(Re)prendre ses marques
Après ma première journée de cours, j'avais décidé de prendre le temps de me balader dans le château et aux alentours. Un peu une façon de se remettre dans le bain de Poudlard. Après l'intérieur de l'école, c'est tout naturellement que je sors dans le parc pour me balader. Je passe par les serres, les terrains d'entrainement et de Quidditch. Je frissonne un peu, malgré mon gros pull et l'écharpe aux couleurs de ma maison que j'ai remontée jusqu'à mon nez. A 9 heures le matin, en septembre qui plus est, il fait froid. Mais je m'y attendais. Après la chaleur du Liban, la fraicheur est plutôt bienvenue. Je ris. Je vais très vite me languir du soleil, je le sais. Mais en attendant, le frais, c'est bien.Samedi 3 septembre 2050
Un peu après 9h00
@Isée Cavell
Sans m'en rendre compte, je me suis rapproché de la zone où Mr. Dawson donnait cours l'an dernier. Je pense à qui le remplace cette année, même si ça ne me concerne pas pour l'instant. Heureusement, ce n'est pas la dame que j'ai surnommée Miss Chignon. Miss Cavell, la nouvelle prof de Soins aux Créatures Magiques a l'air plutôt sympa. Ses lunettes rondes agrandissent un peu ses yeux, c'est bizarre. Je décide d'aller lui dire bonjour. Ca lui fera sûrement plaisir. En tout cas je pense. Et au pire, tant pis pour elle. Je m'approche du bureau. A l'intérieur, je vois quelques cartons ouverts, mais pas de Miss Cavell. Je fais le tour de la zone.
-"Miss Cavell ? Bonjour ! Vous avez besoin d'aide avec vos cartons ?"
Je crie un petit peu pour que ma voix une certaine distance. Je suis pas exactement sûr de pourquoi y a ces cartons dans le bureau, mais je suppose qu'elle a pas encore eu le temps de s'installer correctement. Un peu d'aide est toujours la bienvenue après tout.
305 mots
Et hop ! Dis-moi ce que t'en penses !
anglais : #fcff35 ✦ arabe : #a74255
E.T. - et le p'tit pou de Dorian Peachey - Vampire du Chaudron - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde -
E.T. - et le p'tit pou de Dorian Peachey - Vampire du Chaudron - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde -
(Re)prendre ses marques
Je m’étais levée très tôt.
Le soleil avait pointé le bout de son nez sur la proue de mon bateau, puis s’étaient glissés à travers le hublot pour me chatouiller le bout du nez. Couchée dans mon lit, les yeux fermés, je sentais l’eau me border de gauche à droite. Dormir sur un bateau ne m’avait jamais dérangée, j’étais même habituée à ressentir les ondulations et caprices de la mer chaque nuit, routine qui me berçait et m’endormait instantanément.
Finalement, le soleil eut raison de moi, et je sautais à pieds joints dans mes bottes.
Bien que j’étais arrivée à Poudlard quelques jours auparavant, je n’avais pas eu l’occasion de préparer tout ce que je souhaitais. Je m’étais occupée des créatures en priorité, étudiant chaque caractère et habitude alimentaire. Je m’étais présentée simplement, tout d’abord dans les vivariums, où quelques boursouflets et boursoufs habitaient, les laissant renifler mon odeur avant de les caresser affectueusement. Les vivariums étaient spacieux, prêts à accueillir des créatures pour quelques jours. J’étais ensuite passée voir toutes les autres zones : botrucs, niffleurs, crabes de feu, et enfin la volière. Les créatures volantes étaient, sans aucun doute, les plus timides, mais j’étais certaine qu’avec des soins quotidiens, je gagnerais leur confiance.
Il ne me restait plus que le bureau. Avant de partir pour Poudlard, j’avais chargé la Méduse de plusieurs caisses contenant mes affaires : livres sur les créatures, objets récupérés lors de mes explorations, quelques meubles et autres ustensiles de soin pour les créatures magiques.
J’avais commencé par quelques caisses, les plus lourdes, depuis mon bateau jusqu’à mon nouveau bureau. Le froid matinal me mordait les joues, et, alors que je remontais l’allée vers ma nouvelle zone, je tombais sur un élève.
- Bonjour, dis-je en l’observant au loin, oh c’est gentil, il ne m’en reste que deux ou trois. Tu peux déposer celle-ci dans le bureau ? Je vais chercher les autres !
C’était une petite caisse en bois, d’où émanaient quelques bourdonnements semblables aux bruits de la mer.
Le soleil avait pointé le bout de son nez sur la proue de mon bateau, puis s’étaient glissés à travers le hublot pour me chatouiller le bout du nez. Couchée dans mon lit, les yeux fermés, je sentais l’eau me border de gauche à droite. Dormir sur un bateau ne m’avait jamais dérangée, j’étais même habituée à ressentir les ondulations et caprices de la mer chaque nuit, routine qui me berçait et m’endormait instantanément.
Finalement, le soleil eut raison de moi, et je sautais à pieds joints dans mes bottes.
Bien que j’étais arrivée à Poudlard quelques jours auparavant, je n’avais pas eu l’occasion de préparer tout ce que je souhaitais. Je m’étais occupée des créatures en priorité, étudiant chaque caractère et habitude alimentaire. Je m’étais présentée simplement, tout d’abord dans les vivariums, où quelques boursouflets et boursoufs habitaient, les laissant renifler mon odeur avant de les caresser affectueusement. Les vivariums étaient spacieux, prêts à accueillir des créatures pour quelques jours. J’étais ensuite passée voir toutes les autres zones : botrucs, niffleurs, crabes de feu, et enfin la volière. Les créatures volantes étaient, sans aucun doute, les plus timides, mais j’étais certaine qu’avec des soins quotidiens, je gagnerais leur confiance.
Il ne me restait plus que le bureau. Avant de partir pour Poudlard, j’avais chargé la Méduse de plusieurs caisses contenant mes affaires : livres sur les créatures, objets récupérés lors de mes explorations, quelques meubles et autres ustensiles de soin pour les créatures magiques.
J’avais commencé par quelques caisses, les plus lourdes, depuis mon bateau jusqu’à mon nouveau bureau. Le froid matinal me mordait les joues, et, alors que je remontais l’allée vers ma nouvelle zone, je tombais sur un élève.
- Bonjour, dis-je en l’observant au loin, oh c’est gentil, il ne m’en reste que deux ou trois. Tu peux déposer celle-ci dans le bureau ? Je vais chercher les autres !
C’était une petite caisse en bois, d’où émanaient quelques bourdonnements semblables aux bruits de la mer.
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DDM à partir de novembre 2050
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Elle me désigne une petite caisse en bois posée par terre, qui fait le bruit de la mer. C'est vraiment bizarre, parce qu'elle est pas humide, alors que j'ai l'impression qu'il y a de l'eau dedans. Je la prends délicatement avant de la secouer légèrement. Qu'est ce qu'il y a là-dedans ? Je secoue la tête. Ce serait pas génial de l'ouvrir. Et mal se faire voir après ? Nan merci, hors de question. Pour ne pas céder à la tentation de l'ouvrir, je me dépêche de l'amener dans le bureau de Miss Cavell. Je pose la caisse par terre et regarde autour de moi.
Le bureau a l'air d'être un chouette endroit. Je parcours les livres du regard. Quelques bouquins sur les potions, la botanique, mais évidemment beaucoup de livres qui traitent des créatures magiques. Par terre, il y a quelques cartons ouverts. Je jette un œil. Cartes de navigation, des bouquins sur les créatures magiques, des objets bizarres que je connais pas. Je me retiens de les prendre, pour éviter de casser quelque chose. Je suis pas maladroit, mais... Y a plus adroit que moi quand même. Le bruit de mer de la boite que m'a laissée Miss Cavell m'attire à nouveau. Je secoue la tête. Ca se fait pas de fouiller dans les affaires des autres. Oui mais la caisse a qu'à pas faire de bruit aussi. Je sautille sur place en me mordillant la lèvre. Je me tords les doigts. Miss Cavell n'est pas revenue pour l'instant. Si je jette un coup d'œil et qu'elle n'en sait rien, ça ne la dérangera pas. Non ? Je regarde rapidement par la porte-fenêtre du bureau, puis j'ouvre la boite.
Le bureau a l'air d'être un chouette endroit. Je parcours les livres du regard. Quelques bouquins sur les potions, la botanique, mais évidemment beaucoup de livres qui traitent des créatures magiques. Par terre, il y a quelques cartons ouverts. Je jette un œil. Cartes de navigation, des bouquins sur les créatures magiques, des objets bizarres que je connais pas. Je me retiens de les prendre, pour éviter de casser quelque chose. Je suis pas maladroit, mais... Y a plus adroit que moi quand même. Le bruit de mer de la boite que m'a laissée Miss Cavell m'attire à nouveau. Je secoue la tête. Ca se fait pas de fouiller dans les affaires des autres. Oui mais la caisse a qu'à pas faire de bruit aussi. Je sautille sur place en me mordillant la lèvre. Je me tords les doigts. Miss Cavell n'est pas revenue pour l'instant. Si je jette un coup d'œil et qu'elle n'en sait rien, ça ne la dérangera pas. Non ? Je regarde rapidement par la porte-fenêtre du bureau, puis j'ouvre la boite.
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E.T. - et le p'tit pou de Dorian Peachey - Vampire du Chaudron - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde -
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Ravie d'avoir un peu d'aide de manière impromptue, je m'élançais joyeusement vers La Méduse pour y récupérer le reste. Deux caisses à peine. J'en attrapais une, celle qui contenait des bocaux d'ingrédients en tout genres, glanés lors de mes voyages. Certains étaient utiles aux soins, d'autres... étaient tout simplement cool.
La cale de mon bateau me parut soudain bien vide, me donnant une sensation étrange. Ça y est. J'étais installée pour de bon au château de Poudlard, et, même si mon logement était vraisemblablement le même depuis des années, tout changeait pour moi. Les mouvements de l'eau du lac noir ne me berçaient pas de la même façon. Mes responsabilités n'étaient plus les mêmes. Chaque jour, désormais, je remontais du parc de Poudlard pour rejoindre la Grande Salle, la salle des professeurs, et Poudlard me semblait alors très différente de mon dernier passage entre ses murs.
Je n'étais pas bien musclée, mais le contenant était suffisamment léger pour que je laisse ma baguette en place, retenant mes cheveux dans un chignon. Je me remis en route vers la zone de Soins aux Créatures Magiques où se trouvait mon nouveau bureau. J'étais à la fois anxieuse, et plutôt excitée à l'idée de m'approprier ce nouveau lieu. Je traversais la zone à petits pas pressés, les joues rougies par l'effort, jusqu'aux grandes baies vitrées. Avec le reflet de la lumière sur la fenêtre, je ne distinguais qu'à peine l'élève qui m'avait aidée. Je me glissais dans l'ouverture de la porte.
- Dis donc, petit curieux. On ne t'a jamais dit de ne pas fouiller dans les affaires des autres ? dis-je d'un ton sec.
Sa curiosité s'était portée sur la caisse qui contenait une conque d'une taille impressionnante. De ma position, je l'entendais murmurer les sons de l'océan que j'affectionnais tant. Je déposais la boîte à mes pieds, jaugeant mon élève d'un air sévère.
- On jette des moutons aux crocodiles pour moins que ça.
J'avais croisé les bras d'un air soupçonneux, attendant des explications. Je tentais de garder mon sang froid, me rappelant que le lobe frontal d'un sorcier n'était pas mature avant ses vingt-cinq ans. Mais quand même. Fouiller dans les affaires de son nouveau professeur.
La cale de mon bateau me parut soudain bien vide, me donnant une sensation étrange. Ça y est. J'étais installée pour de bon au château de Poudlard, et, même si mon logement était vraisemblablement le même depuis des années, tout changeait pour moi. Les mouvements de l'eau du lac noir ne me berçaient pas de la même façon. Mes responsabilités n'étaient plus les mêmes. Chaque jour, désormais, je remontais du parc de Poudlard pour rejoindre la Grande Salle, la salle des professeurs, et Poudlard me semblait alors très différente de mon dernier passage entre ses murs.
Je n'étais pas bien musclée, mais le contenant était suffisamment léger pour que je laisse ma baguette en place, retenant mes cheveux dans un chignon. Je me remis en route vers la zone de Soins aux Créatures Magiques où se trouvait mon nouveau bureau. J'étais à la fois anxieuse, et plutôt excitée à l'idée de m'approprier ce nouveau lieu. Je traversais la zone à petits pas pressés, les joues rougies par l'effort, jusqu'aux grandes baies vitrées. Avec le reflet de la lumière sur la fenêtre, je ne distinguais qu'à peine l'élève qui m'avait aidée. Je me glissais dans l'ouverture de la porte.
- Dis donc, petit curieux. On ne t'a jamais dit de ne pas fouiller dans les affaires des autres ? dis-je d'un ton sec.
Sa curiosité s'était portée sur la caisse qui contenait une conque d'une taille impressionnante. De ma position, je l'entendais murmurer les sons de l'océan que j'affectionnais tant. Je déposais la boîte à mes pieds, jaugeant mon élève d'un air sévère.
- On jette des moutons aux crocodiles pour moins que ça.
J'avais croisé les bras d'un air soupçonneux, attendant des explications. Je tentais de garder mon sang froid, me rappelant que le lobe frontal d'un sorcier n'était pas mature avant ses vingt-cinq ans. Mais quand même. Fouiller dans les affaires de son nouveau professeur.
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Ouvrir ou ne pas ouvrir ?
Choix... intéressant.
Ouvrir ou ne pas ouvrir ?
Choix... intéressant.
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DDM à partir de novembre 2050
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De la boite, je sors une conque. Une énorme conque qui émet le son de la mer qui monte et qui descend. Elle est vraiment belle, en plus. Et tellement énorme que mes mains n'arrivent pas à en faire le tour. Heureusement, j'arrive à la tenir correctement pour qu'elle ne tombe pas. Il manquerait plus que ça. Je meurs d'envie de souffler dedans. Le bruit qu'elle doit faire. Un frisson me parcourt le dos. Ca doit être fantastique. Se tenir à la proue de son bateau et souffler là-dedans, ça devait faire un sentiment de liberté incomparable.
Miss Cavell m'interpelle sèchement. Je grimace. Je suis vraiment un imbécile pour ne pas avoir pensé à ça. Je range la conque délicatement dans sa boite, puis me retourne, un sourire crispé sur les lèvres. Mon cerveau tourne à toute vitesse pour trouver un truc intelligent à dire. Je peux pas lui dire que je voulais pas, c'est trop cramé. En plus ça se voit que je l'ai fait de mon plein gré.
-"Hummmm... Je suis... vraiment désolé, Professeur." On sent la majuscule dans ma voix. Je cherche pas à faire de la lèche, mais lui montrer du respect jouera peut-être en ma faveur. "Je vous jure que je pensais pas à mal ! J'aurais jamais fait ça en temps normal !" Ca le fait ? Je sais pas du tout. J'hésite entre continuer ou m'arrêter. "Elle est super belle votre conque !" Je lui dis les yeux brillants. Oups. Je me suis pas retenu. En même temps, foutu pour foutu... "Je suis sûr qu'elle fait un bruit trop cool, nan ?" Peut-être que l'enthousiasme réduira les foudres qui vont s'abattre sur moi. Perdre des points pour la maison dès les premiers jours... La loose quand même.
294 mots
Ben...ouvrir. Et sans regrets ?
Miss Cavell m'interpelle sèchement. Je grimace. Je suis vraiment un imbécile pour ne pas avoir pensé à ça. Je range la conque délicatement dans sa boite, puis me retourne, un sourire crispé sur les lèvres. Mon cerveau tourne à toute vitesse pour trouver un truc intelligent à dire. Je peux pas lui dire que je voulais pas, c'est trop cramé. En plus ça se voit que je l'ai fait de mon plein gré.
-"Hummmm... Je suis... vraiment désolé, Professeur." On sent la majuscule dans ma voix. Je cherche pas à faire de la lèche, mais lui montrer du respect jouera peut-être en ma faveur. "Je vous jure que je pensais pas à mal ! J'aurais jamais fait ça en temps normal !" Ca le fait ? Je sais pas du tout. J'hésite entre continuer ou m'arrêter. "Elle est super belle votre conque !" Je lui dis les yeux brillants. Oups. Je me suis pas retenu. En même temps, foutu pour foutu... "Je suis sûr qu'elle fait un bruit trop cool, nan ?" Peut-être que l'enthousiasme réduira les foudres qui vont s'abattre sur moi. Perdre des points pour la maison dès les premiers jours... La loose quand même.
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Ben...ouvrir. Et sans regrets ?
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Dans mon bureau, les bras croisés, je tapotais nerveusement du pied.
Je n'avais pas pour habitude de sermonner des adolescents. A vrai dire, je n'avais pas pour habitude de sermonner qui que ce soit. Je restais droite comme un hippogriffe, sur le qui-vive, attendant des explications.
- Tu peux l'être, répondis-je du tac au tac. Tu aurais pu ouvrir une caisse et, je ne sais pas, moi, tomber sur un artefact magique qui t'aurait rendu aveugle ?
Je m'approchais, et ressorti la conque de sa boite, examinant qu'elle était toujours intacte. Le bourdonnement des vagues m'apaisait à la simple écoute, et je pouvais sentir mes épaules se détendre instantanément. Je soupirais.
- Bon... marmonnais-je. Tu as de la chance, je n'ai pas ce type d'objet avec moi. Mais ça aurait pu ! La curiosité est un vilain défaut. A suivre les araignées, on tombe sur l'Acromentule...
La conque n'avait rien, fort heureusement. Je caressais les nervures du coquillage, me rappelant des souvenirs lointains. Mes premiers périples en mers étaient tous spéciaux à mes yeux, mais je retenais particulièrement ce moment où j'avais obtenu la conque.
- Hé bien, vas-y, place ton oreille et dis-moi un peu ce que tu entends. dis-je, en m'approchant de l'adolescent. Moi j'entends... Le chant d'une baleine... et parfois le tumulte de l'océan. L'eau a une mémoire. On n'entend pas tous la même chose.
Après tout, je n'avais pas envie d'être trop sévère.
239
Je n'avais pas pour habitude de sermonner des adolescents. A vrai dire, je n'avais pas pour habitude de sermonner qui que ce soit. Je restais droite comme un hippogriffe, sur le qui-vive, attendant des explications.
- Tu peux l'être, répondis-je du tac au tac. Tu aurais pu ouvrir une caisse et, je ne sais pas, moi, tomber sur un artefact magique qui t'aurait rendu aveugle ?
Je m'approchais, et ressorti la conque de sa boite, examinant qu'elle était toujours intacte. Le bourdonnement des vagues m'apaisait à la simple écoute, et je pouvais sentir mes épaules se détendre instantanément. Je soupirais.
- Bon... marmonnais-je. Tu as de la chance, je n'ai pas ce type d'objet avec moi. Mais ça aurait pu ! La curiosité est un vilain défaut. A suivre les araignées, on tombe sur l'Acromentule...
La conque n'avait rien, fort heureusement. Je caressais les nervures du coquillage, me rappelant des souvenirs lointains. Mes premiers périples en mers étaient tous spéciaux à mes yeux, mais je retenais particulièrement ce moment où j'avais obtenu la conque.
- Hé bien, vas-y, place ton oreille et dis-moi un peu ce que tu entends. dis-je, en m'approchant de l'adolescent. Moi j'entends... Le chant d'une baleine... et parfois le tumulte de l'océan. L'eau a une mémoire. On n'entend pas tous la même chose.
Après tout, je n'avais pas envie d'être trop sévère.
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L'idée de finir aveugle parce que j'ai ouvert une caisse me fait frissonner. Elle ressort la conque de la boite, pour l'examiner et être sûre que je n'ai rien cassé. Je hoche vigoureusement la tête à ses paroles. Promis, je vais faire attention à partir de maintenant. En vrai, je dis ça, mais on se sait : la prochaine fois, j'aurais oublié ce que m'a dit Miss Cavell, et je regarderais. Il faut être honnête avec soi-même.
L'avantage de m'être montré intéressé par la conque, c'est que Miss Cavell n'a plus beaucoup l'air de m'en vouloir. Je la prends de ses mains et y colle mon oreille, en fermant les yeux. La première chose que j'entends, c'est mon cœur. Son rythme régulier qui se réverbère dans l'intérieur du coquillage. Ba-thump. Ba-thump. Puis, la mer. Le paisible bruit du ressac. Je m'imagine sans mal, couché sur un voilier en pleine nuit, à contempler les étoiles. Aucun problème... Juste moi...et le ciel. Je repose la conque dans la boîte, en souriant à la professeure.
-"Moi j'entends la mer. Juste la mer. Dites... Vous avez déjà soufflé dedans ? Genre, vous savez, comme dans Vaiana ? Quand elle souffle et que ça fait un gros ffffffooooooouuuuu." Je rougis. "'Fin bref... Vous l'avez déjà fait?" J'attends sa réponse pendant quelques secondes. Puis n'y tenant pas, je lui demande, avec des étoiles dans les yeux. "Est-ce que je peux ? Souffler dedans, je veux dire." En désignant la conque de la main.
L'avantage de m'être montré intéressé par la conque, c'est que Miss Cavell n'a plus beaucoup l'air de m'en vouloir. Je la prends de ses mains et y colle mon oreille, en fermant les yeux. La première chose que j'entends, c'est mon cœur. Son rythme régulier qui se réverbère dans l'intérieur du coquillage. Ba-thump. Ba-thump. Puis, la mer. Le paisible bruit du ressac. Je m'imagine sans mal, couché sur un voilier en pleine nuit, à contempler les étoiles. Aucun problème... Juste moi...et le ciel. Je repose la conque dans la boîte, en souriant à la professeure.
-"Moi j'entends la mer. Juste la mer. Dites... Vous avez déjà soufflé dedans ? Genre, vous savez, comme dans Vaiana ? Quand elle souffle et que ça fait un gros ffffffooooooouuuuu." Je rougis. "'Fin bref... Vous l'avez déjà fait?" J'attends sa réponse pendant quelques secondes. Puis n'y tenant pas, je lui demande, avec des étoiles dans les yeux. "Est-ce que je peux ? Souffler dedans, je veux dire." En désignant la conque de la main.
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E.T. - et le p'tit pou de Dorian Peachey - Vampire du Chaudron - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde -
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Je lui laissais mon précieux coquillage entre les mains, observant ses moindres faits et gestes, comme si il s'agissait de l'une de mes créatures. Mais visiblement, le garçon n'avait pas la même sensibilité de la mer que moi. Mes épaules s'affaissèrent. Etais-je donc la seule à entendre, ce que j'entendais ? Je penchais l'oreille, écoutant à mon tour, à proximité de mon élève. Je pouvais entendre ce chant marin, au loin... qui me transportait.
- Vaia-quoi ? demandais-je, saisie par la question qui s'éloignait de tout ce à quoi je pensais. Souffler dans ma conque ? Mais... Pour faire quoi ?
Cet élève était de plus en plus étrange à mes yeux. Le garçon venait de piller l'une de mes caisses aux trésors sans pression, et souhaitait désormais profaner mon précieux objet.
- Hum... C'est un objet de grande valeur, mais je ne suis pas sûre que...
Je réfléchissais à toute vitesse. Je n'avais jamais soufflé dans la conque. Me réservait-elle de nouvelle surprises que je ne connaissais pas. A Dublin, le coquillage trônait fièrement dans mon appartement, sur le plus gros meuble de ma collection. Un genre de buffet en bois massif, qui avait sans aucun doute eu de nombreux propriétaires. La conque chuchotait quelques fois ses chants marins, suivis du bruit des vagues. Elle était ma berceuse lorsque je n'étais pas en mers. Il était temps de la percer à jour.
- Vas-y, souffle. Je suis curieuse, maintenant.
- Vaia-quoi ? demandais-je, saisie par la question qui s'éloignait de tout ce à quoi je pensais. Souffler dans ma conque ? Mais... Pour faire quoi ?
Cet élève était de plus en plus étrange à mes yeux. Le garçon venait de piller l'une de mes caisses aux trésors sans pression, et souhaitait désormais profaner mon précieux objet.
- Hum... C'est un objet de grande valeur, mais je ne suis pas sûre que...
Je réfléchissais à toute vitesse. Je n'avais jamais soufflé dans la conque. Me réservait-elle de nouvelle surprises que je ne connaissais pas. A Dublin, le coquillage trônait fièrement dans mon appartement, sur le plus gros meuble de ma collection. Un genre de buffet en bois massif, qui avait sans aucun doute eu de nombreux propriétaires. La conque chuchotait quelques fois ses chants marins, suivis du bruit des vagues. Elle était ma berceuse lorsque je n'étais pas en mers. Il était temps de la percer à jour.
- Vas-y, souffle. Je suis curieuse, maintenant.

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Je ris légèrement. Elle ne connait pas Vaiana. Bah, pas un problème. Je vais pas lui expliquer, on y passerait un petit moment, et c'est pas pour ça que je suis là au départ. Cela dit, cette conque n'est pas non plus la raison de ma présence ici, mais bon, tant pis.
-"Pour quoi faire ? Ben..." Tiens, bonne question. Pour quoi faire souffler dans la conque ? Quel intérêt ? Je baisse les yeux en rougissant, gêné. "Après, si vous voulez pas, je comprends. C'est vrai que ça a l'air d'être un objet précieux à vos yeux."
Je fais un pas de coté, pour montrer que c'était pas forcément une bonne idée que j'ai eue, et que si elle refuse, je comprendrais. Même si l'envie de souffler dedans est forte, je sais me retenir quand même. Malgré tout, elle m'autorise à le faire. Je la regarde avec des étoiles dans les yeux.
-"Vraiment ? Je peux ? Vous êtes sûre ?"
J'attends une dizaine de secondes avant de reprendre la conque délicatement dans mes mains, tout excité. J'approche mes lèvres du bout de la conque, si on peut l'appeler comme ça, et je les pose dessus, après avoir pris une grande inspiration. Puis je souffle dedans, avec le plus de force possible. La conque émet un bruit grave, que je tente de faire tenir le plus possible en vidant mes petits poumons dedans. Un délicieux frisson me parcourt la colonne vertébrale quand je la repose, en souriant à la professeure.
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@Isée Cavell
-"Pour quoi faire ? Ben..." Tiens, bonne question. Pour quoi faire souffler dans la conque ? Quel intérêt ? Je baisse les yeux en rougissant, gêné. "Après, si vous voulez pas, je comprends. C'est vrai que ça a l'air d'être un objet précieux à vos yeux."
Je fais un pas de coté, pour montrer que c'était pas forcément une bonne idée que j'ai eue, et que si elle refuse, je comprendrais. Même si l'envie de souffler dedans est forte, je sais me retenir quand même. Malgré tout, elle m'autorise à le faire. Je la regarde avec des étoiles dans les yeux.
-"Vraiment ? Je peux ? Vous êtes sûre ?"
J'attends une dizaine de secondes avant de reprendre la conque délicatement dans mes mains, tout excité. J'approche mes lèvres du bout de la conque, si on peut l'appeler comme ça, et je les pose dessus, après avoir pris une grande inspiration. Puis je souffle dedans, avec le plus de force possible. La conque émet un bruit grave, que je tente de faire tenir le plus possible en vidant mes petits poumons dedans. Un délicieux frisson me parcourt la colonne vertébrale quand je la repose, en souriant à la professeure.
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Je pouvais l'entendre chuchoter d'ici. Le coquillage semblait avoir ses propres secrets, que je n'avais pas encore découverts. Un comble, pour la propriétaire que j'étais. Je l'avais depuis des années, désormais. J'avais pris soin de ce cadeau, sans vraiment penser à un quelconque intérêt, qu'il soit magique ou non. Il représentait déjà suffisamment tout ce que j'imaginais : un souvenir des premières terres foulées après mes voyages en mers, seule. Seule, à bord de la Méduse.
Je frissonnais. Lorsque j'avais fait l'acquisition de ce bateau via mon terrible cousin, Rory, il était poussiéreux, inhabité, et ne demandait qu'à revoir la mer. Rory l'utilisait uniquement en décoration, et pour la frime. J'avais payé le prix fort, et soudain, La Méduse m'intimidait. Me déplacer sur son pont me rendait timide, et ce premier voyage avait permis de briser la glace.
J'hochais la tête, redressant mes lunettes sur le bout du nez, comme pour mieux voir ce qui allait se passer. Le garçon approcha sa bouche du coquillage, et je me promis de nettoyer la conque après son passage. Non pas que la bave d'adolescent me rebutait mais... En fait si, un peu.
J'ouvris grand les yeux et, un son étrangement grave se fit entendre. Le son me fit dresser les poils, comme attirée par cette étrange mélodie. C'était à la fois harmonieux, et déroutant. Nouveau, mais étrangement familier.
- Comment tu te sens ? demandais-je, soudain inquiète, prête à voir une branchie pousser dans le cou de mon élève.
Quelque part, dehors, quelques animaux marins avaient réagi eux aussi.
Je frissonnais. Lorsque j'avais fait l'acquisition de ce bateau via mon terrible cousin, Rory, il était poussiéreux, inhabité, et ne demandait qu'à revoir la mer. Rory l'utilisait uniquement en décoration, et pour la frime. J'avais payé le prix fort, et soudain, La Méduse m'intimidait. Me déplacer sur son pont me rendait timide, et ce premier voyage avait permis de briser la glace.
J'hochais la tête, redressant mes lunettes sur le bout du nez, comme pour mieux voir ce qui allait se passer. Le garçon approcha sa bouche du coquillage, et je me promis de nettoyer la conque après son passage. Non pas que la bave d'adolescent me rebutait mais... En fait si, un peu.
J'ouvris grand les yeux et, un son étrangement grave se fit entendre. Le son me fit dresser les poils, comme attirée par cette étrange mélodie. C'était à la fois harmonieux, et déroutant. Nouveau, mais étrangement familier.
- Comment tu te sens ? demandais-je, soudain inquiète, prête à voir une branchie pousser dans le cou de mon élève.
Quelque part, dehors, quelques animaux marins avaient réagi eux aussi.
professeure et farfadet malicieux des Serpentard
DDM à partir de novembre 2050
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