Résidence Calderon PNJ Impact

21 décembre 2049
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Dans le petit salon, Nyxis baissait la tête, honteuse.

Il me semblait t'avoir ordonné d'être irréprochable.

Mais je-

Ai-je l'air d'avoir terminé, Nyxis ?

La voix de Michael, bien que posée, grondait dans la pièce, s'écrasait contre les murs tapissés dans un silence pesant, si bien que tous ; Père et mère, dans un canapé, Margaret, appuyée contre sa canne dans l'embrasure de la porte, et Eagel, recroquevillé sur lui-même au coin d'un canapé en froissant sa robe de terreur, n'osait dire mot, quel que soit leur avis sur le sujet abordé. Il fallait dire que généralement déjà, personne au sein de cette famille de trouillards ne s'aventurait à tenir tête au cinquantenaire. Tous savaient pertinemment ce qui les attendait si toutefois l'un d'entre eux, motivé par on ne sait trop quelle force stupide, s'y tentait. Advenait ce qui devait, et chacun finirait dans son coin, encore moins avancé qu'avant, avec peut-être quelques gallions en moins pour le mois prochain.

L'argent avait toujours été la meilleure arme de l'homme, son plus efficace moyen de pression. Lui-même avait forgé sa progéniture à sa manière, avide de pouvoir et de richesses, si bien qu'eux-mêmes, portés par des ambitions similaires à celles de leur père, tombaient un à un à ses pieds lorsque sur la table venait le sujet de la répartition des rentes. Toutefois, aujourd'hui, nul n'eut besoin d'intervenir. Au plus grand malheur de l'enfant, tous, ici, étaient en accord avec la fureur du Secrétaire d'Etat. Nul cri, nul violence, simplement la tonalité grave des paroles de grand-père qui semblaient provenir du plus profond de sa gorge tant la résonnance était impactante. Étrangement, ce matin, le tapis en poil d'animal non-identifié qui donnait l'impression d'avoir été vomi sur le parquet paraissait inhabituellement fascinant. Il fallait dire que toutes ces boucles crèmes et brunes, c'était magnifique ! Quel beau pelage, si régulier, non ?

Regarde-moi quand je te parle. Quelle insolence ! il se tourna vers le canapé et s'adressa tout particulièrement à Menthé. De mon temps... C'est navrant. Il n'avait énoncé véritable mot mais bien simple il était de déchiffrer ses paroles pour y saisir sa nostalgie de l'Ancien Monde que souvent il évoquait avec regret.

Désemparée, la troisième année leva la tête et croisa dans les iris de l'adulte des éclairs qui s'abattaient manifestement directement sur son crâne.

Estime avec intellect, pour une fois, le palier de honte que notre famille, par tes pitreries, a atteint au court de ces derniers mois. Tes parents ont été si bons de te laisser à Poudlard ces dernières vacances. Sache que s'il en avait été de mon ressort, tu aurais effacé de ton esprit toute idée venue de passer ton merveilleux petit temps avec tes amies, et tu serais restée ici, Nyxis. Je t'en assure dès aujourd'hui, tu n'es pas là pour t'amuser. Tu n'iras nul part, n'oses même pas me demander si ton amie au nom étrange... soit, peut venir à la maison. Tu connais ma réponse. Tu aideras Eagel dans ses tâches, Noël approche et les préparations sont lourdes, nous attendons Harry et son petit dernier, tout doit être parfait. Tu sais bien que le malheureux - il désigna le petit elfe d'un rapide mouvement de main désintéressé, perd tous ses moyens lorsqu'il y a trop à faire je me demande bien pourquoi je le paye... De mon temps... Enfin ! Maintenant, monte, et ne t'avise plus jamais, plus jamais, de te laisser aller à de pareilles activités ! Piéger des premières années, dans quel monde vivons-nous...

Michael se laissa tomber dans son fauteuil non honteusement plus large et plus travaillé que le reste de l'assemblée, comme celui où trônait un roi. Dans chaque pièce à vivre s'en trouvait un, dont les détails effrénés contrastaient terriblement mal avec la simplicité du décor de certaines salles, mais peu importe. Seul l'ego de l'Écossais comptait, et plus il se gonflait, plus le besoin de l'étendre se revendiquait existant, et plus alors fallait-il le mettre en valeur dans de larges séries d'ameublement. Son regard croisa celui de Margaret, qui, elle aussi, soupirait à bon escient.

Surveillez-là. La missionna-t-il accompagné de cette fâcheuse tendance à vouvoyer son entourage, à la manière d'un bon et noble empereur. Il ne manquerait plus que cette pauvre enfant s'échappe par la fenêtre -et croyez moi, elle en serait capable. Assura-t-il avec importance, comme s'il connaissait mieux la blonde que les 3/4 de la population de cette Terre.

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Reducio
- Votre PJ est présent ? oui / non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : - Michael Calderon (Grand-père paternel, actif)
- Margaret Calderon (Grand-mère paternelle, prétexte)
- Menthé Calderon (Mère, prétexte)
- Gareth Calderon (Père, prétexte)
- Eagel (Elfe de maison chez Michael Calderon, prétexte)
- Lien vers la fiche du PNJ : lien vers le post déclarant vos PNJ dans l'index des PNJ
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Montrer l'impact des récents évènements sur la famille de Nyxis. Développer l'attitude égocentrique de Michael qui impacte directement l'humeur de mon personnage. Ecrire la relation oscillant entre l'entente et les désaccords existante entre Nyxis et son grand-père. Enfin, exposer la façon dont Michael s'adresse à ses proches et ainsi, à Nyxis. En résumé, écrire les relations familiales qui passent au final toutes par le biais de Michael.

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Et ce fut trop. Les pas de grand-mère résonnaient derrière ceux de la blonde, claquaient contre le bois des escaliers que déjà, elle grimpait à toute allure en direction de l'étage. Jamais plus n'aurait-elle d'instant de silence, de paix avec elle-même ? Pourquoi s'évertuait-il à la faire suivre, contrôler tous ses faits et gestes pour l'impensable criminelle qu'elle représentait apparemment aux yeux du vieil homme ? Pourquoi tout le monde ici la considérait d'un air mauvais, déçu, aussi, et si peu rassurant ? Sa blague n'avait-elle vraiment pas été correcte ?

Elle qui, quelques heures encore auparavant, souriait d'un air assurée, fière de sa bêtise, ravie de voir la confiance habituelle du cinquantenaire se décimer du plus haut de la contrainte, n'en était plus. Elle qui jubilait de cette honte, de ce méfait qui entachait désormais frêlement l'image si parfaite de sa famille -si ce n'est de lui seul, qu'il s'était prié de construire maintes années de cela, qui depuis peu rayonnait dans le registre des Sang-Pur, qui résonnait quelque part dans les couloirs du Secrétariat aux Arts et à la Culture, n'y pensait bien plus. Si évident cela avait été de songer à cette victoire, cette première victoire qu'elle avait si longtemps attendue, si longtemps appelée, priée, et pourtant aujourd'hui, plus personne n'applaudissait, pas même cette petite voix qui durant ces trois longues années à Poudlard lui avait murmuré de se révolter. Pourquoi tous se taisaient lorsque sérieuses devenaient les issues et lorsque prise était la proie ?

Nyxis poussa à la volée la porte de sa chambre et la referma de la même manière, dans un grand claquement brusque, au nez de Margaret qui n'osa pas y toquer. La blonde supposa que celle-ci resterait à l'extérieur, plantée de pied ferme devant la pièce, furtive à chacun de ses mouvements si jamais inattendues devaient se faire les actions de l'enfant. Là, comme si un monde s'effondrait sur ses épaules, s'affaissait de tout son poids sur son dos à la manière qu'une pierre s'écrasait sur ses os, elle se jeta sur son lit, enlaçant de ses bras un coussin ou hasard, et se roula en boule comme pour chasser cette peur et cette rage qui brûlait sur sa colonne vertébrale. Larmes en quelle sorte frappaient aux portes des yeux qui inutilement les ravalaient par principe, et de toute façon, à quoi bon dès lors qu'elles n'existeraient que pour prier Morgane de lui accorder bon conseil dans ces nuits de solitude. Que faire ? Que faire si source de motivation devenait source de malheur, de méprise et de naufrage, si plan s'échafaudait lentement aux cieux de la réussite ? Fallait-il se laisser envelopper par la torpeur et couler au fin fond de la grandeur déchue, ou se raccrocher au bord et nager jusqu'au rivage, quel que soit le temps, la force et l'engagement mis à l'épreuve ? Pourquoi était-ce si dur ? Mais soudain, toute pensée, subitement, se tut. Chacune d'elle ferma son clapet pour tourner sa tête vers la seule qui était restée entendable au milieu de cette cacophonie interne coupée courte. Une réflexion terrifiante, inattendue tout au plus, jamais vue auparavant. Les mots de Michael qui habituellement n'était que sons comme d'autres, fonctionnaient aujourd'hui, et malgré toute conscience de manipulation, l'avait atteinte.

Peut-être regrettait-elle son comportement passé ?

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Quelques heures plus tard
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L'écho de la voix de Michael n'avait à se faire entendre plus d'une fois pour que rapidement Nyxis descende dans le petit salon rejoindre piteusement les grands-parents ainsi que père et mère qui n'avaient manifestement pas bougé de leur assise depuis tout à l'heure. Toujours sur ces visages se lisait la déception, l'aigreur du vieil homme déteignait désormais sur les plus lisses peaux de ses parents, qui étrangement fronçaient désormais les sourcils de quelque chose que l'enfant lirait comme de l'inquiétude. Aucun des deux ne leva le regard vers leur fille qui s'assit dans un fauteuil à part.

J'espère que ce temps fut usé à bon escient pour réfléchir à tes actes, Nyxis.

La blonde n'eut d'autre choix que de hocher la tête, malgré le fait que tous ici savaient pertinemment que c'était faux. Enfin, d'une certaine façon. Lentement s'était immiscée cette idée de culpabilité que tous lui reprochaient avec ferveur, mais encore persistait une once de confiance en ses actions qu'elle ne jugeait pas si déplorables. Après tout, elle avait simplement apporté son jugement à l'établissement, elle s'en souciait ! Ce n'était tout de même pas de sa faute si le concierge était un danger public, non ?

Gareth et moi avons réfléchi, commença le secrétaire en excluant par habitude volontaire Menthé et Margaret de la conversation qui se froissèrent légèrement à ce constat. Nous pensons qu'il est mieux pour tout le monde que... Père se retint de lever les yeux au ciel, Nyxis le voyait grâce à ce petit muscle qui se tendait, juste sous son œil. Il est mieux pour tout le monde que désormais, vous résidiez ici.

Fermeture rideau. Error 404. Bug. Un gros boum tomba sur l'enfant qui plissa des yeux. Comment ça ?? Déménager, chez grand-père ? Vivre, avec grand-père ? Non, non, non. Encore quelques secondes auparavant, elle était persuadée que l'issue de cette discussion ne pourrait apparaître aussi gravement, et pourtant ! Michael ne pouvait pas leur demander de débarquer ici, de quitter leur maison, simplement à cause du mauvais comportement de l'Anglaise... Si ?

Tout, tout était de sa faute, et aucun mot ne venait plus. Si la réaction devait être platonique, le cœur battait à la chamade, écrasé contre sa poitrine.

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