PNJ OS Un matin au goût de réconfort.

Reducio
Votre PJ est présent ? Oui
Nom et prénom du PNJ (+ lien avec le PJ) : Varanus, soutien émotionnel et confident
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Intérêt de ce RP pour votre PJ : Développer la relation entre le PJ et le PNJ tout en rassurant mon personnage sur un évènement passé (gardé flou parce qu'Rp (libre) sûrement abandonné)

Légendes :
*Pensées*
Gestes / Narration
Paroles Artamiel
Paroles Varanus

Mercredi 23 Mars
Dans la matinée, vers 09:00


POV Varanus


Cela faisait un moment que Varanus n’avais pas vu le petit renard couleur soleil dans les environs, ce jeune garçon plein de mystère et à l’aura aussi légère que les nuages. Artamiel Saul avait-il dit qu’il s’appelait, et quel joli prénom pour une jolie créature ! L’elfe était très heureux d’avoir rencontrer une personne si gentille, il lui a même offert quelques unes de ses fraises. Malgré qu’ils se croisent de temps à autres, après un mois dans les cuisines, c’est tout maussade que le pauvre Varanus retourna près de la fontaine dans l’espoir d’apercevoir le petit maître une nouvelle fois. Ne serait-ce qu’un de ses cheveux d’or, un éclat de ses yeux de chrome qui vous engloutissent comme le feraient les abysses, l’elfe de maison attendait patiemment l’apparition de son ami.

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C’est pendant un matin comme les autres que l’elfe trouva le jeune homme assis à la table des Serpentards, le nez plongé dans un livre. Ça ne l’étonna pas un instant de savoir que le garçon était une tête.
*Varanus est fier d’être ami avec une personne aussi intelligente !*
Ravi de le savoir ici, et surexcité de le revoir après si longtemps, il se précipita dans la Grande Salle, ignorant les complaintes de ses collègues de cuisine. Sans attendre, le voilà déjà debout sur le banc, à côté du jeune Saul, claquant ses deux mains entres elles pour attirer son attention.


"Varanus est heureux de retrouver Artamiel !-"

Un grand sourire solaire sur les lèvres, les beaux yeux bleus de Varanus brillent autant de joie que de douceur pour le Serpentard. Mais rapidement, toute cette bonne humeur fond comme glaçon au soleil. Il remarque les cernes plus profondes sous les yeux d’Artamiel, son teint pâle, presque livide, et ses mains fines paraissant plus squelettiques encore. Contrairement à la dernière fois, ce n’est pas une présence imposante qu’offre son ami, mais un silence pesant et incertain. Varanus, refroidit et pris de court, s’assoit sagement à côté du garçon, celui-ci le regardant du coin de l’œil. Sa voix fade et tranchante envoie un long frisson dans le dos courbé de l’elfe, le faisant déglutir.

"Varanus. Que veux-tu ?"

"Ton bien, petit maître."

"Je t’es déjà dis de ne pas m’appeler comme ça. Qu’entends-tu par là ?"

"Tu m’as l’air mal, et Varanus aimerait aider-"

"Je me débrouille très bien par moi-même de ce que je sache."

L’elfe ne dit rien, baissant timidement le regard vers le sol. Bien évidemment qu’Artamiel était assez doué pour s’en sortir seul ! Malgré tout, Varanus ne se défile pas, et lève à nouveau son visage vers son ami, près à argumenter et à forcer le destin. Mais tout ce qu’il pu faire, au final, fut d’avoir la bouche grande ouverte face au jeune homme.
Dans les couloirs, l’elfe avait entendu le surnom que lui donnait certains élèves : « Le prince fantôme », si sinistre pour une personne si jolie, quel gâchis se disait l’elfe. Pourtant, il ne pouvait nier qu’Artamiel était bel et bien la personne la plus froide et glaciale qu’il n’est jamais rencontré. Alors comprenez sa surprise quand, dans les yeux aciers du Serpentard, il ne vit que honte et regrets avec une authenticité désarmante. Malgré son visage fermé, sa voix indifférente, sa posture droite et tout le bon vouloir du monde, Varanus avait compris la plus petite des subtilités émotionnels du jeune Saul.
*Il me fait confiance, à moi.. il me l’a montré à moi.*
L’elfe reste silencieux, nettoie sa main sur son torchon en guise de vêtement et dépose simplement celle-ci sur l’avant bras de son ami.


"Tu n’as pas à te cacher. Tu n’es pas en danger avec Varanus, encore moins pour ce genre de choses."

Même si il n’a rien expliqué, rien exprimé, le jeune homme a compris et l’elfe regarda avec joie Artamiel lâcher un petit soupir, signifiant qu’il cède enfin, ses épaules se détendant peu à peu. Le regard du Serpentard se perd dans le vide, fermant lentement ses yeux, ses longs cils envoyant de longues ombres semblables à des larmes sur ses joues. Après un moment de contemplation intense du garçon, Varanus se reprends, sa voix se faisant toute petite.

"Tu veux en parler ?"

"Je ne veux pas, mais tu ne me laissera pas partir un secret aux lèvres n’est-ce pas ?"

"Non…"

"Qu'est-ce que je disais ?"

Ne sachant pas si son ami est amusé ou non, l’elfe le regarde fermer son livre calmement et le ranger dans son sac, attendant patiemment si celui-ci allait se confier, ou non.
*Et si il est en colère ? Agacé ? Ou pire...*
C’est quand sa voix plate d’émotions commença à s’élever dans l’air que les oreilles de Varanus se font le plus à l’écoute.


"Je n'es pas réussi à être à la hauteur de la seule chose qui me tenait à cœur. C'est de ma faute, si j'avais fais plus attention, ça ne serait jamais arrivé."

"Artamiel parles d'une personne ? Je penses que tu parles d'une personne... Elle ne t'en veut pas croit moi, elle doit-"

"Tu ne comprends pas ! Je dois être parfait, parfait en cours, parfait en ami, parfait en famille, et j'ai échoué pour une tâche aussi simple que d'être aux côtés de quelqu'un-"

La voix de Miel s'éteint sur la fin, brisée comme le serait un miroir. Lorsque Varanus regarda le garçon, il n'en cru pas ses yeux. La mâchoire crispée, les yeux brûlants de haine dirigée uniquement envers lui-même. L'elfe n'avait jamais vu son ami dans cet état, pas même qui que ce soit au final. Cette honte, ce dégoût profond pour sa propre personne, ça fait presque mal au ventre du pauvre Varanus.
*Il tremble. Oh non, petit garçon...*
Gentiment, il se décale contre le Serpentard, se blottissant contre lui, ses côtes saillantes le plantant comme milles aiguilles. Ce n'est pas pour autant qu'il bougea.
Il attend patiemment, dix, quinze, vingt, voir trente minutes. Il écoute la respiration d'Artamiel se faire plus silencieuse, jusqu'à l'inaudibilité. Les tremblements cessent, son regard s'adoucit. Avec un petit toussotement, l'elfe attire l'attention du jeune homme, un sourire doux sur ses lèvres.


"Ce n'est pas grave petit maitre, tu n'es pas obligé d'être parfait. Toi même est suffisant. L'humble Varanus est très heureux de connaitre son ami ainsi, et je suis sûr que cette personne l'est aussi."

"Aussi quoi ?"

"Reconnaissante ! Ça doit être bien d'avoir quelqu'un comme le jeune Saul pour garder nos arrières."

Bouche-bée, Artamiel ne dis plus un mot, observant son ami l'elfe comme on verrait un sombral pour la première fois. Puis, un soupir amusé, et fatigué lui échappe. Varanus se dit qu'autant de stresse doit l'avoir épuisé. Lentement, il lui offre de nouveau son espace personnel, son attitude enjouée revenant de plus belle. Il était là pour profiter de son ami après tout, et lui changer les idées ! L'elfe se pencha sur la table, sa voix pleine de vie et son regard plein de tendresse remplaçant enfin les pensées grises du prince fantôme qui l'embêtaient depuis un temps déjà.

1200 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."