Laissez parler les p'tits papiers
Un dimanche, début d'avril
3ème année RP
Ada était assise sur un banc, penchée sur une feuille de papier blanche posée sur ses genoux. Une feuille de papier, qui, déjà, commençait à prendre forme : on distinguait un lapin parmi les pliages. C'était un origami très mignon, le lapin. Un beau modèle.
Ada aimait bien les origamis. Ça la détendait.
Les nuages étaient menaçants mais encore loin, et en cette après-midi de printemps, le vent était doux et paisible. Fini, les bises fourbes qui vous gelaient les joues ! La Poufsouffle, éternelle frileuse, se réjouissait de la venue du printemps. Pour fêter ça, et parce que Pâques arrivait à grand-pas, elle avait décidée de dépoussiérer un peu ses connaissances et de se remettre à faire quelques lapins en origami. Elle était contente de voir qu'elle n'avait pas perdu le coup, et regarda quelques secondes l'animal qui, presque finit, semblait presque curieux.
_Hey, je ne t'ai pas fini, bonhomme ! s'amusa-t-elle alors que le lapin frétillait entre ses mains. Elle utilisait depuis quelques temps des feuilles de papier magique, et, même si leur qualité était médiocre, elles permettaient pendant une heure ou deux d'enchanter les origamis qui sortaient de ses mains. Le lapin voulait déjà s'échapper, preuve peut-être de la mauvaise qualité du papier, et Ada resserra ses doigts autour de son corps, le temps pour elle d'arrondir les oreilles, et, d'une pointe d'encre, de créer un petit œil.
Et voilà, en quelques étapes, qu'un petit lapin charmant surgissait de ses doigts. Ada n'en prenait pas les mérites ; les designs étaient ainsi faits qu'il suffisait de les suivre avec un peu de minutie pour obtenir un bon résultat, pauvre randonneur sur un chemin déjà tout tracé pour lui. Et hop, hop, le lapin s'échappa d'entre ses doigts relâchés, et sauta pour atterrir sur le banc.
Il fit quelques petits sauts ; et d'un, et de deux ; il n'allait pas bien vite, si petit qu'il était, mais sa détermination ne sembla pas faillir. Et de trois, et de quatre ; et le voilà qui agite ses oreilles : a-t-il repéré quelque chose ? Et de cinq, et de six. Comme un automate bien fait, il dresse son museau pour secouer de plus belle ses deux longues oreilles blanches. Et de sept, et de hu- aha, je vous et bien eu ! Pas de huit, car pouf ! Patatra ! Le plan tombe en lambeaux ! Voilà que le lapin si curieux venait de buter sur les jambes d'une occupante du banc.
Étourdi, les quatre pattes en l'air, il semblait un peu perdu. Ada sourit, amusée. Elle avait un sourire doux, pas très gros mais qui faisait ressortir ses joues encore un peu rondes de l'enfance. D'une pichenette, elle remit l'herbivore debout ; comme une vengeance, il repartit dans l'autre sens. Ada savait qu'en vérité, il faisait des demi-tours, tournant continuellement en rond jusqu'à ce que l'enchantement se tarisse.
_Aha, désolée pour ça, je n'avais pas prévu qu'il allait aller aussi loin, glissa-t-elle à sa voisine de banc, qui venait tout juste de se prendre un origami dans la jambe. Elle leva la tête, pour apercevoir une camarade de promo, qu'elle connaissait de loin. _Hey, je ne t'avais pas vue, salut !
@Evan Maeng, et voilà ! N'hésite pas si tu veux changer la date
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Laissez parler les p'tits papiers
Des passions, j'en ai peu. La lecture, c'est très peu pour moi; peu de livres captaient mon attention. Quelques fois, des romans d'horreur ou policiers pouvaient attirer mon attention, mais ils étaient rare. J'écris un peu, dans un carnet, pour laisser aller mes pensées, ce qu'il se passe dans ma vie en général ou tout simplement dans ma tête, mais je ne considérerais pas ça comme une passion ou un passe temps en tant que tel.
Par contre, s'il y a une chose que je préfère faire, je dirais que c'est l'art. L'art, c'est quelque chose qui me passionne. Si je n'avais pas été aussi rusée, rebelle et arrogante, je serais peut-être allée à Serdaigle - après tout, c'est la maison des artistes - mais je ne suis pas vraiment du genre intellectuelle.
Non, tout ce qui me rapproche de cette maison, c'est le plaisir que je prend à faire de la guitare, dessiner, peinturer. Même si c'est mon monde, c'est loin d'être assez pour être intégrée chez les aigles. Et puis bon, je suis contente à Serpentard. Ma soeur y est, mon frère aussi, et ma mère y a été, comme tous ses ancêtres. Je fais 'honneur' à leur lignée. Même si en vrai, ça je m'en fiche un peu, je m'en réjouis que parce que je ne risque pas de me faire taper sur les doigts.
On est en début d'avril quand je décide de sortir pour dessiner. Je décide de m'installer dans la Cour de la tour de l'horloge; il fait clair dehors, pas de pluie en vue, et il y a peu de personne. Je suis mieux quand il n'y a rien ou presque pour me déranger, quand je dessine. Imugi autours de mon cou, je marche vers un banc. Il y a une fille de ma promo, qui semble jouer avec du papier, mais je ne m'y attarde pas trop, je prends la place à coté, ce banc étant un de mes favoris.
Je m'asseois en tailleur, et mon serpent se blottit sur mes genoux; il me suit vraiment partout celui-là, c'est fou. Puis, j'ouvre mon carnet, que j'accote gentiment sur mon animal. Il est habitué à ça, ça fait depuis le début de l'année que je dépose mon carnet sur lui.
Je dessine pendant peut-être une demi-heure, mes traits portés par ce que je vois et ce que je ressens. Le château est une grande source d'inspiration, et la cour, grisâtre et aux allures médiévales, m'inspirait beaucoup. Puis, alors que j'allais tourner ma page pour dessiner quelque chose d'autre, je ressens quelque chose sur ma jambe, et lève ma tête de mon cahier. Mon regard se pose sur un petit origami lapin qui... Sautille vers ma voisine de banc ? Je fronce mes sourcils. Un origami qui bouge ? C'est du jamais vu, même si je suis née dans une famille de sorciers.
Je me fais sortir de mes pensées par la fille, que je regarde ensuite, en essayant d'afficher une expression autre que de la confusion. J'hoche la tête à ses excuses et me reprends, avant de lui répondre un peu abasourdie :
- Salut, et euh... T'inquiètes, je dis avec un faible sourire. C'est toi qui a fait ça ? je la questionne, presqu'impressionnée.
Excuse moi, je viens tout juste de retrouver du temps pour écrire
Par contre, s'il y a une chose que je préfère faire, je dirais que c'est l'art. L'art, c'est quelque chose qui me passionne. Si je n'avais pas été aussi rusée, rebelle et arrogante, je serais peut-être allée à Serdaigle - après tout, c'est la maison des artistes - mais je ne suis pas vraiment du genre intellectuelle.
Non, tout ce qui me rapproche de cette maison, c'est le plaisir que je prend à faire de la guitare, dessiner, peinturer. Même si c'est mon monde, c'est loin d'être assez pour être intégrée chez les aigles. Et puis bon, je suis contente à Serpentard. Ma soeur y est, mon frère aussi, et ma mère y a été, comme tous ses ancêtres. Je fais 'honneur' à leur lignée. Même si en vrai, ça je m'en fiche un peu, je m'en réjouis que parce que je ne risque pas de me faire taper sur les doigts.
On est en début d'avril quand je décide de sortir pour dessiner. Je décide de m'installer dans la Cour de la tour de l'horloge; il fait clair dehors, pas de pluie en vue, et il y a peu de personne. Je suis mieux quand il n'y a rien ou presque pour me déranger, quand je dessine. Imugi autours de mon cou, je marche vers un banc. Il y a une fille de ma promo, qui semble jouer avec du papier, mais je ne m'y attarde pas trop, je prends la place à coté, ce banc étant un de mes favoris.
Je m'asseois en tailleur, et mon serpent se blottit sur mes genoux; il me suit vraiment partout celui-là, c'est fou. Puis, j'ouvre mon carnet, que j'accote gentiment sur mon animal. Il est habitué à ça, ça fait depuis le début de l'année que je dépose mon carnet sur lui.
Je dessine pendant peut-être une demi-heure, mes traits portés par ce que je vois et ce que je ressens. Le château est une grande source d'inspiration, et la cour, grisâtre et aux allures médiévales, m'inspirait beaucoup. Puis, alors que j'allais tourner ma page pour dessiner quelque chose d'autre, je ressens quelque chose sur ma jambe, et lève ma tête de mon cahier. Mon regard se pose sur un petit origami lapin qui... Sautille vers ma voisine de banc ? Je fronce mes sourcils. Un origami qui bouge ? C'est du jamais vu, même si je suis née dans une famille de sorciers.
Je me fais sortir de mes pensées par la fille, que je regarde ensuite, en essayant d'afficher une expression autre que de la confusion. J'hoche la tête à ses excuses et me reprends, avant de lui répondre un peu abasourdie :
- Salut, et euh... T'inquiètes, je dis avec un faible sourire. C'est toi qui a fait ça ? je la questionne, presqu'impressionnée.
Excuse moi, je viens tout juste de retrouver du temps pour écrire
Laissez parler les p'tits papiers
Le regard d'Ada glisse sur sa camarade de promo, qu'elle connaît très peu pour l'instant. Elle a un mouvement de surprise face au serpent tranquillement lové entre les genoux de la jeune fille, avant de regarder avec curiosité le carnet. Ses yeux brillent à la vue des jolis dessins : elle n'avait jamais su dessiner, et elle admirait ceux qui avaient ce talent.
Elle releva enfin ses yeux verts pour regarder son interlocutrice, essayant de reprendre le fil de la conversation :
_Euh- Oui oui, c'est moi ! J'adore l'origami, c'est... Sa voix douce s'arrête un instant, pour lui laisser le temps de réfléchir, de trouver le mot, le bon mot qui débloquerait le langage et laisserait son esprit se déverser en cascade de lettres dans une réalité si différente, comme pour limiter la réfraction qu'invariablement la pensée subit, comme la lumière, quand elle traverse ces deux milieux si différents. _Reposant, je dirais. Son ton indique qu'elle n'est pas sûre de son terme. Elle veut communiquer sa passion, son art, et "reposant" semble à la fois vrai et extrêmement trivial pour caractériser cette activité qui l'enchantait au quotidien. _Enfin, plus que ça... L'origami c'est quelque chose de très précis, qui demande de la patience, de la méthode, du détail. C'est... Cela t'oblige à te concentrer sur une chose, et comme tu ne penses à rien, tu peux te retrouver, en quelques sortes. Tu fais le vide et il ne reste plus que toi, derrière, et rien que toi ; plus de soucis ou de devoirs à faire ou de problèmes familiaux aha. ...Serein ! Voilà. C'est une activité qui est très sereine, plus que reposante. On se sent soi-même quand on a finit ; on se retrouve, quand au quotidien on se perd, d'une certaine façon ? Et puis on finit avec de jolis papiers, qui peuvent prendre teeeellement de formes. C'est un art presque... sans limites. En tout cas, je me sens débutante, élève à chaque fois que je commence : il y a toujours tellement de choses à apprendre, à tester. C'est super parce que c'est hyper simple, et pourtant hyper compliqué en même temps ! Elle s'arrêta, les yeux brillant, et eut l'air surpris de celle qui s'est laissée emportée par sa pensée, et qui ne voulait pas en dire autant. Elle sourit d'un air gêné, elle qui parlait pourtant si peu d'elle-même ; elle à la voix douce et mesurée ; elle en retrait quand elle parlait d'elle-même ; la voilà qui déballait sa passion sur la première inconnue. Elle allait s'excuser, mais l'écho d'une voix résonna en arrière-plan :
_Ada ! A toi de jouer bordel ! Je fais échec et mat dans trois tours, je te préviens ! C'était son frère Hector, qui avait pris 40minutes avant de faire son tour, stratégie qui visiblement payait face à une Ada qui n'était guère aussi combative.
Elle leva les yeux en l'air, et pourtant, le léger sourire qui naquit sur ses lèvres contredisait son agacement de façade. _Mince, j'avais oublié qu'on était en plein match ! Qu'est-ce qu'il prend du temps à jouer, cet idiot... Bon, j'y vais, alors... Elle se leva, mais se retourna bien vite :
_Tu.. Tu me montreras tes dessins, un jour ? S'ils ne sont pas privés je veux dire. Parce que tu dessines super bien, de ce que j'ai vu.
Et la voilà qui partait se faire battre aux échecs, avec un plaisir qui n'était pourtant pas feint, et elle tourna le dos à cette parenthèse si rapide qu'avait été cet échange. Derrière elle, pourtant, elle laissait un lapin blanc, sautillant et étourdi, qui s'arrêtera de sauter dans une heure ou deux. Un oubli, ou une invitation ? Mystère.
N'hésite pas à faire parler Evan entre toutes les prises de parole pour que ça ressemble à un échange plus qu'à un monologue ! C'est la fin pour moi, désolée de ce RP si court et de mon retard monstre.
Au plaisir de se recroiser, peut-être !
Elle releva enfin ses yeux verts pour regarder son interlocutrice, essayant de reprendre le fil de la conversation :
_Euh- Oui oui, c'est moi ! J'adore l'origami, c'est... Sa voix douce s'arrête un instant, pour lui laisser le temps de réfléchir, de trouver le mot, le bon mot qui débloquerait le langage et laisserait son esprit se déverser en cascade de lettres dans une réalité si différente, comme pour limiter la réfraction qu'invariablement la pensée subit, comme la lumière, quand elle traverse ces deux milieux si différents. _Reposant, je dirais. Son ton indique qu'elle n'est pas sûre de son terme. Elle veut communiquer sa passion, son art, et "reposant" semble à la fois vrai et extrêmement trivial pour caractériser cette activité qui l'enchantait au quotidien. _Enfin, plus que ça... L'origami c'est quelque chose de très précis, qui demande de la patience, de la méthode, du détail. C'est... Cela t'oblige à te concentrer sur une chose, et comme tu ne penses à rien, tu peux te retrouver, en quelques sortes. Tu fais le vide et il ne reste plus que toi, derrière, et rien que toi ; plus de soucis ou de devoirs à faire ou de problèmes familiaux aha. ...Serein ! Voilà. C'est une activité qui est très sereine, plus que reposante. On se sent soi-même quand on a finit ; on se retrouve, quand au quotidien on se perd, d'une certaine façon ? Et puis on finit avec de jolis papiers, qui peuvent prendre teeeellement de formes. C'est un art presque... sans limites. En tout cas, je me sens débutante, élève à chaque fois que je commence : il y a toujours tellement de choses à apprendre, à tester. C'est super parce que c'est hyper simple, et pourtant hyper compliqué en même temps ! Elle s'arrêta, les yeux brillant, et eut l'air surpris de celle qui s'est laissée emportée par sa pensée, et qui ne voulait pas en dire autant. Elle sourit d'un air gêné, elle qui parlait pourtant si peu d'elle-même ; elle à la voix douce et mesurée ; elle en retrait quand elle parlait d'elle-même ; la voilà qui déballait sa passion sur la première inconnue. Elle allait s'excuser, mais l'écho d'une voix résonna en arrière-plan :
_Ada ! A toi de jouer bordel ! Je fais échec et mat dans trois tours, je te préviens ! C'était son frère Hector, qui avait pris 40minutes avant de faire son tour, stratégie qui visiblement payait face à une Ada qui n'était guère aussi combative.
Elle leva les yeux en l'air, et pourtant, le léger sourire qui naquit sur ses lèvres contredisait son agacement de façade. _Mince, j'avais oublié qu'on était en plein match ! Qu'est-ce qu'il prend du temps à jouer, cet idiot... Bon, j'y vais, alors... Elle se leva, mais se retourna bien vite :
_Tu.. Tu me montreras tes dessins, un jour ? S'ils ne sont pas privés je veux dire. Parce que tu dessines super bien, de ce que j'ai vu.
Et la voilà qui partait se faire battre aux échecs, avec un plaisir qui n'était pourtant pas feint, et elle tourna le dos à cette parenthèse si rapide qu'avait été cet échange. Derrière elle, pourtant, elle laissait un lapin blanc, sautillant et étourdi, qui s'arrêtera de sauter dans une heure ou deux. Un oubli, ou une invitation ? Mystère.
N'hésite pas à faire parler Evan entre toutes les prises de parole pour que ça ressemble à un échange plus qu'à un monologue ! C'est la fin pour moi, désolée de ce RP si court et de mon retard monstre.
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
