23 juil. 2025, 16:50
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Samedi 7 Mai 2050 - Matin
Avec @Aliosus Nerrah


Une semaine que Beltaine était passée. Deux semaines que les cours avaient repris. Cela faisait environ trois semaines que le plus grand chamboulement de sa vie avait eu lieu au manoir Melrose. Et d'ici un mois, les examens allaient commencer. Tout n'allait donc pas à proprement parler, bien. Pourtant, Alizée n'était pas au fond du gouffre comme elle aurait pu l'être. Et tout en ce moment semblait vouloir réveiller et titiller son ambition.
Avec son déménagement en fin d'année qui approchait et la troisième année, accompagnée par le choix des filières auquel elle se subordonnait, tout était en place pour que la cadette de la famille face ses preuves. Que ce soit à son frère, à son grand-père ou même simplement à elle-même.

Problème : la jeune fille ne savait plus que faire pour s'améliorer. Ou plutôt, elle ne savait pas comment faire. Comment atteindre ses ambitions. Si exceller en cours relevait de son travail acharné, il y avait d'autres choses qui ne relevaient pas uniquement de cela.
Mais comme chaque problème a sa solution, ou presque, la Serpentard avait trouvé le moyen de voir plus loin que le bout de son nez. Et c'est pour cela qu'elle était sortie dans le parc ce matin. Au-delà du fait qu'elle appréciait particulièrement cet endroit et le fait de s'y promener, il y avait quelqu'un ici qui serait en mesure de l'aider.
Parce que oui, c'était ça la solution magique qu'elle avait trouvée : demander des conseils. Alizée détestait pourtant ça, du fait de son esprit fort et indépendant. Elle avait la fâcheuse tendance à toujours vouloir tout réussir par ses propres moyens, et montrer ainsi qu'elle ne nécessitait l'aide de personne, qu'elle était, ou qu'elle deviendrait l'une des meilleures sorcières de son époque. Et pourtant, malgré tout, aujourd'hui, elle se faisait violence. Situation exceptionnelle tout le monde pourrait en convenir. Récemment elle avait trouvé quelqu'un de meilleur qu'elle dans quasiment tout. Ou plutôt quelqu'un qu'elle acceptait de considérer comme meilleur qu'elle.
Et cette personne se trouvait, selon les informations récoltées, dans le parc à s'entrainer près du lac. S'entrainer à quoi ? Elle n'en savait fichtrement rien, et elle s'en fichait, d'ailleurs, éperdument. Elle savait juste que c'était à lui et à lui seul qu'elle voulait parler actuellement.

Alors, elle avait marché des cachots au hall d'entrée, puis du hall d'entrée au lac, tout ça sans un mot ou regard à qui que ce soit qui pourrait la faire virer de sa trajectoire. Comme une flèche, elle était arrivée à destination. Dans le mille. Elle su qu'elle était au bon endroit quand elle aperçut la tignasse blonde qu'elle recherchait.
Elle s'approcha, sans un bruit. Et fini par se planter à côté du garçon. Elle se racla la gorge pour signaler sa présence, avant de s'adresser directement à lui.

- Nerrah ? Tu es bien Aliosus Nerrah ?

Demanda-t-elle d'un ton neutre, afin de s'assurer qu'elle avait bien affaire au septième année qu'elle recherchait. Son visage froid ne laissait rien transparaitre, comme habituellement. Et ses beaux yeux verts perçants fixait sans répit ceux du jeune homme.

#7d416e, PRs, Marraine
Préfète inRP depuis le 07/11/2051
3e ANNÉE RP

25 juil. 2025, 12:12
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Le mois de mai n'apportait pas particulièrement de chaleur au rude climat écossais dans lequel était engoncé Poudlard et son domaine, les derniers frimas hivernaux faisaient souvent de la résistance, surtout tôt le matin comme c'était le cas ce samedi. Le souffle d'Aliosus provoquait d'éphémères nuages de vapeur tandis que le reste de son corps échauffé faisait se dissiper sa chaleur dans des volutes qui rendaient sa silhouette légèrement floue si on l'observait à une certaine distance.

Entre ses mains il tenait fermement une longue épée de bois qu'il avait taillé lui même à coup de Diffindo dans une branche de chêne d'une bonne longueur, soit environ cinq pied de long, et d'une forme propice. La garde avait été faite dans des chutes issues de ses sortilèges de découpe renforcés afin de pouvoir travailler ce bois dur et noble et collées au Glutinamentum. Avant de passer à la suite, il avait alourdi l'ensemble en plantant sur l'ensemble de la longueur des rivets en fer venant d'une vieille serre décrépie qui n'en avait plus besoin. Était ensuite venu les étapes de ponçage et de polissage qui lui avaient donnés des crampes aux paumes avant de passer une couche de vernis et de juger que l'ouvrage était presque terminé. Presque, parce qu'à chaque entrainement, il passait par une dernière étape, un enchantement d'alourdissement, Pondus Gravitans, qui permettait de doubler le poids de l'ouvrage afin d'approcher le poids réel qu'il estimait devoir manier avec une des véritables zweihänder qui pouvaient trôner ça et là dans la demeure familiale.

Le règlement de l'école n'interdisait pas strictement aux élèves d'apporter leurs épées mais cela faisait partie des règles implicites sur lesquelles ils ne transigeaient pas, quant à emprunter l'épée d'une des armures de Poudlard, cela contrevenait évidemment aux articles de bienséances, de respects du matériel et de vol.

Tout cela sera plus simple une fois diplômé songeait-il, l'esprit divagant un instant alors qu'il reprenait sa respiration. Les muscles de son dos, de ses épaules et de ses bras le brûlaient alors qu'il essayait de les faire un peu rouler pour éviter une crampe. Il s'essuya le front avant de porter la main à sa gourde et de boire quelques gorgées. Il en était à la moitié de ses exercices et il se repencha vers son vieux manuel d'escrime allemande. Les illustrations anciennes n'étaient plus que sommairement animées, mais la magie persistait malgré tout.

Image


Alors qu'il étudiait les mouvements en reprenant sa respiration il entendit le raclement distinctif d'une gorge absolument pas encombrée, une manière bien gutturale de s'annoncer, suivie par une voix posée et polie.

Il se retourna et détailla rapidement la Serpentard, car il la reconnaissait, mais d'une année qui commençait à être éloignée de la sienne, et s'il parvenait à retenir les noms des garçons qui peuplaient le dortoirs, ceux des filles les plus jeunes lui échappaient régulièrement. Cela dit, il avait déjà vu ces yeux verts acérés.

«C'est bien moi oui.» Machinalement sa main passa dans ses cheveux pour les remettre en place et son dos se raidit. Il la toisait de sa hauteur, d'une manière bien involontaire. Elle semblait être une petite chose fragile mais le sérieux de son visage laissa entrevoir quelque chose de plus complexe.

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Avatar par Elicia Caldin

27 juil. 2025, 16:12
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Mon Dieu, il était grand. Trop grand. Du haut de ses 1m50 environ, Alizée n'en menait pas large. Il devait faire au moins 1m75 si ce n'est plus. Mais ce n'était pas ce qui allait abattre l'enfant. Être grand physiquement ne faisait pas la grandeur d'esprit.
Alors oui, il avait l'air polyvalent. Il maitrisait visiblement l'art de l'épée. Peu de sorciers de Poudlard s'adonnaient à ce genre d'activité sur le temps scolaire, en dehors de leur précieux foyer. Mais cela ne faisait pas tout.
La fillette se demandait, cependant, malgré tout, ce que le 7e année pouvait bien faire d'autre, quelle activité pouvait bien s'ajouter à son palmarès. Est-ce que maitriser de nombreuses choses en dehors des cours était important ? Surement. La fillette commençait tout juste à s'intéresser à ce qu'il pouvait y avoir d'autre que "l'école" et les livres.

Enfin. Elle étudia le personnage qu'elle avait en face d'elle. Avant qu'il ne passe la main dans ses cheveux, Alizée aurait pu penser qu'il se moquait d'elle en affirmant être le garçon qu'elle cherchait. Il faut dire qu'elle l'imaginait plus... classe ? Propre sur lui ? Soigné ?
Elle fut cependant rapidement servie. Sa chevelure arrangée, son dos bien droit. Sa réponse polie. Nul doute, c'était bien lui. "Le" Aliosus Nerrah. Celui qui avait obtenu la reconnaissance de l'État, celle de la maison, celle de Poudlard. Celui qui avait obtenu ce qu'elle convoitait tant.

Pour Alizée, devenir préfète n'était pas juste une satisfaction personnelle. C'était un accomplissement. Une preuve que tous ses efforts quotidiens n'étaient pas vains. Qu'ils étaient vus, valorisés, et validés.
Si elle ne savait pas où elle voulait aller après Poudlard, ce qu'elle voulait devenir, elle savait ce qu'elle voulait tant qu'elle était encore là. Et il était hors de question d'y renoncer. Elle avait ses ambitions, et elles valaient plus que tout pour elle.
Alors qui de mieux que celui qui avait obtenu ces honneurs durant sa scolarité, pour lui parler de son parcours ? Qui de mieux que lui pour la conseiller ? Elle espérait juste que ça ne se transformerait pas en session de sermon. Les gens avaient la fâcheuse tendance à transformer des conseils censés aider en leçon de morale interminable. Pitié, tout, mais pas ça. Pas de bon matin.

- Je m'appelle Alizée, Alizée Melrose. Dit-elle en s'inclinant légèrement pour le saluer. Est-ce que tu aurais un peu de temps à m'accorder ?

Elle ne lâchait pas le regard, il en était hors de question. Elle ne baisserait pas les yeux, elle était bien trop déterminée pour ça. Partir sans réponse ? Jamais. Têtu ? Certainement. Quand elle avait une idée en tête, il était plus que complexe de la faire changer d'avis.
Dans tous les cas, maintenant qu'elle était là, qu'elle l'avait interrompu, il n'allait pas l'envoyer balader. Et si jamais, il avait le culot d'oser le faire, préférant peut-être finir sa séance de sport, pas de soucis, elle s'assiérait là, à côté de lui, jusqu'à ce qu'il finisse et daigne lui parler. Elle ne partirait pas les mains vides, ça s'était sûr.

#7d416e, PRs, Marraine
Préfète inRP depuis le 07/11/2051
3e ANNÉE RP

1 août 2025, 16:37
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Elle ne détourna le regard a aucun instant, faisant comprendre à Aliosus qu'elle avait quelque chose derrière la tête et qu'elle n'avait pas l'intention de partir tant qu'elle n'aurait pas obtenu ce qu'elle désirait. C'était un regard qu'il connaissait bien, il était typique des jeunes années. En grandissant, les regards se faisaient plus diplomates, plus difficiles à cerner, les intentions derrières les yeux des personnes devenaient de plus en plus complexes à déchiffrer. A moins d'être un livre ouvert, il y en avait évidemment, qu'ils soient charmants de franchise et d'honnêteté, comme Yesenia, ou insupportables de condescendance, comme Bristyle. Alizée était une seconde année, il la replaçait maintenant, dans le château tout du moins, car il était persuadé d'avoir entendu le nom de Melrose au moins une fois dans la bouche de son père Magnus. Il n'y avait pas prêté attention, mais su qu'il lui faudrait creuser le sujet, plus tard.

«Et bien bonjour Alizée Melrose. J'imagine que je dois avoir "un peu de temps" à t'accorder en effet, cependant... Il ouvrit ses bras pour faire comprendre, sans le dire, qu'il n'était pas vraiment dans une tenue propice à la conversation. Si certes, il avait rapidement dompté ses cheveux, il n'en restait pas moins vêtu que d'un maillot de corps déjà collant et qui menaçait de rapidement s'imbiber de sueur à présent qu'il s'était arrêté de faire ses exercices et que sa peau ne chauffait plus assez pour l'aider à s'évaporer suffisamment vite. M'accorderas tu un instant ou dois-je lancer un obscuro le temps que je change de tenue afin d'être présentable ?»

Il n'avait besoin qu'elle se détourne qu'une petite minute après tout.

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Avatar par Elicia Caldin

1 août 2025, 20:32
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La réponse du garçon enchanta la petite deuxième année. Elle était plus que ravie qu'il accède si facilement à sa requête. Après tout, rien n'obligeait le garçon à agir ainsi, si ce n’est la potentielle insistance de l’enfant qu'il avait en face de lui. Enfin, quoi qu'il en soit, cela était déjà un premier soulagement pour Alizée. Restait maintenant à voir si les réponses apportées lui conviendraient. Mais ça, elle ne pourrait le savoir qu'en l'écoutant parler.
Le "cependant" qu'il ajouta, la fit tiquer. Qu'allait-il bien pouvoir demander ? Voulait-il trouver un moyen de se défiler ? Ou de l'envoyer balader ? Non, il n'en était rien de tout ça, elle le comprit quand elle vit la position qu'il prenait et quand elle écouta la fin de sa phrase. Mon Dieu, ce qu'elle pouvait être impolie lorsqu'elle avait une idée en tête, on ne l'arrêtait plus, elle en oubliait ses manières.
Bon, il faut dire qu'avec le manque de manière générale chez les habitants du château, ça n'aidait pas la petite à se souvenir des siennes. Certes, ça n'était pas une excuse suffisante, mais bon ça expliquait un petit peu les choses quand même, non ?

- Je pense que je peux t'accorder un instant et t'éviter de lancer un quelconque sortilège. Répondit-elle sobrement en se retournant pour être dos au jeune homme.

Elle profita de cette "pause", si on pouvait nommer cela de la sorte, pour souffler un grand coup. Elle s'était tant concentrée sur son objectif du jour qu'elle n'avait même pas pris le temps de ressentir le vent frais caresser son visage. Elle ferma les yeux un instant avant de les rouvrir pour observer la verdure autour d'elle. Le parc était vraiment un lieu reposant et agréable. Aliosus aussi semblait l'apprécier. Ça faisait déjà un point commun. Qui sait, peut-être, que l'extérieur du château et le lac étaient des éléments centraux de la réussite du septième année. Elle ne tarderait surement pas à découvrir si c'était le cas ou non.
Elle attendit bien sagement qu'il lui en donne l'autorisation avant d'enfin pouvoir se retourner de nouveau. Quand elle pu enfin le faire, elle laissa un léger silence avant de se mettre à parler.

- Je n'ai pas envie de tergiverser inutilement, donc je vais aller droit au but. J'aimerais que tu me dises comment tu fais. Lui dit-elle.

Elle comptait s'en tenir à cela, puis elle réalisa qu'il ne comprendrait pas forcément de quoi elle voulait parler. Elle réfléchit donc un instant à comment formuler les choses.

- Comment réussis-tu tout ce que tu entreprends ? Conclut-elle.

Ça n'était peut-être pas la meilleure façon de formuler les choses. Mais elle n'avait pas la patience de perdre encore du temps à réfléchir pour rien. Elle voulait des réponses, et elle les voulait maintenant.

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#7d416e, PRs, Marraine
Préfète inRP depuis le 07/11/2051
3e ANNÉE RP

4 août 2025, 11:20
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Sa demande sembla avoir fait réaliser à Alizée la situation dans laquelle elle était venue la trouver, curieux, lorsque l'on vient débusquer un septième année s'exerçant dans le parc de bon matin on devrait se douter qu'il n'est pas dans la même disposition que si l'on vient le trouver en salle commune ou dans une salle d'étude. Toujours était il qu'elle accéda immédiatement à sa demande, elle se tourna poliment et il en fit de même avant de rapidement se débarrasser de son maillot crasseux, de récupérer sa baguette et de lancer un Tergeo informulé sur sa propre personne, enfin propre... Il sentit aussitôt l'effet du sortilège se répandre sur lui, ça ne valait évidemment par une douche, qu'il prendrait sitôt qu'il serait rentré dans son dortoir, bénéficiant de la douce chaleur de l'eau et de la moiteur des serviettes frappées du blason de Serpentard. Pour l'heure, il sentit la couche de sueur disparaitre dans un souffle de fraicheur bienvenue pendant qu'il se penchait pour prendre une chemise blanche immaculée qu'il passa et boutonna prestement avant de ranger ses affaires par un Failamalle.

La deuxième année l'avait patiemment attendu et il lui signala par un bref «Voilà» que la conversation pouvait reprendre dans un cadre un peu plus correct. Il écouta alors la requête, qui lui fit froncer les sourcils lors de la première formulation en tout point absconse, comment faisait il pour ? Mais le malentendu fut vite résolu et alors, la phrase de la jeune brune le plongea dans un abîme de perplexité.

«Comment je réussi...»


Septembre 2043

Miss Perkins venait de rappeler longuement les cinq étapes de lancement d'un sort avant qu'elle ne donne les indications de la suite du cours de sa voix claire et chantante.
- Bien, vous pouvez ranger vos affaires ! Il est temps de passer à la partie pratique. Seule votre baguette vous sera nécessaire, je ne tiens pas à avoir d'accident dès le premier cours. Nous allons donc travailler la concentration. Avant de pouvoir envisager faire quoi que ce soit, vous devez établir un lien avec votre baguette, celle-ci va réagir à vos désirs, il faut donc que vous arriviez à les canalisez. L'exercice du jour va être de vous connecter à votre baguette. Installez-vous comme vous le voulez, bougez dans la salle si cela vous aide, vous êtes libres ! Tout ce que je veux c'est que vous oubliez ce qui vous entoure pour ne rester qu'avec votre baguette. N'essayez pas de lancer un sort, même si vous en connaissez, ce n'est pas ce que je vous demande.

Aliosus se plie à la consigne, essayant d'éviter toute distraction, il se place devant un mur pour ne voir aucun de ses camarades et garder les yeux ouverts lors de sa concentration, évitant les projections de son esprit lorsqu'il les ferme. Baguette dans sa main droite, il prend une pose apprise dans un vieux livres de la bibliothèque de ses parents. Il attends que la sensation vienne, que la connexion se fasse. Il attend et se concentre. Sans que rien ne vienne. Pendant des mois.

Octobre 2043

Dimanche matin. Le dortoir des garçons de Serpentard commençait à s'éveiller et Aliosus pensait à sa journée tout en s'étirant. Il pensait explorer les alentours du lac et pourquoi pas en profiter pour dessiner un peu le paysage.
Se redressant sur son lit, il remarqua un bout de papier sur sa table de nuit. Il fronça les sourcils, le prit et le lu. Une fête ? Ce soir ? Il fronça les sourcils de nouveaux. Il hésitait franchement.
D'un côté il n'était pas friand des fêtes. Ses parents lui disaient toujours que les fêtes étaient d'inutiles et dispendieuses futilités.
D'un autre côté, il fallait être logique, s'il voulait s'en sortir toutes ces années à Poudlard, il lui faudrait certainement tisser des liens avec ses camarades. Peut être que c'était l'occasion après tout.

Alors qu'il réfléchissait, il sentit un courant d'air sur sa tête.
Non, pas sur sa tête...
Sur son crâne.

Il porta une main paniqué à sa tête et se rendit compte avec horreur que tous ses cheveux avaient disparus. Il était chauve !

Il resta interdit. Comment ? Qui ? Et pourquoi ?
Il relu alors la fin du message qu'il tenait dans sa main. Il avait été piégé. Mais, qui pouvait lui en avoir voulu assez pour l'humilier de la sorte ? Il ne connaissait personne. Aliosus était effaré par la méchanceté du tour qu'on lui avait joué. Désespéré il se cacha sous ses draps et essaya tant bien que mal de retenir ses larmes.

Mai 2044

Poudlard retient son souffle.
Pas seulement les professeurs, pas seulement les centaines d'élèves réunis et anxieux, ou les elfes, ou les fantômes, pas seulement les directeurs étrangers. C'est Poudlard même qui s'est figé. La moindre pierre du château semble attentive à la scène qui prend place dans la Grande Salle.

Aliosus s'essuie les mains sur ses cuisses. Elles sont moites et il déteste ça. Ça donne mauvais genre. Il espère qu'il n'aura pas à serrer la main de quelqu'un. Ce serait humiliant. L'autre avantage d'avoir ses mains sur les cuisses, c'est que ça permet de ne pas montrer leurs tremblements. Parce que depuis qu'il a vu qui était au centre de toute l'attention, il tremblait.

Attaché à une chaise, c'est Lupus. A côté de son père, Scorpius.

Lupus Malefoy, son camarade. Le blondinet qu'il voit en cours, avec qui il étudie, avec qui il discute de temps en temps en sortant du dortoir ou pendant les révisions pour les devoirs.

Aliosus avait du mal à déglutir.
Pourquoi il était là ? C'est pas parce que son père à fait quelque chose de mal qu'il faut le mettre là. C'est injuste. C'est cruel.

Et puis, il y avait un dragon. Un vrai. Et à chaque fois que le garçon posait les yeux dessus il sentait un frisson glacé partir de ses reins, remonter à l'intérieur de sa colonne vertébrale et crépiter dans son crâne.

Il ne s'agissait pas de Scorpius. Poudlard avait été attaqué. Farouk Ramdani avait pris l'apparence du père de son camarade. Tout était grave.

Halloween 2045

Le jeune Serpentard se jeta au chevet de sa cousine. Son visage était en sang, de profondes plaies ouvraient sa joue et ruisselaient du liquide carmin. Les yeux d'Alice étaient noyés de larmes qui venaient diluer puis se fondre dans le rougeoiement qui pulsait au dehors de son corps. Irisia lui tenait la tête, le garçon vit son regard posé sur l'élève qu'elle venait d'éloigner et sa bouche commencer à se tordre de haine, un sort au bord de ses lèvres ourlées.
"Vas-y, vas-y je m'occupe d'Alice." Vas-y, oui, Irisia, déchaînes toi sur ce monstre, anéanti-le pensait-il.
Ce fut les seules secondes qu'il s'autorisa à ne pas être dévoué à sa cousine. Il reporta son attention sur elle. Gott in Himmel. Il arracha frénétiquement un morceau de sa tenue qu'il plia et vint poser sur la joue déchirée. Il posa son autre main sur la seconde joue, blanche, presque intacte. Son pouce allait et venait sur la peau, en un mouvement apaisant, de l'arcade de sa cousine à sa tempe. Le visage d'Aliosus était à quelques centimètres de celui d'Alice. Comme quelques mois auparavant, lors du plus beau moment qu'il avait passé en sa compagnie. Le moment présent était le miroir inversé de cet instant suspendu, un moment d'horreur qui se gravait dans son esprit bien plus profondément d'un sort de découpe n'aurait su le faire.

"Alice, Alice je suis là. C'est fini. Je suis là. Reste avec moi, regarde moi Alice." il fixait ses beaux yeux clairs, essayant de capter son regard embué de larmes. "C'est moi. C'est moi, je suis là." La position penchée vers elle lui faisait souffrir le martyr en comprimant sa poitrine, mais pour rien au monde il aurait accepté de bouger, de s'éloigner d'un centimètre d'elle. Plus jamais. Plus jamais s'éloigner. Plus jamais la laisser derrière lui. Plus jamais.
"Je suis désolé Alice, je suis désolé..." il commençait à sangloter en reniflant.
Plus jamais.
Plus jamais.

Décembre 2045

Ce soir là, ils étaient tous ensemble pour préparer ce qui devait être le meilleur réveillon de Noël de sa vie. Sa mère, Willow avait décoré la nouvelle maison de Pré au Lard de manière sublime, il y avait des bougies volantes un peu partout, du gui, de la fausse neige qui tombait du plafond comme celui de la Grande Salle. Irisia, Alice et lui se promenaient dans les ruelles du village, sa petite amie achetant des tas de friandises, sa cousine se cantonnant aux patacitrouilles. Tout aurait du être parfait.

Un soir, une femme qu'il ne connaissait pas, et pourtant qu'il avait tout de suite identifié comme faisant partie de la famille d'Alice, était venue frapper à la porte. Elle était avec un des cousins d'Aliosus, Thomas. Ils s'étaient enfermés avec Magnus pendant une longue heure au moins. Au sortir du bureau, la femme, la tante d'Alice, Elise, lui demanda de faire sa valise. Dorian Sangblanc faisait partie d'un groupe d'évadés d'Azkaban et sa fille n'était pas à l'abri de représailles. Le grand père français avait tout organisé et elle allait partir à Beauxbâtons continuer ses études. Personne n'avait son mot à dire. Certainement pas Aliosus. Moins d'une heure plus tard, tout était terminé. Le regard embué d'Alice dans le sien, totalement dépassée, totalement perdu, juste avant qu'elle ne soit transplannée Merlin sait où le hantait depuis.

Mars 2046
Les scènes s’enchaînaient sous leurs yeux, mais Aliosus n'y prête tout d'abord pas attention. On a signifié aux élèves qu'ils n'étaient pas forcés de rester, Merlin soit loué. En tant que préfet il voulait veiller à potentiellement accompagner ceux et celles qui en émettaient le souhait de partir tranquillement, mais finalement peu de monde à l'air de se détacher du spectacle qui leur est infligé. Pourquoi est-ce qu'on regarde des inconnus à qui il arrive des atrocités ?

Il ne connaissait aucun des élèves qui avaient été assez stupides, prétentieux, inconscients ou braves pour mettre leurs noms et assez malchanceux pour être choisis durant les vacances de Noël. Au moment où les noms étaient révélés, il était chez lui, avec ses parents et Irisia, en train de voir Alice disparaître de leur vie en un instant. Irisia, où était-elle d'ailleurs ? Il la chercha du regard mais une exclamation surgit de centaines de bouches. Le garçon se retourna pour constater que, visiblement une explosion avait eu lieu, quelque part, là-bas. Au moins deux inconnus étaient sur le carreau. Ce n'était pas joli à voir mais ce n'était rien en comparaison de la scène suivante. La pauvre fille avait l'air de souffrir le martyr. Un long frisson d'horreur le parcouru lorsqu'il vit la jambe se briser. Quelques soubresauts et puis plus rien si ce n'est l'immobilité glaçante. Est-ce qu'elle était...

Septembre 2046

« Et moi ? Et moi dans tout ça Aliosus ? »

La voix dure, le regard blessé et accusateur, la rousse serra ses bras autour de ses jambes.

« Ça fait deux ans que je n’ai pas vu mes parents ou mes petits frères. Deux ans que je n’ai que toi, Alice et Grand-Père. Et Alice s’en va. Et le Tournoi, ton Père, le mariage arrangé… Et comment oublier Carry te tournant autour. »

Sa voix semblait cracher du feu et du venin pour le prénom de son ennemie.

« Tu crois que je ne vous ai pas vus ? Oh oui, je n’ai aucunement oublié tout ça… Et pourtant je n’attendais qu’une chose, une seule chose : que l’on puisse s’appuyer l’un sur l’autre pour affronter ça ensemble. Tu entends ça Aliosus ? »

Reniflant de contrariété, Irisia le toisait avec sévérité.

« Avant d’être en couple, nous étions et sommes toujours censés être les meilleurs amis au monde. Même si c’était dur, tu aurais pu compter sur moi pour ne pas être seul, pour te confier, pour affronter tout ça. C’est mon rôle de te protéger et de t’épauler, de ne pas te laisser seul, en tant que meilleure amie et petite amie. »

Son regard se durcit un peu plus tandis qu’elle le fusillait du regard.

« C’était aussi ton rôle de me protéger et de m’épauler, de ne pas me laisser seule, en tant que meilleur ami et petit ami. »

Elle avait été abandonnée, ne réussissant jamais à lui mettre la main dessus… Finissant par abandonner en comprenant qu’elle était seule à présent…

« Comment as-tu pu décider tout seul qu’on ne pouvait pas se consoler ? Tu me faisais si peu confiance ? Tu as finalement commencé à me détester ? Tu crois que de te voir ça ne me blesse pas et ne me rappelle pas qu’il manque une troisième personne à notre trio ? Tu devrais avoir honte... Honte de m’avoir laissée de côté comme si je ne valais rien ! Honte d’avoir décidé de tout sans prendre en considération ma propre peine ! Nous sommes deux dans cette relation Aliosus, deux ! Pas un ! Mais deux ! »

Avril 2047

Enfermé dans le wagon du Poudlard Express avec Melody, Lena et Kieran, il pris le chaudron de poche que Melody lui tend, la main sur le rebord du petit chaudron, et fit signe aux autres de se reculer du côté de la porte pour ne pas risquer de recevoir un bris de verre. Il pris une grande inspiration et lança son bras contre la vitre avec la ferme intention de la briser.

La force du choc surpris Aliosus bien qu'il se soit attendu à l'impact. Le recul se fit violent et repoussa douloureusement le bras du garçon qui serrait à s'en blanchir les jointures, le petit chaudron avec lequel il désespérait de créer une sortie improvisée de cette cage aux allures de wagon. Fort heureusement, aucune de ses camarades n'avait été assez près de lui pour risquer de se prendre le mouvement imprévu et se retrouver avec la marque d'un chaudron en travers de la figure.

Il pris une seconde pour réfléchir à son prochain mouvement. Il se souvint d'une ballade avec sa mère dans les fins fonds de la campagne Irlandaise. Au bord d'un cours d'eau, ils avaient trouvés des cages, des pièces moldus posés pour attraper des rongeurs destructeurs de berges. Le premier qu'il avait trouvé piégé sifflait, grognait et attaquait la cage. Aliosus avait eu un sourire mauvais en le regardant, cette combativité était inutile. Quelques dizaines de mètres plus loin un nouveau rongeur était capturé, mais celui-ci était au contraire recroquevillé, terrifié au fond de sa cage. Aliosus avait ressenti, à sa grande surprise, une grande tristesse, presque de l'empathie à son sujet, tant il semblait vulnérable et pathétique.

Il n'avait aucune envie d'être vulnérable et pathétique, il préférait encore avoir l'air désespéré. Aussi rafermit-il sa prise sur l'objet et répéta son attaque sur la vitre avec encore plus de force.

En vain.

Mai 2048

- Ton badge, ton père, ton statut... J'EN AI RIEN A FOUTRE, ALIOSUS. Tout ça, là, ça me dépasse, et j'en ai sincèrement rien à foutre de l'image que je renvoie.

Sa voix était cassée, brisée, tout comme la tournure que cette discussion prenait. La colère avait remplacé la douceur en si peu de temps, et Yesenia se rendait compte à quel point les choses étaient fragiles et reposaient sur des valeurs simples, qui pouvaient s'envoler à la moindre occasion.

- Et tu devrais en avoir rien à foutre toi aussi. cracha-t-elle, en reculant de quelques pas pour prendre de la distance sur la conversation. Je ne t'ai jamais demandé de me protéger ou de t'immiscer dans mes histoires. Alors pourquoi tu es venu te mêler de ça, si ton image est plus importante que tout ?


- Si tu n'es pas assez courageux pour lâcher prise sur ce qu'on peut penser de toi, de ta famille ou peu importe, je ne vois pas ce que l'on fiche ensemble. finit-elle par dire d'un ton sec. Je suis peut-être égoiste, mais je ne changerai jamais qui je suis. Je ne suis pas faible.

Juin 2049

«Vous auriez...»
«Non. Nous n'aurions pas. Rien du tout. Toi en revanche tu aurais du... »
«Magnus, bitte...»
«Tu aurais du voir la manœuvre, et de loin ! Et tu t'es prêté à cette Zeremonienparodie !»
«N'ai-je donc pas mérité ces mots ? Cette distinction ?»
«Aliosus, il ne s'agit pas...»
«Ein Verrat, daran waren Sie mitschuldig.»
«Comment osez-vous piétiner mes efforts, mes sacrifices... »
«Vos sacrifices ?»


Imperceptiblement, les épaules d'Aliosus s'affaissèrent. Sept ans d'échecs, d'humiliation, de peurs, de sang et de larmes venaient de le traverser après avoir entendu la question d'Alizée. Ses manquements, ses trahisons, ses promesses non tenues, ces impuissances désarmantes...
Réussir tout ce qu'il entreprenait ?
Était-ce donc ça l'image qu'il renvoyait à ses camarades ?

«La réussite est une question de point de vue j'imagine... Il va falloir que tu sois plus précise sur ce que tu entends par là.»

Il avait trahit Irisia, Alice, Miss Valerion, lui même et les serments qu'il avait juré, il avait déçu et été déçu, meurtris, complexé, mesquin, jaloux et faible, bien sur il y avait eu des réussites, mais à quels prix ?

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Avatar par Elicia Caldin

6 août 2025, 19:21
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La réussite, une question de point de vue ? Quelle était cette réponse ? La réussite n'était-elle pas une valeur universelle, que tout le monde partageait ? Enfin, les gens qui avaient réussi se repérait facilement, ils étaient reconnaissables. Ils sont ceux qui forcent le respect, que ce soit par leur puissance, leur sagesse, leur fortune ou encore leur influence. Et tout cela était sans aucun doute le résultat d'un travail acharné, d'un travail qui aurait porté ses fruits, après avoir fait face à un nombre d'obstacles tous dépassés, sans jamais flancher, sans jamais être tombé. C'était à leur façon de toujours sortir la tête haute de n'importe quelle épreuve, en ayant triomphé de tout ce qui pouvait se mettre en travers de leur route sans aucun soucis, qu'on reconnaissait ceux qui ont réussi. Alors, comment cela pourrait-il seulement être subjectif ?
Comment quelqu'un comme Aliosus pouvait-il bien dire une telle chose ? Ce garçon dont elle n'avait jamais entendu parler que de par ses victoires, comment pouvait-il affirmer que c'était subjectif ? Il n'y avait rien de subjectif dans ce qu'il avait accompli. Les preuves, les faits, tout était là.

Son regard était toujours planté dans les yeux du garçon, sans aucune compassion, sans aucune douceur. Le fixant de ses prunelles semblable à des ronces entourant, protégeant, une douce fleur d'une grande pureté. La fillette se mordit discrètement l'intérieur de la lèvre. Bien que frustrée par la première partie de la réponse, elle se décida à préciser encore ses pensées.

- Une question de point de vue ? Répéta-t-elle. Je ne comprends pas en quoi la réussite peut être une notion subjective. Je veux dire... Tu as été préfet, préfet-en-chef et même nommé "fierté de la nation". Il n'y a absolument rien qui puisse dépendre du point de vue là-dedans. Les faits sont là, personne ne pourra jamais le nier.

Elle parlait, sûre d'elle, sûre de ses réflexions. Elle avait beau retourner le problème dans tous les sens, c'était la seule réponse possible. Elle n'arrivait pas à visualiser les choses sous un autre angle.
Peut-être cela était-ce dû à son éducation ? Son père lui avait toujours dit de réussir, d'avoir de bonnes notes, d'être intelligente, d'être douée en magie, d'avoir les meilleurs résultats. En clair, de s'élever au-dessus des autres, et de ne côtoyer que des gens de sa trempe. Probablement qu'avec le temps, à force d'analyser les gens, les attendus de son paternel, ses propres échecs, elle avait fini par s'enfermer dans cette réponse, cette vision des choses.

Ce point de vue était sûrement très simpliste, mais se conforter dedans était comme une sécurité inconsciente pour la fillette. Après tout, déconstruire tout ce que l'on a appris, tout ce auquel on croît, ça demande un grand courage, une force de caractère et surtout, de sortir de sa zone de confort. Est-ce qu'Alizée était prête à cela ? Elle ne le savait pas. Peut-être qu'en réalité, on n'était jamais vraiment résolu à en arriver là, qu'il n'y avait aucun bon moyen de se préparer à cela. Peut-être que c'était ça grandir ? Accepter que tout ce que l'on a cru n'était pas forcément avéré, et que le monde était bien plus complexe que ce que l'on croyait depuis si petit.

En tout cas, toutes ces réflexions, Alizée ne s'en préoccupait pas pour le moment. Elle était bien trop concentré sur ses objectifs actuels pour se soucier de ce que grandir voulait dire, ou bien pour s'embêter à remettre une par une ses connaissances en question. Chaque chose en son temps. C'était déjà beaucoup venant d'elle que de chercher à évoluer par un autre moyen que simplement elle-même et son esprit têtu comme une mule. Alors même si elle ne se rendait pas compte que tout ce qu'elle disait n'était pas forcément vrai et censé, avoir l'occasion d'en parler avec quelqu'un était déjà un bon début vers une possible amélioration.

#7d416e, PRs, Marraine
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3e ANNÉE RP

26 sept. 2025, 15:33
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La réponse de la pâle jeune fille lui confirmait ce qu'il avait soupçonné. Il n'avait pas tant de contact avec les personnes extérieures à ses cercles, sa petite amie, ses amies proches, ses camarades de promotions - et encore - aussi n'avait-il pas eu l'occasion de comprendre la manière dont des personnes qui ne le connaissaient pas, le voyaient, le considéraient, l'enviaient même peut être.

«C'est aller un peu vite en besogne...Tu ne sembles avoir retenu que les titres. Ainsi donc pour toi, j'ai réussi car j'ai été préfet en chef par exemple, très bien, ça semble être objectif comme argument, peu de personnes peuvent en dire autant, ça serait mentir que de dire le contraire.»

Il repensa à Dorra qui occupait à présent le poste, à leurs premiers échanges, leurs premières rondes en duo. Il tirait une grande fierté de la voir arborer le badge de préfète en chef, bien qu'elle fut radicalement différente de lui, elle possédait de formidables qualités qu'il avait su déceler à l'époque de son préfectorat.

«Mais alors, pourquoi est ce que tu ne vois pas de badge accroché à ma poitrine aujourd'hui ?»

C'était une question rhétorique, trois autres personnes connaissaient la raison de sa démission, et cela faisait déjà bien trop. Il s'était toujours trouvé étonné que Fullbuster n'ait pas largement fait fuité toute l'histoire, volontairement ou non. Peut être bien qu'en fin de compte, sa volonté de changer était réelle.

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Avatar par Elicia Caldin

2 nov. 2025, 19:17
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Aliosus semblait comprendre le point de vue. Du moins c’est l’impression qu’il donna à la jeune fille en lui confirmant que peu de gens avaient le privilège d’avoir eu ces titres là. Il parut réfléchir un court instant avant de poser une nouvelle question à Alizée.

- Parce que tu n’occupes plus le poste à l’heure actuelle ? Répondit-elle rapidement avant de réfléchir plus longuement. Dans ce cas-là, ce qui compte, c’est pourquoi tu ne l’as plus. Si tu te l'es vu retirer de "force", alors on peut considérer cela comme un semis échec. Voir tous ses efforts, son travail, son investissement oubliés. C’est que soit c’était une faute grave. Soit tu n’as pas assez marqué les esprits. Elle marqua de nouveau une pause avant de reprendre sûre d’elle. Par contre s’il s’agit d’un choix, pour donner la priorité à ses études et son avenir, alors dans ce cas, je pense que c’est une preuve de sagesse. C’est se retirer avec honneur, tout en laissant la tradition récompenser d’autres gens pour leur travail.

Après tout, les études devaient primer sur tout. Se concentrer sur la suite de son parcours scolaire, c’était la seule raison valable de pouvoir quitter la scène. Même si le plus grand des mérites revient à ceux qui font tous les sacrifices pour réussir à coupler les deux.
Malgré ça réussir à remporter haut la main tous ses diplômes était le plus important. Un préfet qui redouble c’était plus que honteux, c’était prouver qu’on avait pas les épaules pour assurer ses fonctions. Après tout, ce rôle implique un fort investissement, demande du temps et de l’énergie. Alors s’en délester pour consacrer ce temps-là à l’apprentissage était une décision raisonnable.

Oui voilà c’était forcément ça ! Nerrah devait forcément avoir arrêté le poste pour obtenir le plus haut résultat à ses ASPICS. Ça ne pouvait pas être pour une quelconque autre raison futile. Après tout c’était un jeune homme intelligent, non ? Il avait dû saisir l’importance des études supérieures et il avait donc choisi se concentrer dessus.

- Je pense que si tu n’as plus de badge accroché à ta poitrine, c’est parce que tu as fait le choix de privilégier tes études supérieures et ton avenir ! Affirma-t-elle enfin.

#7d416e, PRs, Marraine
Préfète inRP depuis le 07/11/2051
3e ANNÉE RP

19 mars 2026, 15:55
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Elle réfléchissait à voix haute, c'était pour le moins surprenant pour une Serpentard qui semblait avoir autant de suite dans les idées et autant de détermination. Il se nota mentalement de lui en toucher un mot après cette conversation car ne pas filtrer ses pensées était l'habitude des sots et des imprudents, et il n'avait pour le moment pas classé Alizé Melrose dans l'une des deux catégories, cela pouvait encore changer.

Elle fini par s'arrêter sur l'idée la plus probable, et la plus flatteuse, ce qui n'était pas une surprise. Elle ne l'aurait pas pris comme spécimen - ce mot semblait considérablement mieux choisi que "exemple" vu la manière qu'avait la jeune élève de vouloir décortiquer son parcours, de disséquer ses méthodes pour en extraire la substantifique moelle qui serait réplicable à sa propre échelle - si elle avait envisagé une faute de sa part. Schade, la réalité était bien différente.

«C'est une explication qui serait valable, mais ce n'est pas la vérité. Il soupira en repensant au contexte si particulier qui l'avait amené à donner son badge à Miss Valerion. Vois tu, j'ai remis mon badge moi même à notre directrice parce que j'étais dans l'impossibilité de l'honorer. J'ai enfreins volontairement les devoirs qui m'incombaient...» Il hésitait sur la suite à donner à cette révélation. Il n'avait aucune intention de confier à elle ce qu'il avait occulté à Sixtine.

«A un certain moment, si tu vises l'excellence, il faudra probablement faire des choix difficiles. Il faut que tu en aies conscience.»

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