PNJ Excusez-moi, Monsieur... Coucou Rapeltout

Reducio
Molly, 41 ans
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wo
Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Bentley Molly, Mère, utilisation en mode actif.
- Lien vers la fiche du PNJ : Juste ici :)
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : La mère d'Ada a retrouvé un emploi stable depuis quelques mois. C'est la première fois qu'Ada se rend vraiment compte de la stabilité financière que cela a apporté aux Bentley, ce qui va fortement impacter son quotidien.
Dimanche 17 avril 2050, 16h
3ème année RP

_Excusez-moi, Monsieur ? Pardon d'vous déranger. Vous qui êtes grand, vous pourriez m'attraper ces partitions pour piano, sur l'étagère, juste ici ? Un doigt fin se tend et montre un cahier épais, perdu au milieu de papier à lettre, de cahiers en cuir, et d'anthologies de morceaux d'opéra qui prennent la poussière. Il appartient à une femme mince, de taille moyenne, qui tient entre son bras un panier. Ses cheveux en chignon révèlent des joues encore jeunes, mais aussi des rides autour des yeux et des cernes sous les cils. Sa voix est douce, mais rayonnante, et contraste avec l'air fatigué qu'elle porte comme un poids traîné depuis trop longtemps. Ses lèvres s'étirent dans un sourire poli, quoique sincère - et, soudainement, elle semble avoir 5 ans de moins. Les pieds fermement ancrés sur les tapis, elle se tient droite, tel un bateau au mât droit fier de toujours suivre son cap.

A côté d'elle, une brunette grimace. C'est Ada, qui ne semble pas ravie à l'idée de voir ce carnet -il ferait peut-être mieux de rester sur l'étagère, à regarder les gens de haut et à collecter des moutons gris. Ses cheveux courts, coupés au carré au dessus de ses épaules, se balancent doucement alors qu'elle se penche vers sa mère. Sa voix est douce comme de l'eau claire ; elle murmure :

_Enfin, maman, on ne va pas acheter ça, si ? C'est probablement trop cher...

Mais sa mère ne commente pas, et les deux se tournent de nouveau vers l'inconnu, en silence. Si la plus âgée regarde comme on regarde les gens, d'une indifférence polie, la plus jeune regarde sans vraiment regarder, perdue dans ses pensées, et son regard passe au travers du jeune homme en face d'elle comme il s'envolerait au travers d'une fenêtre.

:ninja: @Niall O'Barden, et voilà ! J'espère que ça te convient -n'hésite pas à me le dire s'il faut changer l'horaire ou la date. Je sais que ce n'est pas beaucoup de dialogues pour commencer, n'hésite pas si tu veux un peu plus à te mettre sous la dent en me bouboutant !

#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two

PNJ Excusez-moi, Monsieur... Coucou Rapeltout
Niall n’avait pas tout de suite compris que c’était à lui que l’on s’adressait. La voix douce, mais aussi le terme de « grand » aurait pu être pour n’importe qui. Alors il avait envoyé un rapide coup d’œil vers la voix en question pour finalement se rendre compte que le regard de la femme qui l’avait interpellé était bien posé sur lui. Il était donc bien ce grand monsieur qui devait attraper les partitions de piano sur l’étagère. S’exécutant aussitôt, cherchant du regard l’étagère en question, et surtout, l’objet convoité, Niall pivota une fois à gauche et une fois à droite en relevant la tête pour le trouver.

— Ah !, fit-il davantage pour lui que pour la cliente avant de la lui tendre. Voilà.

La mention du prix gêna aussitôt le libraire. La petite moue ennuyée d’entendre ces propos alors qu’il ne pouvait malheureusement rien y faire — du moins, pas sans autorisation — le bloqua totalement dans une réponse. Au lieu de cela, sa gêne le poussa à tendre le bras à nouveau vers les partitions désignées plus tôt, mais un rang plus bas.

— Il y en a d’autres qui vous intéressent ? Allez-y, tant que j’y suis, ajouta-t-il en souriant.

Sa curiosité le gardait bien de l’interroger sur le niveau de l’enfant. C’était peut-être un peu trop soudain, un peu trop direct. Et puis l’enfant paraissait suffisamment timide — lui rappelant d’ailleurs l’épisode du petit garçon aux Quadriennales à qui il s’était adressé —, il n’allait donc pas, cette fois, s’attarder trop longtemps sur la fille. Niall n’était pas le plus à l’aise avec les enfants. Il ne savait juste pas y faire, quand bien même il était plein de bonne volonté. Mettez-lui un bébé dans les bras, et il restera les bras droits à vous regarder, l’air perdu.

PNJ Excusez-moi, Monsieur... Coucou Rapeltout
PNJ : Molly, Hector
_Ah, parfait, merci beaucoup ! C'est la femme qui répondit ; elle avait une voix de pipelette, et un air de bonhommie, de ces gens si rares qui prennent le thé mais qui ne disent pas non à une tisane, un verre de vin, un jus d'orange ou un verre d'eau, et qui saisissent tout ce qu'on leur offre, même si c'est très simple, comme le plus charmant des plaisirs. Elle feuilleta le livret, releva la tête à la précision du grand énergumène qui décidément semblait très aimable, et Ada fit la moue au moment même où sa mère ouvrit la bouche, parce qu'elle savait déjà que le pauvre jeune homme allait passer le plus long quart d'heure de sa vie : _Oh, si vous proposez... Vous êtes trop aimable ! Merci beaucoup, c'est gentil, très charmant de votre part. Est-ce que vous pourriez attraper le carnet rouge à côté de la balance, là ? Et puis son copain le vert, aussi. Oh, prenez le bleu, également, on ne sait jamais. Oui, oui, voilà, parfait, merci, merci. Tiens, qu'est-ce que c'est que ce truc là, en haut ? Vous pourriez me l'attraper aussi ? Merci -ah, ce n'est pas des partitions, c'est de l'opéra. Vous aimez l'opéra ? Je déteste, personnellement, qu'est-ce que s'y ennuie ! Vous pourriez me le reposer, s'il vous plaît ? Oh, et puis le vert aussi, il me semble un peu pâlot. Et le bleu aussi, d'ailleurs, je ne crois pas que mon fils aime Mozart -n'est-ce pas, Ada, qu'Hector déteste Mozart ? Non pas que je m'y connaisse, remarquez ! dit-elle d'une franchise solaire, ne s'en rendant pas compte que son interlocuteur était chargé de carnets de partition, et qu'il était peut-être pressé. Molly était une charmante femme, très polie par ailleurs, mais elle semblait attendre des autres la même bienveillance qu'elle distribuait autour d'elle, et ne semblait pas se rendre compte d'une chose fondamentale : tous n'était pas aussi solaire qu'elle, et qu'à briller trop fort, elle risquait d'en gêner certains. _Et, un dernier, peut-être pourriez-vous me passer ce volume-là, à droite, que j'y jettes un coup d'oeil ? Ada tira la tunique de sa mère, et celle-ci jeta un regard surpris à sa fille, qui, cachée derrière son carré de boucles brunes, lui lança un regard à la fois d'amusement et de reproche. Le visage de Molly se transforma, elle prit un air contrit : _Oh, je suis vraiment désolée, voilà que je vous monopolise, mon cher Monsieur, je ne m'en rendais pas compte ! Je bavarde, je bavarde, vous savez, mais il faut m'arrêter, vous avez probablement des choses plus importantes à faire. Mais ma fille est là, vous voyez, elle a bien l'habitude, elle me coupe en plein milieu ! -où est donc le respect, pourrait-on se dire !, dit-elle en rigolant, se moquant des anciens réactionnaires, _Mais je pense que le respect, c'est de connaitre assez une personne pour lui dire quand elle se trompe, n'est-ce pas, Monsieur ?.
Ada sourit, d'un sourire tendre mais à la fois moqueur, et enchaîna aussitôt que sa mère se tut, comme une confidence :
_Excusez-là... Mais on ne vous embêtera pas plus longtemps, hein, mama-

_Maman, maman ? Une voix paniquée surgit de l'entrée de la boutique. Ada et Molly se retournent en symbiose ; comment ? quoi ? que se passait-il ? ; la surprise les prend de court, petit serpent insidieux qui surgit des herbes hautes, pas méchant mais très bruyant, avec ses sifflements et ses sonnettes, les entends-tu ?, et vous prend au dépourvu, là, comme vous êtes et pas plus, sans vos armes et vos mensonges, rampe dans votre cou et vous faire tendre vos tendons, alors que vous étiez si bien, vous pensiez être si bien, mais vous n'étiez pas prêts, vous n'étiez qu'arrogance ; humains qui pensaient avoir le temps ; le temps de quoi, d'échapper sa condition, de devenir divinités et de confondre le hasard ? _Mais qu'est-ce que tu fous là, Hector ?

Mme Bentley se plaqua une main sur la bouche. _Pardon, je ne sais pas ce qu'il m'a prit, mon chéri... La silhouette s'avança, interloquée d'abord mais reprise par l'urgence. _'Tain, je vous ai cherché partout ! On a fini les bouquins avec les jumeaux. Mais Victor a poussé Otis, Otis a poussé Victor, et maintenant Otis saigne, Victor pleure, et chacun dis que c'est la faute de l'autre... Tu pourrais pas venir, j'avoue qu'ils commencent à me taper sur les nerfs ? Molly sourit tendrement à la vision de ses deux derniers, si turbulents. _Bien sûr, mon pauvre... Allons-y !

Elle ne commença pourtant pas à marcher. Il y eut un moment de pause. Inévitablement, Hector regarda autour de lui, vit les carnets de partition, et son attention se tourna immédiatement vers eux. _Oh, trop cool, des partitions ! Vous en achetiez pour qui ?

Ada eut un sourire sans joie. Molly prit un air paniqué. Les deux se confrontèrent du regard, mais aucune des deux ne voulut céder. Alors Molly fourra les carnets de partition dans les bras du jeune homme, Ada s'empressa de la rectifier, et tout s'embourba dans un escalier de mots :
_Pour personne, on aidait ce jeune homme à choisir -on achetait ton cadeau d'anniv- il avait besoin d'un avis -on s'est dit que ça te ferait plaisir -et franchement, je lui disais, mais j'y connais rien, moi, Monsieur ! -et du coup pour ton anniversaire on voulait t'offrir des partitions pour ton -et vraiment on disait qu'on n'aimait pas du tout du tout Moza- piano.

Hector regarda d'un air stupéfait sa soeur, sa mère, et puis, ne comprenant décidément rien à la situation, décida finalement de reporter son attention sur l'inconnu qui se tenait là, tenant dans ses bras les partitions que sa mère lui avait refourgué. _Vous y comprenez quelque chose, vous ?

euuuh j'ai écrit j'ai écrit, mais ça s'est transformé en bazar absolu. Tu remarqueras la famille Bentley est un bazar absolu, donc jusque là, c'est cohérent. Dans ma tête tout cela se passe dans l'espace d'à peine 3 minutes. Mais si ça fait trop, n'hésite vraiment pas, je coupe la moitié du texte et on fait ça par étape ! ^^
Et si avec tout ce retard, et le sujet un peu anecdotique, le RP ne te passionne pas plus que ça, on peut l'abandonner sans problème non plus, n'hésite pas. :yes:

#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two

PNJ Excusez-moi, Monsieur... Coucou Rapeltout
Lorsque Niall avait lancé cette proposition, il s'était soit attendu à un refus poli - auquel il aurait de toute manière insisté - soit à l'ajout d'un autre article, deux tout au plus. Alors lorsque le carnet rouge avait été mentionné, le libraire s'était aussitôt exécuté, parcourant l'étalage à la recherche de l'indice supplémentaire donné : la balance. Il n'avait pas mis long à la trouver, et pour autant, son bras resta bloqué dans les airs, l'index posé sur le carnet en question. La demande n'avait pas cessé, elle avait fait tout le contraire et Niall avait aussitôt compris qu'il lui faudrait fixer son interlocutrice pour s'assurer de bien tout enregistrer. La liste s'était allongée si vite qu'il dut résister à l'envie de rire, ses lèvres se pinçant comme pour mieux maintenir sa concentration. Alors il débloqua son bras mis en pause par la demande étonnante et se saisit enfin du carnet rouge, pour ensuite se diriger vers le copain le vert, comme elle l'avait surnommé. Faisant vérifier par quelques petits regards et gestes interrogateurs, Niall prenait son rôle d'aidant très au sérieux, tout en trouvant la situation bien amusante.

A chaque ajout, l'Irlandais en profitait pour examiner l'objet convoité qu'il découvrait au moment où il s'en emparait : oui, c'était bien de l'opéra et Niall s'apprêtait à répondre à la question en affirmant son intérêt pour cet art, avant de se rendre compte que la question n'en était pas vraiment une et que la sorcière n'aurait tout simplement pas écouté ou entendu tout ce qu'il aurait pu donner comme réponse. Toutefois, dans un coin de sa tête, Niall se fit la réflexion qu'il aurait bien aimé discuter avec elle de ce qu'elle trouvait ennuyant à l'opéra, mais l'idée était clairement à reporter. Il avait tout un tas de carnets qui s'empilaient sur son bras gauche et la scène était tellement drôle qu'il ne pensa même pas à se servir de sa baguette. C'est donc une fois la commande terminée qu'il les tendit à la sorcière tout en souriant.

— Ne vous en faites pas, j'ai découvert quelques partitions intéressantes au passage, confia-il aux deux sorcières qui le regardaient.

Niall voulut profiter de l'instant pour revenir sur le commentaire sur les opéras, mais l'univers en décida autrement et une entrée en fanfare l'empêcha de même rouvrir la bouche. Cette famille - c'était la conclusion à laquelle il était arrivé, du moins - semblait être née sur des ressorts enrobés d'une énergie inqualifiable et d'une certaine faculté à oublier le monde qui les entoure. Et cela, pour Niall, c'était tout à fait fascinant. Prendre autant de place, qui plus est dans une petite boutique comme celle-ci, sans se préoccuper une seconde (sauf peut-être l'enfant) de ce que leurs actions pouvaient provoquer sur les autres troublait l'Irlandais. Jamais au grand jamais il n'aurait pu concevoir le fait que sa famille et lui n'agisse de la sorte. Il fallait toujours soigner ses entrées, ses regards, ses gestes, ses paroles. Ainsi, crier, jurer, parler autant et ne pas s'en soucier une seule seconde relevait de l'extraordinaire.

A la fin du discours en symbiose, Niall ne put, cette fois, s'empêcher de lâcher un petit rire. Un de ces rires, contenu depuis si longtemps, qu'il est impossible de contrôler le moment où il se décide enfin à sortir et avec quelle tonalité. Celui du libraire avait pu être discret mais bien visible. D'autant plus qu'il venait maintenant d'être élu récepteur de ces partitions, sans savoir quelle version l'homme avait entendue et s'il devait jouer le jeu ou bien rétablir la vérité.

— Et bien, il se trouve que j'ai été forcé à les comprendre, ces partitions. Je joue du piano, mais... Niall baissa les yeux vers les carnets en fronçant les sourcils. Je crois que toutes ne sont pas destinées au piano, certaines sont pour violon. Elles vous intéressent ?

En ajoutant cette question, Niall avait tendu le lot de carnets qu'il ne comptait de toute évidence pas acheter à l'homme intrigué, espérant par là qu'il s'en saisirait et que le malaise de la situation se dissiperait. Il jeta un regard interrogateur vers les deux sorcières, quelque peu perdu dans le rôle qu'on venait de lui assigner et duquel il ne savait pas comment s'en échapper.

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Pas d'abandon, non ! Merci, j'ai bien ri !

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Reducio
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(pour Molly, elle fait trop jeune sur cette image)

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Otis, 10 ans et toutes ses dents

Je me glissais silencieusement dans la boutique. Je boudais Victor, probablement pour une brève période puisque je n'étais guère capable de le bouder très longtemps, mais je le boudais néanmoins avec une vivacité toute particulière. Châtiment suprême pour avoir oser me pousser dans le caniveau, ce qui avait fait saigner mon genoux -un tout petit peu, mais j'avais peur du sang-, je l'évitais et avais résolu de suivre Hector discrètement. Mon coup n'avait pas manqué, car mon grand corps gauche m'amena avec hésitation dans la pièce, où je découvris maman, Ada, Hector, et un jeune monsieur que je ne connaissais pas. Je vis maman rougir aux propos du Monsieur, et lui offrir un large sourire alors qu'il disait quelque chose. Visiblement, maman l'aimait bien. Peut-être qu'elle le trouvait aimable. Elle aimait bien les gens aimables, et apparemment, je n'en faisais pas partie. Mais je savais qu'elle m'aimait quand même, alors ça m'était égal.

Puis je vis Hector interrompre la conversation - et le mic-mac qui s'ensuivit. J'essayais, en me rapprochant prudemment, de comprendre l'affaire. Ada était sincère comme d'habitude, et ça me fit sourire. Elle était pleins de défauts, ma sœur, mais elle avait quand même beaucoup plus de qualités. J'étais fier d'être son petit frère, pour sûr, et je m'avançais discrètement vers elle. Je prenais sa main quand le monsieur laissa échapper un petit rire. Je ne savais pas trop s'il était nerveux, sincère, embarrassé, ou joyeux, aussi je regardais l'inconnu avec curiosité. Je savais que je ne donnais pas l'impression de le fixer, ce que d'ailleurs je ne faisais pas vraiment ; j'avais toujours l'air ailleurs, à regarder dans le vague, même si parfois je prêtais un peu plus attention aux choses qu'on ne le croyait. Ada se pencha -enfin, à peine : pour un enfant de 10 ans, j'étais déjà bien grand - et me sourit d'un air attendrit. Je ne pensais pas que les autres m'avait remarqué : surtout avec un frère jumeau et une autre fratrie à côté, deux parents à la limite du burnout et l'indépendance donnée aux petits derniers puisqu’on avait compris que les enfants, ça poussait surtout tout seul, un gamin de 10 ans s'oubliait drôlement vite.

Maman ne put résister au rire de l'homme et se joignit à lui. Mais son rire à elle était bien plus expressif, à la fois nerveux et d'une joyeuseté éclatante. Il tinta dans l'air un moment. Elle sembla vouloir dire quelque chose -probablement s'excuser, ou s'amuser du comique de la situation, quand le monsieur parla.

Il dit le mot magique qui fit oublier à Hector tout de la drôle de situation : piano. J'écoutai d'une oreille attentive pour essayer de tout comprendre, alors qu'Ada me faisait un geste vers un carnet rouge que tenait l'adulte. Elle joignit ensuite deux de ses doigts et son pouce en un frottement : des sous. Elle voulait acheter le carnet rouge, et ce, en toute discrétion, et j'étais le meilleur candidat pour cela. Je pris un air facétieux, alors qu'Hector répondait avec plaisir, ses boucles blondes s'agitant entre ses deux yeux sérieux :
_Oh, vous savez, le violon, je ne sais pas... Mais c'est vrai, vous faites du piano ? J'essaie moi-même d'apprendre depuis quelques années, c'est un instrument fabuleux ! Vous en faites depuis combien de temps ? Il saisit quand même d'un geste mécanique les partitions pour violon, qu'il parcourut alors qu'il écoutait son nouvel interlocuteur. _ J'envie les violonistes, leur instrument est si léger, si petit... J'ai peur qu'en sortant de Poudlard, je ne pourrais plus vraiment pratiquer. On n'a ni l'argent ni la place de mettre un piano chez nous, et... Enfin, j'espère que je trouverais une opportunité ailleurs pour jouer.

Je laissais l'adulte répondre, les deux échanger un instant. Puis je me dressais, et poussais sur ma voix douce :
_Moi aussi, le violon, ça m'intéresse... J'eus un léger moment de panique en voyant l'attention de chacun se tourner vers moi, et je me rectifiais en bredouillant, sachant que personne ne me pensait capable de faire un instrument de musique, et surtout pas du violon : _Euh, enfin, je veux dire, les partitions ! Voir à quoi cela ressemble ! Et je regarda directement le monsieur du regard, un peu trop longtemps, espérant qu'il compris que je voulais plutôt les partitions de piano, alors que je désignais le carnet rouge. J'aurais adoré les prendre directement de ses bras, mais il semblait un peu trop coincé pour ne pas s'insurger d'une telle action. Mais il avait l'air sacrément intelligent, alors il devrait comprendre, hein ? -intelligent comme Hector, du type qui lit des livres et qui fait des études... et qui joue du piano. Moi aussi, quand je serais grand, j'aimerais bien jouer du piano.

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Sans PNJ Joker, j'introduis Otis. ^^

#9d6c6c "I saved latin ! What did you ever do ? - Max Fischer