RPG Sept. 2050 La rentrée des premières années

Lorsque nous arrivons en haut des escaliers, une femme de taille moyenne nous attendait devant deux grandes portes. Elle prend la parole, nous souhaitant la bienvenue et nous expliquant ce qu’il va se passer. Je l'écoute attentivement. Elle dégageait une aura un peu intimidante, surtout à la fin de son discours.

Les portes s'ouvrent dans le dos de la directrice. Elle se tourne face à l’entrée et nous invite à la suivre. Tout autour on entendait les bavardages curieux des premières années. Nous traversons un hall sombre, pas très accueillant…

Nous débouchons en peu de temps dans une grande salle éclairée par la lumière chaude de plusieurs bougies qui flottaient au-dessus de nos têtes. Quatres grandes tables occupaient presque tout l’espace de la salle. Chacune avait une couleur différente (bleue, rouge, vert et jaune). Tout au fond, se trouvait une dernière table où les professeurs étaient installés.

La directrice nous amène jusqu’à une estrade. Il y avait un tabouret avec un chapeau posé dessus. Le silence se fait lorsque tout le groupe de première année a fini de traverser la salle. Soudain, le chapeau se met à bouger, et une bouche apparaît à sa base. Une voix sort du chapeau. Elle se met à chanter.

À la fin du chant tout le monde applaudit. La directrice s’avance et prend le chapeau. Elle nous explique à présent comment va se dérouler la répartition. Elle déroule un parchemin et commence à lire les noms. Je sens la pression monter en moi, je regarde nerveusement autour de moi. Je respire un peu pour essayer de me calmer. Sans succès…

Lorsque j’entends mon nom, j’avance d’un pas peu assuré. Les quelques secondes qu’il suffit pour atteindre le tabouret se transforment en minute. Durant ce court laps de temps j’ai l’impression de ne plus savoir marcher, ni même respirer. Je m’assois sur le tabouret. La directrice pose le choixpeau sur ma tête. Celui-ci est un peu grand pour moi, il me tombe sur les yeux. Quelques secondes à peine après avoir été posé sur ma tête, le choixpeau s’écrie :

- POUFSOUFFLE !

Des applaudissements retentissent dans la grande salle. La directrice enlève le choixpeau de ma tête, et appelle un autre nom. Je me lève avec un petit sourire timide, et je me dirige vers la table des Poufsouffles qui m’accueillent avec joie et chaleur. Je m’installe à la table en étant un peu plus rassurée qu’à mon arrivée.

405 mots

Couleur RP : #750f8a

RPG Sept. 2050 La rentrée des premières années
La horde d'élèves nerveux atteignit le haut des escaliers ou une femme les accueillit. Elle leur souhaita la bienvenue à tous dans un discours prononcé avec l'éloquence de l'habitude. Puis elle ouvrit les portes de la grande salle et les enfants rentrèrent dans l'immense pièce. Des bougies flottaient en l'air et éclairaient le vaste espace de leur lueur chaleureuse. Au dessus encore, un ciel sûrement artificiel créait comme une bulle.

Will observa les quatres tables, une rouge ornée d'un lion rugissant pour les Gryffondor, une jaune décorée d'un blaireau pour les poufsouffles, une bleue sur laquelle se dessinait le blason des serdaigles et une verte et argent, un serpent sifflant dessus pour les Serpentard.

Les noms défilèrent dans une joyeuse suite de Serdaigle, Serpentard, Gryffondor, Serdaigle, Poufsouffle, Gryffondor, Serpentard etc... quand un nom fut prononcé. Nelson. William Nelson. Le jeune garçon s'avança et salua d'un signe de tête respectueux les adultes de la table puis la directrice et le sous directeur.

Lorsque le chapeau fut déposé sur sa tête la première pensée de Will fut. Mais qu'il est lourd ! Il va ruiner mes boucles. Le garçon ne souhaitait pas finir avec une tête d'épouvantail après sa répartition.

- Mais quelle politesse, c'est un plaisir de vous rencontrer Mr Nelson il me semble avoir réparti vôtre père et vôtre mère aussi. Commença le choixpeau.

Jusque là tout parrait logique. Expliquez moi ou ça bloque donc ? Ironisa le garçon, sachant que le choixpeau ne lui disait pas cela pour lui faire la conversation.

- Oh rien ne bloque Mr Nelson... Will c'est cela ? Vous refusez que l'on vous appelle autrement, vous êtes fier et avez des ambitions, vous êtes courageux et vous avez du mordant. Jusque là " tout parrait logique" n'est ce pas ? C'est bizarre parce que lorsque je cherche en vous je vois que vous avez bel et bien peur de quelque chose, vous avez vaincu vôtre peur du noir en devenant ami avec elle en revanche vous cachez vos faiblesses derrière l'humour. Cela vous sert de carapace car sans cela vous seriez vulnérable... à nu. C'est bien plus simple de se cacher derrière la nonchalance, vous vous convainquez presque que vous vous en fichez mais en vrai ce n'est pas le cas. Observa le chapeau.

Si j'avais voulu une analyse de ma personne ce n'est pas vers vous que je me serait tourné. Je suis assis ici pour être réparti. Il commençait à s'agacer, il n'avait pas envie de parler de sa vie avec le chapeau.

- Mr Nelson on se rapproche du temps d'un chapeau flou est ce que vous préférez discuter que d'être réparti ? Le jeune homme pouvait presque sentir le sourire du chapeau.

Allez y faites donc.

- En étant honnête avec vous j'hésite énormément. Avant de faire mon choix avec vous des... a priori ? Des attentes ? Vous ne venez sûrement pas ici sans avoir la moindre idée de ce que vous voulez. Lui demanda t'il.

- Non vous avez raison, j'ai quelques à priori mais vous les lisez dans mon esprit plus clairement que ce que je ne pourrait vous expliquer. Lui répondit le jeune garçon.

- Très bien je pense Monsieur que vous êtes officiellement chapeau flou mais rien de grave bien sûr. Je pense que vous envoyer à Poufsouffle pour la simple raison que vous êtes loyal serait déraisonnable, Serdaigle n'en parlons pas je vais mourir de rire. Il nous reste donc Gryffondor, et serpentard les deux maisons adverses... Gryffondor vous conviendrait pour vôtre ardeur, vôtre courage et bien sûr vôtre impulsivité. Quand à Serpentard vous brulez de prouver vôtre valeur, vous êtes parfois arrogant, fier et avez de grandes aspirations. C'est drôle d'être aussi contradictoire. Mais je pense vous envoyer à Serpentard cela vous convient il ? Demanda le choixpeau.

Vous n'avez pas besoin de me demander mon avis. Lui répondit Will, heureux.

Très bien dans ce cas SERPENTARD Tonna le choixpeau dans la grande salle. Des salves d'applaudissements retentirent et en allant s'asseoir avec ses nouveaux camarade Will regarda brièvement l'objet magique. Ils se reverraient peut être un jour.

───── ✦ ───── RDD des garçons ───── ✦ ─────
🫧Petit Diablotin des dortoirs🫧

RPG Sept. 2050 La rentrée des premières années
1er septembre 2050
Grande Salle


Deliya ne pouvait détacher son regard de ce qu'elle voyait. Des bougies, partout. Du grand, partout. Le plafond était siiii loin ! On le voyait à peine. Les nuages traversaient carrément dedans, et on voyait le ciel. Est-ce qu'il y avait vraiment un plafond ? Ou alors la salle était toute mouillée quand il pleuvait ? Ils avaient sûrement des sorts pour protéger non ?

Un sourire béas aux lèvres, elle faisait même pas attention à ses camarades. Aux autres qui suivaient la directrice avec elle, ni ceux qui étaient assis sur les tables. En fait depuis qu'elle avait mis un pied dans le train rouge, le Poudlard Epress, elle ne cessait de s'extasier. Elle avait pleuré ses parents une heure, avait serré sa peluche contre elle, puis son regard était tombé sur le paysage qui changeait dehors, et sur les confiseries qu'elle avait pu acheter. Et finalement le trajet lui avait rappelé où elle allait, et même si ses parents lui manquaient, et la réserve aussi, eh bien elle allait à Poudlard ! Et ça elle l'attendait depuis longtemps. De toute façon ses parents avaient demandé à Destan de l'aider si elle avait besoin et même si son frère avait disparu pour retrouver ses copains dans le train, elle savait qu'elle pouvait venir l'embêter quand elle le voudrait. Il n'allait de toute façon pas pouvoir refuser sinon il recevrait un hibou pas content de Papa et Maman.

Puis le train était arrivé à la gare, ils étaient descendus, et avaient traversé le lac. Et là elle avait vu le château. Elle n'avait plus dit un mot depuis, bien trop impressionnée et impatiente de le découvrir de plus près. Et à l'intérieur.
Deliya avait tout juste écouté la dame à leur arrivée, la directrice. Elle connaissait déjà plein de choses sur les maisons, et le choixpeau. Destan avait essayé de lui faire croire des bêtises avant que Papa ne lui dise d'arrêter de lui faire peur et que Maman lui explique vraiment comment ça marchait. Un chapeau sur la tête qui lit les pensées et pouf, elle saurait sa maison. Et elle avait très très hâte.

Pourtant une fois dans la Grande Salle, elle n'avait plus eu d'yeux que pour le plafond, et les bougies flottantes. Elle n'avait pas prêté attention ni aux sabliers, ni à la grande table des professeurs vers laquelle ils se dirigeaient. C'est seulement quand la dame avait commencé à appeler leur prénom qu'elle s'était réveillée. Elle avait alors observé ses camarades monter un à un sur le tabouret, et le chapeau criait les maisons, un par un.
Elle s'était ensuite tournée pour chercher Destan du regard, avait vu le monde déjà assis aux quatre table et avait finalement été appelé.

Le coeur battant d'excitation, elle s'était assise, avait porté le choixpeau une quinzaine de secondes avant qu'il ne l'envoie chez les jaunes avec conviction.

Alors Deliya était partie s'asseoir à la table des Poufsouffle, un grand sourire aux lèvres.

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RPG Sept. 2050 La rentrée des premières années
Les portes s’ouvrirent et les têtes se tournèrent sur les nouveaux arrivants.
Les futurs premières années plus précisément. Lyli ne respirait plus depuis que la gentille directrice les avait tous accueillis sur le perron du château. Elle se força à se recentrer et inspirer quelques secondes, à penser à ce qu’elle allait vivre, toutes ces abzntures formidables contee# par ses parents devenait… réalités. Et c’en était presque effrayant. Elle inspira donc, reprenant le contrôle de sa respiration petit à petit.

Ils entrèrent. Tous les nouveaux s’entassèrent dans un coin de l’immense salle. Tous était silencieux. Le CHOIXPAU chanta. Les noms fusèrent suivis du nom de la maison attribuée.
-Lyli Lokam !
Lyli ne compris pas tout de suite pourquoi on l’avait appelée. Lorsque ses camarades la poussèrent au devant du groupe, elle compris que c’était son tour, qu’elle allait avoir sa maison, intégrer une nouvelle famille … et ce fut trop a digéré pour elle. Elle dut s’arrêter devant le vieux tabouret, devant le vieux chapeau pour inspirer, expirer, inspirer, expirer etc. Lorsqu’elle eut repris son souffle environ 3min plus tard, elle s’assit sans bruit en priant pour que le tabouret ne se brise pas, que le plafond ne lui tombe pas sur la tête et tous un tat de choses de ce genre.

Finalement tout se passa bien et …
-Serpentard! Entendi t elle hurler.

D’un pas souple et léger comme dans un rêve, elle s’assît a la table, sa table sous les applaudissements.
Et c’est ainsi que commença sa première année à Poudlard, chez Serpentard.

Lyli Lokam

RPG Sept. 2050 La rentrée des premières années
La Grande Salle de Poudlard me semblait immense.
Bien plus immense que dans tout ce que j’avais pu imaginer.
Les bougies suspendues éclairaient les longues tables des maisons, les voix résonnaient sous le plafond enchanté, et pourtant… plus j’avançais, plus tout paraissait devenir lointain.

Les premières années attendaient.
Certains semblaient nerveux.
D’autres excités.
Quelques-uns essayaient déjà d’avoir l’air sûrs d’eux.
Et moi ? J’observais.

Les maisons.
Les regards.
Les réactions des élèves quand un nom était annoncé.
Je remarquais les détails que les autres oubliaient :
les mains qui tremblaient
les faux sourires
les regards vers certaines tables plutôt que d’autres
Puis mon nom fut appelé.
Un léger silence.
Pas énorme.
Mais suffisant pour me donner cette étrange impression d’être observée avant même d’avoir parlé.

J’avançai.
Calmement.
Sans me presser.
Le bruit de mes chaussures résonnait légèrement dans la salle.
Quelques élèves chuchotaient déjà.

Je m’assis sur le tabouret.
Le vieux Choixpeau fut posé sur ma tête.
Silence.
Puis une voix résonna dans mon esprit.
— “Oh…”
Petit silence.
— “Voilà qui est intéressant.”
Je gardai les yeux fixés devant moi.
Mais un léger sourire apparut malgré moi.
— “Tu observes beaucoup.”

— “Tu réfléchis avant d’agir.”

— “Curieuse…”

Un nouveau silence.
Plus long cette fois.

— “Tu pense savoir où je vais te mettre, n’est-ce pas ?”

Mon sourire bougea à peine.

Le Choixpeau sembla hésiter.
Les secondes devinrent longues.
Très longues.
Quelques élèves commencèrent déjà à murmurer entre eux.
— “Tu pourrais très bien finir à…”
Le mot ne fut jamais terminé.
Puis soudain :

🦁 « GRYFFONDOR ! »

La table explosa en applaudissements.
Certains Gryffondor criaient déjà mon nom sans même me connaître.

2A RP (promo50)#691414 Andreas Ma best
«Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes.»

RPG Sept. 2050 La rentrée des premières années
Il y avait quelque chose d’impressionnant, presque surréaliste, dans la Grande Salle, et Soleil resta sans voix un instant lorsqu'elle entra avec les autres élèves de première année. Elle leva les yeux vers le plafond étoilé, fascinée par les lumières suspendues au-dessus des tables, puis balaya d’un regard attentif les élèves déjà assis et les professeurs alignés devant eux. Son cœur battait à tout rompre, non pas de peur, mais d’excitation.

Elle y était enfin.

Enfin, elle allait découvrir à quelle maison elle appartenait, qui seraient les élèves avec lesquels elle passerait les sept prochaines années, et surtout, à quoi ressemblerait vraiment sa vie à Poudlard. Elle essaya de rester calme, mais ses doigts jouaient déjà avec l’ourlet de sa robe, comme s’ils avaient besoin de bouger tout autant que son esprit.

Lorsque le Choixpeau commença à chanter, Soleil écouta attentivement. Elle ne comprenait pas tout ce qu’il disait, mais elle devinait qu’il parlait du château, des maisons, ainsi que des forces et des faiblesses de chacun. Cela la fit réfléchir, malgré elle. Elle aimait beaucoup l’idée d’une maison qui deviendrait comme une deuxième famille, surtout dans un endroit aussi grand et aussi nouveau.

Au fur et à mesure que la sélection commençait, elle se redressait un peu plus à chaque nom appelé, sentant l’anticipation grandir en elle. Elle voulait connaître sa place, tout de suite, immédiatement, mais elle savait qu’elle devait être patiente. Cela ne l’empêchait pas d’observer chaque élève avec un intérêt sincère, se demandant dans quelle maison ils seraient sélectionnés.

Puis son nom fut appelé.

Soleil Beaumont.

Pendant une seconde, elle eut l’impression que tout s’était tu autour d’elle. Elle prit une longue inspiration, redressa le menton et s’avança sans hésitation vers le tabouret. Ce n’était pas vraiment de la fierté, mais plutôt une sorte de calme délibéré. Elle s’assit, les pieds bien ancrés au sol, le dos droit, essayant de paraître plus sûre d’elle qu’elle ne l’était en réalité. Lorsque le Choixpeau fut posé sur sa tête, elle sentit quelque chose de vivant s’agiter au-dessus de ses cheveux roux.

« Hmm… Curieuse, vive, un peu trop impatiente de se jeter la tête la première. Et pourtant, tu veux apprendre, comprendre, faire tes preuves… Je vois aussi un fort désir de grandir, de t’affirmer, de montrer que tu as ta place. Oui, oui, je le vois clairement… »

Soleil retint son souffle.

« SERPENTARD ! »

Un immense sourire illumina son visage lorsqu’elle retira le Choixpeau et descendit du tabouret. Un mélange de soulagement et de fierté l’envahit d’un seul coup. Elle avait réussi. Elle était à Serpentard. Son regard se porta immédiatement vers la longue table verte et argentée, et elle s’y dirigea avec cette énergie enthousiaste qui la caractérisait tant. Ce soir-là, elle n’avait plus l’impression de simplement entrer à Poudlard : elle avait véritablement trouvé sa place.

RPG Sept. 2050 La rentrée des premières années
✎ ─── NOTES ÉCRITES DANS LA MARGE ───
« Si un chapeau peut lire dans ma tête, j’espère au moins qu’il a le sens de l’humour. »
1er septembre 2050 · Début de soirée · Grande Salle
Première année · avec les élèves de la promotion 2050-2051
Matthew avait passé une bonne partie de la traversée du lac à regarder dans la mauvaise direction. Le château était là, évidemment. Immense, éclairé, posé au-dessus de l’eau avec exactement le genre d’allure qu’un château magique était censé avoir. Matthew l’avait regardé aussi. Longtemps, même. Mais il y avait eu les barques qui avançaient toutes seules, puis les reflets des fenêtres dans le lac, puis une lumière qui avait semblé bouger derrière une tour, et il avait fallu vérifier si elle bougeait vraiment ou si c’était simplement l’eau qui lui jouait un tour. Résultat : lorsqu’ils avaient enfin mis pied à terre, il avait eu l’impression d’avoir déjà une dizaine de questions en retard.

En haut des escaliers, il s’était pourtant tenu tranquille pendant le discours d’accueil. Enfin, suffisamment tranquille. Ses mains avaient cessé de toucher à tout et il avait écouté la sorcière en robe bleu nuit leur parler des maisons, des points, des réussites et des bêtises qui pouvaient en faire perdre. Sur ce dernier détail, Matthew avait baissé les yeux vers ses chaussures pendant une seconde. Bon. Il suffira de faire des bêtises utiles. Il n’était pas certain que cette catégorie existe officiellement, mais il avait encore sept ans pour défendre son dossier.

Puis les portes s’étaient ouvertes toutes seules. Matthew avait immédiatement tourné la tête pour chercher qui les avait ouvertes. Personne. D’accord. Première question de Poudlard : est-ce que les portes savent quand elles doivent s’ouvrir, ou est-ce que quelqu’un fait semblant de ne rien faire ? Il avait à peine eu le temps d’y réfléchir que le groupe se remettait déjà en marche. Le hall sombre avait laissé place à la Grande Salle, et cette fois Matthew s’était arrêté une demi-seconde de trop. Pas à cause des centaines d’élèves qui les regardaient. Pas même à cause des bougies suspendues dans le vide. C’était le plafond qui l’avait attrapé en premier. Il leva franchement la tête. Des étoiles. Un ciel entier. Au-dessus d’eux.

Est-ce qu’il montre le vrai ciel ?

La question fut immédiatement suivie de trois autres : que se passait-il quand il pleuvait, est-ce qu’on pouvait voir passer un hibou, et surtout, jusqu’à quelle hauteur on pouvait lancer quelque chose avant que le plafond ne décide qu’il s’agissait toujours d’une très mauvaise idée ? Matthew faillit rater l’arrêt du groupe.

Il se reprit juste à temps et ramena son attention devant lui, vers le vieux chapeau posé sur son tabouret. Là, au moins, il savait ce que c’était. Le Choixpeau magique. Il avait entendu parler de lui avant d’arriver à Poudlard. Il savait qu’il décidait de la maison des nouveaux élèves. Il savait aussi qu’il était censé être capable de regarder dans leur tête. Cette dernière partie lui paraissait nettement plus intéressante que la première.

Quand le chapeau se mit à chanter, Matthew l’écouta avec une attention presque irréprochable. Presque. Il retint les quatre maisons, les qualités, les avertissements, cette histoire de récolter ce qu’on semait… mais une partie de son esprit restait bloquée sur un détail beaucoup plus important. Comment est-ce qu’un chapeau respire assez longtemps pour chanter tout ça ? Il se pencha légèrement sur le côté pour mieux voir la couture qui formait sa bouche avant de se rappeler qu’on leur avait probablement demandé d’avoir l’air solennel. Les applaudissements éclatèrent. Matthew applaudit aussi, puis la répartition commença.

Et, puisqu’il s’appelait Stevens, il eut beaucoup de temps devant lui. Au début, il observa simplement. Un élève s’avançait. Le chapeau descendait sur sa tête. Il y avait quelques secondes de silence. Puis une maison était criée et une table entière applaudissait. Après cinq passages, Matthew commença à compter mentalement le temps que le Choixpeau mettait pour se décider. Après huit, il avait déjà établi que certains élèves étaient visiblement beaucoup plus simples à ranger que d’autres. Après dix, il se demanda s’il existait un record officiel du temps passé sous le chapeau.

L’idée d’être observé par toute la Grande Salle ne lui plaisait pas particulièrement, mais ce n’était pas ce qui l’inquiétait le plus. Ce qui le gênait, c’était de ne pas savoir ce que le Choixpeau allait trouver. Pas parce qu’il cachait quelque chose de terrible. Simplement parce que Matthew lui-même n’aurait pas su répondre à la question. Gryffondor ? Il aimait bien l’idée du courage, même s’il soupçonnait qu’on appelait parfois courage le fait de faire quelque chose avant d’avoir eu le temps de comprendre pourquoi c’était dangereux. Serdaigle ? Il posait énormément de questions, mais il n’était pas sûr que cela compte comme de la sagesse. Poufsouffle lui semblait accueillante. Serpentard avait l’air de savoir où elle allait, ce qui était déjà impressionnant.

Lui voulait surtout tout voir. Les passages secrets. Les salles dont on ne parlait pas dans les brochures. Les sortilèges qui fonctionnaient du premier coup et ceux qui explosaient pour une raison qu’il faudrait absolument comprendre. Il voulait apprendre à lancer des sorts, évidemment, mais aussi savoir pourquoi les escaliers bougeaient, ce qu’il y avait derrière les portes fermées, jusqu’où allaient les couloirs du château et si quelqu’un avait déjà pensé à en faire une carte vraiment correcte.

Puis son nom retentit.
— Stevens, Matthew.

Toutes ses réflexions disparurent d’un coup. Ah. Oui. Moi. Il avança entre les autres premières années, grimpa jusqu’au tabouret et s’assit. De là, la Grande Salle paraissait encore plus grande. Beaucoup trop de visages. Beaucoup trop d’yeux. Matthew fixa très sérieusement un point quelque part au-dessus de la table des professeurs, comme si celui-ci méritait toute son attention. Puis le Choixpeau tomba sur sa tête et lui coupa presque entièrement la vue.

— Oh.

La voix venait de beaucoup trop près.

— Beaucoup de questions, ici.

Matthew cligna des yeux sous le tissu. Vous les entendez toutes ?

— Malheureusement pour moi, oui.

Un sourire lui échappa malgré lui. Même celle sur les portes ?

— Même celle sur les portes.

Matthew décida immédiatement qu’il aimait bien le Choixpeau. La voix se tut quelques secondes, comme si elle fouillait plus loin. Matthew sentit son sourire disparaître peu à peu. C’était une sensation étrange de rester là sans rien pouvoir cacher, même les choses qu’il n’aurait pas su expliquer lui-même.

— Curieux. Inventif. Tu veux comprendre, oui… mais ce n’est pas tout. Quand quelque chose t’intrigue, tu ne te contentes pas longtemps de regarder de loin. Tu veux essayer. Vérifier. Toucher. Ouvrir la porte pour savoir ce qu’il y a derrière.

Ça dépend de la porte.

— Non.

Matthew pinça les lèvres pour ne pas rire.

— Tu pourrais apprendre beaucoup chez Serdaigle. Tu en as certainement la curiosité. Mais tu réfléchis surtout pour pouvoir agir ensuite. Et parfois, tu agis avant d’avoir terminé de réfléchir.

Pas toujours.

— Voilà qui confirme assez bien mon idée.

Le silence revint une seconde. Matthew serra légèrement les mains sur le bord du tabouret.

— Tu auras besoin d’apprendre que le courage n’est pas seulement courir vers ce qui t’intéresse. Parfois, ce sera rester. Parfois, reconnaître que tu as peur. Et parfois, savoir quand ne pas ouvrir la porte.

Matthew fronça légèrement les sourcils Ça, ça a l’air beaucoup plus difficile.

— Justement.

Et cette fois, la voix du Choixpeau quitta son esprit pour éclater dans toute la Grande Salle.

— GRYFFONDOR !

Le bruit le frappa presque autant que le verdict. Des applaudissements partirent de la table rouge et or, quelques cris avec eux, et le Choixpeau fut retiré de sa tête. Matthew resta assis une seconde, le temps que la lumière revienne correctement et qu’un sourire lui monte tout seul au visage. Gryffondor.

Il sauta du tabouret et prit la direction de sa nouvelle table. À mi-chemin, il leva encore une fois les yeux vers le plafond étoilé. Bon. Une maison trouvée. Il ne reste plus qu’à comprendre tout le reste.

Et, pour une fois, sept années lui parurent presque trop courtes.


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Deuxième Année RP
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