6 sept. 2025, 10:56
 RPG   Sept. 2050  La rentrée des premières années
Sept. 2049

1er septembre 2050
RP réservé aux première année


Une vague d'émotions parcourut la sorcière alors que les élèves apparaissaient doucement au sommet des longs escaliers menant au hangar à bateaux. Cette rentrée était différente, très différente même et, Sarah avait longuement hésité sur la marche à suivre. C'est un sourire que la femme vêtue d'une longue robe de sorcière bleu nuit offrit néanmoins aux premiers arrivants, laissant le temps à tout le monde de se réunir dans la cour de métamorphose. Enfin, la file sembla prendre fin et l'adulte prit la parole après que leur guide, Colby Levinson, lui confirme qu'ils étaient tous là.

" Bonsoir à tous et bienvenue à Poudlard. Vous faites aujourd'hui vos premiers pas dans la plus grande école de magie de Grande Bretagne, une école réputée par delà nos frontières et vous entamez ainsi votre formation pour devenir toutes et tous des sorciers aguerris et instruits. "

Elle fit une pause le temps de lancer un regard lourd de sens à un gamin un peu trop bavard à son goût qui semblait commenter à voix haute la forme de chaque pavé de la cour.

" Dans quelques instants, nous franchirons ensemble les portes se trouvant dans mon dos pour nous diriger vers la grande salle où nous attendent les élèves et le personnel de l'école. Avant de pouvoir vous assoir, vous allez toutes et tous être répartis dans une des quatre maisons de notre établissement : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentard. Ces maisons seront vos familles pour les sept années à venir et vous en porterez chaque jour les couleurs. Notez que vos réussites et bons comportements permettront de gagner des points pour mettre en lumière votre maison. À l'inverse, vos bêtises et écarts de conduite, vous en feront perdre. "

Elle avait appuyé sur la fin de sa phrase, espérant faire comprendre aux nouveaux arrivants qu'un comportement exemplaire était bien sûr attendu au sein de ces murs. Quand les portes s'ouvrirent sans apparente raison, Sarah fit volte face dans un grand mouvement de cape et invita les enfants à la suivre. Ils traversèrent d'un pas rapide le hall d'entrée plongé dans une pénombre naissante et silencieuse puis, entrèrent dans la bulle de lumière et de bruit de la grande salle. Sous les lumières des centaines de bougies qui éclairaient le plafond qui se parsemait doucement d'étoiles, les élèves remontèrent l'allée formée par les tables pour rejoindre l'estrade devant la longue table des adultes. Les discussions s'arrêtaient à mesure que la petite colonne progressait et le silence fut complet une fois tout le monde rassemblée au fond la pièce.

Posé sur son traditionnel tabouret, le vieux chapeau que tout le monde observait maintenant avec la plus grande attention se mit à bouger jusqu'à ce qu'une sorte de bouche apparaisse à sa base. D'une voix forte, le couvre chef se lança dans sa traditionnelle chanson de rentrée.

J’ai vu les eaux sombres s’agiter,
Un serpent des mers chercher à s’évader,
Et des gargouilles veiller vos toits,
Mais certains esprits n’étaient plus là.

Chez Gryffondor brûle une flamme claire,
Elle rallume l’élan des téméraires.
Mais qu’un brasier s’éteigne trop tôt,
Et l’on ne retrouve plus que braises sous les mots.

Chez Poufsouffle, patience et loyauté,
Les murs sont forts, le cercle est sacré.
Mais un jardin trop clos s’épuise à force,
Quand l'entraide se meurt, le fruit se corse.

Chez Serdaigle, les idées volent sans fin,
On trace des runes, on cherche des chemins.
Mais parfois, l’aigle plane seul dans les hauteurs,
Et ses visions se perdent loin des labeurs.

Chez Serpentard, l’ambition se dresse,
Comme l’arche antique, œuvre de noblesse.
Mais un verrou, s’il reste fermé,
Peut retenir l’océan entier.

Et moi je vois que vos blasons fiers,
Portent les mêmes reflets, la même lumière.
Sous les couleurs, les mêmes échos,
De fantômes absents et de fardeaux.

Quand les Anciens grondent sans agir,
Quand les plus jeunes n’osent rien dire,
Quand la bienveillance couvre les fissures,
C’est le tronc qui ploie sous ses blessures.

Souvenez-vous, enfants des quatre maisons,
Ce château vit de vos décisions.
Et comme l’arbre-monde, enraciné,
Vous récolterez ce que vous semez.


Des applaudissements suivirent la récitation et quand le silence fut revenu, Sarah se tourna vers les premières années après s'être saisie avec délicatesse du choixpeau.

" Quand je vous appellerai, vous vous avancerez pour vous assoir sur ce tabouret. Je déposerai alors le Choixpeau sur votre tête pour qu'il détermine quelle maison sera la vôtre. Vous pourrez ensuite rejoindre vos camarades à leur table pour profiter du banquet. "

La sorcière déroula le parchemin et commença son appel de rentrée.

Rappel des règles RPG du site :

- vos posts doivent faire au moins 220 mots, sans compter les dialogues empruntés à d'autres joueurs.
- vous pouvez réagir aux actions des autres personnages, mais en aucun cas décider vous-mêmes de leurs actions. Vous pouvez tout de même ici supposer que Sarah Priddy vous appelle et vous place le Choixpeau sur la tête ou que le choixpeau vous susurre quelques mots mais, rien de remarquable, personne n'était attendu plus que quelqu'un d'autre.
- vérifiez bien la date du RP et celle de votre rentrée. En cas de doute, n'hésitez pas à contacter votre parrain/marraine, votre RNA ou moi-même. ;)

Amusez-vous bien !
Paroles de la chanson du choixpeau écrites par Ernest Stevens pour le concours annuel.

#343663 -------- absence jusqu'au 6 juin
... ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.

6 sept. 2025, 23:51
 RPG   Sept. 2050  La rentrée des premières années
Le cœur battant à tout rompre, Solveig se laissait entraîner par le flot des autres élèves à travers le grand hall d’entrée. Elle avait revêtu pour la première fois l’uniforme réglementaire : une chemise blanche impeccable, une jupe sombre qui lui arrivait aux genoux, et une cape noire qui semblait un peu trop grande pour sa frêle silhouette. Ses cheveux roux avaient été nattés à la hâte le matin même, et quelques mèches rebelles s’étaient échappées, encadrant son visage constellé de petites taches de rousseur.

Tout était si grand autour d’elle qu’elle en oubliait presque de respirer. Les dalles froides, l’odeur de cire et de pierre humide, les bougies flottant dans les hauteurs… Chaque détail la fascinait.
Quand ils entrèrent enfin dans la grande salle, Solveig resta bouche bée. Des centaines de bougies suspendues illuminaient un plafond ensorcelé où apparaissaient les premières étoiles de la nuit. Les longues tables débordaient de plats vides encore, mais qui promettaient un festin. Tout autour d’elle, les bavardages des plus grands se turent peu à peu, jusqu’à ce qu’un silence solennel s’impose.
Son regard se fixa sur un vieil objet posé sur un tabouret : un chapeau élimé, rapiécé, à l’air aussi fatigué qu’un marin revenu de cent tempêtes. Mais ses pensées furent coupées net quand le chapeau remua et ouvrit une bouche, lançant sa chanson d’une voix forte qui résonna jusque dans ses os.

J’ai vu les eaux sombres s’agiter,
Un serpent des mers chercher à s’évader,
Et des gargouilles veiller vos toits,
Mais certains esprits n’étaient plus là.

Chez Gryffondor brûle une flamme claire,
Elle rallume l’élan des téméraires.
Mais qu’un brasier s’éteigne trop tôt,
Et l’on ne retrouve plus que braises sous les mots.

Chez Poufsouffle, patience et loyauté,
Les murs sont forts, le cercle est sacré.
Mais un jardin trop clos s’épuise à force,
Quand l'entraide se meurt, le fruit se corse.

Chez Serdaigle, les idées volent sans fin,
On trace des runes, on cherche des chemins.
Mais parfois, l’aigle plane seul dans les hauteurs,
Et ses visions se perdent loin des labeurs.

Chez Serpentard, l’ambition se dresse,
Comme l’arche antique, œuvre de noblesse.
Mais un verrou, s’il reste fermé,
Peut retenir l’océan entier.

Et moi je vois que vos blasons fiers,
Portent les mêmes reflets, la même lumière.
Sous les couleurs, les mêmes échos,
De fantômes absents et de fardeaux.

Quand les Anciens grondent sans agir,
Quand les plus jeunes n’osent rien dire,
Quand la bienveillance couvre les fissures,
C’est le tronc qui ploie sous ses blessures.

Souvenez-vous, enfants des quatre maisons,
Ce château vit de vos décisions.
Et comme l’arbre-monde, enraciné,
Vous récolterez ce que vous semez.
Les applaudissements éclatèrent, mais Solveig n’y prêta guère attention. Ses yeux fixaient le plafond enchanté où les étoiles scintillaient doucement. Elle se perdit à imaginer la mer sous ce ciel, les reflets sur les vagues, si bien qu’elle n’entendit pas tout de suite qu’on l’appelait.

— Sinclair, Solveig.

Elle sursauta violemment. Ses joues s’empourprèrent quand elle comprit que tout le monde la regardait. Les jambes tremblantes, elle fit un pas, puis un autre, se sentant minuscule dans cette salle immense. Elle grimpa maladroitement sur le tabouret, ses pieds pendant dans le vide, et se ratatina presque en elle-même lorsque le vieux chapeau se posa sur sa tête.

Une voix résonna dans son esprit, grave et tranquille :

— « Voilà une enfant discrète… beaucoup de douceur, un besoin d’être entourée. Tu n’as pas le goût du tumulte, ni de la gloire, mais ton cœur est loyal. »

Solveig baissa les yeux, mordillant sa lèvre. Elle n’osait rien répondre, la gorge trop serrée.

— « Alors inutile d’hésiter : tu seras bien mieux à… POUFSOUFFLE! »

Le mot explosa dans la salle et Solveig sursauta encore, le rouge lui montant aux oreilles. On retira le Choixpeau de sa tête et elle glissa du tabouret d’un bond trop rapide, manquant presque de trébucher.

Les applaudissements de la table aux couleurs jaune et noir l’accueillirent. Elle s’avança timidement, tête baissée, et se glissa à la place qu’on lui indiquait. Un sourire timide lui échappa malgré elle : elle se sentait toujours gênée d’avoir été au centre de l’attention, mais un peu moins seule déjà.

Couleur :b88d00
La peinture est juste une autre manière de tenir un journal intime...

7 sept. 2025, 00:55
 RPG   Sept. 2050  La rentrée des premières années

✺✺✺
Une vague de murmures parcourut la foule lorsque les portes massives de la Grande Salle s’ouvrirent devant les nouveaux élèves. Jeillie, coincée au milieu de la file, n’éprouvait rien de particulier. Le spectacle des bougies flottantes et du plafond étoilé avait sans doute de quoi émerveiller les autres, mais pour elle, ce n’était qu’un décor de plus. Jolie mise en scène, certes, mais qui ne changeait rien au fond : une rentrée, c’était une rentrée, avec ses formalités, ses discours trop longs et ses regards appuyés.

Elle leva les yeux vers les hauteurs, observa les constellations factices et conclut intérieurement qu’elles ne lui serviraient pas plus que sa baguette. Les autres semblaient bouche bée, certains n’osaient même pas cligner des yeux, mais elle, elle trouvait déjà que tout cela manquait d’efficacité. Pendant que la file avançait lentement, elle ajusta la lanière de son sac et laissa son regard glisser de table en table, détaillant sans enthousiasme les couleurs et bannières des maisons.

Quand le Choixpeau s’anima, sa bouche de tissu déchiré s’ouvrant pour lancer sa chanson, Jeillie croisa les bras. Les vers se succédaient, tantôt lyriques, tantôt moralisateurs. Elle nota mentalement la rime approximative entre deux strophes et se surprit à penser que, s’il s’agissait d’un devoir, le professeur de poésie aurait déjà rayé trois lignes d’un trait de plume rouge. La voix du chapeau résonnait dans la salle, chaque mot pesant lourdement dans le silence. Les élèves l’écoutaient avec une gravité presque religieuse. Elle, elle ne voyait qu’un couvre-chef usé qui s’offrait un moment de gloire annuel.

Un sourire ironique effleura ses lèvres quand l’objet lança un avertissement voilé sur les dangers de la division. Oui, très bien, l’unité, la force du collectif, l’importance de « semer pour récolter »… C’était joli à entendre, mais terriblement creux. Si les quatre maisons étaient si solidaires que cela, pourquoi passer autant de temps à compter des points pour les mettre en compétition ?

La chanson prit fin dans un tonnerre d’applaudissements. Jeillie se contenta de joindre ses mains par politesse, frappant deux ou trois fois pour la forme avant de reporter son attention sur la professeure en bleu nuit. Le protocole se poursuivait : appel des noms, tabouret au centre, Choixpeau sur la tête. Les élèves montaient un à un, hésitants, certains tremblants d’émotion, d’autres presque fiers. Elle, elle attendait simplement que son tour arrive, persuadée que tout cela ne serait qu’une formalité agaçante.

Elle savait déjà que peu importait la maison, elle trouverait toujours à redire. Gryffondor lui paraissait trop bruyant, Poufsouffle trop bienveillant, Serdaigle trop perché et Serpentard trop ambitieux. Chacune avait ses travers, aucune ne l’attirait vraiment. Finalement, ce qui comptait, c’était d’avoir une bibliothèque et un bureau tranquille. Pour le reste, elle se débrouillerait.

Le nom suivant fut appelé et, dans le silence tendu de la salle, Jeillie inspira longuement. Elle avança d’un pas mesuré, les yeux fixés sur le tabouret. Si tout le monde voyait dans cet instant le début d’une grande aventure, elle, elle ne voyait qu’un vieux bout de tissu qui allait s’inviter dans sa tête.

« SERDAIGLE », s’écria alors le Choixpeau.

Jeillie laissa la professeure Priddy enlever le tissu usé de sa tête et, sans un mot, marcha jusqu’à la table des Serdaigle, ignorant déjà les élèves de sa maison.
✺✺✺
552 mots

Couleur RP : #00330f
Promotion 2050-2051

7 sept. 2025, 11:52
 RPG   Sept. 2050  La rentrée des premières années
Enfin sur la terre ferme, la petite Elisabeth-Ann inspira profondément et, les jambes encore tremblantes, grimpa les marches qui la menaient dans une cour où une dame, vêtue de bleu, s'adressa à eux en leur expliquant ce qui allait se passer maintenant qu'ils étaient enfin arrivés dans l'enceinte du château.

La petite fille blonde ne mémorisa pas tout ce que cette dame leur expliqua, son cœur battait à tout rompre.
Il y avait tellement de choses qu'elle ne comprenait pas dans tout ce qu'il s'était passé depuis son arrivée à Londres qu'elle ne parvenait pas à tout retenir.
Elle parlait de quatre maisons, de couleurs que l'on porterait pendant sept ans et de points qui seraient gagnés ou perdus mais, c'était bien vague tout ça !
Autour d'elle, il y avait d'autres enfants qui suivaient cette dame et, voulant juste passer inaperçue, elle se dit qu'elle ferait comme les autres car, elle n'avait sans doute pas entendu toutes les instructions.

Tout à coup, la double porte s'ouvrit et ils traversèrent le hall de l'école qui n'était pas éclairé.
Ils parvinrent à l'entrée d'une salle qui semblait immense à l'enfant tellement il y avait de bougies pour l'éclairer, au plafond.
Elisabeth-Ann s'arrêta net, estomaquée :
*Waouw ! C'est beau ! Mais, j'espère qu'il ne pleuvra pas !*, s'exclama-t-elle en regardant le plafond magique.
Assez rapidement, elle se rendit compte que les autres continuaient à avancer et, se dépêcha de les rattraper et, c'est là qu'elle constata qu'il y avait énormément de monde dans cette salle et elle fut très étonnée de découvrir que tout ce petit monde pouvait rester silencieux.
C'est alors qu'une voix rompit le silence.

Il s'agissait d'un chant qui semblait raconter plusieurs histoires et, la fillette ne comprenait pas très bien ce que pouvait bien vouloir dire la chanson.
Elle ne voyait pas bien d'où provenait cet air et, elle se déplaça discrètement pour réussir à voir l'estrade où se tenait sans doute l'interprète en se disant qu'en regardant son expression, elle comprendrait peut-être où il voulait en venir mais, ce qu'elle vit la troubla.
Sur un tabouret, il y avait un vieux chapeau rapiécé et tout abîmé qui s'agitait un peu.
On aurait dit que formée par les plis, il avait une bouche et que les paroles venaient de lui !

Après cette journée où elle allait de surprise en surprise, elle n'aurait pas dû être étonnée de voir un vieux chapeau entonner une chanson.
Mais, même dans son imagination débordante, elle n'aurait pas pu penser à quelque chose de similaire.
Elisabeth-Ann ouvrit de grands yeux ronds en ouvrant machinalement la bouche et tenta de se focaliser sur la voix pour comprendre ce dont pouvait bien parler cet orateur impromptu.

Elle put juste se rappeler que cela parlait de bonnes choses et immédiatement après de mauvaises et, elle se demandait pourquoi encourager pour ensuite décourager ceux qui écoutaient la mélodie.
Malgré sa concentration, elle ne réussit pas à retenir le nom des quatre maisons et leurs particularités.
Elle se souvint de les avoir lus dans l'un des livres que l'on lui avait fait acheter mais, cela ne l'aida pas à s'en souvenir.
Beaucoup trop d'angoisses l'empêchaient de se concentrer sur les mots qui avaient été prononcés et que les élèves et les professeurs s'étaient mis à applaudir à la fin du chant.

La dame qui les avait accueillis en haut des escaliers leur expliqua qu'ils allaient être appelés un à un et qu'ils devraient s'asseoir sur le tabouret et que l'on placerait le chapeau qui venait de chanter sur leur tête et que celui-ci leur donnerait le nom de leur maison au sein de l'école

Sans en connaître la raison, Elisabeth-Ann commença a sentir son cœur s'accélérer et, elle se dit que c'était parce que tout le monde allait la regarder !
Au bout d'un moment, elle entendit son nom, suivi de son prénom.
Elle tressaillit et sentit ses joues chauffer, elle était sans doute en train de rougir violemment.
Avançant en regardant le sol et les marches pour atteindre le haut de l'estrade sans trébucher, la petite fille s'assit sur le tabouret comme on le lui avait expliqué, se tenant, des deux mains, au siège de celui-ci.

Tout d'un coup, tout fut noir !
Non, on n'avait pas éteint la lumière !
On avait juste placé le Choixpeau sur sa tête mais, celui-ci étant beaucoup trop grand pour elle, il lui tombait sur les yeux.
Elle entendit une voix dans sa tête et sursauta en s'agrippant à son assise.
Mais, la voix était amicale, la rassura sur ses intentions et lui posa une question à laquelle elle faillit répondre à voix haute mais, le Choixpeau lui expliqua qu'il entendait ce qu'elle pensait.
Sa réponse en ayant entraîné une autre, il la questionna deux ou trois fois de plus, hésitant entre deux maisons mais, il trancha à la suite de sa dernière réponse :

*Ah d'accord, alors ce sera... * "POUFSOUFFLE", conclu-t-il en entraînant derrière lui une salve d'applaudissements provenant de la salle.

Quelqu'un retira le Choixpeau et, Elisabeth-Ann vit tout le monde applaudir mais, elle remarqua alors que les personnes assises à l'une des tables lui faisaient signe de les rejoindre.
Elle sauta du tabouret et faillit trébucher dans sa cape puis, se stabilisa en posant la main sur le tabouret.
Elle descendit les marches le plus rapidement possible, les joues rosies par l'émotion et se dirigea vers la table qui semblait être la sienne car, les élèves assis à celle-là lui faisaient de grands signes insistants.

921 mots

"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051

7 sept. 2025, 16:34
 RPG   Sept. 2050  La rentrée des premières années
Le jeune garçon regarda autours de lui, et malgré son caractère calme, il ne pouvait être qu'être fasciné par les lieux, cet immense châteaux, ce flot d'élèves tous aussi curieux, certains moins, d'autres habitué.. il était un peu intimidé, certainement même, mais il n'en laissa rien paraître si ce fut le cas. Il observa attentivement autours de lui, observant les autres, suivant les instructions attentivement alors que les couloirs du château semblait les guider à cette salle, témoins de nombreux début d'histoires.

La grande Salle. La GRANDE salle, tout était dans son nom. Immense, les tables semblait s'étendre à l'infini, les élèves plus anciens connaissait leur place par cœur et les nouveaux comme lui était réunis au même endroit, au milieu de cette salle, de ces tables, le plafond magique qui reflétait un beau ciel et les bougies volantes au dessus de leur petites têtes qui ressemblait presque à des étoiles..C'était poétique, cela lui donnait déjà envie d'écrire sur la beauté de cet endroit. Il le ferait probablement dans son dortoir..quand il saura dans quel maison il serait. Pour le moment, il était comme les autres élèves, à attendre le silence et quad finalement ce dernier arriva, une dame, probablement la directrice vêtue d'une robe bleue les accueilli dans un discours inspirant.

A la mention des maisons, il déglutit un peu..Si la maison avait peu d'importance pour sa famille, c'était tout de même quelque chose d'important, un point culminant pour sa rentrée ! A la fin du discours, le choixpeau donna aussi, à sa façon, son discours de bienvenue..Un chant, une musique qui racontait des histoires, un peu farfelue pour ceux qui ne savait pas l'histoire derrière, et la dernière phrase résonna en Oliver, la chair de poule lui courant le long du corp. Vous récolterez ce que vous semez. Pour une raison totalement inconnue, Oliver pensa que cette phrase allait le suivre toute sa scolarité...Et cela le rendit tout penaud.

Dans la foule, Oliver ne fit pas spécialement attention aux restes des élèves et quand l'appel commença il écouta brièvement ce vieux chapeau annonçait les maisons des autres..Serdaigle..Poufsouffle...Les élèves passait et les maisons aussi. La voix forte du choixpeau qui énonçait les maisons résonnait dans sa tête et il ne savait pas si il devait être heureux d'entendre les noms de familles qui commençait par L ou K ou si il devait à ce moment commencer à paniquer, et revenir dans le Poudlard Express..De toute façon, il n'avait plus le choix. Ma..Me..son nom s'approchait dangereusement...Il ferma les yeux un instant et tout à coup, la voix de la dame résonna comme des cloches, fortes qu'on pourrait entendre à des km à la ronde.

"Oliver Misttrel."

Oliver Misttrel. Avec 2 T car ils voulaient faire un peu plus original, selon son oncle.

Le garçon se démarqua, et s'avança vers le tabouret, devant tout le monde. Dans son silence il s'asseyait, le regard bas mais tout de même intimidé face à des dizaines d'élèves tous aussi inconnue pour lui. Sarah Priddy lui mit le fameux choixpeau sur la tête et ce dernier commença à glisser sur ses yeux, mais il le releva rapidement, il ne voulait pas l'avoir sur les yeux, hors de questions ! Le choixpeau commença à gronder quelques phrases dans sa tête, des vérités sur le garçon, une certaine ambition..Une volonté à vouloir être le meilleur pour être reconnue comme tel...Quelque chose de familier finalement, commun pour le choixpeau qui fit son choix pour une maison toute particulière et d'une voix tonitruante l'objet magique annonça la maison

-"SERPENTARD" !

Oliver ouvra grand les yeux, un tonnerre d'applaudissement du côté des verts, celui-ci mit un petit temps à s'adapter à la nouvelle, bien que le choixpeau avait été retiré de sa tête. Cependant, il arrêta de faire attendre et se leva pour rejoindre les siens désormais et profiter du merveilleux banquet qui l'attendait, lui et les nouveaux.

I only write when i'm falling in love or falling apart~non inscrit à la chronologie~1 ère année~Discord : opargt

9 sept. 2025, 08:50
 RPG   Sept. 2050  La rentrée des premières années
Le voyage avait été long et Hermine était fatiguée. Fatiguée mais aussi émerveillée. Elle avait gravi silencieusement les escaliers et suivi les autres élèves. La vue du château l'avait impressionnée. Alors c'était ça, Poudlard. C'était là, dans ce cadre magnifique qui lui rappelait tant son Écosse natale, qu'elle allait passer les sept prochaines années. Elle aurait difficilement pu rêver mieux. C'était étrange, ce sentiment, d'y croire sans y croire, de se dire que tout était un rêve alors que tout était si réel en même temps.

C'est l'esprit embrumé qu'elle avait écouté le discours d'accueil de Miss Priddy. Elle ne connaissait rien au monde magique avant de découvrir que, elle aussi, elle pouvait être… elle était peut-être… une sorcière. Elle avait voulu en savoir plus sur son nouvel endroit. Alors elle avait tâché de lire ce qu'elle pouvait sur Poudlard et ses quatre maisons. Après tout, c'était quand même là qu'elle était censée poursuivre sa formation et son adolescence.

La cohorte des élèves s'était remise en mouvement et Hermine dut brièvement hâter le pas. Elle s'était laissée emporter par sa rêverie sur les quatre maisons et l'histoire illustre de chacune.
Le hall de l'école était sombre et silencieux quand ils le traversèrent. Puis s'ouvrit une double porte vers une pièce à la fois vaste, chaleureuse, emplie de bruits et d'éclats de rire. Puis rapidement les bavardages, les commentaires, les histoires et commérages s'éteignirent pour laisser place au silence, à mesure qu'Hermine et ses camarades remontaient le long des tables pour aller s'assembler au fond de la salle. Et ce silence, sous le ciel étoilé et les bougies qui flottaient au-dessus d'eux, était sans doute encore plus impressionnant que tout le reste. C'était pour eux, les nouveaux, qu'il était là. Et il attendait de voir qui étaient ces jeunes gens, encore tout empâtés d'enfance.
Soudain une voix s'éleva dans les airs et chanta une chanson. Hermine sursauta quelque peu et se tourna vers le chanteur… Un chapeau ? Un chapeau passablement usé se dressait envers eux, les tout jeunes premières années, et s'était animé. Hermine ne comprit pas tout. Cela parlait de qualité de chacune des maisons, mais aussi des défauts, et une ombre planait qu'elle ne parvenait pas à dissiper.
Ou ça devait être juste l'angoisse, qui montait sournoise en elle, glaciale.

Miss Priddy s'était tournée vers eux, une fois que la chanson du Choixpeau avait laissé résonner ses dernières notes dans la Grande Salle, et, tout en tenant délicatement le chapeau dans sa main, leur dit :

« Quand je vous appellerai, vous vous avancerez pour vous assoir sur ce tabouret. Je déposerai alors le Choixpeau sur votre tête pour qu'il détermine quelle maison sera la vôtre. Vous pourrez ensuite rejoindre vos camarades à leur table pour profiter du banquet. »

Plus les noms s'égrenaient et plus l'angoisse montait.

« Hermine McNeil »

C'était elle. Elle se dit que c'était une bonne chose qu'elle n'ait encore rien mangé, car sinon elle aurait peut-être tout vomi, là, sur le sol, devant tout le monde. Ensuite peut-être qu'il y a aussi des sortilèges pour nettoyer d'un claquement de doigt… enfin, de baguette, se dit-elle.
Avant que Miss Priddy ne répétât une deuxième fois son nom, elle s'avança la tête rentrée dans les épaules, et s'assit en frissonnant sur le tabouret. Elle essaya d'oublier le monde devant elle, les quatre tables qui paraissaient s'étirer à l'infini et le cortège des visages qui la fixait.
Puis ce fut le noir et le tissu mou lui tomba jusque sur le nez. Le Choixpeau était beaucoup trop grand pour elle, mais au moins, elle ne voyait plus personne. Une petite voix creva le silence. Le Choixpeau lui parlait au creux de son oreille.
« Alors… discrète… rêveuse… hum hum… une appétence certaine pour le savoir mais… aussi un grand besoin de faire tes preuves et… une grande persévérance… Hum… »
Le Choixpeau semblait lire en elle comme dans un livre ouvert. C'était… perturbant. Hermine ferma encore plus les yeux, tâcha de prendre une grande inspiration quand elle entendit l'objet magique annoncer avec force : « GRYFFONDOR ! »

Et une nuée d'applaudissement monta dans la salle et, de la table en rouge, des têtes fendues d'un grand sourire s'étaient à moitié levées et lui faisaient signe de la rejoindre. Hermine s'extirpa du tabouret et s'empressa de se glisser sur un banc à leurs côtés.
Elle se savait déterminée, mais jamais elle n'aurait pensé à… Gryffondor. Elle si perdue dans ses livres aurait plutôt crue être envoyée à Serdaigne. Elle ne se sentait pas non plus particulièrement courageuse. On la disait obstinée, têtue. « Tête de mule » disait sa mère. Alors Gryffondor…

Gryffondor… C'était étrange. Au milieu de ces nouveaux camarades de maison, elle s'y sentait déjà bien. Elle comprit qu'elle allait probablement y passer les meilleures années de sa vie.
Dernière modification par Hermine McNeil le 27 sept. 2025, 04:39, modifié 1 fois.

Promo 2050-2051 | 1ère année RP | #941100
Non inscrite à la chronologie

9 sept. 2025, 13:45
 RPG   Sept. 2050  La rentrée des premières années
Une fillette, les yeux grands ouverts d’excitation, monte les marches de l’entrée de Poudlard.

Elle rêvasse en suivant d’autres jeunes enfants, se remémorant les merveilles qu’elle avait déjà vues : la voie 9¾, le Poudlard Express, les magnifiques paysages d’Écosse, le voyage en barque sur le lac… tant de choses merveilleuses qu’elle ne sait plus où donner de la tête. Son moment préféré reste le dernier. Le lac était… est magique ! Entre le calme de l’eau paisible, le reflet des étoiles scintillantes, la lumière féerique de la lune et, enfin, Poudlard majestueux qui se dresse au bout de l’eau… La petite est comblée ! Mais elle sait que ce n’est que le début d’une grande aventure.

À force de rêverie, elle réalise que le groupe des nouveaux élèves vient de s’arrêter devant une immense porte : celle de la Grande Salle. Elle écoute attentivement les explications de la professeure. Derrière ces battants, un banquet somptueux les attend pour leur souhaiter la bienvenue. Mais avant cela, chacun devra passer sous le Choixpeau magique afin de découvrir dans quelle maison il vivra ses prochaines années : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentard. La petite gigote, nerveuse. L’idée de passer devant tout le monde l’angoisse. Est-ce que tout va bien se passer ? Va-t-elle réussir à s’intégrer dans sa nouvelle maison ? Les questions se bousculent dans sa tête.

La lourde porte s’ouvre sur une salle immense, illuminée par des centaines de bougies flottantes. Cinq longues tables s’y dressent : une pour chaque maison et une pour les professeurs. Des centaines de visages se tournent vers eux, le silence tombe, et la curiosité se lit dans les regards. Les nouveaux avancent dans l’allée jusqu’à l’estrade. La fillette redresse la tête, mais ses mains tremblent légèrement. Ses pensées se brouillent, l’empêchant d’entendre la chanson du Choixpeau et les murmures des adultes.

La répartition commence.

La petite se dandine, attendant son tour. Elle sait que son nom ne tardera pas à être prononcé : Blancheest toujours en haut des listes. Et, comme elle le pressentait, il résonne bientôt dans la Grande Salle.

« Eleanor Onyx Blanche ! »

Le cœur battant, la fillette quitte le rang et s’avance vers le tabouret. La professeure l’attend tenant le Choixpeau dans ses mains. Eleanor s’assoit en souriant, puis sent l’antique chapeau se poser sur sa tête.

Une voix grave résonne alors dans son esprit :

« Je vois… de l’intelligence… des rêves… et une certaine gourmandise… Un vrai rayon de soleil, oui. Une volonté de se faire des amis, une loyauté sans faille, beaucoup de curiosité… Tu pourrais trouver ta place chez nos amis les Serdaigle… mais ta maison, ta véritable maison, est à… »

Un silence suspendu. Puis le cri retentit :

« POUFSOUFFLE ! »

La relique avait parlé, et la salle entière applaudit.

Mais, en quittant l’estrade, la fillette trébuche et manque la dernière marche. Un grand "Pouf !" résonne dans la salle, aussitôt suivi de quelques rires étouffés.

Rougissante, la fillette se mordille la lèvre en rejoignant sa place. Des tapes amicales sur son épaule et des murmures d’encouragement lui parviennent, mais Eleanor n’ose pas relever les yeux, craignant les moqueries. Elle tapote ses joues pour se donner du courage, puis tourne la tête vers l’estrade pour écouter d’une oreille distraite la suite de la répartition.

10 sept. 2025, 15:08
 RPG   Sept. 2050  La rentrée des premières années
J’avais beau m’y préparer mentalement depuis le trajet en bateau, mes jambes tremblaient. On nous avait fait descendre de la cour jusqu’à ce grand hall sombre, et là, bam, on s’était retrouvés dans cette salle immense. Sérieusement, c’était pas une salle à manger, c’était une cathédrale. Les bougies volaient au-dessus de nos têtes, et moi, j’avais déjà la nuque en compote à force de les fixer, en me demandant si une allait me tomber dessus juste pour rigoler.

Puis il y avait ce chapeau. Posé sur son tabouret, comme s’il attendait qu’on lui serve un thé. Sauf que le machin s’était mis à chanter. Un chapeau. Qui chante. J’essayais de garder mon sérieux, mais dans ma tête ça donnait plutôt : non mais, qui se dit un jour « tiens, je vais écrire une chanson pour un couvre-chef poussiéreux et la faire répéter chaque année » ?

Évidemment, tout le monde avait applaudi. Moi aussi, histoire de pas passer pour l’idiot de service. Mais franchement, le chapeau me faisait plus peur qu’autre chose, avec ses histoires de braises, de serpents et de fruits pourris. Pas sûr que ça donne envie, niveau ambiance.

Et puis miss Pridy, avait commencé à dérouler son parchemin. J’écoutais les noms défiler, un à un, en essayant d’avoir l’air détendu. Spoiler : raté. Mon estomac faisait la révolution et je n’arrêtais pas de tortiller mes doigts. Chaque fois qu’un prénom s’envolait dans la salle, je sentais le mien se rapprocher à toute vitesse. J’étais partagé entre l’envie que ça passe vite, et celle que ça dure une éternité.

Quand enfin j’entendis :
« Artemis Fraser ! »

J’aurais juré que toute la salle me regardait, même si c’était sûrement qu’une impression. Mes oreilles bourdonnaient, et mes jambes m’emmenèrent vers l’estrade toutes seules. Le tabouret m’attendait comme une potence miniature. Je m’assis, raide et le Choixpeau glissa sur ma tête.

« Oh… intéressant… » La voix résonna directement dans mon crâne. Génial, maintenant j’avais une casquette qui me parlait. « Tu pourrais aller chez Gryffondor, il y a du courage en toi, même si tu refuses encore de le voir. Serpentard, peut-être ? L’ambition t’est étrangère, mais tu ne tarderas pas à la découvrir. Poufsouffle… tu as la loyauté dans le sang. Mais ce que je perçois le plus, c’est ta soif de comprendre, de découvrir… Tu veux apprendre, toujours apprendre... »

Je serrai les poings sur mes genoux, me demandant si je devais répondre. Fallait-il parler à un chapeau ? Fallait-il dire « Tu peux te dépêcher s'il te plaît » ? Ou juste attendre qu’il se décide ?

Finalement, le mot tomba comme un verdict :
« SERDAIGLE ! »

La salle éclata en applaudissements. La table décorée de bleu et bronze résonnait déjà de cris enthousiastes. Je sentis le chapeau glisser de ma tête, et Sarah Priddy le reprendre. Mes jambes avaient retrouvé un semblant de force et je descendis de l’estrade, les joues brûlantes mais un sourire impossible à effacer.

Fiche RP ✧ Fiche PR ✧ Couleur RP : #84774d ✧ Promotion 2050-2051

10 sept. 2025, 22:48
 RPG   Sept. 2050  La rentrée des premières années
Madeline s'apprêtait à franchir le cap le plus important de sa vie : elle était sur le point de rentrer officiellement à Poudlard en tant qu'élève de première année. C'était comme retrouver la dernière pièce d'un puzzle de mille pièces, perdue mystérieusement sous le frigo depuis plusieurs jours. Un vrai soulagement. Pourtant, la jeune sorcière n'écoutait pas le discours d'accueil de Mme Priddy. Ou plutôt à moitié, histoire de faire bonne figure. Elle hocha la tête et sourit bêtement à cette idée. Tandis qu'elle faisait tout son possible pour rester patiente, les portes de la Grande Salle s'ouvrirent en grand.

Enfin... Murmura-t-elle, le sourire aux lèvres et les yeux plein d'étoiles.

À l'arrière du groupe, elle avançait à son rythme. Dans cette salle, un rien pouvait émerveiller la née-Moldue ; surtout le plafond magique, parsemé de bougies volantes, qui reflétait le temps qu'il faisait dehors. Elle risquait d'avoir mal à la nuque à force de l'observer avec autant d'attention. Mais l'inattention de Madeline ne l'aidait pas à rester discrète : alors qu'elle marchait à reculons, elle finit par bousculer l'un de ses camarades. La maladroite s'excusa vite, puis elle se tut. La répartition commença.

Un parchemin déroulé dans une main et le Choixpeau dans l'autre, Mme Priddy appelait les premières années les uns après les autres. Toujours à l'arrière, la petite sorcière se hissa sur la pointe des pieds pour apercevoir quelque chose. Quand elle entendit :

Madeline Taylor !

Cela la ramena directement sur terre. C'était son tour. Elle se fraya alors un chemin jusqu'à l'estrade, puis elle s'assit sur le tabouret. Coiffée du Choixpeau la seconde d'après, elle patienta, jouant du bout des doigts avec les manches de sa robe.

– Sans l'ombre d'un doute... Il vaut mieux... POUFSOUFFLE ! S'écria le Choixpeau.

Elle lâcha un soupir de soulagement. De nouveau debout, Madeline eut un moment d'hésitation. Elle regretta de ne pas avoir plus prêté attention aux paroles de Mme Priddy. Où est-ce que je dois aller déjà ? Se demanda-t-elle. Heureusement, avec un peu de chance, le petit blaireau se dirigea vers la bonne table, acclamé et accueilli par sa nouvelle famille.

1ère année RP | 1ère année Devoirs | Fiche RP | #b88d00 | « Un peu de levain fait lever toute la pâte. »

12 sept. 2025, 18:05
 RPG   Sept. 2050  La rentrée des premières années
Une tête aux épis arctiques semblait se balancer dans tous les sens, perchée sur un corps mince recouvert d'une robe de sorcière. Noire et une taille en trop, elle traînait légèrement par terre, laissant s'effilocher ses pans mutilés par les pas pressés des autres élèves. Coincé entre d'autres premières années, Isaac était perdu dans sa contemplation, la lueur des bougies vacillant dans ses iris sombres.

La Grande Salle s'offrait à lui, immense et bruyante, comme dans les récits de Jacob et Horatio. Le petit groupe qui slalomait entre les tables tel un prisonnier devant la justice, était le seul guide du blondinet, trop excité pour comprendre les bourdonnements de ses camarades.

Le sourire grand, le jeune garçon ne cessait de se mordiller le coin de la lèvre, le regard cherchant une personne dans l'assemblée multicolore. Jacob, introuvable dans son uniforme de bleu et de bronze.

Un coup de coude accidentel dans les côtes arracha une grimace tordue à Isaac qui secoua la tête, résigné avant de se tourner vers l'attraction de la salle. Le fameux Choixpeau. Aussi éternel que rapiécé, le blondinet plissait les yeux, un petit mouvement de recul lorsqu'il entendit les premières paroles de la chanson. Il étouffa un soupir avant d'hausser les sourcils lorsque les derniers mots s'estompèrent pour laisser place aux acclamations du château.

L'excitation avait laissé place à une sorte de boule qui coulait le long de son estomac. Désagréable sensation, Isaac mimait un haut-le-coeur avant de se reprendre à la vue du parchemin qui se déroula devant ses yeux. Réhaussé d'une pointe de pied, le garçon observait chaque élève appelé, le nez retroussé et une main pour dompter ses mèches sauvages.

- Sinclair, Isaac.

Sursaut à l'entente de son nom, le jeune sorcier ravala sa salive, la tête baissée et le pas lent. Il souriait nerveusement, les mains tremblantes, tandis qu'il s'asseyait sur le tabouret en bois. Les doigts crispés au bord, il ferma les yeux et le Choixpeau affaissa sa tignasse blonde.

Un silence suivit, durant lequel les paupières pressées à ne plus pouvoir s'en décoller, Isaac attendait, dos courbé, jurant intérieurement contre Jacob de ne pas lui avoir plus donné d'indices.

- Que de sottises, résonna une voix, laissant le blond entrouvrir un œil. De vilaines pensées pour quelqu'un qui paraît avant tout généreux envers sa famille... Il est vrai que j'ai vu passer ton frère. Serdaigle si je m'en souviens bien. Mais, je ne pense pas que cette maison soit faite pour toi... Certes, tu es curieux mais la soif d'apprendre, d'en découvrir plus n'est pas ta plus grande qualité. Déterminé, mais une légère angoisse te traverse lors d'épreuves comme celle-ci. Ambitieux mais pas assez pour abandonner l'intérêt général... Non, j'ai fais mon choix...

Isaac s'apprêtait déjà à sauter de ce tabouret aussi dur que de la pierre, sa robe frôlant le bois. Il ne serait probablement pas avec Jacob. Une déception presque infime balaya le sourire de son visage à la pensée de son frère. Le verdict du Choixpeau planait au-dessus de lui...

- POUFSOUFFLE ! souffla finalement le vieux tissu.

Un choix sans attentes qui souriait de toutes ses dents au jeune Sinclair. Isaac sautilla les joues brûlantes, ses doigts crochetés dans ses mèches blondes. Les applaudissements des jaunes et noirs l'accueillirent alors qu'il se dirigeait vers sa table dans de grands pas, les épaules enfin relâchées.

- Ah, j'ai faim, moi ! pensa Isaac avant de s'affaler autour de ses nouveaux camarades.
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