Cosmos et Bleuet
Le 16 Juillet 2050,
Fin d'après midi.
Cours à l'arrière de la demeure Griffiths,
Ruelle Bowman-Wright.
Avec @Adeline Sgaeyl
Le soleil commençait lentement à décliner tout en permettant à la ville qu'il surplombait de garder une certaine luminosité. Il faisait largement moins chaud qu'au milieu de l'après-midi et c'était donc le moment parfait pour sortir et profiter de l'air frais. Pas que Aristide appréciait particulièrement passer son temps dehors mais il devait avouer que rester enfermé à la Maison toute la journée était difficile. La famille n'était pas encore partie en vacances, se réservant deux longues semaines à la fin du mois pour profiter de l'été loin de l'Angleterre, alors il fallait trouver de quoi s'occuper. Le Serdaigle n'avait d'ailleurs aucune idée de leur destination mais le patriarche n'arrêtait pas de sous entendre que celle-ci le ferait vibrer d'excitation. Harvey prenait soin, chaque année, d'emmener ses deux enfants et sa femme dans un pays différent ou au moins dans une autre région. Il était important, disait-il, de voyager pour comprendre le monde qui nous entourait.
Sans vouloir paraître ingrat, Aristide se serait bien contenté d'une sortie dans un musée à la place. Partir si loin de chez lui l'angoissait toujours un peu même s'il commençait à prendre le pli avec l'habitude. Découvrir de nouvelles choses était toujours génial mais finir au milieu d'inconnus dont il ne comprenait pas la langue ? Ce n'était pas l'idée qu'il se faisait d'un moment. De fait, il passait plus de temps agrippé à la manche de sa mère qu'à véritablement observer les jolies architectures qu'elle lui montrait. Il se sentait aussi un peu honteux de cela car il n'était pas difficile de remarquer que Autumn - malgré le fait d'avoir cinq ans de moins que lui - était parfaitement capable de se balader dans la foule sans faire de crise d'angoisse.
Le brun releva les yeux en entendant la porte arrière de l'immeuble s'ouvrir. Sa mère passa la tête dehors, l'observa quelques secondes avant de faire demi tour avec un clin d'œil. Aristide eut le temps de lui faire un petit signe de la main avant de la voir disparaître à nouveau dans la demeure familiale. Tourné vers la porte, comme pour avoir un visuel sur son abri contre le monde, il était assit délicatement sur une longue couverture. Impossible pour lui de s'asseoir dans l'herbe directement s'il pouvait l'éviter. Il le faisait à Poudlard, mais simplement parce qu'il n'était pas vraiment possible de trimbaler un drap dans son sac toute la journée. Et puis, les uniformes pouvaient toucher le sol. Sa tenue de ville, non. Un joli pantalon lui serrait la taille, une chemise rose pâle glissée à l'intérieur. Pour compléter le tout, deux bretelles aussi brunes que son bas et une paire de Derby aux pieds.
Si on lui demandait, Aristide préférait de loin l'apparence formelle des Oxford mais hors de question d'en porter avec un pantalon de détente. Le Serdaigle avait même replié légèrement le bout de son pantalon avec deux ourlets afin de dénuder ses chevilles, c'était dire ! Aujourd'hui était une journée à s'habiller de manière décontractée pour éviter la chaleur au maximum. Surtout, c'était le moment de s'habiller avec une tenue qu'il pouvait se permettre de salir. Le terreau posé dans l'herbe, à la limite de son drap, risquait de finir sur ses jambes en tailleurs au moindre faux pas. Cependant, et à l'étonnement général la majorité du temps, Aristide ne supportait pas de se salir mais ne semblait pas dérangé par le fait de plonger ses mains dans la terre. Pas n'importe laquelle, cela dit. Celle qui était faite pour ça, et qui était plus propre que la terre que l'on trouvait par terre. Elle était vendue dans de jolis sacs, alors il ne s'agissait pas de celle sur laquelle tout le monde marchait avec leurs semelles toutes sales. Et puis, sans terreau, impossible de jardiner et ce serait se priver d'une de ses plus grande passion.
Actuellement, ses connaissances étaient utilisées pour planter délicatement une jolie graine dans l'un des pots d'adaptation du clan O'Landeir. Depuis qu'ils avaient été présentés aux Quadriennales, Aristide avait découvert son objet préféré. Un pot qui pouvait lui permettre de faire pousser n'importe quoi tant qu'il y mettait du sien, pour ensuite le planter même dans le plus dur des habitats pour les plantes qu'il choisissait. Et un habitat difficile, cette petite graine en aurait un. Aujourd'hui, son calendrier affichait le 16 Juillet. Et, demain, Nyxis aurait 14 ans. Les anniversaires étaient toujours plus ou moins angoissants car il n'arrivait jamais à trouver de beaux cadeaux alors généralement, il se contentait de ce qu'il savait faire. La Serpentard aurait peut-être préféré qu'il lui envoie un bidule moldu mais Aristide n'aurait jamais été capable d'entrer dans une boutique pour lui en acheter un. De toute façon, il ne connaissait que très peu la monnaie moldue. Non, Aristide n'aurait probablement pas pu offrir une chose à Nyxis qu'elle désirait plus que toute autre chose dans le monde, ne serait-ce que parce qu'il n'avait aucune idée de ce que cela puisse être, mais ça ne faisait rien.
Ce qu'il savait, cependant, c'était qu'offrir quelque chose qui nous tenait à cœur, c'était bien aussi. Alors il allait lui offrir ce petit pot, pour que Nyxis puisse sentir qu'il avait mit tout son cœur à le préparer et puisse suivre avec lui l'évolution de la belle fleur qu'il avait choisit. D'ici quelques semaines, elle viendrait le voir pour qu'il l'aide à rempoter la fleur et il lui expliquerait de vive voix à la rentrée les particularités du pot. Que cette belle fleur pourrait pousser même dans son dortoir grâce à quelques artifices. Et après, elle aurait une présence avec elle dès qu'elle le souhaiterait. Les plantes étaient vivantes, et c'était ce qu'Aristide préférait. Il ne se sentait jamais seul dans sa chambre parce que chacune des plantes qu'il possédait permettait de créer cette petite bulle de sécurité qu'il appréciait tant. Et il espérait que Nyxis le sentirait aussi, ce calme léger apporté par une présence qui ne demandait jamais plus que ce qu'on pouvait lui donner, qui ne faisait pas de bruit et qui n'attendait rien de vous. Une présence sans jugement aucun, qui ne vous faisait jamais vous sentir trop peu, ou pas assez bien.
Une belle graine d'Aster de Chine. Une déclaration de confiance et d'estime, parce qu'elle était une de ses amies les plus proches et qu'il ne doutait pas qu'elle puisse faire de grandes choses. Plutôt se couper la langue que de lui avouer à voix haute, alors voici une autre raison qui lui faisait aimer les plantes. Elles parlaient pour vous, exprimaient toutes les choses que vous ne pouviez ou ne sachiez dire. Un langage subtile et sans arrière pensée.
Une fois prêt, il posa le pot à côté de lui et s'essuya les mains sur un mouchoir qui semblait avoir souffert des quelques heures de jardinage et s'empara sans difficulté d'une plante déjà bien développée. Le large pot de lavande aurait été difficile à porter si sa mère n'en avait pas diminué le poids d'un simple coup de baguette, ce qui l'arrangeait beaucoup. Aristide s'empara de son sécateur - propre, évidemment - dans le but de tailler légèrement la silhouette du petit groupe de fleurs qui dégageaient une odeur subtile. Il en approcha légèrement le nez en fredonnant pour lui même. Veillant à ne pas frapper son genoux dans une des nombreuses plantes qui attendaient encore leur tour pour être chouchoutées, ou simplement dans l'attente d'un petit coup de peinture sur leur pot, il attira celui de lavande entre ses jambes et se remit au travail.
@Nyxis Calderon pour la mention.
1276.
034f42 -> Ma couleur, que je mets ici pour la retrouver en sachant que j'oublierais que je l'ai mise ici.
Cosmos et Bleuet
Godric's Hollow c'est nul.
Quand tu cours partout, il y a des gens bizarres que tu ne connais pas qui te disent que tu ne peux pas. Il n'y a pas de places bien pour jouer. Il n'y a pas non plus beaucoup d'enfants.
La seule chose à faire c'est d'aller dans un café pour accompagner sa maman et l'attendre glousser sans arrêt sur les derniers potins. Ou alors visiter toujours les mêmes musées.
Je tourne pour la cinquantième fois à droite à la recherche de quelque chose d'intéressant à faire. Des immeubles, des immeubles, des boutiques, une ruelle... du rien. Pff, vivement qu'on retourne au manoir. Je ne sais même pas où sont Xan et Rhys en ce moment, Maman ne les oblige pas à rester dans cette ville ou dans l'appartement pendant la moitié des vacances.
Ça fait 4 jours que j'ai vu Naedy mais j'ai de nouveau envie de l'aller le voir. Chez lui c'est bien, il est gentil et surtout il m'écoute. Même quand je raconte des bêtises, alors qu'à la maison tout le monde se fiche de moi. Mais je pense que Rhys ne voudra pas que je retourne chez Cin pendant un moment. J'ai l'impression qu'il ne l'apprécie toujours pas. Ou alors qu'il n'aime pas que je sois avec lui.
J'entre dans une cours que je ne reconnais pas. Peut-être qu'il y a des jeux ici ? Je cours en arrière pour faire le tour et regarder les immeubles. Est-ce qu'ils se ressemblent tous dans cette ville ? Il n'y a vraiment aucune originalit-...
Le monde bascule et je tombe sur le dos au milieu de plantes.
C'était prévisible, Xander m'a dit d'arrêter de courir tout le temps. Je tends le cou en arrière pour voir où j'ai atterri avant d'apercevoir un monsieur plus loin, à l'autre bout. « Bonjour vous ! » Je me relève avec difficulté en essayant de ne pas détruire trop de fleurs avant d'enlever toute la terre sur mon haut. Heureusement que je ne me suis pas habillée en blanc. « Tu habites ici ? Est-ce que ça arrive souvent que les gens que les gens tombent ici ? C'est un peu bizarre qu'il y ait de l'herbe au milieu d'ici. » La ville n'est pas si nulle que ça, mais il faudrait plus de petits parcs partout. Pourquoi tout le monde n'a pas de petits parcs ? Je m'approche du grand avec ses lunettes et je crois que je le connais.
En tous cas que je l'ai déjà vu quelque part. Impossible qu'il soit en première année. Peut-être un joueur de Quidditch ? Sinon il est sûrement à Serdaigle. Oui, ça doit être ça.
Quand tu cours partout, il y a des gens bizarres que tu ne connais pas qui te disent que tu ne peux pas. Il n'y a pas de places bien pour jouer. Il n'y a pas non plus beaucoup d'enfants.
La seule chose à faire c'est d'aller dans un café pour accompagner sa maman et l'attendre glousser sans arrêt sur les derniers potins. Ou alors visiter toujours les mêmes musées.
Je tourne pour la cinquantième fois à droite à la recherche de quelque chose d'intéressant à faire. Des immeubles, des immeubles, des boutiques, une ruelle... du rien. Pff, vivement qu'on retourne au manoir. Je ne sais même pas où sont Xan et Rhys en ce moment, Maman ne les oblige pas à rester dans cette ville ou dans l'appartement pendant la moitié des vacances.
Ça fait 4 jours que j'ai vu Naedy mais j'ai de nouveau envie de l'aller le voir. Chez lui c'est bien, il est gentil et surtout il m'écoute. Même quand je raconte des bêtises, alors qu'à la maison tout le monde se fiche de moi. Mais je pense que Rhys ne voudra pas que je retourne chez Cin pendant un moment. J'ai l'impression qu'il ne l'apprécie toujours pas. Ou alors qu'il n'aime pas que je sois avec lui.
J'entre dans une cours que je ne reconnais pas. Peut-être qu'il y a des jeux ici ? Je cours en arrière pour faire le tour et regarder les immeubles. Est-ce qu'ils se ressemblent tous dans cette ville ? Il n'y a vraiment aucune originalit-...
Le monde bascule et je tombe sur le dos au milieu de plantes.
C'était prévisible, Xander m'a dit d'arrêter de courir tout le temps. Je tends le cou en arrière pour voir où j'ai atterri avant d'apercevoir un monsieur plus loin, à l'autre bout. « Bonjour vous ! » Je me relève avec difficulté en essayant de ne pas détruire trop de fleurs avant d'enlever toute la terre sur mon haut. Heureusement que je ne me suis pas habillée en blanc. « Tu habites ici ? Est-ce que ça arrive souvent que les gens que les gens tombent ici ? C'est un peu bizarre qu'il y ait de l'herbe au milieu d'ici. » La ville n'est pas si nulle que ça, mais il faudrait plus de petits parcs partout. Pourquoi tout le monde n'a pas de petits parcs ? Je m'approche du grand avec ses lunettes et je crois que je le connais.
En tous cas que je l'ai déjà vu quelque part. Impossible qu'il soit en première année. Peut-être un joueur de Quidditch ? Sinon il est sûrement à Serdaigle. Oui, ça doit être ça.
Mousse de l'équipage Ad2OC.
— deuxième année • #222666 • discord : poowtato —
« dishonor on your cow. »
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Cosmos et Bleuet
A Londres, les bruits qui venaient troubler la tranquillité des jardins du manoir étaient ceux de machines moldues qui survolaient la Maison, à des centaines de kilomètres de hauteur. Des avions, avait apprit Aristide, qui se cachaient ensuite dans les nuages et laissaient une trainée blanche derrière eux, comme pour laisser une trace de leur passage même après avoir disparus. Des machines qui faisaient du bruit, d'un genre que Aristide connaissait peu et qui faisaient peur. L'enfant qu'il était s'était toujours demandé comment faisaient les moldus pour ne pas avoir si peur là où ils étaient car lui avait toujours eu peur même en restant les deux pieds sur terre. Heureusement, ses parents ne l'avaient jamais fait monter dans une chose pareille. Les moyens de voyage des sorciers, largement plus civilisés, étaient un vrai paradis comparé à toutes ces choses moldues qui bipaient, hurlaient dans tous les sens et traversaient le ciel comme des étoiles filantes. Les avions s'étaient donc contenté de faire partie de sa vie comme l'image de lourds monstres de ferrailles qui déchiraient le bleu du ciel en deux et l'empêchait de profiter du bruit des oiseaux.
A Godric's Hollow, il n'y avait pas d'avion mais à la place il y avait des enfants. Une jeune fille, pour être plus précis qui finit dos par terre avant même d'avoir atteint la moitié de la distance les séparant. Pendant un instant, Aristide pensa à profiter des quelques secondes avant qu'elle ne se mette à pleurer pour se redresser et s'enfuir mais il s'était à peine posé sur ses pieds que l'enfant se redressait entièrement. Les genoux encore pliés et les mains posées sur son drap dans une position de début de fuite, l'adolescent observa avec effarement la fillette épousseter ses habits comme si elle n'était pas couverte de terre et de pollen. Les fleurs qu'elle avait violemment écrasées sous elles formaient un tas par terre, les tiges brisées ou pliées. Le Serdaigle avait presque de la peine pour les plantes. Heureusement, l'autre n'était pas tombée dans ses pots à lui, parce que si elle avait écrasé ses hémérocalles, il en aurait pleuré. Il n'avait pas vu leurs fleurs de toute l'année puisque celles-ci ne se montraient que l'été et elles ne tarderaient pas à disparaître à nouveau, d'ailleurs.
Ce n'était donc pas le moment pour elle de finir écraser sous la semelle inattentive d'une petite sorcière, même si elle faisait partie de sa Maison. Il se souvenait parfaitement de l'avoir déjà vu en salle commune, après tout, elle n'état pas la plus discrète. Si lui se fondait parfaitement dans la foule, la jeune fille était tout l'inverse. Aristide ne savait pas en quelle année elle était ou même juste une syllabe de son nom mais il savait qu'elle avait une voix qui portait facilement. Encore une fois, ce n'était pas particulièrement difficile à savoir. En fait, c'était plutôt de l'éviter qui était compliqué. Ce n'était pas quelque chose qui le dérangeait particulièrement parce qu'il savait où trouver du calme dans le château quand il en avait besoin mais il n'avait jamais interagi avec l'autre. Elle semblait faire partie de ces personnes bien trop énergiques pour quelqu'un comme lui.
Il fut tiré de ses pensées par un petit trottinement et leva les yeux vers la plus jeune, toujours à moitié à quatre pattes. Impossible de se lever et de s'enfuir maintenant qu'elle était aussi prêt. J'espère qu'elle ne marchera pas sur le drap avec ses chaussures. pensa-t-il en observant avec de gros yeux ses vêtements tâchés. Ne sachant pas trop quoi faire, il se rassit, les mains maintenant étendues par terre à côté de ses hanches pour le soutenir, le dos penché vers l'arrière pour s'éloigner un peu de l'ouragan qui menaçait de l'emporter avec elle. De sa position, il était également obligé de lever la tête pour l'observer alors se pencher vers l'arrière aurait pu tout aussi bien être nécessaire même sans son envie de fuite.
Un sourire un peu grimacé naquit sur ses lèvres avant qu'il ne prenne la parole. C-c'est... euh... un jardin, alors c'est normal qu'il y ai de l'herbe. Il pinça légèrement le drap sous sa main droite pour occuper ses doigts en lançant un regard vers la demeure qu'il avait perdu légèrement de vue en se tournant vers l'enfant. Malheureusement, sa mère ne glissa pas à nouveau son buste à travers l'ouverture de la porte. Je n'ai jamais vu quelqu'un tomber ici. Proposa-t-il ensuite à l'autre, sans être vraiment sûr qu'il s'agisse de la bonne chose à dire. Il avait beau lire et apprendre la bonne manière de communiquer, il se retrouvait souvent à ne pas savoir comment échanger avec les autres. Et, déjà, il n'arrivait pas à échanger avec les gens qui parlaient effectivement comme le faisaient ceux des livres mais alors échanger avec une enfant qui semblait n'avoir aucune logique dans ses paroles ? Tu... es.... euh... Perdue ? Elle n'avait même pas l'air d'habiter à Godric's Hollow tellement toute son énergie s'éloignait de l'idée même de la ville. Il l'aurait plutôt vue à courir dans des champs avec un chiot plutôt qu'à habiter en centre ville de la capitale sorcière où la majorité des enfants qu'il croisait finiraient grands héritiers.
034f42 -> Ma couleur, que je mets ici pour la retrouver en sachant que j'oublierais que je l'ai mise ici.
A Godric's Hollow, il n'y avait pas d'avion mais à la place il y avait des enfants. Une jeune fille, pour être plus précis qui finit dos par terre avant même d'avoir atteint la moitié de la distance les séparant. Pendant un instant, Aristide pensa à profiter des quelques secondes avant qu'elle ne se mette à pleurer pour se redresser et s'enfuir mais il s'était à peine posé sur ses pieds que l'enfant se redressait entièrement. Les genoux encore pliés et les mains posées sur son drap dans une position de début de fuite, l'adolescent observa avec effarement la fillette épousseter ses habits comme si elle n'était pas couverte de terre et de pollen. Les fleurs qu'elle avait violemment écrasées sous elles formaient un tas par terre, les tiges brisées ou pliées. Le Serdaigle avait presque de la peine pour les plantes. Heureusement, l'autre n'était pas tombée dans ses pots à lui, parce que si elle avait écrasé ses hémérocalles, il en aurait pleuré. Il n'avait pas vu leurs fleurs de toute l'année puisque celles-ci ne se montraient que l'été et elles ne tarderaient pas à disparaître à nouveau, d'ailleurs.
Ce n'était donc pas le moment pour elle de finir écraser sous la semelle inattentive d'une petite sorcière, même si elle faisait partie de sa Maison. Il se souvenait parfaitement de l'avoir déjà vu en salle commune, après tout, elle n'état pas la plus discrète. Si lui se fondait parfaitement dans la foule, la jeune fille était tout l'inverse. Aristide ne savait pas en quelle année elle était ou même juste une syllabe de son nom mais il savait qu'elle avait une voix qui portait facilement. Encore une fois, ce n'était pas particulièrement difficile à savoir. En fait, c'était plutôt de l'éviter qui était compliqué. Ce n'était pas quelque chose qui le dérangeait particulièrement parce qu'il savait où trouver du calme dans le château quand il en avait besoin mais il n'avait jamais interagi avec l'autre. Elle semblait faire partie de ces personnes bien trop énergiques pour quelqu'un comme lui.
Il fut tiré de ses pensées par un petit trottinement et leva les yeux vers la plus jeune, toujours à moitié à quatre pattes. Impossible de se lever et de s'enfuir maintenant qu'elle était aussi prêt. J'espère qu'elle ne marchera pas sur le drap avec ses chaussures. pensa-t-il en observant avec de gros yeux ses vêtements tâchés. Ne sachant pas trop quoi faire, il se rassit, les mains maintenant étendues par terre à côté de ses hanches pour le soutenir, le dos penché vers l'arrière pour s'éloigner un peu de l'ouragan qui menaçait de l'emporter avec elle. De sa position, il était également obligé de lever la tête pour l'observer alors se pencher vers l'arrière aurait pu tout aussi bien être nécessaire même sans son envie de fuite.
Un sourire un peu grimacé naquit sur ses lèvres avant qu'il ne prenne la parole. C-c'est... euh... un jardin, alors c'est normal qu'il y ai de l'herbe. Il pinça légèrement le drap sous sa main droite pour occuper ses doigts en lançant un regard vers la demeure qu'il avait perdu légèrement de vue en se tournant vers l'enfant. Malheureusement, sa mère ne glissa pas à nouveau son buste à travers l'ouverture de la porte. Je n'ai jamais vu quelqu'un tomber ici. Proposa-t-il ensuite à l'autre, sans être vraiment sûr qu'il s'agisse de la bonne chose à dire. Il avait beau lire et apprendre la bonne manière de communiquer, il se retrouvait souvent à ne pas savoir comment échanger avec les autres. Et, déjà, il n'arrivait pas à échanger avec les gens qui parlaient effectivement comme le faisaient ceux des livres mais alors échanger avec une enfant qui semblait n'avoir aucune logique dans ses paroles ? Tu... es.... euh... Perdue ? Elle n'avait même pas l'air d'habiter à Godric's Hollow tellement toute son énergie s'éloignait de l'idée même de la ville. Il l'aurait plutôt vue à courir dans des champs avec un chiot plutôt qu'à habiter en centre ville de la capitale sorcière où la majorité des enfants qu'il croisait finiraient grands héritiers.
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034f42 -> Ma couleur, que je mets ici pour la retrouver en sachant que j'oublierais que je l'ai mise ici.
Cosmos et Bleuet
Un jardin ? Je baisse de nouveau les yeux sur le petit morceau de vert dans cette ville toute grise et marron. Ça fait un peu comme une petite tâche de peinture sur une feuille bien propre, sauf que là c’est joli quand même. Ils devraient mettre plus de couleurs comme ça partout.
Mais c’est bizarre un jardin aussi petit. On dirait une maquette de jardin, pas un vrai. C’est mieux avec beaucoup d’arbres sur lesquels on peut grimper, et moins de jolies grandes fleurs qu’on risque d’écraser sans faire exprès. Je trouve ça dommage de ne pas pouvoir courir partout dedans sans avoir peur de casser quelque chose. Mon regard glisse alors vers le drap du garçon. Je fronce un peu les sourcils, intriguée, et m’approche d’un pas, puis d’un autre, juste pour voir ce qu’il fabrique exactement.
« Les gens ne tombent pas ici ? Ils doivent être doués alors. Ou sinon ils ne marchent pas à reculons. » J’incline la tête de côté. Ou alors ils ne courent pas du tout. Et si on ne court jamais… ça doit être drôlement ennuyeux par ici.
Je me laisse tomber accroupie près du drap et m’installe en tailleur, tapotant machinalement l’herbe du bout des doigts comme pour la tester. Elle est douce, un peu humide aussi. J’hésite à enlever mes chaussures, ça me démange presque, mais je retiens mon geste. Je préfère attendre pour voir si le grand en face se sentirait gêné ou pas de me voir en chaussettes. J’avance un peu la tête vers les petits pots, le nez pointé vers l'avant, puis me recule aussitôt.
« Être perdu c’est ne pas savoir où on est, non ? Je sais que je suis à Godric’s Hollow ! » Enfin… je crois. Je saurais même le placer sur une carte, si besoin. Ça veut bien dire que je ne suis pas complètement perdue, pas vrai ? « Pas sûre de savoir comment rentrer chez moi mais c’est pas grave, je veux pas y retourner. » Je me tortille un peu pour trouver une place plus confortable dans l’herbe, croisant et décroisant mes jambes, avant de relever les yeux vers ce monsieur et de le fixer sans gêne, comme si j’attendais qu’il me dise quelque chose.
Il doit avoir une trentaine d’années ? Ou peut-être vingt… Je plisse les yeux pour essayer de deviner, mais ça ne marche pas. « Tu es à Poudlard ? » Les gens quittent l’école à quel âge déjà ? Je crois que j’ai oublié. Mais il n’a pas l’air si vieux pour avoir tout terminé, même s'il est très sérieux. Peut-être vingt-sept ans ? Ou trente-quatre. Ça se ressemble un peu de toute façon.
Mais c’est bizarre un jardin aussi petit. On dirait une maquette de jardin, pas un vrai. C’est mieux avec beaucoup d’arbres sur lesquels on peut grimper, et moins de jolies grandes fleurs qu’on risque d’écraser sans faire exprès. Je trouve ça dommage de ne pas pouvoir courir partout dedans sans avoir peur de casser quelque chose. Mon regard glisse alors vers le drap du garçon. Je fronce un peu les sourcils, intriguée, et m’approche d’un pas, puis d’un autre, juste pour voir ce qu’il fabrique exactement.
« Les gens ne tombent pas ici ? Ils doivent être doués alors. Ou sinon ils ne marchent pas à reculons. » J’incline la tête de côté. Ou alors ils ne courent pas du tout. Et si on ne court jamais… ça doit être drôlement ennuyeux par ici.
Je me laisse tomber accroupie près du drap et m’installe en tailleur, tapotant machinalement l’herbe du bout des doigts comme pour la tester. Elle est douce, un peu humide aussi. J’hésite à enlever mes chaussures, ça me démange presque, mais je retiens mon geste. Je préfère attendre pour voir si le grand en face se sentirait gêné ou pas de me voir en chaussettes. J’avance un peu la tête vers les petits pots, le nez pointé vers l'avant, puis me recule aussitôt.
« Être perdu c’est ne pas savoir où on est, non ? Je sais que je suis à Godric’s Hollow ! » Enfin… je crois. Je saurais même le placer sur une carte, si besoin. Ça veut bien dire que je ne suis pas complètement perdue, pas vrai ? « Pas sûre de savoir comment rentrer chez moi mais c’est pas grave, je veux pas y retourner. » Je me tortille un peu pour trouver une place plus confortable dans l’herbe, croisant et décroisant mes jambes, avant de relever les yeux vers ce monsieur et de le fixer sans gêne, comme si j’attendais qu’il me dise quelque chose.
Il doit avoir une trentaine d’années ? Ou peut-être vingt… Je plisse les yeux pour essayer de deviner, mais ça ne marche pas. « Tu es à Poudlard ? » Les gens quittent l’école à quel âge déjà ? Je crois que j’ai oublié. Mais il n’a pas l’air si vieux pour avoir tout terminé, même s'il est très sérieux. Peut-être vingt-sept ans ? Ou trente-quatre. Ça se ressemble un peu de toute façon.
Mousse de l'équipage Ad2OC.
— deuxième année • #222666 • discord : poowtato —
« dishonor on your cow. »
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Cosmos et Bleuet
Aristide commençait sérieusement à envisager la possibilité de faire une crise de nerf au beau milieu du jardin partagé. Il n'était pas certain de la faisabilité de la chose et était persuadé que ça n'aurait rien de digne mais hurler à plein poumons au visage de l'enfant semblait être la seule chose logique à faire à l'instant T. Il prit une longue inspiration avant de relever ses lunettes d'une main tremblante, l'autre toujours serrée autour du drap. Même avec sa piètre forme physique, il aurait pourrait distancer l'autre facilement et pourtant elle ressemblait à la créature la plus dangereuse qu'il n'ai jamais eu l'occasion de voir. Des jambes plus courtes que les siennes mais une personnalité trois fois plus imposante. La jeune adolescente donnait l'impression de pouvoir l'écraser simplement en respirant tant son énergie semblait fuir par tous les pores de sa peau pour paralyser le pauvre Né-sorcier en face.
Il ouvrit la bouche dans l'espoir de pouvoir répondre quelque chose à la blondinette mais le seul son qu'il réussi à émettre fut un couinement étranglé. Il avait l'impression de rendre son dernier souffle et que son cerveau vivait ses derniers instants comme être conscient. Et personne ne semblait comprendre qu'il fondait de l'intérieur, que ses neurones quittaient le navire en hurlant alors que sa cervelle se liquéfiait entre ses deux oreilles. Il rouvrit la bouche, avant de la fermer à nouveau. Une fois, puis deux, puis trois, puis assez de fois pour que l'autre Serdaigle se remette à babiller en lui donnant au passage une envie encore plus grande de disparaître dans une faille de magie sauvage. Peut-être qu'un portail s'ouvrirait et l'avalerait tout entier pour le faire fusionner avec la trame elle-même. Ou peut-être qu'il allait rester ici, sans savoir quoi faire ou quoi dire en aspirant à une mort particulièrement douloureuse plutôt qu'à une discussion gênante.
Aristide n'avait jamais couru à reculons, ne s'était jamais baladé loin de la maison pour aller rencontrer des inconnus et n'avait jamais rencontré de personne le faisant. Adeline était le premier spécimen de son espèce auquel il avait à faire et c'était terrifiant. Bien sûr, il y a avait d'autres hurluberlus à Poudlard dont certain dans sa promotions mais le Serdaigle s'en tenait loin. Eviter le danger était toujours une solution bien plus intéressante que d'aller s'y frotter. C'était là une des raisons pour lesquelles il ne suivait pas de cours de Défense contre les forces du mal, d'ailleurs. Quoiqu'une Acromentule eut rapidement fait d'être moins effrayante que l'énergumène à 4 pattes et aux cheveux blonds qui lui faisait face. Au moins, elle n'étala pas ses deux pieds sales sur son draps et Aristide lui en fut secrètement reconnaissant. Il observa la semelle de ses chaussures si près de lui, puis à nouveau son pantalon sale pour ensuite faire remonter son regard à son visage. Un visage qui brillait d'excitation enfantine et de naïveté mais qui était bien trop proche de lui pour qu'il soit agréable à côtoyer.
L'anglais se déplaça de dix centimètres vers l'arrière d'un seul geste gracieux avant de retomber sur ses fesses et de plier ses jambes en tailleurs. Par réflexe, il écarta aussi son pot de lavande pour le poser à côté de lui, abandonnant avec difficulté le reste de ses plantes à quelques centimètre de la créature aux yeux bruns. Deux grands yeux bruns tout curieux qui le fixent alors qu'Aristide comprend qu'elle attend une réponse. Sauf qu'il ne se souvient plus vraiment de ce qu'elle a babillé, trop occupé à vérifier que son drap ne touchait pas ses chaussures et que lui-même ne faisait pas un arrêt cardiaque dans l'opération.
Il inspire à nouveau, espérant trouver un peu de courage avant de détourner le regard, incapable de soutenir celui de l'autre. Euh... Oui ? répond-il maladroitement, sa voix sonnant plus comme une question. Je suis à Serdaigle comme... euh... comme toi. Il croit se souvenir qu'elle a parlé de sa maison, mais plus pourquoi. Jetant un coup d'oeil vers la porte de la sienne, il se met à la pointer du doigt pour ajouter, d'une voix incertaine. Moi, j'habite là. Il se tait ensuite, incapable de trouver quelque chose de plus à dire. Sa tête lui fait presque mal, comme si son cerveau forçait pour tenter de donner un sens à la situation. Au final, il abandonne et Aristide se retrouve simplement à récupérer son pot de lavande pour le serrer contre son buste dans un ultime besoin de réconfort. Au moins les plantes ne hurlent pas et ne vous fixent pas en donnant l'impression d'avoir envie de vous dépiauter couche par couche pour vous étudier comme une bête curieuse.
034f42 -> Ma couleur, que je mets ici pour la retrouver en sachant que j'oublierais que je l'ai mise ici.
Il ouvrit la bouche dans l'espoir de pouvoir répondre quelque chose à la blondinette mais le seul son qu'il réussi à émettre fut un couinement étranglé. Il avait l'impression de rendre son dernier souffle et que son cerveau vivait ses derniers instants comme être conscient. Et personne ne semblait comprendre qu'il fondait de l'intérieur, que ses neurones quittaient le navire en hurlant alors que sa cervelle se liquéfiait entre ses deux oreilles. Il rouvrit la bouche, avant de la fermer à nouveau. Une fois, puis deux, puis trois, puis assez de fois pour que l'autre Serdaigle se remette à babiller en lui donnant au passage une envie encore plus grande de disparaître dans une faille de magie sauvage. Peut-être qu'un portail s'ouvrirait et l'avalerait tout entier pour le faire fusionner avec la trame elle-même. Ou peut-être qu'il allait rester ici, sans savoir quoi faire ou quoi dire en aspirant à une mort particulièrement douloureuse plutôt qu'à une discussion gênante.
Aristide n'avait jamais couru à reculons, ne s'était jamais baladé loin de la maison pour aller rencontrer des inconnus et n'avait jamais rencontré de personne le faisant. Adeline était le premier spécimen de son espèce auquel il avait à faire et c'était terrifiant. Bien sûr, il y a avait d'autres hurluberlus à Poudlard dont certain dans sa promotions mais le Serdaigle s'en tenait loin. Eviter le danger était toujours une solution bien plus intéressante que d'aller s'y frotter. C'était là une des raisons pour lesquelles il ne suivait pas de cours de Défense contre les forces du mal, d'ailleurs. Quoiqu'une Acromentule eut rapidement fait d'être moins effrayante que l'énergumène à 4 pattes et aux cheveux blonds qui lui faisait face. Au moins, elle n'étala pas ses deux pieds sales sur son draps et Aristide lui en fut secrètement reconnaissant. Il observa la semelle de ses chaussures si près de lui, puis à nouveau son pantalon sale pour ensuite faire remonter son regard à son visage. Un visage qui brillait d'excitation enfantine et de naïveté mais qui était bien trop proche de lui pour qu'il soit agréable à côtoyer.
L'anglais se déplaça de dix centimètres vers l'arrière d'un seul geste gracieux avant de retomber sur ses fesses et de plier ses jambes en tailleurs. Par réflexe, il écarta aussi son pot de lavande pour le poser à côté de lui, abandonnant avec difficulté le reste de ses plantes à quelques centimètre de la créature aux yeux bruns. Deux grands yeux bruns tout curieux qui le fixent alors qu'Aristide comprend qu'elle attend une réponse. Sauf qu'il ne se souvient plus vraiment de ce qu'elle a babillé, trop occupé à vérifier que son drap ne touchait pas ses chaussures et que lui-même ne faisait pas un arrêt cardiaque dans l'opération.
Il inspire à nouveau, espérant trouver un peu de courage avant de détourner le regard, incapable de soutenir celui de l'autre. Euh... Oui ? répond-il maladroitement, sa voix sonnant plus comme une question. Je suis à Serdaigle comme... euh... comme toi. Il croit se souvenir qu'elle a parlé de sa maison, mais plus pourquoi. Jetant un coup d'oeil vers la porte de la sienne, il se met à la pointer du doigt pour ajouter, d'une voix incertaine. Moi, j'habite là. Il se tait ensuite, incapable de trouver quelque chose de plus à dire. Sa tête lui fait presque mal, comme si son cerveau forçait pour tenter de donner un sens à la situation. Au final, il abandonne et Aristide se retrouve simplement à récupérer son pot de lavande pour le serrer contre son buste dans un ultime besoin de réconfort. Au moins les plantes ne hurlent pas et ne vous fixent pas en donnant l'impression d'avoir envie de vous dépiauter couche par couche pour vous étudier comme une bête curieuse.
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034f42 -> Ma couleur, que je mets ici pour la retrouver en sachant que j'oublierais que je l'ai mise ici.
Cosmos et Bleuet
Je fixe le monsieur encore un moment mais il doit être ailleurs. Sur la lune ? Ou dans ses pensées, quelque part où je ne suis pas. Et ça, c’est pas bien. Je m’apprête à m’approcher de lui encore un peu pour agiter une main devant ses yeux. Est-ce qu’il me verra si je fais ça ? Mais il reprend la parole, et mon visage s’éclaire quand sa réponse arrive. « Serdaigle ! Mais on ne s’est jamais rencontrés, c’est trop nul ! Comme tu es grand, tu dois sûrement être en… cinquième année ? Mais tu n’es pas en première, sinon je te connaîtrais. Puis comme t’es un garçon j’ai pas pu t’avoir croisé dans les dortoirs. » Ma dernière phrase me fait écarquiller les yeux. « Tu vas pas dans le dortoir des filles, si ? Ce serait vraiment trooop bizarre. Mais t’as pas l’air trop bizarre toi, donc je pense que non. » Il est gentil, je dirais. Y a que des garçons complètement dérangés qui essaieraient d’y aller. Donc j’acquiesce plusieurs fois, tout à fait d’accord avec moi. Il n’est pas trop étrange ce monsieur.
Je suis des yeux la direction qu’il me montre et je me dis un moment qu’il va me demander de partir, comme à peu près toutes les grandes personnes que je connais, mais il pointe seulement l’immeuble dans lequel il habite. Je hoche la tête avec un sourire en reportant mon attention sur lui. « Il est chouette ton immeuble, nous on n’a pas de jardin. Enfin c’est plus là où maman elle habite, moi j’aime pas trop cette ville. Tu trouves pas que c’est trop… calme ? Et les gens ne sont pas gentils dans la rue, et parfois ils te font les méchants regards noirs comme ceux de mamie quand tu n’agis pas de façon politiquement correcte. » Xan a déjà utilisé cette expression une fois, mais je ne sais pas ce que ça veut dire. J’espère que ça veut au moins dire quelque chose. Et pas quelque chose de trop n’importe quoi.
Mes sourcils se froncent quand il prend un pot dans ses mains et-… quoi ? Il lui fait un câlin ? J’ai entendu dire que des gens faisaient des câlins à des arbres mais jamais à des plantes. Et que d’autres parlaient aux plantes aussi. J’essaye de ne pas avoir l’air trop intriguée par son geste, et je tends le cou pour essayer de voir quelle plante plante il tient entre ses bras. « C’est quoi comme fleur ? Tu sais, je suis un petit peu nulle en Botanique, même que j’ai eu Piètre à mon examen. Alors qu’on devait faire sécher de la menthe, et j’ai fait tout comme il faut ! Le prof a dit que j’avais massacré sa plante. » Ce qui est absolument et totalement faux. J’ai tout fait sécher, c’est différent. Je n’allais pas couper seulement la moitié ou les deux tiers. « Toi je parie que tu aimes bien la Bota ! » Sûr de sûr. Il fait même des câlins aux plantes.
Je suis des yeux la direction qu’il me montre et je me dis un moment qu’il va me demander de partir, comme à peu près toutes les grandes personnes que je connais, mais il pointe seulement l’immeuble dans lequel il habite. Je hoche la tête avec un sourire en reportant mon attention sur lui. « Il est chouette ton immeuble, nous on n’a pas de jardin. Enfin c’est plus là où maman elle habite, moi j’aime pas trop cette ville. Tu trouves pas que c’est trop… calme ? Et les gens ne sont pas gentils dans la rue, et parfois ils te font les méchants regards noirs comme ceux de mamie quand tu n’agis pas de façon politiquement correcte. » Xan a déjà utilisé cette expression une fois, mais je ne sais pas ce que ça veut dire. J’espère que ça veut au moins dire quelque chose. Et pas quelque chose de trop n’importe quoi.
Mes sourcils se froncent quand il prend un pot dans ses mains et-… quoi ? Il lui fait un câlin ? J’ai entendu dire que des gens faisaient des câlins à des arbres mais jamais à des plantes. Et que d’autres parlaient aux plantes aussi. J’essaye de ne pas avoir l’air trop intriguée par son geste, et je tends le cou pour essayer de voir quelle plante plante il tient entre ses bras. « C’est quoi comme fleur ? Tu sais, je suis un petit peu nulle en Botanique, même que j’ai eu Piètre à mon examen. Alors qu’on devait faire sécher de la menthe, et j’ai fait tout comme il faut ! Le prof a dit que j’avais massacré sa plante. » Ce qui est absolument et totalement faux. J’ai tout fait sécher, c’est différent. Je n’allais pas couper seulement la moitié ou les deux tiers. « Toi je parie que tu aimes bien la Bota ! » Sûr de sûr. Il fait même des câlins aux plantes.
Mousse de l'équipage Ad2OC.
— deuxième année • #222666 • discord : poowtato —
« dishonor on your cow. »
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