Combien de Morts un Etre peut-il souffrir ?
| -------------------------------------------------------- | 【 How many deaths can a person die ? ; ~Unknown. 】 |
Douleur. Incompréhension. Tempête. La petite tournait en rond, se tordant les doigts et jetant des coups d'oeil furieux à son reflet. Comme un lion en cage, l'aigle se morfondait dans sa Tour. Trop de Semblables, rien d'intéressant et un vacarme persistant. Alors elle était descendue voir les Autres pour se divertir, mais leur présence l'agaçait plus qu'autre chose et il aurait été dommage qu'elle blesse quelqu'un faute de pouvoir respirer librement. Elle était donc sortie. Elle avait erré dans les couloirs du chateau sans vraiment savoir où ses pieds la guideraient, aux prises avec un Orage interne particulièrement vicieux. Et maintenant elle se retrouvait là, piégée dans une prison qu'elle s'était elle-même imposée.
Irritée, Etoile jeta un regard noir à sa reflection qui le lui rendit avec aplomb. Si seulement elle avait eu une bonne raison d'être de si mauvaise humeur. Mais non, il semblait à la jeune sorcière que le Monde avait décidé qu'aujourd'hui elle devrait souffrir la présence des Autres. *Des sourires, des sourires, des sourires !* Toute cette joie lui donnait la nausée. Pourquoi diable les Humains aimaient-ils se torturer en s'obligeant à rire et à sourire sans cesse ? La fillette ne comprenait sincèrement pas. Sourire demandait bien trop d'efforts, il était plus simple de se laisser aller. La Serdaigle ne faisait jamais l'effort de répondre aux expressions de ses camarades, considérant avec dédain que c'était une perte d'énergie inutile. Elle se contentait de lire dans leurs yeux ce qu'elle-même leur renvoyait.
C'était généralement froid. Désagréable.
Honnêtement, la petite aurait aimé qu'on lui fiche la paix. Ce n'était pas sa faute si les Semblables trouvaient inquiétants qu'une fillette fasse la tronche à longueur de journée. *Pas d'ma faute* D'ailleurs, ce n'était même pas de sa faute si elle trouvait que c'était épuisant et inutile de devoir leur sourire. Elle soupira, consciente qu'elle venait de recommencer la boucle incessante de ses Pensées.
A force de tourner en rond, Stella s'était donné le vertige. Au comble de l'agacement, la petite poussa un son très intéressant, un sort de grognement fort peu humain et surtout très peu distingué, et elle s'appuya sur l'un des lavabos, songeant sérieusement à essayer de se noyer.
Frustrée, elle observa son reflet avec attention. Et quoiqu'elle y vit, cela ne lui plut pas. La tension qui vibrait dans son cœur la suppliait de sortir, de se défouler sur quelque chose. Ou quelqu'un. L'idée était tentante, mais Etoile n'avait aucune envie de laisser ses pulsions la guider. Elle laissa échapper un énième soupire. *Qu'est-ce que j'fous là ?*
Cette question lui traversait l'esprit au moins deux fois par jour, et jusqu'ici elle n'avait jamais su y répondre. A vrai dire, la petite s'attendait presque à ce que quelqu'un lui donne la réponse.
– Ridicule, assena-t-elle d'un ton abrupt.
Sa voix acide résonna dans le lavabos et l'onde de son rebondit sur le miroir, puis sur les murs. L'effet était étrange, et la fillette eut l'impression d'avoir mis la tête sous l'eau. *Ha !* Une grimace qui avait l'air d'un semblant de sourire se dessina sur ses lèvres. Elle se reprit aussitôt, dégoûtée par l'image qu'elle se renvoyait. Non, décidément sourire n'était certainement pas fait pour elle.
*Amertume, amertume, amertume !* N'y avait-il donc rien d'autre en elle ? La colère qui palpitait dans son corps sembla rire à ses oreilles. Un rire méchant, froid. Presque cruel. Elle grimaça, priant pour que cet accès d'émotion ne donne pas d'idées stupide au Fantôme. Pourtant, un peu d'action l'aurait divertie. Une bonne joute verbale l'aurait sortie de la torpeur dans laquelle la petite s'était enfermée. La Serdaigle avait presque envie que qu'un Autre la trouve et la provoque. Presque. D'humeur massacrante, elle se serait bien laissée aller à hurler sur quelqu'un d'autre que son Reflet.
La fillette releva les yeux et observa l'entrée des toilettes. Elle ne savait pas si elle espérait qu'un Semblable se montre. Elle ne savait pas si elle avait vraiment envie de hurler. Elle savait juste qu'elle avait besoin de se sentir Vivante. Une Vivante qui vit, qui ne se contente pas d'exister. Elle eut un sourire amer, grimaçant.
– Essaye d'être Vivante sans avoir envie d'Exister et on en parle après, lâcha-t-elle à son Reflet d'un air mauvais en grinçant des dents. Tu vaux pas mieux que moi.
| -------------------------------------------------------- | Valse partagée avec @Elijah Cooper, merci à toi ! ~ |
Dernière modification par Stella Ruewen le 20 juil. 2025, 14:07, modifié 2 fois.
15 ans / 4eme Année RP / fiche PR / / #004d65 / RDD / coucou rappeltout
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
Combien de Morts un Etre peut-il souffrir ?
Il y avait des endroits dans le château qu'Elijah avait repéré lorsqu'il avait besoin de s'isoler. C'était quelque chose qu'il faisait régulièrement, malgré ce que tout le monde pouvait croire. Il avait souvent besoin de se retrouver avec lui-même lorsqu'il sentait les commissures de ses lèvres s'affaisser un peu trop alors qu'il faisait tout pour les étirer vers le haut. Ses pics d'énergie étaient entrecoupés de moments de calme si intense et si plat qu'il en venait à se demander s'il existait réellement dans ces instants. Il avait fini par comprendre que c'était simplement le trop plein de colère et de tristesse qui ressortait, sans qu'il ne pût y faire quoi que ce fût.
Dans ces moments, il se perdait loin de tous dans le parc, dans son dortoir, dans la salle sur demande ou... Dans les toilettes abandonnées. C'était un endroit comme un autre pour être tranquille, d'autant plus lorsqu'on s'enfermait dans l'une des cabines insalubres, à l'abri d'une porte en bois branlante. Il se contentait alors de fermer les yeux et de respirer. Comme s'il apprenait à le faire pour la première fois. C'était ce qu'il avait trouvé pour revêtir ce masque qui était le sien en permanence. Après tout, tout le monde se fichait ouvertement des émotions négatives qu'il pouvait ressentir. Il était Elijah Cooper. Le surfeur/skateur marrant toujours prêt à faire des bêtises et à s'amuser. Et ça lui convenait parfaitement.
C'était du moins ce qu'il se répétait à longueur de journée, et ce qu'il se répétait encore tandis qu'il respirait profondément à l'abri des regards. Jusqu'à ce qu'une voix brise le silence. Un mot, d'abord. Un seul. Qui trancha l'air comme un couteau. Puis une phrase, qui résonnait douloureusement à ses oreilles. Il sentit le sang battre dans ses tempes tandis que son coeur accélérait. Il hésita. Entre rester, tout ignorer, et sortir en ôtant les oeillères que tous portaient ici. La curiosité fut plus forte, et il poussa la porte pour rester dans son encadrement, bras croisés sur la poitrine, pour observer la Serdaigle qui avait prononcé ces mots.
- Il t'a déjà répondu ? demanda-t-il d'un air détaché avant de désigner le miroir d'un geste du menton. Ton reflet, précisa-t-il tout de même avec un léger sourire.
Il n'y avait rien de moqueur là-dedans. Juste une légère tristesse qu'il cachait, comme toujours. Chacun avait sa façon de faire, et il n'allait pas juger celle de sa camarade.
- Perso j'évite les conversations trop sérieuses avec moi-même, j'parle trop j'arrive à me saouler. Si toi tu te parles pas t'as d'la chance. J'te jure, ce que j'donnerai pas pour un peu de silence.
Il se décolla alors de la porte pour s'approcher de sa camarade, l'air toujours aussi peu impliqué. Pourtant, au fond, il se sentait obligé d'aller vers elle après ce qu'elle avait dit. L'envie d'exister, des fois, elle se cachait bien.
Dans ces moments, il se perdait loin de tous dans le parc, dans son dortoir, dans la salle sur demande ou... Dans les toilettes abandonnées. C'était un endroit comme un autre pour être tranquille, d'autant plus lorsqu'on s'enfermait dans l'une des cabines insalubres, à l'abri d'une porte en bois branlante. Il se contentait alors de fermer les yeux et de respirer. Comme s'il apprenait à le faire pour la première fois. C'était ce qu'il avait trouvé pour revêtir ce masque qui était le sien en permanence. Après tout, tout le monde se fichait ouvertement des émotions négatives qu'il pouvait ressentir. Il était Elijah Cooper. Le surfeur/skateur marrant toujours prêt à faire des bêtises et à s'amuser. Et ça lui convenait parfaitement.
C'était du moins ce qu'il se répétait à longueur de journée, et ce qu'il se répétait encore tandis qu'il respirait profondément à l'abri des regards. Jusqu'à ce qu'une voix brise le silence. Un mot, d'abord. Un seul. Qui trancha l'air comme un couteau. Puis une phrase, qui résonnait douloureusement à ses oreilles. Il sentit le sang battre dans ses tempes tandis que son coeur accélérait. Il hésita. Entre rester, tout ignorer, et sortir en ôtant les oeillères que tous portaient ici. La curiosité fut plus forte, et il poussa la porte pour rester dans son encadrement, bras croisés sur la poitrine, pour observer la Serdaigle qui avait prononcé ces mots.
- Il t'a déjà répondu ? demanda-t-il d'un air détaché avant de désigner le miroir d'un geste du menton. Ton reflet, précisa-t-il tout de même avec un léger sourire.
Il n'y avait rien de moqueur là-dedans. Juste une légère tristesse qu'il cachait, comme toujours. Chacun avait sa façon de faire, et il n'allait pas juger celle de sa camarade.
- Perso j'évite les conversations trop sérieuses avec moi-même, j'parle trop j'arrive à me saouler. Si toi tu te parles pas t'as d'la chance. J'te jure, ce que j'donnerai pas pour un peu de silence.
Il se décolla alors de la porte pour s'approcher de sa camarade, l'air toujours aussi peu impliqué. Pourtant, au fond, il se sentait obligé d'aller vers elle après ce qu'elle avait dit. L'envie d'exister, des fois, elle se cachait bien.
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes
Reelijah 4ever - Prince des Flammes
Combien de Morts un Etre peut-il souffrir ?
La rancœur qui empoisonnait l'esprit de la petite Aigle s'employait à la rendre exécrable, voire insupportable et il était déjà arrivé que certain Autres lui en fassent la remarque. Elle les ignorait – accordant une importance seulement distraite à l'opinion des Semblables sur elle – mais quand c'était un membre de sa famille qui la reprenait, Stella ne pouvait s'empêcher de rétorquer. Et à chaque fois, elle finissait par quitter la pièce sans dire un mot, la mâchoire contractée et les poings serrés. Dans ces moments-là, elle allait courir. Quelques minutes ou quelques heures. Peu lui importait, elle avait simplement besoin de se vider la tête et d'évacuer sa mauvaise humeur.
Peut-être qu'elle aurait dû faire de la boxe finalement, au lieu d'essayer l'escalade – quel échec. Peut-être que vider sa colère, son amertume et ses paroles acides sur des sacs de sable lui aurait fait du bien. A cet instant, elle aurait bien aimé pouvoir frapper le plus fort possible dans quelque chose. Peut-être même quelqu'un. Elle songea un instant à frapper dans le miroir sale qui lui renvoyait son reflet.
Les yeux rivés sur la glace, elle distingua une silhouette derrière elle – quelques millisecondes avant que ladite silhouette prenne la parole. Manifestement, ses prières n'étaient pas tombées dans l'oreille d'un sourd. Etoile eut un rictus mauvais. A présent, restait à voir si cet Autre allait l'agacer ou la divertir.
C'était un garçon, elle en était certaine – ou une fille à la voix très grave et à la silhouette masculine. Mais la Serdaigle misait sur un garçon. L'observant à travers le miroir, elle sentit une nouvelle vague d'irritation la chatouiller désagréablement en l'écoutant. Qu'est-ce que ça pouvait lui faire que son reflet lui réponde ou non ? Ce n'était pas ses affaires. Le sourire qu'elle parvint à lire sur sa bouche l'agaça. *Tu t'amuses bien j'espère !* songea-t-elle, les yeux plissés. Elle n'était pas d'humeur à souffrir le rire d'un Individu.
Se refusant à répondre à sa question, elle resta silencieuse. De ses iris bleu perçantes, elle dévisageait l'Inconnu dont les contours du reflet étaient mal dessinés dans la glace abîmée. *Qu'est-ce tu veux?* S'il l'avait entendue parler à son Reflet pourquoi restait-il planté là ? Est-ce qu'il s'attendait à ce qu'elle lui fasse la conversation ? *Tu pouvais pas rester avec les Autres ?* pesta-t-elle. Tout compte fait, elle était très bien toute seule.
Mais non, il restait là. Il reprit la parole d'un air détaché, presque absent. En l'écoutant, elle retint un soupir contrarié. *Ouais, moi aussi tu m'saoules quand tu parles trop* pensa-t-elle en s'agrippant fermement au lavabos. Elle le serra tellement fort que ses phalanges blanchirent. Par Merlin mais pourquoi parlait-il autant ? Reportant son regard sur son Reflet, mutique, Stella réfléchit à ses mots.
Certes elle considérait le silence comme sacré – particulièrement celui de la Nuit – mais c'était principalement parce qu'elle ne se sentait jamais seule dans sa propre tête. *En même temps, c'est pas comme si j'avais choisi* Le Fantôme allait et venait à sa guise, elle n'avait absolument aucun contrôle.
– P'être que si tu l'avais fermée tu nous aurais laissés profiter tous les deux du silence, maugréa-t-elle.
Elle redirigea ses yeux vers lui et fut surprise de constater qu'il s'était approché. N'avait-il pas senti qu'elle était de sale humeur ? Elle retint un soupir. « J'te connais ? » demanda-t-elle à la place. Ses traits ne lui disaient rien, même de plus près. Mais peut-être ne voyait-elle pas son visage suffisamment bien. Alors, presque à contre-cœur – et principalement parce qu'elle espérait pouvoir retourner à ses ruminations rapidement – Etoile fit demi-tour et s'appuya négligemment sur le lavabos, laissant son regard tomber sur son interlocuteur. *J'l'ai déjà vu quelque part* se dit-elle en reconnaissant sa peau hâlée et ses boucles brunes. Elle essaya de deviner sa maison. Pas Serdaigle, sans quoi elle l'aurait immédiatement reconnu. Serpentard ? Aucun risque. Gryffondor ? Pourquoi pas. Poufsouffle ? Elle aurait parié. Il avait l'air d'avoir le même âge, mais elle était nulle pour deviner ce genre de choses.
– Evidemment que mon Reflet me répond, répondit-elle sans réfléchir. J'ai besoin des conseils d'un expert parfois. Mais tu t'attends pas à c'que j'te fasse le détail de nos conversations ?
Est-ce qu'elle venait de faire une plaisanterie ? Stella était surprise par ce qui venait de sortir de sa bouche. Cette fois elle n'aurait aucune excuse si l'Inconnu riait, ce qu'elle venait de dire était ridicule. Elle secoua imperceptiblement, déçue d'elle-même. Où était passée sa répartie ? De nouveau silencieuse, elle laissa son regard glisser sur son interlocuteur, le détaillant attentivement.
Peut-être qu'elle aurait dû faire de la boxe finalement, au lieu d'essayer l'escalade – quel échec. Peut-être que vider sa colère, son amertume et ses paroles acides sur des sacs de sable lui aurait fait du bien. A cet instant, elle aurait bien aimé pouvoir frapper le plus fort possible dans quelque chose. Peut-être même quelqu'un. Elle songea un instant à frapper dans le miroir sale qui lui renvoyait son reflet.
Les yeux rivés sur la glace, elle distingua une silhouette derrière elle – quelques millisecondes avant que ladite silhouette prenne la parole. Manifestement, ses prières n'étaient pas tombées dans l'oreille d'un sourd. Etoile eut un rictus mauvais. A présent, restait à voir si cet Autre allait l'agacer ou la divertir.
C'était un garçon, elle en était certaine – ou une fille à la voix très grave et à la silhouette masculine. Mais la Serdaigle misait sur un garçon. L'observant à travers le miroir, elle sentit une nouvelle vague d'irritation la chatouiller désagréablement en l'écoutant. Qu'est-ce que ça pouvait lui faire que son reflet lui réponde ou non ? Ce n'était pas ses affaires. Le sourire qu'elle parvint à lire sur sa bouche l'agaça. *Tu t'amuses bien j'espère !* songea-t-elle, les yeux plissés. Elle n'était pas d'humeur à souffrir le rire d'un Individu.
Se refusant à répondre à sa question, elle resta silencieuse. De ses iris bleu perçantes, elle dévisageait l'Inconnu dont les contours du reflet étaient mal dessinés dans la glace abîmée. *Qu'est-ce tu veux?* S'il l'avait entendue parler à son Reflet pourquoi restait-il planté là ? Est-ce qu'il s'attendait à ce qu'elle lui fasse la conversation ? *Tu pouvais pas rester avec les Autres ?* pesta-t-elle. Tout compte fait, elle était très bien toute seule.
Mais non, il restait là. Il reprit la parole d'un air détaché, presque absent. En l'écoutant, elle retint un soupir contrarié. *Ouais, moi aussi tu m'saoules quand tu parles trop* pensa-t-elle en s'agrippant fermement au lavabos. Elle le serra tellement fort que ses phalanges blanchirent. Par Merlin mais pourquoi parlait-il autant ? Reportant son regard sur son Reflet, mutique, Stella réfléchit à ses mots.
Certes elle considérait le silence comme sacré – particulièrement celui de la Nuit – mais c'était principalement parce qu'elle ne se sentait jamais seule dans sa propre tête. *En même temps, c'est pas comme si j'avais choisi* Le Fantôme allait et venait à sa guise, elle n'avait absolument aucun contrôle.
– P'être que si tu l'avais fermée tu nous aurais laissés profiter tous les deux du silence, maugréa-t-elle.
Elle redirigea ses yeux vers lui et fut surprise de constater qu'il s'était approché. N'avait-il pas senti qu'elle était de sale humeur ? Elle retint un soupir. « J'te connais ? » demanda-t-elle à la place. Ses traits ne lui disaient rien, même de plus près. Mais peut-être ne voyait-elle pas son visage suffisamment bien. Alors, presque à contre-cœur – et principalement parce qu'elle espérait pouvoir retourner à ses ruminations rapidement – Etoile fit demi-tour et s'appuya négligemment sur le lavabos, laissant son regard tomber sur son interlocuteur. *J'l'ai déjà vu quelque part* se dit-elle en reconnaissant sa peau hâlée et ses boucles brunes. Elle essaya de deviner sa maison. Pas Serdaigle, sans quoi elle l'aurait immédiatement reconnu. Serpentard ? Aucun risque. Gryffondor ? Pourquoi pas. Poufsouffle ? Elle aurait parié. Il avait l'air d'avoir le même âge, mais elle était nulle pour deviner ce genre de choses.
– Evidemment que mon Reflet me répond, répondit-elle sans réfléchir. J'ai besoin des conseils d'un expert parfois. Mais tu t'attends pas à c'que j'te fasse le détail de nos conversations ?
Est-ce qu'elle venait de faire une plaisanterie ? Stella était surprise par ce qui venait de sortir de sa bouche. Cette fois elle n'aurait aucune excuse si l'Inconnu riait, ce qu'elle venait de dire était ridicule. Elle secoua imperceptiblement, déçue d'elle-même. Où était passée sa répartie ? De nouveau silencieuse, elle laissa son regard glisser sur son interlocuteur, le détaillant attentivement.
@Elijah Cooper, je suis navrée de cet affreux retard
~770 mots
~770 mots
15 ans / 4eme Année RP / fiche PR / / #004d65 / RDD / coucou rappeltout
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
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Combien de Morts un Etre peut-il souffrir ?
Elijah avait l'étrange impression de se retrouver pris dans un duel de regard qu'il n'avait pourtant pas initié. S'il avait tendance à adorer ce genre de jeu avec ses amis, il devait bien admettre que lorsqu'il ne connaissait pas l'autre en face plus que cela, il y avait quelque part un petit côté gênant à la chose. Cependant, son ego surboosté d'adolescent le forçait à tenir le regard de la Serdaigle, avec une légère étincelle de défi quant à ce challenge improvisé.
Il côtoyait Lukas depuis suffisamment longtemps pour ne plus s'offusquer ou prendre personnellement des regards que bien de ses camarades qualifieraient comme noirs. Bien au contraire, il s'en amusait, ne se laissant pas démonter le moins du monde - du moins tant que ces regards ne venaient pas d'adultes voulant lui faire quelque remontrance. Il s'amusa même de la réponse qu'elle lui servit, en élargissant son sourire, qui n'avait désormais plus rien de triste.
Si la mauvaise humeur des autres le dérangeait, il aurait sans aucun doute changé de meilleur ami.
- Toi t'avais plutôt l'air d'avoir besoin de le briser, se contenta-t-il de répondre en un haussement d'épaule, avec toute la simplicité qui le caractérisait.
Personne ne parlait à haute voix à son reflet en ayant envie de rester dans le silence, c'était une évidence. Il pencha légèrement la tête sur le côté lorsqu'elle soumit l'idée de lui faire le détail de ses conversations de elle à elle-même.
- Maintenant que t'en parles, ça m'intéresse, ça me donnera de quoi comparer pour savoir qui de toi ou de moi a le reflet le plus chiant, répondit-il avec cette même nonchalance amusée.
Il était cependant presque sûr de gagner cette compétition, parvenant authentiquement à s'agacer lui-même de façon régulière. Cette fois-ci, il réduisit l'espace qui les séparait encore, pour se trouver face-à-face directement avec elle, nullement impressionné par son air et son ton bravaches. Il laissait tout de même suffisamment d'espace personnel pour ne pas se montrer trop étouffant.
- J'me disais juste que t'avais p'têt envie de parler à quelqu'un pour de vrai. Et des fois c'est plus facile avec quelqu'un qui nous connaît pas. Après est-ce qu'on se connaît vraiment... C'est difficile de pas se connaître au moins de vue par ici. Et c'est difficile d'être seul pour de bon. T'as dû bien remarquer. Mais c'est pas pour ça qu'on s'connait vraiment.
En tous cas, lui n'avait pas l'impression que les autres le connaissaient réellement. Ils ne connaissaient que l'Elijah Cooper qu'il voulait bien montrer. Celui qui souriait. Qui disait des blagues. Qui faisait des bêtises avec un air des plus innocents. Le vrai Elijah, il le gardait pour lui, bien enfermé dans sa poitrine.
Il côtoyait Lukas depuis suffisamment longtemps pour ne plus s'offusquer ou prendre personnellement des regards que bien de ses camarades qualifieraient comme noirs. Bien au contraire, il s'en amusait, ne se laissant pas démonter le moins du monde - du moins tant que ces regards ne venaient pas d'adultes voulant lui faire quelque remontrance. Il s'amusa même de la réponse qu'elle lui servit, en élargissant son sourire, qui n'avait désormais plus rien de triste.
Si la mauvaise humeur des autres le dérangeait, il aurait sans aucun doute changé de meilleur ami.
- Toi t'avais plutôt l'air d'avoir besoin de le briser, se contenta-t-il de répondre en un haussement d'épaule, avec toute la simplicité qui le caractérisait.
Personne ne parlait à haute voix à son reflet en ayant envie de rester dans le silence, c'était une évidence. Il pencha légèrement la tête sur le côté lorsqu'elle soumit l'idée de lui faire le détail de ses conversations de elle à elle-même.
- Maintenant que t'en parles, ça m'intéresse, ça me donnera de quoi comparer pour savoir qui de toi ou de moi a le reflet le plus chiant, répondit-il avec cette même nonchalance amusée.
Il était cependant presque sûr de gagner cette compétition, parvenant authentiquement à s'agacer lui-même de façon régulière. Cette fois-ci, il réduisit l'espace qui les séparait encore, pour se trouver face-à-face directement avec elle, nullement impressionné par son air et son ton bravaches. Il laissait tout de même suffisamment d'espace personnel pour ne pas se montrer trop étouffant.
- J'me disais juste que t'avais p'têt envie de parler à quelqu'un pour de vrai. Et des fois c'est plus facile avec quelqu'un qui nous connaît pas. Après est-ce qu'on se connaît vraiment... C'est difficile de pas se connaître au moins de vue par ici. Et c'est difficile d'être seul pour de bon. T'as dû bien remarquer. Mais c'est pas pour ça qu'on s'connait vraiment.
En tous cas, lui n'avait pas l'impression que les autres le connaissaient réellement. Ils ne connaissaient que l'Elijah Cooper qu'il voulait bien montrer. Celui qui souriait. Qui disait des blagues. Qui faisait des bêtises avec un air des plus innocents. Le vrai Elijah, il le gardait pour lui, bien enfermé dans sa poitrine.
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Reelijah 4ever - Prince des Flammes
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Combien de Morts un Etre peut-il souffrir ?
C'était quoi son nom déjà ? Maintenant qu'elle le voyait de plus près, Etoile était certaine de le connaitre. Il faisait partie de sa promo, c'était un Poufsouffle et....et quoi ? Cooper, c'était ça son nom, elle s'en souvenait à présent. Enfin, ce n'était pas pour autant qu'elle avait plus envie de discuter et de faire ami-ami avec lui. A l'inverse, elle était déterminée à gagner l'étrange duel de regard qu'il lui avait imposé. La commissure de sa bouche se souleva en un rictus moqueur et agacé. Il voulait jouer à ça ? Très bien, la Serdaigle était imbattable et le Cooper ne lui faisait certainement pas peur – même si l'étincelle de défi qui brillait dans ses iris d'un marron chaud était probablement là pour l'encourager à abandonner. *Pff, dans tes rêves mon grand* railla-t-elle en croisant ses bras sur sa poitrine dans un signe de résistance.
La sorcière leva un sourcil dubitatif en entendant ce qu'il venait de dire, et elle jeta un regard circonspect au miroir derrière elle. Le briser ? Tiens c'était une bonne idée ça, elle n'y avait même pas pensé. A moins que... *Ah non, il parlait du silence et pas d'mon reflet* constata-t-elle en prenant du recul sur ce qu'il venait de dire. Elle haussa les épaules. *Et alors, qu'est-ce que ça peut t'faire ?* maugréa-t-elle en gardant résolument les lèvres closes. Si elle brisait le silence elle-même, c'était son problème.
Cooper était un Semblable étrange, Etoile pouvait au moins affirmer ça sur lui sans trop craindre de se tromper. De ce qu'elle avait toujours vu de lui, il était sans cesse souriant et énergétique, toujours à faire des blagues et à amuser la galerie. Le genre de personnalité qu'elle ne pouvait tolérer qu'à mi-temps – sous peine de devenir complètement folle. Pourtant, face à elle ne se trouvait pas un garçon léger qui s'amusait à faire le pire, mais plutôt un garçon dont les yeux révélaient une lassitude semblable à celle de la jeune Serdaigle. *Hm, bizarre* Et puis, qu'est-ce qu'il venait foutre dans les Toilettes abandonnées ? Personne ne venait jamais ici, c'était la raison pour laquelle Stella venait souvent s'y réfugier – pour échapper un peu à l'agitation de son quotidien au château. Alors qu'est-ce qu'une personne comme lui, Cooper, populaire, heureuse et aimée, venait foutre ici ? Il troublait le calme de son sanctuaire. Enfin, sanctuaire... Elle songea aux locaux délabrés et voulut rire jaune. Le mot était peut-être un peu fort pour décrire l'espace miteux qui accueillait les deux enfants.
Le Semblable attira son attention en inclinant la tête avec curiosité, couplant son geste d'une réplique amusée stupide au possible – au point que la jeune Aigle eut besoin d'un effort monumental pour se retenir de lever les yeux au ciel. *Idiot* songea-t-elle sans grande conviction.
Il s'avança – encore – jusqu'à lui faire face, et il reprit la parole. Il avait la voix de ceux qui s'étouffent avec les sanglots qu'ils ont trop longtemps gardés dans leur gorge, la voix de ceux qui se sont contentés de murmurer quand ils avaient besoin de crier, la voix de ceux que Stella aimait observer et essayer de comprendre. Pourtant, elle n'aurait jamais cru ce Poufsouffle lui inspirerait cette forme d'empathie mêlée de dédain et de curiosité. Elle qui croyait pourtant qu'il avait tout pour lui et pour être heureux, réussir. Soudain, avec ce simple geste, Cooper venait de gagner son attention – chose rare – et un peu de son empathie véritable – chose encore plus rare. Alors, quand il parla de se confier, de se connaitre ou non et d'être vraiment seul, la jeune Serdaigle l'écouta. Elle aurait pu l'interrompre, lui rire au nez ou simplement le remballer sèchement et s'enfuir d'ici, mais une part d'elle se serait sentie coupable de ne pas être restée pour écouter ce que le garçon avait à Dire. *Tu t'ramollis ma vieille* se moqua-t-elle.
– Si y'avait un concours de Reflet le plus chiant, j'l'aurais déjà gagné haut la main, ricana-t-elle avec amertume. Tu peux m'croire.
Elle décroisa ses bras et les utilisa pour se hisser sur le rebord du lavabo. Assise en équilibre précaire, ses jambes pendantes qu'elle agitait mécaniquement, et ses mains toujours appuyées sur son siège de fortune pour s'empêcher de chuter, Etoile s'autorisa une seconde de réflexion avant de répondre.
– Franchement j'suis pas la plus douée pour parler aux vraies personnes, et encore moins d'moi, marmonna-t-elle. Au cas où t'aurais pas fait gaffe j'suis pas très agréable à supporter.
Oh bien sur elle s'en foutait royalement de ne pas convenir aux attentes sociales des Autres, mais elle utilisait régulièrement cette excuse pour refroidir ceux et celles assez téméraires pour venir lui adresser la parole. A présent restait à voir si ça repousserait également le garçon.
– D'ailleurs, toi tu m'reconnais p'têtre pas mais moi je sais qui t'es, ajouta-t-elle avec un sourire mystérieux. Et toi Cooper, tu sais pas qui j'suis ?
La sorcière leva un sourcil dubitatif en entendant ce qu'il venait de dire, et elle jeta un regard circonspect au miroir derrière elle. Le briser ? Tiens c'était une bonne idée ça, elle n'y avait même pas pensé. A moins que... *Ah non, il parlait du silence et pas d'mon reflet* constata-t-elle en prenant du recul sur ce qu'il venait de dire. Elle haussa les épaules. *Et alors, qu'est-ce que ça peut t'faire ?* maugréa-t-elle en gardant résolument les lèvres closes. Si elle brisait le silence elle-même, c'était son problème.
Cooper était un Semblable étrange, Etoile pouvait au moins affirmer ça sur lui sans trop craindre de se tromper. De ce qu'elle avait toujours vu de lui, il était sans cesse souriant et énergétique, toujours à faire des blagues et à amuser la galerie. Le genre de personnalité qu'elle ne pouvait tolérer qu'à mi-temps – sous peine de devenir complètement folle. Pourtant, face à elle ne se trouvait pas un garçon léger qui s'amusait à faire le pire, mais plutôt un garçon dont les yeux révélaient une lassitude semblable à celle de la jeune Serdaigle. *Hm, bizarre* Et puis, qu'est-ce qu'il venait foutre dans les Toilettes abandonnées ? Personne ne venait jamais ici, c'était la raison pour laquelle Stella venait souvent s'y réfugier – pour échapper un peu à l'agitation de son quotidien au château. Alors qu'est-ce qu'une personne comme lui, Cooper, populaire, heureuse et aimée, venait foutre ici ? Il troublait le calme de son sanctuaire. Enfin, sanctuaire... Elle songea aux locaux délabrés et voulut rire jaune. Le mot était peut-être un peu fort pour décrire l'espace miteux qui accueillait les deux enfants.
Le Semblable attira son attention en inclinant la tête avec curiosité, couplant son geste d'une réplique amusée stupide au possible – au point que la jeune Aigle eut besoin d'un effort monumental pour se retenir de lever les yeux au ciel. *Idiot* songea-t-elle sans grande conviction.
Il s'avança – encore – jusqu'à lui faire face, et il reprit la parole. Il avait la voix de ceux qui s'étouffent avec les sanglots qu'ils ont trop longtemps gardés dans leur gorge, la voix de ceux qui se sont contentés de murmurer quand ils avaient besoin de crier, la voix de ceux que Stella aimait observer et essayer de comprendre. Pourtant, elle n'aurait jamais cru ce Poufsouffle lui inspirerait cette forme d'empathie mêlée de dédain et de curiosité. Elle qui croyait pourtant qu'il avait tout pour lui et pour être heureux, réussir. Soudain, avec ce simple geste, Cooper venait de gagner son attention – chose rare – et un peu de son empathie véritable – chose encore plus rare. Alors, quand il parla de se confier, de se connaitre ou non et d'être vraiment seul, la jeune Serdaigle l'écouta. Elle aurait pu l'interrompre, lui rire au nez ou simplement le remballer sèchement et s'enfuir d'ici, mais une part d'elle se serait sentie coupable de ne pas être restée pour écouter ce que le garçon avait à Dire. *Tu t'ramollis ma vieille* se moqua-t-elle.
– Si y'avait un concours de Reflet le plus chiant, j'l'aurais déjà gagné haut la main, ricana-t-elle avec amertume. Tu peux m'croire.
Elle décroisa ses bras et les utilisa pour se hisser sur le rebord du lavabo. Assise en équilibre précaire, ses jambes pendantes qu'elle agitait mécaniquement, et ses mains toujours appuyées sur son siège de fortune pour s'empêcher de chuter, Etoile s'autorisa une seconde de réflexion avant de répondre.
– Franchement j'suis pas la plus douée pour parler aux vraies personnes, et encore moins d'moi, marmonna-t-elle. Au cas où t'aurais pas fait gaffe j'suis pas très agréable à supporter.
Oh bien sur elle s'en foutait royalement de ne pas convenir aux attentes sociales des Autres, mais elle utilisait régulièrement cette excuse pour refroidir ceux et celles assez téméraires pour venir lui adresser la parole. A présent restait à voir si ça repousserait également le garçon.
– D'ailleurs, toi tu m'reconnais p'têtre pas mais moi je sais qui t'es, ajouta-t-elle avec un sourire mystérieux. Et toi Cooper, tu sais pas qui j'suis ?
@Elijah Cooper, oups le retard
Si jamais tu veux dater le RP, je suis ouverte !
~825 mots
Si jamais tu veux dater le RP, je suis ouverte !
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15 ans / 4eme Année RP / fiche PR / / #004d65 / RDD / coucou rappeltout
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
Combien de Morts un Etre peut-il souffrir ?
Elijah haussa les épaules pour toute réponse à la première réflexion de la serdaigle. Il n'avait pas l'intention d'entrer dans un débat sans fin concernant lequel de leur reflet était le plus chiant. Après tout, il devait chacun vivre avec le leur depuis plusieurs années maintenant, il n'y avait sûrement rien d'étonnant au fait de ne plus pouvoir se l'encadrer la majorité du temps. Alors il préférait la laisser croire qu'elle gagnait, tout en restant persuadé qu'il se trouvait être un adversaire parfaitement à la hauteur. D'autant plus qu'il ressemblait physiquement à son père. C'était un détail qui n'avait pas pu lui échapper. Au fil du temps, les ressemblances s'étaient affirmées, alors même que les rondeurs de l'enfance disparaissaient pour lui donner un côté un peu plus adulte, quoique toujours espiègle.
Alors oui, parfois, lorsqu'il croisait son reflet trop rapidement, il avait l'impression de le voir lui. Et lorsqu'il y regardait de plus près, il comprenait sa méprise. Et ça ne devenait pas plus facile à vivre. Au contraire, il se sentait chaque fois plus stupide de s'être laissé avoir une nouvelle fois. Il laissa quand même un léger rire accompagner la réplique suivante de l'adolescente.
- Pas très agréable à supporter ? T'as déjà traîné avec Lukas toi ? Franchement il m'en faut plus pour prendre peur, affirma-t-il avec une bonne humeur qu'il ne ressentait pas réellement mais qu'il se plaisait à afficher.
Lui non plus n'était pas très doué pour parler de lui aux autres. De tout le reste, oui, sans souci. Il pouvait parler de surf ou de skate pendant des heures. De piano ou de casquettes. Des couleurs qu'il aimait tant porter, et du fait qu'il allait sérieusement falloir que Poudlard songeât à mettre autre chose que des robes dans ses uniformes. Il pouvait parler de sa dernière sortie à Pré-au-Lard et des super-héros qu'il aimait tant. Il pouvait même parler de son chat, Kal-El. Mais jamais de la solitude qu'il ressentait. Jamais de son père qui lui manquait. Jamais de cette profonde tristesse qu'il sentait en lui et dont il ne savait pas quoi faire tellement elle prenait de place.
Cette tristesse, elle se transformait régulièrement en colère. Il ne la gérait pas mieux, mais au moins il parvenait à l'extérioriser. De préférence lorsqu'il était seul, et loin de tous les autres, pour ne pas briser cette image de gamin souriant et plein de vie, de gamin heureux au point de ne pas pouvoir s'empêcher de faire des blagues toute la journée. C'était simplement plus facile de faire des blagues et des sourires que de poser des mots sur ce qui le rongeait à l'intérieur. Les autres ne pouvaient pas savoir. Jamais.
- Je sais que tu t'appelles Stella et que t'es à Serdaigle. Mais je dirai jamais que je sais qui tu es, parce que t'es pas que ça, et que j'en sais pas plus. Mais si toi tu sais qui j'suis, tu dois être drôlement forte, parce que moi j'ai toujours pas trouvé. Alors faut pas hésiter à partager, hein, lâcha-t-il finalement.
Il n'avait visiblement plus envie de rire. Il était presque vexé qu'elle annonçât savoir qui il était alors même que ce n'était pas le cas, et que c'était évident. Il trouvait cependant le fait de la mettre devant cet état de fait particulièrement satisfaisant.
553 mots
Alors oui, parfois, lorsqu'il croisait son reflet trop rapidement, il avait l'impression de le voir lui. Et lorsqu'il y regardait de plus près, il comprenait sa méprise. Et ça ne devenait pas plus facile à vivre. Au contraire, il se sentait chaque fois plus stupide de s'être laissé avoir une nouvelle fois. Il laissa quand même un léger rire accompagner la réplique suivante de l'adolescente.
- Pas très agréable à supporter ? T'as déjà traîné avec Lukas toi ? Franchement il m'en faut plus pour prendre peur, affirma-t-il avec une bonne humeur qu'il ne ressentait pas réellement mais qu'il se plaisait à afficher.
Lui non plus n'était pas très doué pour parler de lui aux autres. De tout le reste, oui, sans souci. Il pouvait parler de surf ou de skate pendant des heures. De piano ou de casquettes. Des couleurs qu'il aimait tant porter, et du fait qu'il allait sérieusement falloir que Poudlard songeât à mettre autre chose que des robes dans ses uniformes. Il pouvait parler de sa dernière sortie à Pré-au-Lard et des super-héros qu'il aimait tant. Il pouvait même parler de son chat, Kal-El. Mais jamais de la solitude qu'il ressentait. Jamais de son père qui lui manquait. Jamais de cette profonde tristesse qu'il sentait en lui et dont il ne savait pas quoi faire tellement elle prenait de place.
Cette tristesse, elle se transformait régulièrement en colère. Il ne la gérait pas mieux, mais au moins il parvenait à l'extérioriser. De préférence lorsqu'il était seul, et loin de tous les autres, pour ne pas briser cette image de gamin souriant et plein de vie, de gamin heureux au point de ne pas pouvoir s'empêcher de faire des blagues toute la journée. C'était simplement plus facile de faire des blagues et des sourires que de poser des mots sur ce qui le rongeait à l'intérieur. Les autres ne pouvaient pas savoir. Jamais.
- Je sais que tu t'appelles Stella et que t'es à Serdaigle. Mais je dirai jamais que je sais qui tu es, parce que t'es pas que ça, et que j'en sais pas plus. Mais si toi tu sais qui j'suis, tu dois être drôlement forte, parce que moi j'ai toujours pas trouvé. Alors faut pas hésiter à partager, hein, lâcha-t-il finalement.
Il n'avait visiblement plus envie de rire. Il était presque vexé qu'elle annonçât savoir qui il était alors même que ce n'était pas le cas, et que c'était évident. Il trouvait cependant le fait de la mettre devant cet état de fait particulièrement satisfaisant.
553 mots
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes
Reelijah 4ever - Prince des Flammes
Combien de Morts un Etre peut-il souffrir ?
La compagnie du Poufsouffle n'était pas désagréable et, à défaut d'être plaisante, elle était divertissante. Le garçon avait piqué sa curiosité, tant et si bien que Stella se sentait presque apaisée, déchargée du poids de sa colère qui l'entrainait vers le bas depuis ce matin. Elle n'avait pas menti lorsqu'elle avait affirmé qu'elle était une personne difficile à supporter au quotidien et qui se montrait rarement avenante avec les Autres. Pourtant, la réaction d'Elijah la surprit. Il...rit ? Etonnée et un tantinet vexée, la Serdaigle fit une moue offensée en fronçant les sourcils. Il n'y avait pourtant rien de drôle dans ce qu'elle venait de dire. *Oh..* Il mentionna Lukas — un garçon de leur promotion qu'elle ne connaissait que de loin — et sous-entendit avec un sourire qu'Etoile ne pourrait le faire fuir avec son sale caractère. *Lukas, Lukas, Lukas... Ça me dit quelque chose..* Son nom lui échappait mais un visage flou se dessina dans son esprit. Les deux Poufsouffle étaient probablement amis — à moins qu'ils ne se fréquentent régulièrement uniquement parce qu'ils partageaient la même Maison. A vrai dire, ce n'était pas si important, et Stella s'en voulut de s'être laissée distraire aussi facilement.
Etonnamment, il ne rebondit pas sur son incapacité de parler d'elle aux Autres. La sorcière haussa un sourcil intrigué mais ne le poussa pas vers cette conversation. Pourtant, comme elle avait remarqué cette omission volontaire, elle ne pouvait s'empêcher de spéculer. Etait-il plus semblable à elle qu'elle ne l'avait imaginé ? Elle se demanda ce qu'il avait à raconter sur lui. Ce qu'il disait aux Autres — bien sur — mais surtout ce qu'il ne leur disait pas. Les silences, les mensonges et les haussements d'épaules l'intéressaient plus que les longs discours ennuyants et les rires hypocrites forcés. Elle prêtait bien plus d'attention aux Silencieux qu'aux Parleurs, et elle qui avait d'office classé Elijah dans la seconde catégorie, elle était entrain de se demander si elle n'avait pas fait une énorme erreur.
Si elle garda le silence lorsqu'il mentionna Lukas, elle eut bien du mal à se taire lorsqu'il rétorqua à sa provocation. Bien, on entrait dans le vif du sujet. S'il s'échauffait, alors la Troisième Année pourrait se défouler sans culpabiliser d'extérioriser sa colère sur quelqu'un qui n'avait rien demandé.
Elle se sentit piquée au vif lorsqu'il la remit à sa place sans plus de cérémonie. Soudain, la Serdaigle aurait bien aimé qu'il s'énerve. Qu'il lui hurle dessus, qu'il la bouscule, essaye de la faire sortir de ses gonds. Elle aurait aimé qu'il déchaine sa colère sur elle. Là, elle aurait pu mesurer l'ampleurs de tous les silences qu'il avait gardés dans sa poitrine, de tous les Mots que son cœur renfermait encore et qu'il se refusait de libérer. Elle aurait pu accueillir sa violence et la lui renvoyer, lui cracher son venin à la figure pour se défaire des ténèbres qui la rongeaient de l'intérieur. *Allez* l'encouragea-t-elle sans mots dire. *Hurle-moi dessus, déchaine-toi... Je sais qu't'en as envie..et besoin* Elle pouvait la voir dans ses yeux, l'envie de hurler tout en pleurant. Le besoin de laisser sortir un trop-plein qu'il ne pouvait plus gérer.
Nan, évidemment qu'elle ne le connaissait pas. Il fallait bien le reconnaitre.
— Ouais, en effet, j'peux pas prétendre te connaitre, reconnut-elle humblement. Mais j'pense que j'en sais plus sur toi que tu ne pourrais l'imaginer. Juste en te regardant.
Elle le jaugea du regard un instant, hésitant à continuer. Après tout, elle ne savait rien. Ce n'étaient que des suppositions, des remarques nées d'observations et de déductions. Elle s'était simplement amusée à le lire, à essayer de le déchiffrer de loin, comme elle aimait le faire avec tous les Semblables. Et maintenant qu'il se tenait face à elle, ses yeux plantés dans les siens et son attention portée sur elle, Etoile avait tout le loisir d'approfondir ses analyses de la personne d'Elijah Coyle.
— Tu parles beaucoup mais tu tais encore plus, pas vrai ? reprit-elle timidement en penchant la tête. T'as la voix des gens qui s'étouffent avec toutes les choses qu'ils n'ont jamais dites..
Elle soupira, se rendant compte de sa bêtise. Elle était bien arrogante pour penser qu'elle pouvait cerner un Etre aussi rapidement. Arrogante et naïve. *Idiote, t'as encore raté une occasion de la fermer* se tança-t-elle en balançant nerveusement ses jambes dans le vide. Ce geste la ramena au garçon devant elle. Il était debout depuis tout à l'heure, et elle se demanda soudain s'il n'avait pas envie de s'assoir et de reposer ses jambes lui aussi. Alors, Stella glissa de son perchoir et se laissa tomber au sol, s'asseyant en tailleur en face d'Elijah. D'un regard, elle l'invita à s'assoir avec elle tout en reprenant la parole :
— Honnêtement parfois j'me demande si j'suis pas juste Stella Ruewen de Serdaigle, rit-elle sans joie. Y'a pas grand chose à dire sur moi, j'suis assez ennuyante comme personne...
Elle conclut sa phrase en haussant des épaules.
Etonnamment, il ne rebondit pas sur son incapacité de parler d'elle aux Autres. La sorcière haussa un sourcil intrigué mais ne le poussa pas vers cette conversation. Pourtant, comme elle avait remarqué cette omission volontaire, elle ne pouvait s'empêcher de spéculer. Etait-il plus semblable à elle qu'elle ne l'avait imaginé ? Elle se demanda ce qu'il avait à raconter sur lui. Ce qu'il disait aux Autres — bien sur — mais surtout ce qu'il ne leur disait pas. Les silences, les mensonges et les haussements d'épaules l'intéressaient plus que les longs discours ennuyants et les rires hypocrites forcés. Elle prêtait bien plus d'attention aux Silencieux qu'aux Parleurs, et elle qui avait d'office classé Elijah dans la seconde catégorie, elle était entrain de se demander si elle n'avait pas fait une énorme erreur.
Si elle garda le silence lorsqu'il mentionna Lukas, elle eut bien du mal à se taire lorsqu'il rétorqua à sa provocation. Bien, on entrait dans le vif du sujet. S'il s'échauffait, alors la Troisième Année pourrait se défouler sans culpabiliser d'extérioriser sa colère sur quelqu'un qui n'avait rien demandé.
Elle se sentit piquée au vif lorsqu'il la remit à sa place sans plus de cérémonie. Soudain, la Serdaigle aurait bien aimé qu'il s'énerve. Qu'il lui hurle dessus, qu'il la bouscule, essaye de la faire sortir de ses gonds. Elle aurait aimé qu'il déchaine sa colère sur elle. Là, elle aurait pu mesurer l'ampleurs de tous les silences qu'il avait gardés dans sa poitrine, de tous les Mots que son cœur renfermait encore et qu'il se refusait de libérer. Elle aurait pu accueillir sa violence et la lui renvoyer, lui cracher son venin à la figure pour se défaire des ténèbres qui la rongeaient de l'intérieur. *Allez* l'encouragea-t-elle sans mots dire. *Hurle-moi dessus, déchaine-toi... Je sais qu't'en as envie..et besoin* Elle pouvait la voir dans ses yeux, l'envie de hurler tout en pleurant. Le besoin de laisser sortir un trop-plein qu'il ne pouvait plus gérer.
Nan, évidemment qu'elle ne le connaissait pas. Il fallait bien le reconnaitre.
— Ouais, en effet, j'peux pas prétendre te connaitre, reconnut-elle humblement. Mais j'pense que j'en sais plus sur toi que tu ne pourrais l'imaginer. Juste en te regardant.
Elle le jaugea du regard un instant, hésitant à continuer. Après tout, elle ne savait rien. Ce n'étaient que des suppositions, des remarques nées d'observations et de déductions. Elle s'était simplement amusée à le lire, à essayer de le déchiffrer de loin, comme elle aimait le faire avec tous les Semblables. Et maintenant qu'il se tenait face à elle, ses yeux plantés dans les siens et son attention portée sur elle, Etoile avait tout le loisir d'approfondir ses analyses de la personne d'Elijah Coyle.
— Tu parles beaucoup mais tu tais encore plus, pas vrai ? reprit-elle timidement en penchant la tête. T'as la voix des gens qui s'étouffent avec toutes les choses qu'ils n'ont jamais dites..
Elle soupira, se rendant compte de sa bêtise. Elle était bien arrogante pour penser qu'elle pouvait cerner un Etre aussi rapidement. Arrogante et naïve. *Idiote, t'as encore raté une occasion de la fermer* se tança-t-elle en balançant nerveusement ses jambes dans le vide. Ce geste la ramena au garçon devant elle. Il était debout depuis tout à l'heure, et elle se demanda soudain s'il n'avait pas envie de s'assoir et de reposer ses jambes lui aussi. Alors, Stella glissa de son perchoir et se laissa tomber au sol, s'asseyant en tailleur en face d'Elijah. D'un regard, elle l'invita à s'assoir avec elle tout en reprenant la parole :
— Honnêtement parfois j'me demande si j'suis pas juste Stella Ruewen de Serdaigle, rit-elle sans joie. Y'a pas grand chose à dire sur moi, j'suis assez ennuyante comme personne...
Elle conclut sa phrase en haussant des épaules.
15 ans / 4eme Année RP / fiche PR / / #004d65 / RDD / coucou rappeltout
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
Combien de Morts un Etre peut-il souffrir ?
Stella avait le regard de ceux qui voyaient vraiment. Beaucoup de gens regardaient sans voir. Ils se contentaient de passer, parfois même d'observer, mais ne voyaient rien. Et pourtant, ils étaient persuadés d'être dans le vrai. D'être attentifs. Alors que même un gamin avec autant de troubles de l'attention qu'Elijah l'était bien plus qu'eux. Parce qu'ils oubliaient de ressentir. Or, les émotions, Elijah se les prenait en pleine face depuis sa plus tendre enfance. Il n'avait jamais su se tempérer, faire les choses à moitié. Il vivait tout pleinement. Et il ressentait de la même manière. C'était parfois douloureux, mais ça rendait aussi les moments de bonheur d'une telle intensité que ça le poussait dans une volonté de s'y plonger corps et âme.
Sa camarade donnait l'impression d'être l'exact opposé. Tandis que lui affichait des sourires pour tromper ceux qui ne savaient pas voir, elle repoussait tout le monde avant même qu'ils n'eussent une chance de l'approcher. Deux méthodes bien différentes, qui amenaient à deux solitudes bien différentes, mais qui, pourtant, parvenaient à la même conclusion : personne ne les connaissait réellement. Même pas eux-mêmes.
Alors oui, Stella savait voir. Elle avait compris qu'il parlait trop pour éviter les mots qui pourraient avoir trop d'importance. Il lui sourit tristement pour toute réponse. Il n'aimait pas mentir, n'avait pas l'intention de lui faire cet affront. Mais pour autant il n'en parlerait pas. Il valait mieux parler d'elle. D'elle qui usait de si peu de mots qu'elle semblait en avoir peur. Comme si, à trop parler, elle risquait de ne plus pouvoir s'arrêter et de laisser échapper quelque chose face aux autres.
Il s'assit en face d'elle, en tailleurs également. Leurs genoux se frôlaient presque, mais pas tout à fait. Ils étaient désormais face à un miroir bien différent. Ils se reflétaient l'un l'autre dans le silence glacé des toilettes abandonnées. Mais ce silence n'avait rien de dérangeant. Il était le leur. Et il permettait à Stella de choisir ses mots. Des mots faits, encore une fois, pour le repousser. Mais il n'était pas dupe : elle lui avait proposé de s'asseoir, alors il resterait.
- Les gens ennuyants parlent pas à leur reflet, répondit-il simplement, comme une évidence.
- Pourquoi tu t'aimes pas comme ça ? demanda-t-il alors, toujours avec cette même sincérité un peu désarmante.
Sa camarade donnait l'impression d'être l'exact opposé. Tandis que lui affichait des sourires pour tromper ceux qui ne savaient pas voir, elle repoussait tout le monde avant même qu'ils n'eussent une chance de l'approcher. Deux méthodes bien différentes, qui amenaient à deux solitudes bien différentes, mais qui, pourtant, parvenaient à la même conclusion : personne ne les connaissait réellement. Même pas eux-mêmes.
Alors oui, Stella savait voir. Elle avait compris qu'il parlait trop pour éviter les mots qui pourraient avoir trop d'importance. Il lui sourit tristement pour toute réponse. Il n'aimait pas mentir, n'avait pas l'intention de lui faire cet affront. Mais pour autant il n'en parlerait pas. Il valait mieux parler d'elle. D'elle qui usait de si peu de mots qu'elle semblait en avoir peur. Comme si, à trop parler, elle risquait de ne plus pouvoir s'arrêter et de laisser échapper quelque chose face aux autres.
Il s'assit en face d'elle, en tailleurs également. Leurs genoux se frôlaient presque, mais pas tout à fait. Ils étaient désormais face à un miroir bien différent. Ils se reflétaient l'un l'autre dans le silence glacé des toilettes abandonnées. Mais ce silence n'avait rien de dérangeant. Il était le leur. Et il permettait à Stella de choisir ses mots. Des mots faits, encore une fois, pour le repousser. Mais il n'était pas dupe : elle lui avait proposé de s'asseoir, alors il resterait.
- Les gens ennuyants parlent pas à leur reflet, répondit-il simplement, comme une évidence.
- Pourquoi tu t'aimes pas comme ça ? demanda-t-il alors, toujours avec cette même sincérité un peu désarmante.
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes
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Combien de Morts un Etre peut-il souffrir ?
Etrange de voir qu'elle — qui s'acharnait à repousser les gens autour d'elle et à ne pas les laisser s'introduire dans sa tête et dans sa vie — il lui arrivait parfois, rarement, de se sentir happée par un Autre. Un Semblable. Peu importait le nom finalement, ce n'était qu'une façon de se détacher d'eux. Le fait était que de temps à autre, un visage restait marqué dans son esprit et elle ne pouvait se défaire de l'envie d'aller associer un nom à ce visage. Et, peut-être, une identité.
C'était plus ou moins ce qu'Elijah lui inspirait à l'instant. La curiosité de découvrir quelqu'un tout en craignant de s'ouvrir à quelqu'un. Plutôt ironique. Penchant légèrement la tête, son regard bleu et vif ancré sur le garçon assis face à elle, la Serdaigle essaya d'imaginer Elijah au quotidien. Beaucoup de rires et de sourires, surement un paquet de fanfaronnades et de plaisanteries. Il avait une énergie joyeuse, c'était inutile de le nier, mais pourtant... Pourtant elle était certaine qu'il y avait quelque chose en dessous de tout ça. De la tristesse ou de la peur, peu importait. A l'instant, tout ce qu'Etoile souhaitait était qu'il se mette en colère contre elle. Elle avait tellement envie de hurler et de détester quelqu'un, de se débarrasser de cette amertume qui prenait chaque jour plus de place. Si seulement le Poufsouffle s'était montré moqueur ou agressif, elle n'aurait eu aucun remords et aurait surement profité de sa colère pour déverser la sienne. Mais non. Il était arrivé tranquillement, avec ses sourires plats, sa voix douce pas virulente et ses questions à la noix.
Merde alors. Résistant à l'envie de lui faire une grimace, Stella se contenta de remonter ses genoux vers sa poitrine et d'entourer ses jambes de ses bras. Voilà, une armure impénétrable et incassable.
Bam. Il répondit simplement, tellement naturellement qu'elle se demanda s'il n'avait pas juste laissé les mots lui échapper sans même songer à ce qu'il allait dire. Et là, la coquille de la Serdaigle se fendit. Le coeur serré et les sourcils froncés, elle relâcha ses jambes et les laissa revenir en tailleur. *'tain mais il a réponse à tout* songea-t-elle en grattant la peau de son pouce. Chose étonnante et inattendue, Elijah avait réussi à la décontenancer. Et pas qu'un peu.
— Tu viens de dire que j'étais pas ennuyante ? laissa-t-elle échapper, surprise. J'aime mes carnets et mes livres, j'suis passionnée par les étoiles et les dragons et j'préfère converser avec mon reflet plutôt qu'avec les autres, tu trouves pas ça bizarre quand même ? marmonna-t-elle en retenant un soupir. Sans rire, les tableaux ont plus de conversation que moi.
La question du garçon la prit de court, et la troisième année resta interdite quelques secondes.
— J'vois pas en quoi ça t'intéresse, grommela-t-elle, méfiante, en fronçant les sourcils.
C'était étonnant. Il lui semblait qu'elle parlait de nouveau à son reflet, mais une autre sorte de reflet. Un double alternatif peut-être ? Et ben voilà, elle était entrain de devenir cinglée.
C'était plus ou moins ce qu'Elijah lui inspirait à l'instant. La curiosité de découvrir quelqu'un tout en craignant de s'ouvrir à quelqu'un. Plutôt ironique. Penchant légèrement la tête, son regard bleu et vif ancré sur le garçon assis face à elle, la Serdaigle essaya d'imaginer Elijah au quotidien. Beaucoup de rires et de sourires, surement un paquet de fanfaronnades et de plaisanteries. Il avait une énergie joyeuse, c'était inutile de le nier, mais pourtant... Pourtant elle était certaine qu'il y avait quelque chose en dessous de tout ça. De la tristesse ou de la peur, peu importait. A l'instant, tout ce qu'Etoile souhaitait était qu'il se mette en colère contre elle. Elle avait tellement envie de hurler et de détester quelqu'un, de se débarrasser de cette amertume qui prenait chaque jour plus de place. Si seulement le Poufsouffle s'était montré moqueur ou agressif, elle n'aurait eu aucun remords et aurait surement profité de sa colère pour déverser la sienne. Mais non. Il était arrivé tranquillement, avec ses sourires plats, sa voix douce pas virulente et ses questions à la noix.
Merde alors. Résistant à l'envie de lui faire une grimace, Stella se contenta de remonter ses genoux vers sa poitrine et d'entourer ses jambes de ses bras. Voilà, une armure impénétrable et incassable.
Bam. Il répondit simplement, tellement naturellement qu'elle se demanda s'il n'avait pas juste laissé les mots lui échapper sans même songer à ce qu'il allait dire. Et là, la coquille de la Serdaigle se fendit. Le coeur serré et les sourcils froncés, elle relâcha ses jambes et les laissa revenir en tailleur. *'tain mais il a réponse à tout* songea-t-elle en grattant la peau de son pouce. Chose étonnante et inattendue, Elijah avait réussi à la décontenancer. Et pas qu'un peu.
— Tu viens de dire que j'étais pas ennuyante ? laissa-t-elle échapper, surprise. J'aime mes carnets et mes livres, j'suis passionnée par les étoiles et les dragons et j'préfère converser avec mon reflet plutôt qu'avec les autres, tu trouves pas ça bizarre quand même ? marmonna-t-elle en retenant un soupir. Sans rire, les tableaux ont plus de conversation que moi.
La question du garçon la prit de court, et la troisième année resta interdite quelques secondes.
— J'vois pas en quoi ça t'intéresse, grommela-t-elle, méfiante, en fronçant les sourcils.
C'était étonnant. Il lui semblait qu'elle parlait de nouveau à son reflet, mais une autre sorte de reflet. Un double alternatif peut-être ? Et ben voilà, elle était entrain de devenir cinglée.
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@Elijah Cooper hum hum, tâchons d'oublier mon retard
@Elijah Cooper hum hum, tâchons d'oublier mon retard
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"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
Combien de Morts un Etre peut-il souffrir ?
Elijah voyait le langage non verbal de sa camarade, sans pour autant s'y attarder réellement. Si elle se pensait véritablement cachée derrière le rempart de ses jambes, il n'avait guère le coeur à la détromper. Et il fit bien de garder le silence, puisqu'elle se remit d'elle-même en tailleurs, tirant un petit sourire à l'adolescent, qui ne pouvait que voir là une certaine victoire. Lui, pour une fois, tenait en place sans trop de peine, se contentant d'observer Stella pour tenter de voir au-delà de ce qu'elle voulait bien dire ou montrer.
Elle n'était visiblement pas d'accord avec l'affirmation qu'il avait fait plus tôt. Mais lui n'en démordait pas. Cette fille n'avait pas l'air ennuyante. Pas du tout. Elle avait simplement l'air triste. Et Elijah y connaissait un rayon en tristesse. Ou en colère. Il ne savait plus trop différencier les deux, mais c'était probablement lié pour d'autres que lui. La tristesse ressentie se muait souvent en colère. Envers soi ou envers les autres. Souvent envers les deux. Lui, détestait ce sentiment, et se refusait de le montrer.
- J'ai pas dit que j'te trouvais pas bizarre. J'ai dit que j'te trouvais pas ennuyante. Et puis, tout l'monde aime les dragons, ils sont super stylés.
Il se garda bien de dire qu'en revanche, les bouquins, ça, c'était ennuyeux.
- Les tableaux ils savent surtout balancer dès qu'on fait une bêtise. C'est pas avoir de la conversation, c'est avoir du vice ! annonça-t-il d'un air très sûr de lui, en hochant la tête, avant de pouffer légèrement de rire.
Quant à savoir pourquoi il était intéressé par le fait qu'elle semblait tant se détester... C'était plutôt évident. Il voulait l'aider. Il n'aimait pas voir que les autres allaient mal. Qu'il les connût ou non, cela ne changeait rien. Il voulait absolument que les gens autour de lui se sentissent bien.
- Ben moi j'vois pas pourquoi ça m'intéresserait pas. C'est si bizarre de vouloir te connaître ? demanda-t-il simplement.
Elle n'était visiblement pas d'accord avec l'affirmation qu'il avait fait plus tôt. Mais lui n'en démordait pas. Cette fille n'avait pas l'air ennuyante. Pas du tout. Elle avait simplement l'air triste. Et Elijah y connaissait un rayon en tristesse. Ou en colère. Il ne savait plus trop différencier les deux, mais c'était probablement lié pour d'autres que lui. La tristesse ressentie se muait souvent en colère. Envers soi ou envers les autres. Souvent envers les deux. Lui, détestait ce sentiment, et se refusait de le montrer.
- J'ai pas dit que j'te trouvais pas bizarre. J'ai dit que j'te trouvais pas ennuyante. Et puis, tout l'monde aime les dragons, ils sont super stylés.
Il se garda bien de dire qu'en revanche, les bouquins, ça, c'était ennuyeux.
- Les tableaux ils savent surtout balancer dès qu'on fait une bêtise. C'est pas avoir de la conversation, c'est avoir du vice ! annonça-t-il d'un air très sûr de lui, en hochant la tête, avant de pouffer légèrement de rire.
Quant à savoir pourquoi il était intéressé par le fait qu'elle semblait tant se détester... C'était plutôt évident. Il voulait l'aider. Il n'aimait pas voir que les autres allaient mal. Qu'il les connût ou non, cela ne changeait rien. Il voulait absolument que les gens autour de lui se sentissent bien.
- Ben moi j'vois pas pourquoi ça m'intéresserait pas. C'est si bizarre de vouloir te connaître ? demanda-t-il simplement.
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes
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