Coucou Rapeltout Le mot de passe ?

Première année
Mercredi 8 septembre 2049
Vers 13h30
@Sigmund Charleston
Après un bon déjeuner, Simon remontait dans son dortoir pour se détendre. Il ne savait pas encore ce qu'il ferait mais bon, quel intérêt ? C'est vrai quoi, à quoi ça sert de prévoir ce que tu feras dans dix minutes ? Il ferait en fonction : bavardages avec les camarades de dortoir, lecture dans un bon gros fauteuil de la salle commune, sieste, rédaction de lettre... Simon aimait tant Poudlard !

Dans les escaliers, il marchait d'un bon pas vers le premier étage et enfin, arriva devant les tonneaux de vinaigre. Mince, c'était quoi le mot de passe, déjà ? H, E, L, G, A. Simon tapa 5 fois sur le tonneau tout à gauche de la rangée du haut, mais se fit asperger de vinaigre ! Ah mais oui, c'est vrai ! songea le blaireautin, se rappelant tout à coup du rythme qu'il fallait frapper.

Il se baissa pour atteindre le tonneau du milieu de la rangée du bas, et tapa 16 coups : H - E - L - G - A - P - O - U - F - S - O - U - F - F - L - E. Une nouvelle marre de vinaigre jaillit et salit ses cheveux. Bon, tentons autre chose, pensa Simon, ne perdant pas espoir. Il tapa ses 16 coups en haut, en bas, à gauche, à droite, nord, ouest, sud, est... rien à faire ! Mais quel était donc le code ?

Rhâââââ, fichus tonneaux de merde ! s'énerva Simon en donnant un violent coup de pied dans un tonneau au hasard, content d'être seul pour se défouler à sa guise.

275 mots

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Coucou Rapeltout Le mot de passe ?
Ça sentait le vinaigre. Sous son imposante moustache, Sigmund cachait un odorat plutôt correct, notamment pour tout ce qui touchait à la cuisine. Le vinaigre, ça lui rappelait l'odeur d'un gâteau encore brûlant sortant du four.

Si près de la salle commune de Poufsouffle, c'était sans aucun doute un élève qui peinait à se souvenir du mot de passe. Une chose assez commune en début d'année.

Le directeur de Poufsouffle était presque arrivé au niveau des tonneaux cachant la porte de l'antre des blaireaux. Il avait déjà sorti sa baguette magique, prêt à nettoyer le malheureux qui s'était fait asperger.

Ce qu'il entendit balaya tout le plaisir que lui avait provoqué la douce odeur de vinaigre. Quel était donc ce langage grossier, émanant d'un si petit être ? Merlin, venait-il vraiment de frapper un tonneau d'un coup de pied ?

« Oh le vilain marmot ! C'est pas bien du tout, ça ! » Il s'était efforcé de prendre une grosse voix pour le gronder. Ça n'était pas bien difficile, même si ça l'embêtait de faire la morale à un petit loupiot encore haut comme trois pommes. Aussi laxiste fut-il, il ne cautionnait ni la grossièreté, ni la violence.

« Tu n'entreras pas tant que tu ne te seras pas excusé au tonneau, jeune homme. C'est quoi ce langage ? »

Et puis, il avait dû se faire mal au pied, à frapper ainsi dans du bois. Pendant un instant, le professeur de botanique ignora presque ce fait. Il se sentait un peu coupable de penser que, si ça lui chatouillait les orteils, c'était un peu mérité malgré tout.

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Coucou Rapeltout Le mot de passe ?
Simon sentit son visage se peindre en rouge, la couleur lui montait de plus en plus aux joues. Il les toucha du bout de ses doigts : brûlantes. Ses joues étaient brûlantes. Il avait envie de pleurer. Il se sentait complètement incapable de parler si ce n'était pour fondre en larmes.
Heu... J-Je... Je... Pa-p... Pard... P-par... Pardon, m'sieur... Ch-Charl... Char... les... t-ton... je... j'voulais pas... parvint-il à peine à articuler.
Soudain, il sentit une immense vague de honte le traverser, le submerger. Il fondit sur place et éclata en sanglots.
Monsieur... hoqueta-t-il. Je... désolé, je... m'suis laissé emporté, j'voulais pas... j'voulais pas frapper dans c'tonneau, sanglota-t-il.

Il était temps de réparer les faits, et – bien que le tonneau ne fut pas cassé... ni abîmé, aucune trace, en d'autres termes : n'avait RIEN – le petit blaireautin devait des explications à son professeur. Il respira un grand coup. Allez, se dit-il. Inspire... Expire... Et recommence : inspire... Expire... En quelques instants, le première année était parvenu à reprendre ses esprits. Il tenta à nouveau de s'expliquer :
Monsieur, j'suis désolé, je... J'voulais pas, j'me suis énervé pour rien... Mais je ne sais pas comment je vais faire. J'ai oublié le mot de passe de notre salle commune !
Heureux et fier d'avoir réussi à s'expliquer sans trop se perdre entre ses mots, il ajouta :
Dites... Vous ne le connaissez pas, vous par hasard ?

240 mots
@Sigmund Charleston
C'est bon ? :cute:

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Coucou Rapeltout Le mot de passe ?
Le petit Simon avait été très vulgaire. Sigmund ne connaissait pas encore beaucoup les première année, alors il ne savait pas s'il avait affaire à un petit caïd en devenir ou juste à un gosse normal qui se pensait tout seul – bien que de son point de vue, jamais rien ne justifiait d'insulter ces pauvres tonneaux.

Sauf que le gamin en question fut pris de pleurs. Évidemment... il était à Poudlard depuis une semaine seulement et un vieux qui avait le quintuple de son âge venait de prendre la grosse voix devant lui. L'adulte grimaça légèrement, pris de remords. Il fallait être tendre avec les petits, Merlin.

Il laissa au gamin le temps de reprendre ses esprits. Penaud, il l'observa, ne sachant plus trop quoi faire de son grand corps. Il se gratta la tête, gêné.

« Là, va mon garçon, ce n'est pas grave. Je suis désolé fripon, je ne voulais pas te faire une frayeur. Mais c'est que c'est au tonneau, que tu dois dire pardon. » Ben oui, pourquoi s'excusait-il à son professeur, qui lui n'avait subi aucun tort ? « Tu te sentiras mieux quand l'odeur de vinaigre s'estompera. Pas besoin de pleurer, d'accord ? Regarde bien, tu as de la chance car à Poufsouffle, le mot de passe ne change jamais. » Il se plaça à côté de lui et toqua quatre fois, au rythme de Helga Poufsouffle, sur l'un des tonneaux du bas.

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