ET C'EST LA CHUTE
Dimanche 15 Mai 2050.
Milieu d'après midi,
En haut d'un long, très long escalier.
En ramenant tout un bazar d'objets de sa chambre à Dublin comme Edwin lui avait demandé, Owen avait aussi glissé dans le carton - à moins qu'ils n'y aient pas déjà été cachés - deux ressorts magiques d'un horrible dégradé couleur arc en ciel pétant. Evidemment, Edwin avait hurlé de joie en les voyant et les avait gardé de côté. Certes, il avait demandé à son frère de récupérer tout ces bidules pour pouvoir montrer un peu du monde moldu à Nyxis la veille, mais autant en profiter maintenant qu'ils étaient là.
Ce n'était pas le summum de la technologie moldue, mais Edwin était persuadé qu'aucun né sorciers ou sang purs n'auraient pu en entendre parler. En cours, on apprenait la politique moldue, l'électricité, le cinéma et toutes ces choses mais il n'avait encore jamais eu un cours sur les puces sauteuses et la troisième avait été ravie de les voir en action. Voir un ressort magique, par contre, ça dépassait de loin le bonheur qu'il pouvait ressentir en faisant rebondir les petits demi-cercles en plastique.
Enfin bref, les ressorts magiques avaient été une grande partie de son enfance dans les rues de Londres et il avait totalement oublié l'existence de ces objets dans ses affaires. Les deux ressorts, soigneusement posés par terre à quelques centimètres devant lui, étaient comme un vestige de cette époque. Une nostalgie pure qui lui rappela sans mal les journées à courir dans l'immeuble qu'il avait habité avec sa mère et à monter et descendre les escaliers des dizaines de fois juste pour le plaisir de voir le ressort le suivre dans un mouvement presque perpétuel - tant que Edwin le lançait dans le bon angle et qu'il restait des marches. C'était peut-être l'avalanche de souvenirs qui avait menée à ce moment de sa vie. Le moment très exact où il avait eu la révélation suivante : Les escaliers de Poudlard étaient longs, bien plus que de raison et, en plus, ils bougeaient pour créer une boucle presque finie tant qu'on arrivait pas au rez-de-chaussée. Cinq étages - puisqu'il ne s'était pas aventuré dans les tours - à descendre pour ses petits ressorts. Il se fit la réflexion que tester cette idée était un devoir. Il était nécessaire pour lui de nourrir son enfant intérieur, c'était vital. Il avait presque l'impression que le petit-lui se penchait par dessus son épaule pour l'encourager et profiter de la scène.
Peut-être qu'il s'agissait aussi d'une vengeance pour toutes les années où il n'avait pas ou être un enfant comme les autres. Atteindre l'âge adulte, année après année et s'en rapprocher d'aussi près - bien qu'il soit déjà majeur chez les sorciers - ça impliquait de prendre du recul sur sa vie. Et plus Edwin prenait du recul sur son enfance, plus il se rendait compte que rien n'avait été normal comme il l'avait cru pendant des années. Alors bon, personne n'avait le droit de le juger alors qu'il profitait d'être enfin bien dans sa peau pour rattraper les petites joies dont il avait été privé ou qui semblaient si lointaines qu'il ne s'en souvenait plus qu'à moitié.
Le seul soucis, et la chose qui l'empêchait actuellement de lancer ses ressorts, c'était l'idée de pouvoir se recevoir une punition pour ça. Ces dernières années, il avait été tellement paniqué et effrayé par tous les adultes qu'il s'était mis à se tenir tellement à carreaux qu'il s'était même demandé parfois si respirer trop fort ne lui apporterait pas d'ennui. Aujourd'hui, il se laissait rire à gorge déployée quand il en avait envie mais c'était tout autre chose de faire une vraie connerie. Enfin, il n'était indiqué nulle part dans le règlement que lancer des ressorts dans les escaliers était interdit mais les règles, c'était subjectif : chaque prof faisait les siennes à l'instant T. Autant, il n'avait pas trop peur de se faire attraper par Owen ou encore par Priddy qui ne lui faisait pas peur, autant le concierge et Khan restaient légèrement flippants.
Bon, tu sais quoi... On a qu'une vie ! souffla-t-il pour lui-même, réussissant sans mal à ignorer les élèves autour de lui. Un Amplificatum plus tard, les deux ressorts avaient doublé de volume - pour être plus faciles à suivre des yeux - et Edwin leur avait donné l'impulsion parfaite. Les ressorts à peine lancés, il s'était redressé, les bras levés dans une pose victorieuse avec un Ah-ah ! tout heureux. Dévaler les escaliers après les deux objets - même en peinant à suivre leur rythme - était grisant. Electrique, même, et ça lui donnait l'impression d'être sur un petit nuage même s'il devait régulièrement crier un "Poussez vous !" essoufflé en direction de quelques camarades.
Presque arrivés en bas de l'étage, les deux objets continuèrent leur mouvement alors que l'adolescent ouvrait de grands yeux. Le soucis avec les escaliers magiques, c'était qu'ils bougeaient un peu comme ils le voulaient et qu'il était alors facile de couper le chemin à ses fidèles ressorts.
Edwin réussit à en arrêter un d'un sortilège à moitié bâclé mais l'autre se jeta littéralement dans le vide, réussissant d'un même mouvement à égaler toutes les scènes les plus tragiques du cinéma alors que son propriétaire dévalait les quelques escaliers restant à toute allure. Mais trop tard : le ressort s'était suicidé, avait sombré dans le néant sans crier gare. Le Serpentard ramassa le premier ressort, les joues rougies par sa course et le souffle court avant de se redresser.
Le bruit caractéristique d'un objet terminant sa chute se fit entendre, suivit d'un petit bruit que Edwin ne connaissait que trop bien. C'était le bruit de quelqu'un - un vrai être humain - qui se faisait surprendre. Une sueur froide dévala le creux de son dos alors qu'il imaginait tous les pires scénario. Un sang-pur, ou même Miss Montmort, qui serait le pire ? Il se pencha, en panique, par dessus les barreaux et observa en contrebas la malheureuse victime. En reconnaissant les cheveux blonds de son directeur de maison, Edwin souffla comme si le poids du monde venait de quitter ses épaules. Et puis, se pliant un peu plus, il se mit à agiter la main, un sourire aux lèvres. Désolé m'sieur ! Je faisais la course et l'escalier a bougé ! Il agita de sa seconde main le deuxième ressort, l'observant pendouiller dans le vide. Ca vous embête pas si j'le récupère ? O'Lake n'était pas un adulte effrayant, bien au contraire. Depuis sa prise de poste en tant que grand cher de la maison des verts, il était même devenu son professeur préféré bis, égalant sans mal Priddy. Il y avait peu de chance qu'il se mette à lui hurler dessus, ou en tout cas Edwin imaginait les chances assez faibles.
Vous vous êtes pas fait mal, ça va ? finit-il de crier dans le vide. Les ressorts n'étaient pas lourd, et fait dans un plastique assez souple alors normalement, le professeur d'études des moldus ne devrait pas se retrouver avec une commotion cérébrale. En tout cas, Edwin l'espérait : ce serait légèrement difficile à expliquer à Owen.
Milieu d'après midi,
En haut d'un long, très long escalier.
En ramenant tout un bazar d'objets de sa chambre à Dublin comme Edwin lui avait demandé, Owen avait aussi glissé dans le carton - à moins qu'ils n'y aient pas déjà été cachés - deux ressorts magiques d'un horrible dégradé couleur arc en ciel pétant. Evidemment, Edwin avait hurlé de joie en les voyant et les avait gardé de côté. Certes, il avait demandé à son frère de récupérer tout ces bidules pour pouvoir montrer un peu du monde moldu à Nyxis la veille, mais autant en profiter maintenant qu'ils étaient là.
Ce n'était pas le summum de la technologie moldue, mais Edwin était persuadé qu'aucun né sorciers ou sang purs n'auraient pu en entendre parler. En cours, on apprenait la politique moldue, l'électricité, le cinéma et toutes ces choses mais il n'avait encore jamais eu un cours sur les puces sauteuses et la troisième avait été ravie de les voir en action. Voir un ressort magique, par contre, ça dépassait de loin le bonheur qu'il pouvait ressentir en faisant rebondir les petits demi-cercles en plastique.
Enfin bref, les ressorts magiques avaient été une grande partie de son enfance dans les rues de Londres et il avait totalement oublié l'existence de ces objets dans ses affaires. Les deux ressorts, soigneusement posés par terre à quelques centimètres devant lui, étaient comme un vestige de cette époque. Une nostalgie pure qui lui rappela sans mal les journées à courir dans l'immeuble qu'il avait habité avec sa mère et à monter et descendre les escaliers des dizaines de fois juste pour le plaisir de voir le ressort le suivre dans un mouvement presque perpétuel - tant que Edwin le lançait dans le bon angle et qu'il restait des marches. C'était peut-être l'avalanche de souvenirs qui avait menée à ce moment de sa vie. Le moment très exact où il avait eu la révélation suivante : Les escaliers de Poudlard étaient longs, bien plus que de raison et, en plus, ils bougeaient pour créer une boucle presque finie tant qu'on arrivait pas au rez-de-chaussée. Cinq étages - puisqu'il ne s'était pas aventuré dans les tours - à descendre pour ses petits ressorts. Il se fit la réflexion que tester cette idée était un devoir. Il était nécessaire pour lui de nourrir son enfant intérieur, c'était vital. Il avait presque l'impression que le petit-lui se penchait par dessus son épaule pour l'encourager et profiter de la scène.
Peut-être qu'il s'agissait aussi d'une vengeance pour toutes les années où il n'avait pas ou être un enfant comme les autres. Atteindre l'âge adulte, année après année et s'en rapprocher d'aussi près - bien qu'il soit déjà majeur chez les sorciers - ça impliquait de prendre du recul sur sa vie. Et plus Edwin prenait du recul sur son enfance, plus il se rendait compte que rien n'avait été normal comme il l'avait cru pendant des années. Alors bon, personne n'avait le droit de le juger alors qu'il profitait d'être enfin bien dans sa peau pour rattraper les petites joies dont il avait été privé ou qui semblaient si lointaines qu'il ne s'en souvenait plus qu'à moitié.
Le seul soucis, et la chose qui l'empêchait actuellement de lancer ses ressorts, c'était l'idée de pouvoir se recevoir une punition pour ça. Ces dernières années, il avait été tellement paniqué et effrayé par tous les adultes qu'il s'était mis à se tenir tellement à carreaux qu'il s'était même demandé parfois si respirer trop fort ne lui apporterait pas d'ennui. Aujourd'hui, il se laissait rire à gorge déployée quand il en avait envie mais c'était tout autre chose de faire une vraie connerie. Enfin, il n'était indiqué nulle part dans le règlement que lancer des ressorts dans les escaliers était interdit mais les règles, c'était subjectif : chaque prof faisait les siennes à l'instant T. Autant, il n'avait pas trop peur de se faire attraper par Owen ou encore par Priddy qui ne lui faisait pas peur, autant le concierge et Khan restaient légèrement flippants.
Bon, tu sais quoi... On a qu'une vie ! souffla-t-il pour lui-même, réussissant sans mal à ignorer les élèves autour de lui. Un Amplificatum plus tard, les deux ressorts avaient doublé de volume - pour être plus faciles à suivre des yeux - et Edwin leur avait donné l'impulsion parfaite. Les ressorts à peine lancés, il s'était redressé, les bras levés dans une pose victorieuse avec un Ah-ah ! tout heureux. Dévaler les escaliers après les deux objets - même en peinant à suivre leur rythme - était grisant. Electrique, même, et ça lui donnait l'impression d'être sur un petit nuage même s'il devait régulièrement crier un "Poussez vous !" essoufflé en direction de quelques camarades.
Presque arrivés en bas de l'étage, les deux objets continuèrent leur mouvement alors que l'adolescent ouvrait de grands yeux. Le soucis avec les escaliers magiques, c'était qu'ils bougeaient un peu comme ils le voulaient et qu'il était alors facile de couper le chemin à ses fidèles ressorts.
Edwin réussit à en arrêter un d'un sortilège à moitié bâclé mais l'autre se jeta littéralement dans le vide, réussissant d'un même mouvement à égaler toutes les scènes les plus tragiques du cinéma alors que son propriétaire dévalait les quelques escaliers restant à toute allure. Mais trop tard : le ressort s'était suicidé, avait sombré dans le néant sans crier gare. Le Serpentard ramassa le premier ressort, les joues rougies par sa course et le souffle court avant de se redresser.
Le bruit caractéristique d'un objet terminant sa chute se fit entendre, suivit d'un petit bruit que Edwin ne connaissait que trop bien. C'était le bruit de quelqu'un - un vrai être humain - qui se faisait surprendre. Une sueur froide dévala le creux de son dos alors qu'il imaginait tous les pires scénario. Un sang-pur, ou même Miss Montmort, qui serait le pire ? Il se pencha, en panique, par dessus les barreaux et observa en contrebas la malheureuse victime. En reconnaissant les cheveux blonds de son directeur de maison, Edwin souffla comme si le poids du monde venait de quitter ses épaules. Et puis, se pliant un peu plus, il se mit à agiter la main, un sourire aux lèvres. Désolé m'sieur ! Je faisais la course et l'escalier a bougé ! Il agita de sa seconde main le deuxième ressort, l'observant pendouiller dans le vide. Ca vous embête pas si j'le récupère ? O'Lake n'était pas un adulte effrayant, bien au contraire. Depuis sa prise de poste en tant que grand cher de la maison des verts, il était même devenu son professeur préféré bis, égalant sans mal Priddy. Il y avait peu de chance qu'il se mette à lui hurler dessus, ou en tout cas Edwin imaginait les chances assez faibles.
Vous vous êtes pas fait mal, ça va ? finit-il de crier dans le vide. Les ressorts n'étaient pas lourd, et fait dans un plastique assez souple alors normalement, le professeur d'études des moldus ne devrait pas se retrouver avec une commotion cérébrale. En tout cas, Edwin l'espérait : ce serait légèrement difficile à expliquer à Owen.
@Elijah Cooper et @Lancelot O'LakeLibre à qui veut, mais idéalement j'aimerais garder le RP bon enfant et sans prise de tête ! c:
Niveau apparence de Edwin : C'est un Dimanche donc pantalon en tissu droit et probablement une chemise aux manches retroussées. Pour la couleur, partons sur un violet foncé qui fait ressortir sa peau pâlotte. Pour les cheveux, une tresse lâche sur l'épaule et quelques barrettes et pinces à formes amusantes.
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
ET C'EST LA CHUTE
En ce dimanche, Andy s'apprêtait, comme chaque semaine, à envoyer une lettre à sa famille. Huit mois étaient passés, et pourtant, il n'était toujours parvenu à s'habituer aux interminables escaliers. Le jeune Londonien regrettait amèrement les ascenseurs moldus : les sorciers étaient ingénieux, et il ne comprenait pas comment un système similaire ne leur était jamais venu à l'esprit. Chaque marche lui paraissait être une épreuve, et la position de la volière, perchée au sommet de l'une des tours, l'agaçait particulièrement. "Ils auraient quand même pu la mettre au rez-de-chaussée..." maugréa-t-il à mi-voix tandis qu'il grimpait, le dos voûté comme s'il portait le poids du monde sur ses épaules, et les yeux rivés sur ses baskets. Sa main agrippait la rambarde en bois sculpté, qui semblait presque trembler sous son effort. Son copieux déjeuner pesait comme une pierre dans son estomac, et il commençait à amèrement regretter de s'être resservi trois fois. Certes, sur le moment, se remplir l'estomac avait été un pur bonheur ; mais à présent, chaque pas semblait le trahir.
La respiration laborieuse, Andy s'arrêta un instant, les yeux clos pour essayer de reprendre son souffle. Pitié... que je sois proche de l'arrivée. Il n'osait pas rouvrir ses yeux, de peur de découvrir qu'il n'avait gravi que deux étages – ce qui était sûrement le cas, au vu de l'allure à laquelle il se traînait, avec aussi peu de force qu'un mollusque. Une agitation soudaine l'incita toutefois à rouvrir les yeux. Le spectacle qui se déployait devant eux le laissa perplexe. Un arc-en-ciel virevoltait dans les escaliers, tourbillonnant à une vitesse folle droit dans sa direction. Pendant un instant, Andy se demanda s’il n’était pas en train d’halluciner à cause du dessert douteux du midi. Se penchant par dessus la rambarde malgré son léger vertige, il suivit la chute de l'arc-en-ciel.
"Wow..." souffla-t-il, les yeux écarquillés devant le tumulte.
Il resta hypnotisé un instant par les mouvements de ce qui semblait être un ressort moldu, du même style que ceux avec lesquels il aimait tant jouer quand il était plus jeune. Lentement, l'enfant releva les yeux vers l'élève qui, quelques marches au-dessus de lui, tenait ce qui ressemblait à un deuxième arc-en-ciel entre ses mains. La chance, j'veux le même ressort. Le garçon devait bien faire deux têtes de plus que lui – si ce n'est trois – et Andy était trop intimidé pour balbutier autre chose que "T'inquiète pas, ça a pas trop dû lui faire mal...". Puis, réalisant qu’il avait osé adresser la parole à un élève bien plus âgé – ce qu'il évitait toujours – il rougit, avant d’ajouter avec sincérité : "Il est trop cool ton ressort."
La respiration laborieuse, Andy s'arrêta un instant, les yeux clos pour essayer de reprendre son souffle. Pitié... que je sois proche de l'arrivée. Il n'osait pas rouvrir ses yeux, de peur de découvrir qu'il n'avait gravi que deux étages – ce qui était sûrement le cas, au vu de l'allure à laquelle il se traînait, avec aussi peu de force qu'un mollusque. Une agitation soudaine l'incita toutefois à rouvrir les yeux. Le spectacle qui se déployait devant eux le laissa perplexe. Un arc-en-ciel virevoltait dans les escaliers, tourbillonnant à une vitesse folle droit dans sa direction. Pendant un instant, Andy se demanda s’il n’était pas en train d’halluciner à cause du dessert douteux du midi. Se penchant par dessus la rambarde malgré son léger vertige, il suivit la chute de l'arc-en-ciel.
"Wow..." souffla-t-il, les yeux écarquillés devant le tumulte.
Il resta hypnotisé un instant par les mouvements de ce qui semblait être un ressort moldu, du même style que ceux avec lesquels il aimait tant jouer quand il était plus jeune. Lentement, l'enfant releva les yeux vers l'élève qui, quelques marches au-dessus de lui, tenait ce qui ressemblait à un deuxième arc-en-ciel entre ses mains. La chance, j'veux le même ressort. Le garçon devait bien faire deux têtes de plus que lui – si ce n'est trois – et Andy était trop intimidé pour balbutier autre chose que "T'inquiète pas, ça a pas trop dû lui faire mal...". Puis, réalisant qu’il avait osé adresser la parole à un élève bien plus âgé – ce qu'il évitait toujours – il rougit, avant d’ajouter avec sincérité : "Il est trop cool ton ressort."
446 mots
Deuxième année (2050-2051) | seagreen
ET C'EST LA CHUTE
Cela était censé se présenter comme un dimanche routinier avec des balades dans les couloirs ; pour chercher ne serait-ce qu’un point d’inspiration pour les prochains cours afin de ne pas accabler le monde par de la théorie pure ; faire en sorte que les étudiants aient différents fonds de pratique. Pourtant, cela n’était pas simple, je ne pouvais point apporter l’ensemble du monde Moldu à Poudlard sans risquer des problèmes. La technologie devait être faite avec du matériel qui ne fonctionnait plus pour éviter les complications telles que les explosions, les implosions ou pire encore, les blessures. Mon rôle était de les protéger et l’usage de haute technologie dans une société entourée d’ondes magiques allait à l’encontre de mon principe, surtout à l’école. Je ne souhaitais nullement cette mise en danger dans leur apprentissage. Il me fallait ainsi chercher des moyens sécurisants et les pannes déjà présentes chez les Moldus restaient les meilleures et uniques solutions tant les sorties scolaires dans ce monde ne figuraient — davantage — nullement dans mon programme. Quelque chose que je devrais, certainement, remédier.
Contemplant donc chaque tableau du rez-de-chaussée pour trouver cettedite inspiration, je continuais à songer que la matière qui pourrait être la plus simple en apparence n’était pas celle qui permettait le plus de pratique. Que pouvais-je bien penser pour les motiver à venir en cours : une présentation de maquette avec insertion d’un rôle et d’une histoire ? Déjà fait pour les troisièmes et cinquièmes années et cela n’avaient pas réussi comme je l’avais espéré, mais c’était ainsi ; la vie n’en faisait qu’à sa tête. Et elle faisait de la mienne ce qu’elle en voulait, puisque ce fut un impact assez déchirant qu’elle m’envoya alors que je me dirigeasse vers l’un des degrés montants.
— Farfadets farceurs et potions ratées !
Un juron bien imagé pour cette écharpe d’Iris assaillant ; un de ceux que je connaissais bien pour l’avoir expérimenté dans les escaliers de la librairie familiale. Je le pris en main, sans faire plus ample attention à la goutte de sang qui vint s’y déposer et leva le regard vers le ciel pour entrapercevoir un Edwin Wellhister bien embarrassé ; même si un éclair de soulagement parcourut son visage. S’attendait-il à ce que la « victime » soit quelqu’un de sévère ? Je ne pouvais que l’imaginer, et nonobstant, un bien grand sourire apparut sur mon profil même lorsqu’un autre élève stipulait que je n’aurais point eu mal. Sur le coup, je n’eus rien senti ; le fait de simplement revoir un objet de mon passé ayant rendu mon esprit bien plus concentré sur ma nostalgie ; pourtant, en y repensant, la douleur était quand même légèrement piquante.
— Si nous étions chez les Moldus, j’aurais bien ri de l’excuse, Edwin. Mais ici, c’est indéniablement le cas, ils aiment modifier leurs positions par eux-mêmes. Qu’essayais-tu de faire : tenter de savoir s’il y avait un sort de protection quand ils se détachaient ; donc, arrêter ton ressort dans sa course ou espérais-tu qu’il change lui-même de trajectoire sous l’effet magique d’un autre enchantement ? Si c’est la circonstance, eh bien, ce sont deux conclusions négatives, j’en ai peur. Et pour le récupérer, oui, bien évidemment. Allez, tenez !
La baguette sortie, une incantation bien placée et le ressort se déplaça lentement jusqu’à hauteur de mon jeune apprenant de maison.
— Toutefois, je vais rester, ici, pour éviter de tester le rebond en cas de chutes d’un étage élevé. Enfin, éviter que la course ne se finisse sur un de vos camarades. Et de ma position, peut-être pourrais-je aider dans cette nouvelle perspective d’expérimentation ou de courses réelles si je comprends bien. Je pourrais être en quelque sorte l’arbitre de votre jeu. Du moins, si cela ne vous dérange aucunement les garçons ?
Il n'en fallait nullement plus pour me convaincre de pouvoir observer à nouveau l'amusement des adolescents pour des jeux qui — ce jour-là — me ramenaient en quelque sorte à ma période de fauteur de trouble.
Contemplant donc chaque tableau du rez-de-chaussée pour trouver cettedite inspiration, je continuais à songer que la matière qui pourrait être la plus simple en apparence n’était pas celle qui permettait le plus de pratique. Que pouvais-je bien penser pour les motiver à venir en cours : une présentation de maquette avec insertion d’un rôle et d’une histoire ? Déjà fait pour les troisièmes et cinquièmes années et cela n’avaient pas réussi comme je l’avais espéré, mais c’était ainsi ; la vie n’en faisait qu’à sa tête. Et elle faisait de la mienne ce qu’elle en voulait, puisque ce fut un impact assez déchirant qu’elle m’envoya alors que je me dirigeasse vers l’un des degrés montants.
— Farfadets farceurs et potions ratées !
Un juron bien imagé pour cette écharpe d’Iris assaillant ; un de ceux que je connaissais bien pour l’avoir expérimenté dans les escaliers de la librairie familiale. Je le pris en main, sans faire plus ample attention à la goutte de sang qui vint s’y déposer et leva le regard vers le ciel pour entrapercevoir un Edwin Wellhister bien embarrassé ; même si un éclair de soulagement parcourut son visage. S’attendait-il à ce que la « victime » soit quelqu’un de sévère ? Je ne pouvais que l’imaginer, et nonobstant, un bien grand sourire apparut sur mon profil même lorsqu’un autre élève stipulait que je n’aurais point eu mal. Sur le coup, je n’eus rien senti ; le fait de simplement revoir un objet de mon passé ayant rendu mon esprit bien plus concentré sur ma nostalgie ; pourtant, en y repensant, la douleur était quand même légèrement piquante.
— Si nous étions chez les Moldus, j’aurais bien ri de l’excuse, Edwin. Mais ici, c’est indéniablement le cas, ils aiment modifier leurs positions par eux-mêmes. Qu’essayais-tu de faire : tenter de savoir s’il y avait un sort de protection quand ils se détachaient ; donc, arrêter ton ressort dans sa course ou espérais-tu qu’il change lui-même de trajectoire sous l’effet magique d’un autre enchantement ? Si c’est la circonstance, eh bien, ce sont deux conclusions négatives, j’en ai peur. Et pour le récupérer, oui, bien évidemment. Allez, tenez !
La baguette sortie, une incantation bien placée et le ressort se déplaça lentement jusqu’à hauteur de mon jeune apprenant de maison.
— Toutefois, je vais rester, ici, pour éviter de tester le rebond en cas de chutes d’un étage élevé. Enfin, éviter que la course ne se finisse sur un de vos camarades. Et de ma position, peut-être pourrais-je aider dans cette nouvelle perspective d’expérimentation ou de courses réelles si je comprends bien. Je pourrais être en quelque sorte l’arbitre de votre jeu. Du moins, si cela ne vous dérange aucunement les garçons ?
Il n'en fallait nullement plus pour me convaincre de pouvoir observer à nouveau l'amusement des adolescents pour des jeux qui — ce jour-là — me ramenaient en quelque sorte à ma période de fauteur de trouble.
Bibliothécaire : 01.09.45 - 28.10.46 |Professeur d'EdM : 29.10.46 - ...|DDM Serpentard : 15.11.49 - 27.08.50
ET C'EST LA CHUTE
Edwin avait été arrêté quelques longues secondes dans un étage supérieur avant de pouvoir dévaler à nouveau les marches jusqu'à rejoindre le Poufsouffle plus bas. De loin, il était déjà petit mais de près ? Le jeune adolescent ne devait même pas faire un mètre cinquante et Edwin aurait presque pu lui passer devant sans le remarquer du tout s'il n'avait pas ouvert la bouche. Cependant, impossible pour lui de l'ignorer maintenant qu'il voyait dans ses deux petits yeux bruns un mélange d'admiration et d'envie. Il enregistra d'une oreille distraite son professeur lancer quelques insultes - enfin, celles qu'un professeur était autorisé à hurler dans un collège aussi sérieux que Poudlard - et fit un grand sourire au plus jeune. Edwin savait que certains élèves étaient plutôt mal à l'aise avec le contact, mais il ne put s'empêcher de tapoter l'épaule de l'autre en voyant son visage virer au rouge.
J'espère, ouais ! Sinon je serais embêté, et faudrait que j'explique ça à mon tuteur, tu imagines ? "Pourquoi t'es en retenue Edwin ?" imita le plus jeune en essayant de prendre l'accent qu'avait Owen. Il n'était pas aussi poussé que certains Irlandais, mais on l'entendait quand même, surtout comparé à lui qui avait un simple accent anglais. "Oh bah j'ai assommé mon professeur avec un ressort magique". Termina-t-il en lui faisant un clin d'œil. A la suite, un nouveau sourire, plus étiré que le premier et qui montrait une bonne partie de ses dents naquit sur ses lèvres. J'pense qu'il trouverait pas ça si drôle.
Edwin tendit le ressort qu'il avait dans la main vers l'autre avec un petit signe de tête pour l'encourager à le prendre. Et merci ! Tu me le gardes ? Faut que j'aille voir O'Lake, promis, il est sympa. Et puis comme ça, on fera une vraie course, bouge pas ! Il ne finit pas de dévaler les escaliers et se contenta de faire dépasser sa tête à nouveau par dessus les escaliers pour parler à son professeur qui avait reprit la parole entre-temps. En fait, j'espérais vraiment que les escaliers seraient sympa avec moi ! Parfois, ils bougent pas du tout mais... Eh bah, j'ai pas eu de chance ! Imaginez que j'arrive à les faire dévaler les 5 étages en une seule fois ? Ca mériterait un Guinness record ! Il attrapa son deuxième ressort, se tournant quelques secondes pour l'agiter face à l'autre élève, histoire de dire "tu vois, on va pouvoir la faire, notre course" avant d'agiter sa main vers son professeur. Merci m'sieur !
Cependant, Edwin trouvait ça bien triste que le professeur reste en bas des escaliers pendant que eux deux s'amusaient tout en haut. Ce serait bien solitaire, surtout si les ressorts ne tombaient plus ou que Edwin réussissait à les arrêter. O'Lake resterait tout en bas, tout seul pendant 25 minutes ? Impossible ! Il termina de descendre les deux étages - ce qui n'était pas compliqué avec sa condition physique - et se tint droit devant son professeur, les yeux pétillants. Le regard flancha en quelques secondes, une fois que l'adolescent se rendit compte de l'égratignure dont fleurissait quelques gouttelettes cramoisies. Ce n'était pas grave et loin d'être une hémorragie mais la vue du sang retourna l'estomac d'Edwin en un seul regard. Il n'avait jamais aimé ça, et le supportait de moins en moins avec le temps mais surtout : il avait fait saigner quelqu'un et c'était terrifiant. Si ça avait été quelqu'un d'autre, Edwin aurait fondu en larmes mais là, il fouilla juste rapidement dans ses poches avec les mains légèrement tremblantes. M-mince, je voulais pas vous faire mal... Vous êtes sûr que ça va ?
Evidemment, sa baguette était bien cachée contre son bras, logée dans son étui mais il doutait fortement d'arriver à lancer un sortilège pour soigner le bobo à son professeur. Il n'était pas très fort en défense, Edwin, alors encore moins en situation de crise. J-je connais pas trop Epiksey dit-il en désignant le front du professeur du doigt après avoir rapidement fourré son ressort dans une de ses poches mais tenez ! Il lui tendit un mouchoir, le posant sans gêne sur le front du professeur avant de commencer à faire marche arrière pour remonter les escaliers. Le geste lui était venu rapidement : il n'avait pas pu s'en empêcher car il aurait fait exactement la même chose à un élève ou à Owen. Le soucis c'était que tout le monde était plus petit que lui et il était donc parfois difficile de rattraper ses réflexes. Son directeur de Maison mesurait probablement vers les 1m80 et sûrement pas beaucoup plus alors comparé à lui...
Le fait d'avoir collé un mouchoir sur le front de son professeur comme s'il s'agissait d'un enfant lui reviendrait en tête cette nuit - sauf si l'adulte faisait une remarque dessus - et Edwin aurait envie de hurler dans son oreiller, mais c'était un soucis pour plus tard !
Ah, j'étais descendu pour vous dire... euh... Bah, ce serait triste de rester tout seul en bas, vous voulez pas v'nir avec nous ? Ce serait vachement plus sympa pour arbitrer, et puis vous pouvez arrêter les ressorts avant qu'ils tombent en restant avec nous ! Il pencha la tête sur le côté et fit un de ses fameux sourire penché mais non moins joyeux Et... p-t'être que vous, vous savez dupliquer des trucs ? Et hop, il avait remonté la moitié d'un étage avant d'avoir entièrement fini sa phrase pour rejoindre le Poufsouffle en se demandant si l'autre se sentait de grimper jusqu'au cinquième étage. Il lui poserait la question après avoir eu la réponse du directeur de Serpentard. Faire une course à trois avec son professeur et un inconnu complet, c'était une bonne façon de sortir de sa zone de confort.
J'espère, ouais ! Sinon je serais embêté, et faudrait que j'explique ça à mon tuteur, tu imagines ? "Pourquoi t'es en retenue Edwin ?" imita le plus jeune en essayant de prendre l'accent qu'avait Owen. Il n'était pas aussi poussé que certains Irlandais, mais on l'entendait quand même, surtout comparé à lui qui avait un simple accent anglais. "Oh bah j'ai assommé mon professeur avec un ressort magique". Termina-t-il en lui faisant un clin d'œil. A la suite, un nouveau sourire, plus étiré que le premier et qui montrait une bonne partie de ses dents naquit sur ses lèvres. J'pense qu'il trouverait pas ça si drôle.
Edwin tendit le ressort qu'il avait dans la main vers l'autre avec un petit signe de tête pour l'encourager à le prendre. Et merci ! Tu me le gardes ? Faut que j'aille voir O'Lake, promis, il est sympa. Et puis comme ça, on fera une vraie course, bouge pas ! Il ne finit pas de dévaler les escaliers et se contenta de faire dépasser sa tête à nouveau par dessus les escaliers pour parler à son professeur qui avait reprit la parole entre-temps. En fait, j'espérais vraiment que les escaliers seraient sympa avec moi ! Parfois, ils bougent pas du tout mais... Eh bah, j'ai pas eu de chance ! Imaginez que j'arrive à les faire dévaler les 5 étages en une seule fois ? Ca mériterait un Guinness record ! Il attrapa son deuxième ressort, se tournant quelques secondes pour l'agiter face à l'autre élève, histoire de dire "tu vois, on va pouvoir la faire, notre course" avant d'agiter sa main vers son professeur. Merci m'sieur !
Cependant, Edwin trouvait ça bien triste que le professeur reste en bas des escaliers pendant que eux deux s'amusaient tout en haut. Ce serait bien solitaire, surtout si les ressorts ne tombaient plus ou que Edwin réussissait à les arrêter. O'Lake resterait tout en bas, tout seul pendant 25 minutes ? Impossible ! Il termina de descendre les deux étages - ce qui n'était pas compliqué avec sa condition physique - et se tint droit devant son professeur, les yeux pétillants. Le regard flancha en quelques secondes, une fois que l'adolescent se rendit compte de l'égratignure dont fleurissait quelques gouttelettes cramoisies. Ce n'était pas grave et loin d'être une hémorragie mais la vue du sang retourna l'estomac d'Edwin en un seul regard. Il n'avait jamais aimé ça, et le supportait de moins en moins avec le temps mais surtout : il avait fait saigner quelqu'un et c'était terrifiant. Si ça avait été quelqu'un d'autre, Edwin aurait fondu en larmes mais là, il fouilla juste rapidement dans ses poches avec les mains légèrement tremblantes. M-mince, je voulais pas vous faire mal... Vous êtes sûr que ça va ?
Evidemment, sa baguette était bien cachée contre son bras, logée dans son étui mais il doutait fortement d'arriver à lancer un sortilège pour soigner le bobo à son professeur. Il n'était pas très fort en défense, Edwin, alors encore moins en situation de crise. J-je connais pas trop Epiksey dit-il en désignant le front du professeur du doigt après avoir rapidement fourré son ressort dans une de ses poches mais tenez ! Il lui tendit un mouchoir, le posant sans gêne sur le front du professeur avant de commencer à faire marche arrière pour remonter les escaliers. Le geste lui était venu rapidement : il n'avait pas pu s'en empêcher car il aurait fait exactement la même chose à un élève ou à Owen. Le soucis c'était que tout le monde était plus petit que lui et il était donc parfois difficile de rattraper ses réflexes. Son directeur de Maison mesurait probablement vers les 1m80 et sûrement pas beaucoup plus alors comparé à lui...
Le fait d'avoir collé un mouchoir sur le front de son professeur comme s'il s'agissait d'un enfant lui reviendrait en tête cette nuit - sauf si l'adulte faisait une remarque dessus - et Edwin aurait envie de hurler dans son oreiller, mais c'était un soucis pour plus tard !
Ah, j'étais descendu pour vous dire... euh... Bah, ce serait triste de rester tout seul en bas, vous voulez pas v'nir avec nous ? Ce serait vachement plus sympa pour arbitrer, et puis vous pouvez arrêter les ressorts avant qu'ils tombent en restant avec nous ! Il pencha la tête sur le côté et fit un de ses fameux sourire penché mais non moins joyeux Et... p-t'être que vous, vous savez dupliquer des trucs ? Et hop, il avait remonté la moitié d'un étage avant d'avoir entièrement fini sa phrase pour rejoindre le Poufsouffle en se demandant si l'autre se sentait de grimper jusqu'au cinquième étage. Il lui poserait la question après avoir eu la réponse du directeur de Serpentard. Faire une course à trois avec son professeur et un inconnu complet, c'était une bonne façon de sortir de sa zone de confort.
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
ET C'EST LA CHUTE
Elijah avait repéré les ressorts magiques de très loin. Déjà parce qu'ils étaient multicolores, et qu'il avait tendance à être attiré comme un aimant par tout ce qui était coloré. Ensuite parce qu'il ignorait que les sorciers connaissaient ces objets. Et enfin parce que... Par Merlin quelle idée de génie que de les utiliser dans les escaliers de Poudlard qui bougeaient en en faisant qu'à leur tête ! Il sautillait d'excitation, observant lesdits ressorts descendre les marches avec cette fluidité hypnotisante, jusqu'à ce qu'ils atterrissent droit sur la tête d'un professeur. Aussitôt, l'adolescent éclata de rire, avant de s'éloigner de la rambarde pour ne pas être pris pour l'auteur de ce terrible méfait - il aurait adoré en être à l'origine.
Ni une ni deux, il décida tout de même de trouver le propriétaire des ressorts, parcourant les escaliers à toute vitesse, repérant rapidement celui qui avait eu cette brillante idée puisqu'il s'excusait avant de descendre à toute vitesse. Elijah s'apprêta à le suivre, mais les escaliers l'emmenèrent plus loin, le forçant à faire un détour, et le coupant de toute cette merveilleuse scène qu'il aurait pourtant adoré suivre de bout en bout. Et alors qu'il arrivait enfin à destination, le Serpentard était déjà remonté, rejoignant un Poufsouffle qu'Elijah salua d'un geste de la main en bas, le temps de s'arrêter devant le professeur.
- Salut ! Wah M'sieur comment vous avez trop une tête à ressort en vrai ! s'exclama-t-il en pouffant, se trouvant décidément bien hilarant.
Ce fut seulement à ce moment là qu'il vit le mouchoir sur la tête du dit prof, et qu'il haussa un sourcil, se demandant s'il s'était réellement fait mal. Il espérait que non, sinon cela mettrait fin immédiatement à toute possibilité de retenter la même chose. Et il était bien décidé à faire partie de la prochaine course de ressorts magiques moldus, aussi grimpa-t-il les escaliers quatre à quatre à la suite de leur propriétaire et de l'autre garçon.
- C'est à toi les ressorts, pas vrai ? Si tu refais une course j'veux en être. T'en as que deux ? J'peux attendre. Ou alors tu m'en prêteras un pour plus tard ? Tu voudras bien ? Comme ça j'vous laisse faire votre course et voilà, débita-t-il à toute vitesse, comme à son habitude.
Evidemment, il ne laissait pas vraiment le temps à qui que ce fût de répondre. Il avait tendance à bombarder ses interlocuteurs de questions et d'affirmations, faisant régulièrement lui-même les réponses à ses interrogations, parce qu'après tout, sa langue allait bien plus vite que son cerveau qui courrait déjà à toute allure. Et il aimait partager le bazar bien caché sous ses bouclettes folles.
- Au fait, moi c'est Eli' ! Toi c'est Andy, pas vrai ? demanda-t-il au Poufsouffle tout en sachant que c'était bien vrai puisqu'il l'avait vite repéré à cause de son super nom de famille qui claquait carrément. Cependant, il ignorait tout de ce grand Serpentard qu'il observait réellement pour la première fois, tête penchée sur le côté. Tu mets quelque chose dans tes cheveux ? Sérieux ils déchirent.
Ni une ni deux, il décida tout de même de trouver le propriétaire des ressorts, parcourant les escaliers à toute vitesse, repérant rapidement celui qui avait eu cette brillante idée puisqu'il s'excusait avant de descendre à toute vitesse. Elijah s'apprêta à le suivre, mais les escaliers l'emmenèrent plus loin, le forçant à faire un détour, et le coupant de toute cette merveilleuse scène qu'il aurait pourtant adoré suivre de bout en bout. Et alors qu'il arrivait enfin à destination, le Serpentard était déjà remonté, rejoignant un Poufsouffle qu'Elijah salua d'un geste de la main en bas, le temps de s'arrêter devant le professeur.
- Salut ! Wah M'sieur comment vous avez trop une tête à ressort en vrai ! s'exclama-t-il en pouffant, se trouvant décidément bien hilarant.
Ce fut seulement à ce moment là qu'il vit le mouchoir sur la tête du dit prof, et qu'il haussa un sourcil, se demandant s'il s'était réellement fait mal. Il espérait que non, sinon cela mettrait fin immédiatement à toute possibilité de retenter la même chose. Et il était bien décidé à faire partie de la prochaine course de ressorts magiques moldus, aussi grimpa-t-il les escaliers quatre à quatre à la suite de leur propriétaire et de l'autre garçon.
- C'est à toi les ressorts, pas vrai ? Si tu refais une course j'veux en être. T'en as que deux ? J'peux attendre. Ou alors tu m'en prêteras un pour plus tard ? Tu voudras bien ? Comme ça j'vous laisse faire votre course et voilà, débita-t-il à toute vitesse, comme à son habitude.
Evidemment, il ne laissait pas vraiment le temps à qui que ce fût de répondre. Il avait tendance à bombarder ses interlocuteurs de questions et d'affirmations, faisant régulièrement lui-même les réponses à ses interrogations, parce qu'après tout, sa langue allait bien plus vite que son cerveau qui courrait déjà à toute allure. Et il aimait partager le bazar bien caché sous ses bouclettes folles.
- Au fait, moi c'est Eli' ! Toi c'est Andy, pas vrai ? demanda-t-il au Poufsouffle tout en sachant que c'était bien vrai puisqu'il l'avait vite repéré à cause de son super nom de famille qui claquait carrément. Cependant, il ignorait tout de ce grand Serpentard qu'il observait réellement pour la première fois, tête penchée sur le côté. Tu mets quelque chose dans tes cheveux ? Sérieux ils déchirent.
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil
Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil
ET C'EST LA CHUTE
Les foulées d'Edwin pour me rejoindre me firent sourire ; la panique résultant de son acte pouvant même me provoquer un rire. Mais je me retiens. En même temps, pourquoi devrais-je lui en vouloir de continuer à préserver son âme d'enfance même si cela impliquait quelques blessures à autrui.
Et cette blessure, certes bien présente, superficielle en devenait un vestige plus qu'intéressant ainsi qu'une petite source de moquerie. Mais qu'est-ce que je m'en fichais, le sourire heureux des élèves restait ma plus grande priorité. Même si — de temps en temps — il fallait sévir assez froidement.
— C'est bon, pas d'inquiétude à avoir. Un petit sort et tout sera réparer.
Le rire qui sortit de mes lèvres était sincère, franc. Et ce avant d'entendre la voix de mon comparse de baby-foot ; ce qui ne fit qu'accroître le rire que je possédais à cet instant.
— Peut-être, Cooper, mais je préfère avoir une tête de ressort plutôt que les bras liés à une barre de métal me faisant vivre mille mouvements pour juste frapper dans une balle.
Je savais qu'il possédait la référence, mais je ne pouvais pas m'empêcher de la glisser. C'était presque parfait. Presque ordinaire. Même si cela dénotait beaucoup de l'image ennuyeuse de mes cours. Mais même les adultes les plus sévères ou bienveillants restaient de grands enfants au fond d'eux.
— Bon, on la continue quand cette course ?
Et cette blessure, certes bien présente, superficielle en devenait un vestige plus qu'intéressant ainsi qu'une petite source de moquerie. Mais qu'est-ce que je m'en fichais, le sourire heureux des élèves restait ma plus grande priorité. Même si — de temps en temps — il fallait sévir assez froidement.
— C'est bon, pas d'inquiétude à avoir. Un petit sort et tout sera réparer.
Le rire qui sortit de mes lèvres était sincère, franc. Et ce avant d'entendre la voix de mon comparse de baby-foot ; ce qui ne fit qu'accroître le rire que je possédais à cet instant.
— Peut-être, Cooper, mais je préfère avoir une tête de ressort plutôt que les bras liés à une barre de métal me faisant vivre mille mouvements pour juste frapper dans une balle.
Je savais qu'il possédait la référence, mais je ne pouvais pas m'empêcher de la glisser. C'était presque parfait. Presque ordinaire. Même si cela dénotait beaucoup de l'image ennuyeuse de mes cours. Mais même les adultes les plus sévères ou bienveillants restaient de grands enfants au fond d'eux.
— Bon, on la continue quand cette course ?
Bibliothécaire : 01.09.45 - 28.10.46 |Professeur d'EdM : 29.10.46 - ...|DDM Serpentard : 15.11.49 - 27.08.50