Portree, Ecosse PNJ Le 21 juillet 2050



Dans la rue la plus reculée de Portree, dans un cul de sac, dans une petite maison bordée d'un jardin et clôturée par une haie composée d'ifs anglais, tout le monde dormait encore.

Un faible rayon de soleil passait par la fenêtre de la chambre d'une enfant endormie.
Peu à peu, ce faisceau lumineux se déplaçait avec les minutes qui s'écoulaient et, il finit par arriver sur le visage de l'enfant qui ouvrit les yeux puis les referma aussitôt en s'étirant dans son lit couvert de draps doux et frais.
Des draps de sa couleur préférée, le vert...
Ici, ce sont des draps vert d'eau, un vert pâle très utilisés pour les enfants.

La longue chevelure blonde de l'enfant était décoiffée par les mouvements qu'elle avait eu durant son sommeil.
Ses beaux cheveux étaient parfois bien lisses quand la météo était favorable mais, le plus souvent, ils ondulaient à cause de l'humidité écossaise.

Après s'être étirée longuement en levant les bras par-dessus sa tête, Elisabeth-Ann, baillât et ouvrit à nouveau un œil mais, après avoir un peu déplacé sa tête sur l'oreiller afin de ne plus avoir le soleil dans les yeux. Voyant qu'elle ne risquait plus de se sentir agressée par la lumière du matin, elle ouvrit les deux yeux et affichât un sourire qui en disait long sur la bonne humeur qu'elle ressentait à ce moment-là.

Elle ouvrit les draps, d'un seul bras, c'est qu'en été, ils n'étaient pas aussi lourds !
Elle se redressa et s'assit les jambes pendantes car, elles ne touchaient pas encore le sol et, que ce lit était celui que l'on aurait pu offrir à un adulte.
Elle sautât sur le sol et enfila ses pantoufles aussi vertes que ses draps, et trottinât jusqu'à la porte de sa chambre qui était mise contre le chambranle mais qui n'était pas fermée.

Toujours tout sourire, elle sortit dans le couloir qui jouxtait sa chambre et se pencha au-dessus de la rambarde pour voir si quelqu'un était déjà en bas et, constatant que non, elle se redressa et repris le couloir dans le sens opposé pour se diriger vers une autre chambre dont la porte était aussi juste entrouverte.

A suivre


366 mots

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Portree, Ecosse PNJ Le 21 juillet 2050
Arrivée devant la chambre, déjà surexcitée, elle demanda :

"Tu es réveillé, Mononcle ?"

La première réponse que l'on entendit sortir de la chambre était une espèce de grognement de quelqu'un qui s'éveille.
A l'intérieur de la chambre, l'oncle de la fillette releva la tête en ouvrant les yeux, regarda le réveil, sourit puis, lui répondit :

"Je crois bien que maintenant, oui, Elisabeth-Ann !"

Tout en continuant à sourire, il reposa sa tête sur l'oreiller et ajouta :

"Il est bien trop tôt pour se lever, tu devrais aller te recoucher un peu et, si tu ne veux plus dormir, tu sais comment t'occuper. Il n'est pas encore huit heures, essaie de dormir encore un peu, si tu le peux et je passerai te chercher quand je descendrai, promis."

Mais, au fond de lui, l'oncle Georges savait qu'elle ne parviendrait plus à se rendormir, surtout aujourd'hui !
Et il sourit tout en s'éveillant lentement et en se rappelant les petites surprises qu'il lui avait préparées avant de monter se coucher.

Elisabeth-Ann était un peu déçue de s'être réveillée trop tôt. Elle avait hâte de pouvoir descendre parce que c'était un jour spécial aujourd'hui.
Et elle s'en retourna vers sa chambre en traînant un peu les pieds.

Le bruit des raclures des pantoufles sur le sol en bois fit encore plus sourire son oncle qui se sentit alors bien plus éveillé qu'il le croyait !
Lui aussi, avait hâte qu'elle l'accompagne en bas.

Alors, il se leva lentement, chaussât ses clapettes, ouvrit ses tentures et laissa entrer la lumière dans sa chambre en refaisant son lit.
Doucement, il entrouvrit la porte de sa chambre et constatant que la petite fille était bien retournée dans sa chambre, il se rendit discrètement dans la salle-de-bains pour faire sa toilette et s'habiller.

Pendant ce temps-là, Elisabeth-Ann était remontée sur son lit en sautant dessus et, avant d'y monter, avait attrapé le livre qu'elle avait débuté la veille au soir, un roman appelé : "Robinson Crusoé" et sur lequel, elle avait vu que son oncle avait écrit son nom.
Bien sûr, elle lui avait demandé la permission de le lire et, à sa grande joie, il avait dit oui.
Elle empilât tous les coussins les uns sur les autres et se laissa tomber la tête sur l'oreiller en ouvrant le livre là où elle avait glissé un signet orné de ce qu'elle considérait comme le plus joli chat du monde : un chat gris et mince, avec de beaux yeux vert pâle comme les siens.

Plongée dans sa lecture, elle n'entendit pas immédiatement son oncle arriver.
Il entrouvrit la porte et lui demanda :

"Si tu veux aller te laver et t'habiller, ensuite nous pourrions descendre déjeuner, qu'en penses-tu ?"

Elle ne répondit pas, elle était tellement concentrée sur sa lecture qui s'avérait passionnante qu'elle n'avait rien entendu.
Habitué à cette particularité chez sa nièce, il entra et vint s'asseoir sur le lit, en souriant.
Il posa doucement la main sur son avant-bras et attendit sa réaction.
La petite fille sursautât de peur puis, constatant qui était devant elle, sourit et s'apaisât immédiatement.

"Bonjour Mononcle", s'écria t'elle en l'enlaçant !
Il l'embrassa en retour et répétât sa question et, la petite fille en fut tellement heureuse qu'elle déposa le livre et s'enfuit immédiatement, les pieds nus, vers la salle de bains.

En riant, son oncle attrapa le livre au vol avant que les pages ne se plient contre le matelas et y glissa le signet de l'enfant.
Il referma les draps, ouvrit en grand les tentures de la pièce et, il sortit en laissant la porte ouverte et retourna s'assoir dans sa chambre, en attendant l'enfant.

Elle ne prit que quelques minutes et arriva près de lui, habillée tout simplement, vêtue d'une paire de jeans délavé et d'un T-shirt gris clair. Elle portait des bottines noires parce qu'elle avait les chevilles fragiles et, ses cheveux étaient encore tout mouillés mais, avaient été soigneusement peignés.

"On y va, on y va ?", demanda t'elle en accourant devant lui qui l'attendait en la regardant par-dessus les lunettes qu'il portait occasionnellement.

"Allez, oui, allons-y !" répondit-il, amusé de voir l'excitation de sa nièce.

Ils commencèrent à descendre les marches pour se rendre au rez-de-chaussée de la maison, Elisabeth-Ann en tête, bien entendu.

Arrivée en bas, elle s'arrêta devant les portes, hésitant à aller vers la gauche ou vers la droite

*La cuisine ou le salon ?* se demandait-elle.

Devinant la raison de l'arrêt brutal de la trajectoire de la petite fille, son oncle la guida un peu :

"Nous commencerons notre journée par un bon petit déjeuner, Mademoiselle", lui dit-il en souriant et en se réjouissant de pouvoir enfin découvrir sa réaction


A suivre


785 mots

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A ces mots, l'enfant se tourna vers la porte de gauche et s'y dirigeât en sautillant.

Elle ouvrit la porte et pénétra dans la cuisine.
C'était une cuisine ordinaire mais où il y avait suffisamment de place pour y mettre une table et six chaises.
Seules deux seraient occupées, aujourd'hui, comme c'était le plus souvent le cas.

Sur la table étaient disposés deux sets de table, placés la veille par le propriétaire des lieux.
Il avait pris soin d'y placer une assiette à dessert, une sur chaque set de table et, il avait préservé leur propreté en les couvrant chacune d'une serviette et, sur les petites serviettes en papier, était dessinés des confettis, des serpentins et des chapeaux de fêtes.

Sur le coin droit de chaque set de table, une tasse retournée. Sur celui d'Elisabeth-Ann, la tasse était une tasse transparente avec un dessin de chat noir qui marche sur les touches d'un piano... il manquait la queue du chat, sur le dessin mais, celle-ci ne manquait pas sur la tasse car, l'anse en était la queue. La tasse de son oncle était une tasse qui changeait de couleur avec la chaleur du contenu du récipient. Vide, comme elle l'était encore, elle semblait bleu nuit mais, quand elle serait remplie d'un liquide chaud, un piano et des notes de musique apparaîtraient pour embellir l'objet.

Au centre de la table, deux thermos attendaient patiemment les nouveaux arrivés. L'un contenait le café qu'appréciait Georges et l'autre, contenait du chocolat chaud comme l'aimait, occasionnellement, Elisabeth-Ann.

A côté des thermos, se trouvait un grand plat dont on n'apercevait que les contours. En effet, sur cette grande assiette avait été déposée une sorte de cloche que l'oncle d'Elisabeth-Ann avait pris la peine de recouvrir de papier aluminium afin que l'on ne puisse pas apercevoir ce qui se trouvait dessous. Pour confectionner ce couvercle, il n'avait rien trouvé de mieux que de prendre la moustiquaire de la corbeille de fruits. Ce n'était pas si simple de faire tenir le papier aluminium sur ce dôme mais, il avait fini par y parvenir même si le résultat n'était pas aussi joli qu'il aurait osé l'espérer, au moins, c'est sûr que l'on ne pouvait pas apercevoir ce qu'il se cachait dessous !

Elisabeth-Ann courut vers cette étrange confection et se retourna vers son oncle tout excitée :
"Qu'est-ce que c'est, Mononcle ?", demanda l'enfant, avec les yeux brillants de curiosité.

Ne voulant pas trop la taquiner et sachant que son vrai cadeau n'était pas dans cette pièce, Georges lui répondit tranquillement :
"C'est juste le petit-déjeuner.", lui répondit-il en souriant.

"Je peux regarder ce que c'est ?", interrogeât l'enfant.

A suivre


440 mots

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L'oncle Georges s'assit à la table après avoir pris soin de remplir la tasse de chocolat chaud d'Elisabeth-Ann.
En attrapant le thermos de café, il lui répondit :
"Bien sûr que tu peux ! Et dépose le couvercle sur le plan de travail car, j'ai faim, moi aussi !", lui répondit-il gentiment.

Elisabeth-Ann tendit la main et se saisit de la poignée située sur le dessus de la moustiquaire et s'empressa de soulever l'objet.
"Ooh des pains au chocolat et des croissants sucrés ! Miam miam !", s'exclamât-elle en se léchant les lèvres.
La petite fille était aux anges. Non pas que son oncle refuse de lui acheter des viennoiseries mais, il ne le faisait vraiment qu'occasionnellement car, ce n'était tout de même pas le meilleur pour la santé de l'enfant... Ni pour la sienne, d'ailleurs !
En effet, il tentait de prendre au mieux, soin de sa nièce et tentait d'équilibrer un tant soit peu les menus appréciés de l'enfant avec ceux qu'elle mange volontiers et qui restent bon pour sa santé. Les extras comme les viennoiseries, c'était bon pour les vacances et les jours un peu spéciaux, les jours comme aujourd'hui.

Elisabeth-Ann retourna à sa place pour prendre son assiette et retourna se servir et, un peu gourmande, elle en prit un de chaque sorte : un croissant sucré et un pain au chocolat, avant de retourner se rassoir en prenant garde de ne pas renverser son assiette.
L'enfant, ravie, tenait son pain au chocolat avec ses deux mains et mettait des morceaux de l'enrobage de la viennoiserie partout mais, son sourire était tellement éclatant que sa bouille remplie de miettes faisait plutôt sourire son oncle qui trouvait bien comique de la voir, les yeux fermés d'aise, les deux mains sur le petit morceau qu'elle n'avait pas encore englouti, en train de sourire et de mâcher en même temps.

Pendant ce temps-là, son oncle avait pris deux petits pains dans le sachet qui se trouvait dans la boîte à pain et mangeait gentiment du fromage en tranches dans ses sandwiches en savourant son café bien chaud.

Elisabeth-Ann, en enfournant le dernier morceau de son petit pain se rendit compte que, tout compte fait, même si c'était déjà très chouette, elle s'attendait à un cadeau un peu plus marquant. Surtout de la part de son "Nononcle à elle toute seule" et tout à coup, elle s'arrêtât de manger, tourna la tête vers son oncle et l'interpella :
"Dis Mononcle, tu sais quel jour on est, aujourd'hui ?", demanda t'elle pleine d'espoir.
Ses yeux semblant s'agrandir tellement elle faisait en sorte de les écarquiller tout en pinçant un peu ses lèvres souriantes et en gonflant ses pommettes.

La voyant venir, son oncle, qui n'était pas tombé de la dernière pluie, répondit :
"Mmmh, il me semble que l'on est jeudi. Pourquoi ?", taquina t'il l'enfant.
"Ooh Mononcle, tu le fais exprès !", dit l'enfant en faisant semblant de faire la moue. Elle s'arrêtat immédiatement, sourit puis, elle ajouta :
"T'as pas oublié ! Je sais que tu n'as pas oublié !" s'exclamât-elle les yeux brillants cherchant la complicité qui la lie à son oncle dans son regard.

"Comment pourrais-je oublier quelque chose d'aussi important !", répondit-il du tac au tac.
"Par contre, je ne suis pas certain que je m'adresse bien à la bonne personne.", répondit-il en plissant un peu les yeux et en regardant sa nièce, en coin. Mais, impossible de le prendre au sérieux, ses yeux souriaient de bonheur en regardant l'enfant.
"J'ai toujours dit que les jeunes filles et les jeunes femmes devaient porter des jupes. Les pantalons, c'est pour les hommes et seulement de manière occasionnelle pour les vraies jeunes femmes !", déclara t'il en essayant de ne pas pouffer de rire devant la mine de la petite fille qui, de radieuse était passée à une sorte de balance ancienne, basculant entre la déconfiture et l'hésitation à savoir si on ne serait pas en train de la faire marcher.
"Tu sais, je t'ai déjà expliqué que le carnaval n'était pas tous les jours et que c'est vraiment bien qu'une jeune femme s'habille en fille et que les jeunes hommes, eux, s'habillent en homme."
Après une courte pause, il reprit :
"C'est bien parce qu'aujourd'hui est un peu spécial sinon, je t'aurai envoyé te changer !", ajouta t'il en essayant de ne pas céder au fou rire qui montait en lui en regardant la mine de plus en plus déconfite de sa nièce.

Voyant son embarras, l'oncle rassura l'enfant tout en lui rappelant qu'en effet, les jeunes femmes bien portaient des jupes et non des habits masculins mais qu'exceptionnellement, aujourd'hui, il ne lui en ferait plus la remarque.
C'est vrai que dans le monde moderne d'aujourd'hui, il semblait un peu vieux jeu mais, cela faisait partie des valeurs auxquelles il croyait et, il n'était pas prêt à changer sa façon de penser sur ce point !
Il trouvait que l'élégance et la féminité se perdait et que c'était bien triste et, il ne voulait pas que sa nièce soit un garçon manqué !
Déjà qu'elle était maladroite !
Mais, sa maladresse venait souvent de son inattention ou plutôt, de l'attention trop intense qu'elle accordait à une seule chose et elle en oubliait de prendre garde à ce qui l'entoure ou à ce qu'il se passe d'autre autour d'elle.

Rêveur, il imaginait Elisabeth-Ann adulte, avec un tailleur... jupe ou pantalon qu'importe ! quoi de plus élégant qu'un tailleur !
Elle porterait un chemisier qui ne dévoilerait rien de son corps mais laisserait deviner donc, cela offrirait de l'intérêt à ses futurs prétendants.
Il la voyait avec des talons hauts qui mettrait de la distinction dans sa démarche et un chignon qui permettrait qu'elle soit toujours coiffée et la rendrait grâcieuse. Tout compte fait, le prénom : "Ann" signifie "la grâce" alors, il pouvait toujours espérer que cela imprègne l'enfant.

Il fut sorti de sa rêverie par la petite fille qui ne savait plus trop bien si quelque chose d'autre que le petit déjeuner l'attendait ou pas...
Le silence, tellement inhabituel chez l'enfant, quand elle se trouvait chez lui... parce que c'est vrai que chez ses parents, elle n'osait pas trop s'exprimer !
Le silence de l'enfant le fit revenir à l'instant présent !

"Je n'ai rien oublié, ma chérie !", tenta t'il de la rassurer en la voyant silencieuse en train de contempler le contenu de sa tasse de cacao.
"Nous nous en occuperons quand nous aurons fini de déjeuner, d'accord ! Mais, tu me connais, pas question de me dépêcher ! Je ne veux pas que l'on doive revenir d'ici une demi-heure parce que tu auras faim ou parce que je n'aurai pas eu le temps de finir mon café ! Juste un peu de patience, Elisabeth-Ann, la journée ne fait que commencer !", l'interpellât-il en souriant et en attendant qu'elle tourne les yeux vers lui.

A suivre


1149 mots

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Portree, Ecosse PNJ Le 21 juillet 2050
Elisabeth-Ann leva les yeux vers son oncle et le regardât longuement, rougit un peu puis demanda timidement si elle pouvait ne pas finir sa tasse de cacao.
Bien entendu, son oncle accepta qu'elle laissât son cacao si elle était d'accord de boire autre chose.
Ravie, l'enfant retrouva le sourire et se jeta sur l'armoire qui contenait les verres.
Elle en saisit un puis, se dirigeât vers le robinet et remplit son verre d'eau bien fraîche et le bu d'une traite puis, elle le remplit encore et revint avec son trésor qu'elle déposât sur la table de la cuisine.

Pendant que son oncle débarrassait la table et lavait le peu de vaisselle qu'ils avaient utilisé, ce matin-là, Elisabeth-Ann buvait son verre d'eau sagement et attendait patiemment.
Quand elle vit que son oncle attrapait son verre vide pour le laver, lui aussi, elle le lui tendit et sourit.
La cuisine était silencieuse si ce n'est le bruit des petits chocs que recevait la vaisselle dans l'évier.
Georges essuyât consciencieusement la table et rangeât sa chaise quand Elisabeth-Ann bondit de la sienne pour la repousser joyeusement à sa place.

D'un hochement de tête agrémenté d'un sourire, avec les yeux pétillant de complicité, Georges montra à sa nièce que la suite pouvait être découverte et il tendit le menton vers la porte qui mène au salon.
Ayant très bien compris l'allusion, la gamine se précipitât jusqu'à la porte, s'arrêtât puis, posa la main sur la poignée.
Elle poussa doucement sur l'objet métallique qui se baissa.
Elle entrouvrit la porte qui ne grinça pas et, d'un coup, l'ouvrit plus grand.

Surprise, elle ne voyait rien d'inhabituel !
*Oooh mais, il n'y a rien du tout !*, se désespérât-elle intérieurement.
Constatant le désarroi de l'enfant, son oncle intervint immédiatement :
"Je pense que tu n'as pas bien regardé.", affirma t'il un peu amusé par la situation.
A ces mots, l'enfant commença à inspecter tous les endroits de la pièce et ne semblait pourtant rien trouver.
*Peut-être aurais-je dû prendre quelque chose de plus coloré*, pensa Georges, soudain embêté de constater que sa nièce ne semblait rien trouver.

A ce moment précis, la petite s'immobilisât et plissait les yeux devant une enveloppe blanche qui était posée sur la table du salon, bien en évidence.
Au départ, ce n'est pas du tout le genre d'objet qu'elle cherchait mais, n'ayant rien trouvé de gros, de carré ou de rectangle, emballé dans du papier cadeau, elle se dit que peut-être, ce serait quelque chose de plus petit mais qui vaudrait beaucoup !
Elle connaissait bien son oncle et, parfois, il lui faisait des "bons" : "un bon pour aller au zoo", "un bon pour aller chercher une nouvelle robe", "un bon pour obtenir un nouveau cartable avec un plumier assorti",...
Alors, peut-être que cette enveloppe blanche....
Quelque chose était écrit sur l'enveloppe mais, Elisabeth-Ann n'était pas encore capable de lire à l'envers.
Au lieu de retourner l'enveloppe, elle fit le tour de la table du salon et s'alignât à l'écriture et elle pu lire : "Je te souhaite un très joyeux anniversaire et pour fêter tes onze ans, je te laisse découvrir ton cadeau qui se trouve dans l'enveloppe !"
Toute enjouée d'avoir lus ces mots, elle fixât son oncle pour être sûre qu'elle pouvait ouvrir l'enveloppe.
Il sourit et elle comprit immédiatement qu'elle avait obtenu son autorisation.

Quelle ne fut pas la surprise d'Elisabeth-Ann en trouvant un autre papier sur lequel son oncle avait tracés d'autres mots :
"Ma chère Elisabeth-Ann,

Aujourd'hui est un grand jour vu que tu as onze ans !
Tu deviens une grande fille alors, tu auras, mais seulement pour cette fois, plusieurs cadeaux.

Le premier dont je vais te parler est le plus important et je pense qu'il te fera très plaisir vu que tu me le demandes très souvent.
Durant ces vacances, avant que tu reprennes l'école, je t'emmènerai sur mon île afin que tu viennes avec moi, la découvrir.
Bien sûr, tu ne pourras pas rencontrer tous mes amis ni retenir tout de l'île en une seule fois mais, tu pourras voir avec tes yeux et pas seulement sur mes photos, comme mon île est belle. En plus, cela te fera un peu d'exercice car, je pourrais voir si tu retiens bien le grec que je t'enseigne depuis que tu es toute petite.
Bien sûr que je sais que tu le comprends bien vu que je te parle souvent dans ce merveilleux langage mais, je voudrais t'entendre plus souvent et, là-bas, si tu ne me parles pas en grec, je ne te répondrai pas !
Tu seras donc bien obligée de l'utiliser.
Nous partirons dimanche donc, il va falloir faire ta valise !
Et ce sera le moment d'inaugurer ce qu'il y aura dans le paquet qui se trouve dans la garde-robe et qui correspond à ce week-end.

Il y a d'autres choses que je t'avais promis pour ton anniversaire comme, l'achat d'une jolie robe.
J'aurai pu aller te la chercher au magasin mais, j'ai pensé que tu aimerais peut-être l'acheter à Rhodes donc, on verra si tu n'en as pas acheté une là-bas, j'irai t'en chercher une en rentrant.

Et comme on dit, jamais deux sans trois, et que les deux premiers cadeaux ne sont pas là aujourd'hui, j'ai pensé à quelque chose qui pourrait te faire plaisir vu que tout compte fait, ton anniversaire, c'est aujourd'hui !

Alors, tu ne vas pas me donner ta réponse tout de suite, tu vas y réfléchir !
Voici la question : et non, je ne veux pas de réponse immédiate, retiens-le bien car, si j'ai une réponse tout de suite, tu ne pourras plus changer d'avis et tu vas le regretter donc, fais bien comme je te l'explique.
Tu vas prendre le papier qui est juste derrière celui-ci et tu vas noter tout ce que tu aimerais faire cet après-midi, juste après le dîner.
Et tu me diras aussi ce que tu aimerais bien manger pour le dîner et pour le souper de ce soir.
C'est que l'on n'a pas tous les jours onze ans !

Alors, ma chérie, prépare-moi bien tout ça !
Et dans une heure, je viendrai chercher le papier !
Oui, je sais, c'est long une heure !
Mais, en faisant comme cela, tu auras un super anniversaire !

Je t'aime,
Ton Nononcle à toi toute seule,
Georges"
L'enfant avait les yeux brillants d'émotion !
Il n'avait pas oublié que c'était son anniversaire !
Elle se releva, la lettre toujours dans sa main et sauta au cou de son oncle qui, comme à son habitude, l'attrapa au vol !
Elle le couvrait de baisers en lui disant merci et il répétât doucement : "Joyeux anniversaire, Elisabeth-Ann"

A suivre


1116 mots

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Portree, Ecosse PNJ Le 21 juillet 2050
Se calmant peu à peu, Elisabeth-Ann se mit à poser des questions à son oncle sur le voyage qu'ils allaient entreprendre... ce dimanche, avait-il dit.
Un enfant plus jeune aurait dit : "Plus que trois dodos et on s'en va !" mais, la fillette était bien trop grande maintenant pour s'exprimer de cette façon si enfantine.

"C'est vrai ?
On va vraiment partir à Rhodes, ce dimanche ?
Papa et maman ont dit oui ?
Tous les deux ?
Ils ne viennent pas avec nous, hein ?
Tu le sais depuis longtemps que l'on partira dimanche ?
Je ne sais pas comment on fait une valise, tu m'aideras ?
Tu crois que je peux choisir de faire autre chose que la valise, pour mon anniversaire ?
", débita t'elle d'une traite, tellement l'euphorie s'emparait d'elle.

Son oncle éclatât de rire tout en la déposant sur le sol.
Il lui répondit immédiatement pour tenter non pas de freiner son enthousiasme qu'il trouvait adorable mais plutôt pour la canaliser un peu et l'orienter vers sa future mission qui était de remplir la feuille qu'il lui avait demandé.
Non seulement ce petit "travail" lui permettrait de faire un peu d'écriture mais, surtout, cela lui permettrait d'organiser le reste de sa journée.
Il ne se tracassait pas trop vu qu'il était en congés auprès de son employeur mais, il désirait ne pas être pris de court !
C'est bien joli de lui écrire qu'elle pourrait faire des choses qu'elle aime et qu'elle pourra choisir le contenu de ses repas mais, encore faudrait-il qu'elle choisisse quelque chose qui serait disponible chez les marchands du coin ou dans son congélateur.

"Alors, oui, nous allons partir à Rhodes et, pour répondre à ta question, bien sûr que tes parents sont d'accord !
Et non, ils ne nous accompagneront pas, ils doivent travailler et nous n'irons donc que tous les deux.

Je n'ai pas pu joindre mon amie la plus proche, là-bas donc, nous irons chez son frère.
Il s'appelle Kyriakos et, il est très gentil mais, tu ne le verras pas.
Tu verras juste sa maison dans laquelle nous habiterons durant notre séjour.
Lui, est parti en vacances sur une autre île avec sa famille.
Nous aurons sa maison rien que pour nous et nous pourrons aussi profiter de sa voiture car, il nous l'a laissée à l'aéroport.
Je sais que nous partirons, ce dimanche depuis que tu as fini à l'école mais, je voulais garder la surprise jusqu'à ton anniversaire.
Tu en avais déjà eu une belle, enfin, j'espère que tu aimais bien la surprise que tu as eue au début du mois de juillet ?
Est-ce que tu aimes la chambre que tu as, maintenant, dans la maison ?

Oui, bien sûr que je t'aiderai à faire ta valise, je ne voudrais pas devoir tout acheter là-bas, même si les prix sont plus avantageux, donc que la vie est moins chère, cela ne veut pas dire qu'il faut trop dépenser non plus.
Bien sûr qu'il faut choisir autre chose que de préparer la valise !
Je n'ai pas du tout envie de mettre des bougies dans les vêtements !
D'ailleurs, tu vas t'y mettre et écrire ce que je t'ai demandé sinon, nous ne parviendrons même pas à dîner à midi !
", répondit-il à ses questions.

Elisabeth-Ann sourit et prit la feuille vierge qui accompagnait la lettre qu'elle avait reçue de son oncle et s'éloignait pour s'installer sur une chaise qui était accostée à la table à manger quand, son oncle la rappela.
"Reviens un peu ici" l'interpellât-il.
La fillette sautillait en revenant vers lui, tout sourire.
"Il y a autre chose qui est arrivé pour toi, dans le courrier de ce matin." lui dit-il en lui tendant une enveloppe timbrée.

La môme se raidit mais, sa main était déjà tendue et, son oncle avait déjà déposé l'enveloppe dans sa main.
"Je vois bien, à ta grimace, que tu n'as pas envie de l'ouvrir mais, tu vas tout de même le faire et, je te conseille même de le faire tout de suite comme cela, tu seras contente de ne plus devoir y penser !", affirma t'il tout de go.
Le visage d'Elisabeth-Ann s'était instantanément fermé et, elle ouvrit machinalement la lettre avec les commissures des lèvres vers le bas, elle respirait un peu plus vite et n'importe qui aurait pu dire qu'elle ouvrait cette lettre à contre cœur.

"Chère Elisabeth-Ann,

Nous te souhaitons, ton papa et moi, un très joyeux anniversaire.
Comme presque toujours, ce n'est pas avec nous que tu le fêteras car, nous devons travailler tous les deux, aujourd'hui mais, nous savons qu'avec ton oncle Georges, tout ira pour le mieux.
Nous savons ce que ton oncle a prévu et que tu serais bien gâtée cette fois encore.
Comme tu le sais, nous avons beaucoup de frais, cette année et donc, nous pensons que vu le nombre et la grandeur des cadeaux que tu recevras de ton oncle Georges, tu n'as pas besoin d'en recevoir plus.
Sinon, qu'est-ce que l'on pourra bien t'offrir quand tu auras 18 ans !

Nous te souhaitons encore un très joyeux anniversaire !
Essaie d'être bien sage !
Et surtout, obéis bien à ton oncle Georges sinon, tu ne pourras plus ni rester chez lui (tu iras à la garderie à la place), ni partir en vacances avec lui comme c'est le cas cette année.
Essaie de ne pas oublier que tu as beaucoup de chance et que peu d'enfant partent en vacances, tu es donc très gâtée, comme toujours.

Sois bien sage, bisous de
Papa et Maman
"

Comme à chaque fois qu'elle recevait des lettres, des cartes ou des cadeaux de ses parents, Elisabeth-Ann trouvait injuste tout ce qui lui arrivait.
Cette fois ne fit pas exception et, elle regardât son oncle d'un air triste.
Son esprit n'était pas encore blindé à ce genre de comportement qui était pourtant habituel de la part de ses parents mais, l'enfant était toujours en quête de leur affection, sans pourtant en recevoir.

Son oncle avait lu le contenu de la lettre par-dessus l'épaule de sa nièce et, tout au fond de lui, il ne comprenait pas comment sa sœur avait pu écrire ces mots et comment son mari avait cautionné tout cela, lui qui était si sévère mais, il le croyait plus... humain.
Il regardât tristement Elisabeth-Ann parce que, bien entendu, il avait lu bien plus vite qu'elle.
Il se ressaisit et se dit qu'il fallait absolument que l'enfant "oublie" cette lettre qui n'avait fait que plomber l'ambiance festive qu'il avait tant espéré créer et donc, il la félicitât d'avoir lu sa lettre, la serra fort dans ses bras et lui demanda :

"Alors, tu veux bien faire ce que je t'ai demandé, pendant ce temps-là, je vais ranger ta lettre dans ta boîte à courrier", dit-il en récupérant la lettre et l'enveloppe des mains de la fillette en regardant en coin la réaction de sa nièce.
Voyant qu'elle était encore un peu perturbée par son contenu, il ajoutât :
"C'est que j'aimerais bien savoir ce que l'on va faire de notre journée et aussi, savoir ce que l'on mangera à midi et le soir !"

Elisabeth-Ann se sentit pourvue d'une mission pour faire plaisir à cet homme qui lui montrait tant d'amour et de disponibilité, elle s'encourut vers la table de la salle à manger où elle avait déposé la lettre de son oncle Georges et, ne revint sur ses pas que pour s'emparer de l'un des crayons que son oncle utilisait pour faire ses mots croisés puis, elle repartit et s'assit en s'appliquant à former de belles lettres sur sa feuille de papier vierge.

A suivre


1262 mots

"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051

Portree, Ecosse PNJ Le 21 juillet 2050
Ce qu'elle a écrit
Sa traduction
Μου αρεσει να φαγουμε τα μακαρονια με κιμα για το μεσιμερι και να φαγουμε μια πιτσα για το δειπνο.
Και να παμε να φαμε παγωτο.

Μ'αρεσει να παμε για μια βολτα να δουμε τα ζωα και να μου πεις ολα που ξερεις απο δους.
Η να παμε να δουμε κατι που δεν εκανα ποτε, η να παμε οπου δεν πηγα ποτε, οτι θελεις εσυ !
J'aimerai que l'on mange des macaronis à la viande pour le dîner et que nous mangions une pizza pour le souper.
Et que l'on aille manger une glace.

J'aimerai que nous partions faire un tour pour aller voir les animaux et que tu me dises tout ce que tu sais sur eux.

Où que nous partions faire quelque chose que je n'ai jamais fait, ou que l'on aille quelque part où je n'ai jamais été, ce que tu veux, toi !
NDLA : Mais continuons dans une langue que tout le monde comprend, voulez-vous...
Donc, Elisabeth-Ann avait fait sa liste en grec moderne comme cela était assez courant lorsqu'elle s'adressait à son oncle Georges.
En effet, celui-ci la lui apprenait depuis qu'elle était toute petite.
Elle apprenait à l'écrire, à la lire, à la comprendre et à la parler mais, comme vous pouvez aisément le constater à son écrit, elle oubliait d'écrire ses accents toniques.
Georges s'était acharné à de nombreuses reprises pour tenter de les lui faire écrire mais, il avait compris assez rapidement que la petite fille se lassait alors de la langue et, afin que cela ne fusse plus le cas, il avait laissé tomber.
C'était fort dommage mais, c'était aussi ça, la réalité d'apprendre une langue à un enfant qui n'était pas toujours là et qui en plus, n'était pas le sien.

Mais, comme la suite de cette journée ne dépend pas de la faculté d'Elisabeth-An à écrire le grec moderne avec perfection, nous nous contenterons de ses mots simples d'une enfant de onze ans s'exprimant dans une seconde langue pour passer à la suite de sa journée.

Après avoir soigneusement mais assez maladroitement plié sa feuille en deux, elle se laissât tomber de sa chaise, souriante car sa concentration à faire de belles lettres avait éloigné ses pensées de la lettre qu'elle avait reçue de ses parents et elle sautillât jusqu'au fauteuil de son oncle pour lui donner le papier, fière comme un paon.
Georges qui était en train de lire le journal local, le West Highland Free Press, leva d'abord un sourcil en voyant le morceau de papier sur une partie de sa lecture, plissa les yeux puis, déposât son journal sur ses genoux et regardât la pendule qui était au mur.
Déjà, tu es sûre de toi ?, lui demandât-il en tournant le regard vers son visage.
Il te reste encore un peu plus de vingt minutes si tu veux relire et ajouter des choses., lui suggéra t'il pour ne pas qu'elle fut déçue par la suite.

Non non, c'est bon ! Je l'ai déjà relu plusieurs fois quand j'étais à table !, annonçât fièrement la fillette en se disant qu'il serait bien surpris de découvrir qu'elle avait rédigé sa liste en grec.
*J'espère que je n'ai pas fait trop de faute et qu'il sera content de moi !*, espérait Elisabeth-Ann en lui tendant à nouveau la feuille avec un sourire radieux.
Παρακαλω ! S'il-te-plaît !, ajoutât-elle tout sourire.
Ευχαριστω, Κουκλιστα μου ! Merci, ma petite poupée !, répondit-il par réflexe.
Il ouvrit le papier en la regardant en coin, les yeux plissés, la bouche un peu pincée et plein d'amusement dans les yeux.
Il n'avait pas encore regardé ce qu'elle avait écrit, il regardait plutôt ses réactions car, ce qu'il aimait par-dessus tout, c'était la complicité qui les liait tous les deux.
Il baissât les yeux et constatât que les demandes de la fillette étaient vraiment dénuées de cupidité et qu'elles étaient, en fait, bien modestes.
Ce ne fut qu'après avoir relu une seconde fois qu'il se rendit compte de la langue employée par l'enfant.
C'était, pour lui, comme si c'était sa langue maternelle vu qu'il l'avait davantage utilisée que l'anglais et ce, jusqu'à ses dix-sept ans ; il était donc normal que cela ne lui ait pas immédiatement sauté aux yeux.

Μπραβο σου ! Χορις λαθος ! Και ακομα σου ευχομαι το καλητερο για τα γενεθλια σου ! Χρονια σου πολλα ! Bravo à toi ! Sans erreur ! Et à nouveau, je te souhaite le meilleur pour ton anniversaire ! Joyeux anniversaire !, clâmât-il, très fier de sa nièce.
Mais, je suggère que l'on continue cette journée en anglais ! Il paraît que tu devrais t'améliorer pour tes "TP" !
Nous parlerons grec à un autre moment, d'accord ?
, lui demandât-il en voyant une moue se former quand il lui parlât de sa conjugaison.
Rassure-toi, nous ne réviserons pas aujourd'hui, c'est ton anniversaire !
Mais, es-tu certaine de ne pas avoir oublié de noter des choses que tu aurais envie de faire parce que tu ne sais pas comment l'écrire ou le dire en grec ?
Je sais que tu as voulu me faire plaisir et tu me fais extrêmement plaisir, d'autant plus que tu n'as fait aucune faute ! Bravo !
, ajoutât-il.

Elisabeth-Ann plissa un peu les yeux en réfléchissant mais, exprimât de suite le fait qu'elle ne pensait pas avoir oublié quoi que ce soit !
Alors, il la regardât et lui dit :
Tu as vingt minutes avant que l'on ne commence à s'amuser ensemble ! Cela me laissera le temps de terminer les parties importantes de mon journal et puis, on partira de la maison ! File te préparer, n'oublie pas de mettre des chaussures et d'aller aux toilettes et ensuite, que notre journée de fête commence !

Elisabeth-Ann sourit en sautillant sur place et s'encourut vers les escaliers qui mènent à sa chambre, pour enfiler ses chaussures, passer par la salle de bain et vérifier qu'elle avait bien un gilet ou un manteau en cas de pluie.
Elle se réjouissait déjà de partir et de découvrir ce que son oncle préféré lui avait préparé.

A suivre


1021 mots

"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051

Portree, Ecosse PNJ Le 21 juillet 2050
Georges Wheat termina de survoler les titres des articles de son journal et n'entreprit plus de lire d'article.
Il se leva de son fauteuil, coupa la lampe de lecture du lampadaire qui était juste à côté et se dirigeât vers la cuisine.
Il se dit qu'une bonne tasse de café bien chaude, avant de partir, ne serait pas de refus car, avec Elisabeth-Ann, il fallait avoir tous ses sens en éveil.
Non pas que l'enfant soit désobéissante mais, elle était toujours en mouvement, elle ne restait jamais en place.
Il s'attendait donc à devoir rester attentif car, elle était aussi assez maladroite et, il aurait été bien dommage que cette journée d'anniversaire se transforme en bobo et contusion en tout genre.
Il se versa une tasse de café, décala légèrement une chaise de la table de la cuisine et s'assit en regardant la liste des souhaits de sa nièce.
Elle ne désirait rien d'extravagant, rien de trop onéreux pour lui.
Ce n'était pas la première fois que sa nièce demandait à se rendre dans un zoo mais, malheureusement, il n'y en avait pas à proximité et, il était bien trop tard pour se mettre en route vers celui de Highland Wildlife Park.
Il fallait minimum deux heures pour s'y rendre et donc, le même temps de retour en fin de journée.
Si l'on voulait s'y rendre, il était préférable de partir vers sept heures du matin et de ne pas prévoir autre chose de la journée.
Ici, il y avait d'autres choses prévues sur la liste de l'enfant : manger des pâtes à la viande, cela le faisait toujours sourire car, ce qu'elle aimait, ce sont les pâtes bolognaises mais, elle ne parvenait jamais à en retenir l'orthographe grecque.
Il n'allait pas suivre ce qu'elle avait écrit à la lettre, il allait, bien entendu, lui donner ce qu'elle désirait vu que ce n'était vraiment pas quelque chose d'extraordinaire.
Une pizza pour le souper, à la rigueur, il y en avait peut-être au Parc national de Cairngorms, là où se trouvait le zoo mais, bien souvent, dans les parcs, la nourriture n'était vraiment pas bonne.
De plus, s'il lui venait l'envie de l'emmener là-bas, elle saurait dès le départ, que le bateau passerait à Fort William et, elle serait très déçue que nous n'avons pas contacté son amie pour la prévenir de notre passage.
Non ! Il vaut mieux reporter à une autre fois en prenant soin de prévenir la jeune fille qu'elle avait rencontré l'année dernière pour être certain qu'elle saurait se joindre à nous.
En plus, en y pensant bien, il n'avait aucune envie de manger dans ce genre d'endroit.
Georges se dit qu'il organiserait peut-être une sortie au zoo un jour prochain mais, ça ne serait pas pour aujourd'hui alors, il se demanda comment lui faire plaisir...

La petite fille blonde lui avait demandé de faire quelque chose qu'elle n'avait jamais fait ou d'aller à un endroit où elle n'avait jamais été...
C'était compliqué quand il fallait revenir entre chaque moment passé à l'extérieur pour prendre un repas puis repartir...
Il allait lui demander de switcher le menu des deux repas : la pizza passerait à midi et les pâtes pour le souper en rentrant à la maison.
Il serait plus facile de trouver une pizzeria en route que de trouver de la sauce qu'elle aimerait pour ses pâtes et de la sauce, il en avait au congélateur !

Il se leva de sa chaise et sortit de la cuisine pour descendre à la cave.
Allumant la lumière dans les escaliers qui lui en donnait l'accès, il arriva bien vite au bahut qui était rangé comme s'il s'agissait de l'échoppe d'un magasin : des étiquettes, des dates et le contenu des boîtes en plastique.
Il dénicha une boîte sur laquelle était inscrit qu'il s'agissait de la sauce préférée de sa nièce, la pris, referma le bahut et remonta les escaliers.
Eteignit la lumière et ferma la porte menant à la cave.
Il rejoignit la cuisine, déposa la boîte sur son plan de travail, pas trop loin de l'évier au cas où la décongélation ferait goûter la boîte.

Il se rassit face à son café en se demandant où il pourrait bien aller pour satisfaire l'enfant car, bien entendu, ils allaient souvent se promener tous les deux et, elle connaissait déjà beaucoup d'endroits, maintenant.

Il se décida pour Dunvegan, elle lui avait déjà demandé pour visiter le château et pour tenter d'apercevoir les phoques qui vivaient par là.
De petites excursions étaient proposées durant toute l'année pour tenter de les voir.
Ce n'était qu'à une demi-heure de route et, cela semblait faisable sans organisation préalable vu que c'était très touristique et que, étant en juillet, c'était fort probable qu'ils n'aient qu'à se glisser dans un groupe de touristes anglophones pour pouvoir participer à la visite guidée pour pas une livre supplémentaire.
C'est décidé, va pour les possessions des MacLeod et le Fairy Flag !

Ayant récupéré sa nièce, ils partirent sans que l'enfant sache exactement où ils se rendaient.

La journée était belle, trente minutes de trajet, la visite du château, la découverte de la collection de peinture et le fameux drapeau offert par les fées donc une seule utilisation magique sur deux était encore possible.
Ensuite, ils sont allés se restaurer, une pizza, bien entendu puis, ils prirent le bateau pour tenter de voir les phoques.
Malheureusement, ils rentrèrent bredouilles au port mais, les marins certifièrent qu'ils n'avaient pas eu de chance les jours précédents non plus.
Quand ils débarquèrent, ils allèrent manger une glace puis, ils firent un petit tour près du château avant de reprendre la voiture pour rentrer à la maison, un peu plus tard que l'heure idéale du souper, certes mais, tout compte fait, c'était les vacances, non !
Après avoir dégusté le souper que la fillette avait demandé, il était déjà bien tard et, elle remercia chaleureusement son oncle avant d'aller se coucher dans la chambre qu'elle avait reçu en cadeau au début des vacances : sa chambre à elle.

C'était un bien beau jour que ce jeudi 21 juillet 2050...
Joyeux anniversaire, Elisabeth-Ann ! Tu as onze ans, aujourd'hui.

Terminé


1027 mots

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