Le nugget de l'amitié
Et voilà, elle le dit. Difficile à ignorer quand c'est dit si clairement : cette conversation n'est pas cool pour elle, elle la subit, elle n'apprécie pas. Pire que ça : elle n'a pas envie de rester là et si elle décide de s'en aller, Ludwig n'aura pas la possibilité de la rattraper sans tomber dans le harcèlement. Il n'a pas de problème avec le harcèlement, il l'a déjà fait parce que parfois c'est nécessaire, mais là il n'avait vraiment, mais alors vraiment pas envie de l'embêter, cette fille qu'il trouve jolie. Enfin, il ne sait plus trop s'il la trouve jolie maintenant que ses yeux lancent des Avada Kedavra. La colère, ce n'est pas quelque chose qu'il apprécie quand il ne peut rien en faire, lui il aime sourire, s'amuser, prendre la vie comme un jeu et ne pas se poser de questions.
Ludwig lance un regard penaud aux bancs qu'ils ont quittés il y a une minute ou deux. Maintenant qu'elle le dit, il remarque effectivement qu'elle a laissé ses affaires. Il n'y avait pas fait attention, il a paniqué quand elle s'est levée, il a voulu la poursuivre avant qu'elle disparaisse et... Mais il se doute qu'elle n'acceptera pas ses excuses, car elle n'a pas dit avoir accepté les précédentes. Elle lui en veut vraiment. Maintenant, s'il veut arranger les choses, il faut qu'il fasse quelque chose qu'elle ne pourra pas lui reprocher, quelque chose qui la fera se dire : « finalement, il n'est pas si horrible que ça ». Être qualifié de pas si horrible, c'est déjà énorme pour Ludwig. Alors il se creuse la tête, il se creuse la tête...
Jusqu'à ce qu'elle jure. Le « merde ! » fait s'arrondir les yeux de Ludwig, qui a entendu toute sa vie ses mères dire qu'il ne fallait pas dire de gros mots, que c'était malpoli. Lui en dit seulement quand il veut impressionner les gens, mais il est toujours mal à l'aise quand il le fait. Lucia aime-t-elle les gros mots ? Devrait-il se forcer à en dire pour paraître plus cool à ses yeux ?
Il n'a pas le temps de se questionner davantage, après le gros mot, c'est une bombe qui sort de la bouche de Lucia. Une bombe qui fait rougir Ludwig jusqu'aux oreilles, bien visibles maintenant qu'il a ébouriffé ses cheveux, ce qu'il ne fait habituellement pas justement pour les garder cachés. Amoureux ?! Lui, amoureux ? Oh Merlin, doux Merlin, Merlin de Merlin de Merlin ! Il rougit encore plus fort, ses paumes se couvrent de moiteur, son cœur s'emballe à l'idée qu'elle puisse croire qu'il est amoureux d'elle alors qu'il n'a d'yeux que pour sa nouvelle professeure de Runes
« Q-q-quoi ! Mais qu'est-c'que tu... Qu'est-c'que tu rac... J'ai pas... Je suis pas... C'est pas du tout..., » bafouille-t-il en agitant les mains devant lui et en secouant la tête.
Il se met à suivre Lucia qui s'éloigne de lui avec un plat rempli de fruits — c'est pour ce dessert-là qu'elle s'est éloignée de lui ? Beurk. Il allait enchainer, tout expliquer, lui prouver par A plus B qu'il n'est pas amoureux d'elle, mais tout à coup une idée germe dans son esprit : apprécierait-elle qu'il soit amoureux d'elle ? Est-ce que ça pourrait lui permettre de rattraper le coup ? Mais s'il ment et qu'il dit que c'est vrai, ne serait-ce pas une trahison envers ses sentiments pour Miss McNeil ? Faire semblant, est-ce se trahir soi-même ? Mais si personne n'est au courant, est-ce que ça compte réellement ?
« Ce serait... Ce serait un peu bizarre que je sois amoureux de toi alors que je t'ai appelée par le mauvais prénom, non ? tente-t-il finalement pour tâter le terrain. J'veux dire... Tu trouverais ça bizarre, toi ? Après, on peut être amoureux même sans vraiment connaître la personne... En la regardant de loin et tout... Tu trouverais ça bizarre, toi ? »
Il la regarde avec attention. En fonction de sa réponse, il pourra toujours changer la sienne. Avouer qu'en fait oui, il est amoureux mais qu'il n'a pas osé en parler franchement. Ou alors soutenir le contraire, rire de sa méprise et lui expliquer qu'il aime leur professeure de Runes. Peut-être qu'elle rigolera comme les autres gens à qui il en a parlé ?
Ludwig lance un regard penaud aux bancs qu'ils ont quittés il y a une minute ou deux. Maintenant qu'elle le dit, il remarque effectivement qu'elle a laissé ses affaires. Il n'y avait pas fait attention, il a paniqué quand elle s'est levée, il a voulu la poursuivre avant qu'elle disparaisse et... Mais il se doute qu'elle n'acceptera pas ses excuses, car elle n'a pas dit avoir accepté les précédentes. Elle lui en veut vraiment. Maintenant, s'il veut arranger les choses, il faut qu'il fasse quelque chose qu'elle ne pourra pas lui reprocher, quelque chose qui la fera se dire : « finalement, il n'est pas si horrible que ça ». Être qualifié de pas si horrible, c'est déjà énorme pour Ludwig. Alors il se creuse la tête, il se creuse la tête...
Jusqu'à ce qu'elle jure. Le « merde ! » fait s'arrondir les yeux de Ludwig, qui a entendu toute sa vie ses mères dire qu'il ne fallait pas dire de gros mots, que c'était malpoli. Lui en dit seulement quand il veut impressionner les gens, mais il est toujours mal à l'aise quand il le fait. Lucia aime-t-elle les gros mots ? Devrait-il se forcer à en dire pour paraître plus cool à ses yeux ?
Il n'a pas le temps de se questionner davantage, après le gros mot, c'est une bombe qui sort de la bouche de Lucia. Une bombe qui fait rougir Ludwig jusqu'aux oreilles, bien visibles maintenant qu'il a ébouriffé ses cheveux, ce qu'il ne fait habituellement pas justement pour les garder cachés. Amoureux ?! Lui, amoureux ? Oh Merlin, doux Merlin, Merlin de Merlin de Merlin ! Il rougit encore plus fort, ses paumes se couvrent de moiteur, son cœur s'emballe à l'idée qu'elle puisse croire qu'il est amoureux d'elle alors qu'il n'a d'yeux que pour sa nouvelle professeure de Runes
« Q-q-quoi ! Mais qu'est-c'que tu... Qu'est-c'que tu rac... J'ai pas... Je suis pas... C'est pas du tout..., » bafouille-t-il en agitant les mains devant lui et en secouant la tête.
Il se met à suivre Lucia qui s'éloigne de lui avec un plat rempli de fruits — c'est pour ce dessert-là qu'elle s'est éloignée de lui ? Beurk. Il allait enchainer, tout expliquer, lui prouver par A plus B qu'il n'est pas amoureux d'elle, mais tout à coup une idée germe dans son esprit : apprécierait-elle qu'il soit amoureux d'elle ? Est-ce que ça pourrait lui permettre de rattraper le coup ? Mais s'il ment et qu'il dit que c'est vrai, ne serait-ce pas une trahison envers ses sentiments pour Miss McNeil ? Faire semblant, est-ce se trahir soi-même ? Mais si personne n'est au courant, est-ce que ça compte réellement ?
« Ce serait... Ce serait un peu bizarre que je sois amoureux de toi alors que je t'ai appelée par le mauvais prénom, non ? tente-t-il finalement pour tâter le terrain. J'veux dire... Tu trouverais ça bizarre, toi ? Après, on peut être amoureux même sans vraiment connaître la personne... En la regardant de loin et tout... Tu trouverais ça bizarre, toi ? »
Il la regarde avec attention. En fonction de sa réponse, il pourra toujours changer la sienne. Avouer qu'en fait oui, il est amoureux mais qu'il n'a pas osé en parler franchement. Ou alors soutenir le contraire, rire de sa méprise et lui expliquer qu'il aime leur professeure de Runes. Peut-être qu'elle rigolera comme les autres gens à qui il en a parlé ?
Le nugget de l'amitié
Bon, encore une fois, sa tirade avait permis au garçon de se taire quelques instants, ne pas rajouter d'autres bêtises à la liste. Malheureusement pour lui, son manque d'assurance pour répondre à la dernière question de l'irlandaise le décrédibilisait dans sa démarche. Justement, la rougeur de ses joues, et les hésitations qu'il avait en répondant à la dernière question de la rousse, semblait faire éclater au grand jour ses sentiments.
Ce qui était étonnant par contre, c'était l'origine de ceux-ci. Est-ce qu'il était venu s'installer à côté d'elle parce qu'il était déjà amoureux depuis un moment ? Mais comment pouvait-il s'être trompé de prénom alors ? Et comment la connaissait-il ? Ils n'étaient pas dans la même maison, ni dans la même promo, ça Lucia en était certaine. Elle l'avait déjà croisé dans les couloirs bien sûr, mais de là à connaître les gens qu'on croise simplement par ci par là. Et puis, on peut pas tomber amoureux sans connaître la personne, juste en l'ayant croisé, si ? Ou alors peut-être qu'il était tombé amoureux en quelques secondes en s'asseyant à côté d'elle. Mais au final cette solution était presque encore plus bizarre.
Alors que cette phrase n'était qu'une pique qui pouvait coller quelques secondes auparavant. Voilà qu'un doute et qu'une gène s'était installée chez l'irlandaise. Finalement, alors qu'il s'était, encore une fois, mis à la suivre, le garçon reprit la parole d'un air beaucoup plus assuré. En effet, c'était bizarre qu'il l'ait appelé par le mauvais prénom en étant amoureux.
- Oui, évidemment que ça serait bizarre ! Et un peu flippant aussi.
Ayant enfin retrouvé sa place, l'irlandaise s'assit à nouveau, sans vraiment prêter attention au garçon. Peut-être qu'une fois qu'elle aurait pris son dessert, elle pourrait retrouver un peu de tranquillité...
Ce qui était étonnant par contre, c'était l'origine de ceux-ci. Est-ce qu'il était venu s'installer à côté d'elle parce qu'il était déjà amoureux depuis un moment ? Mais comment pouvait-il s'être trompé de prénom alors ? Et comment la connaissait-il ? Ils n'étaient pas dans la même maison, ni dans la même promo, ça Lucia en était certaine. Elle l'avait déjà croisé dans les couloirs bien sûr, mais de là à connaître les gens qu'on croise simplement par ci par là. Et puis, on peut pas tomber amoureux sans connaître la personne, juste en l'ayant croisé, si ? Ou alors peut-être qu'il était tombé amoureux en quelques secondes en s'asseyant à côté d'elle. Mais au final cette solution était presque encore plus bizarre.
Alors que cette phrase n'était qu'une pique qui pouvait coller quelques secondes auparavant. Voilà qu'un doute et qu'une gène s'était installée chez l'irlandaise. Finalement, alors qu'il s'était, encore une fois, mis à la suivre, le garçon reprit la parole d'un air beaucoup plus assuré. En effet, c'était bizarre qu'il l'ait appelé par le mauvais prénom en étant amoureux.
- Oui, évidemment que ça serait bizarre ! Et un peu flippant aussi.
Ayant enfin retrouvé sa place, l'irlandaise s'assit à nouveau, sans vraiment prêter attention au garçon. Peut-être qu'une fois qu'elle aurait pris son dessert, elle pourrait retrouver un peu de tranquillité...
#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051
Le nugget de l'amitié
Zut. Ludwig sent le dilemme arriver. Est-ce qu'être "flippant", c'est mieux que ne pas du tout être accepté près d'elle ? Il tourne et retourne le problème dans sa tête en pesant le pour et le contre, le regard braqué sur Lucia. Puisqu'elle s'est installée à la même place que tout à l'heure et qu'elle continue de lui parler, il part du principe qu'il a le droit, lui aussi, de s'asseoir sur le banc à côté d'elle. De toute façon, ce n'est pas comme s'il allait demander la permission. La voix de Lucia est un peu plus calme que tout à l'heure et même s'ils ne sont pas chaleureux, ses yeux ont arrêté de lancer des sortilèges mortels. Alors lentement, comme une victime pris sous la ligne de mire d'une baguette d'un mage noir, Ludwig enjambe le banc et s'installe de sorte à faire face à la fille, une jambe de part et d'autre. Il se dit que s'il ne bouge pas trop, s'il ne fait pas de vague, elle oubliera qu'elle n'avait pas envie qu'il lui parle.
Alors, que faire ? Que dire ? S'il essaie d'expliquer qu'il est amoureux, elle le trouvera vraiment flippant, cette fois-ci, car elle aura la preuve de ses sentiments. Mais s'il lui dit que c'est faux, qu'il n'est pas amoureux, ne lui ordonnera-t-elle pas de s'en aller ? S'il ment, elle voudra peut-être savoir comment, pourquoi il est tombé amoureux, et peut-être qu'à force elle se mettra à envisager la possibilité qu'il puisse être cool, non ? Et peut-être même qu'elle se demandera s'il ne ferait pas un chouette garçon à aimer ! Car quand quelqu'un tombe amoureux de nous, on se pose obligatoirement la question : et moi, est-ce que je pourrais tomber amoureux d'elle ? Non, ce n'est pas vrai, ça ? Bien sûr que ça l'est, même si Ludwig n'a pas trop de quoi comparer : personne ne lui a jamais dit être amoureux de lui. Il aimerait bien, pourtant. Même un garçon !
Quelques secondes sont passées, désormais, et Lucia commence à manger son dessert. Le cœur toujours hésitant, Ludwig sait pourtant qu'il faut se lancer, sans ça elle lui lancera un regard bizarre.
« Ce serait carrément bizarre, ouais, c'est clair, lance-t-il avec un rire forcé — mais très bien forcé, parce qu'il a l'habitude de faire semblant. Ce serait même carrément chelou, t'imagines ! Un type qui passe tellement de temps à t'observer qu'il en tombe amoureux, pouah l'angoisse ! »
Il semble avoir pris sa décision. Il se contorsionne pour regarder en direction de la table des professeurs. Son amour à lui n'est pas flippant, ça non. Parce qu'il ne vient pas de nulle part : il a passé des heures et des heures en cours avec Miss McNeil, il connait sa voix, sa façon d'expliquer les choses hyper calmement et gentiment, il connait ses regards, ses sourires quand elle est fière de ses élèves, la façon dont elle fronce les sourcils quand elle n'en est pas contente, les couleurs que prennent ses cheveux quand la lumière joue avec. Et puis, c'est sa professeure, c'est pas pareil. Ils ne sont pas des inconnus l'un pour l'autre. Il n'est pas flippant du tout son amour. Ça rassure Ludwig de se dire ça et quand il se retourne vers Lucia, un sourire un peu plus rassuré lui étire les lèvres.
« Je suis pas amoureux de toi, affirme-t-il enfin, parce que j'aime quelqu'un d'autre. » Il dresse le dos, tout fier. « Mais ça aurait été drôlement marrant qu'on soit amoureux toi et moi, non ? Ludwig et Lucia, Lucia et Ludwig. »
Il rit un peu bêtement et attrape un nugget avec les mains. Il serait fier, oui, si une fille comme elle était amoureuse de lui.
« Je rigole hein, non, vraiment, ce serait ultra trop bizarre. Flippant, ouais, c'est tellement le bon mot pour décrire ça. T'as déjà vécu une situation pareille, toi ? »
Après avoir prononcé ces mots et attrapé un deuxième nugget, Ludwig réalise qu'il aurait dû insérer quelque part dans sa phrase un gros mot, pour faire comme elle et pour qu'elle sache qu'il est à l'aise avec ça, lui aussi. Mince, idiot ! Alors il se met à réfléchir à ce qu'il pourrait dire après. Quelque chose de pas trop vulgaire, tout de même. Merde, peut-être ? Ou alors put... Non, ça il n'osera pas !
Alors, que faire ? Que dire ? S'il essaie d'expliquer qu'il est amoureux, elle le trouvera vraiment flippant, cette fois-ci, car elle aura la preuve de ses sentiments. Mais s'il lui dit que c'est faux, qu'il n'est pas amoureux, ne lui ordonnera-t-elle pas de s'en aller ? S'il ment, elle voudra peut-être savoir comment, pourquoi il est tombé amoureux, et peut-être qu'à force elle se mettra à envisager la possibilité qu'il puisse être cool, non ? Et peut-être même qu'elle se demandera s'il ne ferait pas un chouette garçon à aimer ! Car quand quelqu'un tombe amoureux de nous, on se pose obligatoirement la question : et moi, est-ce que je pourrais tomber amoureux d'elle ? Non, ce n'est pas vrai, ça ? Bien sûr que ça l'est, même si Ludwig n'a pas trop de quoi comparer : personne ne lui a jamais dit être amoureux de lui. Il aimerait bien, pourtant. Même un garçon !
Quelques secondes sont passées, désormais, et Lucia commence à manger son dessert. Le cœur toujours hésitant, Ludwig sait pourtant qu'il faut se lancer, sans ça elle lui lancera un regard bizarre.
« Ce serait carrément bizarre, ouais, c'est clair, lance-t-il avec un rire forcé — mais très bien forcé, parce qu'il a l'habitude de faire semblant. Ce serait même carrément chelou, t'imagines ! Un type qui passe tellement de temps à t'observer qu'il en tombe amoureux, pouah l'angoisse ! »
Il semble avoir pris sa décision. Il se contorsionne pour regarder en direction de la table des professeurs. Son amour à lui n'est pas flippant, ça non. Parce qu'il ne vient pas de nulle part : il a passé des heures et des heures en cours avec Miss McNeil, il connait sa voix, sa façon d'expliquer les choses hyper calmement et gentiment, il connait ses regards, ses sourires quand elle est fière de ses élèves, la façon dont elle fronce les sourcils quand elle n'en est pas contente, les couleurs que prennent ses cheveux quand la lumière joue avec. Et puis, c'est sa professeure, c'est pas pareil. Ils ne sont pas des inconnus l'un pour l'autre. Il n'est pas flippant du tout son amour. Ça rassure Ludwig de se dire ça et quand il se retourne vers Lucia, un sourire un peu plus rassuré lui étire les lèvres.
« Je suis pas amoureux de toi, affirme-t-il enfin, parce que j'aime quelqu'un d'autre. » Il dresse le dos, tout fier. « Mais ça aurait été drôlement marrant qu'on soit amoureux toi et moi, non ? Ludwig et Lucia, Lucia et Ludwig. »
Il rit un peu bêtement et attrape un nugget avec les mains. Il serait fier, oui, si une fille comme elle était amoureuse de lui.
« Je rigole hein, non, vraiment, ce serait ultra trop bizarre. Flippant, ouais, c'est tellement le bon mot pour décrire ça. T'as déjà vécu une situation pareille, toi ? »
Après avoir prononcé ces mots et attrapé un deuxième nugget, Ludwig réalise qu'il aurait dû insérer quelque part dans sa phrase un gros mot, pour faire comme elle et pour qu'elle sache qu'il est à l'aise avec ça, lui aussi. Mince, idiot ! Alors il se met à réfléchir à ce qu'il pourrait dire après. Quelque chose de pas trop vulgaire, tout de même. Merde, peut-être ? Ou alors put... Non, ça il n'osera pas !
Le nugget de l'amitié
Est-ce qu'elle avait créé un doute chez le garçon ? Parce que malgré le fait qu'il la suive, puis qu'il s'installe à nouveau à ses côtés, il ne répond rien. Lui qui parlait pour ne rien dire, pour une fois qu'il y aurait peut-être quelque chose à dire, laisse le silence s'installer. Intérieurement, l'irlandaise s'en étonne, et attendrait presque que celui-ci se remette à parler. Mais extérieurement, elle ne laisse rien paraître, de toute façon, elle a bientôt fini de manger et elle voulait être seule donc qu'il parle ou pas, ne change rien...
Sa réaction semble assez étrange à Lucia, comme si il réagissait du tac au tac, mais avec plusieurs secondes, voire une minute de décalage. Et en plus, pour dire qu'elle avait raison, alors qu'il bégayait juste avant. Est-ce que ça cacherait quelque chose ? Et puis finalement, il lui affirme avec bien plus de certitudes que la fois précédente qu'elle se trompe. Bon, au moins, elle est tranquille. Que ça soit vrai ou pas, en vrai ça ne l'intéresse pas tant que ça. Mais l'irlandaise n'avait aucune envie d'avoir ce genre de relations, de discussions, ou même de devoir lui dire non. Ce n'était pas vraiment le moment, non même pas du tout le moment. Qu'il aime quelqu'un d'autre, et bien tant mieux ! Pour elle du moins, pour l'autre personne, elle ne savait pas trop. Et enfin, pour le jeune garçon, elle avait presque un peu de pitié, sauf s'il avait trouvé quelqu'un qui l'appréciait tel qu'il était, ou qu'il pouvait être différent. Parce que s'il passait son temps à coller et à suivre les gens comme il l'avait fait, il ne risquait pas de se faire des tonnes d'amis. A moins que ça ne soit elle qui était si différente des autres ?
Quand il reprend tout de même son histoire de relation, Lucia lève un sourcil. Comment ça ça serait marrant ? Heureusement, il se reprend rapidement. Est-ce qu'il a vu sa réaction, ou est-ce qu'il a quand même quelques notions dans ce qui peut être blague ou non, difficile à dire. Mais au moins, il fait semblant d'être d'accord avec elle. C'est déjà un point pas trop mauvais.
Quand la dernière question arrive, l'irlandaise est réellement surprise, elle ne s'attendait déjà pas à aborder ce sujet, mais encore moins comme ça et avec lui. En plus la question n'est même pas super claire à ses yeux. Est-ce qu'il demandait si quelqu'un était déjà tombé amoureux d'elle sans la connaître ? Si c'était le cas, il y avait des chances qu'elle ne soit même pas au courant, mais bon.
- Euh non, et toi ?
Bien qu'elle n'eut aucune envie de savoir la réponse à cette question, au moins, pendant qu'il parlait, elle avait presque la paix. Ca faisait un bruit de fond, mais au final, elle ne l'écoutait plus que d'une oreille distraite, et au moins, elle avait pas besoin de réfléchir, il ne faisait pas trop de trucs étranges, et elle pouvait terminer son repas.
Sa réaction semble assez étrange à Lucia, comme si il réagissait du tac au tac, mais avec plusieurs secondes, voire une minute de décalage. Et en plus, pour dire qu'elle avait raison, alors qu'il bégayait juste avant. Est-ce que ça cacherait quelque chose ? Et puis finalement, il lui affirme avec bien plus de certitudes que la fois précédente qu'elle se trompe. Bon, au moins, elle est tranquille. Que ça soit vrai ou pas, en vrai ça ne l'intéresse pas tant que ça. Mais l'irlandaise n'avait aucune envie d'avoir ce genre de relations, de discussions, ou même de devoir lui dire non. Ce n'était pas vraiment le moment, non même pas du tout le moment. Qu'il aime quelqu'un d'autre, et bien tant mieux ! Pour elle du moins, pour l'autre personne, elle ne savait pas trop. Et enfin, pour le jeune garçon, elle avait presque un peu de pitié, sauf s'il avait trouvé quelqu'un qui l'appréciait tel qu'il était, ou qu'il pouvait être différent. Parce que s'il passait son temps à coller et à suivre les gens comme il l'avait fait, il ne risquait pas de se faire des tonnes d'amis. A moins que ça ne soit elle qui était si différente des autres ?
Quand il reprend tout de même son histoire de relation, Lucia lève un sourcil. Comment ça ça serait marrant ? Heureusement, il se reprend rapidement. Est-ce qu'il a vu sa réaction, ou est-ce qu'il a quand même quelques notions dans ce qui peut être blague ou non, difficile à dire. Mais au moins, il fait semblant d'être d'accord avec elle. C'est déjà un point pas trop mauvais.
Quand la dernière question arrive, l'irlandaise est réellement surprise, elle ne s'attendait déjà pas à aborder ce sujet, mais encore moins comme ça et avec lui. En plus la question n'est même pas super claire à ses yeux. Est-ce qu'il demandait si quelqu'un était déjà tombé amoureux d'elle sans la connaître ? Si c'était le cas, il y avait des chances qu'elle ne soit même pas au courant, mais bon.
- Euh non, et toi ?
Bien qu'elle n'eut aucune envie de savoir la réponse à cette question, au moins, pendant qu'il parlait, elle avait presque la paix. Ca faisait un bruit de fond, mais au final, elle ne l'écoutait plus que d'une oreille distraite, et au moins, elle avait pas besoin de réfléchir, il ne faisait pas trop de trucs étranges, et elle pouvait terminer son repas.
#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051
Le nugget de l'amitié
Elle lui répond de façon normale ! Cette constatation remplit Ludwig d'un immense bonheur. Plus d'Avada dans ses yeux, plus de colère dans sa voix ; elle se contente de manger et de le questionner, de rebondir sur ce qu'il a dit, comme si elle avait envie de continuer cette discussion avec lui. A-t-il réussi à la convaincre qu'il pouvait être de bonne compagnie ? Sûrement, ou du moins est-il en bonne voix ! Sans ça, elle serait partie ou se serait encore énervée. Cela soulage beaucoup Ludwig qui sent un nœud se détacher quelque part dans son corps, peut-être au niveau de ses épaules. Il est beaucoup plus détendu et il sourit désormais avec naturel, heureux d'être là, tout simplement, et de pouvoir discuter sans trop réfléchir.
Il enfourne un énième nuggets qu'il avale presque tout rond pour pouvoir répondre plus rapidement à Lucia qui semble heureuse de se contenter de sa salade de fruits.
« Jamais du tout ? Bon, c'est mieux comme ça parce que la situation est pas agréable, en fait. »
Il attrape un verre d'eau — qui ne lui appartient pas, mais c'est un détail — pour se rincer la bouche et enchaîne aussitôt :
« Moi j'ai connu oui, une fois ! C'était même pas à Poudlard, tu sais. C'était chez mon précepteur sorcier. J'ai été à l'école moldue et après j'ai fait les dernières années avant Poudlard chez ce précepteur pour apprendre tout le côté magique et tout ça, explique-t-il comme si c'était important pour la suite de l'histoire. Donc chez ce précepteur-là, on était plein d'enfants ! Genre une dizaine, quoi. On travaillait ensemble, on faisait la récréation ensemble, comme dans une école, quoi. »
C'était de chouettes années, très amusantes, chaque jour était plus sympa que le précédent. Contrairement à Poudlard, les devoirs n'étaient pas si compliqués et Ludwig arrivait à suivre sans problème, même s'il préférait la partie récréation à la partie leçon.
« Et y'avait cette fille que j'aimais bien parce qu'elle aimait bien les dinosaures aussi, comme moi. Tu sais que j'ai un sweat trooop cool sur lequel il y a un tyrannosaure et un veaudelune qui se battent ? se réjouit-il avec un grand sourire. C'est ma mère qui les vend dans sa boutique, celle qui tient un élevage de veaudelunes. C'est un produit unique parce que c'est elle qui l'a créé à l'aide de mon autre maman qui est moldue ! Je te le montrerai si tu veux, c'est mon pull préféré ! »
Ludwig babille. C'est comme ça que dit m'man Rach. « Arrête de babiller, Lud, à force on ne parvient même plus à te suivre ! ». Quand elle dit ça, il est obligé de s'arrêter de parler et il doit recommencer son histoire sans se perdre dans sa tête. Ça, c'est m'man Ca qui le dit. « Quel fouillis ta tête, mon cœur, comment tu fais pour ne pas t'y perdre ? ». Mais c'est affectueux, car après avoir dit ça elle lui ébouriffe toujours les cheveux. Ludwig babille, donc, mais il ne s'en rend pas compte, comme souvent. Pour lui, tout ce qu'il raconte a une importance et il pense que plus il en raconte, plus il a de chances d'intéresser les autres.
« Et donc cette fille, un jour elle vient me voir pour me dire qu'elle est amoureuse de moi ! »
C'est faux. Le cœur de Ludwig s'emballe, comme à chaque fois qu'il ment. La fille existe, son amour pour les dinosaures aussi, mais le reste est inventé. Mais Lucia ne peut pas le savoir et elle sera beaucoup plus impressionnée s'il a quelque à raconter que s'il dit que ce genre de situation ne lui est jamais arrivée. D'ailleurs, il se rend compte qu'il a mal amené son histoire : il est censé raconter une fois où une inconnue lui a avoué ses sentiments, mais si elle était élève chez le même précepteur que lui — et c'est le cas —, il la connait logiquement bien, surtout s'ils n'étaient qu'une dizaine par année. Ludwig aurait pu s'embrouiller, ne plus savoir que raconter, se mettre à rougir ou bafouiller, mais il est trop rodé dans l'expérience pour cela. Aussi peut-il enchaîner tout naturellement :
« Alors qu'on se connaissait pas beaucoup, parce qu'elle était nouvelle et qu'elle était arrivée genre il y a une semaine, tu vois ? Et là elle m'avoue ses sentiments ! T'aurais réagi comment, toi ? »
Il ponctue cette question avec un énième nugget. C'est son plat préféré, il peut en manger sans fin. Même sans sauce, comme là. C'est facile à manger et c'est bon, ça lui suffit. Peut-être même que le dessert sera constitué de nuggets, lui aussi ! Après tout, ses mères ne sont pas là pour le forcer à prendre un repas équilibré.
Il enfourne un énième nuggets qu'il avale presque tout rond pour pouvoir répondre plus rapidement à Lucia qui semble heureuse de se contenter de sa salade de fruits.
« Jamais du tout ? Bon, c'est mieux comme ça parce que la situation est pas agréable, en fait. »
Il attrape un verre d'eau — qui ne lui appartient pas, mais c'est un détail — pour se rincer la bouche et enchaîne aussitôt :
« Moi j'ai connu oui, une fois ! C'était même pas à Poudlard, tu sais. C'était chez mon précepteur sorcier. J'ai été à l'école moldue et après j'ai fait les dernières années avant Poudlard chez ce précepteur pour apprendre tout le côté magique et tout ça, explique-t-il comme si c'était important pour la suite de l'histoire. Donc chez ce précepteur-là, on était plein d'enfants ! Genre une dizaine, quoi. On travaillait ensemble, on faisait la récréation ensemble, comme dans une école, quoi. »
C'était de chouettes années, très amusantes, chaque jour était plus sympa que le précédent. Contrairement à Poudlard, les devoirs n'étaient pas si compliqués et Ludwig arrivait à suivre sans problème, même s'il préférait la partie récréation à la partie leçon.
« Et y'avait cette fille que j'aimais bien parce qu'elle aimait bien les dinosaures aussi, comme moi. Tu sais que j'ai un sweat trooop cool sur lequel il y a un tyrannosaure et un veaudelune qui se battent ? se réjouit-il avec un grand sourire. C'est ma mère qui les vend dans sa boutique, celle qui tient un élevage de veaudelunes. C'est un produit unique parce que c'est elle qui l'a créé à l'aide de mon autre maman qui est moldue ! Je te le montrerai si tu veux, c'est mon pull préféré ! »
Ludwig babille. C'est comme ça que dit m'man Rach. « Arrête de babiller, Lud, à force on ne parvient même plus à te suivre ! ». Quand elle dit ça, il est obligé de s'arrêter de parler et il doit recommencer son histoire sans se perdre dans sa tête. Ça, c'est m'man Ca qui le dit. « Quel fouillis ta tête, mon cœur, comment tu fais pour ne pas t'y perdre ? ». Mais c'est affectueux, car après avoir dit ça elle lui ébouriffe toujours les cheveux. Ludwig babille, donc, mais il ne s'en rend pas compte, comme souvent. Pour lui, tout ce qu'il raconte a une importance et il pense que plus il en raconte, plus il a de chances d'intéresser les autres.
« Et donc cette fille, un jour elle vient me voir pour me dire qu'elle est amoureuse de moi ! »
C'est faux. Le cœur de Ludwig s'emballe, comme à chaque fois qu'il ment. La fille existe, son amour pour les dinosaures aussi, mais le reste est inventé. Mais Lucia ne peut pas le savoir et elle sera beaucoup plus impressionnée s'il a quelque à raconter que s'il dit que ce genre de situation ne lui est jamais arrivée. D'ailleurs, il se rend compte qu'il a mal amené son histoire : il est censé raconter une fois où une inconnue lui a avoué ses sentiments, mais si elle était élève chez le même précepteur que lui — et c'est le cas —, il la connait logiquement bien, surtout s'ils n'étaient qu'une dizaine par année. Ludwig aurait pu s'embrouiller, ne plus savoir que raconter, se mettre à rougir ou bafouiller, mais il est trop rodé dans l'expérience pour cela. Aussi peut-il enchaîner tout naturellement :
« Alors qu'on se connaissait pas beaucoup, parce qu'elle était nouvelle et qu'elle était arrivée genre il y a une semaine, tu vois ? Et là elle m'avoue ses sentiments ! T'aurais réagi comment, toi ? »
Il ponctue cette question avec un énième nugget. C'est son plat préféré, il peut en manger sans fin. Même sans sauce, comme là. C'est facile à manger et c'est bon, ça lui suffit. Peut-être même que le dessert sera constitué de nuggets, lui aussi ! Après tout, ses mères ne sont pas là pour le forcer à prendre un repas équilibré.
Le nugget de l'amitié
Comme elle s'y attendait, à présent qu'elle l'avait lancé sur une nouvelle question, il faisait le bruit de fond pendant qu'elle terminait son dessert. Lucia l'écoutait d'un oreille distraite, juste suffisamment pour qu'il n'en doute pas. Mais bon, soit elle n'écoutait vraiment que très peu, soit il n'était vraiment pas clair, parce qu'il semblait passer de tout à rien. L'école moldue, le précepteur, la fille qui aimait les dinosaures, le sweat, sa mère, son autre mère, la fille amoureuse, qui était nouvelle. Est-ce qu'il avait parlé de deux filles, ou est-ce que c'était la même ? Enfin bref, ce n'était pas très grave. La nouvelle, qui aimait peut-être les dinosaures, lui avait avoué ses sentiments.
Lucia est cependant davantage surprise par la question derrière. Comment elle aurait réagit ? Et bien, c'était une bonne question. Ca dépendait un peu du contexte, et de beaucoup de choses. Et puis c'était passé donc bon, ça n'avait pas grande importance. Surtout qu'elle vient de terminer son dessert, et donc aucune envie de réfléchir à la question pendant très longtemps.
- Euh, je sais pas trop... Mais je vais devoir te laisser, on m'attend dans la salle commune. Bonne fin de repas !
Sur ces mots, l'irlandaise commence à ranger ses affaires, ne voulant pas paraître se sauvant, même si concrètement c'était exactement ça. Elle espérait que ses amis avaient déjà mangé, ou qu'ils étaient en groupe, qu'elle ne les abandonne pas, mais avant ce soir, Lucia n'avait aucune envie de revenir ici, et surtout de recroiser le garçon.
Lucia est cependant davantage surprise par la question derrière. Comment elle aurait réagit ? Et bien, c'était une bonne question. Ca dépendait un peu du contexte, et de beaucoup de choses. Et puis c'était passé donc bon, ça n'avait pas grande importance. Surtout qu'elle vient de terminer son dessert, et donc aucune envie de réfléchir à la question pendant très longtemps.
- Euh, je sais pas trop... Mais je vais devoir te laisser, on m'attend dans la salle commune. Bonne fin de repas !
Sur ces mots, l'irlandaise commence à ranger ses affaires, ne voulant pas paraître se sauvant, même si concrètement c'était exactement ça. Elle espérait que ses amis avaient déjà mangé, ou qu'ils étaient en groupe, qu'elle ne les abandonne pas, mais avant ce soir, Lucia n'avait aucune envie de revenir ici, et surtout de recroiser le garçon.
Certainement une fin pour moi, merci beaucoup pour le RP !
#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051
Le nugget de l'amitié
Au début, Ludwig ne comprend pas. Elle dit « je ne sais pas trop... » et il est persuadé qu'elle va continuer, répondre quelque chose, donner son avis après y avoir réfléchi un peu. Puis elle dit « mais je vais devoir te laisser » et il ne comprend pas plus, il lui sourit en pensant qu'elle ne vas pas réellement le laisser, c'est seulement une expression pour dire qu'elle prend le temps de réfléchir, n'est-ce pas ? Mais ensuite, elle parle de sa Salle Commune. Elle dit « on m'attend » et Ludwig entend : « mes amis m'attendent ». Mes amis à moi, ceux qui comptent, ceux que j'écoute en souriant, ceux qui me font rire, ceux dont j'aime les anecdotes, même les plus loufoques. Eux, mes amis. Ce que tu n'es pas. Quand elle se lève après lui avoir souhaité une bonne fin de repas, preuve formelle qu'elle ne compte pas attendre qu'il ait terminé lui aussi, il la suit du regard, la bouche entrouverte. Sans s'en rendre compte, il pousse légèrement sur ses jambes : il est prêt à la suivre au premier signe, à lui courir après. Peut-être qu'elle ne va pas vraiment partir, qu'elle le teste ? Peut-être que c'est ça le test pour devenir son ami, comprendre qu'elle fait tout ça pour rire ?
Ludwig se raccroche à sa folle hypothèse. Elle va faire quelques pas puis se retourner, m'encourager à la suivre. Elle range ses affaires, elle aura fini dans quelques secondes. Ludwig se redresse sur le banc sans la quitter du regard, il ouvre la bouche, il ne réfléchit pas.
« Tu es sûre ? questionne-t-il d'un ton inquiet. Tu ne veux pas rester encore un peu ? »
Il laisse lourdement tomber ses fesses sur le banc, la nuque tordue pour pouvoir observer le visage de Lucia. Peut-être que s'il joue sur les corde sensible, elle restera, non ?
« Genre juste le temps que je termine moi-aussi ? »
Il tente une grimace maladroite, à mi-chemin entre le sourire et un rictus gêné. Est-ce qu'elle est de ce genre-là, Lucia ? Du genre à avoir pitié des gens qui mangent tout seul et à ne pas pouvoir les laisser en seule compagnie de leur assiette ? Il espère que oui. Mais il sait aussi qu'il a fait une erreur en allant la voir, il aurait dû se douter que son manque de sourire cachait quelque chose. Peut-être qu'elle n'aime tout simplement pas parler. Mais dans ce cas, elle n'aime pas non plus écouter parce qu'elle n'a pas apprécié sa dernière anecdote. Comment savoir ? En tout cas, son absence de réaction met Ludwig mal à l'aise parce qu'il sait que c'est face à ces comportements qu'il a plus de chance de ne pas voir aboutir ses efforts. Il a l'habitude. Mais Lucia est là, devant lui, et il n'a pas envie d'abandonner comme ça, sans essayer une dernière fois. On ne sait jamais, hein ? Peut-être que cette fois-ci elle voudra bien lui parler.
Il aimerait lui demander si elle aime ses anecdotes, parce que c'est en sachant ce qu'elle n'aime pas qu'il pourra savoir ce qu'elle aime, mais il préfère se taire et attendre sagement sa réponse. Les mains sur les genoux, le visage levé vers elle et les yeux implorants, il essaie de lui faire passer une sorte de message qui dirait : pitié, reste avec moi. Allez, pitié, pitié, pitié, pitié ! Il essaie d'avoir ce regard-là. Celui que m'man Rach qualifie de humide. « Ah non, pas ton regard humide, Lud ! Ça ne marche plus depuis que tu as six ans ! ». Mais en fait, ça marche encore, parce qu'après ça elle ne peut pas s'empêcher de sourire et de lui donner le bonbon ou le gâteau qu'il réclamait.
Ludwig se raccroche à sa folle hypothèse. Elle va faire quelques pas puis se retourner, m'encourager à la suivre. Elle range ses affaires, elle aura fini dans quelques secondes. Ludwig se redresse sur le banc sans la quitter du regard, il ouvre la bouche, il ne réfléchit pas.
« Tu es sûre ? questionne-t-il d'un ton inquiet. Tu ne veux pas rester encore un peu ? »
Il laisse lourdement tomber ses fesses sur le banc, la nuque tordue pour pouvoir observer le visage de Lucia. Peut-être que s'il joue sur les corde sensible, elle restera, non ?
« Genre juste le temps que je termine moi-aussi ? »
Il tente une grimace maladroite, à mi-chemin entre le sourire et un rictus gêné. Est-ce qu'elle est de ce genre-là, Lucia ? Du genre à avoir pitié des gens qui mangent tout seul et à ne pas pouvoir les laisser en seule compagnie de leur assiette ? Il espère que oui. Mais il sait aussi qu'il a fait une erreur en allant la voir, il aurait dû se douter que son manque de sourire cachait quelque chose. Peut-être qu'elle n'aime tout simplement pas parler. Mais dans ce cas, elle n'aime pas non plus écouter parce qu'elle n'a pas apprécié sa dernière anecdote. Comment savoir ? En tout cas, son absence de réaction met Ludwig mal à l'aise parce qu'il sait que c'est face à ces comportements qu'il a plus de chance de ne pas voir aboutir ses efforts. Il a l'habitude. Mais Lucia est là, devant lui, et il n'a pas envie d'abandonner comme ça, sans essayer une dernière fois. On ne sait jamais, hein ? Peut-être que cette fois-ci elle voudra bien lui parler.
Il aimerait lui demander si elle aime ses anecdotes, parce que c'est en sachant ce qu'elle n'aime pas qu'il pourra savoir ce qu'elle aime, mais il préfère se taire et attendre sagement sa réponse. Les mains sur les genoux, le visage levé vers elle et les yeux implorants, il essaie de lui faire passer une sorte de message qui dirait : pitié, reste avec moi. Allez, pitié, pitié, pitié, pitié ! Il essaie d'avoir ce regard-là. Celui que m'man Rach qualifie de humide. « Ah non, pas ton regard humide, Lud ! Ça ne marche plus depuis que tu as six ans ! ». Mais en fait, ça marche encore, parce qu'après ça elle ne peut pas s'empêcher de sourire et de lui donner le bonbon ou le gâteau qu'il réclamait.
Le nugget de l'amitié
Au final, se sauver rapidement aurait peut-être été une meilleure idée. Quelle idée de vouloir rester polie ? Ou juste de prendre son temps ? Maintenant, il lui faisait presque de la peine. Le temps qu'il termine ? Vu la vitesse à laquelle il a mangé depuis qu'ils étaient ensemble, il n'était pas prêt d'avoir fini. Et concrètement, l'irlandaise en avait marre de ses histoires, et de lui en général. Elle était venue manger pour être tranquille, et c'était tout sauf de la tranquillité qu'elle avait obtenue. Pour autant, elle restait une poufsouffle, et simplement lui dire non, même si c'était concrètement ce qu'elle pensait, lui semblait vraiment méchant.
L'irlandaise réfléchit quelques secondes en terminant de ranger ses affaires, peut-être qu'ainsi, sa réflexion passerait inaperçue. Il lui fallait une excuse, une raison, plus valable que "on m'attend en salle commune", puisque ça ne lui avait pas suffit. L'idée arriva relativement rapidement, heureusement pour elle : l'entraînement ! Okay, l'entraînement officiel ne commençait que dans un moment encore, plus d'une heure voire deux, mais elle y allait toujours plus tôt, et lui ne devait pas connaître les horaires précis.
- J'suis désolée j'peux vraiment pas, y a l'entraînement de quidditch qui va pas tarder à commencer, j'peux pas être en retard
Sa voix restait détachée malgré son mensonge, mais en réalité, ce n'était pas l'essentiel. Même s'il captait que ce n'était pas tout à fait vrai, qu'est-ce qu'il pouvait faire ? Bon, okay, il pouvait faire beaucoup de choses. Et c'était justement pour ne pas lui laisser trop de possibilités que l'irlandaise attrapa ses affaires dès la fin de sa phrase et se dirigea vers la sortie, ajoutant un simple "Salut !" en partant. Comme ça, il n'avait plus le choix que de la laisser partir, enfin... normalement.
L'irlandaise réfléchit quelques secondes en terminant de ranger ses affaires, peut-être qu'ainsi, sa réflexion passerait inaperçue. Il lui fallait une excuse, une raison, plus valable que "on m'attend en salle commune", puisque ça ne lui avait pas suffit. L'idée arriva relativement rapidement, heureusement pour elle : l'entraînement ! Okay, l'entraînement officiel ne commençait que dans un moment encore, plus d'une heure voire deux, mais elle y allait toujours plus tôt, et lui ne devait pas connaître les horaires précis.
- J'suis désolée j'peux vraiment pas, y a l'entraînement de quidditch qui va pas tarder à commencer, j'peux pas être en retard
Sa voix restait détachée malgré son mensonge, mais en réalité, ce n'était pas l'essentiel. Même s'il captait que ce n'était pas tout à fait vrai, qu'est-ce qu'il pouvait faire ? Bon, okay, il pouvait faire beaucoup de choses. Et c'était justement pour ne pas lui laisser trop de possibilités que l'irlandaise attrapa ses affaires dès la fin de sa phrase et se dirigea vers la sortie, ajoutant un simple "Salut !" en partant. Comme ça, il n'avait plus le choix que de la laisser partir, enfin... normalement.
#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051
Le nugget de l'amitié
Le temps qu'elle termine de ranger ses affaires, il espère vraiment que ça marchera, qu'elle va se rasseoir après avoir fermé son sac. Il ne la lâche pas du regard, il ne manque aucun de ses gestes. Il l'observe avidement de son regard humide. Mais cela ne suffit pas. Elle ne peut vraiment pas, parce qu'elle a entraînement de Quidditch. Ludwig sait que ce n'est pas tout à fait vrai, il est habitué à ce genre d'excuse. « J'peux pas, je dois aller donner mon linge sale aux elfes ! » ou « je dois aller vérifier un truc dans les serres pour la Bota' ! » alors qu'il pleut des cordes dehors. Peut-être a-t-elle vraiment entraînement de Quidditch, mais la vraie raison c'est qu'elle n'a pas envie de rester avec lui. Il est habité, mais la déception est toujours aussi cruelle. Elle s'immisce en lui et prend toute la place.
« Oh, » fait-il simplement.
Il n'a aucun scrupule à afficher sa déception. Il l'observe récupérer son sac en l'imageant voler sur un balai. C'est peut-être là qu'il l'a aperçue, alors : au stade de Quidditch, lors des matchs des Poufsouffle. De toute façon, ce n'est plus très important maintenant. S'il s'en était rappelé, il aurait pu parler Quidditch, comme avec Wallace et Gontran tout à l'heure. Peut-être serait-elle restée s'il avait discuté d'un sujet qu'elle apprécie ; la prochaine fois, il pourra peut-être lui parler de ça, de balai ou alors des résultats de l'équipe des Jaunes ? Elle restera s'il évoque ce sujet, n'est-ce pas ? Ludwig ne se pose pas réellement la question, parce que la réponse ne compte pas : dans tous les cas, il réessayera si l'occasion se présente.
En attendant, elle s'en va. Persuadé d'être la proie de quelques regards curieux qui auraient entendu leur conversation ou vu Lucia partir soudainement, Ludwig se sent le devoir de donner le change.
« C'était super, on se refait ça une autre fois ! » lance-t-il à Lucia en faisant un geste d'adieu du bras, comme si c'était tout à fait normal qu'elle parte comme ça alors qu'il n'a pas fini son assiette.
Puis il se rassied, pique un nugget avec une fourchette abandonnée là et l'enfourne dans sa bouche. Mais cette fois-ci, la nourriture lui parait un peu fade, un peu difficile à avaler. Ce n'est pas grave, il persiste à mâcher, mâcher jusqu'à pouvoir avaler, même si pour cela il doit déglutir péniblement.
Maintenant qu'il est seul, il passe sa deuxième jambe par dessus le banc et s'installe correctement, face à son assiette. Il fait un peu tâche installé à la table des Jaune alors qu'il porte un uniforme vert. Il lance quelques regards autour de lui ; va-t-on venir lui demander ce qu'il fait ici ? Il aimerait bien. Ses jambes se balancent sous la table, il secoue la tête sur un rythme que lui seul entend. Il fait semblant. S'il agit comme si tout allait bien, les autres ne penseront pas que Lucia est partie parce qu'elle n'avait pas envie de discuter avec lui.
Tout en terminant son assiette de nuggets, il songe à la suite de la journée. Le mercredi après-midi c'est toujours un peu plus long que les autres jours. Il n'a pas cours, les autres non plus ; eux ont leur activité. Parfois, il arrive à se greffer à un groupe et c'est génial. D'autre fois, il n'y arrive pas et les heures passent lentement, il pense à la maison et aux après-midi jeux de société avec ses mères, alors il est un peu triste d'être tout seul. Aujourd'hui, il n'a pas du tout envie de ce genre de mercredi ! Il n'a pas non plus envie de faire ses devoirs, même s'il a quelques exercices à faire pour demain. Il préférerait aller s'amuser à la place. Mais pas tout seul. Avec qui ? Son regard scanne la Grande Salle qui se vide de plus en plus. Bientôt, tout le monde sera sorti. Peut-être qu'en traînant dans les couloirs il trouvera quelqu'un avec qui faire un truc amusant ? Il connait quelques garçons de sa promotion qui seraient partant, mais il ne sait pas où ils se trouvent actuellement.
Durant toute la fin de son repas uniquement constitué de nuggets, Ludwig essaie de mettre au point des stratégies pour rendre cet après-midi morose qui se profile un peu plus amusante. Il imagine quelques phrases d'accroche pour convaincre les gens de traîner avec lui, invente encore quelques mensonges au cas où il en aurait besoin. Il essaie de ne pas penser à Lucia qui s'en est allée sans un regard en arrière. C'est pas la première à le faire et ce ne sera pas la dernière. Mais ce n'est pas grave, parce qu'il n'y a pas plus déterminé que Ludwig et il est hors de question qu'il se laisse abattre par cette petite déception.
Merci pour ce RP qui était très sympa à écrire !
« Oh, » fait-il simplement.
Il n'a aucun scrupule à afficher sa déception. Il l'observe récupérer son sac en l'imageant voler sur un balai. C'est peut-être là qu'il l'a aperçue, alors : au stade de Quidditch, lors des matchs des Poufsouffle. De toute façon, ce n'est plus très important maintenant. S'il s'en était rappelé, il aurait pu parler Quidditch, comme avec Wallace et Gontran tout à l'heure. Peut-être serait-elle restée s'il avait discuté d'un sujet qu'elle apprécie ; la prochaine fois, il pourra peut-être lui parler de ça, de balai ou alors des résultats de l'équipe des Jaunes ? Elle restera s'il évoque ce sujet, n'est-ce pas ? Ludwig ne se pose pas réellement la question, parce que la réponse ne compte pas : dans tous les cas, il réessayera si l'occasion se présente.
En attendant, elle s'en va. Persuadé d'être la proie de quelques regards curieux qui auraient entendu leur conversation ou vu Lucia partir soudainement, Ludwig se sent le devoir de donner le change.
« C'était super, on se refait ça une autre fois ! » lance-t-il à Lucia en faisant un geste d'adieu du bras, comme si c'était tout à fait normal qu'elle parte comme ça alors qu'il n'a pas fini son assiette.
Puis il se rassied, pique un nugget avec une fourchette abandonnée là et l'enfourne dans sa bouche. Mais cette fois-ci, la nourriture lui parait un peu fade, un peu difficile à avaler. Ce n'est pas grave, il persiste à mâcher, mâcher jusqu'à pouvoir avaler, même si pour cela il doit déglutir péniblement.
Maintenant qu'il est seul, il passe sa deuxième jambe par dessus le banc et s'installe correctement, face à son assiette. Il fait un peu tâche installé à la table des Jaune alors qu'il porte un uniforme vert. Il lance quelques regards autour de lui ; va-t-on venir lui demander ce qu'il fait ici ? Il aimerait bien. Ses jambes se balancent sous la table, il secoue la tête sur un rythme que lui seul entend. Il fait semblant. S'il agit comme si tout allait bien, les autres ne penseront pas que Lucia est partie parce qu'elle n'avait pas envie de discuter avec lui.
Tout en terminant son assiette de nuggets, il songe à la suite de la journée. Le mercredi après-midi c'est toujours un peu plus long que les autres jours. Il n'a pas cours, les autres non plus ; eux ont leur activité. Parfois, il arrive à se greffer à un groupe et c'est génial. D'autre fois, il n'y arrive pas et les heures passent lentement, il pense à la maison et aux après-midi jeux de société avec ses mères, alors il est un peu triste d'être tout seul. Aujourd'hui, il n'a pas du tout envie de ce genre de mercredi ! Il n'a pas non plus envie de faire ses devoirs, même s'il a quelques exercices à faire pour demain. Il préférerait aller s'amuser à la place. Mais pas tout seul. Avec qui ? Son regard scanne la Grande Salle qui se vide de plus en plus. Bientôt, tout le monde sera sorti. Peut-être qu'en traînant dans les couloirs il trouvera quelqu'un avec qui faire un truc amusant ? Il connait quelques garçons de sa promotion qui seraient partant, mais il ne sait pas où ils se trouvent actuellement.
Durant toute la fin de son repas uniquement constitué de nuggets, Ludwig essaie de mettre au point des stratégies pour rendre cet après-midi morose qui se profile un peu plus amusante. Il imagine quelques phrases d'accroche pour convaincre les gens de traîner avec lui, invente encore quelques mensonges au cas où il en aurait besoin. Il essaie de ne pas penser à Lucia qui s'en est allée sans un regard en arrière. C'est pas la première à le faire et ce ne sera pas la dernière. Mais ce n'est pas grave, parce qu'il n'y a pas plus déterminé que Ludwig et il est hors de question qu'il se laisse abattre par cette petite déception.
Merci pour ce RP qui était très sympa à écrire !
Le nugget de l'amitié
Saïph aimait observer. Elle adorait s’installer et regarder ce monde bouger, vivre, respirer. Qu’elle en fasse ou non partie, pour elle, c’était toujours une découverte, un spectacle à la fois étrange et fascinant.
La plupart du temps, cette minuscule petite fille tentait de ne pas se focaliser sur quelque chose ou quelqu’un. Parce qu’elle avait appris que cela était impoli, et que les gens pouvaient devenir agressifs. Une fois, elle avait tenté d’expliquer à une de ses camarades que, si elle la détaillait de la sorte, c’était parce qu’elle avait trouvé que ses cheveux et le voile de sa robe lui dessinaient des ailes. Et qu’elle avait voulu voir si ses ailes pouvaient réellement la faire décoller. Elle lui avait dit qu’elle la regardait comme elle regardait les animaux, les fleurs, les nuages, les tasses, n’importe quoi. Toute entière aspirée dans sa contemplation, voleuse d’une partie de sa vie, admiratrice de cet instant d’existence.
Evidemment, l’Irlandaise s’était embrouillée dans ses mots, avait oublié ce qu’elle voulait dire, s’était déconcentrée devant un oiseau qui passait par là, l’avait comparée au volatile (qui s’avérait être un corbeau borgne), et s’était faite jeter avec une violence sidérante.
Alors, la blondinette avait appris.
Cependant, là, c’était difficile de l’ignorer. L’Aiglonne avait vu un garçon entrer dans la Grande Salle pour déjeuner. Jusqu’ici, rien d’étrange. Néanmoins il avait attiré son regard mordoré car, tout comme elle, il paraissait porter des vêtements qui n’étaient pas à sa taille. D’ailleurs, il paraissait presque avoir volé ces habits tant ils paraissaient désaccordés. Un peu comme s’il se fichait de jouer la mélodie des apparences. Et cela, Saïph, elle aimait beaucoup. Elle adorait que quelqu’un comprenne aussi bien qu’elle (c’est-à-dire pas du tout) ce genre de langage. Plus encore, le brun semblait s’être froissé un tissu en voulant nouer sa cravate, qui pendouillait de travers sur des boutons voleurs de places.
Tout sourire, il s’était installé dans le mauvais nid, étant chez les serpents et discutant à présent avec un aigle. Saïph aussi, se trompait souvent de nichée, et elle avait été fascinée par cette légèreté avec laquelle lui, faisait fît des sourires moqueurs de ses camardes. Ces derniers s’étaient d’ailleurs levés avec la rapidité d’un attrapeur ayant repéré le Vif d’Or, pour filer en le plantant là, non sans avoir marmonné quelque chose qui n’avait pas l’air très gentil.
Disparaissant pratiquement derrière son assiette, Saïph sentit des larmes poindre. Ce pauvre garçon avait l’air chouette ! Il semblait distribuer sa joie de vivre avec le courage d’un hibou en pleine tempête. Le voyant regarder autour de lui, elle commença à se laisser glisser au sol. Une procédure un peu complexe car, étant donné sa petite taille, elle n’atteignait pas le sol avec ses pieds et, avec ses vêtements trop longs, s’élancer sans aucune garde risquait de la faire rencontrer le sol pour la deuxième fois de la journée.
Alors qu’enfin ses pieds touchaient la pierre, elle vit que le garçon avait rencontré une autre personne, et une autre tablée, d’ailleurs. Elle passa une main dans ses cheveux de blé, les emmêlant plus encore, et remonta ses manches trop longues en se réinstallant.
Il donnait des nuggets à une fille dont Saïph ne voyait pas le visage. Puis, il s’était levé d’un bond pour aller chercher un autre plat et le rapporter à son amie. L’Irlandaise acquiesça pour elle-même : un gentil garçon. Un clown, aussi. Il paraissait faire le pitre. La blondinette rit, seule, se moquant un peu des regards qu’elle pourrait recevoir. Son petit rire faillit la faire s’étouffer quand un épis se dressa sur le crâne du garçon. Elle aussi avait des problèmes d’épis, elle comprenait le problème. Mais brusquement, son rire mourut dans sa gorge et, atterrée, elle vit la panique se dessiner sur le visage de ce garçon rigolo. Elle se redressa, ses sens en alerte, le voyant enchaîner des mots qu’elle ne percevait pas. Pour autant, sa détresse s’en alla rapidement. Il jeta un œil à la table des professeurs et l’Aiglonne fronça les sourcils. Voulait-il faire une farce ? Non. Il finit par lancer un au revoir à son amie qui l’abandonna là, seul, et c’était presque bizarre de le voir s’installer normalement, ses grandes jambes du même côté du banc.
Prenant une grande inspiration, la blondinette s’extrait de son banc et, attrapant une part de gâteau qui traînait là, tenta de redresser ses vêtements trop longs et froissés, de ne pas basculer à cause de son sac trop rempli, et d’accélérer le rythme de ses trop petites jambes. Sans vraiment comprendre comment, elle se retrouva plantée derrière ce garçon, son assiette et son gâteau dans sa main, un peu tordue par le poids de sa besace, le carré de sa coiffure aussi noué que sa gorge. D’une petite voix, elle osa :
- Bonjour. Je m’appelle Saïph. Tu veux bien partager ce gâteau avec moi ? Je n’arriverai pas à le terminer toute seule.
883 mots, je sais, j'ai été un peu à fond ! Promis, je peux également ne pas écrire de pavés ! Mais je voulais que l'on comprenne pourquoi Saïph fait cela. Le pauvre garçon ! J'espère que cela te convient, @Aelle Bristyle
La plupart du temps, cette minuscule petite fille tentait de ne pas se focaliser sur quelque chose ou quelqu’un. Parce qu’elle avait appris que cela était impoli, et que les gens pouvaient devenir agressifs. Une fois, elle avait tenté d’expliquer à une de ses camarades que, si elle la détaillait de la sorte, c’était parce qu’elle avait trouvé que ses cheveux et le voile de sa robe lui dessinaient des ailes. Et qu’elle avait voulu voir si ses ailes pouvaient réellement la faire décoller. Elle lui avait dit qu’elle la regardait comme elle regardait les animaux, les fleurs, les nuages, les tasses, n’importe quoi. Toute entière aspirée dans sa contemplation, voleuse d’une partie de sa vie, admiratrice de cet instant d’existence.
Evidemment, l’Irlandaise s’était embrouillée dans ses mots, avait oublié ce qu’elle voulait dire, s’était déconcentrée devant un oiseau qui passait par là, l’avait comparée au volatile (qui s’avérait être un corbeau borgne), et s’était faite jeter avec une violence sidérante.
Alors, la blondinette avait appris.
Cependant, là, c’était difficile de l’ignorer. L’Aiglonne avait vu un garçon entrer dans la Grande Salle pour déjeuner. Jusqu’ici, rien d’étrange. Néanmoins il avait attiré son regard mordoré car, tout comme elle, il paraissait porter des vêtements qui n’étaient pas à sa taille. D’ailleurs, il paraissait presque avoir volé ces habits tant ils paraissaient désaccordés. Un peu comme s’il se fichait de jouer la mélodie des apparences. Et cela, Saïph, elle aimait beaucoup. Elle adorait que quelqu’un comprenne aussi bien qu’elle (c’est-à-dire pas du tout) ce genre de langage. Plus encore, le brun semblait s’être froissé un tissu en voulant nouer sa cravate, qui pendouillait de travers sur des boutons voleurs de places.
Tout sourire, il s’était installé dans le mauvais nid, étant chez les serpents et discutant à présent avec un aigle. Saïph aussi, se trompait souvent de nichée, et elle avait été fascinée par cette légèreté avec laquelle lui, faisait fît des sourires moqueurs de ses camardes. Ces derniers s’étaient d’ailleurs levés avec la rapidité d’un attrapeur ayant repéré le Vif d’Or, pour filer en le plantant là, non sans avoir marmonné quelque chose qui n’avait pas l’air très gentil.
Disparaissant pratiquement derrière son assiette, Saïph sentit des larmes poindre. Ce pauvre garçon avait l’air chouette ! Il semblait distribuer sa joie de vivre avec le courage d’un hibou en pleine tempête. Le voyant regarder autour de lui, elle commença à se laisser glisser au sol. Une procédure un peu complexe car, étant donné sa petite taille, elle n’atteignait pas le sol avec ses pieds et, avec ses vêtements trop longs, s’élancer sans aucune garde risquait de la faire rencontrer le sol pour la deuxième fois de la journée.
Alors qu’enfin ses pieds touchaient la pierre, elle vit que le garçon avait rencontré une autre personne, et une autre tablée, d’ailleurs. Elle passa une main dans ses cheveux de blé, les emmêlant plus encore, et remonta ses manches trop longues en se réinstallant.
Il donnait des nuggets à une fille dont Saïph ne voyait pas le visage. Puis, il s’était levé d’un bond pour aller chercher un autre plat et le rapporter à son amie. L’Irlandaise acquiesça pour elle-même : un gentil garçon. Un clown, aussi. Il paraissait faire le pitre. La blondinette rit, seule, se moquant un peu des regards qu’elle pourrait recevoir. Son petit rire faillit la faire s’étouffer quand un épis se dressa sur le crâne du garçon. Elle aussi avait des problèmes d’épis, elle comprenait le problème. Mais brusquement, son rire mourut dans sa gorge et, atterrée, elle vit la panique se dessiner sur le visage de ce garçon rigolo. Elle se redressa, ses sens en alerte, le voyant enchaîner des mots qu’elle ne percevait pas. Pour autant, sa détresse s’en alla rapidement. Il jeta un œil à la table des professeurs et l’Aiglonne fronça les sourcils. Voulait-il faire une farce ? Non. Il finit par lancer un au revoir à son amie qui l’abandonna là, seul, et c’était presque bizarre de le voir s’installer normalement, ses grandes jambes du même côté du banc.
Prenant une grande inspiration, la blondinette s’extrait de son banc et, attrapant une part de gâteau qui traînait là, tenta de redresser ses vêtements trop longs et froissés, de ne pas basculer à cause de son sac trop rempli, et d’accélérer le rythme de ses trop petites jambes. Sans vraiment comprendre comment, elle se retrouva plantée derrière ce garçon, son assiette et son gâteau dans sa main, un peu tordue par le poids de sa besace, le carré de sa coiffure aussi noué que sa gorge. D’une petite voix, elle osa :
- Bonjour. Je m’appelle Saïph. Tu veux bien partager ce gâteau avec moi ? Je n’arriverai pas à le terminer toute seule.
883 mots, je sais, j'ai été un peu à fond ! Promis, je peux également ne pas écrire de pavés ! Mais je voulais que l'on comprenne pourquoi Saïph fait cela. Le pauvre garçon ! J'espère que cela te convient, @Aelle Bristyle