Toutes les tombes que l´on n´a jamais vu
Dans le hall d'entrée ce matin, @Narcisse Brando a un drôle de message sur la tête. Flotte doucement, il doit le mériter. Il a l'air si sérieux que je n'ose pas lui demander pourquoi, alors que je l'aperçois de loin. Je n'ai jamais vu le garçon aussi pensif, et ça me fait un peu peur.
Je m'approche et mes pas résonnent sur les marches. Dans le hall, pourtant, il devrait y avoir dix milles autres pas, et avec eux dix milles mots qui flottent en chaos dans les airs -mais ce matin, il n'y en a aucun. Le silence est si fort que si je le pouvais, je le découperais en morceau pour m'en servir une part. Peut-être qu'en le mangeant, il disparaîtrait. Les escaliers se finissent, et je le regrette presque. Il y a une ambiance bizarre, et je voudrais retourner dans mon Terrier, là-haut près des cuisines, à côté de Mystère qui ronronne tranquillement. Mais le jaune est trop doux, il disparaît devant la vie trop vive ; on ne peut se cacher pour toujours.
J'avance d'un pas tranquille, mesuré et serein. C'est comme ça que je marche, je ne me l'explique pas. Un jour Hector m'a dit : Ada est un refrain : elle revient toujours la même, inchangée, l'air de rien. Je lui ai rétorqué que c'était lui qui faisait de la musique, et que moi, en chanson, je m'y connaissais pas beaucoup. Ça l'a fait rire ; c'était tout ce que je voulais.
Ma vision se précise, et ce que j'avais pris pour des bougies se révèlent être des lunettes. Elles flottent dans les airs, comme si c'était normal, d'un naturel tel que je pourrais presque le croire. Je ne suis pas sûre de comprendre, au début ; mais je vois Brando à ma droite, et mon cœur se serre. Aujourd'hui, on est le 5 mai. Comment t'avais pu oublié ? Je m'approche avec respect, les lunettes au-dessus de moi. Je ne suis pas sûre d'être triste. J'imagine que je devrais être en colère, plutôt -après tout, je ne l'ai jamais connu, moi, cet Harry Potter, mais personne ne mérite d'être assassiné, et surtout pas un tel homme. Mais je ressens surtout du vide, et c'est peut-être ça qui me fait peur. Enfin, j'ai de l'empathie, bien sûr, et même un gros paquet ; mais quand on sait pas quoi en faire, quand on est là devant des lunettes qui flottent, on reste juste les bras ballants. A rien faire, à rien penser. Juste un vide triste qui s'installe -celui de la jeunesse qui n'a rien vécu. On n'a rien vécu, non. Rien. On ne comprend pas le combat, la haine, la résistance, l'espoir ou le désespoir. Le 08 mai n'est pour moi que la terrible mort d'un homme.
Mais pour les adultes, c'est bien plus. Bien plus.
Je vois le panier, et je me saisis d'une lunette. Je la triture un peu, j'aimerais dire quelque chose. Mais Harry Potter est mort, je ne peux plus rien pour lui. C'est presque le pire, dans l'histoire. Je lance les lunettes, et elle flotte dans les airs. Je me demande où il est passé, Harry ; s'il flotte toujours comme ces lunettes, parmi nous, dans le flux magique. Peut-être que tous les morts retournent à la magie. Je sais qu'ils sont sûrement réduits à néant, mais le néant, pour moi, ça veut rien dire. C'est bizarre de se dire que tout disparaît, d'un coup.
En même temps, tout devrait avoir une fin, j'imagine.
Mes lunettes rejoignent les lunettes des autres. Et j'ai soudain une boule au ventre, celle de la réalisation glaçante que ce n'est même pas le tiers des victimes de la deuxième guerre des sorciers. Harry Potter n'en était que la dernière, mais il y en a eu tant d'autres avant lui... J'imagine ma mère, mes frères, morts, leurs corps affaissés entre les marches du hall. Parce que c'était probablement comme ça que ça s'était passé : une mort silencieuse, après un dernier sortilège. Un dernier combat à Poudlard, pour la liberté de tous.
J'ai un sourire amère. Je ne m'y connais pas trop en politique, mais ça a pas l'air d'avoir marché, leur histoire. La liberté de tous, c'est pas encore ça. Je me demande pourquoi on perd autant de temps sur des histoires de sang... Ça serait tellement plus juste, tellement plus humain que ça n'existe pas. Je comprends que les moldus ne sont pas comme nous, parce qu'ils n'ont pas la magie. Et ça, pour moi, qui suit si attachée à cette magie, je peux le concevoir, que ça nous sépare. Mais les nés-moldus, ils sont sorciers, qu'importe d'où ils viennent, non ? Je me demande ce qu'ils en pensent, eux. Tous ceux qui sont morts. Ils doivent se retourner dans leurs tombes. Leurs tombes... C'est vertigineux de penser à toutes les tombes que je ne connais pas, tous les cimetières que je n'ai jamais visité. Tous ceux qui sont déjà morts, dans l'humanité, pour des causes qui n'étaient pas seulement les leurs, mais un peu plus que ça. Vertigineux de penser à toutes les tombes que je n'ai jamais vu. Et que je ne verrais jamais.
Je me retourne vers Narcisse. Mes yeux cherchent les siens. J'aimerais savoir ce qu'il en pense, lui. Lui a déjà fait partir le silence -avec son mot au-dessus de la tête.
N'hésitez pas à répondre à la suite et interagir avec Ada ; c'est un RP libre, je dirais max 2 personnes.
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Toutes les tombes que l´on n´a jamais vu
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Etoile pensait souvent à la mort. A ce sommeil éternel dont personne ne revenait, et dont personne ne savait rien. Il arrivait que l'idée de disparaitre à tout jamais et de disparaitre des mémoires l'angoisse fort, si fort qu'elle n'arrivait plus à respirer et se sentait décalée de la réalité. Et pourtant, malgré les bouffées d'angoisse que ces réflexions lui apportaient, la fillette continuait d'y penser. Sans cesse. Lorsque son esprit n'était pas accaparé par les cours ou par le Fantôme, ses divagations s'étiraient toujours vers des choses peu joyeuses et prenaient régulièrement un tournant morbide.
La mort. Ce vide vers lequel tous et toutes s'approchaient de jour en jour, d'heure en heure. La plupart des gens aimaient rassurer la petite en lui disant que la mort faisait partie de la vie. Que quoi qu'il en soit, elle continuait d'avancer. Mais c'était justement ce qui lui faisait peur. Ce qui lui donnait le vertige. Elle avait l'impression d'être suspendue au-dessus d'un gouffre, et que chaque coup d'oeil qu'elle se risquait à jeter vers le bas allait la pousser à chuter, comme si elle était attirée à la manière d'un magnet. Pourquoi ne pouvait-elle contrôler le temps ? Elle avait sans cesse la sensation qu'il lui glissait entre les doigts, à la manière de l'eau qui coule ou du sable qui file. Stella n'aimait pas ne pas être en contrôle, elle n'aimait pas devoir subir sans avoir le pouvoir de changer quoi que ce soit.
Par conséquent, la mort l'angoissait. Elle l'angoissait oui, mais elle la fascinait également.
C'était donc sur ce genre de réflexions que l'Aiglonne était lorsqu'elle pénétra dans la Grande Salle ce matin. Prise dans ses pensées, la petite ne remarqua pas immédiatement que les bougies flottantes traditionnelles qui décoraient l'endroit avait été remplacées. Ce ne fut que lorsqu'elle manqua de percuter l'objet volant en question qu'elle y fit attention. *Qu'est-ce que...?* Etoile fronça les sourcils et plissa les yeux, incertaine de ce qu'elle voyait. Etait-ce...une paire de lunettes ? *Pourquoi diable suspendre des lunettes dans les airs ?*
La petite n'était manifestement pas la seule à se poser la question, de plus que la forme de la monture lui semble familière. Autour, d'autres élèves arboraient une expression curieuse ou simplement perdue.
Au loin, un garçon que la fillette connait simplement de vue arbore une expression tracée en lettres de feu au-dessus de sa tête. Elle se hisse sur la pointe des pieds, essaye de lire l'inscription. Flotte doucement, il doit le mériter. Qu'est-ce que ça pouvait vouloir dire ?Puis soudain, son esprit s'éclaira. Le 05 mai. Aujourd'hui, c'était le 05 mai. L'anniversaire de l'attentat qui avait coûté la vie à Harry Potter. *Voilà qui a plus de sens*
Etoile remarqua un panier dans lequel d'autres montures attendaient d'aller flotter. Un petit écriteau était posé juste à côté. Curieuse, la fillette s'approcha pour lire. Lorsqu'elle eut déchiffré l'inscription, son estomac se retourna.
Elle n'avait pas connu la guerre, ni même Harry Potter. Ce qu'elle savait de lui, elle le devait à ses cours et à la réputation de ce héros. Pourtant, à la mention de la plaie béante que cette période sombre avait laissée dans leur société, le sang de la sorcière s'était glacé. *Tellement de morts...* Elle ne comprenait pas qu'une société puis se déchirer ainsi, avec tant de violence. La petite fit un pas de côté pour laisser une autre fille s'approcher du panier et lire rapidement l'écriteau. Et elle ? Qu'en pensait-elle ?
- Pourquoi tous ces morts ? s'interrogea-t-elle à voix haute en regardant l'élève prendre une paire de lunette et l'envoyer flotter.
L'attention de la fillette se reporta alors sur la sorcière qui venait de rajouter une monture dans les airs. Etudiant son visage, elle constata qu'elle avait l'air assez....mal. *Ou tendue ? Amère ?* Qu'importait. Stella se sentit soudain le besoin de s'assurer qu'elle allait bien.
- C'est bizarre, pas vrai ? lança-t-elle pour amorcer la conversation. Cette commémoration pour un seul homme alors que tant de personnes ont trouvé la mort pendant la guerre...
La mort. Ce vide vers lequel tous et toutes s'approchaient de jour en jour, d'heure en heure. La plupart des gens aimaient rassurer la petite en lui disant que la mort faisait partie de la vie. Que quoi qu'il en soit, elle continuait d'avancer. Mais c'était justement ce qui lui faisait peur. Ce qui lui donnait le vertige. Elle avait l'impression d'être suspendue au-dessus d'un gouffre, et que chaque coup d'oeil qu'elle se risquait à jeter vers le bas allait la pousser à chuter, comme si elle était attirée à la manière d'un magnet. Pourquoi ne pouvait-elle contrôler le temps ? Elle avait sans cesse la sensation qu'il lui glissait entre les doigts, à la manière de l'eau qui coule ou du sable qui file. Stella n'aimait pas ne pas être en contrôle, elle n'aimait pas devoir subir sans avoir le pouvoir de changer quoi que ce soit.
Par conséquent, la mort l'angoissait. Elle l'angoissait oui, mais elle la fascinait également.
C'était donc sur ce genre de réflexions que l'Aiglonne était lorsqu'elle pénétra dans la Grande Salle ce matin. Prise dans ses pensées, la petite ne remarqua pas immédiatement que les bougies flottantes traditionnelles qui décoraient l'endroit avait été remplacées. Ce ne fut que lorsqu'elle manqua de percuter l'objet volant en question qu'elle y fit attention. *Qu'est-ce que...?* Etoile fronça les sourcils et plissa les yeux, incertaine de ce qu'elle voyait. Etait-ce...une paire de lunettes ? *Pourquoi diable suspendre des lunettes dans les airs ?*
La petite n'était manifestement pas la seule à se poser la question, de plus que la forme de la monture lui semble familière. Autour, d'autres élèves arboraient une expression curieuse ou simplement perdue.
Au loin, un garçon que la fillette connait simplement de vue arbore une expression tracée en lettres de feu au-dessus de sa tête. Elle se hisse sur la pointe des pieds, essaye de lire l'inscription. Flotte doucement, il doit le mériter. Qu'est-ce que ça pouvait vouloir dire ?Puis soudain, son esprit s'éclaira. Le 05 mai. Aujourd'hui, c'était le 05 mai. L'anniversaire de l'attentat qui avait coûté la vie à Harry Potter. *Voilà qui a plus de sens*
Etoile remarqua un panier dans lequel d'autres montures attendaient d'aller flotter. Un petit écriteau était posé juste à côté. Curieuse, la fillette s'approcha pour lire. Lorsqu'elle eut déchiffré l'inscription, son estomac se retourna.
Elle n'avait pas connu la guerre, ni même Harry Potter. Ce qu'elle savait de lui, elle le devait à ses cours et à la réputation de ce héros. Pourtant, à la mention de la plaie béante que cette période sombre avait laissée dans leur société, le sang de la sorcière s'était glacé. *Tellement de morts...* Elle ne comprenait pas qu'une société puis se déchirer ainsi, avec tant de violence. La petite fit un pas de côté pour laisser une autre fille s'approcher du panier et lire rapidement l'écriteau. Et elle ? Qu'en pensait-elle ?
- Pourquoi tous ces morts ? s'interrogea-t-elle à voix haute en regardant l'élève prendre une paire de lunette et l'envoyer flotter.
L'attention de la fillette se reporta alors sur la sorcière qui venait de rajouter une monture dans les airs. Etudiant son visage, elle constata qu'elle avait l'air assez....mal. *Ou tendue ? Amère ?* Qu'importait. Stella se sentit soudain le besoin de s'assurer qu'elle allait bien.
- C'est bizarre, pas vrai ? lança-t-elle pour amorcer la conversation. Cette commémoration pour un seul homme alors que tant de personnes ont trouvé la mort pendant la guerre...
@Nina De Almeida, @Narcisse Brando et @Ada Bentley
Stella s'exprime à voix haute à la fois pour discuter parce qu'elle ne sait pas comment réagir,
et aussi parce qu'elle a remarqué que Ada semble mal et elle va s'assurer qu'elle va bien.
Stella s'exprime à voix haute à la fois pour discuter parce qu'elle ne sait pas comment réagir,
et aussi parce qu'elle a remarqué que Ada semble mal et elle va s'assurer qu'elle va bien.
15 ans / 4eme Année RP / fiche PR / / #004d65 / RDD / coucou rappeltout
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
Toutes les tombes que l´on n´a jamais vu
Mille pensées ne m'appartenant pas m'effleurent et me frôlent. Comme lorsque je suis plongé en plein milieu d'une discussion avec une infinité de personnes. Leurs mots touchent mes oreilles, et leurs pensées éraflent mon esprit, sans que je ne puisse jamais en saisir l'essence. Personne ou presque n'est pourtant aux alentours, à la différence des fois où j'ai pu ressentir cette émotion. Pour moi, les morts, ça ne veut pas dire grand-chose. Je ne l'ai jamais vu, pas que je m'en souvienne. Je n'ai connu aucun de mes grands-parents, c'est tout comme si je n'en avait jamais eu. Papa me dit que ses parents sont morts quand j'étais trop jeune, et maman me dit toujours qu'elle n'a jamais eu d'autre famille que la nôtre.
Je crois ne pas totalement comprendre ce qu'elle veut dire par là. Elle doit forcément avoir un papa et une maman comme moi. Je lui poserais la question, quand je rentrerai, je crois que il y a des discussions à avoir sur ce sujet, c'est clair !
Tout ça pour dire, que les mots enflammés qui flottent autour de la paire de lunettes que j'ai choisi, ils auraient tout aussi bien pu être destiné à n'importe qui d'autre. Après tout, tout le monde mérite de recevoir une pensée, dans sa mort. Même si, bah... il le saura jamais, c'est assez perturbant, d'ailleurs.
Je sursaute en entendant des mots. Mon regard croise celui d'Ada, mon amie, avec laquelle je m'étais entraîné pour mes examens, l'année dernière. Depuis quand me regarde-t-elle ? Elle m'a dit quelque chose ? J'ai pas dû entendre, j'étais tellement ailleurs. Je lui lance un regard questionnateur, perplexe, en penchant la tête sur le côté, avant de me tourner vers l'inconnue. Elle a l'air plus âgée que moi, mais j'ai toujours été nul pour jauger l'âge des autres, donc impossible de savoir. J'inspire un bref instant, me mordille l'intérieur des joues, avant de hausser les épaules.
"Maman dit que tout le monde meurt, et que y'a pas de raison."
Je ne sais plus du tout pourquoi, ni dans quel contexte elle avait bien pu dire cela. Mais je me souviens de la discussion passionnée qui avait suivie avec mon papa et Claire, sur ce sujet.
"C'est triste... j'crois que tout le monde mériterait qu'on pense à lui une fois, quand on est mort. Enfin, je crois qu'ils s'en fichent, ils sont morts, mais... ça doit rester triste, quelqu'un qui meurt comme ça, non ?"
En essayant de répondre à la question de la Serdaigle, mon esprit divague et s'égare encore une fois, s'abandonnant à mes pensées les plus volatiles, sans la moindre résistance. Cela n'a rien à voir avec l'importance du sujet, peu importe de quoi on pourrait parler, j'ai trop de mal à contrôler mon esprit parfois.
Toutes les tombes que l´on n´a jamais vu
Aujourd'hui était une journée spéciale, enfin je crois, au départ je n'avais pas remarqué spécialement de changement, mis à part l'ambiance froide et triste du château, je me demandais bien pourquoi, quand soudain en rentrant dans le hall, et la grande salle, et voyant les décorations qui ornaient le château je me suis souvenue de la date à laquelle on étaient : le 05 mai.
Comment avoir pu oublier ce jour si spéciale ? Ce jour qui a partir de ce moment n'a plus jamais été comme les autres. Ce jour dont tout le monde s'en souvenait et se souviendra sauf moi, moi qui l'ai oublié, moi qui ai feint l'ignorance, moi qui ne me suis pas rappelée de cette date, moi qui m'ai déçue moi même de l'avoir enfouie et oublié. Et surtout moi, de les avoir oublié.
Oui les avoir oublié, car oui de nombreuses personnes ont perdues la vie, oui elles avaient un passé, un présent mais surtout un avenir, oui elles ne le savaient pas mais en disant au revoir le matin où elles sont parties, elle ne seront jamais revenues, laissant derrière elles, des familles, des femmes, hommes, enfants, des aveux non dits, des regrets amers, des mots non prononcés, des actions non accomplies.
Et si elles avaient survécu, toutes ses personnes, si elles avaient évité de mourir ainsi ? Si elles étaient arrivées en retard et cela leur auraient sauvé leur vie, si elles avaient été absentes ? Tellement de si, ce petit mot qui aurait pu tout changer, ce petit mot, qui a brisé de nombreuses vies, de nombreux rêves, de nombreux espoirs, de nombreuses promesses mais surtout de nombreuses joies, peines, dégoût, rire, amour, espérances et envies.
Alors oui, aujourd'hui comme une sotte j'avais oublié tellement de chose, et quand j'ai vu qu'à la place des fameuses bougies habituelles se tenaient des lunettes je m'étais sentie inutile et nulle. Car ces lunettes représentaient toutes ces personnes qui ont péris, mais aussi Harry. Cet élève qui est passé dans les mêmes couloirs que nous, la même salle, peut être même à la même place que nous, celui qui a sauvé de nombreuses personnes, celui qui a vaincu Voldemort, celui qui a survécu au sortilège de la mort.
Alors oui, ce matin quand je suis passée, j'ai vu et entendu un petit groupe de personnes juste à côté et j'ai voulu aller rajouter mon petit grain de sel dans leur conversation :
- Je suis d'accord avec toi, ça doit être triste de voir une personne disparaitre, pour moi si je serais à la place de leurs proches je serais dévastée. Je n'en reviens toujours pas comment cela a-t-il pu arriver...
_____
Je suis là, excusez moi du retard @Ada Bentley, @Narcisse Brando & @Stella Ruewen 463 mots
Comment avoir pu oublier ce jour si spéciale ? Ce jour qui a partir de ce moment n'a plus jamais été comme les autres. Ce jour dont tout le monde s'en souvenait et se souviendra sauf moi, moi qui l'ai oublié, moi qui ai feint l'ignorance, moi qui ne me suis pas rappelée de cette date, moi qui m'ai déçue moi même de l'avoir enfouie et oublié. Et surtout moi, de les avoir oublié.
Oui les avoir oublié, car oui de nombreuses personnes ont perdues la vie, oui elles avaient un passé, un présent mais surtout un avenir, oui elles ne le savaient pas mais en disant au revoir le matin où elles sont parties, elle ne seront jamais revenues, laissant derrière elles, des familles, des femmes, hommes, enfants, des aveux non dits, des regrets amers, des mots non prononcés, des actions non accomplies.
Et si elles avaient survécu, toutes ses personnes, si elles avaient évité de mourir ainsi ? Si elles étaient arrivées en retard et cela leur auraient sauvé leur vie, si elles avaient été absentes ? Tellement de si, ce petit mot qui aurait pu tout changer, ce petit mot, qui a brisé de nombreuses vies, de nombreux rêves, de nombreux espoirs, de nombreuses promesses mais surtout de nombreuses joies, peines, dégoût, rire, amour, espérances et envies.
Alors oui, aujourd'hui comme une sotte j'avais oublié tellement de chose, et quand j'ai vu qu'à la place des fameuses bougies habituelles se tenaient des lunettes je m'étais sentie inutile et nulle. Car ces lunettes représentaient toutes ces personnes qui ont péris, mais aussi Harry. Cet élève qui est passé dans les mêmes couloirs que nous, la même salle, peut être même à la même place que nous, celui qui a sauvé de nombreuses personnes, celui qui a vaincu Voldemort, celui qui a survécu au sortilège de la mort.
Alors oui, ce matin quand je suis passée, j'ai vu et entendu un petit groupe de personnes juste à côté et j'ai voulu aller rajouter mon petit grain de sel dans leur conversation :
- Je suis d'accord avec toi, ça doit être triste de voir une personne disparaitre, pour moi si je serais à la place de leurs proches je serais dévastée. Je n'en reviens toujours pas comment cela a-t-il pu arriver...
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Je suis là, excusez moi du retard @Ada Bentley, @Narcisse Brando & @Stella Ruewen 463 mots
Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Toutes les tombes que l´on n´a jamais vu
Les yeux rivés sur la fille à laquelle elle venait d'adresser la parole, Stella prit un instant pour l'examiner attentivement, cherchant à savoir si elle se rappelait d'elle. Il lui semblait qu'elle l'avait déjà vue quelque part... Avec un effort de concentration, la petite parvint à se souvenir d'elle. Il s'agissait d'une élève de sa promotion, une Poufsouffle. En revanche, son nom restait un mystère. Si elle arrivait en général à reconnaitre les Autres de sa promo et leur Maison, cela s'arrêtait là et elle ne faisait même pas l'effort d'essayer de se souvenir de son prénom.
Une voix masculine l'interrompit dans ses pensées. La Serdaigle releva la tête vers le garçon qui avait pris la parole – qui était également de leur promotion et également à Poufsouffle, si sa mémoire ne la trompait pas – et elle se rendit compte que c'était lui qui avait fait apparaitre l'inscription. Maintenant qu'elle le voyait de près, elle reconnaissait son visage. Elle ne pensait pas lui avoir déjà adressé la parole, mais peut-être ne faisait-elle simplement pas assez attention. « J'pense pas qu'ils s'en fichent » répondit-elle au Poufsouffle en fronçant légèrement les sourcils, l'air pensive. « A leur place j'aurais été heureuse qu'on continue de m'honorer même après que je sois partie. » Mais après tout, c'était son opinion. Qu'aurait pensé Aydan de ça ? Son cœur se serra un instant, mais la fillette se força à ne pas penser à lui. Cette journée était déjà bien assez lourde en commémoration pour qu'elle rajoute celle d'Aydan. *N'empêche..* Aurait-il aimé qu'elle lui fasse une commémoration à chaque anniversaire de mort ? Non, probablement pas. Il lui aurait surement ri au nez et l'aurait conseillée de profiter de la vie.
Etoile essaya de se concentrer sur les propos du garçon. Est-ce que c'était triste de mourir ainsi ? Elle n'en savait trop rien. Mourir en défendant une cause était certainement une belle chose, d'une certaine manière, mais quand elle repensait à l'age des victimes... Des élèves, de simples élèves. Tous trop jeunes pour être déjà confrontés à la violence de la guerre. La petite allait ajouter quelque chose quand une fille – clairement plus jeune – intervint à son tour.
La Serdaigle l'observa. Rouquine, le visage constellé de tâches de rousseurs, des yeux verts rieurs. Non, elle ne lui avait jamais adressé la parole. Essayant de deviner sa Maison, la Ruewen hésitait entre Poufsouffle et Gryffondor. Pas Serdaigle, c'était certain – sans quoi elle aurait connu son prénom – et l'énergie qu'elle dégageait n'avait rien de très Serpentard. La rouquine rebondit sur les propos du Poufsouffle et de nouveau, le cœur de la Serdaigle se contracta douloureusement quand elle évoqua le deuil des familles.
– Evidemment que c'est triste, dit-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu. La disparition d'un proche ça fait forcément mal, la famille souffre toujours...
La brève image d'une stèle bien particulière sur laquelle elle avait déposé un bouquet de lys à Noël. Etoile cligna des yeux et la pierre tombale s'effaça de sa vision. Elle déglutit difficilement, la gorge serrée. Pourquoi en revenait-elle à penser à Aydan ? Pourquoi avait-elle toujours aussi mal quand elle y pensait ?
– Je comprends pas qu'on puisse être aussi cruel, soupira-t-elle d'une voix un peu rauque.
Une voix masculine l'interrompit dans ses pensées. La Serdaigle releva la tête vers le garçon qui avait pris la parole – qui était également de leur promotion et également à Poufsouffle, si sa mémoire ne la trompait pas – et elle se rendit compte que c'était lui qui avait fait apparaitre l'inscription. Maintenant qu'elle le voyait de près, elle reconnaissait son visage. Elle ne pensait pas lui avoir déjà adressé la parole, mais peut-être ne faisait-elle simplement pas assez attention. « J'pense pas qu'ils s'en fichent » répondit-elle au Poufsouffle en fronçant légèrement les sourcils, l'air pensive. « A leur place j'aurais été heureuse qu'on continue de m'honorer même après que je sois partie. » Mais après tout, c'était son opinion. Qu'aurait pensé Aydan de ça ? Son cœur se serra un instant, mais la fillette se força à ne pas penser à lui. Cette journée était déjà bien assez lourde en commémoration pour qu'elle rajoute celle d'Aydan. *N'empêche..* Aurait-il aimé qu'elle lui fasse une commémoration à chaque anniversaire de mort ? Non, probablement pas. Il lui aurait surement ri au nez et l'aurait conseillée de profiter de la vie.
Etoile essaya de se concentrer sur les propos du garçon. Est-ce que c'était triste de mourir ainsi ? Elle n'en savait trop rien. Mourir en défendant une cause était certainement une belle chose, d'une certaine manière, mais quand elle repensait à l'age des victimes... Des élèves, de simples élèves. Tous trop jeunes pour être déjà confrontés à la violence de la guerre. La petite allait ajouter quelque chose quand une fille – clairement plus jeune – intervint à son tour.
La Serdaigle l'observa. Rouquine, le visage constellé de tâches de rousseurs, des yeux verts rieurs. Non, elle ne lui avait jamais adressé la parole. Essayant de deviner sa Maison, la Ruewen hésitait entre Poufsouffle et Gryffondor. Pas Serdaigle, c'était certain – sans quoi elle aurait connu son prénom – et l'énergie qu'elle dégageait n'avait rien de très Serpentard. La rouquine rebondit sur les propos du Poufsouffle et de nouveau, le cœur de la Serdaigle se contracta douloureusement quand elle évoqua le deuil des familles.
– Evidemment que c'est triste, dit-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu. La disparition d'un proche ça fait forcément mal, la famille souffre toujours...
La brève image d'une stèle bien particulière sur laquelle elle avait déposé un bouquet de lys à Noël. Etoile cligna des yeux et la pierre tombale s'effaça de sa vision. Elle déglutit difficilement, la gorge serrée. Pourquoi en revenait-elle à penser à Aydan ? Pourquoi avait-elle toujours aussi mal quand elle y pensait ?
– Je comprends pas qu'on puisse être aussi cruel, soupira-t-elle d'une voix un peu rauque.
@Ada Bentley, @Narcisse Brando et @Nina De Almeida (544 mots)
Je me suis permise de poster pour faire avancer le RP mais surtout dites-moi si vous voulez que je supprime pour reprendre à Ada.
Je me suis permise de poster pour faire avancer le RP mais surtout dites-moi si vous voulez que je supprime pour reprendre à Ada.
15 ans / 4eme Année RP / fiche PR / / #004d65 / RDD / coucou rappeltout
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
Toutes les tombes que l´on n´a jamais vu
Une fille s'approche, traînant sa longue chevelure brune comme une Ombre derrière son dos. Serdaigle, son visage m'est familier : elle est de la promo. De cette petite famille, perdue au milieu d'un château si vaste, et qui pourtant ne se connait pas bien. Je réfléchis à ses mots -je ne trouve pas ça bizarre, moi. Comment penser à tous ceux qui sont morts ? Un symbole, un héros, une figure publique pour représenter tous ceux de l'ombre, voilà qui me semble normal.
En même temps, ce n'est pas parce que cela est normal que cela est bien.
Narcisse nous rejoint, avec son esprit de synthèse. Je le pense enfantin, parfois, mais ce n'est peut-être pas lui donner justice. J'hoche la tête à sa phrase glaçante -oui, tout le monde meurt, et il n'y pas de raison. C'est fou, mais c'est ainsi. Parfois, j'étais frappée par cette vague d'incompréhension qui me submergeait jusqu'à ne plus vraiment pouvoir y penser. Comme un récipient trop plein d'eau, je ne pouvais regarder le sujet qu'avec ce que je réussissais à retenir -des émotions qui alternaient trop vite, alors que je ne pouvais toutes les garder en moi. D'autres fois, je me disais qu'il était bien que tout ait une fin. Comment vivre éternellement ?
La Serdaigle parle mais je ne suis pas d'accord. Je me demande si je veux vraiment entrer en opposition, alors que je pourrais rester au chaud dans mes pensées. Mais c'est plus fort que moi-peut-être ne vaux-je pas mieux qu'un autre, à ne pas pouvoir répondre à l'urgence de faire valoir mon avis : _Je ne sais pas... De leur vivant, oui, cela les aurait rendu heureux, mais de leur mort... ? Qu'est-ce qu'ils s'en fichent, vu qu'ils ont cessés d'être ? La formule familière m'agace, mais je ne peux rien y faire. Les mots appris dans les livres ne remplaceront jamais vraiment mon accent populaire. J'aimerais ajouter quelque chose, mais les mots ne viennent pas. Ou peut-être que c'est l'envie qui manque. Mes pensées sont arabesques, mais les phrases sont carrées ; comment exprimer la fin, si brutale et complète, le noir absolu, le rien, le vide, d'une existence qui se termine ? Comment quelqu'un pourrait-il encore vouloir, s'intéresser, penser, alors même que les dernières neurones qui constituaient son être ne sont plus que des cellules sans impulsions ?
Une tornade de feu nous rejoint. Ses boucles enflammées contrastent avec un visage plus triste. Ses paroles ne sont pas plus joyeuses, et je me demande ce que je fais ici. Pourquoi parler, quand on est tous d'accord ? Pourquoi adresser une tragédie, quand on veut juste s'en détourner, ou bien la contempler en face, sans mots, en une éternelle question sans réponse ? Je trouve les mots vulgaires, presque indécents, et je me demande pourquoi j'ai voulu parler. Maintenant je suis là, et les mots ont remplacé le silence. Alors ils faut bien qu'ils sortent de ma gorge. Mais l'Aigle répond en premier, et sa voix soudain sèche me surprend. L'empathie déferle et ses syllabes presque rauques me peinent. J'acquiesce, et je sais déjà que ma voix sera nouée alors que sortent comme des oiseaux sans ailes les mots que je me force à prononcer, après un instant de pause :
_Moi non plus. Une pause. A grande-peine, je reprends mon éternel ton posé. _Mais je suis contente qu'on en parle toujours, même... des décennies après. Qu'on n'oublie pas. C'est vrai, qu'il ne faut pas oublier. Je suis peut-être encore trop jeune pour me rendre compte pourquoi, mais je le sens au fond de moi. Oublier, c'est presque trahir ceux qui sont venus avant nous. Et c'est trahir ceux qui viendront après. Maman et Papa n'oublient pas, ils me disent de toujours regarder le passé en face. Mais je sais que c'est parce qu'ils ont vécu ça, eux. Leurs parents leur racontaient des histoire de la guerre, et dans leurs cauchemars se bousculaient encore des Mangemorts. Moi je ne suis pas de cette génération, je suis née loin de la Mémoire ; dirais-je à mes enfants de regarder le passé en face ? Oui, je me promets. Oui.
Je reprends : _Après tout, on a de la chance. Qu'il y ait toujours une commémoration et tout. Qu'on pense à ne pas nous laisser oublier.
#28363c
En même temps, ce n'est pas parce que cela est normal que cela est bien.
Narcisse nous rejoint, avec son esprit de synthèse. Je le pense enfantin, parfois, mais ce n'est peut-être pas lui donner justice. J'hoche la tête à sa phrase glaçante -oui, tout le monde meurt, et il n'y pas de raison. C'est fou, mais c'est ainsi. Parfois, j'étais frappée par cette vague d'incompréhension qui me submergeait jusqu'à ne plus vraiment pouvoir y penser. Comme un récipient trop plein d'eau, je ne pouvais regarder le sujet qu'avec ce que je réussissais à retenir -des émotions qui alternaient trop vite, alors que je ne pouvais toutes les garder en moi. D'autres fois, je me disais qu'il était bien que tout ait une fin. Comment vivre éternellement ?
La Serdaigle parle mais je ne suis pas d'accord. Je me demande si je veux vraiment entrer en opposition, alors que je pourrais rester au chaud dans mes pensées. Mais c'est plus fort que moi-peut-être ne vaux-je pas mieux qu'un autre, à ne pas pouvoir répondre à l'urgence de faire valoir mon avis : _Je ne sais pas... De leur vivant, oui, cela les aurait rendu heureux, mais de leur mort... ? Qu'est-ce qu'ils s'en fichent, vu qu'ils ont cessés d'être ? La formule familière m'agace, mais je ne peux rien y faire. Les mots appris dans les livres ne remplaceront jamais vraiment mon accent populaire. J'aimerais ajouter quelque chose, mais les mots ne viennent pas. Ou peut-être que c'est l'envie qui manque. Mes pensées sont arabesques, mais les phrases sont carrées ; comment exprimer la fin, si brutale et complète, le noir absolu, le rien, le vide, d'une existence qui se termine ? Comment quelqu'un pourrait-il encore vouloir, s'intéresser, penser, alors même que les dernières neurones qui constituaient son être ne sont plus que des cellules sans impulsions ?
Une tornade de feu nous rejoint. Ses boucles enflammées contrastent avec un visage plus triste. Ses paroles ne sont pas plus joyeuses, et je me demande ce que je fais ici. Pourquoi parler, quand on est tous d'accord ? Pourquoi adresser une tragédie, quand on veut juste s'en détourner, ou bien la contempler en face, sans mots, en une éternelle question sans réponse ? Je trouve les mots vulgaires, presque indécents, et je me demande pourquoi j'ai voulu parler. Maintenant je suis là, et les mots ont remplacé le silence. Alors ils faut bien qu'ils sortent de ma gorge. Mais l'Aigle répond en premier, et sa voix soudain sèche me surprend. L'empathie déferle et ses syllabes presque rauques me peinent. J'acquiesce, et je sais déjà que ma voix sera nouée alors que sortent comme des oiseaux sans ailes les mots que je me force à prononcer, après un instant de pause :
_Moi non plus. Une pause. A grande-peine, je reprends mon éternel ton posé. _Mais je suis contente qu'on en parle toujours, même... des décennies après. Qu'on n'oublie pas. C'est vrai, qu'il ne faut pas oublier. Je suis peut-être encore trop jeune pour me rendre compte pourquoi, mais je le sens au fond de moi. Oublier, c'est presque trahir ceux qui sont venus avant nous. Et c'est trahir ceux qui viendront après. Maman et Papa n'oublient pas, ils me disent de toujours regarder le passé en face. Mais je sais que c'est parce qu'ils ont vécu ça, eux. Leurs parents leur racontaient des histoire de la guerre, et dans leurs cauchemars se bousculaient encore des Mangemorts. Moi je ne suis pas de cette génération, je suis née loin de la Mémoire ; dirais-je à mes enfants de regarder le passé en face ? Oui, je me promets. Oui.
Je reprends : _Après tout, on a de la chance. Qu'il y ait toujours une commémoration et tout. Qu'on pense à ne pas nous laisser oublier.
Pas de soucis Stella, tu as bien fait ! Me revoilà, désolée du retard, @Nina De Almeida, @Narcisse Brando, @Stella Ruewen
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Toutes les tombes que l´on n´a jamais vu
Ça doit être triste, de voir une personne disparaître.
C'est étrange. J'ai l'impression que je pourrais presque toucher cette émotion, pour la ressentir. Alors que dans ma vie, je n'ai jamais perdu personne. Oh, bien sûr, j'ai manqué de perdre maman, beaucoup de fois, plus nombreuses que je ne peux m'en rappeler même. La plupart de ces fois, elles sont arrivées quand j'étais trop petit pour m'en souvenir. Même si, parfois, des flashs, des sons, des odeurs me reviennent, dans certaines situations. Un peu comme le parfum qu'on hume au détour d'un couloir, que l'on est certain de connaître, sans réussir avec certitude à se le remettre.
Comment ça a pu arriver ?
Est-ce que je pourrais répondre à cette question un jour ? J'espère que non, au fond de moi. J'ai le sentiment que si, un jour, j'arrive à expliquer de tels actes, c'est que je pourrais les comprendre. Et je ne veux pas pouvoir faire ça un jour, ça me paraît tellement... nul. Nul, je sais pas, c'est nul, c'est moche, je comprends pas tout.
Est-ce que je serais heureux qu'on m'honore ?
Qu'est-ce ça veut dire, même d'honorer quelqu'un ? Il est mort, il s'en fiche, ce qui compte, ce sont les vivants, si on prends soin des gens morts, c'est pour que leurs proches ne soient pas tristes, non ? Voilà, comme elle dit, la famille, les proches, ça doit faire tellement mal, tellement. Cruel ?
J'inspire doucement, un peu hésitant, en tournant mon regard sur mes camarades. J'ai pas l'impression d'avoir quelque chose de pertinent à rajouter, et de toute manière, ce n'est pas nécessaire, en fait. Mais j'ai l'impression que ce sujet les atteint, et par conséquent, il est hors de question que je garde mes pensées pour moi ! Un sourire encourageant aux lèvres, et je laisse les bonnes pensées me submerger à nouveau.
"En tout cas, faut s'dire que tant que y'aura des gens qui s'opposent à ça, tout ira bien héhé !"
C'est étrange. J'ai l'impression que je pourrais presque toucher cette émotion, pour la ressentir. Alors que dans ma vie, je n'ai jamais perdu personne. Oh, bien sûr, j'ai manqué de perdre maman, beaucoup de fois, plus nombreuses que je ne peux m'en rappeler même. La plupart de ces fois, elles sont arrivées quand j'étais trop petit pour m'en souvenir. Même si, parfois, des flashs, des sons, des odeurs me reviennent, dans certaines situations. Un peu comme le parfum qu'on hume au détour d'un couloir, que l'on est certain de connaître, sans réussir avec certitude à se le remettre.
Comment ça a pu arriver ?
Est-ce que je pourrais répondre à cette question un jour ? J'espère que non, au fond de moi. J'ai le sentiment que si, un jour, j'arrive à expliquer de tels actes, c'est que je pourrais les comprendre. Et je ne veux pas pouvoir faire ça un jour, ça me paraît tellement... nul. Nul, je sais pas, c'est nul, c'est moche, je comprends pas tout.
Est-ce que je serais heureux qu'on m'honore ?
Qu'est-ce ça veut dire, même d'honorer quelqu'un ? Il est mort, il s'en fiche, ce qui compte, ce sont les vivants, si on prends soin des gens morts, c'est pour que leurs proches ne soient pas tristes, non ? Voilà, comme elle dit, la famille, les proches, ça doit faire tellement mal, tellement. Cruel ?
J'inspire doucement, un peu hésitant, en tournant mon regard sur mes camarades. J'ai pas l'impression d'avoir quelque chose de pertinent à rajouter, et de toute manière, ce n'est pas nécessaire, en fait. Mais j'ai l'impression que ce sujet les atteint, et par conséquent, il est hors de question que je garde mes pensées pour moi ! Un sourire encourageant aux lèvres, et je laisse les bonnes pensées me submerger à nouveau.
"En tout cas, faut s'dire que tant que y'aura des gens qui s'opposent à ça, tout ira bien héhé !"
Toutes les tombes que l´on n´a jamais vu
Je baissai un instant les yeux quand la Serdaigle me répondit avec cette voix un peu glaciale. Je m’y attendais pas… j’avais parlé sans mauvaise intention, mais ses mots m’avaient piquée au cœur. Je sentis mes joues chauffer légèrement, cette chaleur qui arrive d’un coup quand on a l’impression d’avoir dit un truc qu’il fallait pas. Je me mordai légèrement la joue, honteuse de m'être mal exprimée.
Je inspirai doucement, essayant de pas me laisser démonter. Après tout, je savais pourquoi ce sujet me touchait, même si… même si moi, je n’avais rien connu de tout ça.
- Oh… excuse-moi, je voulais pas être maladroite… dis-je doucement, sincèrement. Je… j’essaie juste de comprendre, en fait.
Je relevai un peu la tête et mon regard dériva vers les lunettes qui flottaient au-dessus de nous. Des centaines. Toutes différentes, mais toutes chargées d’un symbole qui dépassait largement notre petite existence d’élèves. C’était étrange… douloureux et magnifique à la fois.
J’avais toujours trouvé cette vision impressionnante : ces reflets qui dansaient au plafond, comme si les souvenirs eux-mêmes décidaient de ne pas retomber. Mais en y repensant bien ce plafond m'a toujours intrigué, un peu mistérieux ou de nombreuses chose y flottaient, mais aujourd'hui à la place des bougies habituelles y étaient installées de lunettes.
Dans ma poitrine, quelque chose se serra.
Je ne les avais pas connus, moi.
Ni Harry Potter, ni aucunes des personnes mortes ce jour-là.
Je n’étais même pas née quand l’attentat avait eu lieu — enfin si, à peine.
25 février 2038…
Mai 2038…
À trois mois près, j’aurais pu… ou pas.
Ça me foutait un vertige pas possible quand j’y pensais.
Je déglutis, puis repris, la voix plus douce, plus posée :
- Je… je crois que ça me touche parce que… j’ai grandi avec l’idée que j’étais née dans une période où tout changeait. Que le monde avait encore une trace de cette blessure. Et même si j’ai rien vécu, je sais que ma… ma génération existe grâce à ceux qui sont partis avant.
Mes doigts se serrèrent sur ma robe, sans que je m’en rende compte. C’était ça qui me brûlait les lèvres depuis le début. Pas la tristesse mystérieuse de quelqu’un que j’aurais perdu - mais la conscience de marcher dans un monde où on avait encore peur de ce qui pouvait arriver.
Je levai les yeux quand Narcisse parla. Sa voix contrastait avec l’atmosphère lourde autour de nous, comme une petite fenêtre entrouverte quand tout le reste sentait le renfermé. Même si ses mots paraissaient simples, presque naïfs… ils firent du bien.
Je lui souris faiblement.
- C’est bien que t’apportes des pensées positives… chuchotai-je. Ça fait un peu… respirer. On en a besoin, je crois.
Et dans ma tête, je continuai, sans oser le dire :
Moi j’en ai besoin.
Parce que sinon, j’allais juste sombrer dans cette mélancolie qui flottait ici autant que les lunettes.
Je regardai autour de moi. Les bougies, le silence religieux, les élèves regroupés en petits cercles. On aurait dit que même les murs voulaient pas faire trop de bruit.
Je sentais la tristesse des autres, leurs histoires, leurs pertes.
Et moi, au milieu, à la fois dedans et en dehors.
Je inspirai encore une fois.
Pas trop fort.
Comme si le moindre souffle pouvait faire trembler toutes ces lunettes suspendues.
- J’suis contente qu’on en parle, vraiment, repris-je plus fermement. Parce que… même si j’ai pas vécu ça, même si j’étais qu’un bébé… je crois qu’on devrait jamais oublier ce qui s’est passé ici. Sinon… ça recommencera peut-être un jour. Et j’ai pas envie de vivre dans un monde où ça peut encore arriver.
Un frisson me parcourut en disant ça.
Mon regard se perdit dans les verres brillants.
Ils reflétaient la salle… mais aussi nos peurs, nos souvenirs, et tout ce qu’on ne comprenait pas encore.
Je finis plus bas, presque dans un souffle :
- Alors… oui. Même si ça fait mal, même si c’est lourd… j’suis contente qu’on soit là. Ensemble.
___
Excusez moi du retard, je suis vraiment mais vraiment désolée
@Ada Bentley, @Stella Ruewen & @Narcisse Brando
668 mots
Je inspirai doucement, essayant de pas me laisser démonter. Après tout, je savais pourquoi ce sujet me touchait, même si… même si moi, je n’avais rien connu de tout ça.
- Oh… excuse-moi, je voulais pas être maladroite… dis-je doucement, sincèrement. Je… j’essaie juste de comprendre, en fait.
Je relevai un peu la tête et mon regard dériva vers les lunettes qui flottaient au-dessus de nous. Des centaines. Toutes différentes, mais toutes chargées d’un symbole qui dépassait largement notre petite existence d’élèves. C’était étrange… douloureux et magnifique à la fois.
J’avais toujours trouvé cette vision impressionnante : ces reflets qui dansaient au plafond, comme si les souvenirs eux-mêmes décidaient de ne pas retomber. Mais en y repensant bien ce plafond m'a toujours intrigué, un peu mistérieux ou de nombreuses chose y flottaient, mais aujourd'hui à la place des bougies habituelles y étaient installées de lunettes.
Dans ma poitrine, quelque chose se serra.
Je ne les avais pas connus, moi.
Ni Harry Potter, ni aucunes des personnes mortes ce jour-là.
Je n’étais même pas née quand l’attentat avait eu lieu — enfin si, à peine.
25 février 2038…
Mai 2038…
À trois mois près, j’aurais pu… ou pas.
Ça me foutait un vertige pas possible quand j’y pensais.
Je déglutis, puis repris, la voix plus douce, plus posée :
- Je… je crois que ça me touche parce que… j’ai grandi avec l’idée que j’étais née dans une période où tout changeait. Que le monde avait encore une trace de cette blessure. Et même si j’ai rien vécu, je sais que ma… ma génération existe grâce à ceux qui sont partis avant.
Mes doigts se serrèrent sur ma robe, sans que je m’en rende compte. C’était ça qui me brûlait les lèvres depuis le début. Pas la tristesse mystérieuse de quelqu’un que j’aurais perdu - mais la conscience de marcher dans un monde où on avait encore peur de ce qui pouvait arriver.
Je levai les yeux quand Narcisse parla. Sa voix contrastait avec l’atmosphère lourde autour de nous, comme une petite fenêtre entrouverte quand tout le reste sentait le renfermé. Même si ses mots paraissaient simples, presque naïfs… ils firent du bien.
Je lui souris faiblement.
- C’est bien que t’apportes des pensées positives… chuchotai-je. Ça fait un peu… respirer. On en a besoin, je crois.
Et dans ma tête, je continuai, sans oser le dire :
Moi j’en ai besoin.
Parce que sinon, j’allais juste sombrer dans cette mélancolie qui flottait ici autant que les lunettes.
Je regardai autour de moi. Les bougies, le silence religieux, les élèves regroupés en petits cercles. On aurait dit que même les murs voulaient pas faire trop de bruit.
Je sentais la tristesse des autres, leurs histoires, leurs pertes.
Et moi, au milieu, à la fois dedans et en dehors.
Je inspirai encore une fois.
Pas trop fort.
Comme si le moindre souffle pouvait faire trembler toutes ces lunettes suspendues.
- J’suis contente qu’on en parle, vraiment, repris-je plus fermement. Parce que… même si j’ai pas vécu ça, même si j’étais qu’un bébé… je crois qu’on devrait jamais oublier ce qui s’est passé ici. Sinon… ça recommencera peut-être un jour. Et j’ai pas envie de vivre dans un monde où ça peut encore arriver.
Un frisson me parcourut en disant ça.
Mon regard se perdit dans les verres brillants.
Ils reflétaient la salle… mais aussi nos peurs, nos souvenirs, et tout ce qu’on ne comprenait pas encore.
Je finis plus bas, presque dans un souffle :
- Alors… oui. Même si ça fait mal, même si c’est lourd… j’suis contente qu’on soit là. Ensemble.
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Excusez moi du retard, je suis vraiment mais vraiment désolée
@Ada Bentley, @Stella Ruewen & @Narcisse Brando
668 mots
Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
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