Piscine
TW Harcèlement scolaire : Un élève subit, de manière répétée, des violences verbales, morales ou physiques de la part d'un ou plusieurs autres élèves.
Samedi 18 juin 2050
Dans la matinée
Pas envie de m'entraîner aujourd'hui, gros coup de mou. C'est comme si je me trouvais plonger dans la vieillesse. J'ai pas mal au dos, ni aux jambes, ni au cou, ni... Nul part en fait. J'me sens juste tellement faible, ça arrive c'est vrai. Mais je ne vois pas comment ça ne pourrait pas être une coïncidence. Dans deux jours, je serais plus là. Peut-être en suis-je malade ?
Non. Je me rends malade pour peu, mais pas ça. Je sais que je fais le bon choix.
Il y'a amplement pire que ça pour me rendre malade.
Mes mains mouillées viennent claque mon visage, et le temps ralentit. Des gouttes perlent de mon front à mon menton, et mes oreilles ne sont pas en reste. Au bout de mon nez, des gouttes tombent une à une. *Ploc* fait la première alors qu'elle s'écrase contre l'eau au fond de l'évier. *Ploc* fait la deuxième alors qu'elle rejoint la première.
Ma langue vient caresser mes lèvres pour se mouiller un peu, ironique, elle qui se baigne pourtant si souvent dans ma salive.
Je crache, j'ai un goût amer au fond de la gorge qui s'étend à mon palais comme une souille. Je n'aime pas ce goût que j'ai dans la bouche au réveil.
Je viens porter de l'eau à ma bouche pour me débarrasser de cet infâme, mais je bois la tasse en me râclant la gorge.
Puis je crache. *Ploc* fait mon crachat lorsqu'il rejoint son frère. Puis l'eau coule à nouveau pour nettoyer mes bêtises. Et mes mains viennent à nouveau porter l'eau à ma bouche, eau que je bois cette fois. C'est véritablement bon, le goût de l'eau. Pensais-je. Avant que l'eau ne vienne à nouveau claquer mon visage.
C'était y'a combien d'années maintenant ?
Tu vas sauter ! Dit l'un. Saute bon sang ! Dit l'autre. Boooh ! Crie l'une. Trop nul dégage ! Crie l'autre.
C'est vrai, je devrais sauter. En restant figé, accroché au plongeoir je bloque tout ceux derrière moi, je leur fait perdre leur temps si précieux. Mais j'ai peur. Jusque là j'avais réussi à éviter les cours de natation, mais maintenant que j'en ai évité autant, je me retrouve à devoir sauter dans l'eau profonde devant tous, sans même être passé par la case petit bassin.
Ça m'aura apprit que j'aurais dû éviter jusqu'au bout ces cours de natation. Ou que j'aurais dû y aller dès le début. Mais arrivé à ce stade, et être obligé de rattraper tout mon retard en une seule séance.... C'était sans doute la pire des solutions de fuir ainsi.
Si j'étais venu dès le début, j'aurais souffert toutes les séances. De l'autre, si j'avais évité jusqu'au bout de venir, j'aurais souffert de sanctions.
J'aurais sans doute préféré souffrir de sanctions d'ailleurs. Car de toute façon je suis un sorcier, j'aurais fini par quitter cette école. Le ick, c'est que je le savais pas à ce moment là.
Car si je l'avais su plus tôt, j'aurais évité cette situation.
Déjà aux vestiaires il y'a dix minutes on s'était moqué de mon bras difforme, sur le trajet jusqu'ici aussi c'est sûr, mais au moins j'avais été épargné des contacts physiques et des confrontations. On l'a qualifié de mots que je ne saurais pardonné. Des mots qui blessent profondément. Des mots que moi-même j'ai, et je partage pour bras. C'est certain.
Puis à peine avais-je placé trois pas après le pédiluve qu'on m'arracha mon maillot sans pitié et en me pointant du doigt. Il fallait en profiter, le maître nageur discutait dans la cabine et la professeure n'était toujours pas là.
Dans mon malheur, la chance a fait que mon maillot n'était pas déchiré. Quoique si il l'avait été, j'aurais eu une excuse pour rentrer chez moi. Qu'est-ce que je raconte... J'oublie que chez moi c'est pas mieux. D'autant que les connaissant ils m'auraient sans doute donner un maillot un poil suffisamment serré pour me faire mal ou un poil pas suffisamment serré pour qu'il puisse tomber de lui-même.
Maintenant que j'y pense, j
Je n'avais jamais mit un pieds dans la piscine que lors de la première séance, où les exactes mêmes choses se sont produites. C'est vrai que j'ai déjà nagé dans le petit bassin. Enfin, "nagé". Je suis resté collé au mur et je me suis fait aussi petit que je le pouvais, plus petit encore que ce que j'étais.
Je suppose que si j'étais venu aux autres séances les exactes mêmes choses se seraient passées à peu de choses près. Alors je ne regrette pas.
Quoiqu'un peu maintenant que je suis sur le plongeoir, et qu'on attend de moi que je saute, mais je ne veux pas sauter.
Je ne sais pas nager, je déteste les autres, et je déteste les moldus.
Ce n'est pas un sort, ni une baguette, ce n'était pas non plus un géranium dentu ni un gobelin qui m'a poussé dans l'eau, c'était la professeure moldue. Plus fiable tu meurs.
Les yeux ouverts dans l'eau pleine de chlore, je regarde les lumières au plafond, et je prie pour qu'elles tombent, car je ne veux pas être sauvé. Ma vision est floue, je ne vois presque rien, j'aurais aimé voir les lumières plus distinctement. Malheureusement, je n'ai pas de lunettes, entre la peur du vol et la peur de la casse je n'en ai pas voulu.
À vrai dire, c'est un mensonge, "si c'est pas nécessaire, c'est trop cher".
Si je n'ai pas de lunettes, c'est parce que je dois me contenter du nécessaire, car je suis pauvre.
*Ploc* fait mon crachat. J'apporte l'eau à ma bouche une dernière fois et je m'en délecte avant de couper le débit d'eau. Ma main vient effacé l'eau à ma bouche dans un mouvement rogue et disgracieux au possible. Et mon regard vient se porter sur mon reflet dans le miroir. Un miroir que je n'aime pas, un reflet que j'exècre au plus haut point.
Samedi 18 juin 2050
Dans la matinée
Pas envie de m'entraîner aujourd'hui, gros coup de mou. C'est comme si je me trouvais plonger dans la vieillesse. J'ai pas mal au dos, ni aux jambes, ni au cou, ni... Nul part en fait. J'me sens juste tellement faible, ça arrive c'est vrai. Mais je ne vois pas comment ça ne pourrait pas être une coïncidence. Dans deux jours, je serais plus là. Peut-être en suis-je malade ?
Non. Je me rends malade pour peu, mais pas ça. Je sais que je fais le bon choix.
Il y'a amplement pire que ça pour me rendre malade.
Mes mains mouillées viennent claque mon visage, et le temps ralentit. Des gouttes perlent de mon front à mon menton, et mes oreilles ne sont pas en reste. Au bout de mon nez, des gouttes tombent une à une. *Ploc* fait la première alors qu'elle s'écrase contre l'eau au fond de l'évier. *Ploc* fait la deuxième alors qu'elle rejoint la première.
Ma langue vient caresser mes lèvres pour se mouiller un peu, ironique, elle qui se baigne pourtant si souvent dans ma salive.
Je crache, j'ai un goût amer au fond de la gorge qui s'étend à mon palais comme une souille. Je n'aime pas ce goût que j'ai dans la bouche au réveil.
Je viens porter de l'eau à ma bouche pour me débarrasser de cet infâme, mais je bois la tasse en me râclant la gorge.
Puis je crache. *Ploc* fait mon crachat lorsqu'il rejoint son frère. Puis l'eau coule à nouveau pour nettoyer mes bêtises. Et mes mains viennent à nouveau porter l'eau à ma bouche, eau que je bois cette fois. C'est véritablement bon, le goût de l'eau. Pensais-je. Avant que l'eau ne vienne à nouveau claquer mon visage.
C'était y'a combien d'années maintenant ?
Tu vas sauter ! Dit l'un. Saute bon sang ! Dit l'autre. Boooh ! Crie l'une. Trop nul dégage ! Crie l'autre.
C'est vrai, je devrais sauter. En restant figé, accroché au plongeoir je bloque tout ceux derrière moi, je leur fait perdre leur temps si précieux. Mais j'ai peur. Jusque là j'avais réussi à éviter les cours de natation, mais maintenant que j'en ai évité autant, je me retrouve à devoir sauter dans l'eau profonde devant tous, sans même être passé par la case petit bassin.
Ça m'aura apprit que j'aurais dû éviter jusqu'au bout ces cours de natation. Ou que j'aurais dû y aller dès le début. Mais arrivé à ce stade, et être obligé de rattraper tout mon retard en une seule séance.... C'était sans doute la pire des solutions de fuir ainsi.
Si j'étais venu dès le début, j'aurais souffert toutes les séances. De l'autre, si j'avais évité jusqu'au bout de venir, j'aurais souffert de sanctions.
J'aurais sans doute préféré souffrir de sanctions d'ailleurs. Car de toute façon je suis un sorcier, j'aurais fini par quitter cette école. Le ick, c'est que je le savais pas à ce moment là.
Car si je l'avais su plus tôt, j'aurais évité cette situation.
Déjà aux vestiaires il y'a dix minutes on s'était moqué de mon bras difforme, sur le trajet jusqu'ici aussi c'est sûr, mais au moins j'avais été épargné des contacts physiques et des confrontations. On l'a qualifié de mots que je ne saurais pardonné. Des mots qui blessent profondément. Des mots que moi-même j'ai, et je partage pour bras. C'est certain.
Puis à peine avais-je placé trois pas après le pédiluve qu'on m'arracha mon maillot sans pitié et en me pointant du doigt. Il fallait en profiter, le maître nageur discutait dans la cabine et la professeure n'était toujours pas là.
Dans mon malheur, la chance a fait que mon maillot n'était pas déchiré. Quoique si il l'avait été, j'aurais eu une excuse pour rentrer chez moi. Qu'est-ce que je raconte... J'oublie que chez moi c'est pas mieux. D'autant que les connaissant ils m'auraient sans doute donner un maillot un poil suffisamment serré pour me faire mal ou un poil pas suffisamment serré pour qu'il puisse tomber de lui-même.
Maintenant que j'y pense, j
Je n'avais jamais mit un pieds dans la piscine que lors de la première séance, où les exactes mêmes choses se sont produites. C'est vrai que j'ai déjà nagé dans le petit bassin. Enfin, "nagé". Je suis resté collé au mur et je me suis fait aussi petit que je le pouvais, plus petit encore que ce que j'étais.
Je suppose que si j'étais venu aux autres séances les exactes mêmes choses se seraient passées à peu de choses près. Alors je ne regrette pas.
Quoiqu'un peu maintenant que je suis sur le plongeoir, et qu'on attend de moi que je saute, mais je ne veux pas sauter.
Je ne sais pas nager, je déteste les autres, et je déteste les moldus.
Ce n'est pas un sort, ni une baguette, ce n'était pas non plus un géranium dentu ni un gobelin qui m'a poussé dans l'eau, c'était la professeure moldue. Plus fiable tu meurs.
Les yeux ouverts dans l'eau pleine de chlore, je regarde les lumières au plafond, et je prie pour qu'elles tombent, car je ne veux pas être sauvé. Ma vision est floue, je ne vois presque rien, j'aurais aimé voir les lumières plus distinctement. Malheureusement, je n'ai pas de lunettes, entre la peur du vol et la peur de la casse je n'en ai pas voulu.
À vrai dire, c'est un mensonge, "si c'est pas nécessaire, c'est trop cher".
Si je n'ai pas de lunettes, c'est parce que je dois me contenter du nécessaire, car je suis pauvre.
*Ploc* fait mon crachat. J'apporte l'eau à ma bouche une dernière fois et je m'en délecte avant de couper le débit d'eau. Ma main vient effacé l'eau à ma bouche dans un mouvement rogue et disgracieux au possible. Et mon regard vient se porter sur mon reflet dans le miroir. Un miroir que je n'aime pas, un reflet que j'exècre au plus haut point.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha