20 sept. 2025, 20:01
Portrait en flagrant délit
3 septembre 2050
Lac
Avec @Dorian Peachey

Rhéa était assise sur une nappe étalée près du lac, les genoux légèrement relevés, le regard perdu dans le reflet de l'eau. À côté d'elle, sa boîte d'aquarelles restait fermée pour l'instant, ses pinceaux posés négligemment, comme si elle attendait que l'inspiration vienne d'elle-même. Le clapotis tranquille de l'eau contre la rive et le chant lointain des oiseaux semblaient rythmer sa respiration. Elle laissait son esprit vagabonder, observant la lumière danser à la surface du lac et les ondulations des feuilles flottant doucement, cherchant quelque chose à capturer sur le papier.

Elle avait dessiné le lac des centaines de fois, à l'aquarelle, au crayon gris, au fusain et même à la peinture à l'huile. Elle en connaissait tous les détails ; elle pourrait le reproduire enfermée dans sa chambre sans aucun souci. Et c'était cette simplicité qui la dérangeait, qui l'empêchait de sortir ses pinceaux cette fois-ci.

Elle avait essayé autre chose, le chêne et sa stèle immaculée. Mais ils lui semblaient si... ennuyants. Immobiles depuis des décennies, forcés de contempler le lac à jamais. Aucun défi à relever.

Rhéa soupira et balaya le parc du regard. Son regard s'arrêta, figé par une nouveauté.

Ça, par contre... ça en était un.

Un jeune garçon. Blond. Perché sur la rive du lac, le regard rivé aux doux balancements de l'eau. Il n'était pas commun. Vêtu d'une salopette étrange, comme si elle représentait un animal magique qu'elle ne connaissait pas, il contrastait avec les idées que les sorciers se faisaient de la mode. Ses chaussures étaient tout aussi singulières, vertes comme une pomme, ornées de motifs colorés et mignons.

Il avait un sacré style.

Mais ce qui contrastait avec cette allure enfantine, ce n'était pas son regard paisible, mais l'ombrelle qu'il dressait au-dessus de ses cheveux blonds. Une ombrelle élégante, si présente chez les femmes de la haute société, que Rhéa n'aurait jamais imaginé voir associée à un style si unique.

Oui. Il avait vraiment attiré son attention.

Elle ne perdit pas une seconde de plus. Elle trempa son pinceau dans l'eau trouble du lac et l'imprégna d'une couleur ocre. Elle effleura à peine sa palette, puis étala les poils du pinceau sur son papier. Ses traits étaient loin d'être précis, mais assurés.

Rhéa fit glisser le pinceau, laissant l'ocre se diffuser en touches légères et floues. Elle inspira profondément, laissant son pinceau suspendu quelques instants au-dessus du papier. Ses traits, auparavant secs et imprécis, prirent une nouvelle direction. Elle traça les contours du garçon, d'abord les formes générales, puis le profil délicat et la posture presque irréelle. Chaque détail la fascinait : la texture de sa salopette, la lumière sur ses cheveux blonds, le contraste improbable de l'ombrelle si raffinée. Elle essayait de capturer non seulement son apparence, mais cette singularité qui émanait de lui, ce mélange inattendu d'enfance et d'élégance. Ses yeux ne quittaient pas sa silhouette, et pour la première fois depuis longtemps, le parc et le lac s'effacèrent. Il ne restait plus que lui... et son œuvre.

Reducio
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499 mots
Et voila ! J’espère que ça te plaît ^^

"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84

2 oct. 2025, 18:49
Portrait en flagrant délit
Ce jour-là Dorian avait décidé de profiter du grand air et de se dégourdir les jambes dans le parc. L'été n'était pas sa période préférée de l'année pour faire des balades, mais cette année, il était paré ! Durant les vacances, il en avait profité pour s'acheter -enfin demander à ses parents- une ombrelle pour se protéger des vilains UV qui le transformaient en tomate bien mûre. Être aussi pâle que Blanche Neige rendait bien en hiver, quoi que disparaître dans son environnement n'était pas si génial, mais ce satané soleil était l'ennemi numéro un surtout durant les longs jours d'été. Mais avec ce nouveau bouclier, l'étoile de feu n'avait qu'à bien se tenir !

Le voilà dès à présent dans le parc, vêtu d'un accoutrement des plus enfantins, juste devant le lac à observer l'horizon. Le calme régnait et Dorian se perdit dans les vaguelettes de l'eau. Le simple mouvement régulier de ces dernières suffisait à faire disparaître la tension dans son dos. Depuis le banquet, une petite voix dans sa tête lui rappelait l'existence d'une personne qu'il voulait éviter à tout prix, un souvenir de son passé qui mériterait de tomber dans l'oubli. Mais ici, c'était reposant, ou peut-être même paisible et la voix s'éloignait de plus en plus. Une légère brise sifflait dans ses oreilles pour l'encrer dans l'instant présent alors que l'horizon fait d'eau et de montagnes remplissait son champ de vision. Dorian prit une grande inspiration avant de libérer tout cet air de ses poumons. Un petit sourire apparu sur ses lèvres, le sentiment de sécurité était bien présent dans son esprit.

Puis un clignement de ses paupières et il sortit de sa transe. Combien de temps était-il resté ici ? Il n'en avait aucune idée, mais cela ne le dérangeait pas. Toutes les émotions négatives semblaient avoir disparu pendant ce lapse de temps. Maintenant, il était prêt à revenir sur l'apprentissage de ses sorts ou plutôt la révision de ses sorts. Le blondinet allait retourner au château quand il vit au loin une fille brune assise au bord du lac qui l'observait de manière intense. Quelque chose clochait avec ses habits ? Dorian regarda sa salopette Ronflex, mais il ne trouva rien hors de l'ordinaire à ses yeux. Son regard retourna sur la fille et, pris par la curiosité, s'avança vers elle doucement.

Arrivé à sa hauteur, le jeune Poufsouffle pencha légèrement la tête en voyant le matériel d'art au côté de l'inconnu. Une artiste ? Des petites étoiles apparurent dans les yeux de Dorian, l'art quelle belle chose.

"Tu dessines ? C'est trop bien ! Je peux voir ?", le blondinet demanda avec un émerveillement des plus innocents.

445mots
@Eleanora Sywell
Mots souligné pour le challenge "Moi, le Magicien !"

Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage

12 oct. 2025, 13:02
Portrait en flagrant délit
L'ombrelle filtrait les rayons du soleil sur la peau d'albâtre du garçon, dessinant sur son visage des éclats mouvants, presque irréels. Ses cheveux blonds s'agitaient sous la brise d'un été écossais, ondulant comme les reflets du lac. Il restait immobile, le regard perdu vers l'horizon d'eau, ce désert liquide où s'enfouissaient les mystères du lieu.

Rhéa se pinça les lèvres lorsque son pinceau dérapa plus brusquement qu'elle ne l'aurait voulu. La ligne était trop vive, trop nerveuse, brisant la douceur qu'elle tentait de peindre. Elle inspira, resserra sa prise, puis reprit. Les vêtements du garçon la défiaient : trop de textures, trop de teintes à dompter. Le vert du pull se mêlait au bleu de la salopette dans un dialogue imprévisible où la logique cédait la place à la fantaisie.

Sa lèvre se détendit et son expression contrariée s'effaça. Elle s'amusait trop pour s'en formaliser. Ce genre de défi, elle l'attendait toujours. Le hasard des couleurs, l'inattendu des formes... Un sourire, timide d'abord, monta sur ses lèvres avant de s'y ancrer.

Son pinceau absorba du bleu, puis un soupçon d'orange. La magie opéra. L'eau s'assombrit sous ses gestes mesurés, fusionnant avec l'azur de la créature qu'elle faisait naître. Les ombres glissaient, les contours se tissaient.

Un souffle traversa le lac, troublant un instant le reflet du ciel. Rhéa leva la tête, pinceau suspendu. Elle n'était plus très loin d'achever son œuvre. Quelques détails résistaient encore — un pli de tissu, la lumière sur l'ombrelle — mais l'équilibre s'installait déjà.

Son regard remonta vers son modèle. Le garçon ne contemplait plus le lac.

Deux pupilles vertes croisèrent les siennes, d'un bleu céruléen. Le choc fut bref, mais suffisant pour lui faire manquer un battement.

La douceur du garçon s'était muée en curiosité. Il la regardait, sans gêne, puis fit un pas. Et un autre.

Non. Non. Non. Surtout pas...

Un frisson remonta le long de son dos. Il avançait lentement, son ombrelle oscillant au rythme de ses pas, projetant des éclats tremblants sur l'herbe. Son visage restait paisible, intrigué, presque candide. Rien d'hostile. Mais chaque pas effaçait un peu plus le charme du moment.

Elle sentait la scène se désagréger sous ses yeux. Sa muse quittait sa pose, sa perfection fragile s'échappait. Dans un réflexe presque désespéré, elle grava mentalement chaque détail : la lueur du soleil sur l'ombrelle, la teinte exacte de ses cheveux, la courbe tranquille de ses épaules.

Il s'approchait toujours. Rhéa, sans bouger, pria pour que sa mémoire ait retenu tout ce que son pinceau n'avait pas eu le temps de figer.

Une voix lui parvint — émerveillée, légère, sans retenue.

Rhéa le regarda un instant, les mains suspendues au-dessus de l'aquarelle, à quelques centimètres du papier, pour ne pas troubler le fragile équilibre des couleurs.

Malgré la naïveté du garçon, elle n'avait pas envie qu'il voie. Elle évitait son regard, hésitante. Pas par honte — il devrait être flatté d'avoir été sa muse — mais parce que c'était inachevé, parce qu'elle n'était pas satisfaite.

Ce regard clair et brûlant de curiosité la fixait toujours. Ses épaules se relâchèrent enfin. Son bras retomba sur la nappe, révélant le dessin à la lumière.

Il est pas fini, dit-elle simplement. C'est normal si c'est pas parfait.

538 mots
@Dorian Peachey

"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84

16 nov. 2025, 17:18
Portrait en flagrant délit
Les yeux du blondinet étaient toujours remplis de curiosité. La Serdaigle semblait mal à l'aise, comme si sa présence n'était pas tant voulue. Nan, elle était plus... déçu ? Dorian n'arrivait pas trop à la lire. Après un certain temps, la fille laissa le dessin visible aux yeux du Poufsouffle. Le garçon s'accroupit devant elle, pour pouvoir voir l'œuvre d'art inachevé plus en détails. Imparfait ? Ce n'était pas le mot que Dorian emploierait à la vue de l'aquarelle posée si légèrement sur le papier pour former sa silhouette en face du lac.

"Moi, je trouve que c'est trop beau ! Je voudrais trop pouvoir faire ça aussi, mais j'ai trop du mal avec les bonhommes...", il avoua un petit peu déçu de ses prouesses artistiques. "C'est de l'aquarelle non ? Vraiment t'es trop forte ! Mon papa il m'a dit l'aquarelle c'est un peu dur à maîtriser, mais quand on y arrive ça fait des beaux résultats.", le garçon expliqua avant de se rapprocher un peu plus. Ses yeux glissèrent le long du parchemin pour s'imprégner de tous les détails. Le blondinet remarqua sa salopette Ronflex qui rajoutait un côté enfantin en contraste avec les coups de pinceaux et les petites éclaboussures calculées.

"Du coup... C'est moi ?", Dorian demanda en sachant pertinemment la réponse, c'était comme pour être sûr qu'il s'était accroché à la bonne perche. Tout doucement, ses joues prirent une teinte rose. C'était plutôt flatteur d'être dessiné aussi bien par quelqu'un, surtout une inconnue. Elle n'avait pas fini, c'est bien ça ? Les yeux émeraude du jeune garçon croisèrent les saphirs en face de lui. "T'as dit que c'était pas fini... Tu veux que je me replace là où j'étais ? Comme ça, tu peux finir !", il s'exclama avec un grand sourire.

Le garçon se releva puis se tourna vers la direction d'où il était venu... Bah, mince, il était où déjà ?

318mots
@Eleanora Sywell je m'excuse pour mon retard :sweatingbullets:

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