Une histoire d'aiguilles
Dimanche 19 Juin 2050
Avec @Elle Peterson
Avec @Elle Peterson
Wow j'avais réussi, je venais de survire à ma première session d'examens en tant que professeure et à vrai dire ça n'avait pas été du gâteau. J'avais énormément travaillé, bien plus que d'habitude comme me l'avaient fait remarquer Alex et Amelia mais c'était pour la bonne cause, je ne pouvais pas me permettre de me relâcher en cette période qui était charnière pour les étudiants, ils devaient être dans les meilleures conditions possibles alors je me donnais à fond que ce soit dans la préparation même de mes sujets, dans les missions de surveillance des examens théoriques dont j'étais chargée ou encore, le plus fatiguant selon moi, la préparation et l'évaluation des examens pratiques. C'était le plus intéressant certes mais c'était aussi la tâche qui me demandait le plus de temps et d'énergie avec toutes les situations à mettre en place, devoir tout regarder, tout observer et devoir être attentive à chaque instant pour vérifier les différents lancés, la pression était d'autant plus haute quand ces examens étaient pour mes cinquième ou mes septième années qui passaient l'un des des examens les plus importants de leur vie. Enfin tout ça pour dire que j'étais épuisée et que quand mercredi le clap de fin avait été donné j'avais soupiré de soulagement, j'allais enfin pouvoir respirer parce que jusque là je n'avais pas réellement trouvé d'exutoire à mon stress.
Mes élèves étaient suffisamment anxieux pour cela et ils étaient les principaux concernés, ils seraient probablement dépités en apprenant que leur professeure était plus paniquée qu'eux alors que ce n'était même pas elle qui passait les examens. Mes collègues étaient bien trop concentrés eux aussi sur leur matière et je m'étais fait la promesse de ne jamais ramener de travail à la maison alors en rentrant le soir je tentais de déconnecter mais je ne pouvais certainement pas libérer mon stress sur mes enfants ou sur la préceptrice de ces derniers qui dans sa grande bonté travaillait bien plus que ce que nous avions prévu initialement pour me permettre d'avoir une vie personnelle à côté de mon rôle de professeure et de mon travail de maman solo.
Non ce qui m'avait réellement permit de passer cette session d'examen sans tuer personne c'était le tricot. C'était peut être étrange, surtout avec moi qui ai du mal à rester assise et à ne rien faire mais j'avais développé depuis maintenant plusieurs années une passion pour le tricot et dès que je commençais à stresser ne serait ce qu'un petit peu je sortais mes aiguilles à tricoter et ma laine. C'était une activité de vieille personne et j'acceptais que je n'étais plus de toute jeunesse mais tout de même, enfin bon je passais chacun de mes rares moment de libre durant ces dernières semaines particulièrement chargées à tricoter tantôt des écharpes, tantôt des gants ou encore des pulls, que des choses particulièrement utiles pour l'été me direz vous.
La période des examens était maintenant passée et je me retrouvais avec du temps pour moi, ce que je n'avais pas eu depuis bien longtemps et je ne savais pas vraiment quoi en faire, j'avais perdu l'habitude. Mes enfants avaient leurs cours en journée, j'étais en vacances mais eux non pas encore et je devais m'occuper. Enfin je dois bien avouer que les deux premiers jours de ces vacances je les ai passés à dormir et à trainer au lit à tourner dans un sens puis dans l'autre avant de me rendormir mais maintenant que j'avais bien récupéré il me fallait trouver une activité.
Je connaissais déjà Pré au Lard comme ma poche j'avais envie de voir autre chose, je réfléchis rapidement aux amis que j'avais dans mon carnet d'adresse et me rendit compte que je trouverais bien des gens à voir à Godric's Hollow, après tout un grand nombre de mes connaissances y habitaient il y en aurait bien un parmi tous ceux là qui serait ravi de passer un bout de la journée avec moi non ? Aussitôt pensé aussitôt fait, j'embrassais rapidement mes enfants qui étaient en plein dans une leçon, donnais les dernières consignes à leur préceptrice qui jouait aussi le rôle de surveillante et de nourrice avant de prendre la cheminée direction donc Godric's Hollow.
J'arrivais sans réellement savoir ce que je venais y faire, je toquais aux quelques portes des maisons de mes amis dont je me rappelais l'adresse mais malheureusement j'étais une des seule à être déjà en vacances. Ils étaient tous encore entrain de travailler et n'avaient évidemment pas le temps pour papoter avec moi. Je plissais les lèvres dépitée que mon plan tombe à l'eau, je n'allais pas rentrer dès maintenant à la maison si ? J'avais encore pas mal de choses à faire, lesquelles je ne savais pas mais bon je trouverais bien, ne serait ce que visiter la ville tiens je n'étais pas venue depuis un petit moment et actuellement les ruelles me semblent fort agréables.
Pendant une bonne heure je me baladais dans la petite ville sorcière, m'arrêtant à presque tous les étals sans réel intérêt mais simplement pour fouiner et pour faire passer le temps mais je commençais à en avoir marre et de me lasser de ce petit manège, je marchais donc en direction de la grande place au centre de la ville indécise sur ce que j'allais faire du reste de ma journée et de ma soirée. Je m'assis donc sur un banc de cette même place jusque là inoccupé et sorti par réflexe de mon sac mes aiguilles à tricoter et le travail sur lequel j'étais entrain d'avancer à savoir une cagoule hybride cactus poisson absolument magnifique. Enfin de mon point de vue car il est vrai que les retours que j'ai eu étaient bien plus nuancés. On avait pu me dire par exemple que j'étais complètement barrée, que j'étais sous champignons hallucinogènes ou que mon âge mental était inferieur à celui des enfants à qui j'enseignais. Mais bon ils devaient surement être jaloux de ma magnifique idée et de ma cagoule, je ne leur prêterait jamais pour la peine, je la garderais pour moi et mon Alex une fois qu'elle sera terminée.
DDM de Serdaigle : Mars 2051 -
Professeure de métamorphose affiliée à Gryffondor : Avril 2050 - Février 2051
Gwen le racaillou - Charmant et copain du barman 2025
Professeure de métamorphose affiliée à Gryffondor : Avril 2050 - Février 2051
Gwen le racaillou - Charmant et copain du barman 2025
Une histoire d'aiguilles
Cela faisait tout pile un mois que j'avais commencé à travailler chez Honeydukes. Un mois de plaisir, un mois où j'avais beaucoup appris, un mois qui m'avait servis à prendre mes marques dans l'antique boutique de Pré-au-Lard. Je m'entendais bien avec ma patronne, Sybil et le contact avec les clients étaient naturels. Je me plaisais bien dans ma nouvelle vie et ça me donnait le sourire. Mon père m'avait même avoué que cela faisait longtemps qu'il ne m'avait pas trouvé aussi rayonnante ! Dans sa bouche, cela sonnait comme un grand câlin, et Merlin seul sait que j'en ai longtemps eu besoin.
Je venais tout juste de quitter ma mère qui travaillait à la Nouvelle Sainte-Mangouste. J'arpentais donc les rues de Godric's Hollow, la capitale des sorciers, cette ville où j'avais erré de trop longues heures dans ma courte existence. Nul n'est perdu jusqu'à ce qu'il se retrouve à pleurer dans une ruelle du quartier Peverell en regrettant chacune des décisions de sa vie après une soirée trop arrosée. Mais je n'étais plus cette personne ! Maintenant j'allais de l'avant avec mes cheveux roses et ma bonne humeur, en essayant de ne pas penser à mon appartement foireux et aux reproches de ma mère.
Je me promenais donc dans la ville et passais place Armand Malefoy. C'était le cœur de la capitale, et le bruit, le monde, l'animation me faisaient du bien. J'adorais vivre à PaL mais c'était un petit village. Or j'étais avant tout une londonienne, et l'agitation de la ville me manquait. Le brouhaha des passants, le va-et-vient des voitures moldues, l'odeur de la pluie sur les pavés... Ce savant mélange urbain, c'était celui dans lequel j'étais née, celui qui m'avait vu grandir. Lorsque j'étais à Poudlard, je me languissais des immeubles et des lampadaires. Le château était beau certes, mais la nature pouvait parfois être oppressante, tout comme le nombre limité de camarades. Alors qu'en ville, on pouvait se perdre si facilement parmi la foule.
L'été arrivait, nous étions en plein mois de juin, et j'avais juste envie de profiter de mon jour de repos dominical en me posant au grand air. Malheureusement pour moi, tous les bancs de la rue étaient occupés. Ce n'était cependant pas une grande surprise : il faisait beau et les familles et autres célibataires étaient de sortie pour profiter du soleil. Ne me restait que ce banc où il y avait simplement une dame d'assise. Blonde, la trentaine sûrement, je la dévisageais rapidement pour essayer de deviner ce qu'elle avait entre les mains. Elle tricotait quelque chose, mais quoi ? Je n'arrivais pas à bien voir. Je m'assis tranquillement de l'autre côté du banc et courbais le cou pour tourner mon visage en direction du soleil chaud.
J'étais moi-même une adepte du crochet. Certaines pièces de ma garde-robe découlaient même tout droit de cette passion ! J'avais toujours une petite pelote dans mon sac au cas où. J'hésitais d'ailleurs entre sortir un livre - une romance maudite entre deux sorcières au siècle dernier - ou tout simplement mon dernier projet en crochet. Inspirée par ma voisine de banc, je sortis ma laine et commença à crocheter.
Je venais tout juste de quitter ma mère qui travaillait à la Nouvelle Sainte-Mangouste. J'arpentais donc les rues de Godric's Hollow, la capitale des sorciers, cette ville où j'avais erré de trop longues heures dans ma courte existence. Nul n'est perdu jusqu'à ce qu'il se retrouve à pleurer dans une ruelle du quartier Peverell en regrettant chacune des décisions de sa vie après une soirée trop arrosée. Mais je n'étais plus cette personne ! Maintenant j'allais de l'avant avec mes cheveux roses et ma bonne humeur, en essayant de ne pas penser à mon appartement foireux et aux reproches de ma mère.
Je me promenais donc dans la ville et passais place Armand Malefoy. C'était le cœur de la capitale, et le bruit, le monde, l'animation me faisaient du bien. J'adorais vivre à PaL mais c'était un petit village. Or j'étais avant tout une londonienne, et l'agitation de la ville me manquait. Le brouhaha des passants, le va-et-vient des voitures moldues, l'odeur de la pluie sur les pavés... Ce savant mélange urbain, c'était celui dans lequel j'étais née, celui qui m'avait vu grandir. Lorsque j'étais à Poudlard, je me languissais des immeubles et des lampadaires. Le château était beau certes, mais la nature pouvait parfois être oppressante, tout comme le nombre limité de camarades. Alors qu'en ville, on pouvait se perdre si facilement parmi la foule.
L'été arrivait, nous étions en plein mois de juin, et j'avais juste envie de profiter de mon jour de repos dominical en me posant au grand air. Malheureusement pour moi, tous les bancs de la rue étaient occupés. Ce n'était cependant pas une grande surprise : il faisait beau et les familles et autres célibataires étaient de sortie pour profiter du soleil. Ne me restait que ce banc où il y avait simplement une dame d'assise. Blonde, la trentaine sûrement, je la dévisageais rapidement pour essayer de deviner ce qu'elle avait entre les mains. Elle tricotait quelque chose, mais quoi ? Je n'arrivais pas à bien voir. Je m'assis tranquillement de l'autre côté du banc et courbais le cou pour tourner mon visage en direction du soleil chaud.
J'étais moi-même une adepte du crochet. Certaines pièces de ma garde-robe découlaient même tout droit de cette passion ! J'avais toujours une petite pelote dans mon sac au cas où. J'hésitais d'ailleurs entre sortir un livre - une romance maudite entre deux sorcières au siècle dernier - ou tout simplement mon dernier projet en crochet. Inspirée par ma voisine de banc, je sortis ma laine et commença à crocheter.
Petit bonbon acidulé recherche partenaire de RPs !
code couleur = #b35ba0
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Une histoire d'aiguilles
J'étais posée sur le banc depuis quelques minutes maintenant, j'étais tellement concentrée que je me mettais à tirer la langue ce qui ne m'étais pas arrivé depuis un bout de temps en y réfléchissant bien mais les épines du cactus me demandaient une concentration folle, je ne pouvais pas rater cette cagoule que je comptais offrir à mon fils tout de même, il fallait qu'il soit le plus beau dans la cour de l'école. Pendant que je réfléchissais à l'endroit ou je viendrais déposer la queue de poisson je me rendis compte qu'une femme s'approchais de moi... qu'est ce qu'elle voulait ?
Je la suivais du regard de la manière la plus discrète possible même s'il est vrai que la discrétion est loin d'être ma qualité principale pendant que je continuais d'avancer sur mon projet, plus lentement donc étant donné que je me suis pas la plus douée non plus pour faire plusieurs choses en même temps. Elle venait s'assoir à côté de moi, je n'avais rien contre après tout j'étais posée sur un banc public de la place et je n'avais pas réservé l'endroit mais cela m'étonnais tout de même. Disons qu'il y avait encore une quantité non négligeable d'endroits ou s'assoir tout le long de la place et qu'elle était venu se poser près de moi, peut être que je la connaissais ? Non si c'était le cas elle m'aurais déjà adressé la parole ou bien elle m'aurait salué. Pendant que je faisais face à ce dilemme tout en tentant de ne pas avoir l'air de la fixer de de passer ainsi pour la personne étrange elle sorti à son tour une pelotte de laine et se mit à tricoter. J'étais surexcitée comme une enfant, une camarade de tricot si ce n'était pas génial !
«Oh bonjour désolée de te déranger !» Je n'étais pas du tout désolée mais bon c'est comme ça qu'on parlait aux gens non ? Il fallait mettre les formes. Enfin mettre les formes oui et non puisque je la tutoyais alors que je ne l'avais jamais rencontrée, mais elle avait l'air plus jeune que moi donc c'est comme ça qu'on fait non ? Je dois avouer que j'ai un petit peu de mal avec ces codes sociaux. Puis c'est elle qui avait commencé en venant s'assoir juste à côté de moi alors qu'il y avait moults places aux alentours. «Qu'est ce que tu tricotes !» Je n'étais pas la meilleure en tricot mais j'avais tout de même des bases assez solides et j'allais bien sur entamer la conversation sur cette base. J'espérais qu'il s'agissait de quelque chose d'assez fantaisiste et pas simplement d'une écharpe basique même si je me doutais au vu de la couleur des cheveux plutôt atypique de mon interlocutrice qu'elle était loin de faire dans le basique.
Je la suivais du regard de la manière la plus discrète possible même s'il est vrai que la discrétion est loin d'être ma qualité principale pendant que je continuais d'avancer sur mon projet, plus lentement donc étant donné que je me suis pas la plus douée non plus pour faire plusieurs choses en même temps. Elle venait s'assoir à côté de moi, je n'avais rien contre après tout j'étais posée sur un banc public de la place et je n'avais pas réservé l'endroit mais cela m'étonnais tout de même. Disons qu'il y avait encore une quantité non négligeable d'endroits ou s'assoir tout le long de la place et qu'elle était venu se poser près de moi, peut être que je la connaissais ? Non si c'était le cas elle m'aurais déjà adressé la parole ou bien elle m'aurait salué. Pendant que je faisais face à ce dilemme tout en tentant de ne pas avoir l'air de la fixer de de passer ainsi pour la personne étrange elle sorti à son tour une pelotte de laine et se mit à tricoter. J'étais surexcitée comme une enfant, une camarade de tricot si ce n'était pas génial !
«Oh bonjour désolée de te déranger !» Je n'étais pas du tout désolée mais bon c'est comme ça qu'on parlait aux gens non ? Il fallait mettre les formes. Enfin mettre les formes oui et non puisque je la tutoyais alors que je ne l'avais jamais rencontrée, mais elle avait l'air plus jeune que moi donc c'est comme ça qu'on fait non ? Je dois avouer que j'ai un petit peu de mal avec ces codes sociaux. Puis c'est elle qui avait commencé en venant s'assoir juste à côté de moi alors qu'il y avait moults places aux alentours. «Qu'est ce que tu tricotes !» Je n'étais pas la meilleure en tricot mais j'avais tout de même des bases assez solides et j'allais bien sur entamer la conversation sur cette base. J'espérais qu'il s'agissait de quelque chose d'assez fantaisiste et pas simplement d'une écharpe basique même si je me doutais au vu de la couleur des cheveux plutôt atypique de mon interlocutrice qu'elle était loin de faire dans le basique.
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