d'autres petites babioles mais le principal cadeau se trouvait entre la couverture d'un bouquin qu'il avait galéré à choisir.
La première vraie fois où j'ai été dans le monde moldu, c'était après la fin de mes études. J'ai travaillé un peu, avant de retourner chez mes parents et de finalement déménager à Londres quelques années plus tard. Avec Ewan, du coup. Lui, il a toujours adoré le monde moldu. Il a grandi dedans, en même temps ! Il m'a montré la télévision, m'a apprit à me servir d'un micro-ondes, et de vraies plaques qui font de la chaleur juste grâce à l'électricité ! Il battit légèrement des pieds, tout excité à se remémorer de bons souvenirs. Il s'agissait de la partie de sa vie où il avait été le plus heureux. Ewan lui avait offert le bonheur dans une boite sans rien demander en échange et celui-ci n'avait plus quitté Cinaed depuis. Il avait trouvé sa voie et avait pu l'emprunter grâce à l'autre et c'était le plus beau cadeau que quelqu'un ai pu lui faire dans sa vie.
Je trouve ce monde vraiment fantastique. C'est... Coloré, et lumineux et bruyant. Je me vois pas vivre uniquement chez les sorciers, maintenant. Surtout que les moldus ont des trucs très utiles ! Comme les téléphones portables. C'est... euh... Il n'était pas certain que l'autre en ait déjà vu un et ne savait pas trop non plus comment expliquer le principe. Des petites boites qui permettent d'envoyer des lettres mais à travers l'écran. Pas de hibou, et le message arrive directement dans la boite de l'autre après avoir été envoyé. Comment finir l'explication ? Ah, oui : C'est cool. termina-t-il en levant le menton, fier de sa conclusion.
Il se rapprocha un peu plus de l'enfant et plaça un bras autour de ses épaules. Il lui frotta le bras et reprit la parole avec un gloussement excité. Les films, c'est un peu comme les pièces de théâtre, sauf que tu peux les regarder depuis ta maison. C'est un peu comme des polaroïds sorciers mais qui durent plusieurs heures. Et eux aussi, tu les regardes à travers l'écran de ton téléphone. Ou de ta télé, mais c'est la même chose. Elle ne savait probablement pas non plus ce qu'était une télé, mais Cinaed oublia d'expliciter l'information, trop occupé à glousser à propos des trucs moldus qu'il aimait bien. Un jour, décida-t-il, il lui ferait voir du polystyrène. Ca, c'était bien un des trucs qu'il trouvait rigolo dans le monde moldu. Le bruit que ça faisait était absolument infâme mais la texture était amusante et il était assez facile d'en faire n'importe quoi tant qu'on avait de l'imagination et un peu de temps. C'était aussi plus facile à manier que l'argile et moins salissant, si on lui posait la question. En bref : c'était mieux. Mais toujours moins bien que le bois, évidemment.
Tout en réfléchissant aux questions qu'elle lui posait, Cinaed se mit à jouer avec le col de Kenna. Le tissu était agréable sous ses doigts et il se prit de passion pour le tripoter. De toute façon, il fallait bien qu'il occupe ses mains. En dernier recours, et quand il n'avait vraiment rien à faire, il se mettait à fumer et préférait éviter d'intoxiquer la jeune fille à ses côtés en lui soufflant son futur cancer au visage. J'ai apprit beaucoup plus de choses sur les sortilèges là bas que à Poudlard, mais c'est normal ! On ne fait que ça, là bas, alors que à Poudlard on est forcés d'apprendre plein d'autres trucs même quand ça nous intéresse pas. bougonna-t-il légèrement. C'était la seule chose qui l'avait vraiment agacé à Poudlard : devoir perdre du temps avec des cours qui ne l'intéressaient pas autant que les sortilèges alors qu'il aurait préféré lire sur le sujet, enchanter et éplucher les théories des enchantements à longueur de journée. Mais non, il avait dû s'arrêter bien trop de fois pour aller en métamorphose, et même en défense contre les forces du mal avant qu'il n'abandonne la matière.
Il hocha la tête, le regard pétillant et s'éloigna de la fillette pour faire de grands gestes pendant qu'il parlait. Yup, tous les jours ! En tout cas, j'adore en graver sur les objets que je fais même si je les imprègne pas toujours. Je trouve ça beau, et elles ont beaucoup beaucoup de symbolisme ! Il se mit à tapoter ses propres genoux avec rythme. Ce n'est pas si difficile une fois que tu comprends l'utilisation, mais ça reste un nouveau langage que tu n'as jamais vu avant. Mais si tu veux apprendre, je te conseille de te lancer ! Et si jamais, tu pourras m'envoyer des lettres. Je serais ravi de t'aider si tu as des soucis. Lui-même avait harcelé le père d'Ewan avec ses questions par dizaine même quand le vieil homme n'avait officiellement plus été son précepteur. Et puis, il répondait déjà aux questions d'Eileen quand elle lui envoyait du courrier alors il pouvait bien le faire pour sa petite cousine, ou qu'importe le nom qu'elle portait dans sa généalogie.
Il pencha la tête, le corps légèrement baissé vers l'avant et observa la fillette avec une moue boudeuse. Elle se prenait bien trop la tête pour son âge. Je pense que le plus important ce n'est pas l'avis de tes parents mais ce que toi tu veux. Et même s'ils sont fâchés, ça ne durera pas longtemps. Quand j'ai abandonné la défense contre les forces du mal après mes BUSES, j'ai cru que mes parents allaient m'étrangler. On s'est beaucoup disputés mais finalement, ils s'en foutent aujourd'hui. Il y avait eu des mois de tension mais ça avait aussi beaucoup été de sa faute. A l'époque, il avait fait une grosse crise d'adolescence et ses parents s'étaient défendus, souvent avec la même intensité. Il avait failli couper les ponts avant d'être engueulé par Ewan qui lui avait expliqué que si ses parents s'énervaient c'était aussi en partie parce qu'ils s'inquiétaient de son avenir. Ce n'était pas comme si Cinaed avait eu un quelconque projet à l'époque, alors ça n'avait pas aidé. Ton avenir, ce sera le tien à toi toute seule. C'est pas aux autres de décider comment tu vas passer ta vie, tu ne crois pas ? Et puis... J'pense pas que Norra soit du genre à être déçue pour si peu. Elle sera sûrement juste contente que tu trouves ta voie. Elle avait toujours été du genre à accepter un peu tout et n'importe quoi tant que les autres étaient heureux. Et puis, elle non plus n'avait pas toujours fait les choix que leur famille préférait, alors il serait bien injuste de sa part d'obliger sa fille à suivre son chemin à elle et rien qu'à elle. Si jamais elle le faisait, Cinaed serait bien déçu de la petite fille qu'elle avait été à l'époque.
Il leva la tête pour observer l'obscurité devant lui et soupira doucement. On finit toujours par s'éloigner du chemin tracé par ses parents. Parfois c'est très tôt, et parfois c'est très tard. Si tu veux faire des sortilèges et des runes alors tu finiras par en faire, même si au début tu préfères te plier aux attentes de la famille. C'était mieux pour elle de commencer directement par faire des choses qu'elle aimait mais Cinaed n'avait aucun doute que chaque enfant forcé sur une route finissait par la quitter quand il en avait l'occasion. C'était juste du temps perdu et beaucoup de questionnements pour ledit enfant alors que tout cela n'était pas de sa faute.
Il leva les yeux vers le ciel, les plissant en essayant d'apercevoir le triangle dont Kenna parlait. Pendant de longues secondes, il ne compris pas trop de quoi elle parlait avant de finalement pencher un peu la tête sur le côté et de l'apercevoir. Il tapa dans ses mains joyeusement en annonçant à la fillette qu'il avait trouvé cette fameuse étoile dont il ne se risquerait pas à répéter le nom. C'est une jolie étoile dit-il. Il ne savait pas trop pourquoi Kenna l'avait choisie elle et pas une autre, mais ça ne faisait rien. Parfois, il n'y avait pas besoin d'avoir d'explication pour aimer quelque chose, dans tous les cas. Peut-être que la jeune Poufsouffle l'aimait juste parce qu'elle l'avait vu un jour et avait décidé qu'elle l'aimerait. C'était tout aussi bien que de l'aimer pour une raison philosophique ou pour une montagne d'informations scientifique.
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"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
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