Chroniques d'une sorcière
Hello à toi, chère Plume ! Ceci est un recueil d'OS qui retraceront le parcours de Neytiri entre les murs de Poudlard. Ils pourront être liés à des défis comme Thème à la folie ou des défis d'écriture comme Inktober.![]()
Vous pourrez aussi y voir certaines interactions avec des PNJ (je rajouterai le bandeau le moment venuqui permettront à ma protégée de se développer et d'évoluer. Bref, je vous laisse découvrir…
• Piscine - Vendredi 17 mai 2050
Ceci n'est pas mon idée. Elle vient de celle d'@Ennis O'Belt et d'@Aliosus Nerrah
Dernière modification par Neytiri Winslow le 25 juin 2025, 16:32, modifié 1 fois.
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“Les vrais amis sont comme des étoiles : ils brillent dans nos vies, même quand tout est sombre“
Les Ensorceleuses de l'Harmonie Sylvestre avec Eileen O'Brien
Chroniques d'une sorcière
Mois de mai, dans l'après-midi
L'air était lourd, chargée de cette humidité caractéristique de l'été. On se croirait en pleine forêt tropicale. L'orage et le soleil se disputaient le ciel, rendant les nuages confus. Cette bataille de gris, de bleu, de quelques rayons qui perçaient ici et là formait un spectacle merveilleux. C'est cela qu'admirait Neytiri en ce bel après-midi. Allongée sur l'herbe verte du parc, à quelques mètres du lac, elle ne connaissait pas la marche à suivre.
Elle suait mais tremblait en même temps. Elle aurait voulu se débarrasser de sa cape et de son pull tant l'air l'étouffait et lui donnait chaud. Mais dès qu'elle le faisait, elle regrettait déjà son geste. Le vent la surprenait et faisait se lever les poils qui recouvraient ses bras. Elle se redressa alors, lassée de cette météo si indécise. L'eau sombre de lac lui faisait de l'œil mais son carnet de dessin aussi l'appelait. Elle s'était beaucoup améliorée depuis l'épisode de la coupe. Mais elle n'était pas à l'aise et ne se sentait plus vraiment d'humeur créative.
Elle observa autour d'elle les élèves qui papillonnaient joyeusement. Certains ramassaient des fleurs, d'autres riaient aux éclats et Neytiri se demandait bien ce qu'elle allait pouvoir faire du reste de sa journée. On était vendredi, le dernier vendredi de l'année pour être plus précis. Autrement dit, Neytiri n'avait pas grand-chose à faire. Elle avait rendu ses livres à la bibliohtèque, avait déjà commencé sa valise et réfléchit à ce qu'elle allait faire pendant les vacances… Bref, elle s'ennuyait ! Et ce n'était clairement pas avec ce temps terrible qu'elle allait trouvé une bonne occupation. Puis elle zieuta une nouvelle fois l'eau. Après tout, les élèves se baignaient souvent dans l'eau non ? En tout cas, il ne lui semblait pas que cela faisait partie d'une interdiction dans le règlement du château.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! La fillette commença à retirer sa cape. Le vent ne fut pas aussi frappant que les autres fois. Elle n'eut pas directement la chair de poule mais il y avait encore mieux. Le soleil commençait doucement à réchauffer ses bras rendant la température plus agréable. Elle retira donc sa cravate mais décida de garder sa chemise. Elle n'était pas vraiment à l'aise sans et de toute façon elle n'avait pas vraiment prévu de maillot de bain. Elle retira ensuite chaussures et chaussettes avant de terminer par sa jupe. Heureusement qu'elle portait toujours un short en dessous ! Pour épargner ses longs cheveux ondulés, elle récupéra un élastique et les attacha en queue de cheval. Elle tressa ses cheveux pendants avant de les enrouler pour former une sorte de chignon tressé. Ainsi parée, elle rassembla toutes ses affaires dans son sac et marcha pieds nus sur la pelouse.
Les sensations de l'herbe sur ses chevilles la fit rigoler. Les brins lui chatouillaient la peau alors qu'elle s'avançait à petits pas de l'eau. Les plantes devinrent rapidement des galets noirs plats et réchauffés par le soleil. Elle attendit quelques secondes pour profiter de cette chaleur sous la plante de ses pieds. Elle prit une des petites pierres et se mit en position. De profil, le bras droit tendu en arrière, visant aussi loin que ses yeux le permettaient, elle ajustait ses mouvements pour tenter de lancer la pierre au mieux. L'élan de son membre donna de la vitesse à l'objet et une fois ses doigts relâches, le galet s'en alla comme s'il marchait sur l'eau. Neytiri compta dans sa tête le nombre de ricochets qu'il avait fait, tentant de savoir si elle avait battu son propre record. Cinq ! Pile comme son père. C'est lui qui lui avait appris ce jeu, devenu rituel pendant leurs vacances à la plage. Décidément, ce ne serait pas aujourd'hui qu'elle parviendrait à dépasser son record. Tant pis !
Laissant les cailloux de côté, la fillette continua sa progression et enfin ses petits pieds touchèrent l'eau froide. Elle en frissonna au contact et se recula par réflexe. Puis elle revint à la charge s'enfonçant cette fois-ci jusqu'aux mollets. Elle prit le temps d'apprécier les sensations, le léger reflux de l'eau qui partait s'écraser doucement sur les galets. Puis elle se lança et plongea les mains en avant, protégeant sa tête d'un éventuel choc. Sous l'eau, tout devenait plus calme alors que le froid réveillait son petit corps. Au bout de quelques secondes elle remonta, elle avait bu la tasse. Neytiri ne savait pas vraiment nager. Enfin si, elle le savait, mais elle ne s'était jamais faite à cette sensation de sentir l'eau rentrer dans son nez. Elle oubliait à chaque fois de souffler et le résultat était toujours le même. Elle toussota pour se débarrasser de ce sentiment de gêne.
Une fois le moment passé, elle exécuta ce qu'elle avait appris au près de ses parents. La tête hors de l'eau, le souffle régulier, elle resserrait ses bras et ses jambes simultanément pour effectuer quelques allers-retours en brasse. La fatigue la reprenait rapidement, lui rappelant de ne pas trop jouer avec le feu — ou plutôt avec l'eau. Elle s'étendit de tout son long sur l'eau, formant comme une étoile et admirant le ciel qui n'avait pas changé. C'était bien plus agréable dans l'eau que sur l'herbe. Au bout d'une dizaine de minutes, elle se retira de l'eau. Trempée de la tête aux pieds, elle essora ses vêtements du mieux qu'elle pouvait. Se protégeant du regard des autres avec sa cape, elle retira son short pour le remplacer par la jupe de son uniforme. Pour le t-shirt, elle n'avait pas trop le choix. Elle le garda donc mais le recouvra simplement de sa cape pour lui tenir chaud. Elle enfila ses chaussures, récupéra ses affaires puis fila dans l'herbe verte en rigolant toute seule. Ce petit moment d'aparté en solo lui avait redonné un peu de joie et lui montrait qu'elle n'avait pas toujours besoin de quelqu'un pour se sentir bien. Quelques têtes se retourneraient peut-être vers elle mais elle s'en fichait puisqu'aujourd'hui elle était contente. Ses pas résonnèrent bientôt sur la pierre de l'école puis sur les marches de l'escalier pour filer jusque dans son dortoir où elle put prendre une belle douche chaude.
1032 mots
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Chroniques d'une sorcière
Avoir vu un Sombral
Date à venir
Neytiri avait l'impression de errer dans les couloirs sans but. C'était juste après le couvre-feu, en plein hiver. Autant dire qu'il fait froid en robe de chambre et qu'on n'y voit pas grand-chose. Certes, les lanternes accrochées de-ci de-là améliore la vue mais on est pas au summum de la luminosité, bien au contraire.
Sérieusement, pourquoi elle est là déjà ? Un défi lancé à elle-même pour savoir si elle avait peur ! Le but premier était d'aller courir dans le parc à une heure affreusement matinale (dans le respect des règles, bien sûr) mais ses jambes avaient grandement protestées lorsqu'elle avait sauté de son lit. Hors de question de faire de l'exercice alors que des courbatures lui sciaient les jambes. Alors à la place elle marchait seule dans des couloirs sombres en tremblant de froid. C'est sûr que c'était une bien meilleure idée !
En fait, elle ne tremblait pas seulement de froid. C'était une aventureuse oui, mais de préférence quand elle pouvait fuir au besoin et quand sa vue était de meilleure qualité que celle d'une taupe. Hors là, ce n'était pas du tout le cas. Elle avait presque envie de crier mais les murs épais étaient intimidants. Oui oui les murs et alors ! Les flammes oscillaient parfois modifiant les ombres et lui faisant croire que quelqu'un était tapi dans l'une d'entre elles. Mais ce n'était qu'illusion.
Continuant son périple, elle s'apprêtait à rentrer à présent au dortoir, décidant qu'elle en avait eu assez et qu'elle n'en sortirait pas avant au moins la (presque) fin du petit-déjeuner. Mais elle vit clairement quelque chose bouger sur le sol et passer furtivement entre ses pieds. Elle hurla de terreur, yeux fermés, poings serrés, ne parvenant pas à identifier l'objet de sa frayeur. Une fois le cri passé et la fillette un peu calmée, elle rouvrit doucement les yeux. Le visage livide, elle se retourna pour savoir ce qui était passé près d'elle mais elle ne trouva rien.
Si un fantôme avait pu être à côté d'elle, Neytiri en aurait le même éclat. Blanchâtre, sans couleur, presque translucide tellement elle avait été effrayé. C'était donc ça l'expression "Avoir vu un fantôme" ? Ou plutôt un Sombral mais difficile de devenir invisible comme eux.
Elle ne pouvait décidément pas continuer sa promenade dans son état. Si seulement Aaron n'était pas aussi lève tard à faire la grasse mat' il aurait pu l'accompagner et l'apaiser en un rien de temps. Mais là elle devait se débrouiller seule. Elle se roula en boule contre un mur et se mit à chantonner doucement un air de musique. C'était toujours le même Riverside d'Agnes Obel. Les paroles n'étaient pas particulièrement joyeuses ou apaisantes mais l'air était comme ensorcelant et savait la calmer. Le mieux, c'était d'imaginer que les bras qui l'entourait était ceux de sa maman alors que Neytiri plongeait sa tête au creux de ceux-ci. Et cerise sur le gâteau, un chocolat chaud ne ferait pas de mal !
Après plusieurs minutes comme ça, son rythme cardiaque revint à la normale, son visage reprit des couleurs et elle put tranquillement se rendre dans son lit, n'en ressortant pas avant plusieurs heures.
527 mots
Reducio
2 PTS ♦ Décrire dans un RP ce qui apaise votre personnage.
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Rêve d'enfant
Date à venir
Comme pouvait-elle passer une journée entière enfermée dans ce château avec un temps pareil ! Certes, il y avait là-bas la chaleur, le feu douillet dans les cheminées, les tendres plaids dans lesquels s'emmitoufler pour une bonne lecture. C'était d'ailleurs ce qu'elle était en train de faire avant d'apercevoir par la fenêtre ce beau spectacle bien spécifique.
Rien de bien sorcier, seulement un phénomène physique : de la neige. La première tombée de neige de l'année s'il fallait bien être précis. La petite bleue n'en raffolait pas particulièrement. C'était si blanc que ça vous éblouissait au soleil, si froid que vous en reveniez les doigts tout rouges, si mouillé que vos chaussettes en revenaient trempés. Mais c'était de la neige ! Ce beau tapis blanc éphémère l'appelait au dehors.
Ça lui rappelait sa famille et en particulier sa petite sœur. Qu'elle soit en pyjama ou bien couverte par sa combinaison, elle ne loupait jamais une occasion d'aller jouer sous les flocons et de sauter dans les épaisseurs de neige. Alors là, cet après-midi Neytiri n'avait qu'une envie, sortir dehors pour se sentir proche d'elle. Plusieurs centaines de kilomètres les séparaient et pourtant elle pouvait l'imaginer elle aussi en train de jouer sous la neige. C'était comme si une part d'elle était là avec elle à Poudlard.
Une fois dans le parc, Neytiri s'allongea près d'un arbre. Les flocons tombaient toujours à flot, tombant sur son nez, ses paupières et partout sur son visage. Juste pour rigoler un peu, Neytiri ouvrit la bouche et d'autres flocons tombèrent à l'entière. Le froid la fit frissonner mais elle en rigola. Elle ferma les yeux et se mit à remuer des membres pour former un ange des neiges. En se relevant, elle en admira la forme avant de lui dessiner un visage et d'autres petits détails.
Elle s'était réconciliée avec sa neige, avec ce truc blanc parfois effrayant mais qui réchauffa sa petite âme d'enfant et lui rappelait que sa famille était avec elle, à tout instant de sa vie.
341 mots
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