The song of the Fallen angel.

Légendes :
*Pensées*
Gestes / Narration
Paroles

Vendredi 11 Mars
12:25, près du Saule Cogneur


Je sors rapidement de la salle de métamorphose, les autres élèves partant déjà en courant en direction de la Grande Salle. Ce cours a été plus long que je ne le pensais. Les autres n’arrêtaient pas de poser des questions idiotes auxquelles le professeur avait déjà répondu, comme si ils le faisaient exprès. Et maintenant, les voilà qui crient, ils hurlent, ils rient, et plus ça va plus ça m’irrite.
*En quoi aller manger vous rends si heureux ? Ce n’est qu’un besoin primaire pour les êtres vivants, un réflexe animal, bande d’abrutis.*
Aujourd’hui, je suis de mauvaise humeur, mon visage d’habitude parfaitement neutre montrant un agacement évident. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas dormi, les autres n’ont pas arrêtés de parler, de dire des idioties, mes pensées sont accaparées par une seule et même personne depuis deux mois environs- de quoi bien être en rage. Je soupir, saluant mon professeur, avant de partir… à l’opposé des autres.
Habillé de mon uniforme légèrement ouvert, le soleil réchauffant ma peau, je vois déjà l’extérieur au loin. Je n’est pas super faim, et j’ai déjà bien déjeuné ce matin, ce n’est pas une grande perte si je saute ce repas dans le mois. Lentement, mes pieds traînant au sol dans un silence de mort, je me retrouve à aller en direction du parc, loin du tumulte des humains pullulant dans le château. Je m’avance dans l’herbe, celle-ci chatouillant mes chevilles, sans but, laissant l’air tiède glisser entre mes mèches blondes qui viennent s’emmêler entres elles. Mon expression se refroidit, mais l’apaisement de l’environnement autour de moi est évident. Je marche, longtemps, savourant les sons de la nature, les rayons du soleil reflétant les reflets argents de mes iris orageuses. Puis, un frottement, un craquement me faisant tourner la tête.
*Oh, qu’il est beau.*
Je fais un sourire en apercevant le Saule Cogneur d’on tout le monde a peur, celui qu’ils voient comme un monstre. Ils le fuit comme la peste, tout comme moi je les évitent. Je m’avance lentement, a environ treize mètres, observant et appréciant la beauté de cette créature fantastique. Je sens une tension flotter autour de lui. Alors, je dépose lentement mon sac à bandoulière, et m’assois en tailleur, face à lui, dos au monde.


"Bonjour mon ami. Tes feuilles commencent peu à peu à revenir, ravi de le voir. Je ne ferais rien, soit rassuré. Merci de me préserver des autres."

Le malaise se dissipe tranquillement, et je vois l’arbre lever ses branches, son écorce foncée mettant en avant le vert épatant de ses feuilles nouvelles. Un rire doux m’échappe, angélique, un contraste flagrant avec ma froideur habituelle, mon visage illuminé par cette réaction accueillit avec plaisir. Le son des branches de la créature sifflent dans l’air comme une douce mélodie à mes oreilles. Je commences à fredonner doucement, un léger sourire aux lèvres, le Saule Cogneur ralentissant ses mouvements au même rythme, jusqu’à redevenir silencieux, et cette fois-ci immobile, comme à l’écoute du petit être à ses côtés qui porte ce nom identique au sien. Même si, entre nous, on sait tous qu’il ne fait que ce qui lui chante. J’entrouvre mes lèvres, quelques jolies notes s’en échappant doucement, mais je les referment bien vite, figé. Je fronce les sourcils, ma gorge se serre autant que mon ventre, mon esprit devenant brumeux de souvenirs indéfinis.
*Cette mélodie, je la connais…*
Les battements de mon cœur accélèrent, je serre les poings, mes ongles, pourtant courts, s’enfonçant dans mes paumes. Mes paupières sont fermées, et pas prêtent de se rouvrir, une adrénaline glaçante venant danser dans ma poitrine. Pourtant, c’est quand j’entends un bruit de fouet sec que j’ouvre les yeux en sursautant, dirigeant directement mon regard encore lointain vers l’arbre à mes côtés. Il venait de secouer ses branches violemment, éjectant un pauvre moineau en dehors de ses feuilles. Je fais un hochement de tête, un petit ricanement m’échappant, avant de laisser mon regard errer sur l’herbe autour de moi. Je commence à parler en direction de la créature, même si au fond, c’est plus moi que j’essai de rassurer.


"Excuse moi. Ça m’arrive souvent- Je… Je veux dire, de dériver."

Je mens, mais je sais qu’il s’en fiche, alors j’en profite. La brise vient faire frémir ses branches, ainsi que mes cheveux. Mes yeux se balade le long du bord éloigné de l’île qu’est maintenant Poudlard. Les reflets du soleil sur le lac se reflètent dans mes iris de pierre, et je me sens soudainement plus calme, mes traits se détendant un peu.
*Si mes pères m’ont appris à apprécier ce que je fais, ce n’est pas pour gâcher ce qu’ils m’offrent.*
Je prends une grande inspiration, l’air frais remplissant mes poumons. Mes épaules se relâchent, et je prends appuie sur mes paumes, laissant mes jambes se déplier un peu. Je fredonne, puis je chantonne, sans paroles, créant lentement les mots dans mon esprit, jusqu’à ce que j’arrive à exprimer mon chant comme je le souhaite. J’ouvre ma bouche, avant de laisser mon souffle s’échapper de mon corps. Ma voix envoûtante, comme la mélodie d’une sirène, se fait calme, posée mais si distante, comme si je racontait une histoire que j’avais apprise par cœur, une nostalgie sous jacente se glissant en moi.


"J’ai grandi sans hier, dans un monde sans échos, à chercher des visages dans un ciel bien trop haut.
Des ombres murmurent des vérités floues, mais le silence, lui, me parle de tout.
"


Mes paroles deviennent plus intenses, vibrants jusque dans l’air. Je ne crie pas, mais quelque chose effleure la surface de ma voix grave mais légère. Le cassant à la fin de mes phrases trahit les émotions que j’essai de garder enfermées, le Saule Cogneur devenant alors à ses dépends le seul témoin de mon chant.

"J’ai appris à marcher sans regarder derrière, à faire taire les voix, à masquer la poussière.
Mais les cendres restent, même sous la pluie, et le vent ramène ce que j’ai enfoui…
"


Je serre les dents, avant de lâcher prise, mais en douceur. Ni trop fort ni trop tremblant, je garde une certaine maîtrise sur ma chanson, basse mais rassurante, dissimulant bien des choses. Les mots s’étirent comme des échos fragiles, d’autres disparaissent dans mon souffle comme un espoir qui s’efface.

"J’ai rêvé d’un monde où rien ne m’attache, un rêve indolore, sans traces, sans failles.
Mais chaque nuit, un murmure en moi, comme un feu que je ne maîtrise pas.
"


Mon ton se durcit, une tension venant appuyer sur ma gorge. Une amertume se glisse sur ma langue, mes yeux brillants de moqueries contre moi-même. Mais le doute vient rapidement la remplacer, m’adoucissant un peu. Je finis alors mon couplet sur un murmure, m’adressant aux autres comme à personne.

"J’ai gravé mon nom sur des murs trop lisses, à force de vouloir, j’en oublie pourquoi.
Si tout est écrit, si tout a un prix, pourquoi la victoire sonne-t-elle si froide ?
J’ai couru plus vite que mes propres pas, pensant qu’au sommet, je me trouverais moi.
Et le froid me frôle, murmure mon nom, comme un secret que je garde au fond.
"


Ma voix se tord, autant que mes propres pensées se liant et se déliant dans ma tête. J’hésite, ma voix suit, mais je décide de fermer les yeux comme pour me cacher de la vérité, de me faire confiance et de ne plus me retenir. Mes mots se font plus grands, plus forts, et malgré ma voix magnifiquement brisée, la sincérité elle, n’a jamais été plus présente que maintenant.

"Si j’ouvre les yeux, que reste-t-il de moi ? Une coquille vide ou un cœur qui bat ?
Et si le silence cachait autre chose, une lumière trop forte pour que je l’ose.
J’ai voulu me taire, enfermer mes pensées, elles dansent encore, même à clé fermée.
Mais même dans la nuit, sous le vent qui rage, toi, tu restes mon plus grand naufrage…
"


*Un cœur, j’ai besoin d’un cœur. Je- veux, un cœur..*
Accompagné de larmes invisibles, je ne contrôle plus rien, je laisse mes émotions partir, acceptant ce trop plein en laissant ma voix hurler ce poids que je n’arrive pas à gérer. Ce que je n’arrive pas à contrôler se transforme en un chant sanglotant, ma voix mélodieuse persistant dans l’air, comme un ange déchue perdu dans son propre enfer, captivant la nature autour de lui. La créature ne bouge plus, le vent se tait, l’herbe s’immobilise, laissant ma voix finir en une plainte grandiose, suspendue dans le temps.


"J’ai rêvé d’un monde où rien ne m’attache, un rêve indolore, sans traces, sans failles !
Mais chaque nuit, je me hais, car je ne me maîtriserais jamais !
"


Mon souffle est court après l’agonie de chaque notes, et inconsciemment, mettant déjà rassis droit, je serre les manches de ma chemise entre mes doigts pâles et fins. Je venais de chanter, et pas à moitié, la mélodie encore épaisse dans l’air. Je me calme un peu et je lève mon visage impartial mais relaxé vers le ciel, avant d’ouvrir lentement les yeux, mes longs cils frottant doucement mes joues. Mes cheveux blonds, un peu décoiffés, encadrent mon visage fin couvert par les rayons sur soleil. Mes iris argentées brillent comme des pierres précieuses, et je me laisse baigner par la chaleur de l’astre haut dans le ciel, mon corps et mon esprit soulagés d’avoir réussi à faire ce que je n’avais pas su faire il y a longtemps, accompagné par mon nouvel ami, qui ne se gêne pas de frapper un autre malheureux oiseau passant par là, la brise revenant se glisser dans ses petites feuilles. Son indifférence m’apaise. Je fais un léger sourire, le coin de mes lèvres remontant un peu.
*Personne ne saura que c’est moi. Il penseront que c’est l’une de ces jolies fées. N’est-ce pas ?*
Ça, c’était sans compter sur la chance inouïe que je n’ai pas.


@Redose Omniak
C’est un peu long (désolé) mais j’espère que ça va te plaire quand même.
1650 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

The song of the Fallen angel.
Le saule cogneur à un peu plus de dix mètres de lui après qu'il se soit approché.
- Désolé, j'avais pas pour intention de violer ton intimité et tout ça, je venais juste voir le Saule Cogneur, y'a deux ans j'l'ai couvert de papier toilette et j'venais m'excuser avec un p'tit cadeau. Dit le garçon.

Il prit le sac d'engrais magique qu'il avait dans sa main et en jeta le contenu en direction du saule cogneur. Alors que le contenu du sac était sur le point de se déverser. Fatigué, le garçon se rendit compte de la direction que venait de prendre le vent. Tout l'engrais magique du sac, à peine sorti du sac, se déversa sur lui.

- Pouah j'suis bête, flûte. Jura t-il pendant qu'il recrachait l'engrais entré dans sa bouche et s'en débarassait les cheveux et le visage.
Une vingtaine de secondes plus tard, il reprit une posture à peu près correcte.

- Voilà ce qu'il se passe quand t'essaie d'accomplir une bonne action, bouse d'éruptif quoi. Se dit-il après avoir lancé un doigt d'honneur au vent.

- Je reviendrais pour lui plus tard, tu voudrais pas continuer à chanter ? Je te rassure, c'est seulement pour mon plaisir personnel, j'vais pas me servir de ça pour te tabasser. J'aime bien la musique, mais j'en écoute jamais, j'ai jamais le temps, ni les moyens, ni l'envie. Mais bon, là j'ai le temps, le moyen et l'envie. Termine le garçon, secouant ses cheveux pour se débarasser d'un peu de poussière magique.

Sa demande était sincère, il avait plutôt bien aimé ce qu'il avait pu entendre de son jeune camarade et lui-même appréciait parfois chanter, bien que ses chansons sont lugubres et qu'il ne les compose ni ne les improvise.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

The song of the Fallen angel.
J’ai senti mon visage pâlir au savoir que quelqu’un est entendu mon chant. Mes épaules se tendent, mes mains se resserrent sur le gazon et ma bouche s’assèche en moins de deux. Ma voix, déjà faible, venait de s’éteindre dans ma gorge, mes grand yeux gris écarquillés avec horreur en direction du jeune homme qui venait d’arriver dans la clairière. Mais en reconnaissant la voix basse du Gryffondor, et son odeur de lavande, mon esprit bascula sans même que j’en prenne conscience avant d’entendre ma propre pensée.
*Oh. Ce n’est que Redose.*
Mon souffle, que je retenais sans m’en apercevoir, s’échappa entre mes lèvres. Un soupir soulagé remplis d’incertitudes, envolé. Mon corps se relâche peu à peu, tout en gardant ma droiture habituelle, ma présence se faisant bien moins hostile maintenant que l’identité du nouvel arrivant m’est connu. Étrangement, je m’habitue à ta présence au fur et à mesure du temps, me demandant, encore une fois, pourquoi je te croise plus que ma propre ombre. Je m’attendais à ce que tu me tendes une fiole de cendres, de cette lettre que je t’avais offerte, que j’aurais fait voleter dans le vent. Ou que tu m’exprime un autre de tes monologues sur ton existence horrifique. Finalement, ce n’est que la vue de l’engrais magique que tu essai de donner au Saule Cogneur que tu m’offres, quelques petits morceaux de terre arrivant jusqu’à moi. J’en attrape une petite boule, l’écrasant entre mes doigts, ma rappelant toutes ces fois où je jardinais avec mon père, avant de te regarder recracher l’engrais qui s’était coincé dans ta bouche. Je fais un souffle amusé, léger, mon visage gardant son expression indifférente malgré l’éclat brillant de mon regard.
*Il m’amuse.*
Mais puisque cette fin d’après-midi à choisie d’être étrange et hasardeuse, c’est étonné encore que je t’écoute redemander mon chant. Je ne me sens ni moqué, ni complimenté, pourtant je prends soudainement conscience de ma voix, de ma gorge qui se serre, de mes cheveux blonds voletant autour de mon visage, de chacune de mes expirations. Accompagné de ce frisson nouveau glissant le long de ma nuque, je prends une grande inspiration, laissant ma voix s’échapper, douce et envoûtante, tout en gardant ce côté aérien qui est le mien.


"Le silence danse entre les pierres, le vent s’attarde sur mes paupières.
Une ombre glisse, un souffle au loin, et un inconnu aux mains de brumes.
Et si ce n’était qu’un rêve ? Et s’y je m’y habituais ?
Minuit sur les toits, entre les étoiles, une voix inconnue crée un éclat dans le voile.
J’ai vu des mondes cachés sous ses cils, mais à l’aube, tout devient fragile.
"


Ma voix se tait à nouveau dans le silence, pour seul instrument accompagnant le son des feuilles de l’arbre magique face à nous. Derrière mes cils d’or, mes yeux orageux se posent à nouveau sur toi, sans jugements, ni sentiments.

"Je n’ai pas encore fini de composer celle-ci."

@Redose Omniak
490 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

The song of the Fallen angel.
- Ça se remarque pas, en tout cas je le remarque pas, quoique je suis pas très bon pour ce genre de choses. J'essaie de deviner ce que tu vas dire ensuite et je m'attends à ce que tu finisses à n'importe quel moment, j'ai pas l'oreille musicale. Lui raconte sans trop de raison le jeune gryffondor.

Celui-ci n'a pas tant eu l'occasion que ça d'écouter de la musique, et avec une ouïe si sensible qu'elle est responsable d'un bon nombre de maux de tête, c'est assez apaisant d'entendre la douce voix de son plus jeune camarade à Serpentard. Enfin, "assez apaisant" c'est petit comme terme. Il serait plus juste de dire que c'est vraiment relaxant. À Poudlard, il y'a cet avantage qu'il n'y a certainement pas à Londres, de pouvoir entendre des mélodies naturelles : Le vent sifflant contre les oreilles, tapant contre les feuilles, l'eau s'écrasant sur les galets lorsqu'on est près du lac, les différentes créatures comme les corbeaux ou plutôt, les différentes corneilles. Il y'a également les grenouilles qui croissent le soir ou la nuit, en hiver il est plus probable de les entendre.

En définitive, c'est très agréable à l'oreille du garçon, plus que les cris dans le château. Les cris et les gens qui courent et tout ces gens d'ailleurs.

Ceci étant dit, le garçon en face de lui a une voix plutôt calme. Peut-être trop calme, très attirant, la voix lui sied vraiment. Il a l'air d'un fantôme comme la culture moldue les conçoit.
Plus que ça, c'est un être fantomatique plus qu'un fantôme.

- Mais tu chantes bien, en tout cas j'aime bien moi, t'es dans la chorale ? Lui demande Redose, quelques peu absorbé par le garçon. Intrigué, curieux, et désireux d'en avoir plus. Il fait un pas vers lui l'air sérieux au possible.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

The song of the Fallen angel.
"Certainement pas."

Crachés à moitié, mes mots sont méprisants, mes iris orageuses plantées directement dans tes yeux sombres. L’idée même de chanter devant des gens me semble absurde, la musique étant personnelle a chacun, et présente depuis un temps chez moi, son importance me paraît trop précieuse pour la partager. C’est comme découvrir son intimité à autrui, montrer une partie de soi qu’on ne confie qu’aux partitions dont les notes dévales le long des cordes ou des touches de son instrument avec ses émotions, ses ressentis, ses expériences.
*Remarque, l’académisme est toujours possible pour certains morceaux.*
Dans ce cas là, jouer d’un instrument, à contre cœur certes, mais pourquoi pas. Le chant ? Impossible. Trop de possibilités de laisser glisser un sentiment qui n’a rien n’a y faire, trop de commentaires qui tourneraient en boucle dans ma tête, tout ça pour finir par détruire la confortabilité créée autour de ma voix, de ma musique.
*Quel intérêt quand, de toute façon, eux n’entendront que mon chant comme les pleurs et les hurlements suppliciés d’une banshee.*
D’abord accaparé par cet étrange intérêt que tu me portes soudainement, la première partie de ton commentaire se glisse donc précautionneusement dans mon esprit, à chaque pas que tu fais en ma direction. Je ne bouge pas, mes mèches blondes se coinçant doucement entre mes longs cils, aussi clairs que de l’ivoire, mes yeux de mercure te suivant du regard sans fautes. Pas forcément apprécié ni fier, ton compliment tire quand même en moi un certain plaisir, une satisfaction face à la reconnaissance de mon travail que peu admire. C’est déstabilisant, surtout venant de toi, parce qu’évidemment, comme pour cette lettre à la volière, c’est un domaine où je n’es pas l’habitude d’être vu.
*Et où toi seul semble me surprendre.*


"A quoi penses-tu, à t’approcher si lentement ? Si tu veux quelque chose, soit tu l’exprimes, soit tu le prends."

@Redose Omniak
315 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

The song of the Fallen angel.
Evidemment que le garçon ne serait pas dans la chorale, il ne fait pas partie de ceux qui sont socials. Celui-ci a un corps différent, un comportement différent, une voix différente, et son esprit est différent. Rejoindre une équipe n'est pas possible, il serait trop exposé, et ça le tirerait vers le bas.

Sa peau est d'un blanc immaculé, ses yeux sont gris et fatigués, ses cheveux blond et fins, ses traits dessinés et ses cils argentés contrastent avec la couleur violacée à ses doigts et ses lèvres. Il se démarquerait forcément à être dans une équipe, n'importe quelle équipe.
Il a beau être grand, il paraît fragile. Il paraît assez certain que la personne que le Gryffondor a en face de lui est semblable à un homme de glace.

Redose n'avait fait qu'un pas, qui semblait avoir suffit à déclencher quelque chose chez le serpentard. Celui-ci repliquait, semblant lui reprocher d'approcher lentement, lui demandant à quoi il pense, prétendant qu'il lui suffirait de s'exprimer ou de prendre ce qu'il veut, comme si ces deux choix étaient au même niveau. Il n'en faut pas plus à Redose pour se demander, ou plutôt, pour comprendre que ce petit fantôme voudrait que Redose s'approche. Qu'il voudrait que Redose s'exprime ou prenne ce qu'il semble vouloir chercher chez lui. Et ça, sans même savoir à quoi le Gryffondor pense, c'est un niveau de dévotion impressionnant chez un quasi-inconnu bien qu'honnêtement... Ils ne soient plus tant des inconnus que ça désormais.

Ils se connaissent, un tant soit peu, mais une chose qu'ils ne connaissent pas l'un de l'autre c'est ce qui se cache dans l'esprit de l'autre, et ce qu'en révèle son corps.

Redose s'approche, pas à pas, sans répondre. Il n'a pas besoin de répondre, il n'a pas envie de répondre, il n'a ni à s'exprimer, ni à prendre. Ce garçon, non, Artamiel. Il va lui donner ce qu'il veut lui donner, et Redose n'aura rien à dire dessus.
Les mains dans les poches, il avance, avec une allure digne d'un félin, une allure qui n'inspire pas nécessairement un chasseur fondant sur sa proie, mais plutôt un chat qui continuera de marcher même si on s'éloigne ou se détourne de son chemin.

Enfin, il s'arrête, à quelques centimètres d'Artamiel.
- Ce à quoi je pense te regarde pas, et je me suis déjà exprimé. Lui dit-il.

Le gryffondor s'amuse un instant à renifler la douce odeur que dégage Artamiel, c'est assez agréable. Il le domine du haut de sa taille, mais ça ne devrait pas être opressant.
Pas pour lui, le gryffon ne cherche pas à écraser Artamiel, il n'est pas solide sur ses appuis, ne se tient pas droit, il a toujours les mains dans les poches et est assez fermé sur lui-même.

- Je veux entendre ta voix. C'est trop demandé ? Lui dit-il avec un léger sourire en coin que peut appercevoir le jeune serpentard s'il levait les yeux.
Redose voulait voir qui il avait en face de lui, bien sûr il l'entend, le sent, le vois, mais ça n'a jamais été d'aussi près.

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The song of the Fallen angel.
"Tu confonds envie et droit."

Je ne donne pas plus d'explications que ça, mes mots s'envolant gentiment dans le vent, te laissant y réfléchir par toi-même. Nos silences me paraissent toujours aussi apaisants, et pourtant bruyant de sens, celui-ci nos réflexions si glissent sans un bruit, sans nos consciences. Pendant que je laisse ton imagination travailler pour deviner mes pensées et mes autorisations, je me lève lentement, avec une grâce digne d'un fae, ma finesse glauque étant visible sous mon uniforme, mes cheveux blonds décoiffés se mêlant les uns les autres sur le devant de mon front. Une fois debout, mon visage tourné vers toi, nos yeux sont aux-mêmes niveau, mon nez fin et recourbé à quelques centimètre du tien.
*Je ne nous pensais pas aussi proches.*
A double sens, cette conclusion me reste un moment en tête, rosant vaguement le bouts de mes oreilles. Comme une aiguille qui frôlerais dangereusement ta rétine, mes iris d'argent reflètent chaque lumières, chaque mouvements, chaque détails qui échapperaient à n'importe qui, te renvoyant tes gestes avec une précision déconcertante. Pareil à un miroir, mais sans jugement, de la pure admiration à l’œuvre, tant et si bien que mes pupilles se dilatent par la force même des observations que je fais de ta personne. Alors que j'ouvre la bouche pour te partager ma voix de nouveau, mon regard reste encré au tien, chaque mots semblant rouler sur mes lèvres violacées avec une lenteur désarmante.


"Rien n'est 'trop' pour moi. Ce que je veux savoir, c'est pourquoi m'entendre te rends avide. Est-ce seulement mon chant de mort qui t'attire tant ? Ou mes paroles ont, elles aussi, cette nouvelle emprise sur toi ?"

Mon souffle froid s'écrase contre ton visage sans aucune gêne, une soudaine odeur de sucrée si ajoutant par la même occasion. Le tintement de ma boucle contre ma nuque abîmée semble résonner avec chaque petites brises, mon visage légèrement penché sur le côté rappelant la curiosité d'un reptile qui n'attends qu'une chose : une réponse.
*Le droit, il l'a déjà. Maintenant, à voir ce qu'il en fait.*


@Redose Omniak
345 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

The song of the Fallen angel.
L'odeur trop légère pour être considérée comme perceptible émanait du garçon, c'est une odeur particulier, trois odeurs plutôt. Il ne reconnaît pas la première, mais que ce garçon porte une odeur à la fois... Presque sucrée et métallique, enfin, l'odeur métallique est si faible... Mais c'est bien son odeur que semble sentir Redose. Il prend une grande inspiration et en profite pour renifler le serpentard. Il a définitivement une odeur métallique cachée sous toute cette couche de... Sucré ? Oui, ça doit être ça. Le gryffondor ne comprend pas pourquoi cette odeur est cachée, elle lui va pourtant bien mieux à ses yeux et, à ses yeux, cette odeur est magnifique.

- Tu crois sincèrement avoir une quelconque emprise sur moi gamin ? J'aime ta voix, donc je l'écoute. J'peux très bien m'en passer, surtout quand tu dis des inepties pareil. Le garçon lui dit à l'oreille de sa voix grave et rauque avant de reculer de quelques pas.

Puis de plusieurs pas encore avant de se retourner et d'avancer de nouveaux pas enfin, il s'arrête, et se tourne enfin vers le garçon dans un mouvement ridicule, ses mains dans les poches depuis qu'il a perdu l'engrais. Il regarde le fantôme qu'il a en face de lui et lui lance un sourire moqueur digne de Redose, qu'on peut attendre de lui surtout.

- Tu dois confondre envie et besoin. Lance le garçon comme une raillerie, pour se moquer du Serpentard. J'ai tout les droits moi. Prononce t-il distinctement un sourcil levé. Le Gryffondor sort ses mains de ses poches, et croise ses bras. Les bras croisés, il s'appuie surtout sur une jambe, adoptant la même pose qu'Élisabeth adopte quand elle lance un défi à quelqu'un, qu'elle doute de quelqu'un, qu'elle... Elle fait très souvent cette pose.

Ce que le Gryffondor attend de son camarade ? Absolument rien, il n'en attendait rien avant, et il n'en attendra pas plus maintenant. D'autant qu'il serait bête que ce pauvre enfant ne s'attache à un gibier de potence tel que Redose. Quoiqu'à le voir, il a l'air plutôt nonchalant, mais ce n'est pas la première chose qui vient à l'esprit du garçon. Ce qui le frappe c'est la fragilité incroyable que lui inspire ce garçon, il lui rappellerait presque sa soeur, il voudrait le protéger autant qu'il voudrait le briser. La confusion de ses instincts les plus primaires ne lui donne pas vraiment envie de rester ici.

Il a accompli ses objectifs après tout, aucune raison de s'attarder ici. Il a donné l'engrais, ou plutôt, il n'a plus d'engrais. Il a trouver la source et l'identité de l'odeur, et entendu ce qu'il voulait entendre. Il pourrait écouter les dernières paroles du jeune serpent, si tant est qu'il en ait, ou il pourrait partir.
Par curiosité, le garçon semble attendre.

5 ème année RP - Disponible
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The song of the Fallen angel.
*Qu’est-ce qu’il fait ? On dirait un enfant qui veut se faire entendre.*
Avec un regard dubitatif, l’un de mes sourcils se hausse naturellement, mes yeux fatigués et mon expression accentuant le jugement naturel de mon visage. Je te regarde croiser les bras, appuyé sur une jambe, te faisant plus ressembler à l’une de ses filles impatiente et certaine d’avoir raison qu’a un garçon qui souhaite s’imposer, ne serait-ce qu’un minimum. Dans deux minutes, je te visualiserais presque commencer ton petit monologue de protagoniste au théâtre du 18ème, te faisant perdre toute crédibilité à mes yeux. Un souffle amusé m’échappe, discret, qui se transforme gentiment en quelque chose d’autre. C’est bien un rire que je viens de faire, même éphémère, aussi clair et mélodieux que les ailes d’une fée, ou que des gouttes d’eau tambourinant gentiment sur du verre. Mes lèvres fines et violacées, presque de trop sur mon visage si tranché, disparaissent en un joli sourire timide, plus petit qu’une expression de pur bonheur, mais avec plus de valeur que l’un de mes ricanements cachés.


"Si tu l’exprime de cette manière, je ne peux qu’en douter. Mais, après tout, qui n’aurait pas tout les droits si il décide de ne pas se poser de limites, peu importe le reste ?"

*Je vais finir par garder mes chants exclusifs, pour le silence et lui.*
Je marche tranquillement vers toi, le bruit de mes pas sur l’herbe est inaudible, comme une chouette volant de nuit. Pas une seule fois mon regard s’est détaché du tien, mes cils y jetant des ombres presque inquiétantes. Une fois face à toi à nouveau, mon visage est redevenu de glace, pourtant, ma voix n’a pas perdu de sa douceur, ni ce côté sucré que je ne semble offrir qu’à toi, à ta demande.


"A la prochaine, Redose."

Puis, comme le font les fantômes, avec une froideur exceptionnelle, je continue mon chemin, passant proche de toi sans m’y attarder plus de temps que nécessaire. Il n’y a que ton odeur que je me promet de retenir, dans un coin de mon esprit, comme le ferait un collectionneur. Je sens les rayons de soleil s’écraser sur mon visage, mes cheveux blonds en reflétant la lumière presque comme du blé doré. Ma journée n’est pas terminée, et en reprendre le cours ne va pas être simple après une distraction pareille.
*Non pas que je m’en plains. C’était amusant.*


@Redose Omniak
400 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."