Tout va bien je vais mieux
Mercredi 7 septembre vers 14h30
@Hyacinthe Kyros
@Hyacinthe Kyros
Elijah avait pas mal hésité. A dire vrai, l'idée ne lui serait jamais venue à l'esprit s'il n'était pas persuadé que c'était là une très bonne preuve à fournir à sa mère quant au fait qu'il faisait réellement les efforts qu'elle lui avait demandé. Après tout, quel meilleur argument concernant sa bonne volonté à changer de comportement pourrait être plus frappant que le fait d'aller voir un psychomage ? L'adolescent ne voyait là qu'un moyen de se dédouaner facilement de toute nouvelle bêtise : comment lui en vouloir pour quoi que ce fût alors même qu'il faisait tout pour changer ? Bien évidemment, il ne croyait pas un seul instant qu'une simple discussion pourrait amener à un quelconque changement. Tout le monde savait pertinemment que les psys ne servaient à rien, et qu'ils fussent sorciers ou moldus ne changeait rien à l'affaire.
C'était convaincu de cela qu'il se présenta au bureau du nouveau psychomage en ce début d'après-midi. Du temps de Miss Vermillon, il n'y était allé qu'une seule fois, pour parler du bizutage de l'année précédente. Et autant dire qu'il n'avait pas tellement pris le temps de regarder autour de lui. Cette fois-ci, il s'amusa à essayer les différents fauteuils et canapé de la salle d'attente, ne s'y asseyant qu'une seconde et demie tout en se dévissant à moitié le cou pour déchiffrer quelques titres de magazines sur la petite table. Evidemment, Elijah ne tenait pas en place. Il n'y avait personne, et il ne se fit pas prier pour faire le tour, passant même une tête dans la salle sensorielle avant d'en refermer la porte.
Sa petite visite ne faisait que repousser le moment où il frapperait au bureau du psychomage. Il ne l'avouerait jamais, mais cette idée le stressait un peu. Lorsqu'on était, comme lui, habitué à parler pour ne rien dire, il était bien difficile de se faire une idée claire de ce qu'il se passait durant une séance avec un psychomage. Au-delà de l'image nette du psy inutile et incompétent qui vivait dans son esprit, il y avait également celle de quelqu'un qui pouvait voir à travers l'âme des gens en un simple regard. Et l'idée était bien déplaisante : il ne fallait surtout pas que quiconque sût qu'il n'allait pas bien.
Il leva son poing, devant la porte, prêt à y frapper, mais le baissa presque aussitôt en se mordillant l'intérieur des joues. Depuis quelques années, il était bien moins angoissé qu'auparavant. Mais il commençait à se dire que c'était uniquement parce qu'il avait remplacé ses angoisses par cette fichue colère qui prenait toute la place. Et là, devant cette porte, l'angoisse revenait, doucement, insidieusement, se frayant un chemin entre les bouclettes qui dépassaient de sa casquette.
Peut-être était-il en rendez-vous. Il serait alors bien malvenu de déranger en frappant à la porte. Le mieux était probablement de repartir et d'oublier cette terrible idée. Il trouverait bien un autre moyen de montrer à sa mère qu'il était toujours le plus adorable des garçons.
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil
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Tout va bien je vais mieux
Depuis son bureau, Hyacinthe n’avait pas levé les yeux de son livre depuis un moment. Les travaux d'Eriksson étaient tout à fait intéressants et le rouquin fut bien heureux d'en avoir obtenu un ouvrage avant la rentrée. Il avait cessé d'en lire les lignes depuis quelques minutes, ses yeux quelque peu fatigués par la tâche, mais en fut reconnaissant lorsqu'il porta son attention sur son ouïe. Les froissements, les pas nerveux, les bruits nouveaux des fauteuils habitaient la salle d'attente en indiquant clairement que quelqu'un s'y trouvait. Hyacinthe était dans une école après tout, et recevoir des visiteurs imprévus faisait partie intégrale de son métier. Les mouvements lui parvenaient comme un fond sonore discret impossible à ignorer alors qu'il laissa un léger sourire étirer ses lèvres.
Le trentenaire referma doucement l’ouvrage, ses doigts fins restant un instant posés sur la couverture alors qu'il réfléchissait à s'il devait le ranger ou non. Puis il laissa filer un souffle bref en le laissant posé sur un coin de son bureau, non sans y avoir préalablement glissé un signet de cuir souple.
Le psychomage s'attendait à ce que son visiteur frappe à la porte. Mais il était bien placé pour savoir que rien n'était plus lourd que le seuil d'une porte, surtout lorsqu'elle était fermée. Ses mains se dénouèrent pour venir replacer une mèche pâle derrière son oreille lorsqu'il se leva en direction de la porte. Afin de ne pas effrayer le ou la sorcier.e qui était là, il décida de prendre la parole avant d'envisager d'aller à sa rencontre, sa voix se faisant douce et claire.
- Vous pouvez entrer, si vous le souhaitez.
Le silence reprit derrière la porte, comme suspendu. Hyacinthe fit volontairement glisser ses pieds contre le parquet afin d'être clairement entendu avant d'ouvrir la porte, révélant ainsi un jeune Poufsouffle aux cheveux bouclés. Il reprit alors, dans un ton presque complice, comme s’il parlait à un ami qu’il ne voulait pas effaroucher :
- Je promets que je ne mords pas.
Le jeune garçon, s'il ne se trompait pas, devait être en quatrième année. Il portait une casquette colorée extravagante qui semblait lui coller comme une seconde peau, bien qu'elle ne soit pas au goût de Hyacinthe. S'assurant de ne pas être devant l'embrasure de la porte, le psychomage regarda derrière lui quelques secondes avant de se retourner vers le Poufsouffle.
- J’ai du thé... menthe, verveine, ou même du noir, si vous voulez quelque chose de plus corsé. Il laissa ses mots flotter, sans chercher l’obliger d'entrer, avant de reprendre calmement. Vous pouvez juste passer la porte et vous asseoir deux minutes, ou repartir aussitôt. C’est vous qui décidez.
Et il attendit, puisqu'il savait que ces quelques mètres entre sa salle d'attente et son bureau étaient souvent les plus lourdes. De toute façon, la patience, il en avait fait un art.
Le trentenaire referma doucement l’ouvrage, ses doigts fins restant un instant posés sur la couverture alors qu'il réfléchissait à s'il devait le ranger ou non. Puis il laissa filer un souffle bref en le laissant posé sur un coin de son bureau, non sans y avoir préalablement glissé un signet de cuir souple.
Le psychomage s'attendait à ce que son visiteur frappe à la porte. Mais il était bien placé pour savoir que rien n'était plus lourd que le seuil d'une porte, surtout lorsqu'elle était fermée. Ses mains se dénouèrent pour venir replacer une mèche pâle derrière son oreille lorsqu'il se leva en direction de la porte. Afin de ne pas effrayer le ou la sorcier.e qui était là, il décida de prendre la parole avant d'envisager d'aller à sa rencontre, sa voix se faisant douce et claire.
- Vous pouvez entrer, si vous le souhaitez.
Le silence reprit derrière la porte, comme suspendu. Hyacinthe fit volontairement glisser ses pieds contre le parquet afin d'être clairement entendu avant d'ouvrir la porte, révélant ainsi un jeune Poufsouffle aux cheveux bouclés. Il reprit alors, dans un ton presque complice, comme s’il parlait à un ami qu’il ne voulait pas effaroucher :
- Je promets que je ne mords pas.
Le jeune garçon, s'il ne se trompait pas, devait être en quatrième année. Il portait une casquette colorée extravagante qui semblait lui coller comme une seconde peau, bien qu'elle ne soit pas au goût de Hyacinthe. S'assurant de ne pas être devant l'embrasure de la porte, le psychomage regarda derrière lui quelques secondes avant de se retourner vers le Poufsouffle.
- J’ai du thé... menthe, verveine, ou même du noir, si vous voulez quelque chose de plus corsé. Il laissa ses mots flotter, sans chercher l’obliger d'entrer, avant de reprendre calmement. Vous pouvez juste passer la porte et vous asseoir deux minutes, ou repartir aussitôt. C’est vous qui décidez.
Et il attendit, puisqu'il savait que ces quelques mètres entre sa salle d'attente et son bureau étaient souvent les plus lourdes. De toute façon, la patience, il en avait fait un art.
473 mots
@Elijah Cooper
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Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
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Tout va bien je vais mieux
La voix derrière la porte stoppa net Elijah dans sa tentative de fuite. Il resta immobile, dos à la porte, comme s'il se trouvait pris au piège dans sa propre bêtise. Le psychomage savait qu'il était là. S'il partait comme ça, ce serait louche. Mais avait-il vraiment envie d'entrer ? Par Merlin, quelle terrible idée il avait encore eue là. Peut-être que s'il restait suffisamment immobile et silencieux, l'autre oublierait sa présence. Peut-être les psychomages avaient-il une vision basée sur le mouvement, comme les T-rex. Du moins lorsque la porte était fermée.
En l'entendant s'ouvrir, il fit aussitôt volte-face afin de pouvoir observer l'homme droit dans les yeux, un immense sourire sur le visage, comme à son habitude.
- Heureusement, j'suis à peu près sûr que ça ferait grave tâche sur un CV de psy de mordre des ados, répondit-il du tac-au-tac en pouffant légèrement de rire, très fier de sa petite blague.
Peut-être pourrait-il s'en sortir ainsi. Quelques petits traits d'humour, et au revoir. Juste ce qu'il fallait pour obtenir un mot de sa part pour indiquer à sa mère tous les efforts qu'il était prêt à faire. Oui, voilà, le plan était toujours d'actualité. Se conforter dans cette idée lui fit regagner courage, et il eut une légère grimace à la mention du thé.
- Vous avez pas du chocolat plutôt ? C'est meilleur que le thé. Vous préférez pas, vous ? demanda-t-il l'air de rien, en jetant quelques regards vers la porte ouverte, en se demandant si, vraiment, il allait y entrer.
Il se dandinait à moitié d'une jambe à l'autre, visiblement incapable de rester en place alors même que son hésitation intérieure se lisait sur son corps, malgré le sourire qu'il maintenait bien accroché à ses lèvres.
- J'ai cru qu'vous étiez en rendez-vous ou quoi, c'est pour ça que j'ai pas osé rentrer, finit-il par expliquer, comme s'il avait réellement besoin de justifier le demi-tour qu'il avait fait devant cette porte qu'il ne passait pourtant toujours pas, mais dont il approchait légèrement tout en parlant au psychomage.
- Dites, vous croyez que vous pourriez m'rendre un service ? Trois fois rien, j'vous rassure, vraiment, ça vous prendra genre... Cinq minutes, et c'est tout, et vous seriez vraiment super génial, reprit l'adolescent avec un soudain regain de courage.
Après tout, s'il demandait immédiatement ce dont il avait besoin, il pourrait repartir bien plus vite, parce que soit il l'obtiendrait, soit il ne l'obtiendrait pas, mais il serait parfaitement fixé. C'était donc la meilleure solution qui s'offrait à lui, et il était persuadé qu'avec quelques petits compliments il s'en sortirait parfaitement bien.
- Genre juste écrire une lettre à ma mère, pour dire que j'suis passé vous voir et tout, comme ça elle sera contente. 'Fin vous vous présentez dans la lettre quand même hein, sinon elle comprendra rien faut qu'elle sache qui vous êtes, mais voilà, vous pouvez faire ça M'sieur ? J'm'appelle Elijah. Elijah Cooper !
En l'entendant s'ouvrir, il fit aussitôt volte-face afin de pouvoir observer l'homme droit dans les yeux, un immense sourire sur le visage, comme à son habitude.
- Heureusement, j'suis à peu près sûr que ça ferait grave tâche sur un CV de psy de mordre des ados, répondit-il du tac-au-tac en pouffant légèrement de rire, très fier de sa petite blague.
Peut-être pourrait-il s'en sortir ainsi. Quelques petits traits d'humour, et au revoir. Juste ce qu'il fallait pour obtenir un mot de sa part pour indiquer à sa mère tous les efforts qu'il était prêt à faire. Oui, voilà, le plan était toujours d'actualité. Se conforter dans cette idée lui fit regagner courage, et il eut une légère grimace à la mention du thé.
- Vous avez pas du chocolat plutôt ? C'est meilleur que le thé. Vous préférez pas, vous ? demanda-t-il l'air de rien, en jetant quelques regards vers la porte ouverte, en se demandant si, vraiment, il allait y entrer.
Il se dandinait à moitié d'une jambe à l'autre, visiblement incapable de rester en place alors même que son hésitation intérieure se lisait sur son corps, malgré le sourire qu'il maintenait bien accroché à ses lèvres.
- J'ai cru qu'vous étiez en rendez-vous ou quoi, c'est pour ça que j'ai pas osé rentrer, finit-il par expliquer, comme s'il avait réellement besoin de justifier le demi-tour qu'il avait fait devant cette porte qu'il ne passait pourtant toujours pas, mais dont il approchait légèrement tout en parlant au psychomage.
- Dites, vous croyez que vous pourriez m'rendre un service ? Trois fois rien, j'vous rassure, vraiment, ça vous prendra genre... Cinq minutes, et c'est tout, et vous seriez vraiment super génial, reprit l'adolescent avec un soudain regain de courage.
Après tout, s'il demandait immédiatement ce dont il avait besoin, il pourrait repartir bien plus vite, parce que soit il l'obtiendrait, soit il ne l'obtiendrait pas, mais il serait parfaitement fixé. C'était donc la meilleure solution qui s'offrait à lui, et il était persuadé qu'avec quelques petits compliments il s'en sortirait parfaitement bien.
- Genre juste écrire une lettre à ma mère, pour dire que j'suis passé vous voir et tout, comme ça elle sera contente. 'Fin vous vous présentez dans la lettre quand même hein, sinon elle comprendra rien faut qu'elle sache qui vous êtes, mais voilà, vous pouvez faire ça M'sieur ? J'm'appelle Elijah. Elijah Cooper !
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Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil
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Tout va bien je vais mieux
Hyacinthe était appuyé sur la porte ouverte, ses longs cils baissés vers l’adolescent qui se tenait déjà prêt, sourire bravache accroché aux lèvres comme une armure. La répartie rapide le fit hausser un sourcil amusé, et un souffle de rire lui échappa.
- Vous n’avez pas tort, répondit-il doucement. Ça ferait sans doute mauvaise presse.
Le psychomage trouva attendrissante l'attitude du jeune garçon. Cependant, il sentit bien que sa volonté était fragile. Le Poufsouffle était sur le point de s'en aller et d'ignorer la raison, encore inconnue, pour laquelle il était venu jusqu'à la salle d'attente du roux. Hyacinthe n’insista alors pas pour qu’Elijah franchisse le seuil, se contentant de glisser :
- Pour le chocolat... je dois bien avoir ça quelque part. On m’a conseillé de garder un stock.
Il désigna d’un signe de tête la petite commode qui était visible depuis l'entrée du bureau, là où il supposait dormir quelques tablettes et du cacao en poudre à côté de ses sachets de thé. Son ton était léger, presque complice, mais son regard suivait le balancement nerveux du garçon, la tension dans ses épaules malgré ce sourire impeccable.
À l’excuse bredouillée sur le rendez-vous supposé, Hyacinthe ne répondit pas tout de suite. Il choisit plutôt d’incliner légèrement la tête, ne cherchant pas à démonter les paroles du jeune homme. Puis, à la demande soudaine d’Elijah, son sourire se fit plus franc, presque tendre.
- Une lettre, répéta-t-il. Voilà un plan très astucieux. Rapide, efficace... et je suis certain que votre mère serait rassurée, en effet. Il marqua une pause, laissant Elijah baigner un instant dans l’idée. Mais si je vous écris cette lettre, Monsieur Cooper, je veux pouvoir y mettre quelque chose de vrai. Pas seulement " il est venu frapper à ma porte ". Vous et votre mère méritez mieux que ça.
Ses mains fines se joignirent derrière son dos tandis qu’il reculait d’un pas, retournant petit à petit dans l'antre de son bureau.
- Pourquoi ne pas entrer cinq minutes, comme vous le disiez tout à l’heure ? Nous buvons un chocolat, nous parlons un peu, et ensuite... je vous écris ce mot. Je ne vous cache pas que je suis un peu curieux quant à la raison de l'inquiétude de votre mère.
Un silence s’installa, qu’il ne chercha pas à combler. Il savait que l’adolescent comblerait probablement lui-même le vide, d’une pirouette, d’une remarque, peut-être d’un rire nerveux. De toute façon, ce n'était pas à lui de guider cette interaction.
- Vous n’avez pas tort, répondit-il doucement. Ça ferait sans doute mauvaise presse.
Le psychomage trouva attendrissante l'attitude du jeune garçon. Cependant, il sentit bien que sa volonté était fragile. Le Poufsouffle était sur le point de s'en aller et d'ignorer la raison, encore inconnue, pour laquelle il était venu jusqu'à la salle d'attente du roux. Hyacinthe n’insista alors pas pour qu’Elijah franchisse le seuil, se contentant de glisser :
- Pour le chocolat... je dois bien avoir ça quelque part. On m’a conseillé de garder un stock.
Il désigna d’un signe de tête la petite commode qui était visible depuis l'entrée du bureau, là où il supposait dormir quelques tablettes et du cacao en poudre à côté de ses sachets de thé. Son ton était léger, presque complice, mais son regard suivait le balancement nerveux du garçon, la tension dans ses épaules malgré ce sourire impeccable.
À l’excuse bredouillée sur le rendez-vous supposé, Hyacinthe ne répondit pas tout de suite. Il choisit plutôt d’incliner légèrement la tête, ne cherchant pas à démonter les paroles du jeune homme. Puis, à la demande soudaine d’Elijah, son sourire se fit plus franc, presque tendre.
- Une lettre, répéta-t-il. Voilà un plan très astucieux. Rapide, efficace... et je suis certain que votre mère serait rassurée, en effet. Il marqua une pause, laissant Elijah baigner un instant dans l’idée. Mais si je vous écris cette lettre, Monsieur Cooper, je veux pouvoir y mettre quelque chose de vrai. Pas seulement " il est venu frapper à ma porte ". Vous et votre mère méritez mieux que ça.
Ses mains fines se joignirent derrière son dos tandis qu’il reculait d’un pas, retournant petit à petit dans l'antre de son bureau.
- Pourquoi ne pas entrer cinq minutes, comme vous le disiez tout à l’heure ? Nous buvons un chocolat, nous parlons un peu, et ensuite... je vous écris ce mot. Je ne vous cache pas que je suis un peu curieux quant à la raison de l'inquiétude de votre mère.
Un silence s’installa, qu’il ne chercha pas à combler. Il savait que l’adolescent comblerait probablement lui-même le vide, d’une pirouette, d’une remarque, peut-être d’un rire nerveux. De toute façon, ce n'était pas à lui de guider cette interaction.
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@Elijah Cooper
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Tonton Hya - #5f957c
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Tout va bien je vais mieux
Elijah hocha vivement la tête de haut en bas afin de confirmer que l'idée était astucieuse. Evidemment, puisque c'était la sienne, comment pourrait-il en être autrement ? L'esprit du garçon avait tendance à avancer bien plus vite qu'il ne pouvait le gérer, les idées s'entremêlant les unes aux autres sans véritable fil rouge, le laissant attraper quelques bribes de plan par-ci par-là sans pour autant parvenir à en mener le moindre à son terme puisqu'il était tout simplement incapable de se concentrer plus de quelques minutes sur une seule et même chose tellement le chaos ambiant l'embarquait dans une danse dont il ignorait les pas mais qu'il était bien trop volatile pour y résister.
Alors entendre l'adulte affirmer que sa mère serait belle et bien rassurée le confortait pleinement dans son entreprise du moment, lui donnant l'impulsion nécessaire pour suivre le psychomage à l'intérieur de son bureau. La promesse d'un chocolat chaud pesait également lourd dans la balance adolescente, laissant tous ses doutes précédents sur le seuil de la porte qu'il venait de passer : il avait accepté d'écrire la fameuse lettre, tout se déroulait parfaitement selon son plan. Du moins selon son début de plan. Il était évident qu'il n'avait aucune suite en tête concernant ce qu'il pourrait réellement mettre dans cette lettre.
- Super M'sieur, on fait comme ça, on boit un chocolat chaud, et puis vous m'écrivez ma lettre, reprit-il, comme pour essayer de reprendre le fil de ses pensées.
Arriver jusque là, c'était bien mignon, mais discuter avec un psychomage, ça pouvait vite mal tourner. Elijah avait beau avoir l'impression d'avoir emmené l'homme là où il le désirait, il était cependant conscient qu'en acceptant d'entrer dans son bureau, il allait devoir offrir quelque chose en retour. Il espérait simplement que sa joyeuse compagnie suffirait à prouver qu'il n'était rien de plus qu'un adolescent très attentionné désireux de rassurer une mère angoissée. Qui pourrait croire qu'il y avait derrière tout cela quoi que ce fût de plus ?
- Vous faites ça depuis longtemps ? Psychomage j'veux dire, pas offrir des chocolats chauds sans mordre les gens, précisa-t-il avec ce même sourire emprunt d'un humour idiot qui ne le lâchait pas. Pourquoi vous êtes venu à Poudlard ?
Parler des autres avait quelque chose de rassurant pour Elijah. C'était bien plus facile que de parler de lui. Il faisait partie de ces faux bavards, qui pouvaient parler des heures durant sans discontinuer et ne pourtant rien dévoiler d'important à leur sujet. Il prit le temps d'observer quelques unes des plantes, de les frôler du bout des doigts, avec bien trop d'attention pour que l'intérêt fût réel, avant de s'approcher des fenêtres, comme pour s'assurer que la vue était bien celle qu'il pensait.
- C'est stylé un peu vos mèches blanches, déclara-t-il alors de but en blanc lorsqu'il daigna enfin reporter son attention et son regard sur le psychomage.
Alors entendre l'adulte affirmer que sa mère serait belle et bien rassurée le confortait pleinement dans son entreprise du moment, lui donnant l'impulsion nécessaire pour suivre le psychomage à l'intérieur de son bureau. La promesse d'un chocolat chaud pesait également lourd dans la balance adolescente, laissant tous ses doutes précédents sur le seuil de la porte qu'il venait de passer : il avait accepté d'écrire la fameuse lettre, tout se déroulait parfaitement selon son plan. Du moins selon son début de plan. Il était évident qu'il n'avait aucune suite en tête concernant ce qu'il pourrait réellement mettre dans cette lettre.
- Super M'sieur, on fait comme ça, on boit un chocolat chaud, et puis vous m'écrivez ma lettre, reprit-il, comme pour essayer de reprendre le fil de ses pensées.
Arriver jusque là, c'était bien mignon, mais discuter avec un psychomage, ça pouvait vite mal tourner. Elijah avait beau avoir l'impression d'avoir emmené l'homme là où il le désirait, il était cependant conscient qu'en acceptant d'entrer dans son bureau, il allait devoir offrir quelque chose en retour. Il espérait simplement que sa joyeuse compagnie suffirait à prouver qu'il n'était rien de plus qu'un adolescent très attentionné désireux de rassurer une mère angoissée. Qui pourrait croire qu'il y avait derrière tout cela quoi que ce fût de plus ?
- Vous faites ça depuis longtemps ? Psychomage j'veux dire, pas offrir des chocolats chauds sans mordre les gens, précisa-t-il avec ce même sourire emprunt d'un humour idiot qui ne le lâchait pas. Pourquoi vous êtes venu à Poudlard ?
Parler des autres avait quelque chose de rassurant pour Elijah. C'était bien plus facile que de parler de lui. Il faisait partie de ces faux bavards, qui pouvaient parler des heures durant sans discontinuer et ne pourtant rien dévoiler d'important à leur sujet. Il prit le temps d'observer quelques unes des plantes, de les frôler du bout des doigts, avec bien trop d'attention pour que l'intérêt fût réel, avant de s'approcher des fenêtres, comme pour s'assurer que la vue était bien celle qu'il pensait.
- C'est stylé un peu vos mèches blanches, déclara-t-il alors de but en blanc lorsqu'il daigna enfin reporter son attention et son regard sur le psychomage.
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Tout va bien je vais mieux
Hyacinthe referma doucement la porte derrière Elijah dans un geste fluide. Il s'agissait moins de les enfermer que de préserver une bulle. S'assurant qu'Elijah soit bien accueilli, le psychomage resta quelques instants à s'assurer qu'il comprenne qu'il pouvait s'installer comme il le souhaitait dans la pièce.
- J'exerce depuis quelques années. J’ai travaillé dans un centre médicomagique à l'étranger, avant de revenir ici.
Puis, ses pas le menèrent vers l'un des meubles où il tira sur un tiroir pour sortir du cacao. En parallèle, le roux fit léviter d'un mouvement de baguette deux tasses de porcelaine colorées et un pichet de lait crémeux qui étaient rangé un peu plus loin et les apporta près de lui. Hyacinthe restait attentif à Elijah malgré sa préparation en cours, réfléchissant à ce qu'il pouvait répondre au jeune homme. Un peu d'honnêteté ne ferait de mal à personne, même s'il ne tenait pas à franchir une ligne trop privée. Cela encouragerait même la confiance que le Poufsouffle aurait envers lui, c'était certain. Cela motiva alors sa prise de parole.
- Quant à la raison de ma venue... Disons que Poudlard a été mon foyer, quand j’avais votre âge. Je crois que je voulais rendre un peu de ce que j’y avais trouvé. Hyacinthe fit attention en réchauffant le contenu des deux tasses - du thé et un chocolat - sans que ce soit brûlant, puis les posa sur des sous-verres prévu à cet effet. Il eut un rire discret avant de reprendre. Le château m'avait manqué, je suis sûr que vous pouvez comprendre ce sentiment.
L’odeur chaude du cacao se diffusa aussitôt dans la pièce, accompagnée d’une vapeur douce. Le trentenaire revint vers le centre de la pièce et posa les deux tasses sur la table basse, pour enfin inviter Elijah à s'asseoir. Lui-même, après confirmation, alla s’installer dans le fauteuil en face, les jambes croisées avec une élégance distraite.
Un sourire amusé traversa son visage à la remarque sur ses mèches blanches. Il leva la main et fit passer la mèche pâle entre ses doigts. Oh ? Vous trouvez ça "stylé" ? Voilà qui me rassure, remercia-t-il avec politesse.
Hyacinthe savait que l'héritage de son père était source de curiosité. Néanmoins, ce genre de remarque, surtout avec autant de désinvolture, faisait toujours plaisir à entendre. Hyacinthe observa Elijah avec douceur en prenant une gorgée de thé (un peu chaud). Il l'invita ensuite à entrer dans une conversation ouverte.
- Dites-moi... Vous teniez vraiment à cette lettre pour votre mère. Elle veut être rassurée, c’est bien ça ? Qu’est-ce qu’elle attend exactement de vous, en venant me voir ?
- J'exerce depuis quelques années. J’ai travaillé dans un centre médicomagique à l'étranger, avant de revenir ici.
Puis, ses pas le menèrent vers l'un des meubles où il tira sur un tiroir pour sortir du cacao. En parallèle, le roux fit léviter d'un mouvement de baguette deux tasses de porcelaine colorées et un pichet de lait crémeux qui étaient rangé un peu plus loin et les apporta près de lui. Hyacinthe restait attentif à Elijah malgré sa préparation en cours, réfléchissant à ce qu'il pouvait répondre au jeune homme. Un peu d'honnêteté ne ferait de mal à personne, même s'il ne tenait pas à franchir une ligne trop privée. Cela encouragerait même la confiance que le Poufsouffle aurait envers lui, c'était certain. Cela motiva alors sa prise de parole.
- Quant à la raison de ma venue... Disons que Poudlard a été mon foyer, quand j’avais votre âge. Je crois que je voulais rendre un peu de ce que j’y avais trouvé. Hyacinthe fit attention en réchauffant le contenu des deux tasses - du thé et un chocolat - sans que ce soit brûlant, puis les posa sur des sous-verres prévu à cet effet. Il eut un rire discret avant de reprendre. Le château m'avait manqué, je suis sûr que vous pouvez comprendre ce sentiment.
L’odeur chaude du cacao se diffusa aussitôt dans la pièce, accompagnée d’une vapeur douce. Le trentenaire revint vers le centre de la pièce et posa les deux tasses sur la table basse, pour enfin inviter Elijah à s'asseoir. Lui-même, après confirmation, alla s’installer dans le fauteuil en face, les jambes croisées avec une élégance distraite.
Un sourire amusé traversa son visage à la remarque sur ses mèches blanches. Il leva la main et fit passer la mèche pâle entre ses doigts. Oh ? Vous trouvez ça "stylé" ? Voilà qui me rassure, remercia-t-il avec politesse.
Hyacinthe savait que l'héritage de son père était source de curiosité. Néanmoins, ce genre de remarque, surtout avec autant de désinvolture, faisait toujours plaisir à entendre. Hyacinthe observa Elijah avec douceur en prenant une gorgée de thé (un peu chaud). Il l'invita ensuite à entrer dans une conversation ouverte.
- Dites-moi... Vous teniez vraiment à cette lettre pour votre mère. Elle veut être rassurée, c’est bien ça ? Qu’est-ce qu’elle attend exactement de vous, en venant me voir ?
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@Elijah Cooper
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Tout va bien je vais mieux
La réponse du psychomage ne fit qu'augmenter un peu la curiosité d'Elijah à son égard. Il se demanda un instant où il pouvait bien avoir été à l'étranger. Puis il se retint de poser la question, en se disant que si l'homme lui répondait, il risquerait de se sentir obligé d'en faire de même par la suite, et cela ne l'arrangerait sans doute pas. Alors il tint sa langue, se contentant de ses explications qu'il ponctua d'un haussement d'épaules peu convaincu.
- Mouais, répondit-il simplement, pas certain de se sentir chez lui à Poudlard. En tous cas, une chose était bien sûre : il n'appellerait jamais ce château son foyer. Mais il n'était pas persuadé que la petite maison de banlieue de Brighton ne répondit à cette définition non plus selon lui.
Avant, oui. Lorsque son père y vivait encore, et que la maison respirait la vie et les rires. Lorsqu'elle n'était que musique perpétuelle, chamailleries puériles et amusement spontané. Il n'y avait désormais plus rien de tout cela, si ce n'était quelques souvenirs qui s'évaporaient un peu plus à chaque année passée éloignés les uns des autres. Là où la communication et la compréhension étaient auparavant au centre de tout, il n'y avait plus désormais que des non-dits qui formaient un mur plus sûrement encore que l'éloignement et la solitude.
Il hésita un instant avant de venir s'asseoir en face de lui. Il finit cependant par le faire, s'asseyant tout au bord, comme déjà prêt à partir. L'un de ses jambes s'agitait alors qu'il attrapa la tasse de chocolat avec un sourire reconnaissant.
- Merci M'sieur ! dit-il joyeusement, bien content de pouvoir occuper ses mains à quelque chose tout en étant assis. Il continuait cependant à regarder autour de lui, comme incapable de se focaliser sur l'homme en face de lui.
Il fut cependant bien obligé de s'y résoudre alors qu'il ramenait la conversation à la fameuse lettre qu'il lui avait demandé.
- Ouais, j'me disais que ça la rassurerait, répéta-t-il. Mais y'a pas trop de raison, hein, elle m'a pas dit de venir vous voir, j'crois qu'elle sait même pas qu'vous existez en fait, réfléchit-il à voix haute.
Il trempa ses lèvres dans le chocolat chaud dont les saveurs sucrées frappèrent aussitôt ses papilles, pour son plus grand plaisir. Cela ne l'aidait cependant pas tellement à trouver ses mots.
- C'est juste... 'fin c'était une idée comme ça quoi. Peut-être qu'elle a pas besoin d'être rassurée en vrai, c'est juste...
Il se mordilla légèrement les lèvres. Comment pouvait-il annoncer tranquillement à un adulte qu'il avait potentiellement fait quelques bêtises qui auraient grandement impacté la confiance que sa mère avait en lui ? C'était carrément la honte. Il reposa la tasse de chocolat, le temps de replacer sa casquette correctement, avant de toucher ses multiples bracelets du bout des doigts, comme s'il les comptait silencieusement, alors même qu'il se contentait d'y pianoter un rythme qu'il connaissait bien.
- J'ai peut-être... 'fin... Un peu changé ? J'sais pas trop. Mais c'est plus comme avant, et j'crois que ça l'embête un peu. Alors juste si vous lui dites que j'suis venu vous voir, et que tout va super bien, ce sera bon, vous voyez ? tenta-t-il d'expliquer, sans trop y croire lui-même, un sourire toujours collé aux lèvres, comme pour mieux l'amadouer.
En tous cas, lui aimerait beaucoup que tout redevînt comme avant. Avant Poudlard. Avant l'annonce de Miss Priddy. Avant l'effondrement de sa famille et de sa vie.
- Mouais, répondit-il simplement, pas certain de se sentir chez lui à Poudlard. En tous cas, une chose était bien sûre : il n'appellerait jamais ce château son foyer. Mais il n'était pas persuadé que la petite maison de banlieue de Brighton ne répondit à cette définition non plus selon lui.
Avant, oui. Lorsque son père y vivait encore, et que la maison respirait la vie et les rires. Lorsqu'elle n'était que musique perpétuelle, chamailleries puériles et amusement spontané. Il n'y avait désormais plus rien de tout cela, si ce n'était quelques souvenirs qui s'évaporaient un peu plus à chaque année passée éloignés les uns des autres. Là où la communication et la compréhension étaient auparavant au centre de tout, il n'y avait plus désormais que des non-dits qui formaient un mur plus sûrement encore que l'éloignement et la solitude.
Il hésita un instant avant de venir s'asseoir en face de lui. Il finit cependant par le faire, s'asseyant tout au bord, comme déjà prêt à partir. L'un de ses jambes s'agitait alors qu'il attrapa la tasse de chocolat avec un sourire reconnaissant.
- Merci M'sieur ! dit-il joyeusement, bien content de pouvoir occuper ses mains à quelque chose tout en étant assis. Il continuait cependant à regarder autour de lui, comme incapable de se focaliser sur l'homme en face de lui.
Il fut cependant bien obligé de s'y résoudre alors qu'il ramenait la conversation à la fameuse lettre qu'il lui avait demandé.
- Ouais, j'me disais que ça la rassurerait, répéta-t-il. Mais y'a pas trop de raison, hein, elle m'a pas dit de venir vous voir, j'crois qu'elle sait même pas qu'vous existez en fait, réfléchit-il à voix haute.
Il trempa ses lèvres dans le chocolat chaud dont les saveurs sucrées frappèrent aussitôt ses papilles, pour son plus grand plaisir. Cela ne l'aidait cependant pas tellement à trouver ses mots.
- C'est juste... 'fin c'était une idée comme ça quoi. Peut-être qu'elle a pas besoin d'être rassurée en vrai, c'est juste...
Il se mordilla légèrement les lèvres. Comment pouvait-il annoncer tranquillement à un adulte qu'il avait potentiellement fait quelques bêtises qui auraient grandement impacté la confiance que sa mère avait en lui ? C'était carrément la honte. Il reposa la tasse de chocolat, le temps de replacer sa casquette correctement, avant de toucher ses multiples bracelets du bout des doigts, comme s'il les comptait silencieusement, alors même qu'il se contentait d'y pianoter un rythme qu'il connaissait bien.
- J'ai peut-être... 'fin... Un peu changé ? J'sais pas trop. Mais c'est plus comme avant, et j'crois que ça l'embête un peu. Alors juste si vous lui dites que j'suis venu vous voir, et que tout va super bien, ce sera bon, vous voyez ? tenta-t-il d'expliquer, sans trop y croire lui-même, un sourire toujours collé aux lèvres, comme pour mieux l'amadouer.
En tous cas, lui aimerait beaucoup que tout redevînt comme avant. Avant Poudlard. Avant l'annonce de Miss Priddy. Avant l'effondrement de sa famille et de sa vie.
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil
Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil
Tout va bien je vais mieux
Hyacinthe observa le garçon s’installer au bord du fauteuil, comme s’il avait besoin de garder une échappatoire sous la main. Ses yeux suivirent l’agitation de sa jambe, puis les doigts sur son bracelets, avec une curiosité camouflée. Elijah semblait être plein d'énergie anxieuse. Il était évident pour le psychomage qu'il avait des choses à dire, ces dernières ayant plus ou moins de mal à sortir. Était-ce parce que les dire les rendrait réelles ? Ou parce que trouver les mots était trop difficile ? Parce que ses pensées étaient désordonnées ? Hyacinthe ne pouvait pas encore le savoir. Il hocha alors doucement la tête, laissant un silence de réflexion commune avant de répondre.
- Donc, n'hésitez pas à m'interrompre si je me trompe... vous vous êtes dit que venir me voir, ça pourrait être un bon moyen de rassurer votre mère, reprit-il posément. C’est une idée plutôt fine. Ça veut dire que vous pensez à elle et à ce qu'elle ressent.
Il prit une gorgée de thé, puis reposa la tasse avec un léger froncement de sourcil. La main du sorcier se dirigea avec aisance vers le pot de sucre qui était sur un coin de la table. Il en attrapa un, puis le fit tomber au fond de sa tasse. On pouvait entendre le fin cliquetis de la cuillère qui tournait et retournait à l'intérieur tandis que Hyacinthe gardait les yeux ancrés sur le jeune Poufsouffle.
- Vous savez, je trouve ça plutôt courageux, ajouta-t-il avec douceur. Beaucoup se seraient contentés de laisser les choses comme elles sont. Alors, peut-être que ce n’est pas seulement "une idée comme ça", vous ne pensez pas ?
Il laissa planer un instant de silence, juste assez pour que le garçon puisse respirer ou réagir, puis Hyacinthe continua d’un ton égal, encourageant :
- Vous dites que ce n'est plus avant... à quoi pensez-vous lorsque vous parlez d'avant, exactement ? J'ai un peu de mal à comprendre. Avant quoi ? Sa voix resta basse et apaisée alors qu'il se montrait rassurant. Ne vous en faites pas si vous ne trouvez pas les mots justes, ça viendra comme ça viendra. Je ne suis pas pressé.
- Donc, n'hésitez pas à m'interrompre si je me trompe... vous vous êtes dit que venir me voir, ça pourrait être un bon moyen de rassurer votre mère, reprit-il posément. C’est une idée plutôt fine. Ça veut dire que vous pensez à elle et à ce qu'elle ressent.
Il prit une gorgée de thé, puis reposa la tasse avec un léger froncement de sourcil. La main du sorcier se dirigea avec aisance vers le pot de sucre qui était sur un coin de la table. Il en attrapa un, puis le fit tomber au fond de sa tasse. On pouvait entendre le fin cliquetis de la cuillère qui tournait et retournait à l'intérieur tandis que Hyacinthe gardait les yeux ancrés sur le jeune Poufsouffle.
- Vous savez, je trouve ça plutôt courageux, ajouta-t-il avec douceur. Beaucoup se seraient contentés de laisser les choses comme elles sont. Alors, peut-être que ce n’est pas seulement "une idée comme ça", vous ne pensez pas ?
Il laissa planer un instant de silence, juste assez pour que le garçon puisse respirer ou réagir, puis Hyacinthe continua d’un ton égal, encourageant :
- Vous dites que ce n'est plus avant... à quoi pensez-vous lorsque vous parlez d'avant, exactement ? J'ai un peu de mal à comprendre. Avant quoi ? Sa voix resta basse et apaisée alors qu'il se montrait rassurant. Ne vous en faites pas si vous ne trouvez pas les mots justes, ça viendra comme ça viendra. Je ne suis pas pressé.
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@Elijah Cooper
@Elijah Cooper
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
Tout va bien je vais mieux
L'adolescent fixait désormais le psychomage avec un genre d'impatience anxieuse, tandis que sa jambe continuait de battre une mesure bien trop rapide. Il mordit légèrement ses lèvres tandis que son interlocuteur reformulait ce qu'il venait de dire, comme pour mieux se concentrer et s'assurer qu'il avait parfaitement compris ce dont il retournait. Il hocha légèrement la tête, d'une façon un peu trop saccadée pour être vraiment confiante, alors que l'homme admettait qu'il s'agissait là d'une idée fine. Il était bien rare que l'on qualifiât l'une de ses idées ainsi, aussi prenait-il le compliment avec facilité.
Il était évident qu'il se souciait de ce que ressentait sa mère. Elle était tout ce qu'il lui restait. Et malgré cela, il arrivait à la décevoir à cause de son comportement. C'était bien la dernière chose qu'il désirait, mais c'était tout simplement plus fort que lui. Il ne parvenait plus à retenir ses paroles et ses actes comme il le faisait auparavant. Il avait l'impression d'être constamment sous pression, prêt à exploser, et cela ressortait régulièrement face aux détenteurs d'une autorité qu'il n'arrivait plus à respecter.
Il restait suspendu aux dires de l'homme, mais aussi à ses gestes, suivant le sucre du regard, puis la cuillère qui le touillait. En plus d'être fin, voilà qu'il était courageux. Décidément, il savait comment lui parler. Elijah eut un léger sourire, sans aucun doute le plus sincère depuis son arrivée ici. Un sourire reconnaissant, loin de ses sourires éclatants, mais qui valait sans doute bien plus.
- Sûrement, admit-il du bout des lèvres, avouant ainsi que l'idée le taraudait depuis pas mal de temps.
Cependant, lorsque Kyros lui demanda des précisions sur ce qu'il entendait par "avant", il se leva d'un bond, visiblement incapable de répondre à cette question en restant sagement assis. I ne chercha pas à partir, simplement à faire quelques pas, s'éloignant de l'homme avant de revenir, et de s'éloigner de nouveau. Il n'avait jamais su trop tenir en place, et c'était bien pire encore lorsqu'il essayait de mettre suffisamment d'ordre dans son esprit pour en tirer quelque chose.
- Avant... avant, quoi, commença-t-il, bien plus pour lui que pour le psychomage, conscient que ça ne l'avancerait guère, mais ayant besoin de ça pour essayer de trouver les bons mots, justement.
- Genre quand j'étais pas un sorcier ? 'Fin quand on savait pas qu'j'étais un sorcier. Elle s'inquiétait vachement moins quand on vivait tous ensemble, voyez ? grimaça-t-il, tout sourire ayant disparu. Il haussa les épaules. Vu qu'elle est toute seule, ça doit jouer, pas vrai ?
Il avait cessé ses allers-retours, restant debout au milieu de la pièce, pour fixer de nouveau le psychomage comme s'il allait avoir une solution magique à son problème.
Il était évident qu'il se souciait de ce que ressentait sa mère. Elle était tout ce qu'il lui restait. Et malgré cela, il arrivait à la décevoir à cause de son comportement. C'était bien la dernière chose qu'il désirait, mais c'était tout simplement plus fort que lui. Il ne parvenait plus à retenir ses paroles et ses actes comme il le faisait auparavant. Il avait l'impression d'être constamment sous pression, prêt à exploser, et cela ressortait régulièrement face aux détenteurs d'une autorité qu'il n'arrivait plus à respecter.
Il restait suspendu aux dires de l'homme, mais aussi à ses gestes, suivant le sucre du regard, puis la cuillère qui le touillait. En plus d'être fin, voilà qu'il était courageux. Décidément, il savait comment lui parler. Elijah eut un léger sourire, sans aucun doute le plus sincère depuis son arrivée ici. Un sourire reconnaissant, loin de ses sourires éclatants, mais qui valait sans doute bien plus.
- Sûrement, admit-il du bout des lèvres, avouant ainsi que l'idée le taraudait depuis pas mal de temps.
Cependant, lorsque Kyros lui demanda des précisions sur ce qu'il entendait par "avant", il se leva d'un bond, visiblement incapable de répondre à cette question en restant sagement assis. I ne chercha pas à partir, simplement à faire quelques pas, s'éloignant de l'homme avant de revenir, et de s'éloigner de nouveau. Il n'avait jamais su trop tenir en place, et c'était bien pire encore lorsqu'il essayait de mettre suffisamment d'ordre dans son esprit pour en tirer quelque chose.
- Avant... avant, quoi, commença-t-il, bien plus pour lui que pour le psychomage, conscient que ça ne l'avancerait guère, mais ayant besoin de ça pour essayer de trouver les bons mots, justement.
- Genre quand j'étais pas un sorcier ? 'Fin quand on savait pas qu'j'étais un sorcier. Elle s'inquiétait vachement moins quand on vivait tous ensemble, voyez ? grimaça-t-il, tout sourire ayant disparu. Il haussa les épaules. Vu qu'elle est toute seule, ça doit jouer, pas vrai ?
Il avait cessé ses allers-retours, restant debout au milieu de la pièce, pour fixer de nouveau le psychomage comme s'il allait avoir une solution magique à son problème.
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil
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Tout va bien je vais mieux
Hyacinthe suivit du regard le bond d’Elijah hors du fauteuil. Il n’en fit aucun commentaire immédiat. L’agitation du garçon, cette oscillation entre éloignement et retour, ne le gênait pas. Elle était même plutôt éloquente, puisque chaque pas trahissait des émotions qui cherchait à se loger dans le corps faute de trouver les mots. Le psychomage resta simplement tranquille, voulant tout faire sauf enfermer le Poufsouffle. S'il était plus à l'aise pour parler et expulser stress ou énergie en bougeant, ainsi soit-il. Hyacinthe le respectait totalement.
Cependant, il nota le changement brutal de ton lorsque le jeune sorcier poursuivit la conversation. Elijah parla de cet "avant", sa voix portait plus de gravité que jusque-là. Hyacinthe le laissa aller au bout, sans l’interrompre, même quand il hésitait.
Un léger mouvement de tête accueillit sa phrase, comme pour marquer qu’il avait bien entendu.
- Je comprends, dit-il doucement. Son regard resta posé sur lui, calme, sans chercher à retenir ses déplacements. Votre mère, elle est sorcière ou moldue ?
Mais ce n’était pas seulement la magie qui retenait son attention. En effet, il avait accroché sur un détail. "Tous ensemble". Le mot avait vibré différemment, assez pour que Hyacinthe prenne le temps de choisir soigneusement sa formulation.
- Vous avez parlé de quand vous viviez "tous ensemble", reprit-il d’un ton feutré, presque précautionneux. J’entends... qu’il y avait quelqu’un d’autre, à ce moment-là. Est-ce que je me trompe ? Votre père, peut-être ?
Hyacinthe garda un petit silence, laissant à Elijah la possibilité d’esquiver ou de nuancer. Puis il ajouta avec un sourire doux qui visait à alléger le poids de ses propres questions. Il savait à quel point cela pouvait être difficile de faire face, d'autant plus lorsque quelqu'un vous le demande. Il avait cependant l'intuition qu'il mettait les pieds dans le plat.
- Mais vous avez raison. Si elle est seule, c'est une situation nettement plus propice à ce genre de pensées. Est-ce qu'elle vous a parlé des raisons de cette inquiétude ?
Hyacinthe s’autorisa à reprendre sa tasse, sans se presser.
Cependant, il nota le changement brutal de ton lorsque le jeune sorcier poursuivit la conversation. Elijah parla de cet "avant", sa voix portait plus de gravité que jusque-là. Hyacinthe le laissa aller au bout, sans l’interrompre, même quand il hésitait.
Un léger mouvement de tête accueillit sa phrase, comme pour marquer qu’il avait bien entendu.
- Je comprends, dit-il doucement. Son regard resta posé sur lui, calme, sans chercher à retenir ses déplacements. Votre mère, elle est sorcière ou moldue ?
Mais ce n’était pas seulement la magie qui retenait son attention. En effet, il avait accroché sur un détail. "Tous ensemble". Le mot avait vibré différemment, assez pour que Hyacinthe prenne le temps de choisir soigneusement sa formulation.
- Vous avez parlé de quand vous viviez "tous ensemble", reprit-il d’un ton feutré, presque précautionneux. J’entends... qu’il y avait quelqu’un d’autre, à ce moment-là. Est-ce que je me trompe ? Votre père, peut-être ?
Hyacinthe garda un petit silence, laissant à Elijah la possibilité d’esquiver ou de nuancer. Puis il ajouta avec un sourire doux qui visait à alléger le poids de ses propres questions. Il savait à quel point cela pouvait être difficile de faire face, d'autant plus lorsque quelqu'un vous le demande. Il avait cependant l'intuition qu'il mettait les pieds dans le plat.
- Mais vous avez raison. Si elle est seule, c'est une situation nettement plus propice à ce genre de pensées. Est-ce qu'elle vous a parlé des raisons de cette inquiétude ?
Hyacinthe s’autorisa à reprendre sa tasse, sans se presser.
340 @Elijah Cooper
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c