17 avr. 2025, 11:50
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@Fabio Dermott, je t’avais promis un escape game, je crois.



MARS 2050
JOUR MOINS CINQ
LOUTRY-STE-CHASPOULE


La fumée du thé posé sur la table basse du salon commence à devenir invisible. Le liquide encore chaud ne voit aucune ondulation se former. La tasse n’a pas été touchée depuis plusieurs minutes, et pour cause, Niall, les mains croisées et les coudes sur ses genoux, réfléchit à la lettre qu’il vient de recevoir. S’il y a des années, il aurait donné cher pour la recevoir, aujourd’hui, elle le questionnait. Il n’avait pas mis long à reconnaître l’écriture, même après tout ce temps. Et pour la première fois, il hésitait à l’ouvrir. Cette lettre qu’il avait déposée à côté de sa tasse de thé et qu’il fixait en soupirant contre son auteur.

❃ ❃ ❃


Ma pre-
mière pensée arrive comme chaque jour depuis quelques temps, mais j’ai ce réflexe de la chasser.

Ma première pensée
arrive comme chaque jour depuis quelques temps. Elle prend toujours un peu plus de place et je ne sais plus tellement si c’est agaçant ou si je m’y fais ; ou si je veux m’y faire. Je tente des stratégies différentes chaque jour, mais elle s’évertue à s’installer.

Ma première
pensée, je l’attends maintenant. Je crois qu’elle porte ton nom. À toute heure, une sonorité différente. À toute heure, un sourire différent. Je crois que j’ai appris à cohabiter. Elle me laisse un temps, le temps de m’y faire, et je lui laisse un temps, le temps de me plaire. Et quand elle existe, je te reconnais. Dans mon salon, je t’imagine et c’est le seul endroit où je ne culpabilise pas de te faire exister. Je t’imagine passer devant mes livres, passer ton index sur la tranche de chacun d’eux, les inspecter et choisir celui dans lequel il te faudrait aller regarder. Je te soufflerais la page. Ou plutôt la double-page, car je crois qu’il te faudrait revenir en arrière pour lire l'entièreté du paragraphe. Trente.

Ma première pensée, c’est toi, Fabio.
C’est bon, tu l’as lu ce paragraphe ? Je crois que moi aussi, je pourrais te l’offrir cette boîte.


❃ ❃ ❃


Dans un dernier soupire, Niall se dit que cela ne l’engage à rien de l’ouvrir, cette lettre. Et l’auteur le sait bien, la curiosité allait forcément prendre le dessus. Alors de sa main droite, ce n’est pas de sa tasse dont il se saisit, mais bien de cette lettre à l’écriture galloise. Il arrache le sceau rouge et déplie le haut de l’enveloppe pour en sortir le mot qui l’attend. Sans surprise, l’auteur était prévisible. Sans surprise, le mot est court, va à l’essentiel et demande qu’un moment lui soit offert. La lettre est alors reposée, la tasse enfin saisie. Le thé est froid.

18 avr. 2025, 13:45
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MARS 2050
JOUR MOINS QUATRE
LOUTRY-STE-CHASPOULE


Parmi toutes les tâches pourtant mécaniques que Niall devait faire à la librairie aujourd’hui, aucune n’avait pu être faite correctement. Du moins, pas à sa manière. La lettre de la veille lui restait en tête, tournait dans tous les sens et le simple fait de devoir y répondre lui semblait impossible. Cette lettre n’était pas une de ces lettres que l’on ouvre encore et encore, que l’on relit à en connaître chaque mot par cœur ; non, c’était une lettre qui restait sur un bureau et qui s’oubliait un temps.Timbre

Une fois rentré chez lui, Niall avait accroché sa veste au porte-manteau de son entrée, avait déboutonné le premier bouton de sa chemise et s'était rendu dans son salon pour se laisser tomber dans son canapé. De là où il était, son bureau était visible. Et donc, la lettre également. Il tira alors sur sa baguette, réfléchit un instant et la pointa sur l'objet qui lui restait tant en tête.

— Accio lettre !

Une fois dans ses mains, et en fixant l'écriture du Gallois, le souvenir du duel de janvier lui revint en tête. Et qui disait janvier, disait Fabio. Alors il reposa la lettre, la laissa à côté de lui et se leva en souriant.

❃ ❃ ❃


Pupitre relevé, ma main gauche se promène sur les touches noires du clavier et je me demande : quelles notes serais-tu, Fabio, si tu avais une mélodie ? A quelle octave devrais-je te placer dans ma partition ? Deuxième

Si notre rencontre d'août avait tes notes, elles seraient inattendues, douces mais soudaines. J'oublierais les Do majeur ou les La mineur. Trop abruptes. Trop classiques. Ma main droite rejoint la gauche et mes doigts viennent se poser sur le Fa majeur, pour Fa majeur septième et... Je relève la tête, peut-être le deuxième renversement. colonne

Si notre rencontre de septembre avait tes notes, elles seraient plus légères. Plus de rondes que de noires. Parce que dans ce nuage qui flottait, ta rune m'intrigue encore.

Si notre rencontre de décembre avait tes notes... J'enchainerais des arpèges à l'octave la plus douce. Je créerais une logique douce et régulière et changerais d'accords comme nos corps changeaient et dansaient le long de cette musique. J'ajouterais quelques notes seules à la main droite, des notes que ma main gauche ne soutiendraient plus. Ces notes qui trahiraient de ces moments où tu m'as regardé. Et enfin, dans ce Nebulus, ma main gauche continuerait de jouer seule. On ne se souvient jamais de la mélodie d'une main gauche. Et de ta mélodie, j'ai envie de me souvenir.

— Accio Carnet. BdS

❃ ❃ ❃


Après avoir retranscrit quelques notes dans un carnet, Niall avait retrouvé sa place sur son canapé, s'était saisi de la lettre abandonnée plus tôt et l'avait laissée tomber par terre. Pour ce soir, il préférait ses autres pensées. Celles qui gagnaient chaque jour un peu plus de territoire.
Dernier paragraphe
__________
Tu sais où me trouver si tu as besoin d'un indice

19 avr. 2025, 15:33
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MARS 2050
JOUR MOINS TROIS
GODRIC’S HOLLOW - LOUTRY


Toute la soirée auprès de ses parents lui restait en tête, et même les rues londoniennes n'avaient pas su effacer ce prénom que le libraire avait donné. Il tentait de modifier ses souvenirs, revenait en arrière, arrangeait la réalité, mais rien n'y faisait. Niall, à présent dans les rues de celui dont il aurait aimé donner le nom, se demandait si ce soir, la salle de spectacle était animée. Y avait-il une représentation qui se terminait et qui laisserait son directeur partir par la porte des artistes ?

Usant de sa baguette pour éclairer ces rues qui s'assombrissaient à cette heure de la nuit, il n'était pas allé vérifier et avait tourné plus tôt ; avec cet esprit-là, il préférait rentrer. Rentrer et revenir au seul lieu sans masque, sans pensées fabriquées, sans faux-semblants. Las de tourné en rond dans toutes ces rues comme ses pensées dans son esprit, il avait enfin transplané pour rentrer chez lui.


❃ ❃ ❃


Je crois que je m'emporte. Peut-être qu'ils ont raison. Peut-être qu'en me répétant un autre prénom, en me racontant d'autres souvenirs, je finirai par y croire. Tu finiras par disparaître. Elle finira par exister.

Suis-je le seul à garder inscrites dans mon esprit les dates où il y a eu, sans que je puisse y croire, un changement ? J'étais bien dans ma vie, avant toi. Avant que tu ne viennes poser tes yeux bleus sur le même tapis que moi. Avant que tu ne dises que mon prénom m'allait, qu'il était élégant. Avant que tu déclines cette identité qu'il me serait difficile d'oublier. Avant que tu ne me laisses partir visiter d'autres stands. Est-ce que cette date t'a marqué à toi aussi ?

Avant toi, j'avais cette routine bien organisée. Je passais ma semaine à travailler, je fuyais tous les regards masculins et je me croyais guéri. Avant toi, je terminais encore une relation qui n'aurait pas pu durer, mais qui m'avait offert la validation parentale de n'avoir tout simplement pas encore trouvé la bonne. Elles pouvaient bien toutes partir après deux nuits, c'était la règle implicite ou explicite. Et à moi, ce train de vie m'allait bien. Du moins, avant que tu n'y accroches un wagon.


❃ ❃ ❃


La lettre du Gallois avait été reposée sur le petit meuble de l'entrée. Elle était donc passée du bureau au canapé, puis du canapé à l'entrée. Niall avait commencé à réfléchir à l'idée que peut-être, au lieu de répondre par écrit, il pourrait aller directement lui apporter une réponse en face. Il se sentait prêt. Il ne savait pas si toutes ses questions auraient des réponses, mais peut-être qu'il pouvait tenter.

20 avr. 2025, 13:50
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MARS 2050
JOUR MOINS DEUX
LOUTRY-STE-CHASPOULE


Niall avait reçu Dave aujourd’hui. Cela faisait un moment qu’ils ne s’étaient pas vus pour une durée plus longue que celle d’un café, alors il avait proposé de l’inviter manger. Du moins, dans cette invitation, il était assez explicite que c’était à Dave d’apporter le repas, étant donné les qualités assez faibles de l’Irlandais en matière de cuisine.

Et depuis l’arrivée du Canadien, Niall l’avait senti différent. Plus silencieux, plus attentif à ses réactions, comme s’il avait attendu une confession qui ne venait pas. Niall avait retenu les remarques du bal, de ses partenaires de danse et de ces derniers mois, mais rien qui n’ait pu lui faire dire avec certitude où il allait avec toutes ces allusions. Alors, même si étrangement intrigué, il avait bombardé Dave de commentaires sur Maxine. Au cas où. Au cas où il lui reprocherait de ne pas assez en parler. Pourtant, il lui avait déjà raconté son aventure en Irlande. Alors non, il n’avait pas vraiment compris ce qu’il se passait dans la tête de son meilleur ami.

Ce n’était que le soir que la petite ampoule moldue s’était illuminée au-dessus de sa tête. En retournant dans son entrée, souhaitant récupérer son manteau, il avait vu l’enveloppe de Fáelán posée à plat. Alors qu’il l’avait — il en était presque sûr — appuyée contre le petit muret de sorte à ce que son nom soit toujours visible. Était-il possible qu’elle ait tout simplement glissé ? À force des passages devant, la vitesse aurait créé un souffle suffisamment fort pour que l’enveloppe initialement debout se couche ? Il s’en voulait de l’avoir laissée là. Il s’en voulait même d’offrir une si longue durée de vie à cette enveloppe qu’il aurait dû jeter dès sa réception. Est-ce que Dave connaissait l’écriture de Fáelán ?

Dans les rues de Loutry, Niall s’était mis à marcher. Marcher encore et encore jusqu’à ce que les pensées qu’il avait reprennent une certaine logique. Peu importe la logique qu’elles prendraient, il s’y ferait si cela pouvait l’aider à ne pas paniquer. À ne pas penser que Dave avait tout compris.

Pourtant, il avait parlé pendant des heures de Maxine. Il avait mis sur la table tous les commentaires possibles qu’on attendait de lui. Il avait décrit la balade, le lac, avait inventé des ressentis qu’il n’avait pas eus — mais avait su s’inspirer de ses lectures — et avait même avancé le fait que les deux se reverraient. Il avait mis le paquet.

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Mais il avait oublié de cacher cette lettre. Et dans sa balance de la vérité, elle pesait bien plus lourd. S’asseyant sur un banc, fixant la vieille ville en face de lui, il avait enfoui son visage dans ses mains. Il fallait tout reprendre du début. Trouver une excuse à la lettre de Fáelán. Et espérer que lui seul voyait des choses là où il n’y en avait finalement pas.
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21 avr. 2025, 19:18
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MARS 2050
JOUR MOINS UN
LOUTRY-STE-CHASPOULE


Cela faisait deux mois déjà que Niall n'avait plus rêvé de Fabio. Il n'aurait su dire si cette donnée le dérangeait ou le réconfortait, mais la chose était qu'en se réveillant ce matin, il avait souri. Dans son rêve, l'Irlandais était adossé à un mur, un livre à la main et attendait Fabio. Il s'était fait la réflexion qu'il préférait être celui à la tête baissée sur son livre, plutôt que la tête droite à le chercher dans toutes les directions. Il aurait eu non seulement l'air idiot, mais Fabio aurait compris qu'il l'attendait avec impatience. Pourtant, il n'aurait pas trouvé l'idée désagréable, mais sa réflexion ne prenait pas toujours le chemin le plus logique.


❃ ❃ ❃


Où étais-tu Fabio, avant de me rejoindre dans ces rues qui sont les tiennes ? J'essaie de t'imaginer ; d'imaginer à quoi peut ressembler ton début de journée avant de retrouver un libraire pour une balade. Sûrement occupé, sûrement concentré. Est-ce que tu étais prêt avant l'heure de notre rendez-vous ou t'es-tu dépêché ? Tu n'avais l'air d'avoir transplané ou couru pour rattraper quelques minutes de retard.

Je nous vois marcher avant que je ne pose ma main sur ton épaule pour t'interroger et je ne parviens plus à retrouver ce que j'ai pu te demander et qui t'a fait sourire. Je me souviens que tu m'as retourné la question — j'aurais dû me douter venant de toi —, mais lorsque j'essaie d'y réfléchir, tout s'efface. Et plus j'essaie, plus la scène devient de plus en plus flou, plus ton visage disparaît. Alors j'avance jusqu'à la scène suivante, je me vois te sourire et te donner une réponse. Un peu osée, mais une réponse tout de même.

❃ ❃ ❃



Les rêves de Niall, ces deux petits rêves étaient les seules visions qu'il avait du sorcier. Si on lui demandait ce qui le retenait de proposer à Fabio de rendre ce rêve réalité, il aurait sûrement prétexté une boutique débordée. Pourtant, pour d'autres, il en avait du temps. Mais revoir Fabio en rêve était bien plus simple que le revoir en vrai. Cela voudrait dire avancer dans l'acceptation qu'un nouvel homme puisse entrer dans ses pensées. Et certes ses pensées, même sans Fabio, prenaient de plus en plus de place, mais il pouvait encore les contrôler. Qu'est-ce qui arriverait s'il n'y avait plus de contrôle ?

Toutefois, malgré cette peur de proposer ou d'accepter de le revoir, Niall s'était levé vers son calendrier des représentations qui trônait dans son entrée, et y avait jeté un coup d'œil. Oui, bien sûr qu'il connaissait les dates par cœur, bien sûr qu'il savait quand il reverrait le directeur de la salle de spectacle, mais voir le prénom de Fabio inscrit en dessous d'un jour était plus agréable que se référer à sa mémoire.

22 avr. 2025, 23:12
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MARS 2050
JOUR J
GODRIC'S HOLLOW

! Je t'ai à l'œil..



Ce matin, en enfilant son long manteau avant de partir travailler, Niall avait fixé la lettre de Fáelán posée sur sa petite table de l'entrée. Les regards de Dave lui revenaient en tête, le duel de janvier et la décision qu'il devait prendre. Il savait qu'il allait devoir agir. Il savait qu'il ne pouvait plus continuer à observer cette lettre chaque jour et espérer qu'elle se désintègre avec une solution. Alors il l'avait glissée dans sa poche, pensant que peut-être, l’avoir avec lui durant sa journée à la librairie l’aiderait à trouver le discours parfait ; pensant que peut-être, l’homme qu’il voulait voir pousserait la porte de la boutique et qu’il n’aurait plus besoin d’y répondre.

La lettre avait alors attendu dans cette poche que Niall vienne l’en sortir, mais aucune main ne vint. Et aucun homme n’était entré chez Fleury & Bott. Du moins, pas celui qu’il espérait voir.

Alors il avait abandonné l’idée de répondre par l’écrit. En rentrant chez lui, ce soir-là, il avait récupéré l’enveloppe, l’avait ouverte et avait vérifié au dos l’adresse du sorcier qui vivait désormais à Godric’s Hollow, avant de la laisser sur sa table pour ressortir. Prêt.


FÁELÁN

En sortant de chez moi, je te vois traverser mes pensées. Tu viens et tu pars, et tu me laisses seul avec l’écho de ton prénom.

Je ne sais pas pourquoi tu es revenu. Tu es arrivé comme si de rien était, comme si le vide entre nos derniers échanges ne t’avait pas semblé si grand. Le mien était abyssal. Je ne sais plus si je voudrais que tu sois resté le même ou que tu aies changé. C’est triste de voir le temps que j’ai mis à me décider à te répondre, alors qu’il y a dix ans, tu aurais reçu ma lettre dans l’heure. C’est triste de voir que tes sourires ne créent plus les miens en retour.

Je vois le nom de ta rue et je tourne à gauche.
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FABIO

En sortant de chez moi, je te vois traverser mes pensées. Tu viens et tu pars, et tu me laisses seul avec l’écho de ton prénom.

Tu ne dois pas bien comprendre ce qu’il se passe, n’est-ce pas ? Tu dois te demander ce que mes sourires attendent des tiens. Lutter n’est plus si simple et n’a peut-être d’ailleurs jamais été la solution. J’ai voulu éteindre les lumières qui éclairaient ce chemin égyptien. J’ai cru qu’en l’absence de ces lumières, tu finirais par disparaître, par t’en aller, par te lasser, par me laisser. Mais comment ne pas te voir lorsque toutes les lumières sont sur toi ? ………………………………….

Je vois le nom de ta rue et je tourne à gauche.



Poussant la porte du bâtiment godrichien, Niall s’engouffrait dans la vie du sorcier sans y être invité. Il y avait eu bien cinq jours depuis le moment où il s’était demandé si venir toquer à sa porte était une idée acceptable ou non. Et alors qu’il cherchait ce F à travers la liste des résidents, il n’avait toujours pas la réponse à sa question. Son index posé sur le nom entier et le numéro de l’étage, il avait pris une grande inspiration et s’était dirigé vers l’escalier pour rejoindre l’appartement désiré. Toutes ces marches criaient aux jambes de l’Irlandais de repartir, d’oublier et de garder en tête que cette option était vraiment la pire de toutes. Mais poussé par l’envie de savoir, il avait continué. Et puis, il saurait. Niall saurait à la seconde où il ses yeux retomberaient dans les siens s’il avait fait une erreur. Alors une fois que le numéro lui faisait face, il avait posé son poing sur la porte, avait pris une grande inspiration et avait frappé trois fois dans un rythme plutôt timide, mais qui serait entendu. Trois coups qui frappaient une dernière déglutition et un arrêt de toute entrée d’oxygène.

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La seule (et dernière) énigme ici serait de trouver chez qui il toque.