Le Gambit Roi
23/07/2048 - Varsovie (Pologne)
Libre si vous venez en tant que spectateur.
Assis sur un des sofas de la salle de préparation, Mael était en pleine concentration. Il essayait d'établir avec ses pièces une stratégie pour les prochains matchs à venir. Mael n'en revenait pas de cette ascension fulgurante au sein du monde échiquéen. Il y a quelques mois, il aimait juste jouer aux échecs dans son dortoir à Poudlard, et il s'entraînait avec un livre de stratégie. Après avoir participé à son premier tournoi d'échecs du Royaume-Uni, où il était arrivé deuxième, en avril, il avait décroché une place in-extremis pour ce grand tournoi. Autour de lui, des joueurs parmi les plus grands d'Europe étaient rassemblés. Certains discutaient joyeusement, heureux de se retrouver après quelques mois; d'autres, comme Mael, étaient concentrés sur leur stratégie. D'autres encore se reposaient en attendant le début du premier match du tournoi.
Il était assez intimidant pour Mael de se retrouver au milieu de si nombreuses personnalités qu'il ne connaissait pas, à l'exception de Dalaigh Dunne, le champion du Royaume-Uni qui avait battu Mael quelques mois auparavant, et qui semblait discuter avec Borislav Savković, le premier joueur serbe.
Mael n'était pas en reste; avec son tournoi d'avril, son classement elo-magique était monté à 2632, ce qui le plaçait dans le top 35 monde, et il était donc supposément meilleur que au moins la moitié des joueurs présents - environ une soixantaine.
L'arbitre entra dans la salle pour indiquer que le tournoi allait pouvoir commencer. Les joueurs se levèrent et se dirigèrent vers l'entrée, qui menait vers la salle de jeu. Chacun portait son set de pièces à la main, dans leur boîtier.
La salle de jeu était grande. Une trentaine de tables étaient installées au milieu de celle-ci, et un échiquier était installé sur chaque table. Le public était rassemblé dans des gradins sur les côtés. Le joueur irlandais s'installa sur la table sur laquelle son nom était inscrit, et sortit ses pièces - il jouait les noirs. L'ambiance parmi ses troupes n'était pas très solennelle : alors que ses pièces s'installaient sur leurs cases respectives en bavardant gaiement, ses pions s'étaient mis en ronde pour s'encourager mutuellement "un pour tous et tous pour un!" crièrent-ils à l'unisson.
À ce moment-là, son adversaire s'installa face à lui. Il s'agissait de Diego Garcia, un champion d'Espagne qui avait fait ses preuves depuis de nombreuses années déjà. Le battre allait être une tâche ardue, mais loin d'être impossible. Commencer ce tournoi par une victoire serait plus que bénéfique et serait de très bon augure pour la suite.
Quelques instants plus tard, après s'être serrés la main, la partie pu commencer. Mael ordonna à son pion d'avancer de deux cases. La pendule de son adversaire se mit en marche. Le duel commençait.
deuxième joueur du Royaume-Uni aux échecs sorciers
Libre si vous venez en tant que spectateur.
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Assis sur un des sofas de la salle de préparation, Mael était en pleine concentration. Il essayait d'établir avec ses pièces une stratégie pour les prochains matchs à venir. Mael n'en revenait pas de cette ascension fulgurante au sein du monde échiquéen. Il y a quelques mois, il aimait juste jouer aux échecs dans son dortoir à Poudlard, et il s'entraînait avec un livre de stratégie. Après avoir participé à son premier tournoi d'échecs du Royaume-Uni, où il était arrivé deuxième, en avril, il avait décroché une place in-extremis pour ce grand tournoi. Autour de lui, des joueurs parmi les plus grands d'Europe étaient rassemblés. Certains discutaient joyeusement, heureux de se retrouver après quelques mois; d'autres, comme Mael, étaient concentrés sur leur stratégie. D'autres encore se reposaient en attendant le début du premier match du tournoi.
Il était assez intimidant pour Mael de se retrouver au milieu de si nombreuses personnalités qu'il ne connaissait pas, à l'exception de Dalaigh Dunne, le champion du Royaume-Uni qui avait battu Mael quelques mois auparavant, et qui semblait discuter avec Borislav Savković, le premier joueur serbe.
Mael n'était pas en reste; avec son tournoi d'avril, son classement elo-magique était monté à 2632, ce qui le plaçait dans le top 35 monde, et il était donc supposément meilleur que au moins la moitié des joueurs présents - environ une soixantaine.
L'arbitre entra dans la salle pour indiquer que le tournoi allait pouvoir commencer. Les joueurs se levèrent et se dirigèrent vers l'entrée, qui menait vers la salle de jeu. Chacun portait son set de pièces à la main, dans leur boîtier.
La salle de jeu était grande. Une trentaine de tables étaient installées au milieu de celle-ci, et un échiquier était installé sur chaque table. Le public était rassemblé dans des gradins sur les côtés. Le joueur irlandais s'installa sur la table sur laquelle son nom était inscrit, et sortit ses pièces - il jouait les noirs. L'ambiance parmi ses troupes n'était pas très solennelle : alors que ses pièces s'installaient sur leurs cases respectives en bavardant gaiement, ses pions s'étaient mis en ronde pour s'encourager mutuellement "un pour tous et tous pour un!" crièrent-ils à l'unisson.
À ce moment-là, son adversaire s'installa face à lui. Il s'agissait de Diego Garcia, un champion d'Espagne qui avait fait ses preuves depuis de nombreuses années déjà. Le battre allait être une tâche ardue, mais loin d'être impossible. Commencer ce tournoi par une victoire serait plus que bénéfique et serait de très bon augure pour la suite.
Quelques instants plus tard, après s'être serrés la main, la partie pu commencer. Mael ordonna à son pion d'avancer de deux cases. La pendule de son adversaire se mit en marche. Le duel commençait.
deuxième joueur du Royaume-Uni aux échecs sorciers
Le Gambit Roi
La partie était déjà bien avancée. Mael avait opté pour un Gambit Roi, une ouverture très agressive qui laissait l'aile roi assez faible. C'était un choix risqué mais il espérait surprendre son adversaire en jouant une attaque rapide.
Son adversaire joua lui une position défensive très solide et il était impossible pour Mael de trouver une faille sans sacrifier une pièce. Il avait déjà perdu un pion dans l'ouverture - c'était le principe même du Gambit - et il serait pure folie de perdre encore du matériel.
Les deux joueurs n'arrivèrent pas à se départager et se séparèrent sur une partie nulle. Le début du tournoi n'était pas le plus favorable pour Mael mais cela ne le laissait pas non plus en mauvaise position. Tout était encore rattrapable.
La partie du lendemain était contre Borislav Savković, un joueur serbe très reconnu. La partie allait être dure, mais il avait fait nulle à la première ronde contre un joueur classé plus bas que Mael. Théoriquement, ça n'allait pas être impossible de gagner.
La partie commença. Les coups se déroulèrent les uns après les autres et bientôt, les discussions entre Mael et ses deux fous pour savoir quelle diagonale allait être la plus importante à contrôler résultèrent en une position avantageuse où toutes ses pièces étaient alignées en batterie, visant le roi adverse. Quelques coups plus tard, et avec quelques pièces en moins sur l'échiquier, l'adversaire de Mael finit par abandonner, le laissant victorieux pour cette deuxième ronde.
Mael se rendit en salle d'études pour débriefer de la partie avec ses pièces, où il put analyser chaque coup avec ses pièces, tenter d'analyser les plans de son adversaire et demander leur avis à ses pièces blanches qui ne jouaient pas pendant la partie.
deuxième joueur du Royaume-Uni aux échecs sorciers
Son adversaire joua lui une position défensive très solide et il était impossible pour Mael de trouver une faille sans sacrifier une pièce. Il avait déjà perdu un pion dans l'ouverture - c'était le principe même du Gambit - et il serait pure folie de perdre encore du matériel.
Les deux joueurs n'arrivèrent pas à se départager et se séparèrent sur une partie nulle. Le début du tournoi n'était pas le plus favorable pour Mael mais cela ne le laissait pas non plus en mauvaise position. Tout était encore rattrapable.
La partie du lendemain était contre Borislav Savković, un joueur serbe très reconnu. La partie allait être dure, mais il avait fait nulle à la première ronde contre un joueur classé plus bas que Mael. Théoriquement, ça n'allait pas être impossible de gagner.
La partie commença. Les coups se déroulèrent les uns après les autres et bientôt, les discussions entre Mael et ses deux fous pour savoir quelle diagonale allait être la plus importante à contrôler résultèrent en une position avantageuse où toutes ses pièces étaient alignées en batterie, visant le roi adverse. Quelques coups plus tard, et avec quelques pièces en moins sur l'échiquier, l'adversaire de Mael finit par abandonner, le laissant victorieux pour cette deuxième ronde.
Mael se rendit en salle d'études pour débriefer de la partie avec ses pièces, où il put analyser chaque coup avec ses pièces, tenter d'analyser les plans de son adversaire et demander leur avis à ses pièces blanches qui ne jouaient pas pendant la partie.
deuxième joueur du Royaume-Uni aux échecs sorciers
Le Gambit Roi
La troisième ronde était sur le point de débuter. Mael s'installa sur la table qui lui avait été désignée. Il s'assit sur sa chaise, et sortit ses pièces blanches qu'il posa sur le plateau. Alors qu'elles commencèrent à se diriger vers leurs cases respectives, Mael entra en grande discussion avec sa dame sur la stratégie à adopter pour l'ouverture de la partie. Alors était que leur plan était en grande partie ficelé, son adversaire arriva: il s'agissait de Andreevich Bugaychuk, le meilleur joueur russe et le cinquième monde. La partie s'annonçait très compliqué pour le jeune irlandais, mais il allait essayer son maximum.
La partie s'engagea bien vite. Mael dut reconsidérer son style de jeu pour jouer très solide et très défensif, car son adversaire était bien meilleur que lui. Il avait une chance de faire nulle s'il restait solide et qu'il échangeait toutes les pièces, mais il ne pouvait pas prendre le risque de s'affaiblir en attaquant. La stratégie finit par payer car ils sortirent du milieu de jeu avec un matériel égal. Mais les finales étaient une faiblesse de Mael, car elles ne demandaient pas d'apprendre des ouvertures et il s'agissait d'un jeu ouvert, contrairement au milieu de jeu - il était adepte des positions fermées et compliquées de l'échiquier.
Toujours est-il qu'il fit une erreur et perdit un pion à cause d'un cavalier adverse. Le cavalier se mit en mouvement, et sa monture expulsa le pion du plateau d'un coup de sabot qui le fit s'écraser contre la table. Le pion ramassa ses morceaux, puis vint se ranger le long du plateau en se tenant les côtes pour suivre le reste de la partie. Cette dernière ne dura pas plus longtemps puisque quelques coups plus tard, l'avantage de pion de son adversaire força Mael à abandonner la partie.
La quatrième partie de ce tournoi débutait alors que Mael avait un score de 1,5 sur trois, ce qui le plaçait au milieu du peloton. Pour un premier championnat européen, il ne s'en sortait pas trop mal. Il jouait cette fois ci contre Alba Iniesta, une très jolie jeune femme espagnole qui devait avoir à peu près son âge. Mais il ne devait pour autant pas la sous-estimer, car elle était réputée une adversaire particulièrement coriace. Il lui serra la main, puis il la laissa avancer son pion roi, ce qui déclencha le sablier situé à côté de leur table.
deuxième joueur du Royaume-Uni aux échecs sorciers
La partie s'engagea bien vite. Mael dut reconsidérer son style de jeu pour jouer très solide et très défensif, car son adversaire était bien meilleur que lui. Il avait une chance de faire nulle s'il restait solide et qu'il échangeait toutes les pièces, mais il ne pouvait pas prendre le risque de s'affaiblir en attaquant. La stratégie finit par payer car ils sortirent du milieu de jeu avec un matériel égal. Mais les finales étaient une faiblesse de Mael, car elles ne demandaient pas d'apprendre des ouvertures et il s'agissait d'un jeu ouvert, contrairement au milieu de jeu - il était adepte des positions fermées et compliquées de l'échiquier.
Toujours est-il qu'il fit une erreur et perdit un pion à cause d'un cavalier adverse. Le cavalier se mit en mouvement, et sa monture expulsa le pion du plateau d'un coup de sabot qui le fit s'écraser contre la table. Le pion ramassa ses morceaux, puis vint se ranger le long du plateau en se tenant les côtes pour suivre le reste de la partie. Cette dernière ne dura pas plus longtemps puisque quelques coups plus tard, l'avantage de pion de son adversaire força Mael à abandonner la partie.
La quatrième partie de ce tournoi débutait alors que Mael avait un score de 1,5 sur trois, ce qui le plaçait au milieu du peloton. Pour un premier championnat européen, il ne s'en sortait pas trop mal. Il jouait cette fois ci contre Alba Iniesta, une très jolie jeune femme espagnole qui devait avoir à peu près son âge. Mais il ne devait pour autant pas la sous-estimer, car elle était réputée une adversaire particulièrement coriace. Il lui serra la main, puis il la laissa avancer son pion roi, ce qui déclencha le sablier situé à côté de leur table.
deuxième joueur du Royaume-Uni aux échecs sorciers
Le Gambit Roi
Après une partie acharnée où Mael réussit à prendre l'avantage dans le milieu de jeu et qu'il a gagné, Mael se releva grandi de cette quatrième partie. Il restait deux parties à jouer, et Mael, avec un score de 2,5 sur quatre, était dans la moitié du tableau des scores.
Le lendemain, Mael s'installa en salle de jeu. Il commençait à être épuisé de cette semaine intensive de jeu - il n'était pas habitué à jouer ainsi, dans un cadre aussi spectaculaire, avec tant de grands joueurs, dans un bâtiment aussi important ou même avec du public. D'habitude, il jouait sur son bureau à Poudlard, s'entraînant, ou dans la salle commune près du feu, parfois dans la Grande Salle. Après tout, c'était son premier championnat d'Europe.
Peu avant la partie, l'arbitre fixa sur un tableau les appariements de la ronde à l'aide de sa baguette - la feuille s'envola à travers la grande salle. En lisant son nom à côté de celui de Dalaigh Dunne, Mael sourit un peu: il aimait bien ce jeune homme à l'allure dégingandée qu'il avait rencontré quelques mois auparavant, et ce serait un match entre irlandais.
Avant la partie, Mael discuta un peu avec son adversaire. Ils n'avaient pas encore pu échanger depuis le début du tournoi, car Dalaigh était un habitué de ces tournois et il aimait discuter avec d'autres joueurs. Jusqu'à présent, il avait gagné trois parties et perdu une, ce qui le plaçait en très bonne position. Il n'avait devant lui que deux russes et une française. Il serait un adversaire particulièrement coriace.
La partie finit par commencer, et le combat fut très serré. La partie fut compliquée, et le milieu de jeu particulièrement fermé, au point qu'ils eurent du mal à débloquer la situation. Finalement, ils entrèrent dans la finale avec un nombre égal de pion et des fous opposés - une finale nulle théoriquement qui fut facile à annuler pour les deux hommes.
Il ne restait désormais plus qu'une partie à jouer pour clôturer cette semaine intense. Une ultime partie qui permettrait de déterminer son classement final. En cas de victoire, il serait dans la moyenne haute du tournoi, ce qui était plutôt bien pour un premier championnat d'Europe.
deuxième joueur du Royaume-Uni aux échecs sorciers
Le lendemain, Mael s'installa en salle de jeu. Il commençait à être épuisé de cette semaine intensive de jeu - il n'était pas habitué à jouer ainsi, dans un cadre aussi spectaculaire, avec tant de grands joueurs, dans un bâtiment aussi important ou même avec du public. D'habitude, il jouait sur son bureau à Poudlard, s'entraînant, ou dans la salle commune près du feu, parfois dans la Grande Salle. Après tout, c'était son premier championnat d'Europe.
Peu avant la partie, l'arbitre fixa sur un tableau les appariements de la ronde à l'aide de sa baguette - la feuille s'envola à travers la grande salle. En lisant son nom à côté de celui de Dalaigh Dunne, Mael sourit un peu: il aimait bien ce jeune homme à l'allure dégingandée qu'il avait rencontré quelques mois auparavant, et ce serait un match entre irlandais.
Avant la partie, Mael discuta un peu avec son adversaire. Ils n'avaient pas encore pu échanger depuis le début du tournoi, car Dalaigh était un habitué de ces tournois et il aimait discuter avec d'autres joueurs. Jusqu'à présent, il avait gagné trois parties et perdu une, ce qui le plaçait en très bonne position. Il n'avait devant lui que deux russes et une française. Il serait un adversaire particulièrement coriace.
La partie finit par commencer, et le combat fut très serré. La partie fut compliquée, et le milieu de jeu particulièrement fermé, au point qu'ils eurent du mal à débloquer la situation. Finalement, ils entrèrent dans la finale avec un nombre égal de pion et des fous opposés - une finale nulle théoriquement qui fut facile à annuler pour les deux hommes.
Il ne restait désormais plus qu'une partie à jouer pour clôturer cette semaine intense. Une ultime partie qui permettrait de déterminer son classement final. En cas de victoire, il serait dans la moyenne haute du tournoi, ce qui était plutôt bien pour un premier championnat d'Europe.
deuxième joueur du Royaume-Uni aux échecs sorciers
Le Gambit Roi
Mael s'installa devant l'échiquier qui lui avait été attribué. Il sortit ses pièces, tranquillement, prenant le temps de se concentrer. Alors que le fou blanc jouait les bergers pour essayer d'installer les pions, qui étaient encore en pleine discussion joyeuse, les deux tours se jetaient des regards entendus depuis leurs coins respectifs, alors que le roi avait sorti un petit parchemin qu'il présentait à la dame pour lui présenter une nouvelle stratégie - bien que ce n'était ni le lieu ni le moment de préparer une nouvelle stratégie, la dame l'écouta attentivement.
Pendant que ses pièces terminaient leur installation, Mael partit prendre une collation à la buvette de la salle qui proposait de nombreuses boissons. Lorsqu'il revint, il aperçut son adversaire en train de s'asseoir: Tikhonova Ivanovna, une jeune joueuse russe qui était réputée jouer très positionnel, construisant lentement une attaque solide et cohérente qui ne laissait souvent plus d'autre choix à son adversaire que de rendre les armes.
Il s'assit à sa place, serra la main de son adversaire, et vérifia que toutes ses pièces étaient bien installées, avant d'attendre le début de la partie.
Lorsqu'elle commença, il se mit à fond dedans, malgré les pertes de concentrations qu'occasionnait la fatigue accumulée sur ces derniers jours. Il avait décidé sur cette partie de jouer positionnel pour contrer au maximum le réseau tissé petit à petit autour de ses pièces pour les étouffer par son adversaire.
À un moment de la partie, Mael releva les yeux après un coup qu'il était plutôt fier d'avoir trouvé. Quelle ne fut pas sa surprise de voir les yeux de son adversaire posés sur lui plutôt que sur l'échiquier! Il baissa doucement les yeux, et s'il ne s'était pas concentré immédiatement sur le calcul d'une des lignes à laquelle il avait pensé, il aurait peut-être surpris le rire goguenard de sa dame qui avait tout suivi avec grand intérêt, et qui n'allait pas manquer de la taquiner sur le sujet après la partie.
Cette dernière arriva bientôt à son terme, car la position solide qu'ils avaient obtenue avait finit par se simplifier, mais Mael fut obligé d'abandonner après qu'un coup de tour eut achevé de mettre la pression sur le pion qui protégeait son roi.
Alors qu'il rangeait ses pièces après avoir signé la feuille de score, son adversaire lui proposa d'étudier ensemble la partie qu'ils venaient de jouer pour déterminer leurs erreurs et partager leurs stratégies. La jeune femme parlait avec un accent mais il était compensé par la douceur de sa voix. Mael accepta joyeusement, ravi de pouvoir partager ses analyses avec quelqu'un.
Le lendemain, Mael se prépara à rentrer à Dublin. Le bilan de ce championnat était plutôt positif; si évidemment il n'avait pas fait le score qu'il espérait, il avait dans l'ensemble plutôt bien joué, et il s'était fait une place certaine parmi les joueurs européens les plus côtés. Le résultat final le plaçait seizième sur trente-quatre, ce qui restait une plutôt bonne performance au vu de son jeu, mais il allait s'entraîner et revenir plus fort l'année prochaine, maintenant qu'il savait à quoi s'attendre.
deuxième joueur du Royaume-Uni aux échecs sorciers
Pendant que ses pièces terminaient leur installation, Mael partit prendre une collation à la buvette de la salle qui proposait de nombreuses boissons. Lorsqu'il revint, il aperçut son adversaire en train de s'asseoir: Tikhonova Ivanovna, une jeune joueuse russe qui était réputée jouer très positionnel, construisant lentement une attaque solide et cohérente qui ne laissait souvent plus d'autre choix à son adversaire que de rendre les armes.
Il s'assit à sa place, serra la main de son adversaire, et vérifia que toutes ses pièces étaient bien installées, avant d'attendre le début de la partie.
Lorsqu'elle commença, il se mit à fond dedans, malgré les pertes de concentrations qu'occasionnait la fatigue accumulée sur ces derniers jours. Il avait décidé sur cette partie de jouer positionnel pour contrer au maximum le réseau tissé petit à petit autour de ses pièces pour les étouffer par son adversaire.
À un moment de la partie, Mael releva les yeux après un coup qu'il était plutôt fier d'avoir trouvé. Quelle ne fut pas sa surprise de voir les yeux de son adversaire posés sur lui plutôt que sur l'échiquier! Il baissa doucement les yeux, et s'il ne s'était pas concentré immédiatement sur le calcul d'une des lignes à laquelle il avait pensé, il aurait peut-être surpris le rire goguenard de sa dame qui avait tout suivi avec grand intérêt, et qui n'allait pas manquer de la taquiner sur le sujet après la partie.
Cette dernière arriva bientôt à son terme, car la position solide qu'ils avaient obtenue avait finit par se simplifier, mais Mael fut obligé d'abandonner après qu'un coup de tour eut achevé de mettre la pression sur le pion qui protégeait son roi.
Alors qu'il rangeait ses pièces après avoir signé la feuille de score, son adversaire lui proposa d'étudier ensemble la partie qu'ils venaient de jouer pour déterminer leurs erreurs et partager leurs stratégies. La jeune femme parlait avec un accent mais il était compensé par la douceur de sa voix. Mael accepta joyeusement, ravi de pouvoir partager ses analyses avec quelqu'un.
Le lendemain, Mael se prépara à rentrer à Dublin. Le bilan de ce championnat était plutôt positif; si évidemment il n'avait pas fait le score qu'il espérait, il avait dans l'ensemble plutôt bien joué, et il s'était fait une place certaine parmi les joueurs européens les plus côtés. Le résultat final le plaçait seizième sur trente-quatre, ce qui restait une plutôt bonne performance au vu de son jeu, mais il allait s'entraîner et revenir plus fort l'année prochaine, maintenant qu'il savait à quoi s'attendre.
deuxième joueur du Royaume-Uni aux échecs sorciers