Le Gardien des Terres
[PNJ : Angel Fleurdelys / Solo
Lundi 5 septembre 2050 - 16h
Domaine de Dunfermline
Fife (Ecosse)
La lumière dorée de la fin d’après-midi s’infiltrait à travers les vitres de la serre. Les rayons du soleil glissaient sur les tiges vertes du maïs, hautes, vibrant sous l’effet la brise d’un courant d’air pourtant inexistant. C’était cette magie discrète mais bien présente, enracinée dans chaque parcelle de cette terre Écossaise sur lesquelles les Fleurdelys veillaient depuis le onzième siècle. Ici, à Dunfermline, la nature ne poussait jamais seule. Elle respirait au rythme des sortilèges anciens, passés de génération en génération, en aidant les plantations à pousser, guidant l’humidité si nécessaire, et écartant toutes sortes de maladies invisibles.
Angel s’était levé de son fauteuil. D’un pas lent, il traversa son bureau, vaste cube de bois et de verre suspendu au-dessus d’une des serres, plantée au coeur d’une des parcelles familiales. Il aimait ce lieu plus que tout autre. Ici, il n’était pas enfermé entre les murs froids du château familial. Ici, il sentait battre le pouls de ses terres, le souffle des champs, le labeur discret des ouvriers sorciers qui surveillaient les récoltes. Il avait voulu travailler au plus proche de ceux qui faisaient vivre le domaine.
Arrivé près de la fenêtre, il posa les deux mains sur l’appui de bois, et contempla les plaines. Les collines Écossaises de Fife s’étiraient vers l’horizon. Il observa ses terres, façonnées par des siècles d’hommes et de femmes. Elles portaient les murmures de ses ancêtres, la mémoire obstinée d’une lignée qui refusait de s’éteindre, et dont il était le garant.
Un soupir s’échappa de ses lèvres. Cela faisait bientôt vingt ans que les clés de Dunfermline lui avaient été remises. Vingt ans qu’il portait le poids de ce lourd héritage. Il lui semblait parfois que ses ancêtres l’observaient encore, du haut de leurs portraits alignés dans la grande galerie du château, semblant juger silencieusement chacune de ses décisions. Le domaine était florissant. La magie aidait. La volonté aussi. Mais Angel savait qu’aucun sortilège ne pouvait alléger la charge des responsabilités. Il se sentait parfois écrasé, par le devoir.
Son regard se perdit au-delà des vitres, et des épis de maïs. Une pensée lui traversa l’esprit, claire : Il lui faudrait trouver un assistant. Quelqu’un d’assez solide pour comprendre la rigueur d’une terre ancienne, et assez loyal pour l’accompagner dans cette mission sans fin. Car même un Fleurdelys héritier d’un millénaire d’histoire ne pouvait plus porter seul un tel domaine.
Mais ce n’était pas seulement pour le domaine. C’était aussi pour lui. Gabryel avait terminé ses études à Poudlard. Il était un adulte désormais. Angel avait manqué tant d’années de son fils, occupé à administrer ses terres, à répondre aux obligations, à faire vivre la maison et l’héritage. Et même si Gabryel n’avait jamais évoqué le nom de Penwyn, Angel savait, au fond, qu’il n’était pas le père véritable du Gryffon. Cette pensée revenait parfois comme une ombre sourde. Et si Gabryel finissait par s’éloigner de lui, par chercher ailleurs une autre figure paternelle ?
Il ferma un instant les yeux et un souvenir lui revint : Gabryel, petit garçon rieur, courant joyeusement dans la serre, ses mains effleurant les feuilles épaisses de maïs enchanté. Son rire clair résonnait sous la verrière. Ce souvenir lui serra le cœur autant qu’il lui réchauffa l’âme. Il voulait retrouver cela. Non pas l’enfant qu’il avait été, mais l’adulte qu’il était devenu, la complicité, la proximité, le temps partagé. Car malgré le secret de sa naissance, Gabryel demeurait son fils, son sang. Et l’amour qu’Angel lui vouait était un amour absolu. Son fils avait évoqué une demoiselle, Poufsouffle. Angel s’en voulait d’y avoir seulement prêté une oreille distraite. Bientôt, il serait un homme, un père lui aussi, sûrement.
Et puis il y avait Flora. Sa Flora. La femme qu’il aimait à la folie, plus qu’il ne lui avait jamais avoué. Elle dirigeait désormais l’école Maeve Queen, et déployait son énergie inépuisable entre Mons, Vaud et mille autres activités. Elle courait, elle brillait, elle bâtissait, encore plus qu’à l’époque de la Fondation Coeur d’Or. Et lui, parfois, se sentait laissé et mis de côté, relégué à ses terres et à ses responsabilités. Angel aurait voulu l’avoir un peu plus pour lui seul, la retrouver comme aux premiers jours, rire avec elle, la tenir simplement plus souvent contre son torse, rien qu’à lui.
Il redressa les épaules, comme pour chasser cet instant de doutes. Trouver un assistant, et enfin déléguer. Pour Gabryel. Pour Flora. Pour lui aussi. Et peut-être qu’alors, il ne serait plus seulement cet héritier, mais un homme vivant le présent, avec ceux qu’il aimait.
Et déjà, dans son esprit, l’image de ce précieux collaborateur prenait forme. Ce ne serait pas un simple intendant chargé de tenir les comptes, ou de surveiller les récoltes. Angel voulait quelqu’un qui connaîtrait la terre comme une vieille amie, capable de sentir quand un champ avait soif, ou quand un sortilège devait être renforcé. Quelqu’un qui saurait parler aux ouvriers, gagner leur respect par le travail plutôt que par les titres. Un homme ou une femme assez pragmatique pour retrousser ses manches et marcher dans la boue s’il le fallait. Il n’était pas question de déléguer l’âme du domaine, mais de trouver et former un allié qui lui permettrait de se poser enfin, sans craindre que Dunfermline ne s’écroule sans lui...

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Lundi 5 septembre 2050 - 16h
Domaine de Dunfermline
Fife (Ecosse)
La lumière dorée de la fin d’après-midi s’infiltrait à travers les vitres de la serre. Les rayons du soleil glissaient sur les tiges vertes du maïs, hautes, vibrant sous l’effet la brise d’un courant d’air pourtant inexistant. C’était cette magie discrète mais bien présente, enracinée dans chaque parcelle de cette terre Écossaise sur lesquelles les Fleurdelys veillaient depuis le onzième siècle. Ici, à Dunfermline, la nature ne poussait jamais seule. Elle respirait au rythme des sortilèges anciens, passés de génération en génération, en aidant les plantations à pousser, guidant l’humidité si nécessaire, et écartant toutes sortes de maladies invisibles.
Angel s’était levé de son fauteuil. D’un pas lent, il traversa son bureau, vaste cube de bois et de verre suspendu au-dessus d’une des serres, plantée au coeur d’une des parcelles familiales. Il aimait ce lieu plus que tout autre. Ici, il n’était pas enfermé entre les murs froids du château familial. Ici, il sentait battre le pouls de ses terres, le souffle des champs, le labeur discret des ouvriers sorciers qui surveillaient les récoltes. Il avait voulu travailler au plus proche de ceux qui faisaient vivre le domaine.
Arrivé près de la fenêtre, il posa les deux mains sur l’appui de bois, et contempla les plaines. Les collines Écossaises de Fife s’étiraient vers l’horizon. Il observa ses terres, façonnées par des siècles d’hommes et de femmes. Elles portaient les murmures de ses ancêtres, la mémoire obstinée d’une lignée qui refusait de s’éteindre, et dont il était le garant.
Un soupir s’échappa de ses lèvres. Cela faisait bientôt vingt ans que les clés de Dunfermline lui avaient été remises. Vingt ans qu’il portait le poids de ce lourd héritage. Il lui semblait parfois que ses ancêtres l’observaient encore, du haut de leurs portraits alignés dans la grande galerie du château, semblant juger silencieusement chacune de ses décisions. Le domaine était florissant. La magie aidait. La volonté aussi. Mais Angel savait qu’aucun sortilège ne pouvait alléger la charge des responsabilités. Il se sentait parfois écrasé, par le devoir.
Son regard se perdit au-delà des vitres, et des épis de maïs. Une pensée lui traversa l’esprit, claire : Il lui faudrait trouver un assistant. Quelqu’un d’assez solide pour comprendre la rigueur d’une terre ancienne, et assez loyal pour l’accompagner dans cette mission sans fin. Car même un Fleurdelys héritier d’un millénaire d’histoire ne pouvait plus porter seul un tel domaine.
Mais ce n’était pas seulement pour le domaine. C’était aussi pour lui. Gabryel avait terminé ses études à Poudlard. Il était un adulte désormais. Angel avait manqué tant d’années de son fils, occupé à administrer ses terres, à répondre aux obligations, à faire vivre la maison et l’héritage. Et même si Gabryel n’avait jamais évoqué le nom de Penwyn, Angel savait, au fond, qu’il n’était pas le père véritable du Gryffon. Cette pensée revenait parfois comme une ombre sourde. Et si Gabryel finissait par s’éloigner de lui, par chercher ailleurs une autre figure paternelle ?
Il ferma un instant les yeux et un souvenir lui revint : Gabryel, petit garçon rieur, courant joyeusement dans la serre, ses mains effleurant les feuilles épaisses de maïs enchanté. Son rire clair résonnait sous la verrière. Ce souvenir lui serra le cœur autant qu’il lui réchauffa l’âme. Il voulait retrouver cela. Non pas l’enfant qu’il avait été, mais l’adulte qu’il était devenu, la complicité, la proximité, le temps partagé. Car malgré le secret de sa naissance, Gabryel demeurait son fils, son sang. Et l’amour qu’Angel lui vouait était un amour absolu. Son fils avait évoqué une demoiselle, Poufsouffle. Angel s’en voulait d’y avoir seulement prêté une oreille distraite. Bientôt, il serait un homme, un père lui aussi, sûrement.
Et puis il y avait Flora. Sa Flora. La femme qu’il aimait à la folie, plus qu’il ne lui avait jamais avoué. Elle dirigeait désormais l’école Maeve Queen, et déployait son énergie inépuisable entre Mons, Vaud et mille autres activités. Elle courait, elle brillait, elle bâtissait, encore plus qu’à l’époque de la Fondation Coeur d’Or. Et lui, parfois, se sentait laissé et mis de côté, relégué à ses terres et à ses responsabilités. Angel aurait voulu l’avoir un peu plus pour lui seul, la retrouver comme aux premiers jours, rire avec elle, la tenir simplement plus souvent contre son torse, rien qu’à lui.
Il redressa les épaules, comme pour chasser cet instant de doutes. Trouver un assistant, et enfin déléguer. Pour Gabryel. Pour Flora. Pour lui aussi. Et peut-être qu’alors, il ne serait plus seulement cet héritier, mais un homme vivant le présent, avec ceux qu’il aimait.
Et déjà, dans son esprit, l’image de ce précieux collaborateur prenait forme. Ce ne serait pas un simple intendant chargé de tenir les comptes, ou de surveiller les récoltes. Angel voulait quelqu’un qui connaîtrait la terre comme une vieille amie, capable de sentir quand un champ avait soif, ou quand un sortilège devait être renforcé. Quelqu’un qui saurait parler aux ouvriers, gagner leur respect par le travail plutôt que par les titres. Un homme ou une femme assez pragmatique pour retrousser ses manches et marcher dans la boue s’il le fallait. Il n’était pas question de déléguer l’âme du domaine, mais de trouver et former un allié qui lui permettrait de se poser enfin, sans craindre que Dunfermline ne s’écroule sans lui...

Reducio
Votre PJ est présent ? Non
- Nom et prénom du PNJ : Angel Fleurdelys (père de Gabryel) → PNJ actif
Flora Fleurdelys (mère de Gabryel) → PNJ actif
- Lien vers la fiche des PNJ : ici
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Le père de Gabryel voudrait passer plus de temps avec son fils.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Le Gardien des Terres
Lundi 5 septembre 2050 - 21h
Château de Dunfermline
Fife (Ecosse)
Le feu crépitait doucement dans l’âtre du salon principal. L’odeur du bois brûlé se mêlait au goût âpre du pur-feu qu’Angel tenait entre ses doigts. Assis dans un large fauteuil de cuir, il contemplait distraitement les flammes, songeur. Ses pensées vagabondaient encore vers l’idée de déléguer enfin une part du travail qui lui incombait.
Un claquement sec résonna : Le bruit familier d’un transplanage. Angel releva la tête juste au moment où Flora apparaissait sur le grand tapis de laine. Ses longs cheveux roux tombaient en mèches désorganisées sur ses épaules, preuve d’une journée harassante. Elle fit deux pas, puis poussa un léger soupir en retirant ses escarpins, qu’elle envoya valser dans un coin du salon.
- Par Merlin… Si j’avais su que diriger une école signifiait rester debout du matin au soir, j’aurais choisi d’enseigner la métamorphose, assise derrière un bureau.
Elle poussa un petit rire, rapidement suivit par un gémissement lorsqu’elle étira ses pieds endoloris. Angel esquissa un sourire, attendri.
- Viens ici, ma belle. Le fauteuil est large, et mes genoux t’attendent depuis une heure.
Flora souleva un sourcil, amusée, mais ne se fit pas prier. Elle traversa la pièce pour se laisser tomber sur ses genoux. Elle plaça sa tête contre son épaule, savourant la chaleur du feu, et du torse rassurant d’Angel sous sa joue.
- Hmmm… Voilà, là, je respire enfin. Tu sens bon le feu de bois.
- Et toi, la lavande… Toujours.
Ils restèrent un moment en silence, bercés par le crépitement. Angel finit par reposer son verre sur la petite table basse, puis passa sa main lentement dans les cheveux de Flora.
- Ma chérie… J’ai pris une décision aujourd’hui.
Elle leva les yeux vers lui, intriguée.
- Une décision ?
- J’ai décidé de chercher un assistant. Quelqu’un qui pourra m’épauler au domaine.
Elle fronça aussitôt les sourcils, un soupçon d’inquiétude dans les yeux.
- Un assistant ? Pourquoi ? Tu ne me caches rien, j’espère ? Tu… Tu n’as pas de problème de santé, Angel ?
Sa voix était soudain devenue grave. Elle redressa la tête, posant ses mains sur les joues de son mari, comme pour le forcer à la regarder droit dans les yeux. Angel souria doucement, et lui caressant le front.
- Non, rien de tout cela. Je te le promets.
- Alors pourquoi maintenant ? Après toutes ces années à porter Dunfermline sur tes épaules ?
- Parce que je veux lever le pied, Flora. Parce que je veux plus de temps pour toi… Pour nous. Parce que je ne veux pas que tu rentres tous les soirs exténuée, et que moi je sois encore plongé dans mes comptes, ou bloqué dans mes serres. Même si ce n’est que pour quelques heures par semaine, je veux pouvoir t’attendre ici le soir, avec deux verres de pur-feu, sans avoir la tête ailleurs.
Elle cligna des yeux, émue. Un sourire timide se dessina sur ses lèvres.
- Tu n’as aucune idée à quel point ça me rassure de t’entendre dire ça.
Il hocha doucement la tête, mais son regard s’assombrit un instant.
- Et puis… Il y a Gabryel.
Flora releva aussitôt les yeux vers lui, interrogative.
- On le sait tous les deux… Il a compris, n’est-ce pas ? Sur Edward. Je veux dire… Son vrai père. Il n’a jamais rien dit, mais je le sens. Et s’il voulait le retrouver ?
Il baissa légèrement la tête, sa voix presque brisée :
- J’ai peur qu’il s’éloigne de moi. J’ai peur qu’il pense que je ne suis qu’un usurpateur. Alors je veux être là. Plus présent. Qu’il sache que, malgré tout, je suis son père. Que rien, jamais, ne changera ça.
Flora releva le menton de son homme, et le força à la regarder.
- Angel, tu es son père. Pas par hasard. Pas par substitution. Par amour. Gabryel le sait. Même s’il voulait retrouver Edward un jour, Merlin seul sait où il se trouve, cela ne changera rien à ce que vous êtes l’un pour l’autre. Jamais.
Il la regarda longuement, comme pour s’imprégner de ses paroles d’évangiles.
- Tu crois vraiment ?
- J’en suis sûre. Et tu sais pourquoi ? Parce que je vois son regard quand il parle de toi. Tu es son modèle. Tu es celui qu’il admire. Il ne te remplacera jamais.
Angel inspira profondément, et un léger sourire finit par revenir sur son visage. Il la serra contre lui, vibrant de gratitude à chacun de ses gestes.
- Merci mon amour…
- Tu n’as pas à me remercier. Tu as seulement à croire en ce que tu représentes pour lui.
Elle se blottit davantage contre lui.
- Mais promets-moi une chose, Angel… Si jamais tu sens que quelque chose ne va pas, tu me le diras, n’est-ce pas ? Pas de secrets.
- Promis.
- Et si tu trouves une assistante, prends-en une laide. Sinon, c’est moi qui te ferai lever pied…
Il éclata de rire, puis posa ses mains sur les hanches de son épouse avant de l’embrasser langoureusement. Flora soupira de contentement, et ferma les yeux, bercée par la chaleur de ses bras. Le temps sembla un instant suspendu. Les murs du vieux château des Fleurdelys continuaient à écrire leur histoire, générations aprés générations.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Château de Dunfermline
Fife (Ecosse)
Le feu crépitait doucement dans l’âtre du salon principal. L’odeur du bois brûlé se mêlait au goût âpre du pur-feu qu’Angel tenait entre ses doigts. Assis dans un large fauteuil de cuir, il contemplait distraitement les flammes, songeur. Ses pensées vagabondaient encore vers l’idée de déléguer enfin une part du travail qui lui incombait.
Un claquement sec résonna : Le bruit familier d’un transplanage. Angel releva la tête juste au moment où Flora apparaissait sur le grand tapis de laine. Ses longs cheveux roux tombaient en mèches désorganisées sur ses épaules, preuve d’une journée harassante. Elle fit deux pas, puis poussa un léger soupir en retirant ses escarpins, qu’elle envoya valser dans un coin du salon.
- Par Merlin… Si j’avais su que diriger une école signifiait rester debout du matin au soir, j’aurais choisi d’enseigner la métamorphose, assise derrière un bureau.
Elle poussa un petit rire, rapidement suivit par un gémissement lorsqu’elle étira ses pieds endoloris. Angel esquissa un sourire, attendri.
- Viens ici, ma belle. Le fauteuil est large, et mes genoux t’attendent depuis une heure.
Flora souleva un sourcil, amusée, mais ne se fit pas prier. Elle traversa la pièce pour se laisser tomber sur ses genoux. Elle plaça sa tête contre son épaule, savourant la chaleur du feu, et du torse rassurant d’Angel sous sa joue.
- Hmmm… Voilà, là, je respire enfin. Tu sens bon le feu de bois.
- Et toi, la lavande… Toujours.
Ils restèrent un moment en silence, bercés par le crépitement. Angel finit par reposer son verre sur la petite table basse, puis passa sa main lentement dans les cheveux de Flora.
- Ma chérie… J’ai pris une décision aujourd’hui.
Elle leva les yeux vers lui, intriguée.
- Une décision ?
- J’ai décidé de chercher un assistant. Quelqu’un qui pourra m’épauler au domaine.
Elle fronça aussitôt les sourcils, un soupçon d’inquiétude dans les yeux.
- Un assistant ? Pourquoi ? Tu ne me caches rien, j’espère ? Tu… Tu n’as pas de problème de santé, Angel ?
Sa voix était soudain devenue grave. Elle redressa la tête, posant ses mains sur les joues de son mari, comme pour le forcer à la regarder droit dans les yeux. Angel souria doucement, et lui caressant le front.
- Non, rien de tout cela. Je te le promets.
- Alors pourquoi maintenant ? Après toutes ces années à porter Dunfermline sur tes épaules ?
- Parce que je veux lever le pied, Flora. Parce que je veux plus de temps pour toi… Pour nous. Parce que je ne veux pas que tu rentres tous les soirs exténuée, et que moi je sois encore plongé dans mes comptes, ou bloqué dans mes serres. Même si ce n’est que pour quelques heures par semaine, je veux pouvoir t’attendre ici le soir, avec deux verres de pur-feu, sans avoir la tête ailleurs.
Elle cligna des yeux, émue. Un sourire timide se dessina sur ses lèvres.
- Tu n’as aucune idée à quel point ça me rassure de t’entendre dire ça.
Il hocha doucement la tête, mais son regard s’assombrit un instant.
- Et puis… Il y a Gabryel.
Flora releva aussitôt les yeux vers lui, interrogative.
- On le sait tous les deux… Il a compris, n’est-ce pas ? Sur Edward. Je veux dire… Son vrai père. Il n’a jamais rien dit, mais je le sens. Et s’il voulait le retrouver ?
Il baissa légèrement la tête, sa voix presque brisée :
- J’ai peur qu’il s’éloigne de moi. J’ai peur qu’il pense que je ne suis qu’un usurpateur. Alors je veux être là. Plus présent. Qu’il sache que, malgré tout, je suis son père. Que rien, jamais, ne changera ça.
Flora releva le menton de son homme, et le força à la regarder.
- Angel, tu es son père. Pas par hasard. Pas par substitution. Par amour. Gabryel le sait. Même s’il voulait retrouver Edward un jour, Merlin seul sait où il se trouve, cela ne changera rien à ce que vous êtes l’un pour l’autre. Jamais.
Il la regarda longuement, comme pour s’imprégner de ses paroles d’évangiles.
- Tu crois vraiment ?
- J’en suis sûre. Et tu sais pourquoi ? Parce que je vois son regard quand il parle de toi. Tu es son modèle. Tu es celui qu’il admire. Il ne te remplacera jamais.
Angel inspira profondément, et un léger sourire finit par revenir sur son visage. Il la serra contre lui, vibrant de gratitude à chacun de ses gestes.
- Merci mon amour…
- Tu n’as pas à me remercier. Tu as seulement à croire en ce que tu représentes pour lui.
Elle se blottit davantage contre lui.
- Mais promets-moi une chose, Angel… Si jamais tu sens que quelque chose ne va pas, tu me le diras, n’est-ce pas ? Pas de secrets.
- Promis.
- Et si tu trouves une assistante, prends-en une laide. Sinon, c’est moi qui te ferai lever pied…
Il éclata de rire, puis posa ses mains sur les hanches de son épouse avant de l’embrasser langoureusement. Flora soupira de contentement, et ferma les yeux, bercée par la chaleur de ses bras. Le temps sembla un instant suspendu. Les murs du vieux château des Fleurdelys continuaient à écrire leur histoire, générations aprés générations.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Le Gardien des Terres
Mardi 6 septembre 2050 - 9h30
Domaine de Dunfermline
Fife (Ecosse)
La lumière grise du matin filtrait à travers les vitres de la serre. Angel, assis à son bureau, songeait à ce qui occupait déjà son esprit depuis plusieurs jours : Trouver un assistant pour le seconder dans la gestion du domaine. Le profil qu’il imaginait était clair dans son esprit : Un homme ou une femme de confiance, solide, capable de comprendre l’âme des terres, de parler aux ouvriers, et de l’alléger au quotidien . Pas un simple comptable, mais un allié qui vivrait au quotidien la réalité de Dunfermline.
Il en était là, à imaginer le profil idéal , lorsqu’un pas lourd et familier le tira de ses réflexions. MacFarlane, son garde-forestier, pénétra dans la serre, son béret trempé par la pluie, ses yeux fatigués mais toujours bienveillants. Angel comprit presque avant qu’il ne parle : La retraite.
MacFarlane n’était pas seulement un employé du domaine. Au fil des années, il était devenu un ami de la famille, une présence fidèle et rassurante, aussi solide que les murs de Dunfermline. Il connaissait chaque arbre, chaque ruisseau, chaque recoin de la forêt comme s’ils avaient été les siens. Il avait protégé la faune et la flore avec un engagement rare, multipliant les sortilèges de dissuasion, tressant des charmes protecteurs autour des nids les plus fragiles, dressant des barrières invisibles pour écarter les prédateurs et les braconniers. Grâce à lui, les forêts avaient conservé leur beauté, les oiseaux leur tranquillité, et les pâturages leur abondance.
Angel sentit un pincement au cœur en songeant que bientôt, la voix pleine de bonhommie de MacFarlane, son rire bourru et ses récits interminables du temps passé ne résonneraient plus dans la cour du château. L’Écossais le connaissait depuis sa plus tendre enfance. Il manquerait cruellement, et pas seulement pour son savoir-faire.
Et cela tombait au plus mauvais moment. La saison de reproduction des Augureys et des Jobarbilles battait son plein : Leurs nids de brindilles enchantées demandaient une vigilance constante, car les œufs attiraient braconniers et collectionneurs. Dans les pâturages, les Veaudelunes mettaient bas, leur robe argentée luisant sous la lune. C’était un spectacle sublime, mais Angel songea aux convoitises de chasse qu’il suscitait. À cela s’ajoutaient les trolls des montagnes et des forêts, de plus en plus malins, dont les incursions s’accompagnaient parfois d’actes de braconnage, ou de destruction gratuite.
Angel soupira, les doigts crispés sur la plume posée devant lui. En un seul matin, ses soucis venaient de se multiplier. Il ne lui fallait plus seulement chercher un assistant pour l’épauler, mais aussi un nouveau garde-chasse, garde-forestier, solide et expérimenté, qui prendrait la relève de MacFarlane, et garantirait la sécurité du domaine privé jusqu’aux recoins les plus sauvages.
Il tira vers lui un parchemin vierge. La plume trempa dans l’encrier. La Gazette du Sorcier publierait bientôt une annonce, un appel à ceux qui auraient le courage et la passion de devenir gardiens de ces terres.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Domaine de Dunfermline
Fife (Ecosse)
La lumière grise du matin filtrait à travers les vitres de la serre. Angel, assis à son bureau, songeait à ce qui occupait déjà son esprit depuis plusieurs jours : Trouver un assistant pour le seconder dans la gestion du domaine. Le profil qu’il imaginait était clair dans son esprit : Un homme ou une femme de confiance, solide, capable de comprendre l’âme des terres, de parler aux ouvriers, et de l’alléger au quotidien . Pas un simple comptable, mais un allié qui vivrait au quotidien la réalité de Dunfermline.
Il en était là, à imaginer le profil idéal , lorsqu’un pas lourd et familier le tira de ses réflexions. MacFarlane, son garde-forestier, pénétra dans la serre, son béret trempé par la pluie, ses yeux fatigués mais toujours bienveillants. Angel comprit presque avant qu’il ne parle : La retraite.
MacFarlane n’était pas seulement un employé du domaine. Au fil des années, il était devenu un ami de la famille, une présence fidèle et rassurante, aussi solide que les murs de Dunfermline. Il connaissait chaque arbre, chaque ruisseau, chaque recoin de la forêt comme s’ils avaient été les siens. Il avait protégé la faune et la flore avec un engagement rare, multipliant les sortilèges de dissuasion, tressant des charmes protecteurs autour des nids les plus fragiles, dressant des barrières invisibles pour écarter les prédateurs et les braconniers. Grâce à lui, les forêts avaient conservé leur beauté, les oiseaux leur tranquillité, et les pâturages leur abondance.
Angel sentit un pincement au cœur en songeant que bientôt, la voix pleine de bonhommie de MacFarlane, son rire bourru et ses récits interminables du temps passé ne résonneraient plus dans la cour du château. L’Écossais le connaissait depuis sa plus tendre enfance. Il manquerait cruellement, et pas seulement pour son savoir-faire.
Et cela tombait au plus mauvais moment. La saison de reproduction des Augureys et des Jobarbilles battait son plein : Leurs nids de brindilles enchantées demandaient une vigilance constante, car les œufs attiraient braconniers et collectionneurs. Dans les pâturages, les Veaudelunes mettaient bas, leur robe argentée luisant sous la lune. C’était un spectacle sublime, mais Angel songea aux convoitises de chasse qu’il suscitait. À cela s’ajoutaient les trolls des montagnes et des forêts, de plus en plus malins, dont les incursions s’accompagnaient parfois d’actes de braconnage, ou de destruction gratuite.
Angel soupira, les doigts crispés sur la plume posée devant lui. En un seul matin, ses soucis venaient de se multiplier. Il ne lui fallait plus seulement chercher un assistant pour l’épauler, mais aussi un nouveau garde-chasse, garde-forestier, solide et expérimenté, qui prendrait la relève de MacFarlane, et garantirait la sécurité du domaine privé jusqu’aux recoins les plus sauvages.
Il tira vers lui un parchemin vierge. La plume trempa dans l’encrier. La Gazette du Sorcier publierait bientôt une annonce, un appel à ceux qui auraient le courage et la passion de devenir gardiens de ces terres.

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR