31 juil. 2025, 13:02
Il faudra me passer sur la peluche  S.J 
Mardi 26 Juillet 2050,
Début d'après midi.
Premier étage de la boutique.
Avec @Summer Jenkins


Cette peluche était parfaite décida Cinaed alors qu'il s'arrêtait devant un niffleur sorti de sa boite. Elle devait avoir du succès puisqu'elle était la seule de la série a avoir survécu aux acheteurs, et c'était peut-être ce qui avait poussé le regard de l'ébéniste à s'arrêter dessus. Se tenant fièrement sur sa petite étagère, elle semblait l'attirer à lui plus efficacement que le chant d'une Sirène ne pourrait attirer Ulysse et ses chers compagnons. Le brun aimait particulièrement les enchantements bien faits et si le succès de la peluche indiquait une chose, c'était bien qu'ils étaient réussi. Mais il ne suffisait pas qu'ils soient bien réussis, ils devaient aussi être assez légers, sinon Cinaed ne pourrait jamais offrir la peluche à Magnus comme il l'avait prévu. Cependant, en regardant de plus près la boite, tout semblait indiquer que les sortilèges n'étaient pas trop puissants, sûrement parce que la peluche devait être destinée à de jeunes enfants. Elle semblait capable de piquer quelques objets pour les ranger précipitamment dans sa poche ventrale et Cinaed en fit l'expérience alors qu'il la soulevait pour l'observer.

A peine soulevé, le petit niffleur se mit en action et attrapa avec une adresse étonnante un des boutons de sa veste dont les reflets semblaient assez brillants pour avoir attisé son envie de lui voler. Malheureusement, le bouton était bien attaché et Cinaed s'empressa de reposer la peluche avant qu'elle ne jette son dévolu sur autre chose. Ses petits yeux en bouton le fixèrent quelques secondes supplémentaires avant qu'elle ne reprenne sa position en boule, presque comme s'il s'agissait d'un vrai animal qui dormait.

Une fois la surprise passée, un sourire simple naquit sur ses lèvres. C'était surprenant mais ça ne faisait pas assez peur pour tuer son colocataire sur place. Il ne savait pas vraiment pourquoi l'envie de lui acheter une peluche avait germé dans son esprit, mais elle refusait de le quitter depuis plusieurs jours. Voyez-vous, Cinaed était persuadé, pour une fois, qu'il s'agissait d'une bonne idée et il n'avait même pas eu besoin de demander à quelqu'un d'autre pour en être absolument certain. Magnus aimait les oreillers et les plaids et tout ce qui semblait doux de près ou de loin. Une peluche, ça semblait être le cadeau parfait pour lui, et il n'y avait jamais besoin d'occasion pour faire plaisir aux gens qu'on aimait, n'est-ce pas ? Un amour totalement amical, se convainquit Cinaed intérieurement. Parfaitement amical, parce que Magnus méritait d'avoir un ami qui lui offrait des peluches pour le faire sourire après une grosse journée de boulot. Et si la peluche faisait presque 25 centimètres ? C'était encore mieux.

Non, vraiment, elle était parfaite. Cinaed n'était même pas certain que Magnus ait déjà vu un niffleur en vrai, alors ce serait l'occasion de lui ramener un peu du monde magique entre les mains sans qu'il ne se fasse agresser comme il avait pu l'être avec les plantes magiques, la seule fois où il avait essayé de travailler avec. Un niffleur en peluche c'était relativement inoffensif, et la peluche serait probablement ravie de se retrouver dans les mains de Magnus puisque son ami avait tendance à se couvrir de bijoux. Il avait un bon sens de la mode Magnus, il était la personne parfaite à qui offrir cette peluche très exactement. Celle-ci et aucune autre.

Cinaed tendit à nouveau la main vers le jouet avec un hochement de tête décisif : il avait trouvé son Graal. Ne restait plus qu'à s'en emparer, le ranger dans sa petite boite et filer avec aussi vite qu'il était arrivé. C'était un signe du destin qu'il soit tombé dessus quelques secondes seulement après avoir monté les escaliers de la boutique. Merlin lui même lui indiquait avec de grands panneaux à LED ultra puissants quoi choisir.

Une petite main se tendit au même moment vers la peluche mais Cinaed, plus rapide que ne pourrait jamais l'être un enfant quand il s'agissait de s'approprier quelque chose, s'empara de la peluche d'un geste expert avant de la lever au dessus de sa tête. Son regard se baissa sur une fillette. Elle semblait petite pour son âge, si son visage encore arrondi par l'enfance laissait deviner correctement sa jeunesse. En tout cas, assez petite pour ne pas s'emparer de l'animal en peluche. Triste pour elle.

Il résista à peine à l'idée de lui tirer la langue et se contenta de lui faire un grand sourire amusé avant de commencer à tourner les talons. J'l'ai vu en preum's ! Chantonna-t-il joyeusement alors qu'il agitait sa trouvaille au dessus de sa tête, comme pour narguer la pauvre enfant derrière lui. Mais bon, c'était ça le shopping : un monde de requin. Elle avait de la chance de ne pas être tombée sur pire. Cinaed avait déjà observé Sile faire les soldes, et elle était bien plus terrifiante que toutes les créatures les plus violentes du monde de la Magie. Pire qu'un épouvantard, même. Alors bon, narguer une enfant, c'était gentillet à côté de ce que Sile pouvait faire pour obtenir ce mixeur à moitié prix qu'elle surveillait depuis six mois. A plu-u-u-us ! chantonna-t-il sur un air en quatre temps, histoire de bien appuyer sa supériorité manifeste dans l'art de chipage de jouet. De toute façon, si elle voulait le récupérer, il faudrait qu'elle lui passe sur la peluche, parce que Cinaed ne le laisserait pas perdre un combat aussi important. Il était déjà acté que la peluche finirait sur le canapé du salon, alors rien ni personne ne l'en empêcherait.

919.
@Magnus Wismer pour la mention.

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31 juil. 2025, 14:00
Il faudra me passer sur la peluche  S.J 
Summer n'en revenait pas. Elle n'en re-ve-nait pas.

Elle était venue au chemin de Traverse parce que le monde magique lui manquait. Et quand elle avait vu la boutique Farces pour Sorciers Facétieux, elle s'était soudainement rendue compte, avec surprise, qu'elle n'y était jamais rentrée. C'est vrai, elle se rappelait comme si c'était hier les rares fois où elle était venue ici faire les boutiques : la première fois pour ses achats de première année, la deuxième à l'occasion de son achat de la carte de fidélité de Fleury et Bott, et la troisième pour assister à un évènement littéraire organisée par la boutique.
Mais jamais elle n'avait pénétré entre ses murs colorés, qui renfermaient tant de marchandises que Summer rêvait de posséder. De quoi faire des farces à gogos, encore et encore...

Alors oui, elle avait oublié le reste, et elle était rentrée. Aussitôt, sa bouche s'était entrouverte. Elle était émerveillée par l'agitation du magasin, par tous ces gens qui se pressaient pour regarder tout ce que présentait la boutique... Et surtout par les marchandises. Oui, elle était tombée en adoration pour ce qui était vendu ici. Malheureusement, son budget était limité, et elle avait dû faire des choix.

Elle s'apprêtait à acheter des oreilles à rallonge (génial, cet objet, absolument génial), quand une idée avait germée dans son esprit. Emy. Elle se devait de rapporter quelque chose à Emy, et quoi de mieux que quelque chose qui venait de ce monde de magique qu'elle attendait tant de découvrir ?
Elle avait donc reposé les oreilles. Et était partie à la recherche de quelque chose d'autres. Quelque chose qui conviendrait à une fillette de bientôt dix ans...
Quand elle avait grimpé jusqu'au premier étage et que ses yeux s'étaient posés sur la peluche en forme de Niffleur, elle avait su. C'était pile ce qu'il fallait. Même la peluche, qui semblait la fixer depuis l'endroit où elle était posée, paraissait le savoir. Elle savait qu'Emy la traiterait avec une affection sans limite, et lui offrirait tout ce qu'elle réclamait.

Elle avait observé un homme la tester. La peluche faillit lui arracher un bouton. Summer avait sourit, comme hypnotisée. Elle l'était peut-être, après tout. Oui, la peluche semblait bel et bien l'hypnotiser.

Ainsi donc était elle attirée par les objets brillants... pas de soucis, Emy en avait à revendre, des objets brillants. Elle lui en donnerait autant qu'il lui en faudrait, et la peluche pourrait les fourrer autant qu'elle voudrait dans la poche de son ventre...
Oui, Emy allait adorer la peluche, et la peluche allait adorer Emy.

Alors que la Serpentard s'approchait de l'objet de sa convoitise, elle avait vu défiler, dans sa tête, la réaction de sa petite soeur. Elle la connaissait si bien qu'elle pouvait prédire, au détail près, comment celle-ci allait agir quand elle sortirait la peluche du sac dans lequel elle l'aurait caché. Au début, Emy l'aurait regardé, interdite. Puis elle aurait froncé les sourcils, et elle se serait avancée, timide. Elle aurait attrapé le petit Niffleur, celui ci aurait tenté de lui chipper un bracelet, et elle aurait éclaté de rire, avant de se jeter dans les bras de Summer.

Le sourire de cette dernière s'était renforcée. Elle avait tendue le bras vers la peluche, et...

Elle n'en revenait pas. Qu'est-ce qui se passait, là ? L'homme qui avait testé le Niffleur s'en était emparé, et la narguait. Si Summer n'avait pas autant désiré l'objet, elle aurait explosé de rire face aux enfantillages de cet adulte.
Sauf que cette peluche était destinée à Emy, et en jetant un coup d'oeil aux rayonnages, Summer s'aperçut qu'il n'en restait plus qu'un exemplaire.

Alors elle avait retourné son regard vers l'homme, qui la saluait d'un air moqueur, et la rage avait explosé dans la poitrine de Summer comme une bouteille de Coca moldue qu'on aurait secoué avant d'ouvrir.

Elle contourna l'homme et se planta devant lui avant qu'il n'ait eu le temps de s'en aller avec la précieuse peluche, que Summer comptait bien récupérer.

-Donnez moi cette peluche, dit-elle d'une voix sèche.

Elle ne regardait pas le visage de l'homme. Ses yeux étaient incapables de quitter le Niffleur, qu'il serrait entre ses grosses paluches dépourvues de de délicatesse. Non, cet objet était destiné à quelqu'un qui saurait en prendre soin. Et ce n'était clairement pas cet homme. Sa petite soeur serait bien mieux placée pour ce rôle.

Elle tendit la main. Puis se dit qu'en général, les adultes cédaient face aux enfants, à condition que ceux-ci soient gentils. Non pas que Summer ait beaucoup d'expérience avec les adultes, mais bon...

Alors elle adoucit sa voix, releva les yeux vers le visage du ravisseur de la peluche et prit un air suppliant :

-S'il vous plaît...

Vu comment il s'était comporté, Summer doutait que cela ne suffise, mais mieux valait tenter. Au pire, elle pourrait toujours tenter la diplomatie. Et si ça ne suffisait pas, Summer était prête à attendre que l'homme sorte du magasin pour lui sauter dessus et lui arracher l'objet (en lui laissant l'argent, parce que Summer n'était pas une voleuse). Non mais ! Cette peluche lui appartenait. Bon, c'était vraiment un cas de dernier recours, car elle avait peur de déchirer la précieuse peluche si elle tirait trop et que lui l'agrippait bien. M'enfin, elle préférait toujours la déchirer et qu'aucun d'eux deux ne l'ait plutôt qu'il ne l'obtienne et ne reparte avec.

Son regard redescendit sur ce pauvre Niffleur, qui, entre les larges mains de l'adulte, semblait tout comprimé... Summer avait l'impression qu'il l'appelait pour qu'elle vienne le sauver, pour qu'elle le libère de l'emprise de cet homme.
Et la Serpentard avait bien l'intention de le faire.

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943 mots
@Cinaed Wallace je crois que ta mention de Magnus n'a pas marché, aussi !

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31 juil. 2025, 15:29
Il faudra me passer sur la peluche  S.J 
Le petit bout de femme qui se tenait fermement devant lui n'était pas le moins du monde intimidant. Cinaed avait même l'impression de devoir plisser des yeux pour la voir nette, tellement elle était minuscule. Pas vraiment le genre de truc qui vous donnait envie de sautiller en hurlant. Les seuls machins qui en avaient la capacité même en étant minuscules étaient les araignées, et heureusement, la fillette n'avait pas plusieurs paies d'yeux globuleux ignobles sur le front. Malheureusement, étant humaine, il serait bien plus difficile de s'en débarrasser. Un coup de bombe anti insecte ne suffirait pas, et Cinaed ne pouvait décemment pas se mettre à l'écraser en hurlant hystériquement. Il avait une réputation à maintenir, au moins un minimum. Réputation qu'il ne s'inquiétait pas du tout de détruire en enquiquinant la jeune fille puisqu'elle ne semblait pas encore en âge de venir à Pré-au-Lard. D'ici là, elle aurait eu largement le temps d'oublier sa défaite cuisante devant un ennemi trop puissant pour ses petits bras.

Parce que, évidemment, Cinaed ne comptait pas la laisser partir avec la peluche, même si elle lui faisait cette petite moue qu'on pouvait appeler "les yeux de chien battu". Il n'était pas du genre à donner un coup de pied dans le premier chiot venu mais ces petits yeux ne lui faisaient généralement pas grand chose, sauf quand ils s'affichaient sur le visage d'Avaleen, ou pire, de Magnus. Cinaed aurait pu donner le bon dieu sans concession à Magnus s'il lui avait fait ce petit regard, déjà qu'il était prêt à vendre son âme pour moins que ça. Mais il fallait mieux ne pas trop penser à Magnus à cet instant. L'ébéniste était à peu près certain que son colocataire n'approuverait pas beaucoup qu'il se batte contre une enfant de onze ou douze ans comme s'il avait lui-même le même âge. C'est qu'il appréciait les enfants, Magnus, et que dans sa tête, ils restaient bien des enfants. Dans la tête de Cinaed, la plupart des enfants étaient un peu des égaux. Alors, il enquiquinait autant enfants que adultes, dans un soucis d'équité. Disons qu'il était contre l'infantilisation, surtout quand ça pouvait servir ses intérêts.

Ou quoi ? Demanda-t-il en faisant exploser le "qu" comme une petite bulle sur ses lèvres. Il préférait quand elle avait sa voix sèche, puisqu'elle semblait être une adversaire bien plus amusante, mais ça ne l'empêcha pas de continuer le combat métaphorique même quand elle sembla baisser les armes. Une règle principale à la guerre des peluches était de ne jamais laisser un ennemi vous amadouer. Pas de pitié pour les faibles ! Il se pencha donc en avant, se rapprochant du visage de l'enfant tout en gardant le niffleur bien haut dessus de sa tête et articula bien distinctement Nope ! avant que ses lèvres ne se parent d'un nouveau sourire éclatant et qu'il ne se redresse, victorieux.

Et de toute façon, est-ce que t'as assez de sous pour l'acheter, même ? Il observa la fillette des pieds à la tête, s'écarta d'un pas et tendit le niffleur devant lui quelques instants avant de le relever bien trop haut pour qu'elle ne l'attrape quand elle commença à tendre un peu plus la main pour l'attraper. C'était un peu méchant, un peu trop mesquin et un peu trop gratuit, mais ça ne faisait rien. Il fallait bien qu'il relâche son âme d'enfant idiot à un moment donné : être un adulte responsable tous les jours c'était vachement plus fatiguant que ce qu'on pouvait l'imaginer, même avec son niveau de maturité à lui. Et puis, elle avait été méchante, elle aussi. Ca ne se faisait pas d'imposer quelque chose aux gens, surtout pas une offrande non consentie. Du vol, voilà ce que c'était ! C'était presque comme s'il l'avait déjà payé, cette peluche. Il sentait déjà les galions s'envoler hors de son sac. Et pis les enfants, ils s'occupent pas correctement de leurs peluches. J'peux pas laisser ce pauvre niffleur repartir avec une gamine, même lui il me supplie de pas le faire.

Toujours en gardant le niffleur suffisament haut pour qu'elle ne puisse pas l'attraper, il le fit battre des pattes et ajouta d'une voix nettement plus aigüe : Non, Cinaed, ne me laisse pas partir avec elle, elle fait peur et en plus je suis sûr qu'elle mange ses crottes de nez ! Il relâcha la peluche d'une main, la tenant toujours de l'autre et replia son bras sur sa poitrine, comme un soldat. Et voilà, tu l'as entendu, je suis bien obligé de le garder ! Moi, sauveur de ces peluches, je ne peux pas laisser ce magnifique niffleur dans les mains maladroite de n'importe quelle inconnue. On a une connexion lui et moi.

Et voilà, ça c'était du bon travail ! Elle ne saurait sûrement pas quoi répondre à ça.
Et toc.

Il amorça un mouvement pour contourner l'enfant, un fredonnement ravi au bord des lèvres.

821.

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31 juil. 2025, 16:06
Il faudra me passer sur la peluche  S.J 
Il la narguait. Cet homme la narguait.

Summer savait qu'elle n'avait absolument aucun argument de plus que lui à avancer pour récupérer ce pauvre Niffleur. C'est pourquoi elle garda le silence, les dents serrées, quand l'homme lui demanda ce qu'elle allait faire s'il ne lui donnait pas cette peluche.

Il se pencha vers elle pour refuser encore une fois. Comme si Summer n'avait pas compris. Elle se retint de lui cracher à la figure alors qu'il s'éloignait de nouveau. Non mais sérieusement ! Elle remarqua qu'il veillait à garder la peluche bien haut. Mais pourquoi ? avait-il peur qu'elle lui saute dessus ? Ou bien voulait-il lui prouver que Summer ne la récupérerait pas si facilement ? On aurait dit que qu'il agitait un bâton sous le nez d'un chien, le défiant de l'attraper.

La colère de Summer augmenta d'un cran.
Il lui demanda si elle avait assez d'argent pour l'acheter, et ce fut une question tellement idiote que la Serpentard en fut surprise. Mais qu'est-ce qu'il croyait ? Qu'elle comptait prendre la peluche, sauter par la fenêtre, et s'enfuir avec ? Evidemment qu'elle avait assez d'argent, sinon elle ne l'aurait pas envisagé ! Les adultes réfléchissaient vraiment aussi peu ?

-Bien sûr que j'ai assez d'argent. Je ne vous la demanderai pas, sinon.

Elle avait abandonné d'amadouer l'homme, ayant bien compris que ça ne marchait pas. Elle reprit donc sa voix froide pour prononcer cette phrase d'un ton méprisant. Elle se sentait carrément insolente, vu qu'elle s'adressait à un adulte, mais dans ces circonstances, elle estimait pouvoir se le permettre.

Elle adoucit son regard pour le baisser sur ce pauvre Niffleur, qui semblait être à l'agonie dans les mains de l'homme qui le tenait. Elle lui promit silencieusement qu'elle parviendrait à le libérer et qu'elle le ramènerait dans une maison où on l'aimerait, et où on le choierait. Où il se sentirait bien mieux que dans les bras de l'adulte.

Il en profita pour lui dire que les enfants ne savaient pas s'occuper des peluches, et hop, sa colère repartit au quart de tour. De quel droit s'adressait-il à elle ainsi ? Ce n'était pas parce qu'il était plus vieux que la Serpentard qu'il pouvait tout se permettre. Elle croisa les bras pour se retenir de les lancer vers la peluche, pourtant trop haute pour elle s'apprêta à répliquer.

L'homme ne lui en laissa malheureusement pas le temps. Il se mit à singer ce pauvre Niffleur en l'agitant sans aucune pitié. Le front de la fillette se plissa de mépris. Il se ridiculisait tout seul, ça en devenait carrément bizarre. Même elle se sentait plus mature que lui.

Elle ouvrit la bouche, prête à répliquer, mais il la coupa de nouveau, et elle referma les lèvres avec dépit. Il lui dit, en gros, qu'il ne lui céderait jamais la peluche. De façon plus ridicule et moins mature.

Cette fois, il se tut, et commença à s'en aller. Sans décroiser les bras, Summer fit un pas sur le côté afin de se remettre devant lui, et de l'empêcher de s'en aller pour de bon.

Parce que là, ce n'était plus une question de peluche (même si elle ne comptait pas abandonner ce pauvre Niffleur aux mains d'un homme comme lui), mais aussi de fierté. Il venait ouvertement de la traiter de gamine, de la rabaisser, et de se ridiculiser. Summer comptait bien réagir.

Elle fit de son mieux pour garder son sang froid, et ouvrit la bouche pour répliquer. Cette fois, elle ne fut pas interrompue. Elle répondit méthodiquement à toutes ses phrases d'un ton cinglant :

-Tout d'abord, j'estime que les enfants s'occupent mieux des peluches que les adultes, ou que vous en tout cas : cessez donc de secouer ce pauvre Niffleur, il s'en portera déjà beaucoup mieux. Ou alors c'est juste vous qui ne savez pas vous en occuper ? A vous de dire. Ensuite, qui vous dis que cette peluche est pour moi ? Je compte peut-être l'offrir à quelqu'un.

Elle fixait le malpoli droit dans les yeux, sans plus aucune peur de lui manquer de respect. Au point où ils en étaient...
Ce qu'elle disait n'était pas faux : elle comptait bien l'offrir, même si c'était à une personne plus jeune.

-Ensuite, je suis au regret de vous informer que je crois qu'il vous supplie plutôt de me le céder. M'enfin, si vous êtes si connectés, vous devez le savoir, vous feriez peut-être juste mieux de l'écouter un peu mieux... Ou de vous laver les oreilles, suggéra-t-elle, sourcils haussés.

Elle prit une discrète inspiration, pas tant pour respirer mais plutôt pour se calmer. Sa colère augmentait alors même qu'elle parlait, et si ça continuait, elle allait lui sauter dessus.

-Et puis, vous semblez me considérez comme une gamine de huit ans (ce que je ne suis pas, au passage, merci pour votre considération), mais au vu de votre état d'esprit, vous ne semblez être guère plus vieux...

Instinctivement, comme souvent, elle avait relevé son niveau de langue pour s'engager dans ce duel verbal. Non seulement ça la faisait paraître moins jeune, et dans ce cas peut-être l'adulte serait-il capable d'éprouver un peu plus de respect et de considération pour elle, mais en plus ça donnait une impression de mépris qu'elle appréciait.

Elle releva le menton. Elle se doutait que l'homme n'allait pas céder comme ça, mais elle non plus. Il était hors de question de le laisser repartir victorieux ! Et d'abandonner ce pauvre Niffleur innocent à son sort, également.

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915 mots
@Cinaed Wallace

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1 août 2025, 01:51
Il faudra me passer sur la peluche  S.J 
Narguer les gens, c'était méchant - un tout petit peu - mais qu'est-ce que c'était drôle. A une époque, ça avait été une de ses activités préférées, surtout avec ses parents. Il se souvenait avec émotion de toutes les fois où il avait rendu complètement fou ses deux parents. C'était presque étonnant qu'il ne se soit jamais prit de véritable claque, d'ailleurs. Sa mère avait plus de retenue et de patience qu'il ne le pensait, à bien y réfléchir. Il y avait eu beaucoup de fois où elle aurait eu toutes les raisons du monde de l'attraper par le col mais elle ne l'avait jamais fait. La majorité du temps, les punitions les plus embêtantes étaient celles où elle le forçait à rester assit dans un coin pendant quelques heures à réviser ses cours ou, pire, à répéter plusieurs dizaines de fois les bonnes manières qu'il devait apprendre pour une future réception à la maison. Il avait aussi eu des lignes à écrire, surtout la fois où - pour répondre à un "Pas de coude sur la table !" - il avait posé ses deux pieds de part et d'autre de son assiette pour essayer d'attraper sa fourchette entre deux orteils. Le résultat avait été peu concluant, avec plus de nourriture par terre que dans sa bouche et une mère qui avait hurlé à la mort comme s'il venait d'insulter tous ses ancêtres sur dix générations.

Cinaed, lui, il avait trouvé ça plutôt drôle. Tout comme la foi où il avait lancé les rouleaux de papiers toilettes dans les escaliers pour savoir lequel finirait en bas en premier, ou quand il avait mit le feu à un des précieux rosiers de sa mère en essayant de s'allumer une clope à 17 ans. Il l'avait choppé à deux autres gamins - moldus, eux - au bout de la rue et l'avait allumé derrière un petit mur de rosiers histoire que sa mère ne voit rien par la fenêtre du salon. L'arbrisseau avait prit feu plus rapidement qu'il le pensait, un peu comme s'il n'avait attendu que ça pour retourner à la terre. Un "Fiouf !" et hop, plus de rosier. Il avait observé le visage de sa mère à travers la véranda arrière avant d'écraser sa clope par terre et de se la fourrer dans le pantalon pour la cacher. Le soir venu, il avait retrouvé des centres jusque dans son caleçon, ce qui était une expérience qu'il ne souhaitait pas à quelqu'un d'autre. L'ébéniste était même persuadé qu'il pouvait retrouver une petite cicatrice de brulure sur un côté de ses hanches, dernier vestige de cet après midi mémorable.

Bref, faire tourner en bourrique les gens c'était un art dans lequel il excellait, que les gens soient vieux ou bien jeunes. De toute façon, tout le monde réagissait pareil face à la frustration et c'était ça qui amusait Cinaed. Il aimait voir le visage des autres se contracter d'une colère peu contenue, et entendre leur voix baisser de quelques octaves, comme si la rendre plus grave pouvait les faire paraître plus effrayant. Même si "plus effrayant" consistait à camoufler sa frêle existence de fillette de 12 ans - au maximum, vu sa taille - derrière une voix d'adulte et des mots compliqués. Cinaed était quand même un peu impressionné par son vocabulaire. Merlin savait qu'à son âge il avait été un idiot incapable d'aligner trois mots en utilisant les jolies phrases que ses parents essayaient de lui inculquer.

Bah, si t'as de l'argent alors rien ne t'empêche de trouver autre chose. Y'a plein de trucs au même prix, et même moins cher. Triomphalement, il leva à nouveau le menton. J'te rend limite un service, tu devrais me remercier de ne pas te laisser te ruiner. Un claquement de langue agacé raisonna à travers ses dents serrées alors que la fillette revenait à la charge et se plaçait devant lui. Autant il n'était pas contre se batailler avec elle, autant il n'aimait pas quand on lui bloquait les pattes. Cinaed était un électron libre à qui on aurait envoyé l'équivalent de 4 soleil en énergie. Il avait besoin de bouger, rester immobile quelque part menaçait de le faire imploser. Et, honnêtement, personne n'avait envie de voir une tempête-Cinaed s'abattre sur le monde. Même Ewan abandonnait de garder Cinaed totalement immobile quand il l'engueulait. Il n'avait pas envie de repousser l'enfant, parce que la narguer était quelque chose de bien différent que de la pousser quitte à risquer de lui faire mal. S'amuser à la faire tourner en bourrique ça allait mais la blesser ? Impossible. Impensable.

Il fit un pas vers l'arrière puisque avancer semblait peine perdue. S'éloigner de l'enfant lui fit le plus grand bien puisqu'il pu se mettre à balancer une de ses jambes d'avant en arrière, histoire de laisser échapper quelques vagues d'énergie au lieu de tout garder pour lui. Quand il ne pouvait pas bouger, il avait l'impression que la nervosité s'accumulait sous sa peau et tout ça lui donnait mal à la tête. Eh bien moi je pense que tu estime mal. Ce qui n'est pas très étonnant, puisque tu as vécu sur celle planète depuis moins longtemps que je ne sculpte. Alors quand on est plus jeune qu'un meuble, on ferme son clapet. Pouet pouet. Fit-il en agitant une main devant le visage de l'autre, ouvrant et fermant la main comme pour imiter le bec d'un canard. Et d'ailleurs, moi aussi c'est pour offrir à quelqu'un, qui est 100% plus cool que le mystérieux individu dont tu parles. Il n'y avait aucun doute que Magnus était bien plus élégant, bien plus drôle et gentil que tous les gens que la plus jeune pouvait connaître. Le monde ne méritait même pas le cracmol, tellement il était parfait. Et, pourtant, il était là.

Une moue boudeuse naquit sur ses lèvres alors qu'il penchait la tête. C'est pas très gentil de critiquer la propreté des autres. Elles sont très bien mes oreilles, tellement propres que j'entend ta petite voix grésillante comme si tu me hurlais directement sur le tympan. A la suite, un rire raisonna hors de sa cage thoracique. Et je préfère être un grand enfant qu'une vieille coincée dans le corps d'une gamine de 8 ans, comme tu dis. Ca doit être dur la vie si tu parles comme au siècle dernier. Donc, tu m'excusera, mère-grand, mais je vais te laisser aller prendre ton thé de l'après midi et faire ta petite sieste parce que je suis attendu... Quelque part. Il lui fit un geste comme pour dire "allez, oust" en agitant la main. S'il avait eu son téléphone sur lui, et qu'elle avait été moldue, il aurait simulé un appel important. C'était parfaitement insultant sans pour autant l'être, une combinaison parfaite. Personne ne pouvait lui reprocher d'avoir répondu à un appel, même si les gens autour de lui prenaient la mouche et se vexaient. Mais c'est un quelque part super important, oui oui.

1157.

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1 août 2025, 09:25
Il faudra me passer sur la peluche  S.J 
Summer n'en était même plus indignée. A ce niveau là, elle était ébahi. Comment pouvait on enchaîner autant d'idioties à la suite ? C'était... incroyable. Si Summer avait su réussir cet exploit...

Au moins avait-il renoncé à s'enfuir. Il s'était éloigné (tant mieux, qu'il s'éloigne, elle ne voulait pas de lui prés d'elle), mais il n'était pas partie.

Et bon, évidemment, présence rimait avec moqueries, mais elle était prête à endurer les moqueries si ça pouvait sauver cette pauvre peluche des griffes de cet homme sans pitié. Rien que la façon dont il lui parlait prouvait qu'il ne saurait prendre soin de la peluche.

Sa colère s'était un brin apaisée. Pourquoi ? Sans doute se contenait-elle pour plus tard, parce qu'il était évident que ça allait pouvoir durer longtemps. Qui sait, peut-être resteraient ils dans le magasin à se disputer jusqu'à ce qu'un nouveau stock arrive ?
Aussi quand l'homme lui dit lui rendre un service, elle se contenta de hausser les sourcils goguenarde, et de répliquer :

-Si vous tenez tant que ça à ce que je ne me ruine pas, vous n'avez qu'à l'acheter... Pour me l'offrir après ?

Elle releva des yeux moqueurs vers le visage de l'homme, comme pour le mettre au défi de véritablement le faire.

Il ne semblait pas comprendre. C'était cette peluche qu'elle voulait. Celle qui ravirait Emy, et qui ne quitterait plus jamais cette dernière tant elle serait aimée. Summer, surtout en matière d'achat, se fiait généralement à ses premières impressions. Et bien la seule peluche qui lui avait fait autant d'effet, c'était celle ci, à croire qu'elle avait été ensorcelée pour attirer les gens. Qui sait ? Si ça se trouvait, elle et l'homme était sous l'emprise d'un sortilège, et c'était ce même sortilège qui causait leur dispute ?

Mouais, peu probable. C'était sans doute plus l'irrespect de l'homme et l'obstination de Summer. Ou un truc dans le genre.

Elle s'imagina soudainement la scène de l'extérieur. Elle et lui, face à face, à se disputer une peluche. C'était plus que comique car l'homme, en plus d'être trois fois plus vieux, était au moins trois fois plus grand, et qu'il aurait très certainement pu balayer Summer d'un revers de bras pour l'écarter de son passage. Elle se demanda brièvement pourquoi il ne le faisait pas. Cela devait être énervant, d'avoir une gamine qui vous harcelait. Bah, peut-être prenait il trop plaisir à se moquer d'elle pour cesser là leur petit jeu.

Tiens, d'ailleurs, il reprit la parole. Elle toléra le fait qu'il la compare à un meuble. Ok. Si vraiment ça l'amusait, qu'il fasse. Summer avait l'ego solide. Elle encaissa le "Pouet Pouet" puéril, se contentant de pincer les lèvres avec dédain.

En fait, elle encaissa tout sans broncher. Elle avait bien compris, à ce niveau là, que plus elle montrait que ça la touchait, plus il serait fier de lui. Elle le laissa donc finir (qu'il se défoule, allez), sourcils haussé, lèvres pincés et air ennuyé, l'air de dire "ça y est t'as fini ?"

A la fin de sa tirade, il chercha de nouveau à s'enfuir. Bizarre, non ? Avait-il peur qu'il finisse de céder, à la longue ? Summer l'aurait elle à l'usure ? Ou bien il en avait juste marre et elle commençait à lui taper sur les nerfs. Peut-être aussi, mais bon, qu'est-ce que ça pouvait bien faire à la Serpentard ? Il n'avait qu'à lui passer cette peluche, s'il n'était pas content de l'avoir dans les pattes.

Elle prit une légère inspiration, soupira, et sa lança :

-Vous sculptez donc des meubles. Je comprends mieux.

Elle ne s'expliqua pas, estimant que ce serait un peu trop mesquin. A lui de comprendre tout seul, si ça lui chantait. Ses parents lui avaient toujours dit que le mieux dans la vie, c'était d'avoir un travail où il fallait se servir de sa tête. Et que pour ça, il fallait réussir ses études. Bon, pour un père fleuriste, c'était peut-être un peu ironique, mais passons. Elle insultait là le niveau d'études de l'homme, et, si on allait vraiment loin, sa compétence en général.
M'enfin, elle, elle n'avait pas d'avis là dessus. Si le travail nous plaisait, et ben tant mieux, qu'on s'éclate ! Mais là, elle avait sorti une phrase de ses parents, à défaut de savoir quoi dire d'autres.

-J'espère au moins, si vous devez me comparer avec eux, qu'ils sont beaux, lança-t-elle d'un ton neutre.

Elle fourra ses mains dans ses poches. Ca la stressait de les avoir à l'air libre, la plupart du temps, et elle ne savait pas quoi faire d'elle. Donc encore une fois, elle les rangea.

-Quant à cette personne si cool, je ne demande qu'à vous croire, malheureusement comme vous dîtes la personne à qui je veux l'offrir n'évoque pour vous qu'un "mystérieux individu", donc vous ne pouvez pas comparer, navrée.

Il était hors de question de laisser fuiter que la peluche était destinée à une fillette de dix ans. Bien que celle-ci s'occuperait assurément mieux d'elle que ce quelqu'un si cool.

Son front se plissa alors qu'elle enchainait :

-Et vous me prouvez pourtant que vous ne m'entendez pas bien, puisque je vous ai dit que je n'avais pas huit ans. Et vous prenez une sacré marge.

Quatre ans de différence, c'était beaucoup. Summer voulait bien qu'on puisse croire qu'elle ait onze, et même, à la rigueur (et vraiment pour quelqu'un qui n'avait pas ses lunettes) dix ans. Ok, d'accord, elle l'acceptait. Mais huit ans, c'était ridicule et exagéré. Pourquoi serait elle ici toute seule, si elle n'avait que huit ans ?

-Et puis, je vous remercie, mais je me sens bien dans ma peau, et pas très vieille.

Elle lui lança un sourire éclatant pour confirmer ses propos. Non mais qu'est-ce qu'il croyait ? Qu'elle allait se laisser faire aussi facilement ?

-Je suis mature juste ce qu'il faut. Et je sais parler correctement. Au contraire de certains, ajouta-t-elle en le jaugeant, espérant tout de même que ce ne soit pas la goutte qui ferait déborder le vase.

Elle serra les poings, toujours enfermés dans ses poches, pour se détendre. Ca commençait à faire beaucoup, et sa colère revenait au galop, à présent. Elle se força cependant à conserver son sang froid. Elle n'aurait fait que lui donner ce qu'il voulait, si elle se mettait en colère.

-Toutefois, c'est gentil de vous soucier de mon bien être, je vous remercie.

Il chercha de nouveau à la chasser. De ce geste de la main que Summer aurait utilisé avec une mouche. Son indignation grandit de nouveau. Non mais pour qui il la prenait ? Pour un vulgaire insecte ? Il était tant que quelqu'un lui apprenne le respect, à celui là !

Elle refusa catégoriquement de bouger. S'il croyait qu'il allait la faire décamper avec ce vulgaire geste de la main...

-Donnez moi la peluche, et je vous laisse partir. C'est pourtant simple, non ?

Du point de vue de Summer, ça l'était. C'était l'homme qui avait attaqué le premier, celui qui s'était montré le plus immature et qui s'était comporté de façon irrespectueuse. Summer avait donc gagner le droit d'obtenir cette peluche, par Merlin, quand allait il le comprendre ?

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1 août 2025, 11:28
Il faudra me passer sur la peluche  S.J 
Un rire surprit lui échappa face à l'aplomb de la fillette. Te l'acheter ? Pourquoi je ferais ça ? Si je veux faire de la charité, j'ai d'autres moyens plus agréables de le faire. Pas qu'il n'en fasse, cela dit. Il se fichait, certes, de l'argent mais il ne pouvait pas se permettre d'en offrir pour le moment. Enfin, pas plus que de raison : il avait une boutique à faire tourner et tout ce qu'il ne dépensait pas sur son salaire partait dans ses économies pour de futurs travaux. C'était sûrement égoïste de ne penser qu'à lui et pas à ceux qui en avaient manifestement besoin - donc, pas la fillette - mais Cinaed n'était pas le seul à le faire et, dans ces cas là, ça suffisait souvent à ne pas se sentir coupable. Il supposait que son rapport à l'argent était aussi biaisé par son enfance. Lui avait toujours eu ce dont il avait besoin, et même bien plus encore alors il était difficile d'imaginer le contraire. Et, une fois qu'il en avait eu assez, il n'avait plus rien eu du tout avant de se mettre à économiser tellement qu'il vivait bien en dessous du seuil de ce qui pouvait être considéré comme une vie correcte. Et il avait survécu, n'est-ce pas ?

Sa mère ferait une syncope, de toute façon, s'il se mettait à donner son argent à toutes les causes qu'il voyait. Peut-être qu'il donnerait plus tard mais alors il ferait confiance à Ewan pour trouver à qui. Lui, il n'avait aucune chance de se faire arnaquer. En tout cas, s'il devait donner quelque chose, ce serait sûrement pour les animaux et pas pour les fillettes agaçantes qui apprenaient à devenir de petites voleuses.

Il pointa ensuite son doigt vers elle, un regard fier sur les yeux. Est-ce qu'il avait compris le dédain qu'elle avait mis dans sa phrase ? Absolument pas. Ouaip, des superbes meubles avec des enchantements qui feraient pâlir de jalousie les petits sorciers. Probablement que si elle insultait son travail - et qu'il comprenait qu'il s'agissait d'une insulte, ce qui n'était pas tant certain - il lui sauterait au visage pour lui tirer les cheveux comme un enfant de quatre ans. C'était sacré, la sculpture et Cinaed avait beaucoup trop de fierté et d'ego pour ses créations pour accepter les retours négatifs d'une enfant qui devait encore utiliser sa baguette pour se décrotter le nez. Il savait ce que son travail valait et il était parfaitement conscience de son talent en enchantement. Personne ne lui retirerait ça. Des meubles encore plus beaux que toutes les peintures du monde. Ajouta-t-il pour faire bonne figure tout en adressant de sincères excuses mentales à Magnus. Le pauvre devait avoir les oreilles qui sifflaient bien fort si Cinaed se mettait à critiquer, même sans le vouloir, sa passion adorée.

Euh... dit-il, très intelligemment alors qu'elle lui renvoyait son argument. Certes, Magnus était également un mystérieux inconnu pour la fillette. Elle venait de mettre sur la table un bon argument, pour la première fois. Et quelle horreur pour elle de n'avoir jamais croisé la route de cet éminent cracmol. Bah j'ai pas mon téléphone sur moi donc je peux pas te montrer de photos mais... bah il est grand comme ça il leva sa main libre un peu au dessus de son épaule Et il est très gentil. Il mérite mille fois plus une jolie peluche toute douce que n'importe qui.

Tu sais, si tu veux te grandir en faisant ta grande, tu peux pas préciser juste après que t'es pas très vieille. C'est pas très logique, ça te fait ressembler à un bébé. Il fit un geste pour la pointer, agitant sa main du bas vers le haut Enfin, encore plus que tu ne l'es déjà. C'est vrai, quoi. Si elle voulait se présenter comme une grande, elle ne pouvait pas ajouter juste après qu'elle était encore jeune, Cinaed était presque certain que le monde ne fonctionnait pas comme ça. Et, d'un côté, il appréciait beaucoup de l'avoir poussé à la contradiction. Ca n'inaugurait qu'une frustration encore plus grande. L'ébéniste espérait qu'elle serait assez forte pour que l'enfant décide de simplement tourner les talons au lieu de se coller à ses pattes comme un vilain morpion.

Un gémissement de désespoir lui échappa quand elle revint à la charge. Il se pencha vers l'arrière, la tête levée vers le plafond et fit mine de basculer avant de se redresser. Franchement, garde ce côté borné, mais va le travailler ailleurs, tu veux ? Il lui serait très utile dans la vie, parce qu'on avait besoin de s'accrocher pour obtenir ce qu'on voulait mais maintenant ? C'était juste agaçant. Cinaed préférait largement qu'elle soit bornée avec les autres plutôt qu'avec lui. Il était toujours le premier pour dire que les enfants devaient défendre leurs idées et leurs envies mais ne pouvait-elle pas le faire avec ses propres parents ? Il n'avait pas à se coltiner la crise d'adolescence d'un rejeton qui n'était même pas le sien et il était persuadé qu'elle avait plus de choses à dire à ses parents qu'à un parfait inconnu. Qu'elle aille leur demander un poney, ou qu'importe ce que voulaient les enfants de nos jours. Elle pouvait même travailler ce côté enquiquinant à table si elle se mettait à détester 90% des aliments qu'on lui présentait comme tous les gamins. Vraiment n'importe où mais pas ici.

Il laissa tomber sa tête vers l'arrière à nouveau, d'ennui. Est-ce qu'il réussirait à quitter cette boutique avant que la nuit ne tombe ? Il l'espérait, mais bon, s'il devait se mettre à camper ici pour repartir avec la peluche, il le ferait sans doute. Il avait décidé qu'il allait l'acheter et personne n'avait jamais fait changer Cinaed d'avis sans s'appeler Ewan. Et puis, maintenant qu'elle avait réussi à véritablement l'agacer, il n'y avait aucune chance qu'il la laisse repartir avec sa précieuse trouvaille.

987.

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1 août 2025, 12:41
Il faudra me passer sur la peluche  S.J 
Summer dut se retenir de froncer les sourcils quand il lui demanda quelles raisons le pousseraient à offrir la peluche à la Serpentard. Etait-il à ce point stupide qu'il posait véritablement la question ? Summer se doutait bien que la réponse allait être non ! Elle le savait déjà avant même d'avoir prononcé cette phrase. Elle l'avait dite pour répondre quelque chose, remporter un point de plus dans leur duel... Mais même elle savait ce qu'il allait répondre. C'était logique, au vu de son comportement. N'avait il sérieusement pas compris ?

Elle ne prit pas la peine de répondre. S'il l'avait pris au premier degré et pensait sincèrement que la fillette avait espoir qu'il la lui achète, tant pis pour lui, elle n'allait pas perdre son temps à essayer de lui expliquer ce qu'était l'ironie.

Il lui parla ensuite de ses meubles. Cette fois, Summer se permit une expression faciale et haussa les sourcils. Bon, il n'avait pas non plus compris sa pique. C'était compréhensible, tout dépendait de l'éducation que l'on avait reçu, supposa l'ancienne première année. Néanmoins, elle ne put se retenir de penser qu'il devait lui manquer ses neurones, parce que ça faisait deux fois et que ça satisfaisait Summer qu'elle avait au moins l'avantage sur quelques points...

Sauf qu'en attendant, c'était toujours lui qui tenait la peluche. Summer avait bien compris que le sujet avait dévié : le simple fait qu'il parle de meubles étaient déjà une preuve en soi, aussi ses chances de récupérer le futur cadeau de sa petite soeur diminuaient peu à peu, mais elle était résolue à ne pas abandonner. Au pire, elle avait sa baguette. Elle avait peut être moins d'expérience que l'homme en sortilège, mais peut être qu'un simple "Wingardium Leviosa" pouvait suffire, si elle parvenait à s'enfuir assez vite après avoir raflé la peluche...

Bon, elle décida quand même de placer cette idée comme "plan de derniers recours". Il y avait quand même de grandes chances d'échouer... Et de plonger l'homme dans une fureur noire au passage. Et, bon, si Summer s'en sortait pas trop mal au maniement des mots, si cela devait devenir plus physique, et que l'homme sortait sa baguette, il était évident qu'elle n'aurait plus aucune chance.

Elle ne contesta pas la beauté des fameux meubles, pour plusieurs raisons : tout d'abord, tous les goûts étaient dans la nature, donc c'était carrément subjectif, ensuite parce que ça semblait être un point sensible chez l'homme, et que, ne le connaissant pas, elle ne savait pas jusqu'où elle pouvait aller avant d'avoir franchi la limite, chose qu'elle préférait éviter, et enfin parce qu'elle n'avait jamais vu les meubles en question, alors elle ne voulait pas parler sans réfléchir. Surtout que c'était exactement ce qu'elle avait reproché à l'homme quand elle lui avait fait remarqué qu'il ne pouvait pas comparer les deux personnes à qui était destinée la peluche.

D'ailleurs, cet argument sembla marcher, du moins temporairement : pendant une seconde, il se tut, l'air de ne plus savoir quoi dire. Une petite victoire, certes, mais de quoi exhorter à Summer un sourire triomphant. Elle l'effaça bien vite quand l'homme reprit la parole. Ce qu'il disait la laissa perplexe. Il essayait d'estimer la taille de l'individu à qu'il souhaitait offrir la peluche, là ? Il voulait lui montrer des photos ? Sérieux, là ? C'était à ça qu'il juger si quelqu'un était cool ?

Elle croisa les bras et lança d'une voix cinglante :

-Vous déterminez donc si quelqu'un est cool en fonction de sa taille et de son apparence, je vois... Bravo, en tout cas, vous avez toutes mes félicitations.

A présent, ses yeux ne quittaient plus ceux de l'adulte. Elle n'avait plus peur de se montrer impolie du tout, puisqu'apparemment ce n'était pas ce que ressentait l'homme de son côté.

Pendant un instant, elle fut presque tentée de prétendre qu'elle souhaitait l'offrir à sa soeur, atteinte d'un cancer et en fin de vie, juste pour voir si elle était capable de briser la carapace "coeur de pierre" de l'homme, mais elle se ravisa au dernier moment. Elle n'aimait pas mentir, et encore moins si ça correspondait l'état de santé de sa soeur. On ne savait, des fois que le destin la prenne au mot... Elle préférait éviter.

Il revint encore une fois à l'âge de Summer. Cela commençait à l'agacer. Comme si elle ne voyait pas que l'homme et elle avaient au moins vingt ans de différence. Elle préféra donc couper court le sujet, surtout que cette fois, c'était lui qui avait l'avantage. Elle se doutait que ça allait le satisfaire, qu'elle abandonne une partie de la discussion, mais ça commençait sérieusement à l'agacer. Et comme il fallait au moins qu'elle perde cette bataille en beauté :

-C'est donc le seul sujet sur lequel vous trouvez des choses négatives à me dire ? J'en suis flattée, merci beaucoup. Mais je vous encourage à changer un peu d'horizon.

Bon, elle ne coupait pas complètement le truc, mais elle n'ouvrait déjà pas sur autre chose, c'était suffisant.

Elle décroisa ses bras, renferma ses mains dans ses poches alors même qu'il lui disait d'aller embêter quelqu'un d'autre avec son obstination. Un léger rictus amusé vient déformer le visage de la fillette.

-Pour l'instant, vous faites la cible parfaite. Et puis, j'ai rarement l'occasion de m'exercer, donc un peu d'entraînement, ça fait plaisir.

Elle était repartie sur l'ironie se rendit-elle compte après avoir prononcé ces mots. Est-ce qu'il allait comprendre, alors ? Ou bien allait-il encore mal l'interpréter ? Peut-être fallait il qu'elle fasse simple pour l'enfant coincé dans ce corps un peu trop grand ?

Elle attendit de voir ce qu'il allait répliquer, histoire de savoir à peu près si elle pouvait se permettre de rester dans le sarcasme ou s'il allait falloir qu'elle parle sérieusement. Elle jeta aussi un coup d'oeil à ce pauvre Niffleur, qui, toujours entre les mains de l'homme, semblait toujours aussi écrasé. Son petit visage regardait Summer et semblait la supplier de venir le sauver. Elle serra les dents, et releva les yeux vers l'homme. Elle allait finir par y arriver.

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22 mai 2026, 05:03
Il faudra me passer sur la peluche  S.J 
Une des raisons pour lesquelles Cinaed ne se disputait pas souvent avec les gens c'était parce qu'il n'avait jamais d'argument et, surtout, qu'il ne savait pas tenir un débat à cause de ça. Souvent, son argumentaire se résumais à "j'ai raison et tu as tort" sans qu'il n'ait grand chose d'autre à dire. Et aujourd'hui, il se résumais à "je l'ai dans la main donc cette peluche est à moi". Malgré le fait que la fillette ne semble pas très satisfaite de l'argument, l'ébéniste le considérait comme incontestable. Une victoire par KO dès le début puisqu'il était de toute façon plus grand et plus fort : ce n'était pas comme si elle aurait pu lui arracher des mains. Et puis, zut alors, c'était l'adulte de la situation et si Cinaed avait bien apprit quelque chose durant ses jeunes années c'était que les adultes finissaient toujours par s'en sortir en sortant la carte de "je suis ton ainé". Enfin, le petit Cinaed de 14 ans s'en était bien fichu de cette carte, mais elle avait toujours semblé fonctionner sur les autres. Et aujourd'hui, il avait gagné le droit de la sortir de son jeu à chaque fois qu'il en avait envie, même si c'était injuste et méchant.

Il roula des yeux en laissant échapper un grognement frustré quand l'enfant reprit la parole et se pencha un peu vers elle, le visage retroussé dans une grimace l'air de dire "t'es qu'une idiote". Mais nan, t'es bouchée ou tu le fais exprès ? J'ai dit qu'il était gentil. C'est pour ça qu'il est cool. Il croisa à nouveau les bras sur sa poitrine et ajouta : Largement plus que toi, miss petite teigne.

Il s'étira le dos durant quelques secondes et poussa un soupir de soulagement en sentant une de ses vertèbres craquer. De rien, de rien. Te flatter, c'est ma raison de vivre répondit-il avec un sourire presque sec, clairement moqueur. Et puis, il posa une de ses mains sur l'épaule de la fillette et utilisa un peu de sa force pour la faire tourner sur elle-même jusqu'à ce qu'elle fasse face à l'autre côté de la boutique. Tout en gardant sa main posée sur son épaule, il lui dit : Tiens, en parlant de changer d'horizon, pourquoi tu irais pas t'entrainer sur ce gars, là bas ? la pauvre avait l'air d'être en pleine réflexion sur quel jeu acheter, probablement pour son enfant, et il faisait donc la cible parfaite. En plus, il regarde des trucs de ton âge, plus que ne l'est une peluche. En fait, Cinaed n'en avait aucune idée puisqu'il n'avait regardé l'homme que quelques secondes, juste histoire de s'assurer qu'il était bien seul.

Il lâcha son épaule avec délicatesse, comme pour espérer qu'elle ne remarquerait pas la disparition de sa main et, d'un coup sec, tourna les talons avant de se précipiter vers les escaliers qui menaient au rez-de-chaussée de la boutique. Il était d'ailleurs déjà à mi chemin des escaliers quand il regarda par dessus son épaule afin de faire un large signe de la main à l'autre, le visage barré d'un sourire goguenard. Il lui fit ensuite un signe du pouce, parfaitement tendu vers le plafond alors qu'il commençait à dévaler les escaliers deux par deux. Ce qui était chouette quand on était un adulte et qu'on n'avait pas d'arguments face à un enfant, c'était qu'il était très facile de les distancer. Et la fuite n'était, en somme, qu'une possibilité comme une autre de gagner un débat.

Dans sa tête, il avait gagné du début à la fin, la fillette n'avait eu aucune chance. Elle avait juste contribué à enquiquiner sa journée, même si Cinaed devait avouer que la situation avait été assez drôle à vivre. En somme, il se sentait à moitié énervé et à moitié amusé par la confrontation qui venait d'avoir lieu. Et une partie de lui espérait que l'enfant finirait un jour par venir à sa boutique pour qu'ils puissent continuer à se disputer, parce qu'elle était plutôt marrante quand elle se mettait en colère.

674.

Sûrement le dernier post pour moi, merci pour ce rp super chouette et désolé pour l'immense retard !

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23 mai 2026, 22:06
Il faudra me passer sur la peluche  S.J 
Summer fronça les sourcils quand il lui dit qu'il n'avait fait qu'affirmer qu'il était gentil. Ah non, ce n'était pas du tout ce qu'il avait dit. Il lui avait vraiment montré sa taille avec sa main, et avait dit que c'était dommage qu'il ne puisse pas lui montrer de photo. Donc non, il n'avait pas fait que dire ça. Aucun rapport. Il perdait la boule, ou quoi ? Il n'avait pas l'air si vieux que ça, pourtant... Et puis en plus, il la traitait de teigne ? Non mais pour qui il se prenait, l'autre maboule ?

Elle s'apprêtait à lui répliquer tout ça vertement, mais il ne lui en laissa pas le temps. Déjà, il répliquait que la flatter, c'était sa raison de vivre. Ca arracha un sourire goguenard à Summer. Au moins, lui aussi se permettait le sarcasme. Ca rendait la chose un poil plus drôle.
Mais elle n'oubliait pas la raison principale de leur dispute. Elle devait récupérer cette peluche, et vite, avant qu'il ne s'enfuit avec.

Elle ne la quittait des yeux, certaine que si elle le faisait, elle allait disparaître. Elle cherchait quoi répliquait qui puisse définitivement mettre un terme à la conversation, et surtout ramener la peluche dans son camp. Elle se devait de repartir avec. Pour Emy. Et pour ça elle avait deux solutions. Soit s'en emparer de force et courir très très très vite en espérant que l'adulte se prenne les pieds dans quelque chose, soit sortir quelque chose de très très très très intelligent en espérant que ça clouerait le bec de l'homme et qu'il se verrait obligé de lui remettre la précieuse peluche. Les deux options lui paraissaient aussi improbable l'une que l'autre, aussi elle se décida pour la deuxième qui lui offrait un infime morceau de chance en plus.

Mais alors qu'elle réfléchissait à ce qu'elle pourrait bien dire, l'autre lui posa sa main (immense) sur l'épaule, et la retourna de force. Stupéfaite qu'il ose faire ça, elle se laissa faire, et l'écouta lui désigner une autre personne qui selon lui consultait quelque chose qui correspondrait plus à son âge. Elle ouvrit la bouche pour protester, considérant que son hypothèse sur le fait qu'il devait être sénile se confirmait :

- Mais vous êtes...

Elle n'osa pas dire le mot qu'elle avait dans la tête, en l'occurrence, stupide, de peur qu'il s'emporte. Il n'oserait sûrement jamais lever la main sur une gamine comme elle, mais s'il choisissait de le faire, il l'enverrait probablement jusqu'en Italie. Et elle ne parlait pas italien du tout, donc elle préférait éviter.
Alors après une pause éloquente pour qu'il comprenne bien ce qu'elle voulait dire, elle termina sa phrase :

- C'est pas pour moi, c'est pour ma soeur !

Qui avait complètement l'âge requis pour recevoir un tel cadeau, à la différence du destinataire auquel pensait l'adulte, qui à en juger par sa taille était beaucoup plus vieux. Franchement, il allait falloir qu'il apprenne à être cohérent dans ses arguments.
Elle s'autorisa un instant à plisser les yeux pour regarder ce que consultait la personne en question. Elle n'aurait pas dû.
La main disparut de son épaule, et le temps qu'elle se retourne, le voleur de peluche était déjà à quelques mètres d'elle. Elle s'élança à son tour.

Certainement pas ! Il était hors de question qu'il s'en sorte comme ça ! Non seulement Summer voulait cette peluche, mais en plus, s'il réussissait à l'obtenir, il allait être tout fier, tout satisfait... Il allait pouvoir raconter à son ami qu'il avait obtenu ce cadeau après moults efforts... Ah, juste imaginer sa tête, ça l'énervait.

Mais il fallait qu'elle se fasse à l'évidence : il était plus grand. Il avait de plus grandes jambes. Il courait plus vite. Elle finit par s'arrêter. Elle ne le rattraperait pas. Elle n'aurait pas cette peluche.

La colère s'empara d'elle. Tant pis, c'était une affaire personnelle. Même si la scène avait été plutôt drôle à vivre, elle le retrouverait, et elle se vengerait en lui piquant un truc. Elle s'en faisait la promesse.

675 mots
Fin pour moi aussi ! Merci pour ce super RP ^^ Je te préviens Summer va venir l'embêter quand elle saura où il travaille...

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