Indiscrète beuglante et conséquences directes
Samedi 4 septembre 2049
Cette rentrée avait été rythmée de nombreux coups d'éclats bien peu judicieux pour la plupart de la part d'élèves avides de sensations fortes ou de farces. Ceux qui avaient été les plus productifs avaient enfreint le plus le règlement allait rentrer chez eux par le Poudlard Express dès le lendemain pour des durées variables histoire de se rafraîchir les idées. Ceux-là avaient été informés rapidement de leurs sanctions suite à l'épisode des beuglantes. Pour les autres dont le casier était moins chargé, ils avaient rendez-vous au compte goutte avec la directrice dans son bureau. C'était d'ailleurs maintenant le tour de Merinda Swart et Nyxis Calderon d'être informées des conséquences de leurs actes. Toutes deux avaient participé à un bizutage organisé des premières années tout juste arrivées à Poudlard. L'une d'elle avec plus de véhémence que l'autre... Quant à Merinda, elle avait aussi été impliqué dans le cas des beuglantes. Dans les deux cas, pas de réelle mise en danger d'autrui, mais elles devaient comprendre la caractère traumatisant ou choquant de ces évènements pour certains.
Lorsque des coups furent portés à sa porte, la directrice invita ses visiteurs à entrer, non sans une certaine lassitude. Ces convocations à la chaine n'étaient pas des plus agréables... Elle attendit que les jeunes sorcières entrent et viennent prendre place dans les sièges qui faisaient face à son bureau. Pas de thé ou de petits gâteaux cette fois. La discussion n'avait pas pour vocation de s'éterniser.
« Asseyez-vous. Vous savez pourquoi vous êtes là je suppose ? »
Ses mains jointe sous son mention, la directrice posait sur elles son regard perçant, attendant une réponse de leur part.
Voici enfin le premier post de votre convocation @Merinda Swart et @Nyxis Calderon !
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Indiscrète beuglante et conséquences directes
Nyxis ne parlait pas. Aux côtés de Merine, elle traversait les couloirs du château, au milieu des autres élèves. L'animation générale, elle ne la ressentait pas. Elle ne l'entendait pas. Une série de bourdonnements inconfortables avaient remplacé les bavardages habituels résonnant dans ses oreilles.
Quelqu'un tambourinait aux portes de ses tempes. La migraine, l'appréhension... Aucune idée. L'unique élément dont elle était certaine était bien le quart d'heure désagréable qu'elles s'apprêtaient à vivre.
Son expression n'avait jamais été aussi neutre.
Sur cette armure immobile, seuls ses yeux furtifs parcouraient au pas de course l'environnement qu'elles franchissaient. Le long de son corps, deux poings serrés se balançaient au rythme de sa marche mécanique.
Avant de pénétrer dans le bureau, l'Anglaise ajusta sa cravate, profitant de ce geste pour jeter un coup d'œil à son amie, sans un mot. Il était trop tard pour parler. Les précédents échanges des deux Serpentard étaient de toute évidence, suffisants.
Pour la première fois depuis un moment, la blonde n'avait pas peur.
Le cœur battait un peu trop rapidement, mais elle n'avait pas peur.
En cet instant, rien ne lui sembla aussi peu important que ce qui ressortirait de cet entretien. Ces derniers jours, elle avait complètement dissocié de cette idée. Une partie d'elle revendiquait que de tels événements n'étaient que fruit d'un rêve, tandis que d'autres les provoquaient en duel en affirmant que tout cela appartenait bien au registre de la douce réalité. Mais réalité, qu'elle soit impactante ou non, n'avait jamais été aussi insignifiante. C'était comme si elle planait au-dessus de tout ça, et que si quelque chose de décisif survenait, elle pouvait s'en détacher facilement, et vivre dans une tout autre dimension.
Pourtant, lorsque les deux pénétrèrent dans le bureau de Montmort, ce raisonnement sembla se briser immédiatement, comme volent en éclats des débris de verre en contact avec le sol.
Le silence pesant de la pièce s'affaissa sur les épaules de Nyxis qui pris une large inspiration. Son regard ne quitta pas celui de la directrice. Les mains sur les genoux, elle écouta la voix de la femme résonner contre ses tympans, puis répandre son écho tout autour de son corps, statique. Attentive à la question, elle n'osa nier, ne serait-ce qu'une seule seconde, leurs actions.
«Oui, miss.»
Si celle-ci souhaitait un approfondissement de la réponse, elle le demanderait. Après tout, c'était elle qui avait quelque chose à leur dire, et non le contraire. Nul besoin de se livrer tout de suite à de grands discours explicatifs, qui pourraient en plus agacer Montmort. Car, si la Serpentard ne voyait plus aucun mal à risquer la désapprobation des autres adultes, ça ne l'était pas vis à vis de la personne à l'origine de la hiérarchie éducative. Nyxis redoutait apparemment bien plus la jeune directrice que n'importe qui au château. Ce n'était qu'une question d'importance, après tout...
Me voilà, merci ! @Elina Montmort @Merinda Swart
Quelqu'un tambourinait aux portes de ses tempes. La migraine, l'appréhension... Aucune idée. L'unique élément dont elle était certaine était bien le quart d'heure désagréable qu'elles s'apprêtaient à vivre.
Son expression n'avait jamais été aussi neutre.
Sur cette armure immobile, seuls ses yeux furtifs parcouraient au pas de course l'environnement qu'elles franchissaient. Le long de son corps, deux poings serrés se balançaient au rythme de sa marche mécanique.
Avant de pénétrer dans le bureau, l'Anglaise ajusta sa cravate, profitant de ce geste pour jeter un coup d'œil à son amie, sans un mot. Il était trop tard pour parler. Les précédents échanges des deux Serpentard étaient de toute évidence, suffisants.
Pour la première fois depuis un moment, la blonde n'avait pas peur.
Le cœur battait un peu trop rapidement, mais elle n'avait pas peur.
En cet instant, rien ne lui sembla aussi peu important que ce qui ressortirait de cet entretien. Ces derniers jours, elle avait complètement dissocié de cette idée. Une partie d'elle revendiquait que de tels événements n'étaient que fruit d'un rêve, tandis que d'autres les provoquaient en duel en affirmant que tout cela appartenait bien au registre de la douce réalité. Mais réalité, qu'elle soit impactante ou non, n'avait jamais été aussi insignifiante. C'était comme si elle planait au-dessus de tout ça, et que si quelque chose de décisif survenait, elle pouvait s'en détacher facilement, et vivre dans une tout autre dimension.
Pourtant, lorsque les deux pénétrèrent dans le bureau de Montmort, ce raisonnement sembla se briser immédiatement, comme volent en éclats des débris de verre en contact avec le sol.
Le silence pesant de la pièce s'affaissa sur les épaules de Nyxis qui pris une large inspiration. Son regard ne quitta pas celui de la directrice. Les mains sur les genoux, elle écouta la voix de la femme résonner contre ses tympans, puis répandre son écho tout autour de son corps, statique. Attentive à la question, elle n'osa nier, ne serait-ce qu'une seule seconde, leurs actions.
«Oui, miss.»
Si celle-ci souhaitait un approfondissement de la réponse, elle le demanderait. Après tout, c'était elle qui avait quelque chose à leur dire, et non le contraire. Nul besoin de se livrer tout de suite à de grands discours explicatifs, qui pourraient en plus agacer Montmort. Car, si la Serpentard ne voyait plus aucun mal à risquer la désapprobation des autres adultes, ça ne l'était pas vis à vis de la personne à l'origine de la hiérarchie éducative. Nyxis redoutait apparemment bien plus la jeune directrice que n'importe qui au château. Ce n'était qu'une question d'importance, après tout...
Me voilà, merci ! @Elina Montmort @Merinda Swart
Indiscrète beuglante et conséquences directes
Nyxis et Merinda avaient été convoquées par la directrice deux jours après les beuglantes et trois après le bizutage. Evidemment, Kohler s'était empressé d'alerter l'ensemble du château sur les adolescents démoniaques qui avaient osé bizuter les premières années dès le premier soir... Merinda était maussade, sa rage contre le concierge ne s'était pas calmée. Surtout que Lukas et Lyam avaient été renvoyés pendant une semaine alors que c'était elle qui était à l'initiative du bizutage, tout ça parce qu'ils avaient été pris un petit peu plus tard que sa propre équipe. Merinda se sentait coupable du renvoi de ses camarades, et espérait surtout que cela ne gâcherait pas les relations qu'elle venait tout juste de lier avec eux. Heureusement, les deux garçons ne semblaient pas lui en vouloir, ce qui avait apaisé la culpabilité de la Serpentard, ne laissant que la colère contre le concierge et la directrice.
Lors du chemin pour aller au bureau de Montmort, Merinda respecta le silence de Nyxis, même si monta en elle l'angoisse que son amie, d'habitude si réticente à enfreindre les règles et se moquer de la hiérarchie, ne sorte de cette convocation en miette. Après tout, c'était de sa faute si elle avait participé, et ça serait de sa faute si elle était punie. La culpabilité de Merinda refit surface. Et si Nyxis ne lui pardonnait pas ? Non, ce n'était pas possible : leur complicité était intacte depuis les trois derniers jours. Mais si la punition de Montmort faisait prendre conscience à Nyxis que c'était de la faute de Merinda ? Si elle la lâchait ?
Non, après tout ce qu'elles avaient vécu, ce n'était pas possible. Mais un infime doute restait planté dans le coeur de Merinda, et elle pressa l'épaule de la blonde dans un geste de réconfort et de soutien, alors qu'elles arrivaient devant la porte. Si pour Merinda, peu importait que la directrice prévienne ses parents ou ne lui fasse la morale - cette convocation ne lui faisait pas peur et, elle le savait très bien, ne l'empêcherait pas de continuer ses bêtises -, elle savait que Nyxis n'appréhendait pas ce qui se passerait derrière cette porte de la même manière. En tant qu'initiatrice du bizutage, et surtout en tant qu'amie fidèle et protectrice, Merinda se promit de faire revenir la directrice sur toute décision qui désavantagerait trop Nyxis alors qu'elle avait peu fait.
Nyxis réajusta sa cravate et jeta un oeil à Merinda, ce que cette dernière prit pour un "je suis prête". La métisse frappa à la porte, et l'ouvrit lorsque la voix de la directrice résonna. Elle laissa passer Nyxis en première, referma derrière elles, et alla s'asseoir en trainant des pieds face à Montmort. La question fut simple, et Nyxis répondit clairement. Fière que son amie maintienne le regard de la directrice, Merinda serra les lèvres pour ne pas laisser échapper un sourire. Elle regarda la directrice à son tour et se contenta d'hocher la tête en lâchant un "mmh" boudeur.
Merci, prête pour le verdict ! @Nyxis Calderon @Elina Montmort
Lors du chemin pour aller au bureau de Montmort, Merinda respecta le silence de Nyxis, même si monta en elle l'angoisse que son amie, d'habitude si réticente à enfreindre les règles et se moquer de la hiérarchie, ne sorte de cette convocation en miette. Après tout, c'était de sa faute si elle avait participé, et ça serait de sa faute si elle était punie. La culpabilité de Merinda refit surface. Et si Nyxis ne lui pardonnait pas ? Non, ce n'était pas possible : leur complicité était intacte depuis les trois derniers jours. Mais si la punition de Montmort faisait prendre conscience à Nyxis que c'était de la faute de Merinda ? Si elle la lâchait ?
Non, après tout ce qu'elles avaient vécu, ce n'était pas possible. Mais un infime doute restait planté dans le coeur de Merinda, et elle pressa l'épaule de la blonde dans un geste de réconfort et de soutien, alors qu'elles arrivaient devant la porte. Si pour Merinda, peu importait que la directrice prévienne ses parents ou ne lui fasse la morale - cette convocation ne lui faisait pas peur et, elle le savait très bien, ne l'empêcherait pas de continuer ses bêtises -, elle savait que Nyxis n'appréhendait pas ce qui se passerait derrière cette porte de la même manière. En tant qu'initiatrice du bizutage, et surtout en tant qu'amie fidèle et protectrice, Merinda se promit de faire revenir la directrice sur toute décision qui désavantagerait trop Nyxis alors qu'elle avait peu fait.
Nyxis réajusta sa cravate et jeta un oeil à Merinda, ce que cette dernière prit pour un "je suis prête". La métisse frappa à la porte, et l'ouvrit lorsque la voix de la directrice résonna. Elle laissa passer Nyxis en première, referma derrière elles, et alla s'asseoir en trainant des pieds face à Montmort. La question fut simple, et Nyxis répondit clairement. Fière que son amie maintienne le regard de la directrice, Merinda serra les lèvres pour ne pas laisser échapper un sourire. Elle regarda la directrice à son tour et se contenta d'hocher la tête en lâchant un "mmh" boudeur.
Merci, prête pour le verdict ! @Nyxis Calderon @Elina Montmort
Indiscrète beuglante et conséquences directes
Les deux jeunes Serpentardes firent leur entré dans le bureau de la directrice de façon presque mécanique. C'est tout juste si la jeune Nyxis Calderon osa poser ses fesses sur la chaise qui faisait face au bureau de la directrice en acquiesçant à sa question. L'attitude de Merinda était toute autre, laissant penser à la directrice que Nyxis avait été entrainée ni plus ni moins dans les bêtises de ses camarades. Du moins, c'était ce qu'elle aurait pensé si on ne lui avait pas rapporté les propos de la jeune sorcière à l'égard des premières années lors de la soirée bizutage. Quand bien même ces propos n'auraient pas été prononcés, elle n'aurait pas épargné toute sanction à la jeune Calderon pour autant. Elle était encore jeune et influençable, mais mieux valait qu'elle apprenne le plus tôt possible que se laisser entrainer n'impliquait pas une moins grande responsabilité. Suivre équivalait à cautionner. Si la directrice n'aimait pas inspirer la crainte chez les élèves, plus le souvenir de cette convocation serait désagréable, plus Nyxis y réfléchirait à deux fois avant de réitérer.
Néanmoins, son regard passa à Merinda qui semblait prendre les choses bien trop légèrement. La voir sourire, même brièvement lors d'une convocation par la directrice l'agaça quelque peu. Contrairement à Nyxis, Merinda n'apprendrait probablement rien de tout ça. Elle n'était pas dans les dispositions pour. Ou en tout cas, en était persuadée elle-même.
« Je ne vous ai pas bien entendu miss Swart. Savez-vous pourquoi vous êtes là ? »
La directrice articula posément sa question, ne quittant pas la Serpentard des yeux. De toute évidence, contrairement à Nyxis, Merinda avait besoin d'un rappel. Mais la directrice voulait qu'elle donne la réponse d'elle-même. la manière dont elle formulerait les choses lui donnerait précisément les informations que ses yeux, ou plutôt l'un d'eux en particulier, lui donnait et qu'elle voulait confirmer.
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Néanmoins, son regard passa à Merinda qui semblait prendre les choses bien trop légèrement. La voir sourire, même brièvement lors d'une convocation par la directrice l'agaça quelque peu. Contrairement à Nyxis, Merinda n'apprendrait probablement rien de tout ça. Elle n'était pas dans les dispositions pour. Ou en tout cas, en était persuadée elle-même.
« Je ne vous ai pas bien entendu miss Swart. Savez-vous pourquoi vous êtes là ? »
La directrice articula posément sa question, ne quittant pas la Serpentard des yeux. De toute évidence, contrairement à Nyxis, Merinda avait besoin d'un rappel. Mais la directrice voulait qu'elle donne la réponse d'elle-même. la manière dont elle formulerait les choses lui donnerait précisément les informations que ses yeux, ou plutôt l'un d'eux en particulier, lui donnait et qu'elle voulait confirmer.
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Indiscrète beuglante et conséquences directes
Le regard de Nyxis s'ancra profondément dans celui de la directrice. Sans agressivité, sans rancune, ni même honte ou regret. Il s'y planta, c'est tout. Peut-être qu'en le verrouillant ainsi dans les yeux de celle qui sait tout, elle aussi, elle pourrait en savoir plus. Elle pourrait peut-être connaître les futurs propos de l'adulte, leur sentence, leur destin, la marque de son emprise sur leurs êtres lorsque toutes deux ressortiront de ce bureau. Mais la blonde n'avait pas peur. Elle ne craignait pas la grandeur de Montmort, non, elle l'admirait, et l'admiration n'engendrait pas toujours la soumission, même à plus puissant que soi. La jeune Calderon respectait, sans frissonner. C'est tout.
Juste savoir.
Savoir, pour élaborer à l'avance un plan pour s'en sortir, une quelconque idée qui leur permettrait d'effacer ce chapitre de leur histoire, gommer ses paroles et chasser les actes passés de Merine. Si elle avait eu le choix, évidemment, elle ne se serait pas trouvée là. Mais convocation était convocation, le tout désormais était d'y survivre.
Une survie qui semblait être mise en péril, d'une part, par l'absence de réponse de son amie, de l'autre, par l'acharnement de la grande sorcière. Tout cela était ridicule. Oui, elles savaient, et si l'une des deux en était consciente, l'autre également. Ça coulait de source ! Pourquoi les adultes cherchaient-ils toujours la petite bête ?
« Sauf votre respect, Miss, vous avez beaucoup à faire, il me semble. Pourrions-nous entrer dans le vif du sujet ? Il serait bête de s'attarder sur si... Elle fit durer le suspens. Futile. »
L'Anglaise avait volontairement usé de l'infinitif afin de ne poser aucun pronom qui désignerait personnellement la femme. S'attarder sonnait toujours mieux que vous attarder, et dans ce contexte, chaque désignation péjorative était à proscrire. Elle avait bien conscience que sa prise de parole non sollicitée n'écourtait point la durée de cet entretien, mais il était important de montrer au personnel éducatif que parfois, il est bien de lâcher prise sur certaines formalités. Néanmoins, comme pour semer le doute dans la pensée de Miss Montmort, elle reprit :
« Pardonnez-moi. Je vous laisse poursuivre. »
Son ton était neutre, lent, et cette permission qu'elle lui accordait de continuer n'avait, pas même une seconde, été destiné à être insolente, méprisante. Nyxis ne s'en rendit compte qu'après-coup, et laissa tomber toute possibilité de se rattraper.
Ses pupilles cherchaient toujours celles de la maîtresse de Poudlard.
402
Juste savoir.
Savoir, pour élaborer à l'avance un plan pour s'en sortir, une quelconque idée qui leur permettrait d'effacer ce chapitre de leur histoire, gommer ses paroles et chasser les actes passés de Merine. Si elle avait eu le choix, évidemment, elle ne se serait pas trouvée là. Mais convocation était convocation, le tout désormais était d'y survivre.
Une survie qui semblait être mise en péril, d'une part, par l'absence de réponse de son amie, de l'autre, par l'acharnement de la grande sorcière. Tout cela était ridicule. Oui, elles savaient, et si l'une des deux en était consciente, l'autre également. Ça coulait de source ! Pourquoi les adultes cherchaient-ils toujours la petite bête ?
« Sauf votre respect, Miss, vous avez beaucoup à faire, il me semble. Pourrions-nous entrer dans le vif du sujet ? Il serait bête de s'attarder sur si... Elle fit durer le suspens. Futile. »
L'Anglaise avait volontairement usé de l'infinitif afin de ne poser aucun pronom qui désignerait personnellement la femme. S'attarder sonnait toujours mieux que vous attarder, et dans ce contexte, chaque désignation péjorative était à proscrire. Elle avait bien conscience que sa prise de parole non sollicitée n'écourtait point la durée de cet entretien, mais il était important de montrer au personnel éducatif que parfois, il est bien de lâcher prise sur certaines formalités. Néanmoins, comme pour semer le doute dans la pensée de Miss Montmort, elle reprit :
« Pardonnez-moi. Je vous laisse poursuivre. »
Son ton était neutre, lent, et cette permission qu'elle lui accordait de continuer n'avait, pas même une seconde, été destiné à être insolente, méprisante. Nyxis ne s'en rendit compte qu'après-coup, et laissa tomber toute possibilité de se rattraper.
Ses pupilles cherchaient toujours celles de la maîtresse de Poudlard.
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Indiscrète beuglante et conséquences directes
La directrice était-elle vraiment en train de lui reposer la même question, sous prétexte qu'elle n'avait pas répondu "oui" clairement ? Montmort la fixa dans les yeux, attendant apparemment une réponse qui la satisfasse. Merinda soupira, mais réussit à éviter de lever les yeux au ciel, et alors qu'elle allait répondre - elle n'était pas seule, elle ne devait pas apporter plus de soucis à Nyxis -, cette dernière prit justement la parole.
Le cœur de Merinda bondit d'amour pour son amie qui reprit la directrice ! Nyxis avait à la fois tellement changé ces derniers jours, et était à la fois toujours la même, parlant toujours si bien, étant toujours si hautaine envers ceux qu'elle n'aimait pas, mais osant enfin s'en prendre aux adultes ! Selon Merinda, c'était un grand pas pour la blondinette, qui prenait enfin sa place dans le monde.
L'excuse que Nyxis ajouta fut, à l'avis de Merinda, de trop, mais le "je vous laisse poursuivre" donnait tellement l'impression que c'était elle qui tenait les rennes de la conversation que Merinda en oublia le faux pas du début de phrase. Son cœur battait de fierté.
Pour éviter à son amie une reprise de la part de la directrice, la Serpentard décida tout de même de faire plaisir à l'adulte, et lâcha :
"Ouais je sais pourquoi j'suis là, quand même, j'suis pas débile."
Le cœur de Merinda bondit d'amour pour son amie qui reprit la directrice ! Nyxis avait à la fois tellement changé ces derniers jours, et était à la fois toujours la même, parlant toujours si bien, étant toujours si hautaine envers ceux qu'elle n'aimait pas, mais osant enfin s'en prendre aux adultes ! Selon Merinda, c'était un grand pas pour la blondinette, qui prenait enfin sa place dans le monde.
L'excuse que Nyxis ajouta fut, à l'avis de Merinda, de trop, mais le "je vous laisse poursuivre" donnait tellement l'impression que c'était elle qui tenait les rennes de la conversation que Merinda en oublia le faux pas du début de phrase. Son cœur battait de fierté.
Pour éviter à son amie une reprise de la part de la directrice, la Serpentard décida tout de même de faire plaisir à l'adulte, et lâcha :
"Ouais je sais pourquoi j'suis là, quand même, j'suis pas débile."
Indiscrète beuglante et conséquences directes
La directrice se ravisa. Ni l'une, ni l'autre n'avait les dispositions pour retenir quelque chose de cette convocation. L'interruption de la jeune Calderon en était la preuve. Les yeux bleu de la directrice faisaient échos aux eaux les plus glaciales lorsqu'ils se posèrent à nouveau sur Nyxis.
« Et sauf votre manque de respect miss Calderon, je vous prie de laisser votre camarade répondre. Comme vous l'avez justement fait remarquer, j'ai fort à faire. Le meilleur moyen d'épargner mon temps aurait été de ne pas vous retrouver dans mon bureau en premier lieu, vous ne pensez pas ? »
Le regard glacial se détacha d'elle pour revenir à Merinda Swart alors qu'elle lâchait les derniers mots à l'attention de Nyxis : « Ne vous fatiguez pas à répondre, ceci était une question rhétorique. »
Lorsqu'elle répondit s'adressa à Merinda, la directrice la directrice égraina soigneusement ses mots avec une régularité et une inflexibilité dénué de la moindre chaleur.
« Peut-être pas "débile" miss Swart, mais insolente certainement. De toute évidence vous n'avez pas appris qu'une question claire demande une réponse claire. Par la même occasion, je vous rappelle que vous n'êtes pas en train de vous adresser à l'un de vos camarades dans la cours de récré. »
Elle avait déjà eu des échos de professeurs à propos de l'insolence de certains élèves à leur égard, elle le constatait par elle-même aujourd'hui. Aucun élève ne se serait permis un tel ton avec Kristen Loewy. Peut-être était-ce une erreur de sa part de s'être montrée plus souple sur la discipline.
« Puisque vous affirmez savoir toutes les deux savoir pourquoi vous êtes là, mais avez pris soin de ne pas le démontrer, expliquez-le moi. Gardez à l'esprit que je préfère avoir affaire à des élèves qui ont fait une erreur et sont conscients de laquelle qu'à des élèves qui ne font que le prétendre. »
Les "oui" étaient loin de suffire. Les deux Serpentardes n'avaient de toute évidence pas saisie qu'en demandant à Merinda d'exprimer haut et fort qu'elle savait pourquoi elle était là, elle lui donnait une nouvelle chance de démontrer qu'elle avait réfléchit à la question. Tant pis, elles avaient manqué une occasion de voir leur sanction allégée.
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
« Et sauf votre manque de respect miss Calderon, je vous prie de laisser votre camarade répondre. Comme vous l'avez justement fait remarquer, j'ai fort à faire. Le meilleur moyen d'épargner mon temps aurait été de ne pas vous retrouver dans mon bureau en premier lieu, vous ne pensez pas ? »
Le regard glacial se détacha d'elle pour revenir à Merinda Swart alors qu'elle lâchait les derniers mots à l'attention de Nyxis : « Ne vous fatiguez pas à répondre, ceci était une question rhétorique. »
Lorsqu'elle répondit s'adressa à Merinda, la directrice la directrice égraina soigneusement ses mots avec une régularité et une inflexibilité dénué de la moindre chaleur.
« Peut-être pas "débile" miss Swart, mais insolente certainement. De toute évidence vous n'avez pas appris qu'une question claire demande une réponse claire. Par la même occasion, je vous rappelle que vous n'êtes pas en train de vous adresser à l'un de vos camarades dans la cours de récré. »
Elle avait déjà eu des échos de professeurs à propos de l'insolence de certains élèves à leur égard, elle le constatait par elle-même aujourd'hui. Aucun élève ne se serait permis un tel ton avec Kristen Loewy. Peut-être était-ce une erreur de sa part de s'être montrée plus souple sur la discipline.
« Puisque vous affirmez savoir toutes les deux savoir pourquoi vous êtes là, mais avez pris soin de ne pas le démontrer, expliquez-le moi. Gardez à l'esprit que je préfère avoir affaire à des élèves qui ont fait une erreur et sont conscients de laquelle qu'à des élèves qui ne font que le prétendre. »
Les "oui" étaient loin de suffire. Les deux Serpentardes n'avaient de toute évidence pas saisie qu'en demandant à Merinda d'exprimer haut et fort qu'elle savait pourquoi elle était là, elle lui donnait une nouvelle chance de démontrer qu'elle avait réfléchit à la question. Tant pis, elles avaient manqué une occasion de voir leur sanction allégée.
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Si la troisième année n'avait elle-même pas fait preuve d'insolence auparavant, elle se serait retourné vers Merinda avec de gros yeux, probablement choquée par son ton. Mais s'il y avait bien quelque chose dont elle avait conscience, c'était de ses propres agissements. Seulement voilà, la nuance apportée ici était que, malgré tout, son orgueil surpassait bien tout aveu. Attention, elle ne disait pas qu'elle était innocente, non, ce serait trop facile. Elle faisait simplement comprendre qu'elle trouverait toujours un moyen de remettre en question l'autorité, même lorsqu'elle avait lieu d'être.
Toutefois, c'était une activité qui ne pouvait se pratiquer qu'à petites doses à l'oral. Intérieurement, elle contestait fermement chaque parole proférée par les adultes, mais seules quelques pensées émergeaient de sa conscience pour en faire part aux sorciers présents dans ces pièces. C'est pourquoi elle se retint simplement de répondre à Montmort que, techniquement, c'était elle qui les avait convoquées, et que, même si cela était nécessaire, le temps perdu à cet entretien ne l'était que par sa décision. Oui, en effet, cela aurait été limite de lui confier cette opinion.
Sa mâchoire se serra douloureusement lorsque la directrice précisa qu'il s'agissait d'une question rhétorique. Comment ça, des individus autres que sa bien-estimée personne se permettaient de lancer de telles piques ? Lorsqu'elle le faisait, elle, cela ne la dérangeait logiquement pas. Mais lorsque quelqu'un d'autre s'y adonnait, c'était une tout autre histoire ! Nyxis s'empêcha de souffler.
Montmort leur demanda ensuite d'expliciter leur réponse. Jetant un coup d'œil en billet à son amie, l'Anglaise estima qu'elle pouvait ouvrir la danse.
« Miss. Commença-t-elle, comme si elle saluait le juge qui allait présider l'audience, elles, en accusées. Je crois pouvoir parler également au nom de Merinda lorsque j'affirme que nous avons conscience de nos agissements. Néanmoins, il me semble qu'une nuance existe entre ce que nous pensons avoir fait, et ce qu'on nous reproche — à juste titre certainement, loin de moi l'idée de remettre en question le jugement du corps professoral. » Elle rit intérieurement. Comme c'était palpitant de mentir.
Elle marqua une pause, priant intérieurement pour que son amie comprenne sa façon de les tirer d'affaire. Avoir conscience et accepter la sentence, tout en apportant une fine subtilité aux propos de l'adulte, pour ne pas subitement se plier à sa volonté. Ce serait trop simple, trop doux. L'art de mentir, selon Nyxis, devait prendre en compte la logique générale de ce domaine, mais sans que celui qui le pratique n'enterre ses valeurs.
« Nous savons que nous sommes là à cause de nos divers agissements lors de la rentrée. Mais, à titre personnel cette fois-ci — et Merinda complétera certainement avec son propre témoignage — je crois avoir peine à saisir exactement... les horreurs que vous y trouvez. C'est comme la baguette neuve d'un premier année, possédée certes, mais point encore contrôlée ! Ou tel s'aventurer en forêt sans connaître ce que nous traverserons ! N'est-il pas possible de savoir sans comprendre, Miss ? Attention, n'y voyez aucune insolence ! S'empressa-t-elle d'ajouter en alarmant la jeune femme de ses deux paumes levées devant son torse. J'aimerais profiter de cet entretien pour justement interpréter ce dont on m'accuse. Car, n'est-ce pas ce qui compte, n'est-ce pas l'essence même de tout parcours vers une meilleure attitude ? »
Elle avait prononcé ces mots sans un brin de mépris vocal. Une voix simple, posée, sans aucun sourire prétentieux pour briser ce sérieux dont elle faisait preuve. Et, d'une certaine façon, elle ne mentait pas : l'enfant ne comprenait absolument pas pourquoi on s'amusait à diaboliser une escapade et une foire aux hiboux.
« Malgré de longues heures à réfléchir j'en viens toujours à la conclusion que le point de vue d'un adulte responsable ne serait pas de trop. Nous savons que nous avons fait une erreur, une erreur malheureusement que nous n'arrivons pas tout à fait à cerner, du moins pas de la même façon que vous le faites. Serait-il possible de profiter de votre sagesse, un court instant, s'il vous plaît ? »
Toujours point d'insolence. Cette fois-ci, son ton s'était fait plus suppliant, assez finement pour que cela ne sonne pas comme une moquerie, et ce, aux oreilles de personne. À côté, elle percevait le souffle de la Galloise. La Galloise dont elle n'avait regardé le visage depuis leur entrée, trop perturbée à l'idée de détourner d'un centimètre l'angle de sa tête, alors immobilisé par l'aura — il fallait l'avouer — spectaculaire de l'ancienne Poufsouffle.
Et comme pour semer la zizanie dans la logique de toute personne cherchant à comprendre où elle voulait en venir, elle conclu :
« Je déteste prétendre. »
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Elina, la joueuse derrière Nyxis ne comprend pas comment la petite a pu mal tourner aussi drastiquement.
Toutefois, c'était une activité qui ne pouvait se pratiquer qu'à petites doses à l'oral. Intérieurement, elle contestait fermement chaque parole proférée par les adultes, mais seules quelques pensées émergeaient de sa conscience pour en faire part aux sorciers présents dans ces pièces. C'est pourquoi elle se retint simplement de répondre à Montmort que, techniquement, c'était elle qui les avait convoquées, et que, même si cela était nécessaire, le temps perdu à cet entretien ne l'était que par sa décision. Oui, en effet, cela aurait été limite de lui confier cette opinion.
Sa mâchoire se serra douloureusement lorsque la directrice précisa qu'il s'agissait d'une question rhétorique. Comment ça, des individus autres que sa bien-estimée personne se permettaient de lancer de telles piques ? Lorsqu'elle le faisait, elle, cela ne la dérangeait logiquement pas. Mais lorsque quelqu'un d'autre s'y adonnait, c'était une tout autre histoire ! Nyxis s'empêcha de souffler.
Montmort leur demanda ensuite d'expliciter leur réponse. Jetant un coup d'œil en billet à son amie, l'Anglaise estima qu'elle pouvait ouvrir la danse.
« Miss. Commença-t-elle, comme si elle saluait le juge qui allait présider l'audience, elles, en accusées. Je crois pouvoir parler également au nom de Merinda lorsque j'affirme que nous avons conscience de nos agissements. Néanmoins, il me semble qu'une nuance existe entre ce que nous pensons avoir fait, et ce qu'on nous reproche — à juste titre certainement, loin de moi l'idée de remettre en question le jugement du corps professoral. » Elle rit intérieurement. Comme c'était palpitant de mentir.
Elle marqua une pause, priant intérieurement pour que son amie comprenne sa façon de les tirer d'affaire. Avoir conscience et accepter la sentence, tout en apportant une fine subtilité aux propos de l'adulte, pour ne pas subitement se plier à sa volonté. Ce serait trop simple, trop doux. L'art de mentir, selon Nyxis, devait prendre en compte la logique générale de ce domaine, mais sans que celui qui le pratique n'enterre ses valeurs.
« Nous savons que nous sommes là à cause de nos divers agissements lors de la rentrée. Mais, à titre personnel cette fois-ci — et Merinda complétera certainement avec son propre témoignage — je crois avoir peine à saisir exactement... les horreurs que vous y trouvez. C'est comme la baguette neuve d'un premier année, possédée certes, mais point encore contrôlée ! Ou tel s'aventurer en forêt sans connaître ce que nous traverserons ! N'est-il pas possible de savoir sans comprendre, Miss ? Attention, n'y voyez aucune insolence ! S'empressa-t-elle d'ajouter en alarmant la jeune femme de ses deux paumes levées devant son torse. J'aimerais profiter de cet entretien pour justement interpréter ce dont on m'accuse. Car, n'est-ce pas ce qui compte, n'est-ce pas l'essence même de tout parcours vers une meilleure attitude ? »
Elle avait prononcé ces mots sans un brin de mépris vocal. Une voix simple, posée, sans aucun sourire prétentieux pour briser ce sérieux dont elle faisait preuve. Et, d'une certaine façon, elle ne mentait pas : l'enfant ne comprenait absolument pas pourquoi on s'amusait à diaboliser une escapade et une foire aux hiboux.
« Malgré de longues heures à réfléchir j'en viens toujours à la conclusion que le point de vue d'un adulte responsable ne serait pas de trop. Nous savons que nous avons fait une erreur, une erreur malheureusement que nous n'arrivons pas tout à fait à cerner, du moins pas de la même façon que vous le faites. Serait-il possible de profiter de votre sagesse, un court instant, s'il vous plaît ? »
Toujours point d'insolence. Cette fois-ci, son ton s'était fait plus suppliant, assez finement pour que cela ne sonne pas comme une moquerie, et ce, aux oreilles de personne. À côté, elle percevait le souffle de la Galloise. La Galloise dont elle n'avait regardé le visage depuis leur entrée, trop perturbée à l'idée de détourner d'un centimètre l'angle de sa tête, alors immobilisé par l'aura — il fallait l'avouer — spectaculaire de l'ancienne Poufsouffle.
Et comme pour semer la zizanie dans la logique de toute personne cherchant à comprendre où elle voulait en venir, elle conclu :
« Je déteste prétendre. »
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Elina, la joueuse derrière Nyxis ne comprend pas comment la petite a pu mal tourner aussi drastiquement.