En flagrant délit

05 octobre 2025
13 ans
Parc
@Kieran Hawthorne
Avais-je vraiment accepté de faire ça ? Eh bien il semblerait que oui.
Le temps n'est pas si mauvais aujourd'hui. Arya m'avait assuré qu'à cette heure-là et par ce temps, je le trouverais au parc. Elle avait prévu d'être dans le coin, pour être présente au moment où le filtre ferait effet. Manquerait plus qu'il se mette à en pincer pour moi... Non merci !
La fiole cachée dans ma poche, je suis donc au parc, guettant l'arrivée de ce garçon qui a tapé dans l'oeil de mon amie, tout en prétendant lire pour n'éveiller aucun soupçon. Je prends note de l'endroit où il a posé sa bouteille, puis attends. Je ne vais quand même pas me jeter sur cette bouteille alors qu'il vient à peine de la poser. Je continue donc ma fausse lecture.
L'attention du garçon est loin d'être sur sa bouteille, c'est certain. Pour autant, impossible de bouger de l'endroit où je me suis plantée. Est-ce vraiment une bonne idée ? Du coin de l'oeil, je vois Arya, qui me fait signe de passer à l'action. C'est sans doute le meilleur moment, oui. Après tout... Ce filtre n'est pas si puissant, ce n'est qu'une petite potion dégotée dans un magasin de farces et attrapes. Ça n'aura pas de gros dégâts.
Nouveau signe de Arya. Je ferme mon livre, le rangeant dans mon sac. Tout en surveillant les alentours - en essayant de ne pas paraître trop suspecte - je m'approche de la bouteille qui m'intéresse. Je débouche la fiole et, doucement, je la penche au-dessus de la bouteille...
Eh bien comme on dit : c'est parti 
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En flagrant délit

5 octobre 2025, troisième année
Assis à l'ombre d'un arbre, le manuel d'étude de moldus posé sur mes genoux, je constate enfin que je suis en train de relire le même passage depuis une bonne vingtaine de minutes. Dire que je l'ai parcouru des yeux serait sans doute plus approprié tant je ne suis pas concentré ; je ne saurais même pas reformuler à voix haute les quelques lignes je viens de survoler.
Je souffle avec agacement et ferme le manuel d'un geste sec, maudissant quiconque ayant eu la brillante idée d'inclure l'étude de moldus parmi les disciplines enseignées à l'école. Après tout, quelle idée que d'inculquer les mœurs et coutumes d’êtres humains dénués de magie dans une école de sorcellerie ?
Il fallait se rendre à l'évidence : que ce soit dans le silence de la bibliothèque ou dans la brise légère du parc, mon incapacité à me concentrer pour cette matière restait inchangée. Ainsi je déclare forfait et fourre mes affaires dans mon sac à la va-vite. Je me lève en époussetant mon uniforme ; alors que je jette un œil aux alentours, une blonde à l'air suspect un peu plus loin ne tarde pas à capter mon attention. Je la vois scruter les alentours d’une manière qui probablement se voulait discrète : malheureusement pour elle, ça ne l’était pas le moins du monde.
Délaissant mon sac et les quelques parchemins que je n’avais pas fini de ranger, je m’avance dans sa direction par derrière, m’efforçant d’étouffer le bruit de l’herbe qui se froissait sous mes pas. Elle semblait trop concentrée dans sa tâche pour me remarquer ; lorsque j’arrive à son niveau, j’aperçois dans ses mains un flacon dont elle ôte le bouchon pour verser son contenu dans une gourde qui n’était certainement pas la sienne. Un sourire carnassier prend place sur mes lèvres.
Dans un geste brusque dans l'espoir de l'effrayer, j'attrape son fin poignet pour l’immobiliser. J'incline légèrement la tête en avant pour la regarder droit dans les yeux, glissant à mi-voix d'un air faussement outré :
« Rassure-moi, c’est pas un philtre d’amour que t’as là ? »
349 mots
Allons-y donc
Allons-y donc
En flagrant délit

05 octobre 2025
13 ans
Parc
@Kieran Hawthorne
La première goutte n'a même pas le temps de tomber dans la gourde que je visais. Une main saisit mon poignet, m'empêchant d'accomplir quoique ce soit et me faisant sursauter par la même occasion. La surprise doit se lire sur mon visage. Je n'avais pas entendu ce garçon arriver. Absolument pas. Je ne suis pas faite pour ce genre de choses, ça crève les yeux - autant les miens que ceux des autres, et pourtant j'ai essayé d'avoir l'air la plus innocente possible. Je dégage mon poignet et referme la fiole, qui retrouve sa place initiale dans ma poche. Surtout, faire comme si de rien n'était.
- Absolument pas. Et de toute façon, en quoi ça te regarde ? Je réponds, essayant de paraître la plus naturelle possible.
De nouveau, et malheureusement pour moi, ce genre de plan ce n'est absolument pas mon truc. Sean se débrouille bien mieux que moi dans ce genre de situation. A l'heure actuelle, je payerais cher pour que mon frère débarque. Je jette un coup d'oeil aussi discret que possible à Arya, qui est toujours cachée dans des buissons plus loin. Heureusement, il est difficile de l'apercevoir.
Mon regard revient sur le brun qui m'a prise sur le fait. Maintenant, il faut que je me sorte de là. Seule. Je regarde autour de moi. Personne ne semble prêter attention à la scène. C'est au moins ça de gagner. Si je me contente de partir en le laissant simplement planté là, ça passe, n'est-ce pas ? Croisons les doigts.
- Maintenant si tu permets, j'ai d'autres choses à faire. Je déclare, me retournant pour quitter l'espace.
A l'instant T, je veux juste disparaître. Je savais que c'était une mauvaise idée. Pourquoi je ne me suis pas écoutée ?
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En flagrant délit
Ma brusque intervention a manifestement eu l'effet escompté : elle lui arrache un sursaut et une expression de surprise ouvertement visible sur ses traits. Un sourire carnassier étire mes lèvres alors que je me délecte de cette position de supériorité. Me voilà avec une information plus que compromettante sur cette Poufsouffle alors qu'elle ne sait rien de moi, ni même mon nom, probablement.
La question posée était en réalité rhétorique : la substance fuchsia et l’étiquette sur la fiole qu’elle rangeait furtivement dans sa poche m'avaient déjà confirmé qu'il s'agissait bel et bien d'un philtre d'amour. Je lui accorde quelques secondes pour la laisser s’excuser, se justifier, de me supplier de ne rien dire à personne ou Merlin sait ce qu’elle fera pour tenter de se rattraper. Pourtant, les mots qui franchissent ses lèvres sont tout sauf des excuses ; l'intonation qu'elle prend est d'une arrogance qui me fait hausser un sourcil, sincèrement déstabilisé devant tant de culot. Sa voix est sèche et accusatrice, comme si j’étais celui en faute. Un rire bref et sans chaleur s'échappe de mes lèvres.
« Ça me regarde puisque je suis un témoin. Tu pensais que je te laisserais intoxiquer le malheureux propriétaire de la gourde ? »
Ma voix se fait solennelle et condescendante, ce qui me fait rire intérieurement. Comme si je me souciais de la moralité de cette piteuse tentative d'infraction des règles. Je me moquais bien de ce manquement au règlement, ou encore les raisons qui l'ont poussée à agir de la sorte ; mais j'aime prendre les gens de haut, tout simplement. C'est alors que mon empoisonneuse de gourdes me tourne le dos, s’apprêtant à quitter les lieux. La pitoyable excuse qu'elle m'offre en guise d'adieux ne fait qu'agrandir mon sourire.
« Autre chose ? répété-je, feignant un air outré. Tu comptes empoisonner quelqu’un d’autre, puisque ton plan A a lamentablement échoué ? »
À ces mots, je pose à nouveau les yeux sur le flacon. Comment pouvait-on être désespéré au point de vouloir utiliser une potion bon marché procurée d'on-ne-sait-où ? Tout ça pour l'illusion d'un amour, fade et artificiel. L'amour rend les gens fous, c'est certain. Mon nez se plisse dans un dégoût non dissimulé.
« Il existe d’autres moyens que le philtre d’amour, tu sais », continué-je, sur le ton du conseil. Ma voix doucereuse est néanmoins empreinte d'une pitié dédaigneuse, lui signifiant à quel point je trouvais cette idée absurde et risible.
Je suppose qu’elle espérait pouvoir se tirer de cette affaire sans trop d’ennuis. Malheureusement pour elle, c'est sur moi qu'elle est tombée. Et cerise sur le gâteau, je m’ennuie profondément et je n'ai aucune envie de faire mon devoir d’étude de moldus.
Mon devoir d’étude des Moldus… Je l’avais presque oublié, et voilà qu’il me revient en tête au moment parfait. Un sourire effleure mes lèvres alors qu’un début d'idée, encore flou mais très prometteur, prend lentement forme dans mon esprit. J'esquisse quelques pas pour la rattraper, les mains jointes derrière mon dos.
« Tu te débrouilles en Étude de moldus ? » hasardé-je de but en blanc.
La question posée était en réalité rhétorique : la substance fuchsia et l’étiquette sur la fiole qu’elle rangeait furtivement dans sa poche m'avaient déjà confirmé qu'il s'agissait bel et bien d'un philtre d'amour. Je lui accorde quelques secondes pour la laisser s’excuser, se justifier, de me supplier de ne rien dire à personne ou Merlin sait ce qu’elle fera pour tenter de se rattraper. Pourtant, les mots qui franchissent ses lèvres sont tout sauf des excuses ; l'intonation qu'elle prend est d'une arrogance qui me fait hausser un sourcil, sincèrement déstabilisé devant tant de culot. Sa voix est sèche et accusatrice, comme si j’étais celui en faute. Un rire bref et sans chaleur s'échappe de mes lèvres.
« Ça me regarde puisque je suis un témoin. Tu pensais que je te laisserais intoxiquer le malheureux propriétaire de la gourde ? »
Ma voix se fait solennelle et condescendante, ce qui me fait rire intérieurement. Comme si je me souciais de la moralité de cette piteuse tentative d'infraction des règles. Je me moquais bien de ce manquement au règlement, ou encore les raisons qui l'ont poussée à agir de la sorte ; mais j'aime prendre les gens de haut, tout simplement. C'est alors que mon empoisonneuse de gourdes me tourne le dos, s’apprêtant à quitter les lieux. La pitoyable excuse qu'elle m'offre en guise d'adieux ne fait qu'agrandir mon sourire.
« Autre chose ? répété-je, feignant un air outré. Tu comptes empoisonner quelqu’un d’autre, puisque ton plan A a lamentablement échoué ? »
À ces mots, je pose à nouveau les yeux sur le flacon. Comment pouvait-on être désespéré au point de vouloir utiliser une potion bon marché procurée d'on-ne-sait-où ? Tout ça pour l'illusion d'un amour, fade et artificiel. L'amour rend les gens fous, c'est certain. Mon nez se plisse dans un dégoût non dissimulé.
« Il existe d’autres moyens que le philtre d’amour, tu sais », continué-je, sur le ton du conseil. Ma voix doucereuse est néanmoins empreinte d'une pitié dédaigneuse, lui signifiant à quel point je trouvais cette idée absurde et risible.
Je suppose qu’elle espérait pouvoir se tirer de cette affaire sans trop d’ennuis. Malheureusement pour elle, c'est sur moi qu'elle est tombée. Et cerise sur le gâteau, je m’ennuie profondément et je n'ai aucune envie de faire mon devoir d’étude de moldus.
Mon devoir d’étude des Moldus… Je l’avais presque oublié, et voilà qu’il me revient en tête au moment parfait. Un sourire effleure mes lèvres alors qu’un début d'idée, encore flou mais très prometteur, prend lentement forme dans mon esprit. J'esquisse quelques pas pour la rattraper, les mains jointes derrière mon dos.
« Tu te débrouilles en Étude de moldus ? » hasardé-je de but en blanc.
515 mots
En flagrant délit

05 octobre 2025
13 ans
Parc
@Kieran Hawthorne
Visiblement, me laisser partir c'était trop demander. Je ne peux m'empêcher de souffler. Il ne peut pas juste retourner à sa vie ? Pourquoi faut-il qu'il mette le nez dans la mienne ? En m'accusant d'empoisonner les autres, par dessus le marché. Je sais bien qu'utiliser ce philtre n'était pas malin, mais personne n'allait y laisser sa vie. Je ne suis pas stupide.
- Pas la peine de me prendre pour une meurtrière, ce philtre n'allait tuer personne. Et de toute façon, c'était pas...
Je me stoppe net dans ma phrase. Non. On laisse Arya en dehors de ça. Je jette de nouveau un coup d'oeil vers le buisson où mon amie est cachée, mais cette fois-ci je ne la vois pas. Elle a sans doute pris la poudre d'escampette. Même elle a dû voir que ça sentait le roussi, tout ça. Quelle idée de me lancer là-dedans... L'amitié fait vraiment faire des choses stupides. Et l'amour fait faire aux autres des demandes stupides.
- De toute façon, c'est pas tes oignons. T'es témoin, pas cible. Je reprends, quittant le buisson des yeux pour les poser de nouveau sur le brun qui a décidé de ne pas me lâcher.
La suite me laisse perplexe, et cela doit se lire sur mon visage puisque je fronce les sourcils. Qu'est-ce que vient faire l'Etude des Moldus dans cette conversation - si tant est qu'on puisse appeler ça une conversation- ? Quoiqu'il en soit, je ne le sens pas. Pas du tout. Ce qui ne m'empêche pas pour autant de me jeter dans la gueule du loup à pieds joints.
- C'est mon bulletin scolaire qui t'intéresse, maintenant ? Répondé-je, toujours sur la défensive.
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En flagrant délit
L’ironie de ma remarque s’est manifestement évaporée avant d’atteindre sa destinataire : elle semble lui être passé telle une flèche au-dessus de sa pauvre tête de Poufsouffle. Bien sûr qu’un philtre d’amour ne tue personne, mes connaissances en Potions ne sont pas si lacunaires. Toutefois je passe outre cette remarque peu pertinente, ne voyant pas la nécessité de perdre mon temps à m’expliquer.
Elle poursuit après une courte pause, mais se ravise soudainement au beau milieu de sa phrase. J’arque un sourcil et suis la trajectoire de son regard, cherchant ce qui a pu l’interrompre aussi brusquement — mais je n'aperçois rien d’anormal. Alors que je tourne à nouveau la tête dans sa direction, la blonde abandonne sa phrase avortée pour s’engager dans une toute autre direction, s'évertuant à répéter à nouveau que cette histoire ne me regardait pas. Je lève les yeux au ciel, las de tourner autour du pot. La conversation commençait à tourner en rond.
« Je suis témoin, justement. Et répéter que ça ne me regarde pas est loin d’être suffisant pour que je lâche l'affaire, au cas où tu ne l’aurais pas compris. »
Naturellement, la question que je formule – parfaitement étrangère au fil de notre conversation – la prend de court. Je relève non sans amusement que son langage corporel la trahit avec une éloquence que les mots ne sauraient égaler. Chacun de ses gestes trahissent une fébrilité caractéristique d’un fautif pris la main dans le sac : ce ton sur la défensive, cette pensée inachevée, ces regards nerveux par-dessus mon épaule ; autant d’aveux involontaires que je ne manque pas de saisir.
« Est-ce un oui ? me contenté-je de demander en retour, ignorant sa question. Je verrai en fonction de ta réponse si je passe cet incident sous silence – ou non. »
J’ajoute cette dernière phrase en inclinant ma tête sur le côté, esquissant un mince sourire en coin. Pas tout à fait moqueur, ni provocateur. Juste l’ombre d’un amusement qui effleure mes lèvres, assez pour l’agacer sans la pousser à rompre la conversation.
Elle poursuit après une courte pause, mais se ravise soudainement au beau milieu de sa phrase. J’arque un sourcil et suis la trajectoire de son regard, cherchant ce qui a pu l’interrompre aussi brusquement — mais je n'aperçois rien d’anormal. Alors que je tourne à nouveau la tête dans sa direction, la blonde abandonne sa phrase avortée pour s’engager dans une toute autre direction, s'évertuant à répéter à nouveau que cette histoire ne me regardait pas. Je lève les yeux au ciel, las de tourner autour du pot. La conversation commençait à tourner en rond.
« Je suis témoin, justement. Et répéter que ça ne me regarde pas est loin d’être suffisant pour que je lâche l'affaire, au cas où tu ne l’aurais pas compris. »
Naturellement, la question que je formule – parfaitement étrangère au fil de notre conversation – la prend de court. Je relève non sans amusement que son langage corporel la trahit avec une éloquence que les mots ne sauraient égaler. Chacun de ses gestes trahissent une fébrilité caractéristique d’un fautif pris la main dans le sac : ce ton sur la défensive, cette pensée inachevée, ces regards nerveux par-dessus mon épaule ; autant d’aveux involontaires que je ne manque pas de saisir.
« Est-ce un oui ? me contenté-je de demander en retour, ignorant sa question. Je verrai en fonction de ta réponse si je passe cet incident sous silence – ou non. »
J’ajoute cette dernière phrase en inclinant ma tête sur le côté, esquissant un mince sourire en coin. Pas tout à fait moqueur, ni provocateur. Juste l’ombre d’un amusement qui effleure mes lèvres, assez pour l’agacer sans la pousser à rompre la conversation.
343 mots
En flagrant délit

05 octobre 2025
13 ans
Parc
@Kieran Hawthorne
J'ai un léger sentiment de panique qui se glisse dans mes veines lorsque le brun se tourne pour essayer d'apercevoir la cible de mes petits regards. La panique quitte mon corps aussi vite qu'elle l'avait rejoint lorsque je me rappelle que de toute façon,
Arya a filé. Pas de risques de ce côté-là. Le sorcier ne me pose pas plus de question à ce sujet et repart dans ses petits sermons.
Ah ça, pour l'avoir compris... Je préférerais pourtant qu'il lâche l'affaire et qu'il me laisse tranquille. Mais non, cet idiot me tient la jambe, et il est bien accroché. Le pire, c'est que cela ne semble pas être par souci de moral. Non. C'est simplement pour s'amuser, pour s'occuper, parce que c'est plus sympa comme passe-temps.
Sa réponse à ma question ne me plaît pas. Pas du tout, même. Et il y prend un peu trop de plaisir à mon goût. Qu'est-ce que je suis censée répondre ? Visiblement, c'est à un simple "oui" ou "non" que tient son silence. Je n'ai pas envie que cette tentative d'enchantement - inoffensive, je le rappelle - se retrouve à être le sujet sur les lèvres de toute l'école, professeurs compris. Et si à première vue, sa question était sans contexte, sortie de nulle part, maintenant que j'ai la suite, ce qu'il a en tête se dessine petit à petit dans mon esprit. Si je veux éviter que cela s'ébruite, je n'ai donc pas vraiment le choix...
- Peut-être bien, oui. Répondé-je, croisant les bras.
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Un sourire illumine mon visage alors qu'elle répond par l'affirmative. J'ignore royalement le « peut-être bien » qui précède la réponse que j'attendais tant ; il importe peu au final, tant que la phrase s’achève sur un oui. Un éclat de prudence traverse néanmoins le regard de la Poufsouffle, comme si elle nourrissait déjà des soupçons sur mes véritables desseins. Une méfiance tout à fait légitime et une perspicacité que je salue intérieurement, bien qu’ils ne changeront en rien l’issue de la situation.
« Impeccable. »
Je ponctue mon affirmation d’un sourire plus large encore et esquisse un pas en avant, réduisant la distance qui me sépare de ma très bientôt esclave et fournisseuse attitrée de devoirs. Une fois à son niveau, je constate que son visage m’est familier, et il me semble bien l’avoir vue dans plusieurs de mes cours. Je lui tends la main, comme pour sceller ce pacte à sens unique dont elle ignore encore l’existence ; elle n’aura pas voix au chapitre, de toute manière.
« Kieran, enchanté. M'enfin, on est dans la même promotion, me semble-t-il. Rappelle-moi ton nom ? »
J’étais de ceux pour qui un nom ne pouvait s’ancrer qu’après s’être heurté à la mémoire une bonne demi-douzaine de fois. Pourtant, les visages s’impriment dans mon esprit de façon assez aisée ; je retiens sans effort l'éclat d’un regard, la courbe d’un sourire et la posture propre à chacun.
« Impeccable. »
Je ponctue mon affirmation d’un sourire plus large encore et esquisse un pas en avant, réduisant la distance qui me sépare de ma très bientôt esclave et fournisseuse attitrée de devoirs. Une fois à son niveau, je constate que son visage m’est familier, et il me semble bien l’avoir vue dans plusieurs de mes cours. Je lui tends la main, comme pour sceller ce pacte à sens unique dont elle ignore encore l’existence ; elle n’aura pas voix au chapitre, de toute manière.
« Kieran, enchanté. M'enfin, on est dans la même promotion, me semble-t-il. Rappelle-moi ton nom ? »
J’étais de ceux pour qui un nom ne pouvait s’ancrer qu’après s’être heurté à la mémoire une bonne demi-douzaine de fois. Pourtant, les visages s’impriment dans mon esprit de façon assez aisée ; je retiens sans effort l'éclat d’un regard, la courbe d’un sourire et la posture propre à chacun.
236 mots
En flagrant délit

05 octobre 2025
13 ans
Parc
@Kieran Hawthorne
Je n'aime pas ce sourire satisfait. Pas du tout. Dans quoi je me suis encore fourrée...? Ca craint... J'observe la main que ce Kieran me tend. Je le dévisage quelques secondes. Maintenant qu'il le dit... Oui, effectivement, il est dans ma promotion. Même dans mes cours. Au moins certains. Tous, je ne crois pas. J'hésite à serrer sa main. Dès que ce sera fait, ce sera fichu. Est-ce que c'est vraiment une bonne idée ? Peut-être qu'une punition n'est pas si mal, au final. Je ne sais pas vraiment ce que je risque. Mais c'est sûrement pas grand chose, n'est-ce pas ? Je veux dire, j'ai juste voulu utiliser un philtre d'amour. Complètement inoffensive. Et interdite... Je soupire. Je n'ai aucune envie que mon dossier pâtisse d'une erreur aussi stupide. Je suis déjà tombée dans la gueule du loup, de toute façon.
- Layana. Répondé-je, attrapant sa main à contre cœur.
Mais il ne dit rien de plus sur le chantage. Parce que c'est bien de ça qu'il s'agit. Du chantage. Mais bien sûr, il faut qu'il fasse durer le moment. Je n'ai aucune envie de sociabiliser avec lui. Est-ce qu'il va cracher le morceau ? J'aimerais bien qu'il confirme enfin ce que je crois qu'il veut. Pourquoi est-ce qu'il fait traîner les choses, comme ça ? Je veux juste m'éloigner de cet endroit, et de ce brun. Qu'il fasse tomber la sentence, Merlin...
- Viens-en au fait. Le pressé-je.
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En flagrant délit
Elle attrape ma main sans chercher à masquer son agacement. Sa poigne est brève, et la paume qui se pose sur la mienne est aussi froide que le regard agacé qui s'accroche au mien.
« Layana », me contenté-je de répéter à voix basse.
Son nom glisse sur ma langue avec une familiarité qui me surprend. Je plisse les yeux, répétant ce nom plusieurs fois dans ma tête. Je la dévisage un instant, cherchant à associer un nom à ce visage qui tout à coup me semble familier. Mon regard s'éclaire alors que l'écho des voix des professeurs énonçant son nom durant les appels se cogne à mon oreille.
« Ah, mais c'est toi la Poufsouffle juste avant moi sur la liste alphabétique ! constaté-je à voix haute. C'était un nom en G, si je me souviens bien. Layana Greene ? Non, c'était un nom en deux syllabes. Greenwood ? Mh, toujours pas... Green...well ? »
Je hausse un sourcil, pas tout à fait convaincu. Layana Greenwell sonne un peu mieux que les deux autres noms, cela dit. Cette Layana-peut-être-Greenwell m'intime d'ailleurs de me hâter, et je souris face à tant d’empressement. Il est toujours fascinant d’observer une personne perdre ses moyens sous le poids de la honte ou la culpabilité sur sa conscience.
« Quoi, c’est l’idée de m'aider à faire mes devoirs d’Étude des Moldus qui te rend impatiente à ce point ? »
Voilà, c'est dit. Un peu façon argumentaire publicitaire, certes – parce que ce n'est clairement pas d'une aide dont il est question, mais bien d'un don de devoirs.
« À très bientôt, dans ce cas. Je viendrai te voir après-demain pendant la pause déjeuner. N'essaie pas de te cacher, ce serait stupide. »
Je lui adresse un signe de main et un sourire moqueusement innocent, avant de prendre la direction de l'arbre contre lequel j'avais laissé mes affaires.
« Layana », me contenté-je de répéter à voix basse.
Son nom glisse sur ma langue avec une familiarité qui me surprend. Je plisse les yeux, répétant ce nom plusieurs fois dans ma tête. Je la dévisage un instant, cherchant à associer un nom à ce visage qui tout à coup me semble familier. Mon regard s'éclaire alors que l'écho des voix des professeurs énonçant son nom durant les appels se cogne à mon oreille.
« Ah, mais c'est toi la Poufsouffle juste avant moi sur la liste alphabétique ! constaté-je à voix haute. C'était un nom en G, si je me souviens bien. Layana Greene ? Non, c'était un nom en deux syllabes. Greenwood ? Mh, toujours pas... Green...well ? »
Je hausse un sourcil, pas tout à fait convaincu. Layana Greenwell sonne un peu mieux que les deux autres noms, cela dit. Cette Layana-peut-être-Greenwell m'intime d'ailleurs de me hâter, et je souris face à tant d’empressement. Il est toujours fascinant d’observer une personne perdre ses moyens sous le poids de la honte ou la culpabilité sur sa conscience.
« Quoi, c’est l’idée de m'aider à faire mes devoirs d’Étude des Moldus qui te rend impatiente à ce point ? »
Voilà, c'est dit. Un peu façon argumentaire publicitaire, certes – parce que ce n'est clairement pas d'une aide dont il est question, mais bien d'un don de devoirs.
« À très bientôt, dans ce cas. Je viendrai te voir après-demain pendant la pause déjeuner. N'essaie pas de te cacher, ce serait stupide. »
Je lui adresse un signe de main et un sourire moqueusement innocent, avant de prendre la direction de l'arbre contre lequel j'avais laissé mes affaires.
314 mots
Fin du RP pour moi ! À l'instar de Kieran, je te dis à très bientôt pour la suite
Fin du RP pour moi ! À l'instar de Kieran, je te dis à très bientôt pour la suite