Revision de derrière minute
Ce RP est ouvert à tous et se deroule pendant la semaine d'examen!
Pendant la semaine d'examens, juin 2050.
Il était encore très tôt, et le château dormait. Les couloirs baignaient dans une lumière pâle filtrée par les hautes fenêtres, et seule la douce résonance des pas de Carry brisait le silence. Elle pénétra dans le Grand Hall, le souffle léger, presque retenu, comme si le lieu lui-même exigeait le respect du calme du matin.
Lorsqu’elle poussa les grandes portes de la Grande Salle, elle se sentit étrangement soulagée. Il n’y avait encore aucun élève. Seuls quelques elfes de maison s’affairaient près des buffets, garnissant les longues tables d’un copieux petit-déjeuner. La salle semblait immense sans le tumulte habituel. Le plafond enchanté reflétait un ciel clair, d’un bleu encore fragile, percé de quelques teintes rosées annonçant le lever du soleil.
Carry s’arrêta au centre de la pièce, observant un instant les vitraux, les quatre longues tables, les chandelles suspendues dans les airs. Tout paraissait plus vaste, plus net, presque nouveau à ses yeux. Elle laissa courir son regard vers les hauteurs de la salle, jusqu’au plafond magique, qu’elle contempla en silence.
Puis, d’un pas calme, elle se dirigea vers la table de Serpentard. Elle choisit une place à l’extrémité, non loin de la table des professeurs, et y posa son sac, sa baguette et une pile de manuels. Sans attendre, elle se releva pour aller se servir. L’odeur familière des œufs chauds, du bacon grillé et des muffins tout juste sortis du four l’enveloppa aussitôt. Elle remplit son assiette généreusement : œufs brouillés, deux tranches de bacon croustillant, un muffin anglais beurré, une saucisse et, pour accompagner le tout, un verre de lait frais et un autre de jus d’orange.
De retour à sa place, elle s’installa avec méthode. Son petit-déjeuner soigneusement placé à sa gauche, ses livres ouverts sur sa droite, elle prit une inspiration discrète avant de plonger dans son manuel de Défense contre les Forces du Mal. La salle restait silencieuse, et ce calme précieux lui offrait l’environnement idéal pour se concentrer.
Harrison ne levait pas les yeux de son manuel. Après plusieurs lectures et relectures, il était temps de mettre sa théorie en pratique. Elle jeta un regard autour d’elle, s’assurant que personne n’était présent, puis se leva lentement, sortit sa baguette et la pointa vers une assiette vide posée à côté d’elle.
Elle prit une profonde inspiration.
« Bombarda ! »
Un éclair de lumière jaillit du bout de sa baguette, suivi d’un craquement sec. L’assiette vola en éclats dans un bruit strident, projetant des morceaux de porcelaine jusque sur le banc voisin. Carry se figea durant une seconde, sentit le rouge lui monter aux joues. Ce n’était clairement pas le résultat attendu et heureusement personne ne l’avait remarqué… sauf les servants du château.
Elle se pencha aussitôt, les sourcils froncés, et gronda en direction des elfes de maison qui s’était arrêter dans leur tâche pour regarder la scène que Carry venait de causer.
« Qu’est-ce que vous regardez comme ça ?! Vous avez un problème ?! Vous n’avez rien de mieux à faire ?! » lança Carry d’un ton sec, son regard balayant les visages d'elfes tournés vers elle.
«Sales oreilles pointues...» Marmonna-t-elle avec degout.
Quelques elfes détournèrent les yeux sans répondre. Elle, agacée, laissa échapper un souffle agité avant de baisser de nouveau les yeux vers les débris de l’assiette.
« Reparo… » souffla-t-elle avec lassitude.
Les morceaux se rassemblèrent lentement sous sa baguette, mais elle n’y prêta qu’à peine attention. Autour d’elle, les elfes de maison reprenaient leur tâche sans faire de commentaire.
Elle s’assit sans un mot, le menton posé dans la paume de sa main, les yeux à moitié clos, et laissa un silence s’installer autour d’elle avant de noter dans un coin de son manuel : Contrôle du geste à retravailler. Carry vérifia une dernière fois que tout était propre, rangea sa baguette à côté de ses livres et se replongea dans une nouvelle session ennuyante d’étude théorique.
Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve
Revision de derrière minute
Les rayons roux du soleil matinal dansaient sur le sol pierreux au rythme de son ascension. Les torches, encore fumantes, diffusaient une douce odeur de cendre, contrastant avec l’allure féerique du célèbre château.
Rhéa aimait cet écart d’ambiance, cette divergence subtile. La peau réchauffée par les éclats solaires, le nez chatouillé par la braise, elle ferma les yeux et savoura l’instant. Ce n’était pas un moment rare, loin de là. Ses nuits étaient courtes, agitées par ses pensées indomptables et ses projets envahissants — surtout pendant les examens.
Chaque sort qui lui résistait. Chaque formule qu’elle oubliait. Ils la hantaient jusqu’au matin. Jusqu’à ce qu’elle les maîtrise. La veille au soir, le sortilège Rictusempra l’avait tenue éveillée des heures. Et pourtant, elle n’était toujours pas capable de l’exécuter.
Chaque rayon lancé s’évanouissait en quelques secondes, trop faible pour atteindre sa cible. Elle fourra ses mains plus profondément dans sa cape, le rictus plus crispé. L’instant était brisé. Elle n’avait jamais réussi ce sortilège. Appris au début de l’année, elle ne l’avait pas retenté depuis le cours qui lui avait été consacré. Elle n’en avait pas envie. Elle se souvenait encore de la sensation éprouvée : ce sentiment de perte, ces rires forcés, douloureux. Elle ne voulait pas imposer cette torture à ses camarades.
Elle soupira. Ses pas la guidèrent jusqu’à la Grande Salle. Encore vide. Ou presque. Une fille. Plus âgée. Rhéa ne l’avait jamais rencontrée. Ni même aperçue. Alors qu’elle détournait les yeux pour rejoindre sa table, un sort fusa. Rapide. Précis. Un simple Reparo. Rien de spectaculaire… sauf que c’était parfaitement lancé. L’élève ne semblait même pas y penser. L’assurance tranquille. L’élégance sèche.
Rhéa ralentit. Puis s’arrêta.
Elle fixa la scène sans trop savoir pourquoi. Peut-être parce qu’elle en avait marre de jeter des étincelles fades dans le vide. Peut-être parce qu’il fallait tenter quelque chose.
Elle hésita.
Ses doigts jouèrent un instant avec l’ourlet de sa manche, puis elle prit une inspiration discrète et s’approcha, pas à pas. Pas trop vite, pas trop près.
— Ton Reparo, dit-elle finalement. Il était… bien.
Elle avait levé les yeux, mais détourna vite le regard, sans vraiment s’en rendre compte.
— J’arrive pas à faire Rictusempra. J’y arrive pas du tout, en fait.
Elle laissa un silence gênant passer. Son regard glissa vers la table, puis vers la fille, puis de nouveau ailleurs. Ce n’était pas dans ses habitudes. Mais elle était fatiguée. Et frustrée. Et elle en avait assez de rester bloquée.
— T’as pas… deux minutes ?
Sa demande était maladroite, un peu sèche malgré elle, un peu honteuse aussi, masquée derrière l’habitude de faire comme si rien ne l’atteignait.
Rhéa aimait cet écart d’ambiance, cette divergence subtile. La peau réchauffée par les éclats solaires, le nez chatouillé par la braise, elle ferma les yeux et savoura l’instant. Ce n’était pas un moment rare, loin de là. Ses nuits étaient courtes, agitées par ses pensées indomptables et ses projets envahissants — surtout pendant les examens.
Chaque sort qui lui résistait. Chaque formule qu’elle oubliait. Ils la hantaient jusqu’au matin. Jusqu’à ce qu’elle les maîtrise. La veille au soir, le sortilège Rictusempra l’avait tenue éveillée des heures. Et pourtant, elle n’était toujours pas capable de l’exécuter.
Chaque rayon lancé s’évanouissait en quelques secondes, trop faible pour atteindre sa cible. Elle fourra ses mains plus profondément dans sa cape, le rictus plus crispé. L’instant était brisé. Elle n’avait jamais réussi ce sortilège. Appris au début de l’année, elle ne l’avait pas retenté depuis le cours qui lui avait été consacré. Elle n’en avait pas envie. Elle se souvenait encore de la sensation éprouvée : ce sentiment de perte, ces rires forcés, douloureux. Elle ne voulait pas imposer cette torture à ses camarades.
Elle soupira. Ses pas la guidèrent jusqu’à la Grande Salle. Encore vide. Ou presque. Une fille. Plus âgée. Rhéa ne l’avait jamais rencontrée. Ni même aperçue. Alors qu’elle détournait les yeux pour rejoindre sa table, un sort fusa. Rapide. Précis. Un simple Reparo. Rien de spectaculaire… sauf que c’était parfaitement lancé. L’élève ne semblait même pas y penser. L’assurance tranquille. L’élégance sèche.
Rhéa ralentit. Puis s’arrêta.
Elle fixa la scène sans trop savoir pourquoi. Peut-être parce qu’elle en avait marre de jeter des étincelles fades dans le vide. Peut-être parce qu’il fallait tenter quelque chose.
Elle hésita.
Ses doigts jouèrent un instant avec l’ourlet de sa manche, puis elle prit une inspiration discrète et s’approcha, pas à pas. Pas trop vite, pas trop près.
— Ton Reparo, dit-elle finalement. Il était… bien.
Elle avait levé les yeux, mais détourna vite le regard, sans vraiment s’en rendre compte.
— J’arrive pas à faire Rictusempra. J’y arrive pas du tout, en fait.
Elle laissa un silence gênant passer. Son regard glissa vers la table, puis vers la fille, puis de nouveau ailleurs. Ce n’était pas dans ses habitudes. Mais elle était fatiguée. Et frustrée. Et elle en avait assez de rester bloquée.
— T’as pas… deux minutes ?
Sa demande était maladroite, un peu sèche malgré elle, un peu honteuse aussi, masquée derrière l’habitude de faire comme si rien ne l’atteignait.
@Carry Harrison
442 mots
442 mots
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Revision de derrière minute
Carry leva les yeux vers l’inconnue, un éclat de surprise traversant ses prunelles d’un bleu glacé. Elle venait vraiment de complimenter son Reparo ? Ce sort faisait pourtant partie des plus élémentaires du programme. Bien qu’elle l’ait exécuté correctement, elle savait pertinemment qu’il existait des élèves capables d’en faire une démonstration bien plus impressionnante.
Pourtant, elle se contenta d’un sourire poli, presque gêné, et hocha la tête en signe de remerciement.
« Rictusempra ? » demanda-t-elle en arquant un sourcil, visiblement intriguée. « Mais… tu es en quelle année ? » Un silence, puis elle ajouta rapidement avec un petit rire : « En fait, oublie ça. L’année, ça ne veut pas dire grand-chose. Tiens regarde. »
Elle se redressa, attrapa sa baguette avec assurance et la présenta à la jeune fille, l’invitant d’un mouvement de tête à observer attentivement. D’un geste précis et élégant, elle traça une forme dans l’air.
« Regarde bien mon mouvement de poignet. Il doit être souple, fluide… comme si tu dessinais une plume qui vole dans le vent, » expliqua-t-elle doucement. « Le tracé est léger, pas trop rapide, et tu dois garder le contrôle de ta baguette du bout des doigts. »
Elle répéta le geste, plus lentement cette fois, veillant à bien décomposer chaque étape du mouvement. Sa baguette semblait glisser dans les airs avec une certaine grâce, laissant une légère traînée lumineuse dans son sillage.
« Pour réussir Rictusempra, il faut trois choses essentielles : un mouvement précis, une bonne concentration, et une articulation claire du sort. Ne marmonne pas, ne murmure pas. Prononce-le à voix haute, avec conviction. La magie a besoin de sentir que tu sais ce que tu fais. Si tu hesites, le sort aura des effets... hmmm... bizzares »
Carry se ravisa de dire l’incantation elle-même... elle connaissait la portée du sort et ne voulait surtout pas déclencher accidentellement une crise de rires incontrôlables dans une pièce remplie d’élèves, si un responsable passait, elle serait tenue pour responsable et adieu les examens.
Elle tourna alors les yeux vers la jeune fille et lui offrit un sourire sincère, teinté d'encouragement.
« Allez, à toi maintenant. Ne te presse pas. Prends une grande inspiration, vide ton esprit, et visualise le sort en train de se former. Imagine l’énergie se concentrer au bout de ta baguette. Et surtout… amuse-toi. Ce sort est fait pour provoquer des rires, après tout. »
Pourtant, elle se contenta d’un sourire poli, presque gêné, et hocha la tête en signe de remerciement.
« Rictusempra ? » demanda-t-elle en arquant un sourcil, visiblement intriguée. « Mais… tu es en quelle année ? » Un silence, puis elle ajouta rapidement avec un petit rire : « En fait, oublie ça. L’année, ça ne veut pas dire grand-chose. Tiens regarde. »
Elle se redressa, attrapa sa baguette avec assurance et la présenta à la jeune fille, l’invitant d’un mouvement de tête à observer attentivement. D’un geste précis et élégant, elle traça une forme dans l’air.
« Regarde bien mon mouvement de poignet. Il doit être souple, fluide… comme si tu dessinais une plume qui vole dans le vent, » expliqua-t-elle doucement. « Le tracé est léger, pas trop rapide, et tu dois garder le contrôle de ta baguette du bout des doigts. »
Elle répéta le geste, plus lentement cette fois, veillant à bien décomposer chaque étape du mouvement. Sa baguette semblait glisser dans les airs avec une certaine grâce, laissant une légère traînée lumineuse dans son sillage.
« Pour réussir Rictusempra, il faut trois choses essentielles : un mouvement précis, une bonne concentration, et une articulation claire du sort. Ne marmonne pas, ne murmure pas. Prononce-le à voix haute, avec conviction. La magie a besoin de sentir que tu sais ce que tu fais. Si tu hesites, le sort aura des effets... hmmm... bizzares »
Carry se ravisa de dire l’incantation elle-même... elle connaissait la portée du sort et ne voulait surtout pas déclencher accidentellement une crise de rires incontrôlables dans une pièce remplie d’élèves, si un responsable passait, elle serait tenue pour responsable et adieu les examens.
Elle tourna alors les yeux vers la jeune fille et lui offrit un sourire sincère, teinté d'encouragement.
« Allez, à toi maintenant. Ne te presse pas. Prends une grande inspiration, vide ton esprit, et visualise le sort en train de se former. Imagine l’énergie se concentrer au bout de ta baguette. Et surtout… amuse-toi. Ce sort est fait pour provoquer des rires, après tout. »
Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve
Revision de derrière minute

On dit que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Dans ton cas, t’as pas vraiment eu le choix. La nuit s’est éternisée. T’as pas fermé l’œil, ou juste par bribes, par instants flous qui n’avaient rien de reposant. Trop de stress. Trop d’angoisse. Trop de tout. T’as jamais aimé les examens. Et pourtant, t’as pas lâché tes bouquins de la nuit — comme en témoignent les parchemins froissés et les manuels ouverts qui traînent au pied du fauteuil. T’as bossé sans relâche, surtout pour éviter de penser qu’après… tu devras rentrer chez toi.
Tu quittes enfin le fauteuil, le corps lourd, endolori. Tes articulations craquent, un muscle proteste, douloureux. Tu grimaces. Bailles. T'étires et soupir, las. Lentement, tu ranges tes affaires dans ton sac. Puis, direction la salle de bain. L’eau chaude te réveille un peu, et les vêtements propres te donnent l’illusion d’un renouveau. Mais t’es loin d’être en forme. Juste un peu moins à bout.
Tu attrapes ton sac et quittes la salle commune de Serpentard, le pas traînant, le dos voûté, la mine encore marquée par la fatigue. Les escaliers te paraissent plus longs que d’habitude. Finalement, tu arrives dans le hall, puis dans la Grande Salle — presque vide à cette heure.
Deux élèves révisent dans un coin de table. Tu leur adresses un bref signe de tête, poli, soufflant tout de même un timide "bonjour" assez audible, sans t’attarder et parce que tu veux pas les embêter inutilement ; l'aînée semble apprendre quelque chose à sa cadette.
Tu t’approches du buffet servi par les elfes de maison, te sers quelques tartines et un fruit, puis t’installes à la table des Serpentard. Tu laisses volontairement un peu de distance entre toi et les deux autres filles. Toujours dans cette optique de ne déranger personne. Mais tu tends l’oreille quand même. Instinctivement. T’écoutes, sans trop montrer que tu le fais.
Tu sors tes parchemins, tes manuels. Pas question d’arrêter maintenant. T’as encore trop le cœur serré à l’idée de rentrer. Et t’as pas envie d’y penser. Tes doigts glissent dans tes longs cheveux encore humides. Tu les attaches en un chignon lâche, histoire d’être tranquille, puis tu ouvres ton manuel de sortilèges. Et tu plonges dedans, comme si t’allais t’y noyer.
Hello, je me permet de m'incruster

Revision de derrière minute
Rhéa fixait Carry. Ses yeux suivaient chaque mouvement, chaque geste, comme si sa vie en dépendait. L’aisance de la plus âgée la fascinait. Et l’agaçait. Comment pouvait-elle être si naturelle avec ce sort ? Le simple fait d’y penser la rendait frustrée. Elle n’avait pas peur de Rictusempra. Ce n’était pas le danger qui la paralysait : c’était le principe. Elle refusait de le lancer, de provoquer un rire forcé et hypocrite. Mais les examens de fin d’année approchaient. Elle devait savoir le faire. Contre son gré, elle devait réussir.
Alors qu’elle essayait de se concentrer sur Carry, son attention fut un instant attirée par l’entrée de la Grande Salle. Une Serpentard arriva, le pas traînant, le dos voûté, visiblement fatigué après une nuit passée à réviser. Elle leur adressa un signe de tête discret, puis alla se servir rapidement au buffet avant de s’installer sur leur table, un peu plus loin. Rhéa la regarda quelques secondes, juste assez pour noter qu’elle avait laissé volontairement de la distance et qu’elle continuait ses révisions, absorbé dans ses manuels. L’observer ne la distrayait pas vraiment ; au contraire, elle sentit un léger soulagement en voyant quelqu’un d’autre plongé dans son travail, comme si ça rendait ses propres efforts un peu plus légitimes. Puis elle reporta son attention sur Carry, essayant de chasser toute autre pensée.
Elle répéta silencieusement les instructions dans sa tête.
“Souple. Fluide. Léger. Pas trop rapide. Contrôle du bout des doigts…”
Chaque mot de Carry semblait simple et naturel, mais pour Rhéa, c’était un défi. Plus Carry parlait, plus ses épaules se raidissaient. Pourquoi était-ce si simple pour elle ? Pourquoi si compliqué pour Rhéa ? Rien que le fait de devoir s’y mettre la rendait nerveuse. Son bras tremblait légèrement. Elle n’aimait pas ce sort, point final. Et pourtant, elle devait s’y plier.
Pourtant, elle observait. Chaque geste, chaque mot de Carry. Le sourire encourageant. Pas de pression. Et malgré elle, elle voulait comprendre. Elle se surprit à retenir sa respiration à chaque explication, comme si ses yeux pouvaient absorber toutes les instructions en un instant.
Regarde bien… Visualise le sort… Amuse-toi…
S’amuser ? Avec ce sort ? Elle roula des yeux, mais un frisson de défi la traversa malgré elle. Juste pour savoir le faire. Elle visualisa l’énergie au bout de sa baguette. Rouge. Instable. Prête à bondir. Elle la concentra, juste assez pour sentir le sort, pas pour l’aimer.
Chaque geste de Carry était un modèle. Chaque mot, une leçon. Elle écouta attentivement : “Poignet souple… laisse le mouvement venir… pas de précipitation…” Rhéa inspira profondément, serrant la baguette. Chaque fibre de son corps voulait reculer. Rictusempra… elle n’en voulait pas, et pourtant… elle devait lancer.
— Allez… murmura-t-elle.
Elle pointa la baguette vers le parchemin. Personne pour juger. Personne pour rire. Et pourtant, l’énergie semblait lui échapper. Poignet souple. Mouvement fluide. Tracer l’air comme une plume. Sa voix trembla.
— Rictusempra.
Un éclair rouge jaillit. Court. Vif. Mais le sort se dispersa avant même d’atteindre le parchemin. Rien ne se passa. Rhéa retint son souffle, frustrée. Correct, mais incomplet. Stable, mais imparfait.
Elle inspira, agacée, et abaissa la baguette. Elle savait qu’elle ne pourrait pas réussir seule, pas tant qu'elle n'aura pas réellement envie de le lancer. Elle se tourna vers Carry, les sourcils froncés.
— Je… je n’y arrive pas vraiment, murmura-t-elle. Je… j’ai besoin que tu m’expliques encore.
Alors qu’elle essayait de se concentrer sur Carry, son attention fut un instant attirée par l’entrée de la Grande Salle. Une Serpentard arriva, le pas traînant, le dos voûté, visiblement fatigué après une nuit passée à réviser. Elle leur adressa un signe de tête discret, puis alla se servir rapidement au buffet avant de s’installer sur leur table, un peu plus loin. Rhéa la regarda quelques secondes, juste assez pour noter qu’elle avait laissé volontairement de la distance et qu’elle continuait ses révisions, absorbé dans ses manuels. L’observer ne la distrayait pas vraiment ; au contraire, elle sentit un léger soulagement en voyant quelqu’un d’autre plongé dans son travail, comme si ça rendait ses propres efforts un peu plus légitimes. Puis elle reporta son attention sur Carry, essayant de chasser toute autre pensée.
Elle répéta silencieusement les instructions dans sa tête.
“Souple. Fluide. Léger. Pas trop rapide. Contrôle du bout des doigts…”
Chaque mot de Carry semblait simple et naturel, mais pour Rhéa, c’était un défi. Plus Carry parlait, plus ses épaules se raidissaient. Pourquoi était-ce si simple pour elle ? Pourquoi si compliqué pour Rhéa ? Rien que le fait de devoir s’y mettre la rendait nerveuse. Son bras tremblait légèrement. Elle n’aimait pas ce sort, point final. Et pourtant, elle devait s’y plier.
Pourtant, elle observait. Chaque geste, chaque mot de Carry. Le sourire encourageant. Pas de pression. Et malgré elle, elle voulait comprendre. Elle se surprit à retenir sa respiration à chaque explication, comme si ses yeux pouvaient absorber toutes les instructions en un instant.
Regarde bien… Visualise le sort… Amuse-toi…
S’amuser ? Avec ce sort ? Elle roula des yeux, mais un frisson de défi la traversa malgré elle. Juste pour savoir le faire. Elle visualisa l’énergie au bout de sa baguette. Rouge. Instable. Prête à bondir. Elle la concentra, juste assez pour sentir le sort, pas pour l’aimer.
Chaque geste de Carry était un modèle. Chaque mot, une leçon. Elle écouta attentivement : “Poignet souple… laisse le mouvement venir… pas de précipitation…” Rhéa inspira profondément, serrant la baguette. Chaque fibre de son corps voulait reculer. Rictusempra… elle n’en voulait pas, et pourtant… elle devait lancer.
— Allez… murmura-t-elle.
Elle pointa la baguette vers le parchemin. Personne pour juger. Personne pour rire. Et pourtant, l’énergie semblait lui échapper. Poignet souple. Mouvement fluide. Tracer l’air comme une plume. Sa voix trembla.
— Rictusempra.
Un éclair rouge jaillit. Court. Vif. Mais le sort se dispersa avant même d’atteindre le parchemin. Rien ne se passa. Rhéa retint son souffle, frustrée. Correct, mais incomplet. Stable, mais imparfait.
Elle inspira, agacée, et abaissa la baguette. Elle savait qu’elle ne pourrait pas réussir seule, pas tant qu'elle n'aura pas réellement envie de le lancer. Elle se tourna vers Carry, les sourcils froncés.
— Je… je n’y arrive pas vraiment, murmura-t-elle. Je… j’ai besoin que tu m’expliques encore.
565 mots
@Carry Harrison & @Asher Thatch pour la mention
Désolée du gros retard
@Carry Harrison & @Asher Thatch pour la mention
Désolée du gros retard
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84