Retour au pays et nouvel héritage
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui / non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Frédérick WINSTON (Grand-père de Rosaleen - #727272) & Blake BYRNE (Mentor de Rosaleen - #504111)
- Lien vers la fiche du PNJ : Par ici (PNJs Famille)
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Rosaleen revient dans le cottage de son arrière-grand-mère pour la première fois depuis le décès de cette dernière. C'est un voyage dans lequel elle apprendra des choses sur sa famille mais surtout, elle pourra faire son deuil et accepter de tourner la page.
Juillet 2050
Dans la matinée
Cottage de V. WINSTON, Galway, Irlande
Dans la matinée
Cottage de V. WINSTON, Galway, Irlande
Rosaleen avait beaucoup appréhendé ce voyage avec son grand-père. Depuis qu'elle était allée le voir à l'hôpital en janvier et qu'elle était partie en furie, ils ne s'étaient plus revus. La future troisième année savait que son grand-père ne lui en tenait plus rigueur mais elle ne pouvait s'empêcher de se demander comment cette semaine en Irlande seule avec lui allait pouvoir se passer. Seraient-ils à l'aise tous les deux ? Ou au contraire, seraient-ils tendus ?
La jeune fille avait dit au revoir à ses parents puis elle avait transplaner au bras de son grand-père jusqu'à Galway.
Frédérick avait décidé de réserver un petit hôtel pas très loin du cottage ne sachant pas dans quel état il serait. La chambre de Rosaleen donnait sur la mer et était magnifique. Elle avança vers la fenêtre tout en admirant l'horizon qui s'offrait à elle. Frédérick entra quelques instants plus tard dans la pièce.
- Je me suis dit qu'on pourrait manger quelque chose avant de se rendre directement au cottage, proposa-t-il à sa petite fille.
Rosaleen se retourna vers lui et répondit timidement :
- Oui si tu veux.
La jeune fille suivit son grand-père jusqu'à un petit restaurant. Tous deux mangèrent en silence, se regardant de temps en temps. Ni le grand-père, ni la petite-fille n'osaient dire un mot de peur de froisser l'autre en silence. Ils avaient besoin de temps pour s'apprivoiser et ils ne voulaient plus faire souffrir l'autre. Ils finirent assez rapidement leur déjeuner et sortirent du restaurant irlandais. Ils marchèrent le long de la côte en silence, chacun respirant l'air frais irlandais qui leur avait tant manquer.
Lorsque la silhouette familière du cottage se dessina devant eux, les deux WINSTON s'arrêtèrent en même temps, admirant la vue qui s'offrait à eux. Les souvenirs remontaient et sans crier gare, les larmes roulèrent de concert sur les visages de Rosaleen et Frédérick. Ils en avaient vécu des moments dans cette petite maison. Lentement, Frédérick s'essuya les joues et sans regarder sa petite-fille, prononça simplement :
- Je pars devant. Prends le temps qu'il te faut...
Puis, les pas familiers du vieil homme foulèrent le sol jusqu'à la porte de cette bâtisse qui abritait les moindres détails de leurs souvenirs.
Retour au pays et nouvel héritage
Rosaleen avait observé son grand-père entrer à l'intérieur du cottage. Elle aurait aimé le suivre mais une force en elle l'en dissuadait. Elle se retrouvait pour la première fois face à la seule chose qui représentait parfaitement son arrière-grand-mère. Ce cottage avait été le roc solide et fier de son aïeule. Pour Rosaleen, revenir ici sans la présence de Mamie Vickie c'était accepter sa mort et son deuil. C'était faire un pacte avec cette tragédie et d'enfin tourner cette page. C'était la dernière pièce du puzzle, le dernier chapitre. Voilà pourquoi la gryffone voulait graver ce moment parce qu'elle savait qu'au moment où elle franchirait cette porte, elle tournerait cette maudite page.
Elle ferma les yeux, respirant l'air quelques minutes puis lentement, elle les rouvrit. Ce fut à cet instant précis qu'elle le vit arriver, comme dans un rêve.
Lui. L'homme qu'elle n'avait pas vu depuis si longtemps.
Celui qui autrefois la faisait rire aux éclats.
Celui qui était toujours présent quand elle passait chez Mamie Vickie.
Celui qui avait été là le jour où tout a basculé.
Et celui qu'elle n'avait plus jamais revu depuis la mort de son aïeule.
Mais celui qu'elle n'avait jamais réussi à oublier.
Lui. Blake.
A la vue du vieil homme qui se tenait debout, sur le porche de la maison voisine du cottage, pipe à la bouche et mains dans les poches, Rosaleen en resta bouche bée. Une seconde. A la deuxième, elle courrait déjà vers lui, les mains en l'air en criant des larmes dans les yeux :
- BLAAAAAKE !
Comme à son habitude, Blake, vieil homme de 90 ans était assis sur sa chaise, sur le porche de sa maison. Il lisait le journal regardant parfois les quelques passants qui marchaient devant chez lui. Depuis qu'il était à la retraite, il n'y avait pas un jour où il ne s'asseyait pas sur le pas de sa porte. C'était sa routine, son quotidien de vieux papy qui aimait voir les enfants courir et les parents marcher en regardant leurs bambins.
Ce matin-là, encore, une journée ensoleillée était au rendez-vous. Et les vacances scolaires avaient commencé ce qui signifiait tous les touristes qui venaient prendre un bon bol de surprises et de découverte. Il s'était préparé à ces changements saisonniers, au brouhaha différent de son quotidien habituel. Il avait été préparé à tout...
SAUF... A cette silhouette si familière.
A cette jeune fille qui regardait le cottage de sa meilleure amie décédée depuis 6 ans.
A cette jeune fille au regard si émerveillée qui lui rappelait un visage jamais oublié.
A cette jeune fille plus aussi minuscule que la dernière fois qu'il l'avait vu.
A cette jeune fille qui n'avait rien de la petite fille fragile.
A elle. Rosaleen WINSTON. A l'unique rose de sa vie.
Il s'était levé, sa pipe dans la main qu'il fit tomber au sol. Il n'avait même pas fait attention à son journal qu'il venait de délaisser sur sa chaise. En cet instant, tout ce qu'il voyait c'était une belle jeune fille qui avait bien grandi. Il n'avait jamais oublié Rosaleen et il avait été plus qu'attristé quand il l'avait perdu. Il était comme hypnotisé. Puis, lorsque cette dernière courut ver lui, les larmes jaillirent pour de bon. Il descendit les marches et une fois qu'elle fut arrivée à sa hauteur, il la prit dans ses bras. Malgré son vieil âge, il avait une force physique digne d'un homme de 70 ans.
Blake la souleva et la fit tournoyer dans ses bras. Oh combien il avait espéré la revoir un jour ! Combien il s'en était voulu de ne pas l'avoir accompagné ! Ils pleuraient l'un et l'autre, heureux de ces retrouvailles qu'ils n'avaient jamais osé entrevoir de leur vie.
- Oh ma Rosie ! s'écria Blake en la tenant toujours dans ses bras. Comme tu as grandi !
- Blake ! Tu m'as tellement manqué !
Après un long moment, ils reculèrent et Blake ne put s'empêcher de l'admirer.
- Tu es magnifique ! Je suis désolé de ne pas avoir été là pour toi.
- Merci ! Mais tu n'as pas à t'excuser ! Ce n'est pas ta faute ; toi aussi tu as vécu un moment difficile. Je sais que ça t'as rendu triste aussi.
- Oh ma puce !
Blake reprit Rosaleen dans ses bras en embrassant le haut de sa tête. Elle était devenue si sage, remplie de tellement de bienveillance ! Elle était le portrait craché de Christopher.
- Que deviens-tu ?
- Et bien, j'ai 13 ans. Je vais entrer en troisième année à Poudlard en septembre !
- Quoi ? Déjà ? Mais je suis si fière de toi ! Victoire a toujours su que tu deviendrai une grande sorcière ! Tu es dans quelle maison ? Serdaigle, j'imagine.
- Je sais. Et nan, je suis à Gryffondor ! Et je fais partie de la Fanfare, je suis choriste dans le Chœur des Grenouilles et je fais partie du Club d'Artisanat Magique.
Blake regarda à nouveau le visage de la jeune fille qui lui faisait face et déclara :
- Le portrait craché de Christopher.
- Je ne l'aurai pas mieux formulé répliqua Frédérick.
Elle ferma les yeux, respirant l'air quelques minutes puis lentement, elle les rouvrit. Ce fut à cet instant précis qu'elle le vit arriver, comme dans un rêve.
Lui. L'homme qu'elle n'avait pas vu depuis si longtemps.
Celui qui autrefois la faisait rire aux éclats.
Celui qui était toujours présent quand elle passait chez Mamie Vickie.
Celui qui avait été là le jour où tout a basculé.
Et celui qu'elle n'avait plus jamais revu depuis la mort de son aïeule.
Mais celui qu'elle n'avait jamais réussi à oublier.
Lui. Blake.
A la vue du vieil homme qui se tenait debout, sur le porche de la maison voisine du cottage, pipe à la bouche et mains dans les poches, Rosaleen en resta bouche bée. Une seconde. A la deuxième, elle courrait déjà vers lui, les mains en l'air en criant des larmes dans les yeux :
- BLAAAAAKE !
Blake
Comme à son habitude, Blake, vieil homme de 90 ans était assis sur sa chaise, sur le porche de sa maison. Il lisait le journal regardant parfois les quelques passants qui marchaient devant chez lui. Depuis qu'il était à la retraite, il n'y avait pas un jour où il ne s'asseyait pas sur le pas de sa porte. C'était sa routine, son quotidien de vieux papy qui aimait voir les enfants courir et les parents marcher en regardant leurs bambins.
Ce matin-là, encore, une journée ensoleillée était au rendez-vous. Et les vacances scolaires avaient commencé ce qui signifiait tous les touristes qui venaient prendre un bon bol de surprises et de découverte. Il s'était préparé à ces changements saisonniers, au brouhaha différent de son quotidien habituel. Il avait été préparé à tout...
SAUF... A cette silhouette si familière.
A cette jeune fille qui regardait le cottage de sa meilleure amie décédée depuis 6 ans.
A cette jeune fille au regard si émerveillée qui lui rappelait un visage jamais oublié.
A cette jeune fille plus aussi minuscule que la dernière fois qu'il l'avait vu.
A cette jeune fille qui n'avait rien de la petite fille fragile.
A elle. Rosaleen WINSTON. A l'unique rose de sa vie.
Il s'était levé, sa pipe dans la main qu'il fit tomber au sol. Il n'avait même pas fait attention à son journal qu'il venait de délaisser sur sa chaise. En cet instant, tout ce qu'il voyait c'était une belle jeune fille qui avait bien grandi. Il n'avait jamais oublié Rosaleen et il avait été plus qu'attristé quand il l'avait perdu. Il était comme hypnotisé. Puis, lorsque cette dernière courut ver lui, les larmes jaillirent pour de bon. Il descendit les marches et une fois qu'elle fut arrivée à sa hauteur, il la prit dans ses bras. Malgré son vieil âge, il avait une force physique digne d'un homme de 70 ans.
Blake la souleva et la fit tournoyer dans ses bras. Oh combien il avait espéré la revoir un jour ! Combien il s'en était voulu de ne pas l'avoir accompagné ! Ils pleuraient l'un et l'autre, heureux de ces retrouvailles qu'ils n'avaient jamais osé entrevoir de leur vie.
- Oh ma Rosie ! s'écria Blake en la tenant toujours dans ses bras. Comme tu as grandi !
- Blake ! Tu m'as tellement manqué !
Après un long moment, ils reculèrent et Blake ne put s'empêcher de l'admirer.
- Tu es magnifique ! Je suis désolé de ne pas avoir été là pour toi.
- Merci ! Mais tu n'as pas à t'excuser ! Ce n'est pas ta faute ; toi aussi tu as vécu un moment difficile. Je sais que ça t'as rendu triste aussi.
- Oh ma puce !
Blake reprit Rosaleen dans ses bras en embrassant le haut de sa tête. Elle était devenue si sage, remplie de tellement de bienveillance ! Elle était le portrait craché de Christopher.
- Que deviens-tu ?
- Et bien, j'ai 13 ans. Je vais entrer en troisième année à Poudlard en septembre !
- Quoi ? Déjà ? Mais je suis si fière de toi ! Victoire a toujours su que tu deviendrai une grande sorcière ! Tu es dans quelle maison ? Serdaigle, j'imagine.
- Je sais. Et nan, je suis à Gryffondor ! Et je fais partie de la Fanfare, je suis choriste dans le Chœur des Grenouilles et je fais partie du Club d'Artisanat Magique.
Blake regarda à nouveau le visage de la jeune fille qui lui faisait face et déclara :
- Le portrait craché de Christopher.
- Je ne l'aurai pas mieux formulé répliqua Frédérick.
Dernière modification par Rosaleen Winston le 22 sept. 2025, 08:54, modifié 1 fois.
Retour au pays et nouvel héritage
Frédérick était sorti du cottage en entendant sa petite-fille crier. Et à la vue de Blake, il était resté abasourdi. Cela faisait de très nombreuses années qu'il n'avait plus revu son parrain, le meilleur ami de sa mère. Il n'avait d'ailleurs pas été très présent pour cette dernière et il regrettait la manière dont tout cela avait mal fini.
Rosaleen et Blake se retournèrent en même temps vers Frédérick. Celui-ci se rapprocha de Blake en tendant une main timide et réservé. Rosaleen n'avait jamais vu son grand-père dans cet état et cela l'étonnait beaucoup.
- Bonjour parrain.
- Frédérick répondit Blake en évitant la main de son filleul au lieu de quoi il le prit dans ses bras. Dans mes bras fiston.
Frédérick n'était pas préparé à autant de chaleur et de bonté de la part de cet homme. Si bien qu'il fit la seule chose qu'il avait jusqu'alors évité de faire : il pleura.
Il pleurait pour la manière dont sa famille s'était déchirée quand il était jeune.
Il pleurait pour la manière dont il avait traité son parrain.
Il pleurait pour sa mauvaise conduite envers sa propre et unique mère qui n'était plus de ce monde.
Il pleurait pour la mauvaise personne qu'il était avec sa petite-fille et l'une de ses belles-filles.
Il pleurait pour l'homme cruel qu'il était.
Et Blake fit la seule chose inattendue et inespérée pour Frédérick : il lui caressa le dos comme l'aurait fait un père pour son fils. Il le rassura comme un père ; il l'embrassa comme un père ; il ne l'en aimait que plus comme un père. Mais surtout, il pardonnait comme un père pardonne à ses enfants.
- Tout va bien, fiston. Je sais ce que tu pense, je sais que tu t'en veux et je suis là. Tu n'es pas quelqu'un de mauvais, Fred. Tu as seulement besoin de temps. Mais il faut que tu arrives avant tout à te pardonner à toi-même.
- Je suis désolé. Si tu savais comme je m'en veux !
- Je sais tout ça. Ta mère aussi le savait. Elle n'a jamais cessé de croire en toi, en ton frère. Elle vous aimait et vous a pardonné depuis si longtemps !
Rosaleen pleurait elle aussi. Elle n'avait jamais vu son grand-père aussi triste qu'en cet instant. Et, au fond d'elle, elle savait aussi qu'elle s'en voulait. Était-il peut-être temps de pardonner à son grand-père ? Et, peut-être qu'elle pourrait commencer par l'appeler "papy" ?
- Je m'en veux, moi aussi.
Blake et Frédérick levèrent la tête et regardèrent Rosaleen.
- J'ai pas été très correcte avec toi, grand-père. Je t'ai dit des choses pas belles même si ça pouvait paraître légitimes à tes yeux, pour moi, tu ne méritais pas ça. Je suis désolée de t'avoir fait du mal et je veux m'excuser. Moi aussi, je t'aime, papy...
Les mots étaient sortis droit du cœur de la jeune fille et Frédérick en était plus qu'ému. Il était si touché qu'il invita sa petite-fille à se joindre à lui et Blake. Et pour la première fois de sa vie, Frédérick prit Rosaleen dans ses bras.
- Tu n'as pas à t'en vouloir ma chérie. Je suis désolé de pas avoir été le grand-père que tu méritais et je ferai tout pour me rattraper.
- C'est déjà fait. Tu l'es déjà, papy !
- Je crois que ça me plaît bien d'être ton papy !
Et, d'un même cœur, Blake, Frédérick et Rosaleen éclatèrent de rire. Et, tout au fond de l'esprit de la gryffone, résonna une note d'espoir. Car même les retrouvailles les plus inespérées avaient fini par arrivée. Alors, était-il trop tard pour essayer d'en créer de nouvelles ?
Rosaleen et Blake se retournèrent en même temps vers Frédérick. Celui-ci se rapprocha de Blake en tendant une main timide et réservé. Rosaleen n'avait jamais vu son grand-père dans cet état et cela l'étonnait beaucoup.
- Bonjour parrain.
- Frédérick répondit Blake en évitant la main de son filleul au lieu de quoi il le prit dans ses bras. Dans mes bras fiston.
Frédérick n'était pas préparé à autant de chaleur et de bonté de la part de cet homme. Si bien qu'il fit la seule chose qu'il avait jusqu'alors évité de faire : il pleura.
Il pleurait pour la manière dont sa famille s'était déchirée quand il était jeune.
Il pleurait pour la manière dont il avait traité son parrain.
Il pleurait pour sa mauvaise conduite envers sa propre et unique mère qui n'était plus de ce monde.
Il pleurait pour la mauvaise personne qu'il était avec sa petite-fille et l'une de ses belles-filles.
Il pleurait pour l'homme cruel qu'il était.
Et Blake fit la seule chose inattendue et inespérée pour Frédérick : il lui caressa le dos comme l'aurait fait un père pour son fils. Il le rassura comme un père ; il l'embrassa comme un père ; il ne l'en aimait que plus comme un père. Mais surtout, il pardonnait comme un père pardonne à ses enfants.
- Tout va bien, fiston. Je sais ce que tu pense, je sais que tu t'en veux et je suis là. Tu n'es pas quelqu'un de mauvais, Fred. Tu as seulement besoin de temps. Mais il faut que tu arrives avant tout à te pardonner à toi-même.
- Je suis désolé. Si tu savais comme je m'en veux !
- Je sais tout ça. Ta mère aussi le savait. Elle n'a jamais cessé de croire en toi, en ton frère. Elle vous aimait et vous a pardonné depuis si longtemps !
Rosaleen pleurait elle aussi. Elle n'avait jamais vu son grand-père aussi triste qu'en cet instant. Et, au fond d'elle, elle savait aussi qu'elle s'en voulait. Était-il peut-être temps de pardonner à son grand-père ? Et, peut-être qu'elle pourrait commencer par l'appeler "papy" ?
- Je m'en veux, moi aussi.
Blake et Frédérick levèrent la tête et regardèrent Rosaleen.
- J'ai pas été très correcte avec toi, grand-père. Je t'ai dit des choses pas belles même si ça pouvait paraître légitimes à tes yeux, pour moi, tu ne méritais pas ça. Je suis désolée de t'avoir fait du mal et je veux m'excuser. Moi aussi, je t'aime, papy...
Les mots étaient sortis droit du cœur de la jeune fille et Frédérick en était plus qu'ému. Il était si touché qu'il invita sa petite-fille à se joindre à lui et Blake. Et pour la première fois de sa vie, Frédérick prit Rosaleen dans ses bras.
- Tu n'as pas à t'en vouloir ma chérie. Je suis désolé de pas avoir été le grand-père que tu méritais et je ferai tout pour me rattraper.
- C'est déjà fait. Tu l'es déjà, papy !
- Je crois que ça me plaît bien d'être ton papy !
Et, d'un même cœur, Blake, Frédérick et Rosaleen éclatèrent de rire. Et, tout au fond de l'esprit de la gryffone, résonna une note d'espoir. Car même les retrouvailles les plus inespérées avaient fini par arrivée. Alors, était-il trop tard pour essayer d'en créer de nouvelles ?
Retour au pays et nouvel héritage
Trois jours plus tard.
Rosaleen était à Galway depuis maintenant 4 jours et elle avait passé d'excellents moments en compagnie de son grand-père et de Blake. Ce dernier s'était montré comme un réel soutien pour elle. En l'espace de quelques jours, il était redevenu cet homme blagueur mais aussi, il était devenu un vrai mentor. Et il s'était montré très catégorique : il ne la lâcherai pas. Il tiendrait à ce qu'ils s'envoient des lettres régulières pendant sa scolarité à Poudlard. Il tenait réellement à l'aider.
Et d'ailleurs, il se montrait déjà d'une très grande aide. Frédérick était parti en ville pour une affaire qui concernait le cottage. Rosaleen était donc chez Blake depuis un peu plus d'une heure et la jeune fille s'était retrouvée à se confier. Elle n'avait jamais parler à quiconque dans sa famille de ses bizarreries le soir. Elle n'avait pas voulu inquiéter sa famille. Mais, avec Blake, les choses s'étaient présentées différemment. Il l'avait questionné sur son deuil et la future troisième année n'avait rien pu cacher à ce nouveau mentor.
Alors que celui-ci revenait avec deux tasses de thé, Rosaleen se confia :
- Blake, tu vas trouver ça bizarre mais...
- Oui ? encouragea-t-il.
- Je crois que je suis somnambule... Et depuis pas très longtemps... Il m'arrive parfois de voir mon arrière-grand-père et de le suivre dans mon rêve. Mais au matin, je suis plus dans mon lit. Ou parfois, je ressens l'odeur de Mamie Vickie et je suis cette odeur pour me retrouver dans un autre endroit.
- Tu en as parlé à tes parents ?
- Nan. J'veux pas inquiéter ma famille. Il n'y a que Cheryl, une préfète qui est au courant parce qu'elle m'a vu dans le couloirs en pleine nuit pendant que c'est arrivé. Les autres nuits, j'ai atterri en salle commune. Tu crois que je suis malade ?
- Nan, loin de là. Comme te l'a fait comprendre ta psychomage, tu es en train de faire ton deuil. Et je pense que ton corps réagit en conséquence. Mais je ne suis pas médecin et je t'ordonne qu'à la rentrée, tu en parle au médicomage de Poudlard. Pour qu'au moins qu'il te conseille et te prescrive quelque chose s'il faut.
Rosaleen opina mais Blake n'en avait pas fini.
- Tu sais, tu es extraordinaire. Tu ressembles à Christopher en tout point.
- Tu crois que moi aussi, je deviendrai une Mangemort comme lui ?
- Ça ne veut pas dire que tu lui ressembles que tu auras forcément les mêmes idéaux que lui. Tu es différente de lui à ta manière.
- C'est à cause de ça que papy ne parle plus à son frère ?
- Oui et non, Rosie. Il y a pas mal de facteurs qui ont joué à leur séparation. Et ni toi, ni moi ne pouvons changer grand chose.
- Mais papy à l'air de s'en vouloir. Tu crois que si...
- Rosaleen, écoute moi bien. Si une réconciliation entre ton grand-père et Lukas devait avoir lieu, elle aurait dû se faire il y a des années. On ne peut plus rien.
- Mais-
- Je suis rentré ! s'exclama Frédérick qui mit fin à la discussion.
Plus tard, dans la journée, Rosaleen était montée dans son ancienne chambre qu'elle avait occupée pendant des années au cottage de son arrière-grand-mère. Elle avait fouillé dans chaque recoin de la chambre pour retrouver des vieux objets ou de vieux vêtements qu'elle avait laissé. Elle avait observé chaque détail et c'était au travers de toutes ces retrouvailles qu'elle était tombée sur deux lettres, coincées dans sa coiffeuse. En les retournant, elle y découvrit l'écriture de son aïeule. L'un était adressée à Frédérick WINSTON et l'autre à Lukas WINSTON.
3 jours plus tard.
Le moment du départ
Le moment du départ
Rosaleen avait passé une incroyable semaine. Elle avait retrouvé Blake, pardonné à son grand-père qui avait pu lui aussi pardonner à une part de lui-même et de son passé. Il avait fait la paix avec son parrain et il avait pu mettre en ordre le droit de succession du cottage. Quand Rosaleen aurait donc 17 ans, elle hériterait du cottage. Elle dit au revoir à Blake en lui promettant de lui écrire et au cottage qu'elle avait retrouvé.
En quittant l'hôtel cet après-midi là au bras de son grand-père, Rosaleen se promit de passer lus de temps avec son papy. Elle avait pu le découvrir sous un autre angle et après ce voyage, ils étaient devenus de nouvelles personnes. Frédérick s'était transformé. Il avait décidé d'abandonner ce vieil homme sévère et cruel qu'il était. Avant de transplaner jusqu'à chez lui, il déclara à sa petite fille :
- Rosie, il est plus que temps de mettre les choses en ordre. Un conseil de famille s'impose et très vite !
Il transplana et ils arrivèrent tous deux devant le manoir des WINSTON. Rosaleen était heureuse mais ce qu'elle n'avait pas dit à Blake et son grand-père c'était qu'au creux de sa poche, elle détenait les précieuses lettres de son aïeule. Il était plus que temps pour elle de découvrir le fin mot de l'histoire.
@Cheryl Styles & @Mia Vermillon pour la mention
Dernière modification par Rosaleen Winston le 22 sept. 2025, 09:06, modifié 1 fois.
Retour au pays et nouvel héritage
Lettre destinée à Frédérick WINSTON (grand-père de Rosaleen)


Mon cher et tendre fils, Frédérick Christopher WINSTON
Je n'ai pas les mots pour te dire à quel point je m'en veux pour tout ce que tu as vécu. Tu étais jeune et je n'étais pas assez forte. La mort de ton père m'a complètement anéanti mais je n'ai pas su voir à quel point elle n'a pas été facile pour toi. Je t'ai vu t'endurcir à l'image de ton frère, je t'ai vu haïr ton père, toi, mon fils qui l'a toujours admiré.
Je n'ai pas toujours joué correctement mon rôle de mère mais je le ferai une dernière fois dans ma vie. Fred, mon chéri, la vie est bien trop courte pour en vouloir éternellement à son frère. Et, dans toute cette histoire, j'ai contribué à ne rien arranger du tout.
Autrefois, tu étais celui qui charmait tout le monde par tes petites farces et tu te montrais toujours empathique. Cela ne m'étonne pas que tu sois devenu un si grand médecin. Mais, tu es devenu si froid en grandissant, tu t'es bâti une armure qui a dû mal à s'enlever. Cette armure peut devenir très lourde avec le temps. Je ne t'écrirai pas cette lettre si tel n'avait pas été le cas.
Mais ce seront sans doute les derniers mots que je te dirai. Tu sais, ton frère ne voulait que le bien de notre famille. Il a pris des décisions que je n'ai pas réussi à prendre ; il a dû faire des choix qui n'étaient pas nécessairement les siens. Et, en découvrant le passé de ton père, il a voulu sauver l'honneur de notre famille. Certes, il n'aurait pas dû te forcer à épouser une jeune fille, ni même à organiser ton propre dîner de fiançailles dans ton dos mais était-ce nécessaire de le provoquer en duel ?
Les années ont passé et j'aimerais te rappeler une dernière chose, mon fils : souviens toi de ces soirées d'orages. Tu avais peur à l'époque et tu te réfugiais toujours dans les bras de Lukas. Même moi je ne faisais pas le poids. Et Christopher se mettait à jouer du violon. Dans ces moments-là vous étiez juste mes trois hommes, les hommes de ma vie.
Je suis fière de toi, mon fils car tu as élevé trois merveilleux enfants et tu as de magnifiques petits-enfants.
Excuse-moi de ne pas avoir toujours été la mère dont tu avais besoin. Je te demande pardon pour mes erreurs commises. Promet moi seulement de réfléchir à renouer avec ton frère. Prends le temps qu'il te faut mais je ne veux surtout pas que tu quitte cette terre avec des quelconques regrets.
Je t'aime plus que tout,
Ta mère adorée.
Lettre adressée à Lukas WINSTON (grand-oncle de Rosaleen)


Mon bien-aimé fils, Lukas Charles WINSTON
J'ai tant de choses à te dire, à me faire pardonner. Tout d'abord, je suis tellement fière de toi, mon fils ! Tu es devenu un Auror expérimenté et je n'en suis que plus heureuse de pouvoir être ta mère. Je sais très bien ce que tu vas dire, mais tu auras beau t'exiler dans n'importe quel bout du monde, je finirai toujours par savoir où tu es. Et tu as fondée une merveilleuse petite famille en France. Si les circonstances avaient été toutes autres, j'aurais aimé la découvrir de mes yeux.
Et c'est ce qui m'amène à te dire que je suis sincèrement désolée. Désolée de ne pas avoir été une mère pour toi jusqu'au bout. Je t'ai fais assumer seule la charge de prendre soin de notre famille à la mort de ton père. Tu as pris et fais des choix compliqués qui se sont répercutés sur nous tous. Et au lieu d'agir comme une mère l'aurait fait, je n'ai qu'accentué le déchirement de notre famille. J'ai contribué à ton exil et à la froideur de ton petit frère. Ces mots seront sans doute les derniers alors je me dois enfin d'être la mère que tu mérites : la vie est bien trop courte pour en vouloir éternellement à un frère.
Tu as toujours été mon garçon le plus protecteur et le plus intelligent. Tu avais toujours un petit mot rassurant pour Frédérick lors des moments d'orages. Où donc est passée votre si belle complicité ? Ton père a toujours été fier de votre si belle solidarité ; et je sais qu'il m'en voudrait de l'avoir gâché. Mais ne laisse pas ta vieille mère tout saboté à jamais. Vous avez grandi. Ne serait-il pas temps de faire la paix ?
Ne me promet rien, mon Lukas mais je veux seulement que tu prennes le temps d'y réfléchir. Les années ont passées et vous ne n'êtes pas éternel. Mais l'amour l'est. Je sais que tu as toujours été un grand sceptique de tout ça mais je sais que l'amour a finit par toquer à la porte de ton cœur. Pourquoi cela changerait-il pour ton frère et toi ?
Sache que quoi que tu choisiras, je serais fière de toi. Car je sais que cette décision, tu l'auras avant tout prise pour toi et toi seul.
Je t'aime plus que tout,
Ta mère adorée