La chocostrophe
SAMEDI 29 JANVIER 2050
Deuxième année, 12 ans
Deuxième année, 12 ans
Posée dans un coin de la cour de la tour de l'horloge, la jeune deuxième année était plongée dans son livre. Elle avait passé une grande partie de l'après-midi à faire ses devoirs à la bibliothèque, aussi s'était-elle empressée de sortir dès qu'elle en avait eu l'occasion. Enola n'aimait pas beaucoup être enfermée, si bien que la bibliothèque était loin d'être son endroit préféré au château. Malheureusement pour elle, comme souvent, elle avait été obligée de s'y rendre pour faire quelques recherches. Quand ses devoirs comprenaient des questions précises, elle n'avait d'autres choix que de se rendre à la bibliothèque. C'était dommage que les appareils moldus ne marchent pas à Poudlard, sans quoi ça lui aurait évité énormément de recherches...
Au bout de quelques minutes de lecture, la brune reposa son livre en sentant son ventre gargouiller. Elle avait retrouvé une chocogrenouille dans sa valise ce matin-là, vestige de ses vacances de Noël chez ses grands-parents. Si elle avait hésité à la manger plus tôt dans la journée - gourmande, elle avait du mal à résister - la petite sorcière avait fini par décider d'attendre un moment où elle aurait vraiment faim. Moment qui, visiblement, était arrivé.
Un sourire ravie aux lèvres - qui aurait cru qu'une simple chocogrenouille pouvait la rendre aussi heureuse, la jeune fille ouvrit délicatement l'emballage de carton, laissant découvrir la créature en chocolat animée. Enola n'eut cependant pas le temps de s'emparer de la petite grenouille que, déjà, cette dernière s'était échappée de la boîte et sautait sur les dalles de la cour. La Poufsouffle cligna plusieurs fois des yeux, n'en croyant pas ses yeux, avant de se lever et de se précipiter à la suite de son chocolat. Elle n'allait quand même pas abandonner sa dernière chocogrenouille ! N'ayant pas le droit de se rendre à Pré-Au-Lard, qui sait quand elle aurait l'occasion d'en manger une autre.
L'anglaise se mit donc à courir, tentant d'attraper sa grenouille quelques fois, en vain. Elle se rendait bien compte des regards curieux posés sur elle, mais elle s'en fichait. Elle ne voulait pas laisser s'échapper la petite grenouille en chocolat !
@Ada Bentley et voilà
N'hésite pas si tu veux que je modifie quelque chose !
N'hésite pas si tu veux que je modifie quelque chose !
La chocostrophe
Samedi 29 janvier 2050
3ème année RP
Ada arrivait tranquillement dans la cour de l'horloge, un livre sous le bras et sa baguette dans la poche. Elle était plutôt de bonne humeur, quoique cela aurait été impossible à dire d'un point de vue extérieur : le nez enfoncé dans son écharpe jaune, on n'apercevait que péniblement ses joues, et sa bouche n'était plus accessible aux yeux du commun des mortels. Si elle était sortie du château chauffé malgré le froid, c'était parce qu'elle ne pouvait sainement pratiqué des sortilèges dans la Salle Commune, bondée un samedi, ni les lancer dans les couloirs, qui étaient trop étroit au vu de l'affluence du week-end pour se permettre une seule erreur. Elle était donc allé rejoindre le parc, mais l'herbe était mouillée d'un givre très beau, mais aussi fort déplaisant, et elle se rabattit donc sur vers Cour de l'horloge. Elle n'était pas vraiment une habituée des lieux, mais, surtout pendant l'hiver, elle devait reconnaître qu'il avait un certain charme.
Saluant d'un hochement de tête les phénix, gardiens immortels des lieux, elle allait s'assoir près de la fontaine, quand elle remarqua Enola. Enola, s'était une deuxième année avec laquelle elle s'entendait plutôt bien ; leur relation remontait à deux années maintenant, quand elles s'étaient rencontrées juste avant la rentrée sur le Chemin de Traverse. Les deux s'étaient ensuite recroisée dans la Salle Commune, et une amitié s'était installée peu à peu, les deux s'appréciant mutuellement. Ada ne la voyait pas si souvent que cela, aussi elle était contente de la voir.
Mais avant qu'elle puisse faire un pas, sa cadette se mit à courir vers elle. D'abord surprise de cette affection soudaine, que ni l'une ni l'autre n'avait vraiment manifesté jusqu'alors, elle sourit... puis elle se rendait compte qu'elle ne courrait pas vers elle, mais vers une petite chocogrenouille, qui malicieuse, s'était échappée de sa boîte.
_Oy !, s'exclama-t-elle en essayant d'attraper la créature en chocolat, _Ne va pas plus loin ! Mais la chocogrenouille ne l'écouta pas - qui l'eut crû ! - et passa, agile, entre ses mains tendues. Elle essaya encore une fois de l'attraper, mais celle-ci contenta de se décaler d'un grand bond.
Ada hésita entre lui courir après, et attendre que celle-ci s'arrête d'elle-même avec la fin de l'enchantement, en prenant le risque qu'elle finisse perdue dans un buisson.
#28363c
3ème année RP
Ada arrivait tranquillement dans la cour de l'horloge, un livre sous le bras et sa baguette dans la poche. Elle était plutôt de bonne humeur, quoique cela aurait été impossible à dire d'un point de vue extérieur : le nez enfoncé dans son écharpe jaune, on n'apercevait que péniblement ses joues, et sa bouche n'était plus accessible aux yeux du commun des mortels. Si elle était sortie du château chauffé malgré le froid, c'était parce qu'elle ne pouvait sainement pratiqué des sortilèges dans la Salle Commune, bondée un samedi, ni les lancer dans les couloirs, qui étaient trop étroit au vu de l'affluence du week-end pour se permettre une seule erreur. Elle était donc allé rejoindre le parc, mais l'herbe était mouillée d'un givre très beau, mais aussi fort déplaisant, et elle se rabattit donc sur vers Cour de l'horloge. Elle n'était pas vraiment une habituée des lieux, mais, surtout pendant l'hiver, elle devait reconnaître qu'il avait un certain charme.
Saluant d'un hochement de tête les phénix, gardiens immortels des lieux, elle allait s'assoir près de la fontaine, quand elle remarqua Enola. Enola, s'était une deuxième année avec laquelle elle s'entendait plutôt bien ; leur relation remontait à deux années maintenant, quand elles s'étaient rencontrées juste avant la rentrée sur le Chemin de Traverse. Les deux s'étaient ensuite recroisée dans la Salle Commune, et une amitié s'était installée peu à peu, les deux s'appréciant mutuellement. Ada ne la voyait pas si souvent que cela, aussi elle était contente de la voir.
Mais avant qu'elle puisse faire un pas, sa cadette se mit à courir vers elle. D'abord surprise de cette affection soudaine, que ni l'une ni l'autre n'avait vraiment manifesté jusqu'alors, elle sourit... puis elle se rendait compte qu'elle ne courrait pas vers elle, mais vers une petite chocogrenouille, qui malicieuse, s'était échappée de sa boîte.
_Oy !, s'exclama-t-elle en essayant d'attraper la créature en chocolat, _Ne va pas plus loin ! Mais la chocogrenouille ne l'écouta pas - qui l'eut crû ! - et passa, agile, entre ses mains tendues. Elle essaya encore une fois de l'attraper, mais celle-ci contenta de se décaler d'un grand bond.
Ada hésita entre lui courir après, et attendre que celle-ci s'arrête d'elle-même avec la fin de l'enchantement, en prenant le risque qu'elle finisse perdue dans un buisson.
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
La chocostrophe
Debout au milieu de la cour qui, heureusement, n'était pas trop remplie à cause du froid, la brune sentait les regards convergeaient vers elle. Les quelques personnes présentes ce jour-là devaient certainement se demander ce qu'elle faisait à courir après une personne invisible, la chocogrenouille se déplaçant trop vite et étant trop petite pour être remarquée par les autres élèves présents. Mais Enola s'en fichait: le regard des autres n'avait jamais été une de ses préoccupations et, étant gourmande, le chocolat était bien plus important pour elle.
Suivant d'un pas pressé, presque en courant, la friandise, la jeune deuxième remarqua au dernier moment la présence d'Ada qui, debout en face d'elle, la regardait d'un drôle d'air. Enola ne comprit qu'après quelques secondes que cette dernière ne devait pas avoir aperçu la chocogrenouille qui, quant à elle, fonçait à présent devant Ada. Son amie était son aînée d'un an, ce qui n'empêchait pas les deux sorcières de s'entendre à merveille. Elles ne passaient pas énormément de temps ensemble, les deux étant occupées à leurs activités respectives, mais Enola appréciait beaucoup sa camarade de maison. Elle était différente des autres, plus calme, ce que la deuxième année appréciait. Elle se sentait en confiance, quand elle était avec Ada.
La Poufsouffle ne s'attarda cependant pas trop longtemps sur son amie, décidée à rattraper sa grenouille capricieuse. Elle éclata d'un rire franc devant la réaction de son aînée qui, quelques instants plus tard, tenta elle aussi de récupérer la friandise, en vain. Enola, elle, continua de courir après le chocolat, consciente du ridicule de la situation.
Quelques mètres plus loin, arrivée à un coin de la cour, Enola profita que la grenouille soit bloquée pour faire une autre tentative . Celle-ci échoua une fois de plus lorsque la grenouille se débrouilla pour grimper sur le mur, hors de portée de la brune. Cette dernière reessaya une fois, commençant à s'impatienter et ne put retenir un soupir en ratant une nouvelle fois sa prise. Quand diable allait-elle pouvoir manger cette fichue chocogrenouille ?
Suivant d'un pas pressé, presque en courant, la friandise, la jeune deuxième remarqua au dernier moment la présence d'Ada qui, debout en face d'elle, la regardait d'un drôle d'air. Enola ne comprit qu'après quelques secondes que cette dernière ne devait pas avoir aperçu la chocogrenouille qui, quant à elle, fonçait à présent devant Ada. Son amie était son aînée d'un an, ce qui n'empêchait pas les deux sorcières de s'entendre à merveille. Elles ne passaient pas énormément de temps ensemble, les deux étant occupées à leurs activités respectives, mais Enola appréciait beaucoup sa camarade de maison. Elle était différente des autres, plus calme, ce que la deuxième année appréciait. Elle se sentait en confiance, quand elle était avec Ada.
La Poufsouffle ne s'attarda cependant pas trop longtemps sur son amie, décidée à rattraper sa grenouille capricieuse. Elle éclata d'un rire franc devant la réaction de son aînée qui, quelques instants plus tard, tenta elle aussi de récupérer la friandise, en vain. Enola, elle, continua de courir après le chocolat, consciente du ridicule de la situation.
Quelques mètres plus loin, arrivée à un coin de la cour, Enola profita que la grenouille soit bloquée pour faire une autre tentative . Celle-ci échoua une fois de plus lorsque la grenouille se débrouilla pour grimper sur le mur, hors de portée de la brune. Cette dernière reessaya une fois, commençant à s'impatienter et ne put retenir un soupir en ratant une nouvelle fois sa prise. Quand diable allait-elle pouvoir manger cette fichue chocogrenouille ?
Désolée pour le retard
La chocostrophe
Ada hésita à s'offusquer du rire d'Enola, mais elle abandonna bien vite l'idée. D'abord, parce qu'elle ne s'offusquait pas facilement, ensuite, parce que son rire franc lui fit chaud au cœur. La jeune fille avait parfois des réactions un peu froide, surtout pendant le début, alors qu'elles ne se connaissaient pas beaucoup. Mais Ada avait l'impression que plus elle apprenait à la connaître, plus elle découvrait un côté plus joyeux, plus pétillant de sa cadette. Peut-être avait-elle raté son côté plus enjoué jusqu'alors -on ne connaissait vraiment les gens que très tard, toujours à se confondre en préjugés, à se perdre dans nos propres attentes, à ne voir que ce que l'on voyait toujours. Ou bien la deuxième année s'ouvrait un peu plus à elle. Quoiqu'il en était, elle était heureuse de voir la Poufsouffle rire.
La chocogrenouille, passant entre les deux humains, continua son périple. Quelle drôle de grenouille ; on n'en voyait pas d'aussi têtues tous les jours ! Enola dépassa la troisième année telle une flèche, déterminée à rattraper son précieux chocolat. Ada l'observa un instant, amusée, avant de la rejoindre. Elle vit les doigts de la jeune fille manquer, une, puis deux fois, alors que la chocogrenouille bondissait immanquablement hors de portée. En quatre longues foulées - c'est qu'Ada avait l'habitude de courir, maintenant, avec les Cheers -, elle se rapprocha et décida à son tour de s'y essayer ; plus qu'un raté, ce fut une défaite complète, puisqu'en se penchant, l'écharpe jaune qui lui tenait immanquablement compagnie glissa, et, serpent fourbe, préféra le sol à son cou.
Mais dans l'urgence, pas de réticence ! comme disait ironiquement Benedict, aussi abandonna-t-elle son précieux bout de tissu, pour lancer à nouveau ses mains vers l’infatigable gourmandise.
Entre son pouce et son index, elle réussit enfin à attraper la réfractaire. _Aha !, dit-elle d'un ton victorieux, alors qu'un sourire satisfait se peignait sur son visage. Mais il disparut bien vite, alors que la chocogrenouille s'agitait : _Attention, elle va s'échapper ; rattrape ! Et en effet, en un bond puissant, la friandise quitta sa main pour se précipiter dans les airs.
Pas de soucis, je ne réponds moi non plus pas à la vitesse de la lumière, de toute façon
#28363c
La chocogrenouille, passant entre les deux humains, continua son périple. Quelle drôle de grenouille ; on n'en voyait pas d'aussi têtues tous les jours ! Enola dépassa la troisième année telle une flèche, déterminée à rattraper son précieux chocolat. Ada l'observa un instant, amusée, avant de la rejoindre. Elle vit les doigts de la jeune fille manquer, une, puis deux fois, alors que la chocogrenouille bondissait immanquablement hors de portée. En quatre longues foulées - c'est qu'Ada avait l'habitude de courir, maintenant, avec les Cheers -, elle se rapprocha et décida à son tour de s'y essayer ; plus qu'un raté, ce fut une défaite complète, puisqu'en se penchant, l'écharpe jaune qui lui tenait immanquablement compagnie glissa, et, serpent fourbe, préféra le sol à son cou.
Mais dans l'urgence, pas de réticence ! comme disait ironiquement Benedict, aussi abandonna-t-elle son précieux bout de tissu, pour lancer à nouveau ses mains vers l’infatigable gourmandise.
Entre son pouce et son index, elle réussit enfin à attraper la réfractaire. _Aha !, dit-elle d'un ton victorieux, alors qu'un sourire satisfait se peignait sur son visage. Mais il disparut bien vite, alors que la chocogrenouille s'agitait : _Attention, elle va s'échapper ; rattrape ! Et en effet, en un bond puissant, la friandise quitta sa main pour se précipiter dans les airs.
Pas de soucis, je ne réponds moi non plus pas à la vitesse de la lumière, de toute façon
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
La chocostrophe
La fillette continuait de suivre sa chocogrenouille à travers la cour, se sentant tout sauf ridicule en entendant les pas de son amie derrière elle. À ses yeux, c’était tout à fait normal de suivre du chocolat, simplement pour le manger. Quoiqu’Ada n’avait aucune raison de le faire, étant donné que ce n’était pas son chocolat et qu’elle avait probablement des dizaines d’occasions futures d’aller en acheter à Pré-Au-Lard. Enola avait beau redouté la troisième année et le choix de sa filière, elle ne pouvait nier que le village était particulièrement attractif. La Poufsouffle n’avait qu’une hâte: s’y rendre l’année suivante.
Quelques secondes plus tard, alors que la deuxième année s’était arrêtée de courir, elle vit Ada attraper la confiserie et lâcher un cri victorieux. Se rapprochant, elle se prépara à récupérer le chocolat, son aînée ayant bien prédit le comportement de la grenouille malicieuse, celle-ci faisant un bond et s’envolant à nouveau. Enola se précipita alors au plus proche et attrapa le chocolat de ses deux mains, un grand sourire se dessinant sur les lèvres.
- Génial, souffla-t-elle avant de tourner la tête et d’apercevoir l’écharpe tombée de sa camarade.
Elle s’en rapprocha et la ramassa, tenant son butin fermement contre elle. Il était hors de question qu’elle laisse son chocolat s’enfuir à nouveau. Elle retourna ensuite vers sa camarade, lui tendant son accessoire.
- Tiens, fit-elle avec un petit sourire puis lâcha un petit rire. Merci de l’avoir attrapée !
Comme pour illustrer ses paroles, la deuxième année fit un signe de tête vers son chocolat et en cassa un morceau, qu’elle mit quelques secondes plus tard dans sa bouche. Le goût sucré envahit rapidement ses papilles, faisant naître un large sourire sur le visage pâle de la sorcière. Elle ne regrettait absolument pas ce qu’elle avait dû faire pour récupérer son chocolat.
Quelques secondes plus tard, alors que la deuxième année s’était arrêtée de courir, elle vit Ada attraper la confiserie et lâcher un cri victorieux. Se rapprochant, elle se prépara à récupérer le chocolat, son aînée ayant bien prédit le comportement de la grenouille malicieuse, celle-ci faisant un bond et s’envolant à nouveau. Enola se précipita alors au plus proche et attrapa le chocolat de ses deux mains, un grand sourire se dessinant sur les lèvres.
- Génial, souffla-t-elle avant de tourner la tête et d’apercevoir l’écharpe tombée de sa camarade.
Elle s’en rapprocha et la ramassa, tenant son butin fermement contre elle. Il était hors de question qu’elle laisse son chocolat s’enfuir à nouveau. Elle retourna ensuite vers sa camarade, lui tendant son accessoire.
- Tiens, fit-elle avec un petit sourire puis lâcha un petit rire. Merci de l’avoir attrapée !
Comme pour illustrer ses paroles, la deuxième année fit un signe de tête vers son chocolat et en cassa un morceau, qu’elle mit quelques secondes plus tard dans sa bouche. Le goût sucré envahit rapidement ses papilles, faisant naître un large sourire sur le visage pâle de la sorcière. Elle ne regrettait absolument pas ce qu’elle avait dû faire pour récupérer son chocolat.
La chocostrophe
Le chocolat enfin attrapé, sa cadette se pencha pour lui redonner son écharpe. Ada lui répondit, d'une voix plus calme, maintenant que l'action était passée, mais aussi amusée :
_Merci. Et avec plaisir, aha !
Elle épousseta le tissu jaune avant de l'enrouler précautionneusement autour de son cou. La jeune fille ne savait pas ce qu'elle ferait sans ; pour passer l'hiver et les températures négatives, écharpes, gants et même, parfois, bonnets prenaient une place centrale dans sa survie. Frileuse un jour, frileuse toujours !, se moquait bien souvent Hector.
Elle regarda, contente d'être là, sa camarade manger un bout de sa chocogrenouille. Rien ne valait du bon chocolat, surtout s'il était en forme de grenouille, et qu'il y avait à la clé une carte à garder. Elle n'était pas une grande collectionneuse, et répugnait d'ailleurs à gâcher son argent de poche sur des chocolateries, mais devait reconnaître le plaisir absolu de posséder les plus grands sorciers, botanistes et duellistes au creux de sa main.
_C'est super bon, n'est-ce-pas ? Je me demande si c'est l'effet mythique des chocogs', ou si c'est vraiment un meilleur chocolat que celui en barre...
Un silence s'installa, le temps qu'Enola finisse sa bouchée. Ada prit un air pensif.
_Dis-donc, j'ai l'impression que cela fait une éternité qu'on ne s'est pas vues.
Ce n'était pas exactement ce qu'elle voulait dire. Elle croisait souvent sa cadette, qu'elle considérait par ailleurs comme une amie, à la table des Poufsouffle ou dans la Salle Commune. Mais cela faisait longtemps qu'elles n'avaient pas parlé, à proprement dit.
_Comment ça va ?
Ouspi, désolée du retard
#28363c
_Merci. Et avec plaisir, aha !
Elle épousseta le tissu jaune avant de l'enrouler précautionneusement autour de son cou. La jeune fille ne savait pas ce qu'elle ferait sans ; pour passer l'hiver et les températures négatives, écharpes, gants et même, parfois, bonnets prenaient une place centrale dans sa survie. Frileuse un jour, frileuse toujours !, se moquait bien souvent Hector.
Elle regarda, contente d'être là, sa camarade manger un bout de sa chocogrenouille. Rien ne valait du bon chocolat, surtout s'il était en forme de grenouille, et qu'il y avait à la clé une carte à garder. Elle n'était pas une grande collectionneuse, et répugnait d'ailleurs à gâcher son argent de poche sur des chocolateries, mais devait reconnaître le plaisir absolu de posséder les plus grands sorciers, botanistes et duellistes au creux de sa main.
_C'est super bon, n'est-ce-pas ? Je me demande si c'est l'effet mythique des chocogs', ou si c'est vraiment un meilleur chocolat que celui en barre...
Un silence s'installa, le temps qu'Enola finisse sa bouchée. Ada prit un air pensif.
_Dis-donc, j'ai l'impression que cela fait une éternité qu'on ne s'est pas vues.
Ce n'était pas exactement ce qu'elle voulait dire. Elle croisait souvent sa cadette, qu'elle considérait par ailleurs comme une amie, à la table des Poufsouffle ou dans la Salle Commune. Mais cela faisait longtemps qu'elles n'avaient pas parlé, à proprement dit.
_Comment ça va ?
Ouspi, désolée du retard
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
La chocostrophe
Une fois la chocogrenouille attrapée, un large sourire se dessina lentement sur les lèvres de la Poufsouffle. Elle correspondait probablement aux stéréotypes sur les jaunes et noires: elle était particulièrement gourmande. Qualité - ou défaut, selon le point de vue - que partageaient certains de ses camarades, notamment sa meilleure amie Kenna. À la vue du chocolat, Enola sentit d’ailleurs son ventre gargouiller sans bruit, et la brune s’empressa de rendre son écharpe à son amie avant de croquer dans la friandise. Elle l’avait bien mérité !
Après avoir croqué dans le chocolat et s’être empêchée de fermer les yeux de plaisir, la deuxième année hocha la tête avec excitation aux mots de sa camarade. Ce fut à ce moment-là que la fillette réalisa qu’elle n’avait même pas proposé à sa camarade de partager, alors même que cette dernière l’avait grandement aidée à rattraper le chocolat. Ses joues prenant une délicate teinte rosée - couleur rarement vue chez elle -, elle s’empressa de répondre en proposant:
- Pardon, je t’ai pas demandé, t’en veux ? interrogea-t-elle. Je sais pas trop. J’pense que c’est un peu lié à l’histoire, mais peut-être qu’ils mettent un truc en plus dedans ?
Finissant sa bouchée, la jeune fille offrit un large sourire à sa camarade. Il lui semblait que cette dernière avait légèrement changé depuis quelques temps, étant bien plus bavarde et enjouée que la Ada qu’elle avait connue en première année. Ce qui n’empêchait pas Enola de l’apprécier. Les deux amies avaient beau ne pas être les plus proches du monde, la jeune anglaise se sentait bien avec elle. En confiance. Ada avait une sorte d’aura bienveillante, qui la mettait à l’aise depuis qu’elles se connaissaient.
Aussi quand sa camarade enchaîna en lui demandant comment elle allait, Enola ne fut pas vraiment étonnée. Elle ne pouvait nier qu’elles n’avaient pas parlé depuis un certain temps.
- J’avoue… ça va et toi ? dit-elle, bien qu’elle n’ait jamais eu pour habitude de vraiment poser la question. Elle n’aimait pas tellement les conventions sociales. Je suis contente d’être de retour au château. Je sais pas si t’as vu, mais j’ai eu un chat pour Noël !
Après avoir croqué dans le chocolat et s’être empêchée de fermer les yeux de plaisir, la deuxième année hocha la tête avec excitation aux mots de sa camarade. Ce fut à ce moment-là que la fillette réalisa qu’elle n’avait même pas proposé à sa camarade de partager, alors même que cette dernière l’avait grandement aidée à rattraper le chocolat. Ses joues prenant une délicate teinte rosée - couleur rarement vue chez elle -, elle s’empressa de répondre en proposant:
- Pardon, je t’ai pas demandé, t’en veux ? interrogea-t-elle. Je sais pas trop. J’pense que c’est un peu lié à l’histoire, mais peut-être qu’ils mettent un truc en plus dedans ?
Finissant sa bouchée, la jeune fille offrit un large sourire à sa camarade. Il lui semblait que cette dernière avait légèrement changé depuis quelques temps, étant bien plus bavarde et enjouée que la Ada qu’elle avait connue en première année. Ce qui n’empêchait pas Enola de l’apprécier. Les deux amies avaient beau ne pas être les plus proches du monde, la jeune anglaise se sentait bien avec elle. En confiance. Ada avait une sorte d’aura bienveillante, qui la mettait à l’aise depuis qu’elles se connaissaient.
Aussi quand sa camarade enchaîna en lui demandant comment elle allait, Enola ne fut pas vraiment étonnée. Elle ne pouvait nier qu’elles n’avaient pas parlé depuis un certain temps.
- J’avoue… ça va et toi ? dit-elle, bien qu’elle n’ait jamais eu pour habitude de vraiment poser la question. Elle n’aimait pas tellement les conventions sociales. Je suis contente d’être de retour au château. Je sais pas si t’as vu, mais j’ai eu un chat pour Noël !
Pas de soucis 
La chocostrophe
Ada secoua la tête à la demande d'Enola, quoique cela lui fit plaisir qu'elle demande. _Peut-être... conclua-t-elle la réflexion sur les chocogrenouilles, en haussant les épaules, signe d'ignorance.
Finissant son chocolat, le visage de la deuxième année se fendit en un large sourire. Elle a changé, pensa instantanément la Poufsouffle, en rendant à sa camarade son sourire. Enfin, changé, changé... Sans plus. Mais ce large sourire, c'est bien rare de le voir. Elle n'allait pas se plaindre, et continua comme si de rien n'était. Après tout, les gens changeaient. Elle se demandait si elle avait changé, elle. Probablement.
_Ma foi, ça va, répondit-elle tranquillement au retour de question. Hector lui avait dit l'autre jour quelque chose qu'il l'avait bien amusée : les français disaient ça va, et, au plus ils répétaient la chose, au moins cela allait réellement. Comment ça va ? Ça va, ça va, ça va... était peut-être le signe très français d'une dépression en cours. L'idée de répéter quelque chose plusieurs fois, pour en dire tout le contraire, avait étonné Ada. Mais ils étaient bizarres, ces français ; là n'était pas une surprise.
_C'est vrai ? Chouette, dit-elle en réaction à la déclaration de sa cadette. Elle s'en fichait un peu de cette information, mais était simultanément très contente pour elle. Les deux états s'entendaient dans sa voix, alors qu'elle ne prenait pas la peine de cacher grand-chose à Enola. C'était quelqu'un qui inspirait l'honnêteté, ou bien la réserve -quoiqu'il en soit, la troisième année ne faisait pas beaucoup de chichis avec elle. _C'est adorable, comme cadeau. -c'était vrai. C'était adorable d'offrir un chat, et Ada aurait été aux anges si on lui avait fait un tel cadeau. Sauf que bien sûr, elle avait déjà Mystère, et en était plus que satisfaite. _Il s'appelle comment ? Cela semblait la suite logique de la conversation, et, surtout, Ada était curieuse de voir quel nom Enola avait choisi. Elles ne se connaissaient pas si bien que ça, au final.
Elle hocha la tête à la réponse de sa camarade, avant de penser d'un coup à une question un peu plus intéressante. _Oh, d'ailleurs !, dit-elle avant de s'interrompre elle-même, amusée, _Enfin, je change complètement de sujet, mais... Tu rentres en 3ème année septembre prochain, non ? Tu sais déjà quelle filière tu vas prendre ? L'impression qu'elle avait un long coup d'avance sur sa camarade s'abattit d'un coup sur elle. Elle n'avait pas encore vécu la joie des filières, les pubs pour les échanges AMICO, les discussions rêveuses sur la dure et élitiste formation Patronus... Elle n'était même pas allée à Pré-au-Lard, en sortie. Elle eu un sentiment étrange, comme si une barrière invisible, qu'elle ne savait auparavant pas être là, s'était soudainement matérialisée entre les deux. Enfin ; c'était superficiel, bien sûr. 1 année, pauvre ride du Temps, ne séparait pas deux êtres.
#28363c
Finissant son chocolat, le visage de la deuxième année se fendit en un large sourire. Elle a changé, pensa instantanément la Poufsouffle, en rendant à sa camarade son sourire. Enfin, changé, changé... Sans plus. Mais ce large sourire, c'est bien rare de le voir. Elle n'allait pas se plaindre, et continua comme si de rien n'était. Après tout, les gens changeaient. Elle se demandait si elle avait changé, elle. Probablement.
_Ma foi, ça va, répondit-elle tranquillement au retour de question. Hector lui avait dit l'autre jour quelque chose qu'il l'avait bien amusée : les français disaient ça va, et, au plus ils répétaient la chose, au moins cela allait réellement. Comment ça va ? Ça va, ça va, ça va... était peut-être le signe très français d'une dépression en cours. L'idée de répéter quelque chose plusieurs fois, pour en dire tout le contraire, avait étonné Ada. Mais ils étaient bizarres, ces français ; là n'était pas une surprise.
_C'est vrai ? Chouette, dit-elle en réaction à la déclaration de sa cadette. Elle s'en fichait un peu de cette information, mais était simultanément très contente pour elle. Les deux états s'entendaient dans sa voix, alors qu'elle ne prenait pas la peine de cacher grand-chose à Enola. C'était quelqu'un qui inspirait l'honnêteté, ou bien la réserve -quoiqu'il en soit, la troisième année ne faisait pas beaucoup de chichis avec elle. _C'est adorable, comme cadeau. -c'était vrai. C'était adorable d'offrir un chat, et Ada aurait été aux anges si on lui avait fait un tel cadeau. Sauf que bien sûr, elle avait déjà Mystère, et en était plus que satisfaite. _Il s'appelle comment ? Cela semblait la suite logique de la conversation, et, surtout, Ada était curieuse de voir quel nom Enola avait choisi. Elles ne se connaissaient pas si bien que ça, au final.
Elle hocha la tête à la réponse de sa camarade, avant de penser d'un coup à une question un peu plus intéressante. _Oh, d'ailleurs !, dit-elle avant de s'interrompre elle-même, amusée, _Enfin, je change complètement de sujet, mais... Tu rentres en 3ème année septembre prochain, non ? Tu sais déjà quelle filière tu vas prendre ? L'impression qu'elle avait un long coup d'avance sur sa camarade s'abattit d'un coup sur elle. Elle n'avait pas encore vécu la joie des filières, les pubs pour les échanges AMICO, les discussions rêveuses sur la dure et élitiste formation Patronus... Elle n'était même pas allée à Pré-au-Lard, en sortie. Elle eu un sentiment étrange, comme si une barrière invisible, qu'elle ne savait auparavant pas être là, s'était soudainement matérialisée entre les deux. Enfin ; c'était superficiel, bien sûr. 1 année, pauvre ride du Temps, ne séparait pas deux êtres.
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
La chocostrophe
Secrètement ravie que sa camarade ne veuille pas de sa chocogrenouille, la brune continua à manger, tout en haussant les épaules à la réponse d'Ada. Elle ne savait pas vraiment pourquoi les friandises étaient si addictives, mais savait simplement qu'elle appréciait en manger. N'ayant pas encore l'occasion de se rendre à Pré-Au-Lard, Enola n'avait cependant pas la chance d'en manger régulièrement. C'était sans doute pour ça, qu'elle aimait autant ça.
À la réponse de son aînée, qui lui indiqua sans surprise que ça allait, la brune ne fut pas très surprise. Elle se contenta d'hocher la tête en réponse, comme pour montrer qu'elle avait entendu. Avec Ada, elle ne s'était jamais sentie obligée de parler. De continuer la conversation quand elle n'avait rien à dire. Les deux Poufsouffle avaient beau ne pas être les plus proches du monde, Enola s'était toujours sentie apaisée en compagnie de son aînée. Comme si elles se comprenait, un peu. Elles avaient une relation différente de celles qu'Enola avaient avec la plupart des gens, et c'était rafraîchissant. Ce n'était pas la petite anglaise qui allait s'en plaindre. L'image de son chat apparut ensuite dans son esprit, quand elle réalise que son amie ne devait probablement pas l'avoir vu. Sans trop savoir pourquoi - ce n'était pas vraiment le genre d'information dont Ada raffolait, elle avait l'impression -, elle lui expliqua qu'elle en avait reçu un pour Noël. Le meilleur cadeau de sa vie, sans aucun doute.
- Cinmiy, fit-elle simplement quand elle lui demanda le nom du chat en question.
La réponse de sa camarade vint rapidement, montrant le désintérêt de cette dernière comme Enola s'en était doutée. Un rictus légèrement amusé se dessina sur les lèvres de la Poufsouffle, avant de disparaitre aussitôt quand elle réalisa quelle question elle venait de lui poser. Encore et toujours les filières. La brunette ne savait pas ce qu'elle voulait faire, et encore moins qu'elle filière elle voulait prendre, si bien que cette question - qui devenait de plus en plus fréquente avec les mois qui passaient - la faisait toujours grimacer. Elle ne se retient pas de le faire, d'ailleurs, une expression claire se dessinant sur son visage avant de redevenir lui-même. Inexpressif.
- Non, je redouble, ironisa-t-elle, étonnée par la question de sa camarade et un peu désireuse de changer de sujet. Oui, c'est ça. Mais je sais pas encore quelle filière je veux prendre, y a trop de choix.
À la réponse de son aînée, qui lui indiqua sans surprise que ça allait, la brune ne fut pas très surprise. Elle se contenta d'hocher la tête en réponse, comme pour montrer qu'elle avait entendu. Avec Ada, elle ne s'était jamais sentie obligée de parler. De continuer la conversation quand elle n'avait rien à dire. Les deux Poufsouffle avaient beau ne pas être les plus proches du monde, Enola s'était toujours sentie apaisée en compagnie de son aînée. Comme si elles se comprenait, un peu. Elles avaient une relation différente de celles qu'Enola avaient avec la plupart des gens, et c'était rafraîchissant. Ce n'était pas la petite anglaise qui allait s'en plaindre. L'image de son chat apparut ensuite dans son esprit, quand elle réalise que son amie ne devait probablement pas l'avoir vu. Sans trop savoir pourquoi - ce n'était pas vraiment le genre d'information dont Ada raffolait, elle avait l'impression -, elle lui expliqua qu'elle en avait reçu un pour Noël. Le meilleur cadeau de sa vie, sans aucun doute.
- Cinmiy, fit-elle simplement quand elle lui demanda le nom du chat en question.
La réponse de sa camarade vint rapidement, montrant le désintérêt de cette dernière comme Enola s'en était doutée. Un rictus légèrement amusé se dessina sur les lèvres de la Poufsouffle, avant de disparaitre aussitôt quand elle réalisa quelle question elle venait de lui poser. Encore et toujours les filières. La brunette ne savait pas ce qu'elle voulait faire, et encore moins qu'elle filière elle voulait prendre, si bien que cette question - qui devenait de plus en plus fréquente avec les mois qui passaient - la faisait toujours grimacer. Elle ne se retient pas de le faire, d'ailleurs, une expression claire se dessinant sur son visage avant de redevenir lui-même. Inexpressif.
- Non, je redouble, ironisa-t-elle, étonnée par la question de sa camarade et un peu désireuse de changer de sujet. Oui, c'est ça. Mais je sais pas encore quelle filière je veux prendre, y a trop de choix.
Désolée pour le retard