Belins'qui ?
Poudlard, Grande Salle.
Cérémonie de répartition.
J'y étais, enfin. Le château était comme me l'avait dit Cheryl, comme le livre le présentait. Splendide, immense, majestueux. La première chose qui me frappa en rentrant dans la grande salle, c'était les bougies, qui volaient au dessus de ma tête. J'aurai pu croire qu'elle me tomberait dessus, et brûlerais mes cheveux, déjà de lave. Pourtant, J'avais une confiance aveugle en ces bâtonnets de cire. On dirait des étoiles, tellement lumineuses, belles, et si éloignées. Irina m'avait demandé de regarder le ciel chaque soir, en pensant à elle, pour qu'on reste connectées, même si on ne l'avait jamais vraiment été. Les seules étoiles que je regarderais chaque soir seront ces bougies, je m'en faisais la promesse.
Quand la cérémonie commença, je savais que j'y passerais très prochainement. Avec la première lettre de mon nom de famille, il serait étonnant que mon tour arrive à la fin. *J'espérais en finir vite, surtout.* Je n'étais pas la plus patiente de ma famille. Je n'allais surement pas être la plus patiente ici. Ma jambe gauche ne pouvait s'empêcher de bouger, et mes dents retrouvèrent très vite ma lèvre inférieure. Je failli sauter de joie en entendant mon nom. Je rejoignis le tabouret, et attendit que le chapeau miteux se pose sur mon crâne. Cheryl m'avait parlé de ce chapeau, et quand je lui avais demandé à quoi il ressemblait, je m'attendais à quelque chose de... différent. De mieux, en fait.
Les secondes parurent durer de véritables siècles. Je me remémorais ce que mon ainée m'avait dit ; Poufsouffle, les blaireaux, Serpentard... Oui, Serpentard. C'est là bas que je veux aller. C'est là bas qu'est ma place. *Allez, le chapeau...* J'aurais pu promettre que je donnerais tout en cours, que je ferais honneur à la maison verte, n'importe quoi pour rejoindre le banc du serpent. Quand j'en avais parlé à Papa, en sortant du Bon Chaudron, il avait l'air sincèrement heureux que je sache où je veuille aller. Il m'a même dit que, si il avait pu aller à Poudlard, il aurait voulu rejoindre cette maison, lui aussi. Et, bon sang, je ferais tout pour qu'il soit fier de moi, pour me rapprocher de lui.
Mon voeu fut, heureusement, exaucé. Au. début, je croyais halluciner. Était-ce mon cerveau qui s'imaginait ça ? Une seconde s'écoula avant que je ne comprenne que c'était la vérité. Serpentard. J'allais rejoindre Serpentard. La maison du serpent, la maison verte. Les cachots et le lac, les grands noms de la magie. La maison des superbes, des majestueux. Ma maison. Je ne me fis pas prier pour sauter du tabouret, et rejoindre, d'un pas que j'aurais voulu plus décontracté, et moins surexcité, la table de ma maison, et y prendre place.
@Antonn Clifford guess who's back
everyone remembers the girl with red hair
#B30092
Cérémonie de répartition.
J'ai rencontré l'amitié et depuis ce jour elle marche toujours à mes côtés.
Grand Corps Malade, Rencontres.
Grand Corps Malade, Rencontres.
J'y étais, enfin. Le château était comme me l'avait dit Cheryl, comme le livre le présentait. Splendide, immense, majestueux. La première chose qui me frappa en rentrant dans la grande salle, c'était les bougies, qui volaient au dessus de ma tête. J'aurai pu croire qu'elle me tomberait dessus, et brûlerais mes cheveux, déjà de lave. Pourtant, J'avais une confiance aveugle en ces bâtonnets de cire. On dirait des étoiles, tellement lumineuses, belles, et si éloignées. Irina m'avait demandé de regarder le ciel chaque soir, en pensant à elle, pour qu'on reste connectées, même si on ne l'avait jamais vraiment été. Les seules étoiles que je regarderais chaque soir seront ces bougies, je m'en faisais la promesse.
Quand la cérémonie commença, je savais que j'y passerais très prochainement. Avec la première lettre de mon nom de famille, il serait étonnant que mon tour arrive à la fin. *J'espérais en finir vite, surtout.* Je n'étais pas la plus patiente de ma famille. Je n'allais surement pas être la plus patiente ici. Ma jambe gauche ne pouvait s'empêcher de bouger, et mes dents retrouvèrent très vite ma lèvre inférieure. Je failli sauter de joie en entendant mon nom. Je rejoignis le tabouret, et attendit que le chapeau miteux se pose sur mon crâne. Cheryl m'avait parlé de ce chapeau, et quand je lui avais demandé à quoi il ressemblait, je m'attendais à quelque chose de... différent. De mieux, en fait.
Les secondes parurent durer de véritables siècles. Je me remémorais ce que mon ainée m'avait dit ; Poufsouffle, les blaireaux, Serpentard... Oui, Serpentard. C'est là bas que je veux aller. C'est là bas qu'est ma place. *Allez, le chapeau...* J'aurais pu promettre que je donnerais tout en cours, que je ferais honneur à la maison verte, n'importe quoi pour rejoindre le banc du serpent. Quand j'en avais parlé à Papa, en sortant du Bon Chaudron, il avait l'air sincèrement heureux que je sache où je veuille aller. Il m'a même dit que, si il avait pu aller à Poudlard, il aurait voulu rejoindre cette maison, lui aussi. Et, bon sang, je ferais tout pour qu'il soit fier de moi, pour me rapprocher de lui.
Mon voeu fut, heureusement, exaucé. Au. début, je croyais halluciner. Était-ce mon cerveau qui s'imaginait ça ? Une seconde s'écoula avant que je ne comprenne que c'était la vérité. Serpentard. J'allais rejoindre Serpentard. La maison du serpent, la maison verte. Les cachots et le lac, les grands noms de la magie. La maison des superbes, des majestueux. Ma maison. Je ne me fis pas prier pour sauter du tabouret, et rejoindre, d'un pas que j'aurais voulu plus décontracté, et moins surexcité, la table de ma maison, et y prendre place.
@Antonn Clifford guess who's back
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#B30092
Belins'qui ?
Cette cérémonie est d’un ennui mortel. Je ne comprends pas la nécessité que l’ensemble des élèves de l’école ait à subir la répartition des petits nouveaux. Qu’est-ce que ça peut bien me faire, si untel est envoyé à Poufsouffle et son camarade à Serdaigle ? Laissez-moi juste manger en paix puis retrouver mon dortoir, par pitié.
Enfin, l’an passé c’était pire, en tant que préfet j’avais dû m’occuper avec Erza de cette armée de petits trolls et de leurs questions débiles une fois que le vieux choixpeau a eu fini de les envoyer à Serpentard. On ne peut pas dire qu’on ait été particulièrement gâtés avec les dernières promotions, ces temps-ci on accumule pas mal de gros boulets dans nos cachots. Espérons que l’arrivage de ce mois de septembre remonte un peu le niveau.
Profondément désintéressé par ce qu’il se passe, je me contente d’applaudir mollement lorsque qu’un nouveau est réparti chez les verts, attendant que tout cela se termine. Néanmoins, un nom me semblant familier me fait sortir de l’espèce de torpeur dans laquelle j’étais plongé. Belinsky ? Je jurerais avoir déjà entendu ça quelque part.
Je mobilise l’ensemble de mes capacités cognitives pour chercher pourquoi cela me parle tant. Puis soudain, je fais le rapprochement. Lorsque j’étais plus jeune et que nous étions encore à Londres, mon père avait un partenaire d’affaire très régulier. Je crois qu’ils se sont pas mal enrichis en collaborant ensemble, les fortunes respectives des deux familles se devant pas mal l’une à l’autre, si je ne m’abuse. Mon père disposait d’un capital économique important, mais il était jeune et aurait bien été incapable de le faire fructifier comme il l’a fait, si personne ne l’y avait aidé dans un premier temps. Je crois qu’il apportait beaucoup de crédit aux conseils de Monsieur Belinsky. J’ai vu cet homme passer des après-midis entiers, dans ce bureau qui m’était inaccessible, pour trouver avec mon père de nouveaux stratagèmes pouvant les rendre encore plus riches qu’ils ne l’étaient déjà. Et de mémoire, mon père se rendait régulièrement là-bas aussi. Je me souviens avoir entendu ce nom un bon nombre de fois en justification lorsque j’essuyais des refus pour une activité ou une autre.
Je pose un regard curieux sur la jeune Belinsky qui vient de s’asseoir à ma portée. C’est étrange, j’aurais juré qu’elle avait un grand frère. Pourtant je ne crois pas l’avoir déjà rencontré à l’école, je m’en serais rappelé. Je cherche à déterminer si elle est bien la fille de l’homme qui fut si proche de mon père, mais il est compliqué de faire le rapprochement entre une gamine de onze ans et un homme à la carrure que je jugeais effrayante. La ressemblance n’est pas flagrante. Sincèrement intrigué, je décide de profiter que ses yeux noisettes croisent un court instant les miens pour plus ou moins l’interpeller.
- Ton père c’est pas un russe un peu effrayant à tout hasard ?
Bon, c’était peut-être un peu cash comme question, j’aurais sans doute pu formuler les choses autrement. Comme pour me justifier, je décide de me présenter en haussant les épaules.
- Je suis Clifford. Antonn Clifford.
Si son père est bien la personne que j’ai en tête, elle a forcément rencontré le mien à de nombreuses reprises, qu’elle s’en souvienne plus ou moins bien.
Enfin, l’an passé c’était pire, en tant que préfet j’avais dû m’occuper avec Erza de cette armée de petits trolls et de leurs questions débiles une fois que le vieux choixpeau a eu fini de les envoyer à Serpentard. On ne peut pas dire qu’on ait été particulièrement gâtés avec les dernières promotions, ces temps-ci on accumule pas mal de gros boulets dans nos cachots. Espérons que l’arrivage de ce mois de septembre remonte un peu le niveau.
Profondément désintéressé par ce qu’il se passe, je me contente d’applaudir mollement lorsque qu’un nouveau est réparti chez les verts, attendant que tout cela se termine. Néanmoins, un nom me semblant familier me fait sortir de l’espèce de torpeur dans laquelle j’étais plongé. Belinsky ? Je jurerais avoir déjà entendu ça quelque part.
Je mobilise l’ensemble de mes capacités cognitives pour chercher pourquoi cela me parle tant. Puis soudain, je fais le rapprochement. Lorsque j’étais plus jeune et que nous étions encore à Londres, mon père avait un partenaire d’affaire très régulier. Je crois qu’ils se sont pas mal enrichis en collaborant ensemble, les fortunes respectives des deux familles se devant pas mal l’une à l’autre, si je ne m’abuse. Mon père disposait d’un capital économique important, mais il était jeune et aurait bien été incapable de le faire fructifier comme il l’a fait, si personne ne l’y avait aidé dans un premier temps. Je crois qu’il apportait beaucoup de crédit aux conseils de Monsieur Belinsky. J’ai vu cet homme passer des après-midis entiers, dans ce bureau qui m’était inaccessible, pour trouver avec mon père de nouveaux stratagèmes pouvant les rendre encore plus riches qu’ils ne l’étaient déjà. Et de mémoire, mon père se rendait régulièrement là-bas aussi. Je me souviens avoir entendu ce nom un bon nombre de fois en justification lorsque j’essuyais des refus pour une activité ou une autre.
Je pose un regard curieux sur la jeune Belinsky qui vient de s’asseoir à ma portée. C’est étrange, j’aurais juré qu’elle avait un grand frère. Pourtant je ne crois pas l’avoir déjà rencontré à l’école, je m’en serais rappelé. Je cherche à déterminer si elle est bien la fille de l’homme qui fut si proche de mon père, mais il est compliqué de faire le rapprochement entre une gamine de onze ans et un homme à la carrure que je jugeais effrayante. La ressemblance n’est pas flagrante. Sincèrement intrigué, je décide de profiter que ses yeux noisettes croisent un court instant les miens pour plus ou moins l’interpeller.
- Ton père c’est pas un russe un peu effrayant à tout hasard ?
Bon, c’était peut-être un peu cash comme question, j’aurais sans doute pu formuler les choses autrement. Comme pour me justifier, je décide de me présenter en haussant les épaules.
- Je suis Clifford. Antonn Clifford.
Si son père est bien la personne que j’ai en tête, elle a forcément rencontré le mien à de nombreuses reprises, qu’elle s’en souvienne plus ou moins bien.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
Couleur de dialogue #134f5c
Belins'qui ?
Une fois assise, je passe en revue, le plus rapidement possible, tous les visages que mes yeux d'enfant peut voir. Je sais que je ne verrais aucun visage familier. À part Cheryl, je ne connais personne ici. Je repérais rapidement le visage de ceux qui me semblaient les plus sympas, les quelques roux, aussi, et ceux avec un regard qui ferait figer de peur n'importe qui. Comme Papa. C'est lui qui m'avait conseillé de faire du repérage, dès mon arrivée, pour savoir à qui parler, et qui éviter. Il disait qu'on savait tout de quelqu'un par rapport à son apparence. Je n'y croyais pas trop. En m'observant, on penserait de moi que je suis une irlandaise qui a fait une chirurgie esthétique pour ressembler à une russe, avec des pommettes trop hautes pour être vraie, et un air de méchante.
Un des autres défauts de zieuter tout le monde pour chercher à savoir si ils sont de futurs amis ou non, c'est quand l'un d'eux te surprend. Un des grands, bien plus grand que moi, croise mon regard quand je l'observe. Pitié, pas ça. Je déteste être surprise comme ça, surtout avec des personnes plus vieilles. Pourtant, mon ainé ne semble pas le remarquer. Il m'interroge immédiatement sur mon père, en demandant si il était un russe un peu effrayant.
- Heu, si.
Effrayant, ça correspondait bien à mon père. Bien qu'encore plutôt jeune, avec ces presque cinquante ans, mon père avait toujours eu l'air bien plus vieux. Ces années dans les affaires, à Londres, lui avait donné quelques rides qui lui donnait un air de méchant de film. Et sa cicatrise à l'oeil, héritée de ses années en Russie, n'arrange pas son cas. Ma cousine Annuska dit souvent qu'il ressemble à un grand méchant loup. Elle n'a pas tord. Même en ayant grandit avec lui, pendant pratiquement toute ma vie, il arrive encore à me faire un peu peur. Ou du moins, il sait m'intimider.
- Clifford... Comme...
Je du me creuser la tête pour retrouver d'où ce nom m'était familier. Je me souviens que Maman détestait l'entendre. Peut-être était-ce un ancien ami à elle ? Ou un associé de Papa ? Elle les détestait tous plus les uns que les autres. Oui ! C'était bien lui. Un des meilleurs partenaires de mon père. Il passait souvent à la maison. Et je crois que quand Papa s'absentait, le plus souvent, il était avec cet homme. J'avais beau l'avoir vu de très nombreuses fois, à la maison, ou à des diners auxquels mon père m'emmenait, son prénom m'échappait toujours.
- Ton père, il serait pas dans les affaires, par hasard ?
Parfois, quand Papa et lui se voyait, j'aimais espionner leur discussion. Souvent, ils parlaient affaires. Je n'y comprenais jamais rien. Et d'autres fois, j'avais l'impression d'être dans un livre fantastique. Ils parlaient de magie, de personnes, avec des noms étranges, ou encore d'endroits que mon père semblait connaitre, dont il ne m'avait pourtant jamais parlé. J'aurais pu comprendre, à ce moment-là, qui il était, et qui j'étais, moi aussi. En y repensant, je crois que j'étais trop ignare pour comprendre quoi que ce soit. Peut-être un peu trop fermée d'esprit aussi. J'ai bien cru qu'il se moquait de moi, quand il m'a expliqué ce que nous étions.
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#B30092
Un des autres défauts de zieuter tout le monde pour chercher à savoir si ils sont de futurs amis ou non, c'est quand l'un d'eux te surprend. Un des grands, bien plus grand que moi, croise mon regard quand je l'observe. Pitié, pas ça. Je déteste être surprise comme ça, surtout avec des personnes plus vieilles. Pourtant, mon ainé ne semble pas le remarquer. Il m'interroge immédiatement sur mon père, en demandant si il était un russe un peu effrayant.
- Heu, si.
Effrayant, ça correspondait bien à mon père. Bien qu'encore plutôt jeune, avec ces presque cinquante ans, mon père avait toujours eu l'air bien plus vieux. Ces années dans les affaires, à Londres, lui avait donné quelques rides qui lui donnait un air de méchant de film. Et sa cicatrise à l'oeil, héritée de ses années en Russie, n'arrange pas son cas. Ma cousine Annuska dit souvent qu'il ressemble à un grand méchant loup. Elle n'a pas tord. Même en ayant grandit avec lui, pendant pratiquement toute ma vie, il arrive encore à me faire un peu peur. Ou du moins, il sait m'intimider.
- Clifford... Comme...
Je du me creuser la tête pour retrouver d'où ce nom m'était familier. Je me souviens que Maman détestait l'entendre. Peut-être était-ce un ancien ami à elle ? Ou un associé de Papa ? Elle les détestait tous plus les uns que les autres. Oui ! C'était bien lui. Un des meilleurs partenaires de mon père. Il passait souvent à la maison. Et je crois que quand Papa s'absentait, le plus souvent, il était avec cet homme. J'avais beau l'avoir vu de très nombreuses fois, à la maison, ou à des diners auxquels mon père m'emmenait, son prénom m'échappait toujours.
- Ton père, il serait pas dans les affaires, par hasard ?
Parfois, quand Papa et lui se voyait, j'aimais espionner leur discussion. Souvent, ils parlaient affaires. Je n'y comprenais jamais rien. Et d'autres fois, j'avais l'impression d'être dans un livre fantastique. Ils parlaient de magie, de personnes, avec des noms étranges, ou encore d'endroits que mon père semblait connaitre, dont il ne m'avait pourtant jamais parlé. J'aurais pu comprendre, à ce moment-là, qui il était, et qui j'étais, moi aussi. En y repensant, je crois que j'étais trop ignare pour comprendre quoi que ce soit. Peut-être un peu trop fermée d'esprit aussi. J'ai bien cru qu'il se moquait de moi, quand il m'a expliqué ce que nous étions.
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Belins'qui ?
C’est bien elle, j’ai vu juste. Bien que je ne la connaisse que peu, voire pas, je ne suis pas très surpris qu’elle ait été répartie à Serpentard. Sa famille dégage une aura à peu près similaire à la mienne, elle a donc dû recevoir une éducation plus ou moins semblable. Et l’éducation a une place centrale dans les valeurs que nous portons, surtout à cet âge. C’est peut-être erroné, mais ça me rassure un peu de penser ainsi lorsque je me remémore à quel point j’étais détestable lorsque j’ai franchi pour la première fois les portes de ce château. À l’époque, mon monde était peu nuancé : il y a avait ce qui était bien, et ce qui était mal. Et la vision que mes parents m’avaient transmise du bien était plutôt particulière. Je repense avec perplexité à ma tentative infructueuse de création d’une ligue anti-moldus lors de ma première année. Comment un si jeune cœur pouvait-il déjà être si plein de haine ? Je serais aujourd’hui heurté de voir l’un de ces nouveaux fraîchement arrivés monter une telle entreprise. À l’époque, pourtant, rien ne me choquait. Ça correspondait à ma conception de la normalité. Haïr les moldus, c’était normal, ça coulait de source. Bien que j’entretienne toujours une grande méfiance à leur égard de manière générale, je ne souhaite dorénavant plus les voir impérativement disparaître de la surface du globe. Leur absence ne me gênerait pas, mais je n’en fais plus un de mes objectifs. Je suppose donc qu’on peut dire que j’ai fait des progrès ? Les rencontres faites à Poudlard m’ont aidées à devenir un peu moins binaire, je suppose que j’en suis reconnaissant.
J’émerge de mes pensées pour répondre à la petite rousse.
- Si, lorsque nous vivions à Londres il était dans les affaires.
J’ai parlé avec un ton un peu plus sec que je ne l’aurais voulu. Il n’est maintenant plus grand chose, si ce n’est assigné à son lit d’hôpital depuis plusieurs années. J’ai donc tendance à me fermer un peu, à chaque fois qu’on le mentionne. C’est compliqué pour moi de parler de lui, ça rouvre la plaie. Des fois, je me surprends à penser que j’aurais préféré que ce soit Mère à sa place. Puis, je culpabilise, alors je fais de mon mieux pour chasser cette vilaine idée loin de mon esprit. Bien qu’il ne soit pas encore vraiment parti biologiquement parlant, mon père me manque.
Cherchant à pouvoir changer le sujet de ma conversation, pour éviter un moment gênant, je mobilise ma concentration pour aller chercher dans ma mémoire un détail qui me permettrait de détourner l’attention sur autre chose que Louis Clifford. Compliqué lorsque notre principal point commun est le lien qui unissait nos deux paternels. Je me rappelle alors que sa mère est moldue. Mes deux parents se sont disputés un nombre incalculable de fois à cause de cela, la mienne ne voulant pas que sa famille soit associée au nom d’un traître à son sang. Mais mon père n’en avait que faire, il appréciait Monsieur Belinsky. C’est quelque chose que j’admirais beaucoup chez lui : sa loyauté. Du moment qu’il avait décidé que quelqu’un était avec lui, il ne lui tournait jamais le dos, quand bien même cela pouvait le mettre en danger d’une façon ou d’une autre.
Je me demande donc comment la jeune fille en face de moi a grandi. Comme une moldue, ou comme une sorcière ? Je sais que je suis un sorcier depuis ma naissance, je n’ai pas été surpris une seule seconde en recevant ma lettre pour Poudlard, c’était dans l’ordre des choses, l’inverse m’aurait davantage choqué. Mais qu’en est-il pour elle, dont la mère à priori n’a pas sa place dans notre monde ?
- Tu le sais depuis quand, que t’es une sorcière ?
Voilà qui a été posé sur un ton curieux, et sans nul doute plus léger. Belinsky junior m’intrigue. Plus ou moins consciemment, m’intéresser à elle me donne l’impression de me rapprocher de Papa.
J’émerge de mes pensées pour répondre à la petite rousse.
- Si, lorsque nous vivions à Londres il était dans les affaires.
J’ai parlé avec un ton un peu plus sec que je ne l’aurais voulu. Il n’est maintenant plus grand chose, si ce n’est assigné à son lit d’hôpital depuis plusieurs années. J’ai donc tendance à me fermer un peu, à chaque fois qu’on le mentionne. C’est compliqué pour moi de parler de lui, ça rouvre la plaie. Des fois, je me surprends à penser que j’aurais préféré que ce soit Mère à sa place. Puis, je culpabilise, alors je fais de mon mieux pour chasser cette vilaine idée loin de mon esprit. Bien qu’il ne soit pas encore vraiment parti biologiquement parlant, mon père me manque.
Cherchant à pouvoir changer le sujet de ma conversation, pour éviter un moment gênant, je mobilise ma concentration pour aller chercher dans ma mémoire un détail qui me permettrait de détourner l’attention sur autre chose que Louis Clifford. Compliqué lorsque notre principal point commun est le lien qui unissait nos deux paternels. Je me rappelle alors que sa mère est moldue. Mes deux parents se sont disputés un nombre incalculable de fois à cause de cela, la mienne ne voulant pas que sa famille soit associée au nom d’un traître à son sang. Mais mon père n’en avait que faire, il appréciait Monsieur Belinsky. C’est quelque chose que j’admirais beaucoup chez lui : sa loyauté. Du moment qu’il avait décidé que quelqu’un était avec lui, il ne lui tournait jamais le dos, quand bien même cela pouvait le mettre en danger d’une façon ou d’une autre.
Je me demande donc comment la jeune fille en face de moi a grandi. Comme une moldue, ou comme une sorcière ? Je sais que je suis un sorcier depuis ma naissance, je n’ai pas été surpris une seule seconde en recevant ma lettre pour Poudlard, c’était dans l’ordre des choses, l’inverse m’aurait davantage choqué. Mais qu’en est-il pour elle, dont la mère à priori n’a pas sa place dans notre monde ?
- Tu le sais depuis quand, que t’es une sorcière ?
Voilà qui a été posé sur un ton curieux, et sans nul doute plus léger. Belinsky junior m’intrigue. Plus ou moins consciemment, m’intéresser à elle me donne l’impression de me rapprocher de Papa.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
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Belins'qui ?
Ah, son père avait quitté les affaires ? C'est vrai que ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. Ça fait aussi un moment que je n'avais pas vu mon père, à vrai dire. À quelques exceptions près. En fait, depuis que Papa avait quitté la maison, je n'avais vu que ma mère, et mes frères et sœur. De temps en temps, ma famille élargie, pour Noël. Comme avec mes parents, c'était de ma famille paternelle que j'étais la plus proche. Je connaissais à peine mes cousins anglais, alors qu'Annuska était comme une sœur pour moi. Mon oncle Andrew était d'un ennui terrifiant, pourtant, mon oncle DImitri était l'homme aux milles histoires.
- Ça fait un moment que je ne l'ai pas vu. C'est drôle, comme coïncidence. Peut-être qu'on s'est déjà rencontrés. Je m'appelle Beatrice, au fait, rajoutais-je, réalisant que je ne m'étais pas présentée.
Je ne crois pas avoir déjà accompagné Papa chez les Clifford. La plupart du temps, quand il partait pour le travail, il y allait seul. En revanche, j'imagine que j'ai pu rencontrer Antonn à des diners, que Papa aimait tant, et que ma mère détestait. J'aimais toujours l'accompagner, parce que ça me permettait de passer du temps avec lui. Il avait longtemps été mon meilleur ami, du moins, la personne la plus agréable à mon goût. Mes frères et sœurs, eux, préféraient tous Maman. Et je serais prête à parier qu'elle les préféraient eux à moi. Ça ne me dérangeais pas. Je préfère Papa.
Quand Antonn me demanda depuis combien de temps je savais que j'étais une sorcière, mon cerveau s'arrêta un instant. Quatre mois. Ils étaient passés à une vitesse hallucinante. Quand j'ai reçu ma lettre d'admission, Maman à immédiatement appelé Papa. Le lendemain, une seconde lettre arrivait, de la main de mon père. Nous avons beaucoup échangés, cet été, sur ce qui allait m'arriver. Beaucoup, certes, mais certainement pas assez pour en savoir autant que la plupart de mes camarades.
- Quatre mois, je pense. Je crois que Papa ne voulait pas que ma mère sache qu'il était un sorcier, je lui répondis, avant de boire un peu d'eau. La blonde, à côté d'Antonn, me lança un regard que n'importe qui pourrait définir de purement méprisant à l'entente de cette phrase. Papa m'avait dit de ne pas parler de Maman, parce que certaines personnes n'aimait pas les gens comme elle. J'imagine que la voisine d'Antonn faisait parti de ces gens. Elle l'a appris quand il y est parti, y'a quelques années, pour une guerre, ou quelque chose comme ça. J'aurai bien aimé le savoir avant, moi.
Depuis que j'avais reçu ma lettre, Maman et Damian étaient bizarres. Mon frère n'avait pas reçu la sienne, pourtant, nous avions le même père. Je ne saurais pas dire si il était content d'y échapper, lui qui n'avait jamais été très proche de notre père, ou si il m'enviait. Et Maman, et bien, elle avait appris il y a quelques années que son mari et le père de ses quatre enfants était un sorcier, avant que celui-ci ne quitte le domicile familial. Apprendre que sa fille l'était elle aussi, j'imagine que ça devait la chambouler. Elle m'a bien fait comprendre, les dernières semaines de l'été, à quel point elle était soulagée de ne pas avoir à me voir avant l'été prochain, puisque je passerais les fêtes de fin d'année avec Papa, à Vsevolojsk, comme chacune année. Aujourd'hui, je me demandais comment j'avais pu ne pas remarquer que ma famille paternelle était si étrange, magique. Ils savaient se faire discret.
- Tu l'as toujours su, toi ?
Question bête. J'imagine qu'il le savait depuis bien longtemps. Ça serait une drôle de coïncidence que nous ayons tous les deux grandit dans le secret. En fait, j'aurais espéré ne pas être la seule à avoir vécue dans la secret pendant tant de temps. Mais j'imagine qu'à part les enfants de non-sorciers, les Moldus je crois, je dois être l'une des seules dans cette condition.
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#B30092
- Ça fait un moment que je ne l'ai pas vu. C'est drôle, comme coïncidence. Peut-être qu'on s'est déjà rencontrés. Je m'appelle Beatrice, au fait, rajoutais-je, réalisant que je ne m'étais pas présentée.
Je ne crois pas avoir déjà accompagné Papa chez les Clifford. La plupart du temps, quand il partait pour le travail, il y allait seul. En revanche, j'imagine que j'ai pu rencontrer Antonn à des diners, que Papa aimait tant, et que ma mère détestait. J'aimais toujours l'accompagner, parce que ça me permettait de passer du temps avec lui. Il avait longtemps été mon meilleur ami, du moins, la personne la plus agréable à mon goût. Mes frères et sœurs, eux, préféraient tous Maman. Et je serais prête à parier qu'elle les préféraient eux à moi. Ça ne me dérangeais pas. Je préfère Papa.
Quand Antonn me demanda depuis combien de temps je savais que j'étais une sorcière, mon cerveau s'arrêta un instant. Quatre mois. Ils étaient passés à une vitesse hallucinante. Quand j'ai reçu ma lettre d'admission, Maman à immédiatement appelé Papa. Le lendemain, une seconde lettre arrivait, de la main de mon père. Nous avons beaucoup échangés, cet été, sur ce qui allait m'arriver. Beaucoup, certes, mais certainement pas assez pour en savoir autant que la plupart de mes camarades.
- Quatre mois, je pense. Je crois que Papa ne voulait pas que ma mère sache qu'il était un sorcier, je lui répondis, avant de boire un peu d'eau. La blonde, à côté d'Antonn, me lança un regard que n'importe qui pourrait définir de purement méprisant à l'entente de cette phrase. Papa m'avait dit de ne pas parler de Maman, parce que certaines personnes n'aimait pas les gens comme elle. J'imagine que la voisine d'Antonn faisait parti de ces gens. Elle l'a appris quand il y est parti, y'a quelques années, pour une guerre, ou quelque chose comme ça. J'aurai bien aimé le savoir avant, moi.
Depuis que j'avais reçu ma lettre, Maman et Damian étaient bizarres. Mon frère n'avait pas reçu la sienne, pourtant, nous avions le même père. Je ne saurais pas dire si il était content d'y échapper, lui qui n'avait jamais été très proche de notre père, ou si il m'enviait. Et Maman, et bien, elle avait appris il y a quelques années que son mari et le père de ses quatre enfants était un sorcier, avant que celui-ci ne quitte le domicile familial. Apprendre que sa fille l'était elle aussi, j'imagine que ça devait la chambouler. Elle m'a bien fait comprendre, les dernières semaines de l'été, à quel point elle était soulagée de ne pas avoir à me voir avant l'été prochain, puisque je passerais les fêtes de fin d'année avec Papa, à Vsevolojsk, comme chacune année. Aujourd'hui, je me demandais comment j'avais pu ne pas remarquer que ma famille paternelle était si étrange, magique. Ils savaient se faire discret.
- Tu l'as toujours su, toi ?
Question bête. J'imagine qu'il le savait depuis bien longtemps. Ça serait une drôle de coïncidence que nous ayons tous les deux grandit dans le secret. En fait, j'aurais espéré ne pas être la seule à avoir vécue dans la secret pendant tant de temps. Mais j'imagine qu'à part les enfants de non-sorciers, les Moldus je crois, je dois être l'une des seules dans cette condition.
everyone remembers the girl with red hair
#B30092