Le baiser de la mort L.M

Samedi 17 septembre 2050

Avant qu'on ne commence à l'accuser de quoi que ce soit : Summer n'avait pas pour habitude d'écouter aux portes. Ni de colporter les rumeurs. Ni quoi que ce soit qui s'en rapproche. Sérieusement, le bouche à oreille, c'était pas trop son truc. Elle aimait pas les gens qui parlaient dans le dos d'autres gens.

Sauf que là... Bah elle avait entendu "Mina", "Matthew", et "baiser". C'était juste irrésistible ! Et puis, elle les connaissait. Donc c'était pas pareil.

Voilà ce qu'elle avait saisi : Matthew et Mina s'était vus au Camp Pédagogique (ok jusque là), et qu'ils s'étaient embrassés. Elle n'avait pas le contexte, mais les filles qui jasaient avaient toutes confirmé.

C'était bizarre, un peu. Si elle connaissait très mal Mina, et ce malgré leur dernière discussion, l'imaginer embrasser Matthew.... Et Matthew, en plus ! Il allait falloir qu'elle revoie ses préférences !

Mais bref, ce n'était pas le sujet. Quand elle avait entendu ça, ses pensées s'étaient plus ou moins résumées à : "Quoi ? Beurk ! Oh, Merlin. Lilith...". Donc là voilà, à arpenter les couloirs du château, espérant tomber sur son ancienne meilleure amie.

Evidemment qu'elle allait lui dire. Bien sûr. Mais ce n'était pas pour tenter de briser l'amitié entre Lilith et Mina. Vraiment, elle le jurait. Non, elle voulait lui dire au nom de leur amitié déchue. Peut être serait elle pardonnée, peut être pas. Mais au moins, dans sa propre tête, elle se serait rachetée.

Lilith méritait de savoir. Et elle était quasi persuadée que ni Mina ni Matthew ne prendrait la peine de lui raconter. Alors elle avait décidé d'être honnête : elle raconterait à Lilith, tout en précisant bien qu'il s'agissait d'un rumeur. Lilith se débrouilleraient ensuite avec eux pour confirmer ou non. Ca ne regarderait plus Summer.

Il fallait l'avouer : Summer se doutait un peu de comment Lilith allait réagir. En fait, elle le supposait assez facilement. Déjà parce que, au vue de comment elle avait réagi avec Summer, elle allait être jalouse. Ensuite parce que Lilith était Lilith. Mais vraiment, ce n'était pas le but de la Serpentard. Malgré sa dispute avec Lilith, elle l'aimait profondément. Si cette dernière était heureuse avec Mina et Matthew, et sans elle, alors tant mieux, qu'elle le reste.

Elle était tellement déterminée à ne rien faire de mal qu'elle avait pris la décision de conseiller à Lilith de réfléchir un peu avant d'aller leur parler. Bon, pas sûr que Lilith ne la laisse placer une aussi longue phrase, mais on verrait bien. En tout cas, cette fois, Summer ne voulait pas être la méchante. Elle estimait juste que Lilith devait savoir.

Tiens, d'ailleurs, la tête rousse qui venait d'émerger lui appartenait. Elle s'approcha d'elle rapidement, soudainement dévorée par le stress de devoir lui parler. La dernière qu'elles avaient échangé, ça s'était très mal terminé.
Mais il fallait aller de l'avant. Désormais, elles étaient simplement camarades, ça n'excluait pas les conversations. Alors, d'un ton doux, pour montrer qu'elle venait en paix, Summer lança :

-Lilith ? Je peux te parler deux secondes ?

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515 mots
@Lilith McKey Voilààààà

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Le baiser de la mort L.M
Lilith avait si mal commencé cette rentrée. Le divorce de sa meilleure amie, ses quatre vérités difficiles à encaisser, et ce petit plongeon dans le lac le soir même du retour à Poudlard… rien n’allait. Elle s’était même presque disputée avec Matthew. Tout ça pourquoi ? Parce que Summer avait décidé d’être honnête. Alors, ce jour-là, en quittant la salle commune pour chercher un peu d’air au parc — ses devoirs lui donnaient plus mal à la tête qu’autre chose —, Lilith espérait surtout ne pas tomber sur elle.

Mais dans les couloirs de la mort, on ne choisissait ni ses rencontres, ni la manière de les éviter. Évidemment, ce fut Summer qui la remarqua la première. Lilith grimaça en entendant son prénom franchir ses lèvres, elle qui avait déjà tant donné dans cette histoire. Tout ce qu’elle en avait retenu, c’était la rancune. Aucune remise en question, malgré les tentatives de Matthew. Lilith préférait désormais haïr avec la même intensité qu’elle avait aimé autrefois. Ignorer, pourtant, aurait été la solution la plus simple. Elle aurait pu détourner le regard, marcher tête haute, faire comme si Summer n’existait pas et s’asseoir dans l’herbe pour savourer les derniers rayons du soleil. Mais c’était mal la connaître.

Lilith serra son manuel d’astronomie entre ses mains. Elle songea sérieusement à le lui balancer en pleine figure. Après tout, ce n’était pas un livre de la bibliothèque, mais bien le sien : qu’il finisse cabossé ou froissé, elle s’en fichait. Elle le leva légèrement, et jura voir Summer se décaler d’un pas. Cette réaction la fit s’arrêter net. Elle expira bruyamment, son cœur hurlant vengeance, et dans ses yeux passa un éclat de venin. À cet instant, elle ressemblait à une selkie enragée, surgissant des profondeurs pour happer sa proie. Mais elle ne brandit ni lance ni trident : seule sa voix, qu’elle cracha d’une tonalité acide, fendit l’air :

QUOIII ?

La poitrine de Lilith se soulevait vite, trop vite. On aurait dit le Poudlard Express lancé à toute vapeur, incapable de s’arrêter avant l’impact. Son ancienne meilleure amie allait devoir jouer serré : un simple faux pas, et Lilith lui sautait au cou.

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Attention @Summer Jenkins, selkie enragée en vue !

Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Le baiser de la mort L.M
Summer savait comment Lilith allait réagir. Evidemment qu'elle le savait.
Alors elle ne réagit même pas quand Lilith lui cria dessus, en réponse. Elle ne cilla pas, ne cligna pas des yeux, et garda un visage neutre.
Rien sur son visage n'aurait pu montrer à quel point ça lui faisait, d'être traitée ainsi par sa meilleure amie. Enfin, son ancienne meilleure amie.

Elle haussa les sourcils, et répéta :

-Il faut qu'on parle.

Oui, Summer, se dit elle. Elle lui avait déjà fait comprendre, ça. Elle connaissait la patience, ou plutôt l'absence de patience, de sa camarade. Il allait falloir qu'elle enchaîne rapidement, si elle voulait avoir la chance de pouvoir placer un mot. Sauf que... Sauf que ces mots là, elle avait peur de le dire. Elle avait peur de Lilith, de sa réaction, de Matthew et de Mina.

Elle crevait de peur, elle était terrifiée. C'était comme sauter d'une falaise, et se rendre compte qu'on allait peut être y laisser sa peau uniquement après s'être lancé : c'était trop tard, Summer était déjà partie. Déjà lancée.
Il ne lui restait plus qu'à espérer que l'atterrissage ne serait pas trop brutal.

Elle prit une grande inspiration. Elle avait les mots prêts dans sa tête, mais ils refusaient de sortir, comme si on avait posé un bouchon dans sa gorge, pour la forcer à rester silencieuse. Même son corps semblait savoir à quel point ce qu'elle était en train de faire était une mauvaise idée.

Mais depuis quand Summer Jenkins écoutait elle la raison ?

Les mots jaillirent soudain de sa bouche, comme une source au printemps :

-Matthew et Mina. Au camp pédagogique. Il y a une rumeur. Ils se sont embrassés.

Ca sortit haché, mais ça sortit. Voilà, elle l'avait dit. Plus qu'à attendre l'ouragan qui ne manquerait pas d'acharner sa fureur sur elle. Parce qu'il allait arriver, il n'y avait aucun doute.

Lilith était comme le ciel : parfois elle était géniale. Lumineuse, éblouissante. Mais d'autres fois, elle s'en prenait à Summer comme une tempête, elle grondait comme le tonnerre, elle s'assombrissait comme les nuages.
Et il y avait les pires fois. Celles ou Lilith se transformaient en véritable ouragan, en tsunami, en tornade, et que Summer ne savait plus comment faire pour apaiser sa colère.

Ouragan, c'était dans le train. Là, elle estimait qu'elle en était encore au stade "tempête". Plus qu'à espérer qu'elle le reste...

Elle savait qu'elle aurait dû s'en tenir là. Attendre que Lilith digère la chose, et tout et tout. Sauf qu'elle ne put s'empêcher de reprendre la parole, parce que dans cette situation, elle détestait le silence qui menaçait de s'instaurer. Alors oui, elle reprit la parole :

-Après il parait que c'était pas sérieux, c'était juste un gage.

Elle se mordit la lèvre. Et voilà, encore une erreur.

-Fin bref, j'estimais que tu méritais d'être au courant.

Voilà. Si Lilith réagissait mal et qu'elle ne demandait rien, elle avait conclu : elle pourrait donc fuir en cas de besoin. Si elle pouvait, elle réajouterait l'histoire du "Tu devrais pas leur en vouloir". Sinon, tant pis. Elle s'en irait.

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518 mots
@Lilith McKey j'ai peur :ninja:
@Matthew Warren et @Mina Lee pour la mention ^^

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Le baiser de la mort L.M
Summer répéta une fois de trop, et Lilith sentit la patience lui échapper. Les insultes n’avaient jamais été son fort : quand les mots lui manquaient, elle levait les poings. Ce n’était pas une lettrée, notre Lilith, et elle le savait bien. Alors, oubliant même sa baguette — ou peut-être refusant de causer plus de mal qu’elle ne le voulait — elle s’avança vers Summer, prête à en découdre. Mais avant qu’elle ne puisse provoquer la bagarre, Summer lâcha un mot, une phrase, un choc. Tout bascula. La vue d’abord : un vertige la prit. Puis l’ouïe : le monde devint silence. Ses jambes tremblèrent, elle se rattrapa au mur sans presque le sentir. L’odorat, le toucher, tout s’effaçait. Lilith allait s’évanouir.

C’était une trahison, pas vrai ? Mina ignorait son attirance pour Matthew, mais Summer… Summer l’avait devinée. Et voilà que Mina flirtait avec lui. Et si elle les perdait, elle serait seule. Ses larmes coulèrent l’adieu. Puis Summer, qui devait bien voir la détresse qu’elle semait, lui lança un lumos dans la pénombre... un gage. Lilith respira de nouveau. C’était toujours horrible, mais au moins il restait un doute. Et pourtant… si Summer se moquait d’elle ? Si elle voulait simplement se venger ?

La main sur sa poitrine, Lilith attendit que son cœur cesse de s’emballer. On pouvait dire ce qu’on voulait, mais oui, elle était folle — et ce n’était qu’un euphémisme quand on parlait de son obsession pour Matthew. Il avait été le premier. Premier regard, premier mot, premier à la toucher sans la rejeter. Sa famille l’aimait, bien sûr, mais Matthew… c’était le premier garçon de son âge à lui donner envie de rester ici, quand tout en elle voulait fuir. Alors qu’importe ce que Summer pensait, qu’importe cette vérité qu’elle croyait bonne à dire : Lilith préférait cent fois le déni.

Tu te prends pour qui, sérieux ?! murmura-t-elle, sifflante comme un serpent prêt à mordre. «Tu crois quoi ? Que je vais te dire merci, Summer ? Merci de m’apprendre ce que ça fait d’être de trop ?!» Les mots jaillirent d’un trait, brûlants. Lilith, qui n’avait jamais été une oratrice, s’étonna elle-même d’en cracher autant.

Elle s’avança à pas hésitants, prête à s’agripper aux vêtements de Summer si nécessaire. Une fois assez près, d’un geste brusque, elle attrapa sa cape pour se rapprocher. C’était difficile de la voir d’aussi près, mais Lilith voulait lui faire mal, vraiment mal.

Ah, quelle gentille Summer… SUMMER LA MÉRITANTE !!

Des larmes lui brûlaient les yeux, salées comme ses mots prêts à sortir. Ils allaient détruire. Colère, peur, dégoût d’elle-même… tout tourbillonnait, impossible à retenir. Elle se haïssait déjà pour ça, mais avançait quand même, irrésistiblement. Et malgré les larmes qui brouillaient sa vue et le goût amer dans sa bouche, elle lâcha le coup de grâce.

Mais si t’étais si méritante… tu serais pas toute seule, non ?

Lilith s’entendit dire l’impensable. Summer était une fille bien, une amie précieuse, bien meilleure qu’elle. Mais dans ces moments-là, rien de bon ne sortait de Lilith : seulement du poison. Avant Poudlard, jamais elle n’avait été ainsi. Sur son île, elle se disputait avec ses frères, mais rien de comparable. Ici, entourée d’enfants méritants, elle devenait plus dure, plus cruelle. Le château la rongeait, la rendait mauvaise. Et elle cria, presque hors d’elle, déformée par ce flot de colère. En cet instant, Lilith n’était pas belle à voir. Summer devait bien avoir peur : peur d’avoir transformé la petite sorcière en monstre.

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@Summer Jenkins c'est horrible :cry2:

Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Le baiser de la mort L.M
La réaction de Lilith face à la réaction de la Serpentard heurta cette dernière plus qu'elle ne l'aurait cru possible. On aurait dit qu'elle allait s'évanouir, et, l'espace d'un instant, Summer se demanda si elle devait partir chercher l'infirmier en courant. Sauf que la surprise la clouait au sol. Lilith semblait... Enfin, c'était inconcevable pour Summer de se mettre dans un tel état pour un baiser. Un baiser de rien du tout, échangé entre deux adolescents inconscients qui cherchaient simplement à s'amuser, qui plus est.

Elle fit un pas en avant, prête à attraper le bras de la Gryffondor, à la soutenir pour lui éviter de s'écrouler. Sauf qu'au même moment, Lilith se réveilla, et Summer se pressa de reculer.

Aussitôt, comme elle s'y était attendue, la tempête s'abattit sur elle. Lilith lui cria dessus (tiens donc). Summer crispa sa mâchoire, mais ne répondit rien. Il ne valait mieux pas, et elle le savait. Elle ne ferait qu'empirer les choses. Non, elle se contenta de combler les fissures de sa belle armure d'impassibilité en attendant que Lilith ait fini et qu'elle puisse reprendre la parole.

Quand Lilith lui dit qu'elle ne la remerciait pas de lui faire se sentir de trop (à quelque chose près), Summer aurait voulu pouvoir se dire satisfaite. Soulagée. Contente. Satisfaite d'avoir enfin fait réagir Lilith, de lui avoir fait mal. Soulagée de voir que, peut être, elle allait enfin comprendre ce que ressentait Summer. Contente de se dire qu'elle lui avait rendu la monnaie de sa pièce.

Sauf que non. Son coeur, sa gorge, ses entrailles elles même étaient serrées, nouées. Elle était désolée, sincèrement désolée, de voir ce que ça faisait à Lilith.

A la phrase d'après, quand Lilith passa à l'ironie, Summer sut qu'elles étaient entrées dans la partie "ouragan". Elle déglutit difficilement, serra les poings et les enfouit dans ses poches. Pinça les lèvres. Cligna des yeux pour retenir ses larmes.

Elle baissa les yeux. Sans même qu'elle ne s'en aperçoive, obnubilée comme elle l'était par les mots terribles qui sortaient de la bouche de la rousse, Lilith l'avait attrapé par la cape.

Les deux filles étaient maintenant tout près. D'un point de vue extérieur, on aurait pu penser qu'elles allaient se battre. Le coeur de Summer se serra davantage encore. Etait ce qui allait se produire ? Lilith allait elle abandonner les mots pour la frapper ? Summer le préférait presque. Au moins, les coups, ça ne blessait que physiquement. La douleur finissait par disparaître. Alors que les mots, les mots de celle à qui elle s'était confiée, les mots de celle qui connaissait tous ses points faibles... Ils s'infiltraient au plus profond d'elle même, ils venaient atteindre les profondeurs de son coeur, et ils y creusaient un trou.

Et bon sang ce que ça faisait mal.

Elle se croyait capable de résister à tout. De résister à sa famille, de résister à Victrine, de résister à la métamorphose, à tout ce qu'elle détestait. Elle s'était même cru capable de résister à Lilith. Elle l'avait cru si longtemps, elle s'était obstinée sur cette pensée.

Sauf que quand la phrase suivante jaillit des lèvres de Lilith, Summer se rendit compte qu'elle s'était lamentable trompée.

Et sans même le vouloir...
Elle n'était pas une armure.
Sa main se leva...
Juste un corps, une fille fatiguée.
Se leva encore...
Fatiguée de se prendre des coups.
Prit de l'élan...
Et de les encaisser en silence.
Et s'abattit sur la joue de Lilith.

La claquement résonna dans le silence, froid, glacial, aussi mauvais que les mots de Lilith. Puis le silence. Summer baissa les yeux sur sa main, puis les remonta sur la joue de Lilith qui se colorait de rouge, surprise. Choquée.

Elle l'avait gifflée.

Son expression stoïque l'avait abandonnée. Maintenant, la bouche entrouverte, les yeux écarquillés, elle était la personnification même du choc.

Elle. L'avait. Frappée.

Son autre main, s'en même qu'elle ne s'en rende compte, vint se plaquer sur sa bouche.

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559 mots
@Lilith McKey Summer a finalement frappée la première :shock:

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Le baiser de la mort L.M
Lilith éclata d’un rire nerveux, puis cria avant de fondre en larmes. C’était ridicule : c’était elle qui avait prononcé l’irréparable. Toute colère envolée, il ne restait que ses larmes pour pleurer. Elle se haïssait à en trembler. Si seulement elle pouvait cesser d’être elle, ne serait-ce qu’un instant. Et au moment même où Lilith s’apprêtait à s’excuser — pour la première fois —, Summer la gifla. Le choc claqua dans l’air. Les larmes, elles, continuaient de couler, accessoires indissociables de Lilith dès que Summer se trouvait là. Quand Summer porta sa main à sa bouche, comme stupéfaite de son geste, Lilith porta la sienne à sa joue brûlante. Pour rien, juste parce que ça faisait trop mal, dehors comme dedans.

Lilith explosa une nouvelle fois. L’ego, sûrement. Mais surtout ce réflexe qui la poussait toujours à rendre les coups… et la rage de devoir se supporter après ça.

JE TE HAIS, SUMMER !

Et c’était peu dire. À cet instant précis, Lilith ressentait pour elle plus de ressentiment que pour quiconque. Peter ? Rien. Stella ? Une broutille. Narcisse ? De la pacotille. Non, la seule personne qu’elle ne voulait plus jamais revoir, c’était Summer.

Lilith lui attrapa la main et la fit basculer au sol. Summer, sonnée, tomba lourdement. Alors Lilith s’assit sur elle, prête à cogner encore et encore. Elle allait franchir une limite. L’irréparable, elle l’avait déjà fait, mais là… Là, ce serait pire. Une rupture nette, irréversible, le début d’une relation empoisonnée, bâtie sur la haine. Même « ennemies » n’était pas assez fort : si elles continuaient ainsi, en quoi allaient-elles se transformer ?

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Les actions de @Summer Jenkins sont validées par la joueuse.

Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Le baiser de la mort L.M
Valérie traversait les couloirs avec un air ravi. Le fait de se retrouver ici, dans cet endroit ayant façonné son histoire et vu grandir, la remplissait d'émotions. Rien n'avait changé, si ce n'est quelques tableaux dont les cheveux étaient devenus grisonnants, voire... inexistants. La musicienne avançait rapidement vers la salle de répétition, le bruit de ses talons disparaissant dans le bruit général des élèves. Elle portait sous le bras une pile de partitions fraîchement écrites de sa main, prête à les présenter à ses merveilleux chanteurs du chœur. Enfin, fraîchement était un grand mot lorsque l'on sait que plusieurs miettes de chocogrenouilles s'y trouvaient écrasées.

Soudain, un bruit réussit à trouver son chemin jusqu'au creux de son oreille. Il détonnait dans l'ambiance environnante et un sentiment d'alerte s'éveilla. Valérie s'arrêta net et observa la scène devant elle. Deux jeunes filles se faisaient face, furieuses. Celle aux cheveux longs, bouclés, venaient d'adresser une gifle déconcertante à sa camarade, qui, à son tour, avait répliqué en la propulsant sur le sol. Valérie accourut et, d'un geste théâtrale, rattrapa le poignet de la jeune rousse à la volée.

« STOOOOP ! Doucement mes colombes, une claque de plus et ce sera le début d'un opéra tragique à ce rythme. » Elle relâcha le poignet de la fillette et recula de quelques pas pour leur laisser le temps de se relever. « Vous entendez ça? Ecoutez bien... » dit-elle en plaçant son index au niveau de son oreille. Une voix rauque et forte se fit entendre au loin. « Eum, non, je ne parle pas du cri de monsieur Bazzanez au fond du couloir. On croirait entendre le cri d'un hibou enrhumé, vous ne trouvez pas? Non, je parle bel et bien de la note disciplinaire!»

Valérie leva les bras au ciel telle l'actrice d'une tragédie grecque. Elle ferma les yeux et prit une grande inspiration. « On ne frappe pas. Jamais. Au sein de cette école, la violence n'est pas tolérée, et encore moins sous mes jolis yeux. Alors, ma chère, » prononce-t'elle en se penchant vers la brunette, « ton poignet vif te coutera une retenue. Mais pas d'inquiétude, ce ne sera rien de terrible. Tu devras venir demain dans la salle de répétition pour... recopier toutes ces belles partitions !» fit-elle en désignant le tas qu'elle tenait sous son bras.

« Quant à toi ma douce, » dit-elle en se tournant vers la rouquine, « tu vas me suivre. Nous allons regarder comment transformer toute cette énergie. Evidemment, tu auras toi aussi une retenue. » Valérie adressa un sourire aux deux jeunes filles avant de tourner les talons pour continuer son chemin vers la salle de répétition. « Mais oui ! Et si je rajoutais un ré bémol dans cette partie est-ce que cela irait mieux que le cri de troll de la dernière fois? »

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@Lilith McKey & @Summer Jenkins, vous avez fait forte impression :ninja:
@Romain Bazzanez pour la mention

Présence réduite les week-ends - #4f5a87
Cheffe de chœur depuis le 1 septembre 2050 - Vava en papillon avec la fabuleuse Abigail Grey!

Le baiser de la mort L.M
Summer s'était attendu aux cris de Summer. A ces larmes.
Enfin, il fallait le dire : elle n'était pas venue pour ça dégénère comme ça, hein. Mais bon, à partir du moment où elle l'avait giflé... Elle savait qu'elle était allée trop loin. Elle savait que Lilith allait réagir, et que ça ne lui plairait.

Bref, elle s'y attendait. A ses cris, ainsi qu'à sa haine. Oui, elle avait levé la main sur elle. Lilith pouvait bien la haïr, maintenant, c'était mérité.

En revanche, ce à quoi elle ne s'attendait, c'est à la force avec laquelle Lilith la projeta au sol. Toujours sous le choc du coup qu'elle avait administré à celle qu'elle avait longtemps considéré comme sa meilleure amie, elle ne résista pas, et se laissa presque tomber d'elle même. Même la douleur ne se fit pas sentir, tellement tout cela semblait... irréel.

Par terre. Elle fronça les sourcils. Pourquoi elle était par terre. Lilith s'assit sur elle. Oh, oui, c'est vrai.

La rousse avait l'air prête à la frapper.

Summer soutint son regard colérique, la défia. Qu'elle la frappe.

-Frappe moi, vas y, murmura-t-elle d'une voix rauque.

Elle aurait presque voulu qu'elle le fasse. Pour beaucoup, beaucoup de raison. Premièrement, pour lui rendre son coup. Ainsi, Summer ne se sentirait pas coupable de l'avoir giflé, puisque l'autre se serait vengée. Deuxièmement, pour tout briser, définitivement. C'était naïf, très naïf, oui, mais Summer, au fond d'elle avait encore l'espoir que tout puisse s'arranger. Qu'elles puissent reconstruire, plus solidement, ce qui avait été détruit. Et cet espoir était vain, ridicule et blessant. Elle voulait qu'elle disparaisse. Troisièmement, parce qu'elle voulait avoir mal. Oui, elle voulait que Lilith change de façon de la blesser, et que la douleur que lui infligeraient ses poings lui fasse oublier la douleur de ses mots, tout à l'heure.

Sauf que Lilith n'eut pas le temps de réagir. Une main se referma sur son poignet, la tira en arrière. Summer, toujours par terre sans chercher à se redresser, fronça les sourcils. Bon sang, on pouvait pas les laisser tranquilles, pour une fois ?

C'était une femme, jolie. Pas une prof. Elle disait un truc à Summer... Oh, oui, c'était la nouvelle Cheffe de coeur. Summer l'avait aperçu une fois ou deux, sans jamais lui adresser la parole.

La nouvelle venue se mit à parler, parler, et... encore parler. Summer, hébétée par ce qui venait de se passer, tentait désespérément de suivre, sans trop succès. Pourquoi.... Hein ? mais de quoi elle parlait ?

Punie ? Oh, bah elle pouvait la punir, elle n'en avait pas grand chose à faire.

Elle se redressa, par pur réflexe. Son cerveau avait pris des vacances, maintenant c'était l'instinct qui prenait la relève. Tout était trop... Bizarre.

Une heure de retenue. Elle aurait une heure de retenue. Un instant, elle en fut affectée, avant que son esprit ne lui rappelle qu'elle n'en avait rien à faire, d'être punie.

Cela suffit à la ramener à elle. Elle haussa les sourcils alors que Miss.... Hm, la Miss commençait à s'éloigner.

Aussitôt, elle braqua son regard sur Lilith, sans savoir si cette dernière allait s'en aller ou pas. Si c'était le cas, elle devait avoir le dernier mot. Aussi, elle se pressa de lui lancer :

-De rien de t'avoir mise au courant, en tout cas. Evite de réagir comme ça si Matthew te l'avoue, je ne suis pas sûre qu'il apprécie autant que moi.

Elle serra les dents. Ca y est, la douleur d'avoir été projetée au sol arrivait. Son dos la lançait, le poignet que Lilith avait attrapé et légèrement tordu la lançait.

Elle était moins forte que ce qu'elle le pensait, réalisa-t-elle en dévisageant Lilith.

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614 mots
@Valérie Hamilton Merci pour votre intervention !
@Lilith McKey, je n'ai plus les mots :'(

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Le baiser de la mort L.M
Lilith était prête. Elle allait le faire. Il lui fallait juste… juste un souffle de courage. Mais non. C’était plus fort qu’elle... elle ne pouvait tout simplement pas. Même quand Summer l’encouragea de son regard de braise. Était-ce le reflet des propres flammes, ou bien la preuve que Summer perdait, elle aussi, la raison ? Par chance, une adulte intervint et les stoppa à temps. Lilith ferma les yeux et respira pour de bon.

Contre toute attente, elle en fut soulagée. Si son geste avait abouti, jamais elle ne se serait pardonnée. Lilith se laissa donc happer par cette femme fantasque, pour oublier ses mots cruels, crachés, gravés à jamais. L’adulte dégageait un grain de folie léger, presque comique, si loin de celui qui rongeait Lilith… lui offrant un bref répit, juste assez pour que la honte s’abatte sur elle, serrant sa poitrine, la laissant vide, immobile, collée au sol. Lilith ne jeta pas un regard à Summer ; elle fixait obstinément ses chaussures, surtout quand on annonça sa retenue. Lilith avait mérité cette gifle, mais les mots restaient coincés dans sa gorge, asséchée par ses yeux qui ne cessaient de parler.

Elle se sentait presque soulagée de suivre l’adulte, fuyant Summer et son avertissement de ne jamais agir ainsi devant Matthew. Lilith acquiesça en silence. Elle refusait de passer pour une victime devant celle qui l’était depuis le début. Elle n’était qu’une meurtrière d’amitié, une gamine qui perdait pied et qui finirait, à force, à Azkaban. Recroquevillée, elle avançait derrière la femme, séchant ses larmes, puis, presque instinctivement, prit sa main et la serra fort. À cet instant, Lilith sentit qu’elle avait besoin d’aide, pas celle des autres, mais de la sienne, car cette femme allait l’aider à transformer son énergie. Lilith voulait y croire. Elle voulait changer.

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@Summer Jenkins, j'espère qu'elles n'iront pas plus loin :'( . Merci miss @Valérie Hamilton.

Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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FIN DU RP

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