Le Pleuroir
appelé officiellement
Comptoir des doléances et autres demandes particulières
(mais plus personne n'utilise ce nom)
Après avoir réussi à pénétrer dans l'entrée du Pitiponk (c'est à dire après avoir réussi à reproduire le bon rythme de la musique Fais l’hippogriffe), vous arrivez dans un sas d'entrée. Il vous faut passer une seconde double porte pour atteindre la salle principale du Pitiponk. Là, sur votre droite, vous ne manquerez pas de remarquer une ouverture sur le mur, à mi-chemin entre un guichet et un passe-plat . Derrière, vous apercevez la silhouette d'un.e employé.e du Pitiponk plus ou moins avachi.e sur une chaise, l'air plus ou moins aimable, souriant... Ou pas. Au-dessus du guichet, une pancarte diffuse le message suivant :
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Oui mais concrètement, comment ça se passe ?
Très bonne question, Garry ! Merci de l'avoir posée !
Concrètement, vous allez pouvoir poster à la suite de ce message un post dans lequel vous ferez réagir votre personnage. Décrivez ses actions et ses paroles dans un texte à votre convenance. Peu importe la demande que ce dernier soumettra au Pleuroir Comptoir des doléances et autres demandes particulières du Pitiponk, il recevra une réponse. Vous êtes prévenus : l'établissement ne sera pas responsable du ton emprunté par l'employé.e pour répondre à votre personnage, pas plus qu'il ne prend la responsabilité si ce dernier se vexe. Mais la plupart du temps, votre personnage repartira heureux et comblé.
Après chacun de vos posts, une réponse vous sera donnée dans un texte mettant en scène un.e employé.e. Si vous souhaitez que votre personnage soit reçu par une autre personne que Christopher, soit l'un.e des employé.es du Pitiponk, précisez-le ! Que ce soit en décrivant l'employé.e ou en me l'indiquant dans votre post.
Besoin d'un exemple pour comprendre, Garry ? Voici :
ReducioPost d'une joueuse ou d'un joueur :
Darwen fait des pieds et des mains pour traverser la foule compacte qui se tortille sur la piste de danse. Les sorciers qu’il bouscule lui lancent des regards de travers et chuchotent des insanités dans son dos. Darwen les ignore, tout à son objectif qu’il voit se profiler à l'horizon : le Comptoir des plaintes, qu’il appelle aussi parfois le Comptoir des bonnes blagues de Chris, mais ce soir c’est une plainte qu’il a au bord des lèvres, pas un rire.
Lorsqu’enfin il arrive devant le comptoir, il prend son mal en patience — ou plutôt en impatience : bras croisés, pied qui bat la mesure, soupirs réguliers et de plus en plus bruyants, regard noir lancé au client devant lui accoudé au comptoir. Finalement, le sorcier aviné prend congé de l'employé et ce dernier fait signe à Darwen d’avancer. Par chance, il s’agit de Christopher.
« C’est insupportable ! tempête Darwen en s’accoudant au bord. La musique, là, c’est quoi votre problème ? Vous êtes coincés dans les années trente, ou quoi ? Je comprends que vous soyez nostalgiques de votre jeunesse, mais j’en ai marre de voir tous ces idiots se trémousser sur des musiques qui ont l’âge de ma mère ! Change de disque un peu, tu veux ! »Réponse de l’employé, en l'occurrence Christopher qui adore passer ses soirées au Pleuroir et pouvoir remballer ses clients les plus récalcitrants :
Christopher appuie sa lourde botte sur le rebord du comptoir — une petite perle rare achetée pas plus tard que le mois dernier ; en cuir de dragon, s’il-vous-plaît, et ne lui demandez pas où il se l'est procurée, contentez-vous d’admirer sa brillance immaculée. Il pousse sur sa jambe pour faire basculer sa chaise en arrière et considère le client qui lui fait face à travers l’espace ouvert dans le mur. Pas de chance pour ce bellâtre, ce soir c’est Christopher qui a choisi la playlist. Et Christopher est très susceptible.
Une dernière balance sur les pieds de sa chaise et il bascule soudainement en avant pour rétablir son équilibre. Cela l’amène tout proche de Darwen, près duquel il s’accoude.
« Écoute mon grand, si tu veux écouter le genre de musique commerciale sur laquelle tous les jeunes de ton âge aiment se dandiner, je t’en prie, va passer la soirée au Chaudron Baveur ou aux Trois Balais, c’est sûr que tu t’éclateras, là-bas. »
D’un geste du bras insolent, Christopher l’encourage à déguerpir. Puis il se rencogne contre le dossier de sa chaise et attrape une cigarette dans la poche de sa chemise.
« Quand tu écouteras de la bonne musique, conclue-t-il en la glissant entre ses lèvres étirées en un sourire moqueur, tu auras le droit d’avoir ton mot à dire sur la musique qu’on passe au Pitiponk. »
Si vous le souhaitez, vous pouvez éditer votre post après ma résolution pour permettre à votre personnage de réagir à la réponse de l'employé. Si la situation exige un échange plus poussé entre l'employé et votre personnage, n'hésitez pas à me contacter pour qu'on voie ensemble comment se déroule la suite de l'échange.
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Informations
> Veuillez respecter les règles du site !
> 220 mots minimum ; pas de limite maximum imposée.
> Vous n'êtes pas obligés d'attendre que j'écrive une résolution pour poster après un.e camarade.
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Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
Le Pleuroir
Mercredi 22 juin 2050
Milieu de soirée
Elle m'ordonne de m'arrêter au moment où j'allais pousser la porte pour quitter le pub. Je ramène mes yeux fatigués sur Ashley qui m'ignore complètement pour se diriger vers le Comptoir des doléances incrusté dans le mur à gauche de l'entrée. Oswald ricane doucement et la suit sans penser à se plaindre. De toute manière Oswald ne se plaint jamais de rien. Il a passé l'heure à écouter Ashley s'agacer sur ses collègues de travail et à me demander toutes les trois secondes si j'allais bien, jusqu'à ce que je lui dise clairement de la fermer. Et il ne s'en est pas plaint.
Je pousse un long soupir et consens à me décaler pour laisser passer les clients qui souhaitent sortir du pub. Les mains enfoncées dans les poches, je m'approche de Rockfield et Johnson en prenant soin de rester à une distance respectable pour que l'employé coincé dans le petit espace derrière le comptoir ne croit pas que je suis concernée par la demande de la bonde. Je ne sais même pas ce qu'elle veut.
Elle s'accoude au comptoir, un grand sourire aux lèvres.
« Salut ! Attendez deux secondes, » fait-elle, un doigt levé, s'adressant à l'employé que je n'aperçois pas d'ici.
Johnson me jette un regard consterné lorsqu'elle sort de sa poche un morceau de parchemin déchiré. Je hausse vaguement les épaules, l'air de dire : je me fiche de ce qu'elle est en train de faire. Et c'est bien vrai. Une moue impatiente aux lèvres, je me détourne vers la sortie en songeant déjà à ce que je ferai lorsque je retrouverai ma tranquillité. Ashley continue son petit cirque et se met à écrire quelque chose sur le parchemin. Elle le fait glisser sur le comptoir pour que l'homme puisse l'attraper.
« Vous pourrez donner ça à votre collègue, là ? Le grand brun, » sourit la sorcière en faisant un clin d'œil à l'employé du pub.
Un clin d'œil. Elle lui fait un clin d'œil. Oswald camoufle un fou-rire derrière sa main. Je lève les yeux au ciel, les lèvres pincées. Et c'est pour ça que je suis en train de perdre mon temps ? Qu'est-ce qui lui prend, par Merlin ?
« Qu'il n'hésite pas à me contacter, insiste Ashley. Vous lui passerez, hein ? »
Après la résolution
Ashley s'éloigne lentement du comptoir avec son morceau de parchemin, une moue sur les lèvres. Oswald se penche vers elle et lui murmure quelque chose aux oreilles qui la fait ricaner. Son rire meurt sur ses lèvres quand elle arrive à mon niveau. Je ne pose aucune question, c'est même à peine si je la regarde parce que j'amorce déjà un mouvement vers la sortie, pourtant elle me lance :
« J'ai laissé mon adresse à l'employé beau gosse dont je parlais tout à l'heure mais l'autre, là, il a pas voulu lui passer... »
Je coule un regard accablé dans sa direction en poussant la porte du pub. Dans le dos de Rockfield, Oswald me lance une œillade que je ne comprends pas.
« Il est un peu vieux, me contenté-je de dire parce que je n'ai qu'un seul visage en tête quand on me parle d'employé du Pitiponk et aussi parce que je n'ai rien à répondre à sa déconvenue — je ne sais même pas pourquoi elle m'en parle.
— T'es con ou quoi ? râle Ashley se laissant tomber contre la seconde porte qui donne sur la rue pour nous ouvrir le passage. Je te parle de l'autre, du jeune. »
Je hausse les épaules. Je me fiche comme de mon premier chaudron de qui elle me parle et je me fiche également de ce qu'elle fait lorsqu'elle n'est pas avec moi. Je ne réponds donc pas, mais encore une fois elle dit comme si je lui avais posé la question :
« Demain soir, j'irai lui donner directement. »
Elle me regarde en disant ça. Un sourcil se dresse très haut sur mon front. Pourquoi est-ce qu'elle me raconte ça ? Oswald finit par se mettre entre nous. Il passe son bras autour de la nuque d'Ashley et s'éloigne avec elle dans la ruelle en m'encourageant à les suivre pour, je cite : « rentrer plus rapidement au bercail car je crève la dalle ». Je les suis après un moment d'hésitation, l'esprit déjà loin des petites affaires d'Ashley.
Milieu de soirée
Elle m'ordonne de m'arrêter au moment où j'allais pousser la porte pour quitter le pub. Je ramène mes yeux fatigués sur Ashley qui m'ignore complètement pour se diriger vers le Comptoir des doléances incrusté dans le mur à gauche de l'entrée. Oswald ricane doucement et la suit sans penser à se plaindre. De toute manière Oswald ne se plaint jamais de rien. Il a passé l'heure à écouter Ashley s'agacer sur ses collègues de travail et à me demander toutes les trois secondes si j'allais bien, jusqu'à ce que je lui dise clairement de la fermer. Et il ne s'en est pas plaint.
Je pousse un long soupir et consens à me décaler pour laisser passer les clients qui souhaitent sortir du pub. Les mains enfoncées dans les poches, je m'approche de Rockfield et Johnson en prenant soin de rester à une distance respectable pour que l'employé coincé dans le petit espace derrière le comptoir ne croit pas que je suis concernée par la demande de la bonde. Je ne sais même pas ce qu'elle veut.
Elle s'accoude au comptoir, un grand sourire aux lèvres.
« Salut ! Attendez deux secondes, » fait-elle, un doigt levé, s'adressant à l'employé que je n'aperçois pas d'ici.
Johnson me jette un regard consterné lorsqu'elle sort de sa poche un morceau de parchemin déchiré. Je hausse vaguement les épaules, l'air de dire : je me fiche de ce qu'elle est en train de faire. Et c'est bien vrai. Une moue impatiente aux lèvres, je me détourne vers la sortie en songeant déjà à ce que je ferai lorsque je retrouverai ma tranquillité. Ashley continue son petit cirque et se met à écrire quelque chose sur le parchemin. Elle le fait glisser sur le comptoir pour que l'homme puisse l'attraper.
« Vous pourrez donner ça à votre collègue, là ? Le grand brun, » sourit la sorcière en faisant un clin d'œil à l'employé du pub.
Un clin d'œil. Elle lui fait un clin d'œil. Oswald camoufle un fou-rire derrière sa main. Je lève les yeux au ciel, les lèvres pincées. Et c'est pour ça que je suis en train de perdre mon temps ? Qu'est-ce qui lui prend, par Merlin ?
« Qu'il n'hésite pas à me contacter, insiste Ashley. Vous lui passerez, hein ? »
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Après la résolution
Ashley s'éloigne lentement du comptoir avec son morceau de parchemin, une moue sur les lèvres. Oswald se penche vers elle et lui murmure quelque chose aux oreilles qui la fait ricaner. Son rire meurt sur ses lèvres quand elle arrive à mon niveau. Je ne pose aucune question, c'est même à peine si je la regarde parce que j'amorce déjà un mouvement vers la sortie, pourtant elle me lance :
« J'ai laissé mon adresse à l'employé beau gosse dont je parlais tout à l'heure mais l'autre, là, il a pas voulu lui passer... »
Je coule un regard accablé dans sa direction en poussant la porte du pub. Dans le dos de Rockfield, Oswald me lance une œillade que je ne comprends pas.
« Il est un peu vieux, me contenté-je de dire parce que je n'ai qu'un seul visage en tête quand on me parle d'employé du Pitiponk et aussi parce que je n'ai rien à répondre à sa déconvenue — je ne sais même pas pourquoi elle m'en parle.
— T'es con ou quoi ? râle Ashley se laissant tomber contre la seconde porte qui donne sur la rue pour nous ouvrir le passage. Je te parle de l'autre, du jeune. »
Je hausse les épaules. Je me fiche comme de mon premier chaudron de qui elle me parle et je me fiche également de ce qu'elle fait lorsqu'elle n'est pas avec moi. Je ne réponds donc pas, mais encore une fois elle dit comme si je lui avais posé la question :
« Demain soir, j'irai lui donner directement. »
Elle me regarde en disant ça. Un sourcil se dresse très haut sur mon front. Pourquoi est-ce qu'elle me raconte ça ? Oswald finit par se mettre entre nous. Il passe son bras autour de la nuque d'Ashley et s'éloigne avec elle dans la ruelle en m'encourageant à les suivre pour, je cite : « rentrer plus rapidement au bercail car je crève la dalle ». Je les suis après un moment d'hésitation, l'esprit déjà loin des petites affaires d'Ashley.
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Fiche de PNJ
Fiche de PNJ
Dernière modification par Aelle Bristyle le 5 août 2025, 16:26, modifié 1 fois.
Le Pleuroir
Résolution pour @Aelle Bristyle
Avachi sur la chaise de bureau, les fesses dangereusement avancées sur le bord de l'assise et les pieds négligemment croisés sur le bureau, Christopher est plongé dans un carnet aux couvertures rigides posé en équilibre sur l'accoudoir. Ainsi installé, il a une vue parfaite sur toute la salle du Pitiponk, même s'il ne peut pas surveiller l'entrée car il ne l'aperçoit pas d'ici — il se fie à ses oreilles en guise de surveillance. De sa belle écriture toute en boucles et en traits insolemment tirés, il couvre les pages de ses pensées comme il aime le faire quand il est au Pleuroir et qu'il s'ennuie.
L'apparition de la jeune femme devant le comptoir l'arrache à son résumé survolté du dernier repas familial dans lequel il n'est avare ni en insulte ni en critique. Il l'observe par-dessus son carnet sans faire mine de bouger. Ses lèvres sont déjà étirées en un sourire en coin qu'il trouve parfait pour accueillir les clients. Quand elle lève un doigt pour lui intimider d'attendre, Christopher affiche une moue blasée.
« Bien sûr, marmonne-t-il sur un ton moqueur, prends ton temps. Je n'ai que ça à faire, attendre. »
Sauf qu'il n'en a pas la moindre intention, alors il baisse de nouveau les yeux sur son carnet et continue de déverser son venin d'encre. De l'autre côté du comptoir, ça s'agite ; Christopher aperçoit une ombre et en se penchant il voit qu'il s'agit d'un jeune homme qui accompagne la première. Celle-ci glisse d'ailleurs un morceau de parchemin vers lui. Christopher ferme son carnet dans un claquement, enlève ses bottes du comptoir et se penche pour l'attraper. Il le lit au son du gloussement du grand dadais.
Ses sourcils se dressent exagérément sur son front et il lance un regard étonné en direction de la sorcière. Ce papier, pour Elisha ? Cette grande perche timide qui n'ose regarder personne dans les yeux ? Il lui a tapé dans l'œil, à elle ? Christopher ne retient pas son ricanement amusé.
« Lui qui espère passer inaperçu et être invisible parce qu'il courbe la tête et baisse les épaules..., s'amuse-t-il en secouant la tête, un coude planté sur le comptoir. Faudra que je lui dise que sa technique ne fonctionne pas, hein ? »
Il est bien tenté d'empocher ce morceau de parchemin et d'aller le donner directement à son employé quand il sera de service, ne serait-ce que pour le voir s'empêtrer dans sa gêne et dans son malaise, mais voilà, Christopher n'a jamais été le genre de type à faire pour les autres ce qu'ils peuvent faire eux-même. Alors d'un doigt, il fait glisser le parchemin sur le comptoir jusqu'à ce qu'il se retrouve de nouveau côté client.
« Je ne suis pas un hibou, indique-t-il avec un sourire commercial. Par contre, Elisha sera de service au Pleur... Au Comptoir des doléances demain soir. Tu auras tout le loisir de lui donner à ce moment-là. Cela lui fera très plaisir. »
C'est faux, évidement, il se liquéfiera de gêne. Note à moi-même, songe Christopher, traîner dans le coin demain soir pour voir sa réaction.
« Bonne soirée, conclue-t-il en se ramassant de nouveau sur sa chaise. Le Pitiponk vous remercie pour votre visite. »
Puis il se plonge dans son carnet.
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Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
Le Pleuroir
Il avait lu la pancarte jusqu'à « embouteillage. » Pas besoin d'aller plus loin : les employés de ce bar, fort serviables, se prêtaient à suffisamment de services divers et variés pour accepter le sien, peu incommodant et même plutôt agréable. Ce n'était au plus l'histoire que de quelques minutes.
Sans aucune forme de cérémonie, Sigmund avait attrapé son petit-fils par dessous les bras et l'avait soulevé de terre pour le poser sur le guichet, à proximité immédiate de l'employé auquel il adressa un bref sourire pressé.
« Je vous le laisse, j'en ai pour cinq minutes, je vais faire pipi. Il a une peur bleue des toilettes qu'il ne connaît pas. »
Sitôt la requête formulée, le grand-père s'était enfoncé dans le bar à la recherche des sanitaires.
Le petit Nana, six ans, toutes ses dents mais encore son pouce dans la bouche, fixait son gardien avec méfiance. Il le trouvait très moche parce qu'il ne portait pas de moustache.
« Tu me donnes tous tes bonbons » finit-il par dire en tendant une main ouverte vers l'étrange monsieur imberbe. Il fronça très fort les sourcils, prêt à se mettre à pleurer si l'autre ne se soumettait pas à sa requête.
Son papi lui, il faisait toujours tout ce qu'il demandait. Son grand-papi aussi, juste il voulait qu'il mange des légumes en plus. Et le papi costaud, il jouait avec lui. Papi Eve, il ne donnait aucun bonbon et se montrait intransigeant, mais il lui faisait beaucoup de cadeaux. Ce garçon grandissait entouré de beaucoup de grands-pères. En fait, à ses yeux, tous les messieurs étaient des papis. Même quand ils avaient l'air d'avoir huit ans, comme le monsieur en face parce qu'il avait pas de moustache. Trop bizarre. Trop moche.
« Papy, tu choisis, tu me donnes un cadeau ou tu joues. » dit-il avant de se décider lui-même, une demi-seconde plus tard : « Tu joues. Je veux que tu fasses un cache-cache avec moi, tout de suite, sinon je crie. » Il poussa sur ses fesses, battant des bras pour essayer de descendre du guichet. C'était haut, cette histoire. Où irait-il se cacher, ensuite ? Sous un tabouret ? Dans les cuisines du bar, s'il arrivait à se faufiler ? Et surtout, où se trouvaient les bonbons ?
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Le Pleuroir
Résolution pour @Sigmund Charleston
C'est cette heure-là après le déjeuner et avant l'heure du thé, quand la salle du Pitiponk est presque vide et que ne passent la porte du pub que des touristes assoiffés ou des habitués. Enfoncé dans son fauteuil, Christopher n'a pas honte de somnoler. Dans une heure, il devra réceptionner une commande à l'arrière et Kemby viendra le remplacer, mais pour l'instant il profite d'être bercé par les discussions feutrées qui lui parviennent de la salle principale pour ronfler doucement, les mains croisées sur le ventre et le menton reposant contre son torse.
Jusqu'à ce qu'une intervention soudaine ne mette fin à sa sieste. Il se réveille dans un sursaut en papillonnant des paupières pour effacer les dernières bribes de sommeil... Pour mieux se retrouver face au visage poupin d'un tout petit enfant. Assis sur le comptoir. Assis sur son comptoir. Dans son dos, un adulte s'éloigne après lui avoir dit... Quoi ? Qu'il allait aux toilettes ? Christopher se campe sur ses jambes ; poussée par ses mollets, la chaise de bureau roule dans la petite salle étriquée derrière lui et percute un meuble. Il gonfle déjà les poumons pour intimer au monsieur de revenir sur le champ parce qu'il est absolument hors de question qu'il s'occupe de ce gosse, mais voilà que ledit gosse se met à bouger et, pire, à parler.
Christopher ramène ses yeux sur lui, une moue bougonne étirant ses lèvres vers le bas. Il remonte les manches de sa chemise sur ses avant-bras, dévoilant ses tatouages, et croise les bras sur sa poitrine en se redressant de toute sa taille. Mais l'enfant n'en a que peu faire de ses tentatives d'intimidation. Il l'appelle « papy », ce qui fait s'exorbiter les yeux de Christopher qui prend tout particulièrement soin de sa peau pour contrôler l'avancée de ses rides, et après deux trois exigences de plus, l'enfant se met à glisser sur le comptoir dans une tentative d'évasion dérisoire.
« Hop, hop, hop ! s'exclame Christopher d'une grosse voix parce qu'il a toujours trouvé ridicule cette manie qu'ont les parents de s'adresser d'une voix transformée à leur marmaille. Tu restes ici, toi ! »
Et ni une ni deux, il glisse ses mains sous les aisselles du petit exemplaire d'humain qui squatte son comptoir et le soulève devant lui à bout de bras. Il l'observe les yeux plissés, le nez froncé, avec le même air un peu révulsé qu'il a lorsque sa nièce Eva essaie de grimper sur ses jambes durant les repas de famille.
« Si tu m'appelles encore une fois papy, je te fais pousser des bois sur la tête, c'est clair ? Et quand on a ton âge, qu'on fait ta taille et qu'on est incapable de s'exprimer autrement qu'en disant je veux, on ne se la ramène pas. Parce que moi... » Il approche l'enfant de son visage et plisse plus fort les yeux pour avoir l'air encore plus menaçant. « Je vais rien te donner du tout. »
Puis il pose l'enfant dans la chaise à roulettes et s'adosse dos à la salle, les fesses sur le petit bureau sous le comptoir. Il en profite pour jeter un coup d'œil vers les sanitaires en se penchant dangereusement en arrière.
« Il est vraiment parti pisser ? » marmonne-t-il pour lui même, ahuri qu'on ait osé lui laisser son gosse alors que le panneau stipule justement qu'ils ne font pas garde d'enfants.
Accablé, Christopher ramène son regard sur son minuscule client... Qui a décidé que la chaise n'était pas un endroit suffisamment douillet pour ses petites fesses : il est déjà debout en train de se faire la malle. Sa destination ? Le couloir menant au reste des parties privées du Pitiponk.
« Eh ! » s'exclame le sorcier en dégainant sa baguette magique.
Malgré toute son envie de faire voltiger la demi-portion et de l'épingler sur le mur juste à côté du planning du Pleuroir pour ne plus avoir à le surveiller, Christopher s'en empêche parce qu'il est quand même un peu au courant des lois concernant les enfants et de la nécessité de les respecter — ce qui commence déjà par ne pas utiliser la magie sur un mineur. Aussi se contente-t-il d'ordonner à la porte séparant le Comptoir du couloir de se fermer, ce qu'elle fait dans un claquement. Juste devant le minuscule petit nez plein de morve de l'enfant.
Mais Christopher n'est pas au bout de ses peines, parce que ce n'est pas qu'un simple pipi qu'est parti faire l'homme irresponsable censé s'occuper de ce bambin. Les minutes passent et disparaissent sans qu'il revienne, et la confrontation entre Christopher et l'avorton fait des ravages dans la petite pièce étroite du Pleuroir. Refusant de céder une once de terrain, Chris ne lui donne évidemment pas la moindre sucrerie alors qu'un bocal entier est caché dans le tiroir à droite du bureau. De son côté, l'enfant n'a cesse de tempêter, d'exiger et d'ouvrir tous les placards qui passent sur son chemin, si bien que c'est un Christopher à bout de nerfs qui accueille le père moustachu (son père ? n'est-il pas trop vieux ?) de longues minutes (trop longues) plus tard quand il daigne revenir de sa petite commission.
Christopher attrape l'enfant et, le tenant toujours à bout de bras de peur que celui-ci fasse un truc idiot comme lui baver dessus, il le fait passer par l'espace étroit ouvert dans le mur jusqu'à ce qu'il ait les pieds qui pendent dans le vide, côté client.
« C'est un pub ici, monsieur, grince Christopher, heureux de se débarrasser de l'encombrant poids de l'enfant, pas une garderie ! La prochaine fois, je me sers de lui... » Il désigne l'enfant d'un geste du menton. « ... pour récurer le sol de la salle. »
Et l'histoire ne racontera pas si Christopher s'est servi du gosse comme d'une main d'œuvre ou comme d'une serpillière.
« Vous devriez vraiment y réfléchir à deux fois avant de laisser votre gamin à un inconnu. Maintenant... »
Il fait mine de réfléchir deux secondes et tend la main paume ouverte vers le ciel par-dessus le comptoir en se penchant légèrement pour mieux planter son regard dans celui du moustachu.
« Ce sera un gallion pour le service. »
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Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
Le Pleuroir
Erwan venait de quitter le banc où il passait le plus agréable des moments en compagnie d’Alice Sangblanc. À la base, il ne comptait pas le faire… La simple idée de perdre une seconde de ce moment de bonheur lui pesait sur les épaules. Mais leur jeu de séduction, baigné dans une tension physique et émotionnelle, en tout cas pour Erwan, l’avait poussé à prendre la direction du pleuroir, ou comptoir de doléances mais jamais le jeune homme n’avait entendu quelqu’un l’appeler comme ça. Alice voulait boire un cocktail qu’Erwan ne connaissait pas, mais tous les ingrédients nécessaires étaient présents dans différents cocktails sur la carte du Pitiponk. Il lui suffisait d’aller voir l’employé au niveau du comptoir pour lui demander gentiment s’il était possible de faire ce mélange spécialement pour eux. Ça semblait loin d’être une demande démesurée aux yeux d’Erwan…
Comme il s’y était attendu, à force de le voir là, c’était bel et bien l’employé qui répondait au nom de Christopher qui tenait le comptoir en cette fin d’après-midi. Par chance ou par magie, peu importe, personne n’attendait au comptoir. Erwan n’aurait pas à attendre en tapotant du pied, il ne perdrait pas plus de précieuses secondes aux côtés de la tendre Alice. Il se présenta au comptoir, sourire aux lèvres. «Bonjour. Christopher il me semble c’est ça ? Moi c’est Erwan, je commence à pas mal venir ici depuis que je bosse au magasin Weasley sur le Chemin… C’est pour ça que j’ai capté ton prénom. Je suis désolé de venir te déranger, mais j’avais une petite question. Par rapport à un cocktail. Je suis en… rendez-vous… avec la plus belle de toutes les Françaises ! Là-bas dans la cour. Elle voudrait boire un cocktail dont elle ne se rappelle plus le nom, mais elle a bu ça à Paris. Dedans il y a de la liqueur d’amande, de la liqueur de chocolat et de la crème. Comme on a vu que ces ingrédients étaient dans d’autres cocktails, j’aurais aimé savoir si vous pouviez nous faire deux verres avec tout ça. S’il vous plaît. Si c’est pas trop contraignant au bar, mais peut-être que vous connaissez déjà… J’en ai jamais entendu parler moi.».
Au moment où il avait évoqué la possibilité qu’ils puissent leur préparer ces deux verres, Erwan avait posé sa bourse sur le comptoir dans un bruit qui signifiait qu’il y restait un certain nombre de pièces et qu’il était prêt à les dépenser immédiatement. S’il désirait ne pas paraître comme le client lourd dans l’établissement de boisson qu’il appréciait le plus à Londres, il désirait encore plus ramener à Alice un cocktail dont elle avait envie. Puis… Il n’avait pas été si lourd ? S’ils disposaient vraiment de tous ces ingrédients, ce n’était pas grand-chose que de les assembler… Christopher avait cet air cool qui laissait croire à Erwan qu’il serait intéressé de tester une nouvelle boisson et de pourquoi pas aider un nouveau fidèle client à passer un agréable rendez-vous, mais… peut-être présumait-il trop vite ?
Voyageur amateur ~ Digne héritier de l’esprit Weasley ~ commerçant en herbe
Comme il s’y était attendu, à force de le voir là, c’était bel et bien l’employé qui répondait au nom de Christopher qui tenait le comptoir en cette fin d’après-midi. Par chance ou par magie, peu importe, personne n’attendait au comptoir. Erwan n’aurait pas à attendre en tapotant du pied, il ne perdrait pas plus de précieuses secondes aux côtés de la tendre Alice. Il se présenta au comptoir, sourire aux lèvres. «Bonjour. Christopher il me semble c’est ça ? Moi c’est Erwan, je commence à pas mal venir ici depuis que je bosse au magasin Weasley sur le Chemin… C’est pour ça que j’ai capté ton prénom. Je suis désolé de venir te déranger, mais j’avais une petite question. Par rapport à un cocktail. Je suis en… rendez-vous… avec la plus belle de toutes les Françaises ! Là-bas dans la cour. Elle voudrait boire un cocktail dont elle ne se rappelle plus le nom, mais elle a bu ça à Paris. Dedans il y a de la liqueur d’amande, de la liqueur de chocolat et de la crème. Comme on a vu que ces ingrédients étaient dans d’autres cocktails, j’aurais aimé savoir si vous pouviez nous faire deux verres avec tout ça. S’il vous plaît. Si c’est pas trop contraignant au bar, mais peut-être que vous connaissez déjà… J’en ai jamais entendu parler moi.».
Au moment où il avait évoqué la possibilité qu’ils puissent leur préparer ces deux verres, Erwan avait posé sa bourse sur le comptoir dans un bruit qui signifiait qu’il y restait un certain nombre de pièces et qu’il était prêt à les dépenser immédiatement. S’il désirait ne pas paraître comme le client lourd dans l’établissement de boisson qu’il appréciait le plus à Londres, il désirait encore plus ramener à Alice un cocktail dont elle avait envie. Puis… Il n’avait pas été si lourd ? S’ils disposaient vraiment de tous ces ingrédients, ce n’était pas grand-chose que de les assembler… Christopher avait cet air cool qui laissait croire à Erwan qu’il serait intéressé de tester une nouvelle boisson et de pourquoi pas aider un nouveau fidèle client à passer un agréable rendez-vous, mais… peut-être présumait-il trop vite ?
Voyageur amateur ~ Digne héritier de l’esprit Weasley ~ commerçant en herbe
Le Pleuroir
Résolution pour @Erwan Martin
14 juillet 2050
Un stock conséquent de bouteilles devant arriver dans l'après-midi, Christopher a du mal à se concentrer sur la pyramide de bonbons qu'il s'évertue à construire depuis dix minutes qu'il a remplacé Elisha. Dans la livraison a été glissée une boite en bois tout à fait semblable aux autres qui contiennent, elles, des bouteilles de Whisky Jameson. Mais dans cette boite-ci, pas de bouteille. Quelque chose de hautement plus précieux et c'est ce quelque chose précisément qui met Christopher sur les nerfs et qui l'empêche de se concentrer sur son œuvre.
Lorsqu'une énième dragée roule et lui tombe entre les jambes, il jure à mi-voix. Juste à droite sur le bureau, une structure parfaite faite de sucreries s'élève insolemment haut. Christopher lui jette un regard noir. C'est cette hauteur qu'il essaie de dépasser. Qui aurait cru que le timide et renfermé Elisha soit si doué de ses doigts ?
C'est à peine si Christopher se redresse en voyant arriver le client. Il est trop occupée à faire tenir un caracollant sur sa pyramide. Mais quand il entend son prénom dans la bouche du jeune homme, il consent à lui lancer un regard. Il le reconnaît mais seulement parce qu'il vient régulièrement au Pitiponk. Erwan, donc. Il s'est toujours montré poli avec ses employés et n'a jamais fait de grabuge. Christopher se redresse et s'avachit contre le dossier du fauteuil, les mains croisés sur son ventre, le regard levé vers Erwan.
« Salut, Erwan, » dit-il à mi-voix en glissant le chewing-gum qu'il mâche dans la creux de sa joue gauche.
Mais il le récupère aussitôt d'un coup de langue quand il se rend compte que l'autre n'est pas simplement venu le saluer. Son visage passe par toutes les expressions possible. Il arque les sourcils quand il parle de son rendez-vous, lève les yeux au ciel quand il comprend pourquoi son client est venu jusqu'à lui alors qu'il n'avait qu'à commander comme tout le monde directement avec son verre et il mâchouille furieusement, en pleine réflexion, quand l'employé de chez Weasley liste les ingrédients. Sa réflexion est doublement plus efficace à partir du moment où Erwan pose sur le comptoir sa bourse. Christopher se redresse aussitôt, les yeux braqués sur elle.
« Godiva Amaretto Martini, » lâche-t-il en faisant une bulle.
Il la ravale avant qu'elle ne soit trop grosse et éclate. Ce ne serait pas la première fois que l'établissement concocte un cocktail sur mesure. Cela ne le dérange pas et Sasha apprécie d'ailleurs l'activité puisque cela la sort de ses commandes habituelles et parfois un peu barbantes. Des biéraubeurres et des Whisky-pur-feu elle en sert à la pelle, mais des Godiva Amaretto Martini ? Rarement. C'est bien une boisson qu'on peut découvrir à Paris, ça, songe-t-il. Bien malgré lui, il se fait déjà une idée de la demoiselle qu'essaie de charmer Erwan. Française. Paris. Cocktail dont elle ne connait même pas le nom. Et le fait qu'elle ait envoyé son galant le lui chercher. Il ne lui en faut pas plus pour porter un jugement.
Le visage de Christopher se fend en un sourire moqueur. Il secoue la tête, fait une nouvelle bulle avec son chewing-gum et attrape un parchemin en prenant soin de ne pas détruire sa précieuse pyramide de bonbons.
« On te fait ça, mon gars, confirme-t-il en écrivant le nom du cocktail sur le papier et en y ajoutant le lieu où tablent ses clients. Dans la cour t'as dit, hein ? Par contre, si je peux me permettre... »
Il ne peut pas se permettre, c'est le principe même du travail. On ne se permet pas au travail. C'est ce que lui a appris Garry quand Christopher a commencé à bosser au Pitiponk. Sauf que Christopher n'a jamais écouté Garry et surtout, il se permet ce qu'il veut dès qu'il le veut. Surtout dans son pub. Surtout avec ses clients. Alors après avoir plié le parchemin en deux et l'avoir envoyé voleter en direction de la cuisine d'un coup de baguette, Christopher se lève et se penche pour s'accouder au comptoir. Ainsi, il est beaucoup plus proche d'Erwan et c'est plus pratique pour lui dire ce qu'il va lui dire.
« Faut pas tout lui passer à ta gonzesse, hein. C'est pas parce qu'elle a bu un cocktail à Paris que tu dois te plier en quatre pour lui offrir le même à Londres. Enfin... »
Christopher hausse les épaules comme si ça lui était égal. Erwan ne sera pas le premier à se faire avoir par une petite capricieuse.
« Heureusement qu'on peut te faire ça. Le reste c'est toi qui vois, Erwan. »
Sur ses mots, son regard vorace tombe sur la bourse du jeune homme. Quand il lève de nouveau son regard obsidienne vers lui, un sourire insolent lui étire les lèvres. Il lui donne son prix. Si Erwan comprend qu'il a gonflé le prix par rapport à un cocktail normal, qu'y pourra-t-il ? De toute façon, Christopher est persuadé qu'il payera, ne serait-ce que pour sa belle.
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Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
Le Pleuroir
Gabryel poussa la lourde porte du Pitiponk et un souffle chaud, chargé d’odeurs étranges, lui monta au visage. L’endroit vibrait littéralement. La première chose qu’il aperçut fut l’immense fresque magique qui recouvrait tout le mur du fond. La salle principale bourdonnait de conversations. Des groupes d’étudiants en robes de toutes les couleurs s’attroupaient autour de tables hautes au centre, partageant des boissons fumantes ou phosphorescentes. Des chopes, flûtes et gobelets traversaient l’air dans tous les sens, en filant au plafond comme un ballet magique. L’un d’eux se heurta violemment à une coupe de cristal. Un jet rougeâtre éclaboussa la table voisine, déclenchant un éclat de rire général. Sur le mur de gauche, Gabryel aperçut des sorciers affalés sur des banquettes accrochées à la verticale, comme s’ils narguaient les lois de la gravité. Le spectacle lui donna un léger vertige.
Il avança lentement entre les tables, les oreilles bourdonnantes. Le Pitiponk était beaucoup plus vaste et plus bruyant qu’il ne l’avait imaginé. Gabryel prit place dans la file vers le comptoir, le cœur battant à tout rompre. Il imagina un instant demander une simple Bière au Beurre, mais le mot resta coincé dans sa gorge. Ce serait… Trop banal. Il se rappela les histoires de son père et de son grand-père, tous deux fiers Écossais : Le pur-feu faisait partie de leur identité, comme la pierre et le vent. Après tout, il venait fêter ses dix-huit ans depuis peu. Son cœur battait si fort qu’il avait l’impression que toute la salle pouvait l’entendre. Ses joues le brûlaient. Lorsque ce fut son tour, il s’adressa au serveur, qui semblait bien occupé.
- Excusez-moi… je…
Il tenta un second essai :
- C’est pour… je voudrai…
Finalement, il respira un bon coup. Comprenant qu’il n’avait pas le choix, il haussa radicalement l’intonation de sa voix :
- Je… je vvvvvoudrais… un whisky pur-fffffeu, s’il vous plaît. Heu… sans ggggglaçon.
Foutu bégaiement… Toujours quand il ne fallait pas. S’il avait du passer sa commande directement à un verre vide, il ne se serait jamais fait comprendre.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Il avança lentement entre les tables, les oreilles bourdonnantes. Le Pitiponk était beaucoup plus vaste et plus bruyant qu’il ne l’avait imaginé. Gabryel prit place dans la file vers le comptoir, le cœur battant à tout rompre. Il imagina un instant demander une simple Bière au Beurre, mais le mot resta coincé dans sa gorge. Ce serait… Trop banal. Il se rappela les histoires de son père et de son grand-père, tous deux fiers Écossais : Le pur-feu faisait partie de leur identité, comme la pierre et le vent. Après tout, il venait fêter ses dix-huit ans depuis peu. Son cœur battait si fort qu’il avait l’impression que toute la salle pouvait l’entendre. Ses joues le brûlaient. Lorsque ce fut son tour, il s’adressa au serveur, qui semblait bien occupé.
- Excusez-moi… je…
Il tenta un second essai :
- C’est pour… je voudrai…
Finalement, il respira un bon coup. Comprenant qu’il n’avait pas le choix, il haussa radicalement l’intonation de sa voix :
- Je… je vvvvvoudrais… un whisky pur-fffffeu, s’il vous plaît. Heu… sans ggggglaçon.
Foutu bégaiement… Toujours quand il ne fallait pas. S’il avait du passer sa commande directement à un verre vide, il ne se serait jamais fait comprendre.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Le Pleuroir
Résolution pour @Gabryel Fleurdelys
Samedi 9 juillet 2050
« Si je peux garder votre lézard que vous avez amené lors d'une soirée dans un pub ce qui, notons-le, est tout à fait déraisonnable ? Mais bien sûr que je peux. Prenez en compte le fait que... Spasiba, c'est son prénom ? Prenez en compte que Spasiba finira sur une brochette s'il fait des dégâts. Est-ce que vous avez trois Gallions sur vous ? »
La blondinette repart la mine défaite, sans son lézard et laisse derrière elle un Christopher au large sourire victorieux qui fait une pile de ses trois Gallions— près de lui, Spasiba le lézard agite la queue d'un air menaçant.
« Ah, vous aimeriez que nous passions une valse pour que vous puissiez danser coller-serré avec votre... Crush du moment. Monsieur, ce n'est pas que l'établissement ne veut pas accéder à votre demande, mais... Ah, en fait si, c'est ça. Si vous voulez danser le slow avec votre cavalier, allez à une soirée dansante. »
Le grand jeune homme s'éloigne, derrière lui un petit homme camoufle un rire moqueur derrière sa main aux multiples bagues.
« Vous voulez complimenter mon sourire, c'est bien pour cela que vous êtes là, n'est-ce pas ? Ah non, c'est pour me reprocher que les verres ne sont pas assez rapides... Dommage, je ne peux rien pour vous. Au suivant ! »
Les clients s'enchainent, se suivent et ne se ressemblent pas. Christopher ne l'avouera pas car cela ferait tâche sur son curriculum vitae du parfait responsable de bar, mais il adore renvoyer les clients les plus idiots d'où ils viennent. Cela le réconforte. Il faut dire que dans les pubs, quand l'heure est avancée et que l'alcool coule à flot, les imbéciles sont légions. Heureusement, Christopher est tout à fait armé pour leur faire face et il y prend un immense plaisir, qui plus est.
Lorsque le prochain client se présente à lui, ce n'est pas écrit sur son front qu'il est un imbécile, mais c'est clair comme de l'eau de roche qu'il sort tout juste des bancs de Poudlard. Son visage juvénile s’empourprerait presque pour le simple fait de parler à Christopher. Loin d'essayer de le mettre à l'aise, ce dernier reste sagement accoudé à son bureau, le menton posé dans le creux de sa main, un sourire goguenard sur le visage tandis son client essaie de parler. Et c'est là le point le plus important de la phrase : il essaie. Et par Morgane, ce que ça semble difficile ! Les yeux de Christopher passent de ses hésitants yeux bleus à sa bouche qui bafouille.
« T'es sûr, un pur-feu ? Tu bégaies déjà beaucoup trop pour quelqu'un qui a envie de boire une boisson aussi forte, » s'amuse le responsable de bar en se rencognant contre le dossier du fauteuil.
La botte posée sur le pied du bureau, Christopher s'amuse à faire rouler son fauteuil à roulettes. Le mouvement émet un bruit répété tenace. D'autant que l'une des roues grince. Mais le sorcier ne s'en rend pas compte, trop occupé à observer le jeune homme de l'autre côté du comptoir qui a l'air mortifié à la simple idée de commander un verre. D'ailleurs, puisqu'on parle de verre... Christopher se rapproche soudainement du bureau en tirant sur celui-ci et avance son buste, nuque levée, pour dire à son client :
« Tu connais pas la maison, hein ? »
Un soupir long comme le bras passe par ses lèvres. Heureusement qu'il est habitué à devoir répéter à longueur de journée ce qui est pourtant écrit sur les pancartes placardées un peu partout dans le pub.
« Les commandes, c'est directement aux verres qui sont sur les tables, » articule Christopher d'une voix traînante en désignant la salle.
Un sourire lumineux apparaît sur son visage. Il se passe la main dans les cheveux — exempts de gel, pour une fois — dans un geste purement calculé.
« Je sais que c'est tentant de venir commander directement au charmant employé du Pleu... Comptoir des Doléances mais j'vais pas pouvoir accéder à ta demande, petit gars. Va falloir parler aux verres. Essaie d'être intelligible. »
Simple recommandation. S'il bégaie en commandant, Sasha risque de ne pas comprendre et si elle ne comprend pas, le verre reviendra devant le client, ainsi que ses pièces. Un clin d’œil narquois et Christopher se rencogne contre son dossier. Son regard s'éloigne déjà vers l'arrière pour observer le prochain client. Il ne lance qu'un regard au petit jeune qui veut boire du Whisky-pur-feu mais qui semble n'avoir jamais rien consommé d'autre qu'une biéraubeurre avant de ce jour ; il conclue par cette recommandation :
« T'es responsable de tes commandes et de tes comportements. Que je ne te surprenne pas à rouler sous une table. SUIVANT ! »
Sinon, il va devoir s'occuper de lui, le faire dessouler avant de le foutre dans une navette-portoloin et Christopher ne supporte pas de devoir s'occuper des clients qui sont incapables de contrôler leur taux d'alcool. Ce qui arrive malheureusement trop souvent. Heureusement que le Pitiponk est un établissement respectable qui prend soin de ses clients, même les plus irresponsables.
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Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
Le Pleuroir
Hjúki tente le défi °1 auprès de Kemby @Christopher Hangoover
Il devait le reconnaître, l’idée de feindre l’hypoglycémie d’Ali n’était pas bête pour s’assurer des sucreries, ce serait un bon plan B si sa manière ne portait pas ses fruits. N’ayant pas d’expérience en la matière, il ne connaissait pas les ficelles idéales pour gagner un breuvage offert par la maison. À chaque pas qui l’approchait du comptoir, différentes approches se battaient dans sa tête. Y aller en restant au plus soi-même, ou jouer un rôle ? Bafouiller, montrer le malaise, feindre l’assurance. Jouer l’impertinence, ou au contraire la rationalité. Il y a tellement de façons de se comporter, et il n’a pas beaucoup de temps pour se faire une façade et se fixer sur comment aborder cette demande. Enfin, il arrive au comptoir, devant Kemby, l’elfe qui distribuait les papiers à l’entrée, en début de soirée.
Il est parfaitement sobre, mais il ne sait pas si ça joue en sa faveur. Son comportement n’est, de fait, en rien désinhibé par quelque substance. « Bonsoir » Déjà, il a rayé l’option de la flagornerie depuis longtemps. Le jeune mage a penché pour un mélange d’honnêteté, et de rationalité. « C’est ma toute première visite au Pitiponk. » Une affirmation tout à fait juste. Il pourrait dire qu’il n’est pas étudiant, et mérite à ce titre la consommation promise par le flyer, mais a déjà dérivé sur une autre idée. Il n’est pas libraire, mais bibliothécaire. Garder captif des clients, c’est moins son filon, mais il a la vague idée du concept de geste commercial pour fidéliser. L’elfe pourrait vouloir favoriser son retour. À moins qu’il ne se trompe totalement et que, n’étant pas considéré comme la ‘cible’, le fait qu’il ne revienne jamais ne lui faisait ni chaud ni froid. Il tente. « Je ne bois pas d’alcool, et ne supporte par les goûts trop sucrés, je n’ai pas l’embarras du choix à l’aune de la carte. J’aimerais pouvoir me faire une bonne opinion des qualités en mixologie de ce bar, est-ce vous pensez pouvoir m’offrir un mélange qui saurait convaincre mon palais ? Naturellement, si je suis séduit, je vous paie volontiers un second verre de la même préparation, promis » Si ça réussissait, il pourrait même en rapporter à Ali. Et découvrir en même temps s’il y avait ici de quoi se désaltérer avec plaisir malgré ses exigeants critères qui le retenaient la plupart du temps de pousser la porte de genre d’endroit.
Il devait le reconnaître, l’idée de feindre l’hypoglycémie d’Ali n’était pas bête pour s’assurer des sucreries, ce serait un bon plan B si sa manière ne portait pas ses fruits. N’ayant pas d’expérience en la matière, il ne connaissait pas les ficelles idéales pour gagner un breuvage offert par la maison. À chaque pas qui l’approchait du comptoir, différentes approches se battaient dans sa tête. Y aller en restant au plus soi-même, ou jouer un rôle ? Bafouiller, montrer le malaise, feindre l’assurance. Jouer l’impertinence, ou au contraire la rationalité. Il y a tellement de façons de se comporter, et il n’a pas beaucoup de temps pour se faire une façade et se fixer sur comment aborder cette demande. Enfin, il arrive au comptoir, devant Kemby, l’elfe qui distribuait les papiers à l’entrée, en début de soirée.
Il est parfaitement sobre, mais il ne sait pas si ça joue en sa faveur. Son comportement n’est, de fait, en rien désinhibé par quelque substance. « Bonsoir » Déjà, il a rayé l’option de la flagornerie depuis longtemps. Le jeune mage a penché pour un mélange d’honnêteté, et de rationalité. « C’est ma toute première visite au Pitiponk. » Une affirmation tout à fait juste. Il pourrait dire qu’il n’est pas étudiant, et mérite à ce titre la consommation promise par le flyer, mais a déjà dérivé sur une autre idée. Il n’est pas libraire, mais bibliothécaire. Garder captif des clients, c’est moins son filon, mais il a la vague idée du concept de geste commercial pour fidéliser. L’elfe pourrait vouloir favoriser son retour. À moins qu’il ne se trompe totalement et que, n’étant pas considéré comme la ‘cible’, le fait qu’il ne revienne jamais ne lui faisait ni chaud ni froid. Il tente. « Je ne bois pas d’alcool, et ne supporte par les goûts trop sucrés, je n’ai pas l’embarras du choix à l’aune de la carte. J’aimerais pouvoir me faire une bonne opinion des qualités en mixologie de ce bar, est-ce vous pensez pouvoir m’offrir un mélange qui saurait convaincre mon palais ? Naturellement, si je suis séduit, je vous paie volontiers un second verre de la même préparation, promis » Si ça réussissait, il pourrait même en rapporter à Ali. Et découvrir en même temps s’il y avait ici de quoi se désaltérer avec plaisir malgré ses exigeants critères qui le retenaient la plupart du temps de pousser la porte de genre d’endroit.
Ça alors, ça avait marché ! Il avait bien fait d’utiliser la technique du donnant-donnant, avec sa promesse préventive de transaction. Il aurait pu y renoncer, mais il était assez lucide que son seul charisme n’aurait probablement pas suffi. D’autres tenteraient uniquement armés de leur charme, et grand bien leur fasse si ça leur réussit, Hjúki a bien fait de sécuriser ses arrières que de ressortir du comptoir des doléances déconfit. Il hume les parfums qui flottent à la surface et trempe ses lèvres. C’est subtil, il perçoit le vrai goût des ingrédients s’exprimer, leurs saveurs propres se développer sans être enrobées de sucre. Il sait qu’il pourra boire plusieurs gorgées sans être dérangé par une sensation dérangeante, l’âcreté d’un voile sucré en bouche. « C’est sublime, vous avez gagné ma confiance. » Tenant sa parole, il pioche dans sa réserve de mornilles, arrondissant au passage à l’unité supérieur la partie en noises, et désigne un mocktail citronné – son inconscient doit penser à Seán. Conscient de la sensibilité du métabolisme des elfes à l’alcool, il ne va tout de même pas la mettre mal en lui imposant quelque chose de fort, d’où son choix pour une version Virgin. Défi relevé… il est temps de retourner en salle.Après la résolution
Dernière modification par Hjúki Anastase le 30 sept. 2025, 19:50, modifié 1 fois.
