Deux, rien que pour moi !
En ce début juillet 2050, pensive, la petite fille était allongée sur une serviette de bain étendue sur l'herbe de la petite maison de Portree dans laquelle elle séjournait.
Elle y rêvassait, étendue et les yeux fermés.
*Tu te rends compte ! J'en ai deux ! Oui, deux ! Deux, rien que pour moi !*, se réjouissait-elle et s'émerveillait-elle en y pensant un peu plus sérieusement.
Elisabeth-Ann n'a pas encore onze ans et pourtant, elle en a réellement deux, vous savez !
Ce n'est pas une blague et , je vous promets que ceci et totalement vrai !
Elle en a vraiment deux !
La petite fille, les yeux toujours fermés, souriait de bonheur !
Ses longs cheveux blonds étaient étalés autour de son visage et semblaient un peu décoiffés.
*Deux ! Mais, il y en a une que j'aime plus que l'autre !*, s'affirma t'elle à elle-même assez rapidement.
*En même temps, elle est verte et le vert, c'est ma couleur préférée !*, s'enorgueillit-elle en se sentant de plus en plus fière de cet état de fait*
Soudain, la lumière du soleil qui chauffait son visage disparut ! Ce changement lui fit entrouvrir les paupières qui couvraient ses yeux en forme d'amandes et laissèrent entrevoir le vert pâle de ses iris...
"Oh mais non ! Reviens, le Soleil !", bougonnât l'enfant en fronçant les sourcils et en examinant le ciel où elle s'aperçut qu'il ne s'agissait que du passage d'un petit nuage moutonneux. Elle soupira en gonflant les joues puis soufflât leur contenu. Elle espérait que cela ne durerait pas trop longtemps.
Assez rapidement, du moins, suffisamment vite pour qu'elle n'ait pas froid, le Soleil revint inonder ses joues rosies par l'été et l'enfant referma précipitamment les yeux gênée par ses rayons.
Il lui fallut un moment pour se sentir, à nouveau, envahie par la douceur de la température extérieure et, son visage qui s'était un peu crispé, se détendit à nouveau. Son front se relâchât et sa bouche s'entrouvrit légèrement car la petite fille était envahie par le bien-être du moment. Elle aurait pu s'endormir mais, c'était sans compter sur ses pensées qui revinrent lui rappeler sa chance !
*Deux ! Tu te rends compte !*, soupira t'elle d'aise en retrouvant doucement un début de sourire.
Un bourdonnement la sortit de sa réflexion et elle agitât la main près de son oreille droite pour faire fuir l'importun. Un froncement de sourcils réapparut immédiatement car, Elisabeth-Ann n'était pas très à l'aise avec les insectes.
Mais, la bestiole partie, l'enfant revint très vite à ses pensées car, elle avait la faculté de savoir se concentrer sur ce qu'elle voulait et là, ce qu'elle voulait, c'était penser à cette chance qu'elle reconnaissait avoir...
Depuis quelques heures, elle en a deux !
Elle y rêvassait, étendue et les yeux fermés.
*Tu te rends compte ! J'en ai deux ! Oui, deux ! Deux, rien que pour moi !*, se réjouissait-elle et s'émerveillait-elle en y pensant un peu plus sérieusement.
Elisabeth-Ann n'a pas encore onze ans et pourtant, elle en a réellement deux, vous savez !
Ce n'est pas une blague et , je vous promets que ceci et totalement vrai !
Elle en a vraiment deux !
La petite fille, les yeux toujours fermés, souriait de bonheur !
Ses longs cheveux blonds étaient étalés autour de son visage et semblaient un peu décoiffés.
*Deux ! Mais, il y en a une que j'aime plus que l'autre !*, s'affirma t'elle à elle-même assez rapidement.
*En même temps, elle est verte et le vert, c'est ma couleur préférée !*, s'enorgueillit-elle en se sentant de plus en plus fière de cet état de fait*
Soudain, la lumière du soleil qui chauffait son visage disparut ! Ce changement lui fit entrouvrir les paupières qui couvraient ses yeux en forme d'amandes et laissèrent entrevoir le vert pâle de ses iris...
"Oh mais non ! Reviens, le Soleil !", bougonnât l'enfant en fronçant les sourcils et en examinant le ciel où elle s'aperçut qu'il ne s'agissait que du passage d'un petit nuage moutonneux. Elle soupira en gonflant les joues puis soufflât leur contenu. Elle espérait que cela ne durerait pas trop longtemps.
Assez rapidement, du moins, suffisamment vite pour qu'elle n'ait pas froid, le Soleil revint inonder ses joues rosies par l'été et l'enfant referma précipitamment les yeux gênée par ses rayons.
Il lui fallut un moment pour se sentir, à nouveau, envahie par la douceur de la température extérieure et, son visage qui s'était un peu crispé, se détendit à nouveau. Son front se relâchât et sa bouche s'entrouvrit légèrement car la petite fille était envahie par le bien-être du moment. Elle aurait pu s'endormir mais, c'était sans compter sur ses pensées qui revinrent lui rappeler sa chance !
*Deux ! Tu te rends compte !*, soupira t'elle d'aise en retrouvant doucement un début de sourire.
Un bourdonnement la sortit de sa réflexion et elle agitât la main près de son oreille droite pour faire fuir l'importun. Un froncement de sourcils réapparut immédiatement car, Elisabeth-Ann n'était pas très à l'aise avec les insectes.
Mais, la bestiole partie, l'enfant revint très vite à ses pensées car, elle avait la faculté de savoir se concentrer sur ce qu'elle voulait et là, ce qu'elle voulait, c'était penser à cette chance qu'elle reconnaissait avoir...
Depuis quelques heures, elle en a deux !
A suivre
460 mots
Dernière modification par Elisabeth-Ann Dryke le 31 juil. 2025, 14:16, modifié 4 fois.
"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Deux, rien que pour moi !
Toujours en train de rêvasser, Elisabeth-Ann se mit en tête de comparer les deux... mais deux quoi, en fait ?
Avant d'expliquer de quoi il s'agit, laissons Elisabeth-Ann comparer, comme elle le souhaite...
L'une se trouve dans un appartement, au huitième étage de l'une des rues les plus fréquentées de Portree.
Il y a énormément de circulation, là-bas !
D'ailleurs, Elisabeth-Ann a l'interdiction de sortir seule car, avec le trafic, c'est beaucoup trop dangereux !
L'autre, ne se trouve pas très loin de l'endroit où elle est en train de se reposer dans l'herbe.
Elisabeth-Ann est dans le jardin d'une mignonne petite maison située dans une rue en cul de sac. C'est la rue la plus retirée de Portree. On pourrait même dire qu'elle est "comme à la campagne" tellement on ne se croirait plus en ville.
Et cette deuxième chose qui la ravit tant, se trouve au premier étage, dans cette petite maison.
Elle est allongée dans le jardin qui dépend de cette maison.
Avant, elle n'en avait pas, ici !
Mais, depuis quelques heures, elle l'a reçue ! Et c'est rien que pour elle, en plus !
Quand elle est dans cette maison, elle a le droit de sortir au jardin et même parfois d'aller jusqu'à la plage qui n'est pas bien loin ou d'aller s'amuser à l'entrée du bois qui se trouve tout au fond de l'allée qui débute au fond du jardin. Elle a le droit d'y aller mais, elle doit prévenir de son départ afin que l'on ne doive pas la chercher partout !
*C'est tellement chouette ! Je suis si contente ! Et elle est à moi ! Rien qu'à moi toute seule ! Elle est si belle, en plus !* s'interrompit l'enfant.
Elle retourna aussitôt à ses comparaisons.
La première est petite et ne comporte pas grand chose de bien intéressant.
C'est à elle, certes, mais elle ne peut pas y faire grand chose et elle n'y a pas grand chose de digne d'intérêt à l'intérieur non plus !
La seconde est tellement spacieuse qu'elle pourrait y danser ! Elle regorge de choses qu'elle aime avec lesquelles elle pourra faire quantité d'activités qui lui plaisent et, il y a même des choses qu'elle ne connaît pas et qu'elle pourra découvrir ! C'est tellement une chouette perspective qu'Elisabeth-Ann soupire d'aise en y pensant.
On la lui a fait découvrir aujourd'hui et, il y a mille choses intéressantes dedans ! Elle voulait y rester mais, on lui a dit qu'elle devrait profiter du soleil alors, elle a pris une serviette et s'est allongée dans l'herbe du jardin.
La première est rose !
"Rose ! Beurk !", prononça tout haut l'enfant et son visage exprima le dégoût profond !
"J'ai horreur du rose !" se désola t'elle en prenant une mine boudeuse.
Alors qu'elle avait timidement exprimé qu'elle n'aimait pas cette couleur, on y avait ajouté des tentures fuchsia, des abat-jours de la même couleur et, un tapis tout aussi rose bonbon !
Les traits du visage d'Elisabeth-Ann s'étirèrent en repensant avec dégoût à ces couleurs qui ne lui avaient jamais plu !
Parfois, on l'obligeait à s'habiller en rose !
*Vous vous rendez compte ! Quelle horreur !* se rappelait la petite fille toujours en train de froncer les sourcils en tirant les commissures de ses lèvres vers le bas ! Elle fronça le nez et se dit qu'elle ferait mieux de penser à la seconde et à ne plus penser à ces vêtements qu'elle n'aimait pas juste à cause de leur couleur. Cela lui revenait en tête à ce moment-là !
La seconde, elle est verte !
Un sourire réapparu sur le doux visage de l'enfant qui s'illuminât !
"Le vert, c'est ma couleur préférée !", s'exclamât la petite fille soudain redevenue rayonnante.
*Elle est super grande et elle est si belle avec ces jolies nuances de vert, partout* pensa l'enfant en ayant les yeux qui brillent d'émotion.
Une couleur vert d'eau et, des tentures vert pin et un tapis vert impérial.
Il n'y avait pas d'abat-jour sur les lampes parce que c'était des spots avec des ampoules LED, ils étaient dirigeables et permettraient donc à l'enfant de les tourner au gré de ses besoins.
Elisabeth-Ann sourit, ses yeux s'étaient ouverts et ils brillaient, elle souriait autant avec ses yeux vert en forme d'amandes qu'avec son joli sourire et ses petites dents toutes blanches.. Ses yeux se plissaient de bonheur.
*C'est vraiment celle-là qui est la plus belle !*, pensa l'enfant en continuant d'afficher son beau sourire et sa fossette sur la joue gauche s'était formée dès que ses lèvres s'étaient étirées.
*Je crois que je vais adorer y être et que je serai la plus heureuse ! Ce que j'ai de la chance !*, se dit-elle en continuant à sourire à pleines dents !
Elle referma les yeux et se dit qu'elle allait penser aussi à tout ce que contenait ces deux endroits.
Avant d'expliquer de quoi il s'agit, laissons Elisabeth-Ann comparer, comme elle le souhaite...
L'une se trouve dans un appartement, au huitième étage de l'une des rues les plus fréquentées de Portree.
Il y a énormément de circulation, là-bas !
D'ailleurs, Elisabeth-Ann a l'interdiction de sortir seule car, avec le trafic, c'est beaucoup trop dangereux !
L'autre, ne se trouve pas très loin de l'endroit où elle est en train de se reposer dans l'herbe.
Elisabeth-Ann est dans le jardin d'une mignonne petite maison située dans une rue en cul de sac. C'est la rue la plus retirée de Portree. On pourrait même dire qu'elle est "comme à la campagne" tellement on ne se croirait plus en ville.
Et cette deuxième chose qui la ravit tant, se trouve au premier étage, dans cette petite maison.
Elle est allongée dans le jardin qui dépend de cette maison.
Avant, elle n'en avait pas, ici !
Mais, depuis quelques heures, elle l'a reçue ! Et c'est rien que pour elle, en plus !
Quand elle est dans cette maison, elle a le droit de sortir au jardin et même parfois d'aller jusqu'à la plage qui n'est pas bien loin ou d'aller s'amuser à l'entrée du bois qui se trouve tout au fond de l'allée qui débute au fond du jardin. Elle a le droit d'y aller mais, elle doit prévenir de son départ afin que l'on ne doive pas la chercher partout !
*C'est tellement chouette ! Je suis si contente ! Et elle est à moi ! Rien qu'à moi toute seule ! Elle est si belle, en plus !* s'interrompit l'enfant.
Elle retourna aussitôt à ses comparaisons.
La première est petite et ne comporte pas grand chose de bien intéressant.
C'est à elle, certes, mais elle ne peut pas y faire grand chose et elle n'y a pas grand chose de digne d'intérêt à l'intérieur non plus !
La seconde est tellement spacieuse qu'elle pourrait y danser ! Elle regorge de choses qu'elle aime avec lesquelles elle pourra faire quantité d'activités qui lui plaisent et, il y a même des choses qu'elle ne connaît pas et qu'elle pourra découvrir ! C'est tellement une chouette perspective qu'Elisabeth-Ann soupire d'aise en y pensant.
On la lui a fait découvrir aujourd'hui et, il y a mille choses intéressantes dedans ! Elle voulait y rester mais, on lui a dit qu'elle devrait profiter du soleil alors, elle a pris une serviette et s'est allongée dans l'herbe du jardin.
La première est rose !
"Rose ! Beurk !", prononça tout haut l'enfant et son visage exprima le dégoût profond !
"J'ai horreur du rose !" se désola t'elle en prenant une mine boudeuse.
Alors qu'elle avait timidement exprimé qu'elle n'aimait pas cette couleur, on y avait ajouté des tentures fuchsia, des abat-jours de la même couleur et, un tapis tout aussi rose bonbon !
Les traits du visage d'Elisabeth-Ann s'étirèrent en repensant avec dégoût à ces couleurs qui ne lui avaient jamais plu !
Parfois, on l'obligeait à s'habiller en rose !
*Vous vous rendez compte ! Quelle horreur !* se rappelait la petite fille toujours en train de froncer les sourcils en tirant les commissures de ses lèvres vers le bas ! Elle fronça le nez et se dit qu'elle ferait mieux de penser à la seconde et à ne plus penser à ces vêtements qu'elle n'aimait pas juste à cause de leur couleur. Cela lui revenait en tête à ce moment-là !
La seconde, elle est verte !
Un sourire réapparu sur le doux visage de l'enfant qui s'illuminât !
"Le vert, c'est ma couleur préférée !", s'exclamât la petite fille soudain redevenue rayonnante.
*Elle est super grande et elle est si belle avec ces jolies nuances de vert, partout* pensa l'enfant en ayant les yeux qui brillent d'émotion.
Une couleur vert d'eau et, des tentures vert pin et un tapis vert impérial.
Il n'y avait pas d'abat-jour sur les lampes parce que c'était des spots avec des ampoules LED, ils étaient dirigeables et permettraient donc à l'enfant de les tourner au gré de ses besoins.
Elisabeth-Ann sourit, ses yeux s'étaient ouverts et ils brillaient, elle souriait autant avec ses yeux vert en forme d'amandes qu'avec son joli sourire et ses petites dents toutes blanches.. Ses yeux se plissaient de bonheur.
*C'est vraiment celle-là qui est la plus belle !*, pensa l'enfant en continuant d'afficher son beau sourire et sa fossette sur la joue gauche s'était formée dès que ses lèvres s'étaient étirées.
*Je crois que je vais adorer y être et que je serai la plus heureuse ! Ce que j'ai de la chance !*, se dit-elle en continuant à sourire à pleines dents !
Elle referma les yeux et se dit qu'elle allait penser aussi à tout ce que contenait ces deux endroits.
A suivre
820 mots
"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Deux, rien que pour moi !
Révélons enfin ce que sont ces deux choses qui captivent tant la petite fille, aujourd'hui !
Mais non, elle ne pense pas à ses deux domiciles, voyons ! Ce qu’elle compare se sont ses deux chambres, pardi !
Eh oui, aujourd'hui, elle en a reçu une rien que pour elle, ici, dans la petite maison près de laquelle elle est vautrée sur une serviette, posée sur l'herbe du jardin de cette petite dépendance toute coquette.
Elisabeth-Ann commença a pensé à celle qu'elle avait toujours eu, celle qui se trouve dans un appartement du huitième étage d'une rue très fréquentée de Portree, en Ecosse. En plus, il n'y a même plus d'ascenseur dans l'immeuble, pour l'instant... il est en panne depuis trois jours ! Heureusement, qu'elle n'est pas là-bas ! Mais, de toute façon, elle ne peut pas sortir seule de l'appartement donc, elle n'aurait pas eu trop de problème à demander à rester à l'intérieur vu que c'était ce qu'on attendait d'elle quand elle y séjournait.
Là, pour l'administration écossaise, c'est son domicile officiel. Pour eux, c'est là qu'elle habite... mais, revenons-en aux pensées de la petite fille.
Celle-là a été tapissée de rose, un rose pâle certes mais, du rose tout de même !
Et pour une enfant qui a horreur de cette couleur, c'est assez frustrant.
Mais, cette couleur avait été choisie, bien avant sa naissance, par rapport au sexe de l'enfant.
D'autant qu'elle s'en souvienne, elle l'a toujours connue de cette affreuse couleur qui ressemble à la couleur de la layette pour les fillettes.
"Pourquoi est-ce que je devrais aimer cette couleur parce que je suis une fille ?", se renfrognât l'enfant en s'exprimant à voix haute sans même s'en apercevoir.
Son nez se plissait et la distance entre ses sourcils se réduisait pendant qu'elle tentait de détailler l'endroit.
*Mais, s'il n'y avait que les murs*, se lamentait-elle intérieurement.
*Oh mais non ! Même les murs, c'est déjà bien trop ! Je n'aime vraiment pas !*, ajouta t'elle à sa réflexion.
Les tentures et les abat-jours fuchsias, le tapis rose bonbon ne faisaient qu'ajouter davantage de cette couleur qui déplaisait à l'enfant.
*De toute façon, rien ne me plaît, là-bas !*, soupira t'elle d'un air triste.
L'endroit était peu meublé, une petite commode blanche, une armoire de la même couleur, un lit et un bureau assortis, pas un meuble de plus sauf peut-être une petite table de nuit immaculée posée à côté du lieu de repos. Bien entendu, afin de rester dans un thème propice aux habitudes de la population, les jeux de draps étaient, eux aussi, dans différentes teintes de rose.
Elisabeth-Ann n'aime pas être dans cette chambre qui est pourtant la sienne. Pourquoi ?
Parce qu'elle ne peut pas y rester sauf, pour dormir.
Si elle veut jouer, il faut le faire dans le salon ou dans la salle-à-manger mais, sans faire de bruit pour ne pas déranger les adultes. Pourquoi ? Parce qu'il est impossible de surveiller ce qu'elle fait si elle ne se trouve pas dans la même pièce et puis, si elle joue dans sa chambre, elle va déranger et mettre du bazar partout ! Et, pas question de le découvrir à l'heure de l'envoyer se coucher !
Si elle veut lire, c'était aussi dans ces deux pièces qu'elle devait être ; elle ne peut pas s'isoler dans sa chambre.
Pendant les années scolaires de sa courte vie, elle était là-bas uniquement en semaine vu que les adultes qui habitent l'appartement travaillent les week-ends. Les samedis et dimanches, elle vivait alors dans la petite maison où elle se trouvait allongée dans le gazon. C'est aussi ce qu'il se passe durant les vacances scolaires et elle en est ravie. C'est bien mieux pour elle, elle se sent plus heureuse et plus libre là où elle se trouve actuellement.
Vous savez, même pour faire ses devoirs, elle ne peut pas s'attabler à son bureau....
*A quoi ça sert d'avoir un bureau si l'on ne peut pas s'en servir !*, bougonnât-elle.
En effet, elle a toujours été obligée de faire ses devoirs sur la table de la salle-à-manger, en tournant le dos à la télévision. Il lui est interdit de se retourner pour regarder l'écran et ce, même si le sujet abordé l'intéresse ou si l'un des bruits provenant du poste l'attire irrésistiblement. Elle ne peut pas, sous peine d'être punie et de devoir recopier ses feuilles de cours jusqu'à ce qu'elles soient plus belles qu'une feuille imprimée.
C'est une petite chambre fonctionnelle mais, où il n'y a rien de permis à part dormir !
Même lire un livre avant de s'endormir n'est pas permis.
Et en plus, elle est rose !
Venons-en à la seconde, oui, cette toute nouvelle chambre qu'elle vient de recevoir.
A force de passer tous ses week-ends là-bas, il fallait bien qu'elle finisse par obtenir un coin rien qu'à elle et, c'est ce qui s'est passé !
Comme je vous l'ai déjà expliqué, celle-ci est peinte d'une belle nuance de vert d'eau. Elle possède des tentures vert pin et un tapis vert impérial pour quand elle saute du lit dont le matelas est tellement haut que quand elle est assise dessus, ses pieds ne touchent pas encore le sol.
Cette pièce est spacieuse, il y a beaucoup de place entre les meubles et elle pourrait même faire la roue dans sa chambre sans toucher les meubles. Cependant, pas sûr que si elle ratait la figure, elle ne se cognerait pas les pieds dans sa garde-robe ou dans le lit.
Il y a même un petit coin qui reste vide afin de pouvoir lui installer une télévision lorsqu’elle sera plus grande mais, ça, ce n’est pas pour tout de suite ! Elle n’a même pas onze ans !
Ici, les meubles sont en bois, ils ne sont pas peints mais ils ont reçu une couche de protection de cire qui pourrait faire croire qu'ils sont vernis mais, ça n'est pas le cas. C'est un bois un peu rouge qui a été choisi. Les meubles sont en merisier.
Il y a un grand bureau avec deux tiroirs, une table à puzzle, un lit d'adulte qui est un peu trop haut pour l'enfant, une grande garde-robe avec quatre portes dont une qui est un miroir d'en haut jusqu'en bas, une table de nuit, un chevalet, trois bibliothèques dont deux pleines de livres et la dernière est pleine de divers objets auxquels elle va penser et dont elle va donc vous parler... Et, il y a même un piano droit dans un des coins, près de l'une des fenêtres, lui aussi, est en bois de merisier, tout comme son siège recouvert d’un cuir dont la couleur était fort similaire à celle du bois.
Malgré la composition bien plus riche des lieux, il reste énormément de place pour bouger dans cette pièce et surtout, le règlement des lieux est bien différent, on le lui a expliqué en la lui faisant découvrir.
Ici, elle pourra rester dans sa chambre et y jouer. Elle aura l'autorisation de lire avant de s'endormir mais devra couper la lumière à l'heure qu'on lui imposera et si elle oublie de regarder l'heure, on viendra lui dire d'éteindre les lumières et de se coucher. Elle pourra y jouer, y bricoler, y danser. Elle pourra écouter de la musique, faire des puzzles, apprendre à peindre ou à jouer du piano, elle pourra s'isoler quand elle en aura envie mais pas quand il y aura, comme c'est le cas aujourd'hui, un soleil radieux. Il faut vivre autant dehors que dedans, telle est la devise de cette maison.
Mais non, elle ne pense pas à ses deux domiciles, voyons ! Ce qu’elle compare se sont ses deux chambres, pardi !
Eh oui, aujourd'hui, elle en a reçu une rien que pour elle, ici, dans la petite maison près de laquelle elle est vautrée sur une serviette, posée sur l'herbe du jardin de cette petite dépendance toute coquette.
Elisabeth-Ann commença a pensé à celle qu'elle avait toujours eu, celle qui se trouve dans un appartement du huitième étage d'une rue très fréquentée de Portree, en Ecosse. En plus, il n'y a même plus d'ascenseur dans l'immeuble, pour l'instant... il est en panne depuis trois jours ! Heureusement, qu'elle n'est pas là-bas ! Mais, de toute façon, elle ne peut pas sortir seule de l'appartement donc, elle n'aurait pas eu trop de problème à demander à rester à l'intérieur vu que c'était ce qu'on attendait d'elle quand elle y séjournait.
Là, pour l'administration écossaise, c'est son domicile officiel. Pour eux, c'est là qu'elle habite... mais, revenons-en aux pensées de la petite fille.
Celle-là a été tapissée de rose, un rose pâle certes mais, du rose tout de même !
Et pour une enfant qui a horreur de cette couleur, c'est assez frustrant.
Mais, cette couleur avait été choisie, bien avant sa naissance, par rapport au sexe de l'enfant.
D'autant qu'elle s'en souvienne, elle l'a toujours connue de cette affreuse couleur qui ressemble à la couleur de la layette pour les fillettes.
"Pourquoi est-ce que je devrais aimer cette couleur parce que je suis une fille ?", se renfrognât l'enfant en s'exprimant à voix haute sans même s'en apercevoir.
Son nez se plissait et la distance entre ses sourcils se réduisait pendant qu'elle tentait de détailler l'endroit.
*Mais, s'il n'y avait que les murs*, se lamentait-elle intérieurement.
*Oh mais non ! Même les murs, c'est déjà bien trop ! Je n'aime vraiment pas !*, ajouta t'elle à sa réflexion.
Les tentures et les abat-jours fuchsias, le tapis rose bonbon ne faisaient qu'ajouter davantage de cette couleur qui déplaisait à l'enfant.
*De toute façon, rien ne me plaît, là-bas !*, soupira t'elle d'un air triste.
L'endroit était peu meublé, une petite commode blanche, une armoire de la même couleur, un lit et un bureau assortis, pas un meuble de plus sauf peut-être une petite table de nuit immaculée posée à côté du lieu de repos. Bien entendu, afin de rester dans un thème propice aux habitudes de la population, les jeux de draps étaient, eux aussi, dans différentes teintes de rose.
Elisabeth-Ann n'aime pas être dans cette chambre qui est pourtant la sienne. Pourquoi ?
Parce qu'elle ne peut pas y rester sauf, pour dormir.
Si elle veut jouer, il faut le faire dans le salon ou dans la salle-à-manger mais, sans faire de bruit pour ne pas déranger les adultes. Pourquoi ? Parce qu'il est impossible de surveiller ce qu'elle fait si elle ne se trouve pas dans la même pièce et puis, si elle joue dans sa chambre, elle va déranger et mettre du bazar partout ! Et, pas question de le découvrir à l'heure de l'envoyer se coucher !
Si elle veut lire, c'était aussi dans ces deux pièces qu'elle devait être ; elle ne peut pas s'isoler dans sa chambre.
Pendant les années scolaires de sa courte vie, elle était là-bas uniquement en semaine vu que les adultes qui habitent l'appartement travaillent les week-ends. Les samedis et dimanches, elle vivait alors dans la petite maison où elle se trouvait allongée dans le gazon. C'est aussi ce qu'il se passe durant les vacances scolaires et elle en est ravie. C'est bien mieux pour elle, elle se sent plus heureuse et plus libre là où elle se trouve actuellement.
Vous savez, même pour faire ses devoirs, elle ne peut pas s'attabler à son bureau....
*A quoi ça sert d'avoir un bureau si l'on ne peut pas s'en servir !*, bougonnât-elle.
En effet, elle a toujours été obligée de faire ses devoirs sur la table de la salle-à-manger, en tournant le dos à la télévision. Il lui est interdit de se retourner pour regarder l'écran et ce, même si le sujet abordé l'intéresse ou si l'un des bruits provenant du poste l'attire irrésistiblement. Elle ne peut pas, sous peine d'être punie et de devoir recopier ses feuilles de cours jusqu'à ce qu'elles soient plus belles qu'une feuille imprimée.
C'est une petite chambre fonctionnelle mais, où il n'y a rien de permis à part dormir !
Même lire un livre avant de s'endormir n'est pas permis.
Et en plus, elle est rose !
Venons-en à la seconde, oui, cette toute nouvelle chambre qu'elle vient de recevoir.
A force de passer tous ses week-ends là-bas, il fallait bien qu'elle finisse par obtenir un coin rien qu'à elle et, c'est ce qui s'est passé !
Comme je vous l'ai déjà expliqué, celle-ci est peinte d'une belle nuance de vert d'eau. Elle possède des tentures vert pin et un tapis vert impérial pour quand elle saute du lit dont le matelas est tellement haut que quand elle est assise dessus, ses pieds ne touchent pas encore le sol.
Cette pièce est spacieuse, il y a beaucoup de place entre les meubles et elle pourrait même faire la roue dans sa chambre sans toucher les meubles. Cependant, pas sûr que si elle ratait la figure, elle ne se cognerait pas les pieds dans sa garde-robe ou dans le lit.
Il y a même un petit coin qui reste vide afin de pouvoir lui installer une télévision lorsqu’elle sera plus grande mais, ça, ce n’est pas pour tout de suite ! Elle n’a même pas onze ans !
Ici, les meubles sont en bois, ils ne sont pas peints mais ils ont reçu une couche de protection de cire qui pourrait faire croire qu'ils sont vernis mais, ça n'est pas le cas. C'est un bois un peu rouge qui a été choisi. Les meubles sont en merisier.
Il y a un grand bureau avec deux tiroirs, une table à puzzle, un lit d'adulte qui est un peu trop haut pour l'enfant, une grande garde-robe avec quatre portes dont une qui est un miroir d'en haut jusqu'en bas, une table de nuit, un chevalet, trois bibliothèques dont deux pleines de livres et la dernière est pleine de divers objets auxquels elle va penser et dont elle va donc vous parler... Et, il y a même un piano droit dans un des coins, près de l'une des fenêtres, lui aussi, est en bois de merisier, tout comme son siège recouvert d’un cuir dont la couleur était fort similaire à celle du bois.
Malgré la composition bien plus riche des lieux, il reste énormément de place pour bouger dans cette pièce et surtout, le règlement des lieux est bien différent, on le lui a expliqué en la lui faisant découvrir.
Ici, elle pourra rester dans sa chambre et y jouer. Elle aura l'autorisation de lire avant de s'endormir mais devra couper la lumière à l'heure qu'on lui imposera et si elle oublie de regarder l'heure, on viendra lui dire d'éteindre les lumières et de se coucher. Elle pourra y jouer, y bricoler, y danser. Elle pourra écouter de la musique, faire des puzzles, apprendre à peindre ou à jouer du piano, elle pourra s'isoler quand elle en aura envie mais pas quand il y aura, comme c'est le cas aujourd'hui, un soleil radieux. Il faut vivre autant dehors que dedans, telle est la devise de cette maison.
A suivre
1263 mots
"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Deux, rien que pour moi !
Dans cette toute nouvelle chambre, on a pris soin de disposer de deux bibliothèques de livres divers : des livres de médecine et de biologie vu que ce sont les passions de l'enfant, des livres en grec moderne vu qu'elle l'apprend depuis son enfance, des bandes dessinées, des romans, des dictionnaires, des biographies, bref, plein de sujets sont abordés et, il reste un peu de place pour les futurs achats que l'on fera pour qu'elle sourie davantage.
En ce qui concerne la troisième bibliothèque qui sert plutôt d'étagère, sont disposées par-dessus, une ribambelle de boîtes de puzzles et de jeux de société.
Dans les compartiments de l'armoire, des sortes de casiers en carton, recouverts de toiles vert d'eau, portent des étiquettes pour décrire leurs contenus.
Mais, il y a quatre planches dans ce meuble. Quatre planches, quatre contenus bien séparés.
Tout en haut se trouve tout ce qui concernait la peinture : des tubes d'acrylique, à l'huile, de l'aquarelle et des gouaches, des toiles déjà tendues, des pinceaux, des petits pots, des plateaux pour les mélanges et les solvants nécessaires. On y trouve même quelques boîtes de peintures à numéros.
La deuxième planche en partant du haut était consacrée au point de croix avec des échevettes de fils placées dans des fardes par numéros de couleurs, des aiguilles, des ciseaux, de la toile de différentes couleurs et de différentes tailles, des cercles à broder de différentes circonférences en plastique et en bambou, une lampe à accrocher à l'ouvrage, une loupe, des marqueurs fluorescents, un cadre aimanté pour y mettre les directives sur papier.
Des kits de peinture diamant avec plein de modèles toujours dans leurs boîtes, des pinces spéciales pour prendre les perles, des boîtes de rangement pour trier les perles, tous les accessoires imaginables avaient été achetés et se trouvaient sur cette planche.
Cette troisième étagère était dédiée à la créativité, vu que la toute dernière planche, la quatrième, tout en bas, contenait plein de livres de partitions allant du classique au moderne en passant de la difficulté débutant à celle des diplômés des Conservatoires. La planche était divisée en deux parties : les partitions de chant et les partitions de piano.
Sa table à puzzle permet de ranger les pièces dans des tiroirs en les ayant préalablement triées et, permet également de recouvrir le puzzle d'une planche qui empêcherait de faire valser les pièces sans le faire exprès. Mais, bien entendu, pour que cela soit efficace, il ne faudra pas oublier de recouvrir le puzzle de la planche.
Cette table, c'est quelque chose !
Elle peut se pencher, comme une table à dessin !
Et elle est dotée d'une lumière LED dirigeable qui lui est attachée ; c'est bien pratique !
En plus, comme si cette table pourrait peut-être servir à d'autre chose un jour, la lampe est munie d'une grosse loupe. Mais, Elisabeth-Ann ne sait pas du tout à quoi cela pourrait bien pouvoir servir !
Son bureau en merisier est recouvert d'un beau sous-main élégant à l'effigie de la société : "Jewson Isle of Skye Portree", l'usine d'un grossiste vendant des outils, des matériaux et des équipements de construction. Tout le nécessaire de bureau avait été acheté dans la couleur préférée de l'enfant ce qui s'harmonisait parfaitement avec les lieux. L'assise ressemblait à un fauteuil de direction et quand la petite fille l'avait essayé, on l'aurait crue bien plus petite qu'elle ne l'est réellement !
Juste au-dessus de son bureau, était attachée au mur, une armoire suspendue. Celle-ci contenait tout le nécessaire à une enfant en pleine scolarité : des carnets, des feuilles, des Bics, des crayons, des gommes, du papier collant, même des cartouches d'imprimantes et des rames de feuilles...
Entre le bureau et l'armoire, un calendrier mensuel était affiché avec la feuille de juillet 2050, bien entendu.
A côté de son bureau, on avait remonté de la salle-à-manger, le bureau en plastique et métal noir qui portait son ordinateur, son imprimante, le clavier, les enceintes et l'écran.
C'est peut-être le seul meuble qui ne concordait pas trop avec la pièce mais, il était indispensable pour les études d'Elisabeth-Ann car, l'école lui demandait souvent de faire des exposés à thèmes et, il fallait faire des recherches sur Internet et créer des petits livrets à donner à ses condisciples juste avant de faire l'exposé.
Elle aurait le Wi-Fi dans sa chambre comme elle l'avait au rez-de-chaussée donc, ça ne changerait pas grand-chose mais elle pourra, désormais, travailler dans sa chambre.
Sa garde-robe contenait ses affaires qu'elle prenait d'appartement en maison mais, elle y découvrit des petits paquets emballés avec soins. C'était des petits paquets cadeaux où des dates étaient inscrites précédées de la mention : "A ne pas ouvrir avant"
Elisabeth-Ann étant très curieuse, elle fut un peu contrariée tout en étant toute excitée d'avoir ces petits paquets à ouvrir.
Chacun des paquets portait la date d'un samedi différent...
Curieuse et enjouée, elle classa tous les petits paquets par dates et il y en avait un par semaine jusqu'à la fin des vacances !
Et il y en avait un qui était à la date d'aujourd'hui !
Elle n'osa pas l'ouvrir, elle se dit qu'elle allait d'abord demander la permission ! Et ses pensées revenaient sans cesse à la forme du paquet qui était un banal rectangle et ne permettait pas de deviner son contenu !
Elle devra attendre, ce soir, pour savoir ce qu'il contient et, ça ne la dérangeait pas vu que le soir approchait à grands pas.
Différents spots étaient disposés dans la chambre et, comme ils étaient orientables, ils pouvaient éclairer partiellement ou totalement la chambre et pouvaient même se concentrer sur un espace réduit si elle le désirait.
Elisabeth-Ann se disait que maintenant, elle serait fière de parler de "sa" chambre ! Parce que non seulement elle est tellement heureuse d'avoir un endroit où elle pourra jouer, lire, apprendre et créer. Mais en plus, elle a été préparée avec soin pour lui ressembler, elle contient des choses qu'elle aime, des choses à découvrir, des choses à apprendre et à essayer. Mais en plus, elle a été réalisée avec des rappels de sa couleur préférée un peu partout.
Ce rappel la fit soupirer d'aise, les yeux entrouverts et rêveurs de tout ce qu'elle pourra réaliser dans cette chambre qui sera vraiment "la sienne". Une chambre où il n'y a pas un règlement strict et où elle pourra faire tant d'autres choses que dormir !
"Oui, J'en ai deux ! Oui, deux ! Deux, rien que pour moi !" déclara Elisabeth-Ann, un beau sourire aux lèvres, son regard devenu malicieux en imaginant tout ce qu'elle pourra désormais faire dans sa deuxième chambre.
En ce qui concerne la troisième bibliothèque qui sert plutôt d'étagère, sont disposées par-dessus, une ribambelle de boîtes de puzzles et de jeux de société.
Dans les compartiments de l'armoire, des sortes de casiers en carton, recouverts de toiles vert d'eau, portent des étiquettes pour décrire leurs contenus.
Mais, il y a quatre planches dans ce meuble. Quatre planches, quatre contenus bien séparés.
Tout en haut se trouve tout ce qui concernait la peinture : des tubes d'acrylique, à l'huile, de l'aquarelle et des gouaches, des toiles déjà tendues, des pinceaux, des petits pots, des plateaux pour les mélanges et les solvants nécessaires. On y trouve même quelques boîtes de peintures à numéros.
La deuxième planche en partant du haut était consacrée au point de croix avec des échevettes de fils placées dans des fardes par numéros de couleurs, des aiguilles, des ciseaux, de la toile de différentes couleurs et de différentes tailles, des cercles à broder de différentes circonférences en plastique et en bambou, une lampe à accrocher à l'ouvrage, une loupe, des marqueurs fluorescents, un cadre aimanté pour y mettre les directives sur papier.
Des kits de peinture diamant avec plein de modèles toujours dans leurs boîtes, des pinces spéciales pour prendre les perles, des boîtes de rangement pour trier les perles, tous les accessoires imaginables avaient été achetés et se trouvaient sur cette planche.
Cette troisième étagère était dédiée à la créativité, vu que la toute dernière planche, la quatrième, tout en bas, contenait plein de livres de partitions allant du classique au moderne en passant de la difficulté débutant à celle des diplômés des Conservatoires. La planche était divisée en deux parties : les partitions de chant et les partitions de piano.
Sa table à puzzle permet de ranger les pièces dans des tiroirs en les ayant préalablement triées et, permet également de recouvrir le puzzle d'une planche qui empêcherait de faire valser les pièces sans le faire exprès. Mais, bien entendu, pour que cela soit efficace, il ne faudra pas oublier de recouvrir le puzzle de la planche.
Cette table, c'est quelque chose !
Elle peut se pencher, comme une table à dessin !
Et elle est dotée d'une lumière LED dirigeable qui lui est attachée ; c'est bien pratique !
En plus, comme si cette table pourrait peut-être servir à d'autre chose un jour, la lampe est munie d'une grosse loupe. Mais, Elisabeth-Ann ne sait pas du tout à quoi cela pourrait bien pouvoir servir !
Son bureau en merisier est recouvert d'un beau sous-main élégant à l'effigie de la société : "Jewson Isle of Skye Portree", l'usine d'un grossiste vendant des outils, des matériaux et des équipements de construction. Tout le nécessaire de bureau avait été acheté dans la couleur préférée de l'enfant ce qui s'harmonisait parfaitement avec les lieux. L'assise ressemblait à un fauteuil de direction et quand la petite fille l'avait essayé, on l'aurait crue bien plus petite qu'elle ne l'est réellement !
Juste au-dessus de son bureau, était attachée au mur, une armoire suspendue. Celle-ci contenait tout le nécessaire à une enfant en pleine scolarité : des carnets, des feuilles, des Bics, des crayons, des gommes, du papier collant, même des cartouches d'imprimantes et des rames de feuilles...
Entre le bureau et l'armoire, un calendrier mensuel était affiché avec la feuille de juillet 2050, bien entendu.
A côté de son bureau, on avait remonté de la salle-à-manger, le bureau en plastique et métal noir qui portait son ordinateur, son imprimante, le clavier, les enceintes et l'écran.
C'est peut-être le seul meuble qui ne concordait pas trop avec la pièce mais, il était indispensable pour les études d'Elisabeth-Ann car, l'école lui demandait souvent de faire des exposés à thèmes et, il fallait faire des recherches sur Internet et créer des petits livrets à donner à ses condisciples juste avant de faire l'exposé.
Elle aurait le Wi-Fi dans sa chambre comme elle l'avait au rez-de-chaussée donc, ça ne changerait pas grand-chose mais elle pourra, désormais, travailler dans sa chambre.
Sa garde-robe contenait ses affaires qu'elle prenait d'appartement en maison mais, elle y découvrit des petits paquets emballés avec soins. C'était des petits paquets cadeaux où des dates étaient inscrites précédées de la mention : "A ne pas ouvrir avant"
Elisabeth-Ann étant très curieuse, elle fut un peu contrariée tout en étant toute excitée d'avoir ces petits paquets à ouvrir.
Chacun des paquets portait la date d'un samedi différent...
Curieuse et enjouée, elle classa tous les petits paquets par dates et il y en avait un par semaine jusqu'à la fin des vacances !
Et il y en avait un qui était à la date d'aujourd'hui !
Elle n'osa pas l'ouvrir, elle se dit qu'elle allait d'abord demander la permission ! Et ses pensées revenaient sans cesse à la forme du paquet qui était un banal rectangle et ne permettait pas de deviner son contenu !
Elle devra attendre, ce soir, pour savoir ce qu'il contient et, ça ne la dérangeait pas vu que le soir approchait à grands pas.
Différents spots étaient disposés dans la chambre et, comme ils étaient orientables, ils pouvaient éclairer partiellement ou totalement la chambre et pouvaient même se concentrer sur un espace réduit si elle le désirait.
Elisabeth-Ann se disait que maintenant, elle serait fière de parler de "sa" chambre ! Parce que non seulement elle est tellement heureuse d'avoir un endroit où elle pourra jouer, lire, apprendre et créer. Mais en plus, elle a été préparée avec soin pour lui ressembler, elle contient des choses qu'elle aime, des choses à découvrir, des choses à apprendre et à essayer. Mais en plus, elle a été réalisée avec des rappels de sa couleur préférée un peu partout.
Ce rappel la fit soupirer d'aise, les yeux entrouverts et rêveurs de tout ce qu'elle pourra réaliser dans cette chambre qui sera vraiment "la sienne". Une chambre où il n'y a pas un règlement strict et où elle pourra faire tant d'autres choses que dormir !
"Oui, J'en ai deux ! Oui, deux ! Deux, rien que pour moi !" déclara Elisabeth-Ann, un beau sourire aux lèvres, son regard devenu malicieux en imaginant tout ce qu'elle pourra désormais faire dans sa deuxième chambre.
Terminé
1109 mots
"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051