Tumultueux
Dimanche 20 Mars 2050
Vers 16h30
@Alma Field
Vers 16h30
@Alma Field
D'un pas rapide et assuré provenant d'une attitude pressée, le martèlement cadencé de ses talons résonnait sur le pavé, dissimulé sous l'ample retombée de sa cape de saison prenant la place de celle plus lourde d'hiver puisqu'Elfie n'avait jamais supporté la chaleur provenant d'une source étouffante. Elle se dirigeait dans une rue voisine, avec moins de population pour invoquer son moyen de transport du jour lui permettant de rentrer au manoir. Dans le cycle immuable et rassurant de son quotidien, la sortie d'aujourd'hui reflétait de l'imprévu, en temps normal elle ne s'aventurait que dans les différents bars tamisés pour profiter ou laisser court à ses ruminations autour d'un bon whisky, fréquenter les différentes boutiques offrant un large choix d'ingrédient lorsque Moïra lui demandait un service de plus dans la journée. Autrement, les sorties se faisaient rares, lors des temps réellement libre de la blonde, ne comportant pas ses activités obligatoires remplit par ses différents entraînements, elle préférait rester seule, s'éloigner de la foule le plus possible, rester dans une tranquillité qui ne l'obligerait pas encore une fois à devoir sociabiliser de force.
Il était évident, qu'en ce dimanche après-midi elle avait subitement changé d'avis pour aller à l'encontre de la foule et volontairement en plus de cela. Il fallait dire qu'après une semaine bien organisée, elle avait eu tout son week-end de libre, le samedi qu'elle avait passé à flâner au manoir, déterminant pour ses choix du jour, changer d'air ne pouvait pas lui faire trop de mal. Bien que ses pas habituels l'aurait conduit près d'un comptoir, depuis qu'elle avait croisé Huggins pour la première fois, elle tentait de surveiller sa consommation. Elle n'avait pas prévue d'arrêter totalement pour le moment, habituée à finir sa journée accompagnée de Juane et d'un fond de bouteille, habituée à oublier ses ruminations autour d'un verre, habituée à vouloir ignorer, oublier certaines pensées en se noyant sous un flot de gorgée. Seulement, elle était consciente qu'à l'ISMI, il serait mal vu qu'elle consomme autant, elle ne s'interdisait évidemment pas de céder à la tentation régulièrement, encore plus quand elle faisait face à une nouvelle vague de pensées pessimistes. Pour une journée comme ce dimanche où elle n'avait eu aucun problème à penser, où elle n'avait eu aucune confrontation malheureuse, elle pouvait s'en passer.
Ainsi elle s'était apprêtée rapidement, s'habillant un peu plus que pour ses séances sportives mais sans y passer des heures, légèrement maquillée, les cheveux attachés d'où s'échappaient quelques mèches qui volaient au vent pour flâner dans les rues du chemin de traverse. Ce mot avait une définition unique pour Elfie qui n'était pas venue dans le simple but de perdre du temps inconsciemment et inutilement, bien que plus lente que d'habitude en s'autorisant quelques regards vers des vitrines sur le chemin, elle avait malgré tout des objectifs à accomplir. Gringotts avait été sa première mission, sa bourse diminuait elle devait récupérer quelques gallions pour les semaines à venir, suivit d'un passage à la ménagerie pour refaire un stock de nourriture pour Juane avant qu'il n'y ait plus aucune miettes de miam hibou pour elle.
Après un long moment équivalent à moins d'une heure à se balader dans la foule du chemin de traverse bien trop remplit comparé aux heures de visites habituelles de l'ancienne gryffondor, Elfie avait attendu le magicobus avant de pouvoir y monter tout en payant son ticket au chauffeur. Le plus souvent elle transplanait, c'était rapide et sans difficulté mais sa concentration diminuée par l'intensité de ses activités de la semaine, elle avait préféré ne pas se poser de question, ne pas réfléchir et ne pas être responsable de son trajet. Une fois montée dans le bus aux secousses prenante, la blonde qui le prenait assez régulièrement se dirigea sans mal vers une place vide un peu plus loin. Malheureusement au moment de s'assoir, elle laissa glisser un flacon de potion calmante qui venait de s'échapper de sa poche mal refermée. Ses réflexes diminués par le contexte du lieu, elle n'avait pas réussi à rattraper sa perte avant de la voir rouler quelques sièges plus loin et... Évidemment il avait fallut que l'objet s'arrête sous un siège occupée. Après un léger soupire de désespoir en ayant comprit qu'elle serait obligée de parler pour le récupérer, elle se déplaça vers la-dite place.
"J'ai besoin que vous déplaciez vos jambes." Pas de formule de politesse, non pas par méchanceté, non pas par mauvaise humeur mais bien par habitude, par égoïsme ses pensées fixées seulement sur son propre intérêt à récupérer ce qui lui appartenait sans laisser de place pour savoir comment sociabiliser correctement. Son ton n'avait rien d’agressif, simplement neutre et ennuyé par la situation. Elle avait eu des cours, elle savait comment bien se tenir après des heures d'explications avec sa mère mais dans ce genre de moment, seule ce qui la concernant ne l'intéressait. Elle faisait face à une dame, plus âgée qu'elle, sauf si sa mémoire lui jouait des tours ou si cela avait été une rencontre insignifiante, qu'elle ne connaissait pas. C'était déjà une bonne chose.
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Voilà! N'hésite pas si quelque chose ne convient pas!
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Tumultueux
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ : Hugh Field (frère) et Louis Field (neveu), PNJ prétextes
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Alma revient de chez eux et ce sont eux qui lui ont donné le chat.
- Nom et prénom du PNJ : Hugh Field (frère) et Louis Field (neveu), PNJ prétextes
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Alma revient de chez eux et ce sont eux qui lui ont donné le chat.
Avec une cage sous un bras et un sac de croquettes sous l'autre, Alma s'était hissée péniblement dans le magicobus, qui n'avait pas attendu qu'elle s'assoie avant de redémarrer. Une secousse la surprit et la fit basculer, Merlin merci, sur un siège libre. Elle ne prêta attention ni à la sorcière âgée qui fronça le nez en voyant sa nouvelle voisine de siège, ni aux feulements qui s'échappaient de la cage, pour se concentrer sur l'organisation de tout son fatras. La cage par terre, entre ses jambes ; le sac de croquettes posée par-dessus ; et son sac à dos sur ses genoux. Enfin, elle pouvait souffler.
Elle avait passé le début de journée chez son frère, invitée officiellement pour déjeuner. Officieusement, Hugh avait une faveur à lui demander. Une faveur avec des yeux ronds, des oreilles pointues et le poil gris, que le neveu d'Alma adorait plus que tout. Un chat errant, recueilli par le garçon quelques jours plus tôt, mais qu'ils ne pouvaient pas garder. « Irene est un peu allergique, tu sais... » lui avait dit Hugh, ce qui n'avait pas manqué de faire voir rouge à Alma. Elle avait attrapé la cage au vol, embrassé son neveu en lui promettant qu'il pourrait venir voir le fauve quand il voudrait, puis s'était enfuie avant de ne plus pouvoir se retenir. Une fois la porte refermée derrière elle, elle laissa s'échapper : « Parce que tu t'imagines encore qu'elle va revenir ? »
Les feulements ne s'arrêtaient pas et Alma sentait que le félin s'agitait sans sa cage. On ne lui avait pas encore donné de nom – ou plutôt, Louis trouvait hilarant de le nommer « Le Chat ». La sorcière avait agit sur un coup de tête et maintenant, elle se demandait comment elle allait pouvoir gérer un animal. Il n'y avait qu'à espérer qu'il soit suffisamment indépendant pour s’accommoder des nombreuses absences de l'arbitre. Elle était perdue dans ses regrets quand quelqu'un l'en sortit : une jeune femme qui lui demandait de bouger. Elle eut un sursaut et tenta de décaler ses jambes mais elle n'avait pas beaucoup de marge de manœuvre... Et pour ne rien arranger, elle sentit sa botte heurter quelque chose d'assez léger, qui roula encore plus loin sous son siège.
– Attendez... dit-elle en s'extirpant de sa place.
Ce serait plus simple. Elle se mit à quatre pattes pour regarder sous le fauteuil. Elle ne savait même pas ce qu'elle cherchait et, avec la cage ouverte du chat, difficile d'y voir quelque ch... La cage ouverte !?
Elle se redressa d'un bond. Évidemment, agité comme il l'était, il s'était immédiatement enfui.
– Oh non non non non non non non... gémit-elle en regardant un peu partout.
Elle se tourna vers celle qui l'avait dérangée en premier lieu.
– Par Merlin, dites-moi que vous avez vu par où il s'est enfui !
Je suis désolééééée pour cette attente interminable
#b10743